UNE DES PIERRES DU BELIER : LE JASPE ROUGE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 14-04-2009

Sa vertu : la foi – Son don : l’énergie

 

Il existe diverses teintes dans la catégorie des jaspes rouges, mais celle qui nous intéresse plus particulièrement a la couleur rouge brique. C’est la pierre des commencements, dont les vertus nombreuses et puissantes seront utiles tout au long de cette découverte symbolique. Première marche de la Jérusalem céleste, le jaspe rouge représente la foi.

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En Amérique du Sud, certaines croyances affirment qu’un fil en matière naturelle de couleur rouge porté au poignet gauche, préserve la personne du mauvais œil. Dans l’enseignement lamaïste tibétain, le néophyte porte lui aussi un fil rouge au poignet, sans doute pour le protéger des énergies psychiques néfastes. C’est une des fonctions majeures attribuées au jaspe rouge. Il favorise la captation des énergies bénéfiques et repousse les autres. Le jaspe rouge est la pierre d’assise sur laquelle s’est bâtie l’Eglise chrétienne, étant rattachée à l’apôtre Pierre. C’est ainsi qu’il devient la base et le départ pour toute entreprise solide. Il fut associé également à Benjamin, l’un des douze fils d’Israël.

On attribuait aussi au jaspe la faculté de faciliter les accouchements. La valeur obstétricale du jaspe trouve son explication dans le fait qu’en se brisant il donne naissance dans son ventre à plusieurs autres pierres : le symbole est, en l’occurrence patent. Des Babyloniens, la fonction gynécologique de la pierre est passée au monde gréco-romain où elle s’est maintenue jusqu’au Moyen-âge. Marbode, évêque de Rouen au XIe siècle précise que le jaspe « apposé sur le ventre soulage la femme en gésine ». Un symbole analogue rendra pareillement compte de la fortune dont a joui durant l’Antiquité la pierre des aigles : « utilis est », note Pline, « mulieribus praegnartibus ». En la secouant, on entend au-dedans un bruit bizarre, comme si elle cachait dans son ventre une autre pierre. La vertu de ces pierres gynécologiques et obstétricales découle directement soit de leur participation au principe lunaire, soit d’une conformation qui les singularise et qui, par suite, ne peut marquer qu’une provenance exceptionnelle. Leur essence magique est leur vie, car elles vivent, elles ont un sexe, elles sont enceintes. Toutes les pierres et tous les autres métaux vivent également et sont sexués. Seulement leur vie est plus tranquille, leur sexualité plus vague. Ils poussent au sein de la terre, suivant un rythme somnolent ; fort peu parviennent à maturité. Ainsi, pour les Indiens, le Diamant est mûr tandis que le Cristal est non mûr. Cette idée est à rapprocher du mûrissement transmutatoire des métaux, selon la doctrine alchimique. 

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On dit que le jaspe rouge développe la dévotion, le courage physique, l’affection, la sympathie et facilite l’expression. Il est utile à la communication, à ceux qui commencent, à ceux qui s’orientent vers le commerce. Cette pierre représente l’initiative et l’impulsivité, l’impatience de savoir-faire que l’on peut accorder aux débutants et à la jeunesse. Cependant, il favorise l’écoute et donne un sens profond à la compréhension des choses.

Le jaspe rouge est annonciateur de chance. Rêver de celui-ci révèle le début d’un projet, d’une potentialité à ne pas négliger.

Le jaspe rouge contient le feu originel et la mémoire de notre potentiel. Le rouge représente la couleur de l’action et du sang qui véhicule l’énergie vitale et spirituelle, support à l’incarnation de l’esprit. Il est un feu réveillant en nous la foi et le désir de s’améliorer.

Si vous portez sur vous du jaspe rouge, au le plan physique, il aura des effets sur la circulation du sang et activera légèrement votre rythme cardiaque. De plus, il fait baisser la fièvre et tempère les coléreux. Le jaspe rouge génère davantage de stabilité par son apport d’énergie dans les jambes. Il procure un regain de vitalité et réconforte dans les situations difficiles. 

Bibliographie :

Le Grand Livre de la Magie des Pierres – S. Da Ros – Editions Trajectoire

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Collection Bouquins chez Robert Laffont.

 

 

 

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IL ETAIT UNE FOIS L’AQUILA

(2.2 - HOMMAGE) par sylvietribut le 10-04-2009

Comme je l’ai connue avant… Une de ces villes charmantes dont l’Italie a le secret, une capitale de province pourtant, où l’on avait l’impression que la vie y était paisible et harmonieuse… Loin de la vie chaotique des métropoles ou des cités pour tour-operators… D’ailleurs certains guides ne mentionnent même pas l’Abruzzo… Peut-être parce que s’y perdre c’est risquer d’y rencontrer des ours, des loups, des aigles…

L’Aquila, la ville de l’Aigle, voulue en 1240 par Frédéric II de Hohenstaufen dont l’oiseau était son emblème… On voit encore les remparts dont, par la suite, Charles 1er d’Anjou fit entourer la ville pour la protéger.

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L’Aquila… comme posée là dans un écrin de montagnes enneigées très longtemps encore au printemps, avec en arrière-plan les presque 3 000 mètres du Gran Sasso d’Italie… Un dicton laisse entendre qu’elle est la ville la plus froide d’Italie : « L’Aquila connaît onze mois froids et un mois frais »… Pourtant quel plaisir dans la touffeur de l’été italien de venir y flâner et d’y découvrir des monuments tout aussi remarquables que ceux des villes qu’on conseille de voir à tout prix… Ne dit-on pas que L’Aquila est la « petite Florence »… Mais combien plus facile à vivre… Elle aussi possède ses églises, ses places, grandes ou petites, ses fontaines… Peut-être abrite-t-elle beaucoup moins d’œuvres majeures, mais comme il était délicieux le camaïeu de rose et de blanc de ses monuments, de ses palais et édifices…      

laquila-une-rue1On marchait beaucoup à L’Aquila… ça montait toujours… Mais quel spectacle que ce gigantesque escalier que la cathédrale San Bernardino couronnait et puis, quelle idée magnifique que cette autre collégiale, rose et blanc, de Santa Maria di Collemaggio, comme posée sur un pré tout vert… On n’avait qu’à entrer, contourner… pousser une porte, et le cloître nous accueillait, riche de sa simplicité…

L’Aquila et ses symboles… disparus peut-être ses blasons qui ornaient bon nombre de demeures anciennes et on ne manquait pas de s’interroger quant à la signification de ce monogramme IHS qui les décorait presque toutes. Après on apprenait que cela signifiait Iesus Hominum Salvator… soit en bon français … Jésus Sauveur des Hommes. Ces blasons avaient été frappés après la prédication de Saint Bernardin, dont c’était l’emblème. On peut espérer qu’au moins ces édifices ont survécu et leurs habitants protégés.

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Basilica San Bernardino

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           Basilica Santa Maria di Collemaggio              

L’Aquila et son nombre cabalistique… 99… La légende raconte que L’Aquila surgit miraculeusement avec ses 99 rioni, c’est-à-dire ses 99 quartiers, entourant 99 châteaux, avec ses 99 places, ses 99 fontaines et ses 99 églises. Subsiste-t-elle encore la « Fontana delle 99 cannelle », la « Fontaine des 99 tuyaux »… Ces tuyaux sortent de la bouche de 99 masques qui semblent cracher l’eau dans les vasques. Les parois de cette fontaine sont revêtues elles aussi d’un damier de pierres blanches et roses… A telle survécue une nouvelle fois à cet ultime chaos ?

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Et tous les soirs, la cloche de la vieille tour du Palais de Justice tinte-t-elle encore 99 fois ?

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Dans un passé lointain, L’Aquila avait déjà connu de nombreux terremoti (tremblements de terre). Le premier remonte au 3 décembre 1315. Il y en eu un autre le 2 février 1703 qui fit 3 000 morts. Celui du 31 juillet 1786 fut plus terrible encore : 6 000 morts. La ville fut de nouveau bouleversée le 13 janvier 1915, ainsique que le 24 juin 1958. Pour finir, après cette série de désastres, en 1798, les Français envahirent la ville. Ensuite, ce fut le tour des Autrichiens, en 1819.

Mais L’Aquila c’est aussi une ville universitaire très dynamique et les étudiants paient un lourd tribut dans cette catastrophe puisque l’un de leurs foyers du centre ville s’est effondré. Et puis, L’Aquila c’est aussi une ville moderne, elle abrite l’un des plus grands laboratoires de recherche de physique des particules. C’est donc une ville qui ne vit pas seulement de son passé.

ganymedeL’Aquila… l’Aigle… Pour l’astrologue c’est une référence à Jupiter que l’oiseau symbolise. Jupiter ne se métamorphose-t-il pas à en Aigle pour enlever Ganymède et en faire son giton… Jupiter comme on le sait gouverne le Sagittaire. L’Aquila se trouverait donc être une ville Sagittaire et si on peut en douter, une petite connaissance de l’Abruzzo nous rappelle qu’un peu au sud de L’Aquila on trouve le « Gole del Sagittario ». Cette rivière sur une longueur d’environ 10 km a creusé dans la roche grise des gorges d’une profondeur impressionnante. Dans la symbolique, avec Jupiter et le Sagittaire, ce sont toujours les excès qui prédominent en toute chose. Par ailleurs, le Sagittaire, comme Jupiter, représentent entre autre la bourgeoisie et le monde de l’enseignement. Or, L’Aquila est bourgeoise et universitaire.

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Actuellement, c’est la seconde partie du second décan ainsi le troisième décan des signes Mutables, dont le Sagittaire fait partie, qui sont sous les influences très conflictuelles de Saturne d’un côté, et de Mars et Uranus de l’autre, ces trois astres s’opposant entre eux pour accentuer encore les dissonances (les autres Mutables, sont les Poissons, les Gémeaux et la Vierge). On peut donc penser que le thème de cette région de l’Abruzzo est en partie sous cette triple influence destructrice. Par ailleurs, la Nouvelle Lune du 25 mars 2009 dans le signe du Bélier, très conflictuelle, très marquée par Pluton, évoque tout autant des conflits, des émeutes, de la violence que malheureusement des catastrophes naturelles (cf. une précédente chronique ayant trait à l’entrée de Pluton dans le Capricorne parue en décembre 2008). Or, la lunaison ne fait que commencer puisque la prochaine Nouvelle Lune aura lieu seulement le 24 avril 2009, heureusement dans le signe plus placide du Taureau et en bon aspect de Pluton.

Enfin, L’Aquila se singularise sur une mode plus doux, encore qu’on lui attribuerait le malheur qui frappa Arachné. En voici la légende. Mais tout d’abord connaissez-vous la dentelle « a tombolo » ? C’est la spécialité, depuis toujours de L’Aquila.

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Est appelé « tombolo » la dentelle travaillée avec des fuseaux qui tire son nom du coussin cylindrique sur lequel on la travaille. Il y a peu de témoignages sur l’origine historique de cette production artisanale. On dit que ce serait des religieuses bénédictines de l’Abbaye de Cluny en France qui l’enseignèrent à des fillettes fréquentant le couvent au XVIe siècle car c’est de cette époque que remonte la diffusion de cette façon de faire de la dentelle, en particulier à L’Aquila. Outre le travail, les femmes de L’Aquila fournissaient le délicat fil de lin ou de soie qui, à l’époque, était utilisé. Le « tombolo » de l’Aquila est unique en Italie dans ce type de travail qui s’exécute entièrement avec les fuseaux, ce qui l’apparente à la dentelle de Bruges. La préciosité de l’ouvrage est due à la fois au travail lui-même et au fil utilisé. Il y a deux types d’ouvrage : le point antique et le nouveau point ou point commercial. Le point antique se travaille comme une toile, il a l’effet de tulle. Il permet de réaliser des figures : fleurs, volutes, papillons. Le nombre de fuseaux utilisés n’est pas prévisible au début de l’ouvrage. On continue d’en ajouter au fur et à mesure de l’avancement du travail. La symétrie et la géométrie des dessins caractérisent le nouveau point. Le nombre de fuseaux varie selon la complexité du travail, mais est défini au début de l’ouvrage.

« Quand la Reine Isabella vint à L’Aquila en 1493 pour visiter les reliques de San Bernardino, Les chroniqueurs de l’époque se souviennent que les chevaliers de la suite royale furent émerveillés par les fêtes somptueuses préparées par la ville, l’exubérante beauté des femmes de L’Aquila et l’exquise richesse des dentelles qu’elles portaient ». Orazio d’Angelo, aquilano (1904).

eventail-en-dentelle-de-laquila1On peut toujours commander un article à l’Atelier « Le Mani d’Oro » (Les Mains d’Or) à L’Aquila.

Des chercheurs passionnés ont voulu trouver les origines de la dentelle dans les antiques légendes de Rome comme celle d’Arachné (*) chantée par Ovide, ou dans les vestiges pré-chrétiens de Chine et du Japon. Quant aux guipures grecques, on voit remonter leurs origines aux temps du mythique Homère qui, dans l’Odyssée, décrit une ceinture de fils entrelacés.

Ce ne fut qu’au Moyen-âge que la dentelle fut différenciée en deux catégories bien distinctes : celle à l’aiguille et celle aux fuseaux, mais il existe aussi la dentelle « a tombolo ». Les Flandres et l’Italie s’en accordent la priorité, tout comme Venise, Milan, Gênes et L’Aquila.

Il est certain, en effet, qu’à la fin de 1371, le Royaume de Naples consentit à la commune de L’Aquila de discipliner tous les arts et métiers, dont l’artisanat de la dentelle, pour une meilleure aisance à s’affirmer et à se diffuser. Et on se souvient qu’en 1793, la Reine Isabella, épouse du Roi de Naples, en visite à L’Aquila, fut très admirative « de la beauté raffinée des dentelles dont étaient parées les femmes de L’Aquila ».

La caractéristique typiquement locale du tombolo réside dans le fil très fin, mais résistant et rigide, comme introuvable. Le fil, défini impalpable, fut considéré comme si précieux pour les Aquilini, qu’en 1557, ils en firent don au Vice-roi en visite dans l’Abruzzo. De la préciosité du fil dérive aussi celle de l’antique « tombolo aquilino » qui se distingue d’ailleurs de ceux des autres centres de la province comme Pecocostanzo, Gessoplane, Scanno et même des autres villes d’Italie ou même encore des cités étrangères. Il est sûr que le « tombolo aquilano » devait rejoindre un niveau de véritable oeuvre d’art puisque Marie-Antoinette, Reine de France, commanda à L’Aquila une pièce de dentelle, haute de 8 paumes, pour en faire don au Pape Pie VI le jour où il fut intronisé.

Mais qu’est-ce que le « tombolo aquilino » ? C’est une sorte de coussin cylindrique rempli de sciure qui supporte comme une toile d’araignée, fils de lin et épingles. Assises sur les marches des maisons dans des ruelles ombragées, quelques femmes semblent faire des tours de prestidigitateurs avec des dizaines de fuseaux légers sur ce tombolo. Tout doucement, de leurs mains sortent dentelles et trames d’une stupéfiante beauté : ce sont les dentelles et guipures réalisées au tombolo, destinées aux trousseaux des mariées, authentiques chefs-d’œuvre qui souvent demandent des mois de passion et de travail de « certisino »,  c’est-à-dire de « Chartreux » pour les Italiens, mais de « Bénédictin » pour nous. Cet art très ancien a longtemps souffert d’une certaine désaffection provoquée par l’agitation inutile de notre monde moderne ; cependant il est en train de soulever de nouveaux enthousiasmes. Réunies en coopérative, les dentelières travaillent beaucoup mais trouvent quand même le temps d’enseigner, généreusement, leurs patients secrets aux jeunes filles, mais aussi à quelques rares jeunes hommes.

arachne-et-athena(*) Quant à Arachné, c’était une jeune fille de Lydie, fille d’Idmon de Calaphon, ville réputée pour ses teintures pourpre. Elle excellait dans l’art du tissage. Elle en vint même à se vanter de l’emporter sur Athéna, fileuse accréditée de l’Olympe. La déesse releva le défi. Mais Arachné tissa une pièce d’étoffe où étaient figurées les amours des dieux olympiens avec une telle adresse qu’Athéna ne put rien y trouver à reprendre. Sa colère n’en fut pas moins vive. Elle déchira l’ouvrage de sa rivale, frappa cette dernière, tant et si bien que la malheureuse, remplie de terreur et mortifiée, se pendit à l’aide d’une corde. Athena la métamorphasa alors en araignée. Certains mythographes modernes ont émis l’hypothèse que cette légende se rapporterait à quelque rivalité entre le commerce des tissus athéniens et celui des articles textiles qui provenaient de Lydie… Concurrence commerciale qui nous occupe encore et nous occupera toujours…

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Une prochaine fois j’approfondirai ce mythe d’Arachné et tout ce qu’il symbolise.  En attendant, si votre route vous mène un jour à Rome, comme vous le savez tous les chemins y mènent, prenez le temps de quitter la ville éternelle par la via Tiburtina, qu’aujourd’hui l’autoroute A.24 longe, et allez vous perdre quelques jours dans l’Abruzzo, aller découvrir L’Aquila qu’on reconstruira, je l’espère, à l’identique… Vous en reviendrez conquis par la beauté de cette nature encore sauvage qui l’entoure, le charme des villes et villages nichés dans la montagne, la gentillesse de ses habitants, ainsi que sa rustique et savoureuse gastronomie, dont le risotto au safran ; sa fleur est une des grandes cultures de l’Abruzzo.   

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Et puis, à l’aller ou au retour, arrêtez-vous à Tivoli, pour la Villa d’Este et la Villa Adriana, ainsi qu’à Subiaco pour ses merveilleux monastères bénédictins. Enchantement garanti… Une très bonne adresse, charmante et romantique : Ristorante et B and B – BELVEDERE, via dei Monasteri, 33 – SUBIACO – www.belvederesubiaco.com – mais là on est de retour dans le Latium, aux portes de Rome.

Bibliographie :

Traité de la « Dentelle a Tombolo », artisanat noble », d’Angello Tozzi

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Collection Bouquins – Editions Robert Laffont/Jupiter.

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