PRIERE AUX ASTRES

(11 - ASTROLOGIE - POESIE ET LITTERATURE) par sylvietribut le 16-02-2009

Les astres sont symboles du comportement parfait et régulier, ainsi que d’une inaccessible et distante beauté. En général, ils participent des qualités de transcendance et de lumière, qui caractérisent le ciel, avec une nuance de régularité inflexible, commandée par une raison à la fois naturelle et mystérieuse. Ils sont animés d’un mouvement circulaire, qui est le signe de la perfection.

planetes

Dans l’Antiquité, ils étaient comme divinisés ; plus tard, ils furent conçus comme dirigés par les anges. Ils devinrent le lieu de séjour pour les âmes des personnages illustres, ainsi que l’affirme Cicéron dans le Songe de Scipion. Ils ont fait l’objet, non seulement de poèmes, mais d’admirables prières, comme en témoigne cet hymne fervent aux planètes. Cette prière, écrite par un dévot païen, au début du IVe siècle, exprime le symbolisme cosmique et moral attribué aux planètes parmi les astrologues plus ou moins mystiques des premiers siècles de notre ère :

Soleil souverainement bon, souverainement grand, qui occupes le milieu du ciel, intellect et régulateur du monde, chef et maître suprême de toutes choses,

Qui fais durer à jamais les feux des autres étoiles et répandant sur elles, en juste proportion, la flamme de ta propre lumière, 

Et toi, Lune qui, placée dans la région la plus basse du ciel, de mois en mois,

Toujours nourrie des rayons du soleil resplendis d’un auguste éclat pour perpétuer les semences génératrices,

Et toi, Saturne, qui situé à la pointe extrême du ciel, t’avances, astre livide, d’une démarche aresseuse aux mouvements indolents,

Et toi, Jupiter, habitant la roche Tarpéienne, qui par ta majesté bénie et salvatrice ne cesses de donner joie au monde et suprême du second cercle céleste,

Toi aussi, Mars Gradivus, dont l’éclat rouge remplit toujours d’horreur sacrée, qui es établi dans la troisième région du ciel,

Vous enfin, fidèles compagnons du Soleil, Mercure et Vénus, par l’accord de votre gouvernement,

Par votre obéissance au jugement du Dieu Suprême qui décerne à notre souverain maître Constantin

 Et à ses fils tout invincibles, nos seigneurs et nos césars, un empire perpétuel, faites que, sur nos enfants encore et sur les enfants de nos enfants,

Ils règnent sans interruption durant l’infinité des siècles, pour que ayant repoussé tout mal et toute affliction,

Le genre humain acquière le bienfait d’une paix et d’un bonheur éternels.

 

Bibliographie : Firmicus Maternus – Traduction de A.J. Festugière, dans « Trois dévots païens », Paris 1944. 

 

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