LA BALANCE : UNE HISTOIRE DE COUPLE

(5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 25-09-2009

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 Son graphisme                

 La Balance ouvre un second cycle zodiacal. Son graphisme est double, comme celui du Cancer qui ouvrait le cycle précédent. A la différence du Cancer, les deux traits sont horizontaux. Le trait inférieur représente un principe matériel, le trait supérieur, un principe spirituel. Les deux plateaux et le fléau président à la destinée de l’homme qui doit harmoniser ces deux tendances pour trouver son équilibre. Le graphisme de la Balance rappelle celui du signe mathématique  » à peu près égal.

A l’origine le signe de la Balance faisait partie de la constellation du  Cancer et ce sont les pinces du Cancer qui forment maintenant les plateaux de la Balance. Septième signe du Zodiaque, la Balance représente l’ouverture de la personnalité sur le monde extérieur : une promesse de l’Autre. N’est pas Balance qui s’imagine seul.

La Balance, c’est comme la hifi, un problème de répartition des énergies. En réalité quand le Soleil est en Balance, la durée des jours est sensiblement égale à la durée des nuits. La Balance est ainsi un signe d’indifférence et de justice : équilibre délicat de la sensibilité et de la raison, du jugement et de la décision. 

La Balance est connue en tant que symbole de la justice, de la mesure, de la prudence, de l’équilibre parce que sa fonction correspond précisément à la pesée des actes. Associée à l’épée, la Balance est doublée de la vérité.

 

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Avec la Balance, on aborde l’équinoxe d’automne. Les mouvements des plateaux de la balance, comme ceux du Soleil dans le cycle annuel, correspondent au poids relatif du yin et du yang, de l’obscur et de la lumière. La flèche, lorsque les plateaux sont en équilibre (équinoxe), ou l’épée qui s’identifie à elle, est le symbole de l’invariable milieu. L’axe polaire qui les représente aboutit à la Grande Ourse que la Chine ancienne nommait Balance de Jade. Parfois cependant les  deux plateaux de la balance céleste étaient figurés par la Grande et par la Petite Ourse.

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D’après le Livre des Morts égyptien, on imagine la psychotasie, une pesée des âmes : dans les plateaux de la balance, d’un côté un vase, signifiant le cœur du mort, et de l’autre la plume d’autruche signifiant la justice et la vérité.

La Balance symbolise la justice : le poids comparé des actes et des obligations. Elle est gouvernée par Vénus-Aphrodite : la beauté, l’harmonie, l’amour qui a inspiré nombre d’artistes.

       Ses mythes

La  Balance comme symbole de jugement n’est qu’une extension de l’acceptation de la justice divine. Dans l’Egypte ancienne, Osiris pesait les âmes des morts.

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Dans l’iconographie chrétienne, la balance est tenue par Saint Michel, l’archange du Jugement. Cette balance du Jugement est aussi évoquée dans le Coran.

Au Tibet, les plateaux de la balance destinée à la pesée des bonnes et des mauvaises actions des hommes sont respectivement chargées de cailloux blancs et de cailloux noirs.

En Perse, l’ange Rashnu, placé près de Mithra, pèse les esprits sur le pont du destin. Un vase grec représente Hermès pesant les âmes d’Achille et de Patrocle.

Recouvrant les notions de justice, de mesure et d’ordre, la Balance, chez les Grecs, est représentée par Thémis qui régit le monde selon une loi universelle. D’après Hésiode, elle est fille d’Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la Terre) et donc de la matière et de l’esprit, du visible et de l’invisible. Elle apparaît dans l’Iliade  comme symbole du destin comme en témoigne le combat d’Achille et d’Hector.

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Thémis, la déesse de la Justice

La notion de destin entraînant celle du temps vécu, on comprendra que la Balance soit également l’emblème de Saturne ou de Chronos.

Mais c’est d’abord Vénus qui a son domicile dans le signe de la Balance. Vénus est née de l’écume de la mer qui s’amassa autour des organes génitaux d’Ouranos lorsque Saturne les jeta dans les flots. Ouranos est le dieu qui engendra le monde. Vénus est donc la fille du Ciel. Elle surgit nue, chevauchant une conque, dans une eau qui lui faisait miroir. Tous s’accordaient à dire qu’elle volait dans les airs, accompagnée de colombes et de moineaux.  

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Botticelli – La naissance de Vénus – Galerie des Offices à Florence

Les Parques avaient assigné à Vénus un unique devoir divin : aimer. Elle portait une ceinture magique qui rendait tout le monde amoureux d’elle, mais elle ne la prêtait pas facilement aux autres déesses. Elle avait une conduite assez légère, elle eut beaucoup d’amants : Mars, Dionysos, Poséidon, Hermès, Anchise, Adonis.

Autre mythe Balance, c’est la légende de Psyché qui l’illustre : cette histoire de la conquête de l’amour d’Eros par la belle Psyché, à travers toute une série d’épreuves. C’est encore Orphée qui perdit son Eurydice.

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Orphée et Eurydice

C’est Antéros, fils de Mars et de Vénus, enfant de l’amour, enfant d’un couple adultère et passionné. C’est Pyrame et Thysbé, ou la première version de Roméo et Juliette.

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C’est ce vieux couple, Philémon et Baucis, qui ne désirent qu’une chose ne pas connaître la douleur d’être le survivant de l’autre. Jupiter et Mercure exauceront leurs vœux, ils seront changés en arbre à un seul tronc et seront à jamais tendrement enlacés.

Un autre mythe peut être retenu comme évocateur du signe, Pygmalion et Galatée, le sculpteur et sa statue.

 

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                                               Il Bronzino – Pygmalion et Galatée

          Sa psychologie

Signe Positif, c’est un signe d’extraversion. Mais parce que c’est le signe de l’équinoxe, la nature s’équilibre entre l’introversion et l’extraversion. Parfois, la personne penchera vers des valeurs intérieures. Introvertie, elle cherchera à faire profiter les autres de son équilibre interne. Sa nature se manifestera par un certain détachement pour elle-même, elle pourra être portée à la méditation. Soit, elle penchera vers des valeurs extérieures ; extravertie, elle se manifestera auprès des autres dans la spontanéité et l’appel de la vie. Mais quelque soit l’expression de son comportement, elle cherchera toujours le juste milieu pour la concorde et la paix.

Pesant le pour et le contre des idées, elle raisonne par intuition et marque une certaine indépendance d’esprit dans le secteur intellectuel. Quand le fléau est au point médian, chaque plateau a le même poids que l’autre : l’être sait se mettre à la place de l’autre pour le comprendre. La Balance, c’est l’intelligence du cœur.

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Signe Cardinal : la Balance inaugure une nouvelle saison, l’automne, comme le Bélier inaugure le printemps. Opposés sur le zodiaque, ils n’en sont pas moins complémentaires.

Le cercle zodiacal est une entité dont les parties ne s’excluent pas les unes les autres, bien au contraire, elles correspondent entre elles, n’étant chacune que l’application d’un même principe énergétique sous une forme symbolique différente. Chaque partie ne se comprend que par rapport aux autres, cela est d’autant plus éloquent entre deux signes dits opposés.

Cardinaux tous les deux car ils inaugurent une saison, ils sont animés par une même énergie qui est celle de l’élan ou d’un mouvement en avant :

– l’élément Feu se traduira chez le Bélier dans l’action : comme l’élan vers de nouvelles entreprises ;

– l’élément Air se traduira chez la Balance dans les échanges : comme l’élan vers de nouveaux contacts.

Aux valeurs d’engagement symbolisées par la tête chez le Bélier correspondent des valeurs d’équilibre, symbolisées par les reins, chez la Balance.

Le Feu et Mars poussent le Bélier vers des impulsivités qui peuvent être parfois brutales, l’Air et Vénus donnent à la Balance l’art des compensations harmonieuses. Leurs énergies polaires sont complémentaires et nécessaires au cycle de la vie : le Bélier fonce et rompt, la Balance rétablit l’équilibre rompu. 

L’Air est l’élément de la Balance : élément d’échanges, de mobilité et de diffusion. Il se particularise en Balance. Entre l’Air mutable des Gémeaux (le vent, les échanges par la pensée, le lien par la camaraderie) et l’Air fixe du Verseau (le ciel limpide de l’hiver : le lieu de l’âme, l’aboutissement fraternel) se situe l’Air cardinal de la Balance où l’être a plutôt tendance à juger au travers de ses sentiments.

L’Air de la  Balance ressemble à ce ciel où les nuages s’attirent les uns vers les autres, poussés par le vent d’automne : la Balance éprouve un irrésistible élan vers les autres qui peuvent influencer son orientation. Sa fonction psychologique principale est le sentiment. Elle peut manquer de sens discriminatoire, par une trop grande adaptation au groupe, au milieu dans lequel elle évolue. Ses émotions sont d’ordre esthétique, elles ne reposent pas sur un jugement rigoureux mais sur le beau ou le bien du moment.

La caractérologie en fait un primaire actif sanguin (si Vénus domine le thème) ou un nerveux (si Saturne est dominant) : suivant les cas, le sanguin sera extraverti, le nerveux sera introverti.

La partie du corps correspondant à la Balance sont les reins. Ce sont deux glandes qui, par l’élimination, assurent l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur. 

Si la Balance était

Un animal, ce serait une biche biche-faon qui symbolise la qualité d’âme opposée à l’agressivité dominatrice… tourterelle-turque Une tourterelle, symbole de la fidélité conjugale dans la tradition chrétienne…  

 

Et si c’était un oiseau… Ce serait un rossignol, rossignol_philomele05le chantre de l’amour, mais aussi le martin-pêcheur martin-pecheur qui vole en couple et qui est, pour les Chinois, symbole de fidélité et de bonheur conjugal. Sensibles à leur beauté, ils opposent leur noblesse et leur délicatesse à la vulgarité des oiseaux bavards.  

Si c’était un arbre… palmier ce serait un palmier.  Une plante…  glycine de la glycine.

Une fleur… reseda_white_mignonette le réséda, le camélia camelia et bien sûr…          la rose rose-rouge et ses messages d’amour.

Si la Balance était un parfum, ce serait le jasmin jasmin ou le nard  le-nard qui entre dans la composition du Paradis où s’épanouit l’amour, comme l’évoque le Cantique des Pères de l’Eglise.

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 Si c’était un condiment… ce serait de l’estragon

 

Si c’était un métal… ce serait du cuivre pepite-de-cuivre  ou du platine pepites-de-platine

Sa saveur est suave.

Ses couleurs sont : le rose, le bleu pervenche, le vert Nil et le turquoise. 

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Sa pierre est le saphir bleu des bagues de fiançailles.

Et si c’était un instrument de musique… ce serait un violon violon2

Un objet de collection … des instruments anciens, merlante_base_santorini_nott des tableaux,  

des objets en écaille peigne-en-ecaille  des oiseaux peints oiseau-peint des meubles Louis XV  dos-dane-louis-xvcomme un dos d’âne…

 

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LES ELEMENTS DANS LA SYMBOLIQUE ET L’ASTROLOGIE

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 20-09-2009

La théorie chinoise de cinq éléments dateraient du deuxième millénaire avant notre ère et serait apparue dans un petit traité, qui passe pour être le plus ancien de la philosophie chinoise : le Hong-Fan.

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Ces Cinq Eléments sont : l’eau, le feu, le bois, le métal et la terre, que les Chinois font correspondre aux cinq premiers nombres : 1, 2, 3, 4, 5.

Ces éléments ont des correspondances dans le temps et dans l’espace :

. L’eau avec le bas, l’hiver, le Nord (situé au bas de la carte) ;

. Le feu avec le haut, l’été, le Sud ;

. Le bois avec le printemps et l’Est ;

. Le métal avec l’automne et l’Ouest ;

. La terre est au centre, prêtant son assistance à tous les autres points et éléments.

A chaque élément, les Chinois ont fait correspondre également un animal, un viscère, une couleur, une saveur, une plante, un mode de l’échelle musicale pentatonique, une planète, ce qui les amenait à dire que tout ce qui se trouvait sur la Terre pouvait être sous la dépendance d’un élément.

Naturellement, il est impensable de vouloir faire agir les éléments, sans se reporter à l’action du Yin et du Yang.

Les Cinq éléments réagissent les uns sur les autres, tour à tour se produisant l’un de l’autre, ou se détruisant l’un par l’autre. Ce principe de classement et d’équivalence répond au besoin d’harmoniser la vie humaine et l’ordre cosmique, le Yin et Yang ayant eux pour fonction d’animer les aspects antithétiques de l’ordre cosmique, c’est-à-dire des éléments le composant ; il est clair que la théorie des Cinq Eléments ne peut se concevoir sans eux.

Pour les Grecs, comme pour la plupart des traditions, les éléments sont au nombre de quatre : le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau. Mais ils ne sont point irréductibles entre eux ; au contraire, ils se transforment les uns dans les autres (Platon, Timée). Ils procèdent même les uns des autres avec une rigueur qui atteint celle des raisonnements mathématiques. Aussi, leur théorie est-elle liée, dans le Timée, à celle des Idées et des Nombres, et à celle de la Participation qui est au cœur de la dialectique platonicienne. Chacun de ces éléments se subdivise en variétés, selon les mesures de la participation et des mélanges. Ainsi distingue-t-on trois sortes de feu, la flamme brûlante, la lumière, les résidus incandescents de la flamme. Un cinquième élément était rattaché tantôt à l’Air, tantôt au Feu, l’Ether.

Ces éléments ont leur correspondance dans la symbolique fondée sur l’analyse de l’imaginaire. Chacun d’eux est conducteur vers une autre réalité que lui-même. Les travaux de Gaston Bachelard sont à cet égard d’une extraordinaire richesse. Ils montrent comment l’image de l’Air est à la base de toute une psychologie ascensionnelle, qui a elle-même ses contraires dans l’envol et dans la chute, comme les quatre éléments correspondent aux quatre tempéraments :

. L’Eau au lymphatique,

. La Terre au bilieux,

. L’Air au sanguin,

. Le Feu au nerveux. 

Les quatre éléments sont à la base de ce que Bachelard a appelé « l’imagination matérielle » :

« Cet étonnant besoin de pénétration qui, par-delà les séductions de l’imagination des formes, va penser la matière, rêver la matière, vivre dans la matière ou bien – ce qui revient au même – matérialiser l’imaginaire… La physiologie, de l’imagination, plus encore que son anatomie, obéit à la loi des quatre éléments ».

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Il considère les quatre éléments : 

« Comme les hormones de l’imagination. Ils mettent en action des groupes d’images. Ils aident à l’assimilation intime du réel dispersé dans ses formes. Par eux s’effectuent les grandes synthèses qui donnent des caractères un peu réguliers à l’imaginaire. En particulier, l’air imaginaire est l’hormone qui nous fait grandir psychiquement ». 

L’analyse de Jung reprend la distinction traditionnelle entre les principes actifs et masculins, Air et Feu, et les principes passifs et féminins, Eau et Terre. Les diverses combinaisons de ces éléments et de leurs rapports symbolisent la complexité et la diversité infinie des êtres ou de la manifestation, ainsi que leur perpétuelle évolution d’une combinaison à une autre, suivant la prédominance de tel ou tel élément. Sur le plan intérieur et spirituel, c’est également l’évolution psychique qui se trouve évoquée par la valence de conducteur propre à chaque élément. Le Feu est souvent considéré comme l’élément moteur, qui anime, transforme, fait évoluer de l’un à l’autre les trois états de la matière, solide (Terre), liquide (Eau), gazeux (Air). L’être de Feu symbolise l’agent de toute évolution. 

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La prise en considération des éléments comme symboles relie l’astrologie à la doctrine antique des grands philosophes : Pythagore, Empédocle, Platon, Aristote… selon laquelle les divers phénomènes de la vie se ramènent aux manifestations des éléments qui déterminent l’essence des forces de la nature, celle-ci réalisant son œuvre de génération et de destruction au moyen des éléments : l’Eau, l’Air, le Feu et la Terre. Chacun d’eux est issu de la combinaison de deux principes primordiaux : 

. L’Eau procède du Froid et de l’Humide,

. L’Air de l’Humide et du Chaud,

. Le Feu du Chaud et du Sec,

. La Terre du Sec et du Froid.

Chacun d’eux est représentatif d’un état : liquide, gazeux, igné et solide. Et à chacun d’eux est assimilé un ensemble de conditions données de la vie, et cela dans une conception évolutive où le déroulement du cycle commence avec le premier élément (Eau) pour finir avec le dernier (Terre) en passant par les termes intermédiaires (Air et Feu). Nous avons ainsi un ordre quaternaire de la nature, des tempéraments et des étapes de la vie humaine :

. Hiver, printemps et automne ;

. Minuit au lever, lever au midi, midi au coucher, coucher au minuit ;

. Lymphatique, sanguin, bilieux, nerveux ;

. Enfance, jeunesse, maturité, vieillesse ;

. Formation, épanouissement, culmination, déclin…

C’est sur la base de ces valeurs universelles que reposent les opérations de l’alchimie, de l’astrologie et des disciplines ésotériques.  

La symbolique maçonnique a établi un tableau de correspondance entre les éléments et les principaux degrés de l’ascension initiatique. Dans cette initiation maçonnique, notes Jules Boucher, le Récipiendaire sort d’abord de la Terre. Il est ensuite, successivement, purifié par l’Air, par l’Eau et par le Feu. Il s’affranchit par paliers de la Vie matérielle, de la Philosophie et de la Religion et parvient enfin à l’Initiation pure.

 

              

ELEMENTS

 

 

FEU

EAU

AIR

TERRE

 

PARTIES DE L’ETRE HUMAIN

 

 

Esprit

Ame

Mental

Corps

              

DEGRES

 

 

Initiation

Religion

Philosophie

Vie matérielle

 

 

                      

Le même auteur rapproche ce tableau des données de l’astrologie traditionnelle :

. A l’élément Feu correspond l’ardeur et l’enthousiasme,

. A l’élément Eau, la sensibilité et l’émotivité,

. A l’élément Air, l’intellectualité,

. A l’élément Terre, la matérialité. 

Les correspondances zodiacales avec les éléments sont les suivantes :

                                . Feu : Bélier, Lion, Sagittaire,

. Eau : Cancer, Scorpion, Poissons,

. Air : Gémeaux, Balance, Verseau,

. Terre : Taureau, Vierge, Capricorne. 

Il est intéressant de remarquer ici que la tradition mystique musulmane, soufi, établit entre les quatre degrés d’évolution initiatique et les quatre éléments des rapports strictement contraires : Air, Feu, Eau, Terre, ce qui s’explique comme suit :

. La réalité apparente étant purement illusoire n’a aucune matérialité, c’est l’élément Air, 

. Celui qui s’engage sur un chemin de perfection (Tarik) commence donc par brûler en lui les images de cette réalité illusoire, c’est l’élément Feu, 

. Grâce à quoi il commence à appréhender la divine et unique réalité, d’abord en ce qu’elle a de plus fluide et imprécis, c’est l’élément Eau, 

. Et il parvient enfin à se fondre dans la totale et unique réalité, le Hak, la divinité, seul véritable solide, c’est l’élément Terre.   

Les figures traditionnelles des quatre éléments sont les lignes suivantes, avec des variations ornementales diverses autour du thème central :

                        . Eau : les vagues

                        . Air : les volutes

                        . Feu : les éclairs

                        . Terre : les carrés.

Les triangles et les carrés, associés aux éléments Feu et Terre, renvoient à la symbolique des nombres trois et quatre, et aident notamment à comprendre la valeur mâle liée au nombre trois et la valeur femelle, liée au nombre quatre.

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

 

 

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FEE… FATA… FATUM… FATALITE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-09-2009

De la Fée Bleue à la Fée Carabosse 

 

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Maîtresse de la magie, la fée symbolise les pouvoirs paranormaux de l’esprit ou les capacités prestigieuses de l’imagination. Elle opère les extraordinaires transformations et en un instant comble ou déçoit les désirs les plus ambitieux. Peut-être représente-t-elle les pouvoirs de l’homme de construire en imagination les projets qu’il n’a pas pu réaliser. 

La fée irlandaise est par essence la « banshee », dont les fées des autres pays celtiques ne sont que des équivalents plus ou moins altérés ou compris. Au départ, la fée, qui se confond avec la femme, est une messagère de l’Autre Monde. Elle voyage souvent sous la forme d’un oiseau, d’un cygne de préférence. Mais cette qualité n’a plus été comprise lors de la christianisation et les transcripteurs en ont fait une amoureuse venant chercher l’élu de son cœur. La « banshee » est par définition un être doué de magie. Elle n’est pas soumise aux contingences des trois dimensions et la pomme ou la branche qu’elle remet ont des qualités merveilleuses. Le plus puissant des druides ne peut retenir celui qu’elle appelle et, quand elle s’éloigne provisoirement, l’élu tombe en langueur.

la-bansheeLa Banshee 

Shakespeare a merveilleusement montré avec la Reine Mab, l’ambivalence de la fée, qui est capable de se transformer en sorcière : 

« Alors je vois que la Reine Mab vous a visité

C’est l’accoucheuse des fées et elle vient

Pas plus grosse qu’une pierre d’agate

A l’index d’un échevin

Traînée par un attelage de petits atomes…

… C’est toujours cette Mab

Qui tresse la crinière des chevaux la nuit

Et dans leurs poils gluants

Fabrique des nœuds magiques

Qui débrouillés font arriver de grands malheurs.

C’est la sorcière… »

 En effet, les palais que les fées évoquent et font scintiller dans la nuit s’évanouissent en un instant et ne laissent plus que le souvenir d’une illusion. Ils se situent dans l’évolution psychique parmi les processus de l’adaptation au réel et de l’acceptation de soi, avec ses limites personnelles. Ou on recourt aux fées et à leurs ambitions démesurées. Ou bien elles compensent les aspirations frustrées. Leur baguette et leur anneau sont les insignes de leur pouvoir. Elles resserrent ou défont les nœuds du psychisme. Que les fées de notre folklore ne soient autres, à l’origine, que les Parques romaines, elles-mêmes transposition latine des Moires grecques, ne paraît guère discutable. Leur nom même « Fata », les Destinées, le prouve. D’après P. Grimal :

 « Les trois Parques étaient représentées sur le forum par trois statues.  Que l’on appelait couramment les trois fées, les tria fata ».

Elles portent encore aujourd’hui ce nom dans la plupart des langues latines, et on en retrouve la racine dans leur postérité et les innombrables petits génies que l’imagination populaire a créés à leur suite : tels les fadas provençaux, les fades de Gascogne, les fadettes et fayettes, les fadets et farfadets.  

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Assemblées généralement par trois, les fées tirent du fuseau le fil de la destinée humaine, l’enroulent sur le rouet et le coupent, l’heure venue, de leurs ciseaux. Peut-être furent-elles, à l’origine, des déesses protectrices des champs. Le rythme ternaire, qui caractérise leurs activités, et celui de la vie même : jeunesse, maturité, vieillesse, ou bien naissance, vie et mort, dont l’astrologie fera : évolution, culmination, involution.

Selon de vieilles traditions bretonnes, à la naissance d’un enfant, on dresse trois couverts, sur une table bien garnie, mais dans une pièce écartée de la maison, afin que les fées soient rendues propices. Ce sont elles, aussi, qui conduisent au ciel les âmes des enfants mort-nés et qui aideront à rompre les maléfices de Satan.

Pour mieux comprendre le symbolisme des fées, il faut, au-delà des Parques et des Moires, remonter aux Kéres, divinités infernales de la mythologie grecque, sortes de Walkyries qui s’emparent des agonisants sur le champ de bataille, mais qui, selon l’Iliade, paraissent aussi déterminer le sort, le destin du héros, auquel elles apparaissent en lui offrant un choix, dont dépendra l’issue bénéfique ou maléfique de son voyage.

La filiation des fées telles que nous venons de l’indiquer montre qu’elles sont originellement des expressions de la Terre-Mère. Mais le courant de l’histoire, selon un mécanisme ascensionnel, les a fait peu à peu monter du fond de la terre à sa surface où, dans la clarté de la Lune, elles deviennent esprits des eaux et de la végétation. Les lieux de leurs épiphanies montrent cependant clairement leur origine ; elles apparaissent en effet le plus souvent sur des montagnes près des crevasses et des torrents, sur les innombrables tables de fées ou dans le plus profond des forêts, au bord d’une grotte, d’un abîme, d’une cheminée des fées, ou encore près d’un fleuve mugissant ou au bord d’une source ou d’une fontaine. Elles sont associées au rythme ternaire mais, en y regardant de plus près, elles relèvent aussi du quaternaire : en musique, on dirait que leur mesure est à trois-quatre : trois temps marqués et un temps de silence. Ce qui représente en effet et le rythme lunaire et celui des saisons. La lune est visible pendant trois phases sur quatre ; à sa quatrième phase, elle devient invisible, on dit qu’elle est morte. De même, la vie représentée par la végétation naît sur la terre au printemps, s’épanouit en été, décroît en automne, et disparaît pendant l’hiver, temps de silence, de mort.

 

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Si l’on examine de très près légendes et contes relatifs aux fées, il apparaît que ce quatrième temps des fées n’a pas été oublié par les auteurs anonymes de ces récits. C’est le temps de rupture, où l’épiphanie anthropomorphe de la fée se dissipe. La fée participe du surnaturel, parce que sa vie est continue, et non discontinue comme la nôtre, et comme celle de toute chose vivante en ce monde. Il est donc normal qu’en la saison de la mort on ne puisse la voir, donc qu’elle n’apparaisse pas. Pourtant elle existe toujours, mais sous une autre forme, relevant comme elle, en son essence, de la vie continue, de la vie éternelle. 

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Les Parques ou les Moires : C’étaient trois fileuses qui travaillaient jour et nuit. On les a représentées, parfois, comme d’affreuses vieilles, ailleurs elles sont belles et implacables. Leur nom venait du verbe latin « parcere », qui signifie « épargner ». Ce nom était ironique car elles n’épargnaient jamais personne ; ce qu’elles filaient ainsi sans trêve, c’était le fil de la vie humaine… Clotho tenait la quenouille, Lachésis le fuseau et la dernière, Atropos, donnait le coup de ciseau final… Par une extension facile à comprendre, la Parque signifie : la Destinée.

La symbolique du fuseau est d’ailleurs intéressante. Pour Platon, « le fuseau de la nécessité » représente la nécessité qui règne au cœur de l’univers. Le fuseau tourne d’un mouvement uniforme et entraîne la rotation de l’ensemble cosmique. Il indique une sorte d’automatisme dans le système planétaire : la loi de l’éternel retour. On peut à ce titre le rapprocher du symbolisme lunaire. Les filles de la Nécessité, les Moires, chantent avec les Sirènes, en faisant tourner les fuseaux : Lachésis pour le passé, Clotho est le présent, Atropos représente l’avenir. Elles règlent la vie de chaque être vivant à l’aide d’un fil que l’une file, que l’autre enroule, que la troisième coupe.

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Ce symbolisme indique le caractère irréductible du destin : sans pitié, les Parques filent et défilent le temps de la vie. Le double aspect de la vie se manifeste : la nécessité du mouvement, de la naissance à la mort, révèle la contingence des êtres. La nécessité de la mort réside dans la non-nécessité de la vie. Le fuseau, instrument et attribut des Parques, symbolisera la mort.

melusina1La fée Mélusine est alternativement femme et serpent, de la même façon que le serpent change de peau pour se renouveler indéfiniment. C’est le moment qui, chez les humains, correspond au temps de silence, à la mort. Aussi les fées ne se montrent-elles jamais que de façon intermittente, comme par éclipses, bien qu’elles subsistent en elles-mêmes de façon permanente. On pourrait d’ailleurs en dire autant des manifestations de l’inconscient. 

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Mélusine est une fée bâtisseuse qui a laissé son empreinte dans maints et maints édifices religieux et civils du Poitou. Ayant infligé une punition à son père Mélusine est condamnée par sa mère à devenir serpent dès le nombril tous les samedis. Alors qu’elle erre dans la forêt non loin de Coulombiers, elle rencontre Raymondin. Elle consent à l’épouser, à la seule condition qu’il la laisse seule chaque samedi, sans chercher à connaître son occupation. Dix garçons, dont certains portent la marque de leur origine féérique, naissent de cette union. Mais, un samedi, rongé par la curiosité, Raymondin trahit son serment et découvre le secret de sa femme. C’est ainsi que Mélusine disparaît après avoir tournoyé dans le ciel de Lusignan. A l’image de leur mère légendaire, les seigneurs de Lusignan, rois de Jérusalem, de Chypre et d’Arménie, originaires du Poitou, se sont avérés être au Moyen Age des constructeurs notables de châteaux : une vingtaine de sites aurait été édifiée, fortifiée ou embellie par cette famille.

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Selon la légende, le château de Lusignan fut construit par Mélusine. La Fée bâtisseuse, transportant les pierres dans sa dorne et les assemblant de trois goulées d’air en trois nuits, aurait été aidée par des ouvriers tirés du néant pour la circonstance. Aujourd’hui, les vestiges de cette forteresse : la Tour de Mélusine et la Poterne, s’inscrivent au cœur d’un jardin à la française aménagé au XVIIIe siècle par l’Intendant du Poitou, Blossac. A l’intérieur d’une des anciennes parties du château, une exposition présente l’épopée tumultueuse du château et de ses seigneurs, au travers de leur mère légendaire.

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Les étranges métamorphoses de cette fée ne sont pas sans évoquer le Scorpion, alors que le secret qu’elle garde jalousement ainsi que cette vie double, comme son corps de sirène, font penser à la symbolique du signe des Poissons.

Avec Roussalka la sirène on reste dans l’univers aquatique. Dans le monde païen, la Roussalka avait le statut de déesse de la rivière, propriétaire de trésors et magicienne. Depuis la christianisation de la Russie, elle passe pour être plutôt mélancolique ainsi que  peu favorable aux humains. Suivant une croyance populaire, les Roussalki sont des nouveau-nés de sexe féminin, morts sans baptême ou encore des femmes noyées. Elles possèdent jeunesse et beauté éternelles. Le samedi précédant la Trinité, elles courent en tous sens dans les champs de seigle. A partir du jeudi suivant, la fête du Semik, elles résident dans les bois où leurs appels répétés égarent les voyageurs en chemin. Pendant la Roussalnaïa, huitième semaine après Pâques, et également la veille de la Saint-Jean, elles se montrent dangereuses et il est alors fort imprudent de se baigner.  

la-roussalkaDans une variante populaire du conte, la Roussalka est la nymphe des eaux, la fille favorite des esprits du lac. Toute sa vie, elle se désole de sa condition et, éprise d’un jeune prince, elle souhaite devenir femme pour pouvoir communiquer chaleur et amour humain. Elle confesse ce désir à son père qui se désespère, convaincu que cette métamorphose lui portera malheur. Mais, constatant son impuissance à la persuader de renoncer à ce désir, il lui conseille d’aller consulter la Jézi-Baba. Cette sorcière promet à la Roussalka de l’aider à prendre forme humaine, mais à deux conditions : ne jamais pouvoir parler à son prince, et, au cas où il la tromperait, être damnée. A son retour, son prince, qu’une mystérieuse force a fait venir à sa rencontre, la prend dans ses bras et la conduit au palais où sont réunis pour la noce un grand nombre d’invités. Bouleversé par la beauté silencieuse de la Roussalka, le jeune prince porte son regard sur une autre belle femme venue assister au mariage. Depuis, la Roussalka gémit sur son sort, et guette les hommes qui voyagent dans la forêt.

Cette belle légende fait penser à l’histoire de Lorelei ainsi qu’à celle de la petite sirène, mais ni l’une ni l’autre n’étaient des fées. La petite sirène a toutefois recourt à une sorcière car comme la Roussalka elle veut devenir une vraie femme pour conquérir le jeune prince qu’elle a sauvé de la noyade. Elle y perdra sa voix en perdant sa queue de sirène pour des jambes et une silhouette de rêve. La Roussalka inspira Antonin Dvorak qui l’immortalisa dans un opéra.

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La fée Viviane appartient à la célèbre légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, un ensemble de récits datant du Moyen Age. C’était la fille d’un seigneur de Bretagne, du château de Comper, au nord de la forêt de Brocéliande qui n’est autre que le nom mythique de l’actuelle forêt de Paimpont, au sud-ouest de Rennes, dans le Morbihan. C’est dans cette forêt que le roi Arthur somma aux chevaliers de trouver le Graal. Merlin l’Enchanteur, ami et conseiller du jeune roi, fût l’hôte privilégié de Brocéliande. Et c’est à la fontaine de Barenton qu’il rencontra Viviane pour la première fois… Qui de la fée ou du magicien enchanta l’autre ? A découvrir ou à redécouvrir… Mais avec Viviane apparaît là une autre fée des Eaux, on l’appelait d’ailleurs la Dame du Lac. Son histoire évoque assez le signe des Poissons.

La fée Morgane est une magicienne faisant elle aussi partie de la Légende du Roi Arthur. Elle est souvent représentée comme une adversaire du Roi, de sa femme Guenièvre, ainsi que des Chevaliers de la Table Ronde. C’est une disciple de la fée Viviane et Merlin est son maître.

la-fee-morgane1La fée Morgane peintre par John William Waterhouse

Elle est présentée comme une séductrice maléfique, mais aussi parfois comme un personnage positif incarnant un pouvoir féminin désapprouvé par la société médiévale. Le personnage de Morgane pourrait avoir une de ses sources dans la déesse Modron, inspirée de la Dea Matrona gauloise, telle qu’elle apparait dans la littérature galloise médiévale. Le nom de Morgane la lie peut-être aux morgan/morgen, fées des eaux, séductrices et dangereuses, du folklore britannique. La transcription de son nom en « morgue » la lie parfois à la Mort. Son histoire évoque le Scorpion et surtout Vénus en Scorpion, à moins que ce ne soit Lilith, la Lune Noire.

la-fee-clochette1La fée clochette est un personnage créé par J.M. Barrie dans son roman Peter Pan. Clochette est amoureuse de Peter Pan. Elle ne supporte pas que celui-ci porte son regard sur un sujet féminin, et encore moins qu’il s’y intéresse. Or Peter Pan, qui est un séducteur, passe son temps à essayer d’épater Wendy, ce qui énerve très profondément Clochette. James Barrie indique que comme toutes les fées, Clochette est parfois gentille, parfois méchante et elle est tellement petite qu’elle n’a de place que pour un seul sentiment à la fois. Cependant, Clochette est apte à jouer des tours. Elle est fragile et sensible, se déplace très rapidement et, grâce à sa poudre, elle permet à Peter, aux enfants Darling et aux Garçons Perdus de voler. Par son côté espiègle et sa manière de voler, elle n’est pas sans rappeler Mercure aux pieds ailés. C’est certainement une fée Gémeaux.

La fée bleue est un être magique. Ravissante jeune femme blonde capable d’apparaître par enchantement depuis une étoile, c’est elle qui donne vie au pantin de bois Pinocchio, après le souhait de Geppetto le menuisier qui a construit la marionnette d’avoir un vrai petit garçon. Elle confie au grillon Jiminy Cricket  le soin d’être la conscience de Pinocchio et de le guider vers le droit chemin. Pinocchio doit en échange prouver qu’il est toujours brave, loyal, franc et obéissant. Cette belle et bonne fée n’est pas sans évoquer la douce et belle Vénus. Alors que Jiminy Cricket s’apparenterait à Saturne.

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Toutefois, avant d’être le célèbre film de Disney, Pinocchio est un personnage de fiction, héros d’un conte de fées moderne, chef-d’œuvre universel de la littérature enfantine :  » Le aventure di Pinocchio ». Storia di un burattino » (Les aventures de Pinocchio, Histoire d’un pantin), d’un certain Carlo Collodi. En fait, Collodi est un village de Toscane, entre Pistoia et Lucca, qui servit de pseudonyme à un journaliste et écrivain italien qui s’appelait en fait Carlo Lorenzini. Ce bourg tout en longueur se termine par la grande villa Garzoni, reconstruite en 1600 sur les ruines d’un château médiéval. Dans le parc, tout en terrasse, on peut voir un monument représentant Pinocchio et la Fée Bleue. La villa Garzoni et son jardin dominent toute la vallée. La mère de Carlo Lorenzini travaillait là. C’était la fille du fermier de la villa et l’on dit que c’est dans la cuisine que Carlo Lorenzini, dit Collodi, commença le récit des aventures du fameux pantin. Carlo Collodi vécut entre 1826 et 1890.

villa-garzoniVilla Garzoni – Collodi – Italie

C’est le conte de fées par excellence, immortel et universel, duquel ont été tirées une multitude de versions : littéraires, théâtrales, chorégraphiques, télévisées, cinématographiques et bandes dessinées, sans compter les centaines de traductions, de versions illustrées ainsi que les mises en musique et en chanson. Il faut revoir le très vieux film en noir et blanc « Les aventures de Pinocchio » de Luigi Comencini, avec le génial Nino Manfredi dans le rôle de Geppetto et la belle Gina Lollobrigida dans celui de la Fée Bleue.

On reconnait aux « Aventures de Pinocchio » une prérogative qui n’appartient qu’aux grands chefs-d’œuvre, celle d’être hors du temps. Pour les 100 ans de Pinocchio, en 1981, Italo Calvino écrivait ainsi : « Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio ». Les « Aventures de Pinocchio » a été le deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle avec le tirage de 9 à 10 millions d’exemplaires, juste derrière la Divine Comédie de Dante Alighieri  (11 à 12 millions d’exemplaires).

cendrillon-et-sa-marraine La fée marraine de Cendrillon est un personnage récurrent des contes : il s’agit d’une fée qui met ses pouvoirs surnaturels au profit exclusif de son ou de sa filleule, auprès de qui elle joue un rôle protecteur ou de mentor, comme on peut l’attendre d’une marraine dans de nombreuses sociétés. Elle se penche sur le berceau du héros nouveau-né pour lui prodiguer des dons : de l’esprit pour Riquet à la houppe, on pense tout de suite à Mercure ; grâce et beauté pour la Belle au Bois dormant… voici Vénus ; ou encore elle assiste et protège à l’adolescence d’un père abusif dans Peau d’Ane, ou d’une marâtre tyrannique et de demi-sœurs cruelles dans Cendrillon, ou d’un sort lancé par une méchante fée dans la Belle au bois dormant. On songe alors à quelques fées jupitériennes, bienveillantes et protectrices à l’image de Jupiter, d’autant qu’elles ont déjà un certain âge et représentent la maturité et la sagesse.

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La Belle au Bois Dormant dans ce conte, elles sont sept fées à être conviées à un repas rituel, celui du baptême. Les six premières offrent un don à la princesse, la septième amoindrit la malédiction lancé par la vieille fée, fâchée de n’avoir pas été conviée : « On donna pour marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu’on pût trouver dans le Pays. Il s’en trouva sept. Ainsi chacune d’elle lui faisant un don, comme c’était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune lui donna pour don qu’elle serait la plus belle du monde, celle d’après qu’elle aurait de l’esprit comme un Ange, la troisième qu’elle aurait une grâce admirable à tout ce qu’elle ferait, la quatrième qu’elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu’elle chanterait comme un rossignol, et la sixième qu’elle jouerait de toutes sortes d’instruments à la perfection ».

Les Frères Grimm dans leur adaptation du conte porteront à treize le nombre de fées. Walt Disney, dans son adaptation, ramènera ce chiffre à trois. Dans chacun des cas, les auteurs ont pris soin de choisir un chiffre porteur d’une valeur symbolique forte dans les contes et la superstition populaire.

L’astrologue a tendance à penser que ces chiffres sont en rapport avec le zodiaque : les trois fées représentant les trois phases visibles de la Lune et les trois déesses lunaires : Artémis ou Diane, la jeune fille qui représente la Lune croissante, Séléné est la femme mûre ainsi que la Pleine Lune. Enfin, Hécate est la vieille femme, la Lune décroissante.

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Le chiffre 7 représente les sept astres visibles et que tout le monde connaissait jusqu’à au XVIIe siècle : le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Saturne et Jupiter. Seulement ensuite apparaîtront Uranus, Neptune et Pluton. 

Quant au nombre 13, plusieurs hypothèses se profilent :

. La phobie du 13 qui pourrait provenir de l’Antiquité. Au IVe siècle avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine eût l’idée d’ajouter sa statue à celle des douze dieux. Malheureusement pour lui, il fut assassiné peu de temps après.

. Le 13 suit le nombre 12, nombre symbolisant accomplissement et cycle achevé et très symbolique dans la mythologie chrétienne où c’est un nombre « saint » et dans la tradition astrologique puisqu’il y a douze mois dans l’année, 12 heures le jour et 12 heures la nuit, douze signes du zodiaque, douze dieux dans l’Olympe, douze travaux d’Hercule, douze tribus d’Israël et douze apôtres accompagnant Jésus. Et puis, 12 ans c’est le cycle de Jupiter, le temps qu’il lui faut pour parcourir le zodiaque. Le nombre est divisible par 2, 3, 4 ou 6 alors que 13 n’est divisible que par 1 ou par lui-même seulement. Treize est plutôt source de déséquilibre et tombe dans une portion opposée du divin, et marque une évolution fatale vers la mort, vers l’achèvement d’une puissance et d’un accomplissement.

. L’origine de la superstition du Vendredi 13 aurait pour origine une légende nordique. Vendredi était le nom de Frigga, la déesse de l’amour et de la fertilité. Lorsque les tribus nordiques et germaniques se convertirent au Christianisme, Frigga fut bannie et envoyée au sommet d’une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable, ce qui fait 13 en la comptant, pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante. Reste que, dans l’Antiquité, le vendredi était un jour consacré à la déesse de l’amour, qu’elle s’appelle Aphrodite, Vénus ou Frigga. Ce  jour était donc considéré comme le plus gai de la semaine.

frigga-filant-les-nuagesFrigga filant les nuages

Aujourd’hui encore le vendredi semble être un jour de chance pour certains peuples ou communautés religieuses. Enfin, selon certains biblistes, ce serait aussi un vendredi qu’Eve et Adam auraient croqué dans la pomme interdite, célébrant ainsi Vénus.

la-fee-dragee2Tchaïkovski nous offre, avec Casse-noisette, une très belle et très gentille Fée Dragée, dans un merveilleux ballet « la danse de la Fée Dragée ». La petite Clara, son frère Fritz, la Fée Dragée, les petites souris et les soldats de plomb continuent de nous émerveiller de génération en génération, initiant petits et grands au monde de la danse, bercés par la musique de Tchaïkovski. Le conte nous le devons à l’écrivain et compositeur allemand Ernst Theodor Wilhelm Hoffman (1776-1822). A voir ou à revoir, ne serait-ce que pour retomber en enfance l’espace d’une soirée.

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La fée Carabosse est l’opposé des belles et bonnes fées, marraines des princesses de contes pour enfants sages. La fée Carabosse est très vieille, très laide et très méchante. Son nom vient du fait qu’elle est bossue. Si son apparition dans les contes est rare, elle n’en demeure pas moins célèbre pour être à l’origine de la malédiction qui frappe la princesse dans la Belle au Bois dormant.

La princesse Aurore naît sous de bons auspices. Ses parents sont roi et reine et ses marraines sont des fées. Elles sont au nombre de sept ou de douze, selon les versions, qui la comblent de dons. La fée Carabosse, fâchée de n’avoir pas été invitée, se présente à la surprise de tous et gâche la fête en lui lançant un mauvais sort. Celui-ci ne peut malheureusement être entièrement annulé par l’une des marraines mais il sera néanmoins atténué : la princesse se piquera bien le doigt à un fuseau à l’âge de 15 ans comme l’avait prédit Carabosse, mais la mort consécutive promise aussi par la méchante fée se commuera en un sommeil de 100 ans qui prendra fin le jour où le Prince arrivera jusqu’à elle et lui donnera un baiser. Malgré ses efforts, le roi reste impuissant à empêcher la réalisation de la malédiction. Il tente de faire interdire l’usage des fuseaux mais une vieille sourde, n’ayant pas entendu l’édit, garde le sien, responsable de l’accomplissement de la malédiction. Dans des versions plus anciennes, la vieille sourde est de bonne foi et agit par pure ignorance. Dans le ballet de Tchaïkovski, il s’agit de Carabosse elle-même, s’assurant ainsi que s’accompliront malédiction et vengeance.

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La Belle au Bois Dormant représentée par John William Waterhouse                                                                       

« On vit entrer une vieille Fée qu’on n’avait point priée parce qu’il y avait plus de cinquante ans qu’elle n’était sortie d’une tour et qu’on la croyait morte ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n’y eut pas moyen de lui donner un étui d’or massif, comme aux autres, parce que l’on n’en avait fait faire que sept pour les sept Fées. La vieille crut qu’on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents… Le rang de la vieille Fée étant venu, elle dit en branlant la tête, encore plus de dépit que de vieillesse, que la princesse se percerait la main d’un fuseau et qu’elle mourrait ». Charles Perrault

Toutefois, en faisant peser sa malédiction sur la petite fille au berceau, la Fée symbolisait par là la transmission continue et ancestrale des changements physiologiques qui interviennent à l’adolescence.

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 Quant au portrait de Carabosse, il évoque Saturne tant dans la description physique que de par le comportement. Toutefois, on peut aussi rapprocher Carabosse d’Eris qui, dans la mythologie grecque, est la déesse de la Discorde. Cette dernière non plus n’a pas été invitée aux noces de Thétis et Pélée. Pour s’en venger, elle jette une pomme d’or sur la table, au milieu des déesses, portant l’inscription « pour la plus belle ».

eris-deesse-de-la-discordeEris, déesse de la Discorde

Ce geste est à l’origine du déclenchement de la Guerre de Troie et de la mort d’Achille survenue malgré la précaution de sa mère, Thétis, pour le rendre invincible en le plongeant dans les eaux du Styx. Malheureusement, elle le tenait par le talon et cette partie du corps, restée vulnérable, fut touchée par une flèche de Pâris dont la main était guidée par Apollon.

Circé dans la mythologie grecque, c’est une magicienne très puissante, particulièrement versée dans les empoisonnements et les métamorphoses. Elle est la fille d’Hélios, le Soleil et de Perseis, une Océanide. Les grands poètes Homère, Hésiode et Cicéron la considèrent, de par sa naissance, comme une déesse à part entière.

                                                                                           circe-offrant-la-coupe-a-ulysse1 

John William Waterhouse – Circé offrant le cycéon à Ulysse

Elle apparaît dans l’Odyssée. Elle habite dans une île, dans un palais situé au milieu d’une clairière, entourée de loups et de lions qu’elle a apprivoisés. C’est là qu’elle a recueilli et purifié Jason et Médée après le meurtre du père de Médée. Quand Ulysse et ses compagnons abordent l’île, vingt-deux d’entre eux, conduit par Euryloque, se laissent attirer jusqu’au palais par une voix harmonieuse. La magicienne les accueille et leur offre un breuvage composé de gruau d’orge, de miel et de lait caillé. Dès qu’ils ont bu, elle les transforme d’un coup de baguette en pourceaux. Euryloque, resté dehors, court avertir Ulysse, qui part à la recherche de Circé. Hermès lui apparaît alors sous la forme d’un beau jeune homme tenant un roseau d’or. Le dieu Hermès à la baguette d’or lui remet l’herbe « moly » et lui donne des conseils pour triompher de Circé. Quand il arrive chez la magicienne, celle-ci lui offre le cycéon, ce breuvage qu’ont absorbé ses compagnons, mais elle échoue à le transformer d’un coup de baguette. Ulysse tire son épée ; apeurée, Circé lui offre de partager son lit. Là encore, Ulysse, suivant les recommandations d’Hermès, demande à la magicienne de jurer par « le grand serment des bienheureux » qu’elle ne cherchera plus à lui faire de mal. Ceci fait, Ulysse et Circé s’unissent, puis elle rend aux compagnons leur apparence humaine. Elle aide enfin le héros et son équipage à préparer leur départ.

Le poète romain Denys de Milet fait de Circé plutôt la fille d’Eétès et d’Hécate, la déesse lunaire de la sorcellerie. Toujours selon lui, elle épouse le roi des Sarmates qu’elle empoisonne. Chassée une première fois par ses sujets, elle fuit dans une île déserte, ou selon d’autres, vers l’Italie où elle fonde Circeii, dans le Latium, entre Rome et Naples, ou l’on peut voir encore la grotte qu’elle habitait sur une plage, au pied du Monte Circeo. Elle s’y est d’ailleurs distinguée par de nombreuses actions malfaisantes, transformant Scylla en monstre, par pure jalousie, ou encore le roi Picus en pivert parce qu’il l’avait repoussée. 

monte-circeoMonte Circeo

Au Moyen Age, on la retrouve dans les légendes populaires d’Italie, mêlée à la figure d’Hérodiade, sous le nom d’Aradia, fille de Diane (la Lune) et de Lucifer (le diable). Pour l’astrologue, cette femme fatale évoque le Scorpion.

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La Fée Electricité est une peinture de Raoul Dufy. Commencée en avril 1936 et terminée en 1937, cette peinture fut réalisée pour le Pavillon de l’Electricité de l’Exposition Internationale, la plus grande peinture existant au monde sur un support indépendant : la Fée Electricité est d’une superficie de 624 m². La peinture est formée de 250 panneaux de contreplaqué de 2 mètres de haut sur 1,20 de largeur sur lesquels il peint avec une peinture à l’huile très légère, conçue par le chimiste Jacques Maroger, donnant une illusion de gouache et séchant très rapidement. Les personnages dessinés à l’encre de chine puis les couleurs sont replacées par-dessus.  Ce tableau a été longtemps le plus grand tableau du monde mais il a été détrôné depuis.

 « Mettre en valeur le rôle de l’électricité dans la vie nationale et dégager notamment le rôle social de premier plan joué par la lumière électrique », tel était l’objectif de la commande passée à Dufy par la Compagnie parisienne de distribution d’électricité.

la-fee-electricite-raoul-dufy1La fée électricité – Raoul Dufy – Musée d’Art Moderne – Paris

En 1954, EDF en fait don à la ville de Paris. Cette peinture est aujourd’hui visible dans une salle du Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Soit dit en passant, l’électricité est vraiment une belle et bonne fée, l’interrupteur ayant remplacé la baguette. Pourtant, elle peut aussi passer pour une sorcière, trop présente la nuit dans le ciel des villes, elle nous empêche de voir les étoiles filantes… Quant à sa planète fétiche, c’est bien sûr du côté d’Uranus et du Verseau qu’il faut aller regarder.

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Bibliographie :

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

Trésors des expressions françaises – Sylvie Weil et Louise Rameau – Le Français retrouvé – Editions Belin

 Comité Régional du Tourisme Poitou-Charentes – Vienne – Guide du Pays des Six Vallées

 Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

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NOISETTES ET NOIX : LES FRUITS DE LA VIERGE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-09-2009

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PETITE HISTOIRE DES NOISETTES

Dans tous les textes insulaires, le noisetier, le sorbier et le coudrier, qui ne sont pas toujours bien distingués les uns des autres dans la lexicographie, sont considérés comme des arbres à caractère magique. A ce titre, ils étaient fréquemment employés par les druides ou les poètes comme supports d’incantation. L’emploi le plus notable est la gravure sur les bois des ogam ou lettres magiques. Le noisetier voisine dans cet usage avec l’if et le bouleau, et la noisette est assez souvent considérée comme un fruit de science. Un des rois mythiques de l’Irlande est dit MacGuill, fils du coudrier. Le noisetier est un symbole de patience et de constance dans le développement de l’expérience mystique car ses fruits se font attendre.

noisette-et-noisetier1Originaire d’Asie mineure, le noisetier, ou coudrier, est un arbrisseau des régions au climat humide et tempéré. Son fruit, la noisette, qui signifie « petite noix », a conquis l’Europe dès l’Antiquité. Cependant, sa domestication remonte à la période préhistorique et serait vraisemblablement due aux Turcs. Les Romains introduiront les variétés cultivées de coudrier dans tout l’Empire, mais il faudra attendre les XVIIe et XVIIIe siècles avant qu’elles ne soient produites à grande échelle en Europe. Aujourd’hui, on la cultive notamment en Turquie, en Italie et en Espagne. En France, c’est la Corse, les Pyrénées Orientales et le sud-ouest qui en produisent le plus.

Le terme « coudre » est apparu dans la langue au XIIe siècle. Il dérive du latin « corylus », qui vient lui-même du grec « Korys » qui signifie « capuchon » ou « casque », en raison de la cupule qui coiffe le fruit. Le terme « noisette », qui est apparu en 1280, soit près d’un siècle plus tard, a graduellement remplacé « coudre ». Il dérive de « noix ».

Son nom latin « aveline » ou « Corylus avellana » est apparu en 1256. Il dérive du latin « nux abellana » qui signifie « noix d’Abella », une ville de Campanie en Italie, célèbre pour ses vergers de noisettes, qui se trouve près d’Avellino. Au 1er siècle après Jésus-Christ, Pline parlait déjà des « petites noix d’Abella ». En Provençal, les noisettes sont d’ailleurs appelées « avelines ».

irpiniaL’Irpinia province d’Avellino

Les noisetiers sont originaires de la zone tempérée de l’hémisphère nord, particulièrement des régions qui bénéficient d’un hiver relativement doux et d’un été frais. Ce climat est caractéristique des bords de mer. C’est d’ailleurs là que se trouvent les principales cultures de noisettes : Turquie (Mer Noire), Espagne et France (Océan Atlantique), Oregon aux Etats-Unis (Océan Pacifique).

L’île-aux-Coudres, au Québec, a été ainsi nommée par Jacques Cartier qui avait constaté qu’il y avait en cet endroit « … plusieurs couldres franches, que trouvâsmes fort chargez de noisilles ». L’aire de distribution du noisetier était toutefois très étendue. Son fruit constituait une ressource alimentaire de choix pour nombre de nations amérindiennes. On l’ajoutait à la soupe de maïs, aux galettes et aux poudings. Hachée, on la mélangeait avec de la viande ou de la graisse d’ours, des baies ou des racines. On servait son huile avec le pain, les pommes de terre, la citrouille, la courge…

Le noisetier est symbole de sagesse et de justice. Les Anciens lui attribuaient de nombreux pouvoirs magiques, dont celui de conférer la fertilité. Outre son utilisation par les druides pour leurs incantations, il était également utilisé par les sourciers et les chercheurs d’or. Toujours d’usage de nos jours, la coutume d’utiliser une branche de noisetier taillée en fourche pour détecter de l’eau souterraine remonte à l’époque des Celtes. Le noisetier serait une des rares espèces de l’ère tertiaire (- 70 millions d’années) à avoir survécu jusqu’à nos jours. D’autres espèces peuvent porter le nom de noisetier sans en être, comme par exemple le noisetier des sorcières.

Quant au sourcier c’est celui qui recherche de l’eau souterraine en utilisant des baguettes de coudrier en forme de Y, ou un pendule. Les sceptiques évoquent des expériences faites dans des conditions rigoureuses, dites en double aveugle, qui ont montré que les sourciers ne faisaient pas mieux qu’un choix au hasard. D’autres témoignent de résultats surprenants, permettant de détecter non seulement de l’eau souterraine mais toutes sortes d’objets ou de cavités présents dans le sous-sol. Il semblerait selon ces témoignages que le sourcier soit sensible aux variations de champ magnétique et non à l’eau proprement dite.

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Dans l’Antiquité, la baguette de coudrier était utilisée comme moyen de divination pour interroger les dieux. En Allemagne, son usage pour trouver des métaux remonte au XVe siècle. Les alchimistes attribuent à cette pratique des vertus magiques et c’est ainsi qu’en 1517, Luther la condamne. Au XVIIe siècle, Martine de Bertereau et Jean du Châtelet, Baron de Beausoleil, utilisent des baguettes de sourcier pour trouver des mines en Europe, puis ils popularisent son usage pour trouver de l’eau souterraine. L’utilisation du pendule pour trouver des sources ou des mines date de la fin du XVIIe siècle.

Mais revenons à la noisette qui est un des oléagineux parmi les plus riches en oméga 9, c’est-à-dire contre le mauvais cholestérol. Elle est aussi riche en vitamine E (contre le vieillissement cellulaire), en fibres (contre le cancer du côlon), en cuivre (contre les rhumatismes et les maladies infectieuses), en fer (contre l’anémie), en magnésium (contre le stress) et en phosphore (contre la fatigue intellectuelle) et en vitamine B.

Les noisettes sont très énergétiques, et très recommandées pour les sportifs. La noisette est idéale à combiner avec les amandes, les noix et les raisins secs. Les noisettes ont très bonne réputation pour les minéraux, les oligo-éléments et son huile végétale.

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Enfin, sachez qu’une grande partie de la production mondiale est achetée par la seule société italienne Ferrero, afin de répondre à la demande de Nutella. De ce fait, la majeure partie des noisettes est consommée en association avec du cacao sous forme de pâte à tartiner.

noixPETITE HISTOIRE DES NOIX

Dans la tradition grecque, le noyer est lié au don de prophétie. Un culte était rendu à Artémis Caryatis, qui fut aimée de Dionysos, douée de clairvoyance et changée en noyer aux fruits féconds.

Quelques glossaires irlandais traduisent le nom d’Eithne, allégorie féminine de l’Irlande, par noix, assimilant l’anthroponyme au substantif eitne. L’étymologie est purement analogique, sans valeur linguistique, mais elle fait penser à une conception analogue à celle de l’œuf cosmique ; l’Irlande est en effet un macrocosme en réduction. En attendant, le noyer prend divers noms plus poétiques les uns que les autres : arbre au sommeil, calottier, gagnier, guanguier, gland divin, gland de Jupiter, gauger, noguier, noyer royal… peut-être parce qu’il fait partie de la famille des juglandacées.

Originaire de la Perse et acclimaté en Grèce, en Italie puis en France. Le Périgord est certainement un des berceaux de la noix, tout comme le Dauphiné. On a retrouvé la noix sur le site archéologique du Lac de Paladru en Isère, ainsi que la noix du Périgord dans les habitations de l’homme de Cro-Magnon et à l’époque azilienne dans le gisement de Peyrat à côté de Terrasson en Dordogne. Sa valeur était telle que, déjà au Xe siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix. En Périgord, au XIIIe siècle, les baux étaient versés en huile de noix à l’abbaye cistercienne du Dalon. L’huile de noix était considérée comme un bien aussi précieux que l’or. C’est d’ailleurs l’huile de noix qui contribua tout d’abord à la fortune de la région. Son utilisation fut multiple. Elle permettait d’éclairer les humbles masures ou les plus majestueuses cathédrales. Elle faisait le bonheur des peintres ou celui des belles qui se savonnaient le corps au savon mou. En 1730, pour les trois-quarts des paysans de la France, à part au sud-est où poussaient les oliviers, il n’y avait que le noyer qui permettait d’obtenir de l’huile qu’ils utilisaient pour la cuisine : « l’huile de noix donne l’apparence de bouillon à l’eau chaude qui trempe la soupe » disait-on à l’époque. Depuis, l’huile de noix a acquis ses lettres de noblesse diététiques et gastronomiques, elle s’affiche à la carte des plus grands restaurants.

Dès le XVIIe siècle, le commerce le l’huile de noix se développe, via Bordeaux ou Grenoble, vers la Hollande, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Sur la Dordogne, le commerce est intense. Les gabariers transportent non seulement l’huile mais aussi les grumes de noyers et les noix, du port fluvial de Souillac jusqu’à Libourne, donnant ainsi son nom à l’un des quais « le port des noyers » : « Quinze jours de voyage dangereux sur la Rivière Espérance, puis lente remontée du courant, au pas des bœufs »…

Bien que le noyer connaisse une forte expansion dans toute la France, c’est surtout dans le sud-ouest et le Dauphiné que la noix faisait l’objet d’un vrai commerce. Le Sarladais se spécialise dans le cerneau avec une variété à coque tendre, la Grandjean ; alors que le Dauphiné exporte des noix en coques, ce qui permet de les conserver mieux et plus longtemps. Les exportations se font à destination de l’Angleterre et des Etats-Unis. En 1938, la noix de Grenoble obtient une AOC. En 1950, la filière Noix du Périgord se mobilise pour créer, sur des bases modernes, suivant l’exemple grenoblois, de nouvelles noyeraies à partir de variétés traditionnelles. La Franquette, originaire du Dauphiné, est introduite dans le bassin de production.

perigord-noir-commarque-cheminEn Périgord Noir

Le dénoisillage a toujours été au cœur de la tradition populaire. Près du Cantou, les longues veillées passées à casser les noix et extraire le cerneau, ponctuées de chants et proverbes, ont nourri la mémoire collective du Périgord. Dans le Dauphiné, ce sont les mondées qui sont à la fois une fête entre voisins et un travail nécessaire : « Rien n’est perdu dans la noix, sauf le bruit qu’elle fait en se cassant ». Cette activité instaura une économie à caractère familial : l’énoisage. C’est dans la région de Sarlat-la-Caneda qu’il prit son essor et devint une véritable source de revenus pour la famille.

Nostalgie des énoiseuses assises sur le pas de la porte de leur client, une pierre plate posée sur les genoux, la « tricotte » à la main : un coup sec du maillet pour briser la coquille puis l’extraction du cerneau, à la main, délicatement pour ne pas l’abîmer. En Périgord, on énoise toujours comme autrefois. Ce geste ancestral pour séparer cerneau et coquille a traversé les siècles. Il contribue à ce que la qualité du cerneau de noix reste le fleuron de la production.

Le Périgord noir assure plus de la moitié de la production de la Dordogne. Second département français producteur de noix derrière l’Isère, mais aussi de bois de noyer. Depuis 2002 et grâce à une constante quête de la qualité, la noix du Périgord a rejoint le cercle très fermé des produits de qualité en obtenant, 64 ans après la noix de Grenoble AOC, l’Appellation d’Origine Contrôlée.

La partie charnue autour de la coquille émet un jus qui tache, utilisé en teinturerie : le brou de noix. Aujourd’hui l’extrait de Cassel tend à remplacer le brou de noix du fait de son plus faible coût et de ses bonnes caractéristiques. L’extrait de Cassel est d’ailleurs souvent appelé brou de noix.

dauphine-col_du_barriozPaysage du Dauphiné

Les noix fraîches ou sèches peuvent se consommer directement comme fruits secs. On les casse à l’aide d’un casse-noix. Les cerneaux sont utilisés en cuisine pour la décoration des salades et en pâtisserie dans tartes et gâteaux. On peut également préparer de la confiture de noix. Les noix entrent également dans la composition de divers produits : pain aux noix, fromage aux noix, miel aux noix, confiserie, charcuterie, liqueur, apéritif…

On extrait aussi par pression de l’huile de noix. On table sur un rendement de 50 % pour un pressage à l’ancienne, c’est-à-dire que pour 40 kg de noix décortiquées, on obtient 20 litres d’huile. C’est une huile de qualité, au goût de noix très prononcé et aux propriétés nutritionnelles intéressantes : beaucoup d’acides gras oméga 3 pour un peu d’acide gras oméga 6. Cependant, c’est une huile onéreuse et qui se rancit assez rapidement à la lumière et/ou à la chaleur, du fait de la forte proportion d’acides gras insaturés la composant. C’est pourquoi l’huile de noix ne supporte pas d’être employée en guise d’huile de cuisson ou de friture. Il faut conserver l’huile de noix à la cave, donc à l’abri de la lumière, pour les bouteilles non ouvertes et au réfrigérateur ensuite, ainsi les qualités de l’huile seront conservées comme au premier jour. Trois grains de gros seul dans la bouteille permettraient une meilleure conservation.

Les tourteaux, résidus de la pression, peuvent servir de nourriture pour les animaux. On fait aussi du vin de noix. Quant aux coquilles, elles peuvent servir de combustible. Les feuilles et les chatons, c’est-à-dire les fleurs mâles, peuvent servir pour faire des alcools ou des décoctions, et l’on peut même faire des condiments avec la noix verte : c’est la noix-cornichon.

Quant au bois du noyer, c’est un bois d’excellente qualité pour la menuiserie et l’ébénisterie, notamment la ronce de noyer. Cependant, dans ce cas essentiellement, on utilise le Juglans regia. Des plantations de noyer à bois d’espèce Juglans nigra (noyer noir d’Amérique) ou d’espèce hybride Juglans-nigra au bois plus clair sont également utilisées.

noix-feuille-et-coque

Les noix ont tendance à rancir rapidement. Il est donc inutile d’en faire une trop grande provision. Il est possible de les conserver un ou deux ans en cagette sur du papier journal, dans un endroit sec et aéré, à condition de les avoir ramassées dès leur chute de l’arbre et brassées régulièrement pendant la période de séchage.

Les Anciens ne mangeaient pas les noix fraîches car elles sont irritantes à cause de la peau fraîche, très riche en tanins. Ils ramassaient les noix avec précaution, les mettaient à sécher en couches minces dans une pièce sombre et bien ventilée, et attendaient leur maturation. Pour savoir si elles étaient bonnes au marché, ils les soupesaient : lourdes, elles n’étaient pas encore bonnes. Légères, elles étaient prêtes, et trop légères, elles étaient pourries.

Le cultivateur de noix s’appelle un nuciculteur. Un verger de noyers s’appelle une noyeraie.

Dans la symbolique, la noix et le noyer sont l’objet de nombreuses superstitions populaires. On considère qu’il est dangereux de dormir ou de se coucher sous un noyer.

« A la noix » est une expression qui a un sens péjoratif, pour quelque chose de peu de qualité ou de peu de valeur. Ceci se retrouve dans de nombreuses traditions populaires anciennes et dans plusieurs langues, comme en anglais où l’interjection « Nuts » a valeur de refus définitif. En Gascogne, lorsqu’un jeune homme demandait la main d’une jeune fille, il était invité à partager le repas familial. Si à la fin du repas on lui présentait des noix, cela signifiait que sa demande était rejetée.

En langage vulgaire on parle des noix pour les testicules, ce qui complète ainsi le gland divin ou gland de Jupiter.

coquille-de-noix

L’expression la « Coquille de noix » était initialement une annexe utilisée par les marins pour gagner un navire mouillé au large. Aujourd’hui, elle désigne un petit bateau.

On dit aussi « une noix » pour désigner une quantité de la taille d’une noix, exemple : une noix de beurre.

Sur le plan de la santé, le noyer a toujours joué un rôle important. Au cours des siècles, il était préconisé dans des troubles aussi divers que la petite vérole, les vapeurs hystériques, la colique venteuse, le ver solitaire. Il passait pour « redonner du lait aux nourrices » et « être utile à réparer les hommes qui se sont épuisés avec les femmes ». Finalement, on n’a gardé que les indications liées à ses propriétés essentielles : tonique, reconstituant, dépuratif, désinfectant. On peut combattre l’inflammation des muqueuses et baisser le taux de sucre dans le sang.

Le noyer a aussi des utilisations en phytothérapie vétérinaire. La décoction de feuilles de noyer, forte, est utilisée en lavages afin de protéger les animaux domestiques des mouches et taons, mais à utiliser seulement sans addition d’eau pour les animaux à poils foncés car cette décoction teinterait les animaux à poils clairs. Les feuilles de noyer ajoutées à la paille des niches, préservent les chiens de leurs ennemies, les puces.

Cette décoction peut également servir pour les cheveux bruns ou noirs, pour des rinçages tonifiants, mais cette décoction passée le matin et le soir sur les cils en active la croissance. Enfin, rien ne vaut un bain de feuilles de noyer pour rendre la peau douce, élastique, tout en calmant d’éventuelles rougeurs ou démangeaisons. Quant au brou de noix il serait efficace pour faire disparaître les verrues.

En résumé, le noyer est donc :

       Tonique amer (dyspepsies, atonie digestive),

       Stimulant hépatique (nausées d’origine hépatovésiculaire),

       Stimulant pancréatique (antidiabétique),

       Astringent (diarrhées, leucorrhées, inflammations de la gorge),

       Antiseptique (bronchite chronique, affections dermatologiques, ulcères, affections prurigineuses, impétigo) en applications locales,

       Hémostatique.

Attention : en traitement interne, les préparations trop concentrées sont irritantes pour les muqueuses.

Voici la recette du vin de noix, excellent apéritif tonique, dépuratif, digestif que nos grands-mères conservaient soigneusement dans leurs caves pour les grandes occasions : Faire macérer pendant 5 jours 200 grammes de noix fraîches hachées dans un litre de bon vin blanc. Filtrer, sucrer selon votre goût.

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Enfin en musique, tout le monde connaît le célèbre ballet « Casse-noisettes » de Tchaïkovski. L’histoire d’une petite fille à qui son oncle a donné un casse-noisettes et qui va ouvrir pour elle, alors qu’elle s’endort, la porte à un rêve fantastique où tous les jouets de sa chambre s’animent, les souris sortent du plancher et le casse-noisettes devient une sorte de héros partant en guerre contre le Roi méchant des souris… La musique continue de faire tour du monde à travers le cinéma et la télévision. Les airs le plus souvent repris étant « la Marche des Fleurs » ou « la Danse de la Fée Dragée ».

Quel est le rapport entre les noisettes et les noix avec la Vierge ?

C’est lorsque le Soleil entre dans le signe de la Vierge, fin août, que l’on commence à les récolter pour les faire sécher et les conserver en vue de l’hiver, comme les grains et céréales le sont aussi. La Vierge en bonne comptable provisionne, organise, gère.

Ensuite, rien de prestigieux dans ces petits fruits, mais en plus il faut un travail minutieux et répétitif pour en extraire le fruit, voilà ce qui cadre bien avec la Vierge, sixième signe en analogie avec la VIe Maison, qui place dans la servitude.

Noter encore les bienfaits de ces fruits sur certaines parties du corps, comme les intestins et ce qui a un rapport avec la digestion, l’assimilation, l’évacuation, organes et fonctions que régit la Vierge.

Les couleurs aussi de ces petits fruits sont bien les couleurs de la Vierge dans leur dégradé de brun, de terre, de beige…

huile-de-noix

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Nos grands-mères savaient – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

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LA FOURMI : UN INSECTE BIEN EN RAPPORT AVEC LA SYMBOLIQUE DE LA VIERGE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 09-09-2009

La fourmi est un symbole d’activité industrieuse, de vie organisée en société, de prévoyance, que La Fontaine pousse jusqu’à l’égoïsme et à l’avarice.   

 

la-cigale-et-la-fourmi 

Et Saint Clément d’Alexandrie d’écrire : « Aussi est-il dit : Va voir la fourmi, paresseux, et tâche d’être plus sage qu’elle. Car la fourmi, à la moisson, met de côté une nourriture abondante et variée pour faire face à la menace de l’hiver ».

Le bouddhisme tibétain fait aussi de la fourmi dans la fourmilière un symbole de vie industrieuse et d’attachement excessif aux biens de ce monde.

Dans le Talmud, elle enseigne l’honnêteté. Dans l’Inde, elle suggère le peu de prix des êtres vivants individuels, voués à la médiocrité et à la mort, s’ils ne tendent pas à s’identifier à Brahman, l’infini de la petitesse évoquant l’infini de la divinité.

La fourmi occupe une place très humble dans la tradition celtique. Le seul texte où il en est question est le conte gallois de Kulhwuch et Olwen. Parmi les multiples objets réclamés dans la quête préalable par le géant Yspaddaden Penkawar figure un setier de graines de lin. Elles sont toutes apportées à Kulhwuch par les fourmis du voisinage, sauf une, apportée avant la nuit par la fourmi boiteuse, symbole du serviteur appliqué et infatigable.

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La fourmi joue un rôle important dans l’organisation du monde, selon la pensée cosmogonique des Dogons et Bambaras du Mali. A l’origine, lors de la première hiérogamie ciel-terre, le sexe de la terre était une fourmilière. A la dernière étape de la création du monde, cette fourmilière devint une bouche, d’où sortirent le verbe et son support matériel, la technique du tissage, que les fourmis transmirent aux hommes. Elles leur fournirent également le modèle de leurs habitations traditionnelles. Les rites de fécondité demeurent associés à la fourmi : les femmes stériles vont s’asseoir sur une fourmilière pour demander au dieu suprême Amma de les rendre fécondes. Les hommes doués de pouvoirs, tels les forgerons, s’y transforment momentanément en animaux, panthères et faucons.

L’association fourmilière-sexe féminin, à la fois mont de Vénus et vulve-source, entraîne de nombreuses applications pratiques : ainsi pour les Bambaras, les fourmis ndiginew sont réputées être en liaison avec l’eau invisible du sous-sol. Aussi quand on veut forer un puits, ne saurait-on choisir meilleur endroit que l’emplacement même d’une fourmilière. La terre de cette fourmilière, rituellement utilisée par certaines sociétés initiatiques, en rapport avec l’abdomen et les fonctions digestives de l’homme, symbolise l’énergie circulant dans les entrailles de la terre, prête à se manifester sous forme de source. Dans l’homme-zodiaque, la Vierge régit les intestins et les fonctions digestives d’évacuation.

Au Maroc, on faisait avaler des fourmis aux malades atteints de léthargie. 

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L’Homme-zodiaque – Enluminure du Livre des « Très Riches Heures du Duc de Berry » des frères Limbourg

Quant au fourmilier, c’est un animal mystérieux, vivant de fourmis et de termites : symbole plutôt redoutable et néfaste, il est chargé de puissance occulte, de dangereux effluves, de même que les têtes de lapin, de l’hyène, du hibou. De ce fait il constitue souvent un interdit alimentaire. 

fourmi

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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LA PIERRE DU SIGNE DE LA VIERGE : LA SARDOINE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 06-09-2009

La Sardoine est une variété brune ou rouge orange de calcédoine translucide, présentant une alternance de bandes claires et sombres. Et voici ce qu’en disait Buffon dans son Traité de Minéralogie : « Quartz-agate d’une couleur brune dans une nuance orangée. La Sardoine ne diffère de la cornaline que par sa couleur, qui n’est pas d’un rouge pur, mais d’un rouge orange et plus ou moins mêlé de jaune ».

 

 

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Elle doit son nom à une ville d’Asie Mineure, Sardes. Pourtant on dit aussi que « sardoine » dérive du latin « sardonyx » ou « onyx de Sardaigne », dont l’île est très riche. Mais c’est surtout en Amérique du Sud, au Brésil et en Uruguay, que sont situés les principaux gisements. Enfin, le latin « sardonis » signifie « brillant ».

La sardoine fut recherchée pour la gravure d’intailles ou de sceaux. En fait, depuis l’Antiquité, la sardoine servait à la fabrication de coupes et de vaisselle. Aujourd’hui, on en fait essentiellement des bagues. Elle fait partie des pierres de la Jérusalem Céleste, citées dans la Bible.

 

calcedoine1En Grèce, Démosthène gardait une calcédoine sous la langue pour préparer ses discours. On attribuait à cette pierre un pouvoir magique permettant de gagner les procès. On l’appelle d’ailleurs « la pierre des avocats ». On dit également que François Mitterrand adorait les calcédoines, lui qui avait été avocat et qui, comme Démosthène, faisait des discours. Et puis, bien qu’il fût Scorpion Ascendant Balance, Vénus qui gouvernait son signe Ascendant venait, dans son thème, superposer la Vierge, signe qui a influé également sur sa personnalité, et puis elle habitait la Maison XII de son thème, une Maison très secrète où les secrets sont bien gardés et l’on sait maintenant ce qu’il en a été de sa vie amoureuse, le premier symbole de Vénus.

La Sardoine était également utilisée par Sainte Hildegarde. C’était une religieuse bénédictine et une mystique allemande. Elle n’a pratiquement rien appris des hommes, mais reçu du Ciel un enseignement magistral sur tous les règnes de la nature et en particulier sur l’être humain, joyau de toute création. Non seulement elle le situe dans l’ensemble du cosmos, microcosme dans le macrocosme de l’univers, mais nous livre les secrets de sa texture intime, trinitaire à l’image et ressemblance de la Trinité sainte.

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Parmi les fresques éblouissantes de ses visions célestes, cette Sainte nous dépeint avec une rare finesse les circonstances glorieuses de notre création, l’infortune de la Chute, la grâce de l’Incarnation et de la Rédemption. En se faisant homme, Dieu attire à lui tous les hommes dans le Christ total, l’alpha et l’oméga qui résument en lui toute la création afin de la ramener dans le sein du Père. Outre cette œuvre théologique magistrale, elle nous décrit avec un rare réalisme tous les règnes de la nature : les éléments, les pierres précieuses, les végétaux, les animaux, des plus minuscules aux plus gigantesques, sans oublier l’être humain, centre même du cosmos. Hildegarde est née le 16 septembre 1098 à Bermersheim (Hesse) et décédée le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen). Elle était donc du signe de la Vierge.

Cette Sardoine est une pierre de maturation liée à l’énergie de la terre, d’intégration de ses racines terrestres. Les qualités qui lui sont associées sont le bon sens et la tempérance.

 

Influence sur le corps  

La sardoine est excellente pour l’affermissement des vertèbres, notamment des vertèbres cervicales et du système nerveux parasympathique. Elle fortifie les glandes, la thyroïde et le foie. De bonnes expériences ont été faites pour le traitement des aphtes et de la stomatite ulcéreuse. Son action est encore plus efficace si on l’associe au jade. La sardoine renforce les poumons et le larynx. Elle est très utile pour toutes les sortes de piqûres et de morsures, les infections, et pour neutraliser les poisons, qu’ils proviennent des animaux ou des plantes.
Influence sur la psychologie

La sardoine accroît la résistance contre les dépressions, les angoisses et les sentiments de tristesse. En outre, le chakra du larynx est stimulé, le corps émotionnel devient plus fort, la compréhension et l’intuition plus profondes.  

En cas de problèmes juridiques, elle met en lumière la vérité. Elle apporte l’harmonie et le bonheur dans un partenariat ou dans un mariage. Elle donne de la confiance en soi et de la maîtrise. Elle transforme celui qui la porte en un être sociable et sympathique. La sardoine attire de manière magique les bons et les véritables amis.

 

vierge-6Influence sur le signe de la Vierge

La Sardoine apporte une aide aux natifs de la  Vierge, les aidant à se détacher de leurs tendances pointilleuses et critiques. Elle peut aussi les aider dans les prises de décision. Elle les stimulera par un ressenti plus profond et moins analytique, ce qui leur évitera sans aucun doute l’enfermement dans leur logique. Par sa couleur brun-orangé, la Sardoine incite l’être dans l’engagement envers lui-même et les autres. Elle l’invite également à sentir les sensations de son corps qu’elle vitalise. Cette pierre, excellent stimulant pour les reins, permet un développement de la force morale et une atténuation des passions. En cadeau, elle apporte le discernement, l’amour du vrai, la recherche d’harmonie, le dévouement, la confrontation avec soi-même.

 

 

 

 

sardoine

 

 

 

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LA VIERGE… ENTRE SAGESSE ET FOLIE ?

(05 - PETIT COURS D'ASTROLOGIE, 5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 02-09-2009

           

            – Son graphisme   vierge2            

La lettre M compose le signe de la  Vierge. Le M est en sanscrit la lettre la plus sacrée. Androgyne, elle symbolise la source de toute chose. Dans toutes les langues, c’est une lettre mystique, génératrice : Maïa, racine-mère de matière ; Marie, force féminine, vierge et immaculée. Fécondée, elle donne la vie.  Le dernier jambage du M se replie vers le bas : c ‘est le serpent, symbole de la vie en sommeil, en puissance.

Une autre explication de l’idéogramme de la Vierge : ce M avec son dernier jambage barré serait une simplification du corps et des ailes de la Vierge, l’appendice représentant l’épi de blé : un être de pureté et de productivité. Mais on peut mettre aussi en analogie les jambages du M avec les contorsions intestinales, ce qui nous ramène aux valeurs de philtre et d’analyse de ce signe.

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              – Ses symboles

C’était en Egypte le signe d’Isis.

Sa sixième place dans le zodiaque le fait participer du symbolisme du nombre six du sceau de Salomon, c’est-à-dire à six branches, emblème d’Israël.

Sixième signe du zodiaque, la Vierge se situe juste avant l’équinoxe d’automne. Symbole de moisson, de travail, de dextérité manuelle, de minutie, c’est le second signe de Mercure, qui agit ici d’une manière plus basse, terrestre et pratique que dans le signe des Gémeaux qui correspond à l’aspect aérien du messager des dieux.

Dans la nature, la Vierge marque le temps des récoltes terminées. Les semailles d’hiver ne sont pas encore faites, la terre est vierge, prête à être de nouveau fécondée. Pour l’homme, elle est l’aboutissement des actes passés et la possibilité de commencer une vie psychique consciente. Une condition : sacrifier l’intégrité au profit de la sensibilité.

Avec la Vierge, nous sommes au terme du cycle annuel de l’élément Terre, avant la Terre froide du Capricorne, celle des ensemencements d’hiver, après la terre grasse, humide et chaude du Taureau, couverte de végétation verdoyante et parfumée du printemps.

Avec la Vierge se présente une terre desséchée par le soleil estival et épuisée des vertus nutritives, sur laquelle se couche l’épi fauché, en attendant que le grain sec se détache de l’épi, en même temps que son enveloppe. Le cycle végétal s’achève sur une terre nouvelle, vierge, destinée à recevoir ultérieurement la semence. D’où la représentation du signe par une jeune fille, vierge ailée portant l’épi ou la gerbe.

Mercure en est la planète rectrice : au temps de la moisson et de l’engrangement, où le résultat se pèse et se calcule, nous sommes en effet dans un monde qui se différencie, se particularise, se sélectionne, se cerne, se réduit, se dépouille, s’assigne des limites précises.

Dernier signe de l’été, la Vierge représente aussi le règne de l’exploitation ; l‘agréable cède le pas à l’utile, le superflu à l’indispensable.

       Ses mythes

Dans la mythologie, la Vierge est symbolisée par Athéna ou Minerve, encore appelée Pallas, déesse vierge et guerrière, de la sagesse et de la paix. Mais c’est aussi Déméter (ou Cérès la romaine, déesse des moissons), déesse maternelle, de la terre et de la fertilité. Ce sont les déesses du blé, que l’argot français transforme en argent, ne disait-on pas « il est plein de blé » pour parler de « l’oseille » ou de la « thune »… Par ailleurs, un des tracteurs Renault s’appelle Cérès.

ceres-10-francs-18511 Cérès – 10 francs de 1851

On peut opposer Déméter à Athéna, l’une mère éperdue prête à laisser le monde mourir de faim et la nature s’étioler tant qu’elle n’a pas retrouvé sa fille bien-aimée ; l’autre, farouche guerrière, célibataire, « fille de son père » et née de lui (elle est sortie toute armée du crâne de son père Jupiter), plus proche d’une Walkyrie nordique que d’une déesse séductrice, et en même temps pleine de sagesse civilisatrice. Déméter, toutefois, sous ses apparences de déesse sage, n’est pas incapable de grands excès, de révolte et de violence. Pourtant, c’est à elle que l’on pense en priorité lorsqu’on évoque les mythes de la Vierge Marie.

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Hestia et Vesta, plus « sages » encore, déesses du foyer. Vestales intactes, gardiennes fidèles de la lumière divine, qui ne doivent sous aucun prétexte laisser s’éteindre la flamme sacrée du temple, image sans doute de la présence du dieu. Hestia était grecque alors que Vesta était romaine.

On pense alors à la parabole de l’Evangile, « Les Vierges sages et les Vierges folles » : il y avait cinq vierges sages et cinq vierges folles. Elles avaient été chargées d’attendre le Maître. Mais celui-ci tarde à venir et la nuit tombe. Les Vierges sages, prévoyantes, ont fait provision d’huile, mais les Vierges folles n’y ont tout simplement pas pensé.  

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William BLAKE – Vierges sages et Vierges folles – Aquarelle 1823 – Tate Collections – Londres

Quand leurs lampes sont pour s’éteindre, elles supplient leurs sœurs plus sages de leur vendre un peu de leurs réserves d’huile. Devant leur refus, elles partent à la recherche d’huile. Entre temps, le Maître est arrivé et quand enfin elles ont trouvé la précieuse huile et reviennent poursuivre leur attente, la porte est fermée. Elles ne feront donc pas parties des élues.

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Toutefois, l’attitude égoïste des Vierges sages n’est pas sans rappeler celle de la fourmi de la fable d’Esope revue et corrigée par La Fontaine, la Cigale et la fourmi… Si la cigale, prodigue et artiste puisqu’elle chante, est incontestablement un symbole solaire, la fourmi, laborieuse et prévoyante, fait partie de l’iconographie du signe de la Vierge.

Il y a également Midas qui eut la chance d’obtenir une faveur de son choix. Et c’est ainsi qu’il put changer en or tout ce qu’il touchait et naturellement, quand il voulut s’alimenter, il ne put avaler les lingots d’or ou même boire les flots du métal précieux du fleuve Pactole. Midas représente notre comportement anal soutenu par un Moi avide, possessif, tourné vers les richesses extérieures (pouvoir, prestige, puissance…), capable de nous faire périr d’inanition en étouffant nos émotions intérieures, issues de l’inconscient.

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Son nom qui a pour sens « graine », le rapproche de Déméter et du blé : en renonçant au pouvoir, à dominer la terre, notre terre intérieure sera fertile.

On pense encore au « Nettoyage des écuries d’Augias », qui faisait partie des douze travaux qu’Hercule devait accomplir, qu’on peut faire nôtre : une page d’écologie et d’altruisme.

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Hercule dans les Ecuries d’Augias vu par Daumier 

Enfin, dans notre société de consommation, le message que livre la publicité des grands lessiviers, reprit Coluche dans un de ses sketchs célèbres de la « lessive qui lave plus blanc que blanc », nous renvoie également à l’idéal de propreté et de pureté propre au signe de la Vierge.

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              Sa psychologie

Signe Négatif, c’est une personnalité introvertie.

Signe Mutable ou double, d’une grande activité psychique, le type Vierge cherche à adapter son éthique aux réalités de la vie. Dans la nature, l’été se termine, une période de transition est nécessaire.

La Terre est l’élément de la Vierge. La terre a été chauffée par le soleil de l’été. La nature est sèche. Comme la nature l’homme est fatigué. En ce temps de sécheresse,  l’être se dégage de la vie sensible. Il veut revenir aux valeurs essentielles. Le type Vierge intellectualise : il appréhende le monde logiquement.

La Terre est un élément de concentration, de fixation et de concret. Il se particularise en Vierge par sa position dans le cycle zodiacal. Dans la trilogie des signes de Terre, après la Terre cardinale du Capricorne (la semence, la conscience), puis la Terre fixe du Taureau (la terre grasse et fertile : le sens des réalités, l’efficacité), vient la Terre mutable de la Vierge où l’être tente de ne pas tenir compte de ses émotions pour agir.

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Avec l’univers virginien se découpe le profil d’un caractère qui a son équivalent avec le complexe anal replié de la psychanalyse freudienne. Il s’agit d’une disposition générale à retenir, à contrôler, à se maîtriser et à se discipliner ; d’une tendance à l’économie, à la parcimonie, à l’accumulation à la conservation, à la temporisation ; d’un caractère sérieux, consciencieux, scrupuleux, réservé, sceptique, méthodique, ordonné, attaché aux principes, aux règles, aux consignes, sobre, soucieux de sens civique et de respectabilité, travailleur tourné vers les choses difficiles, laborieuses, ingrates ou pénibles, visant à satisfaire avant tout un sentiment de sécurité.

La Vierge est attirée à la fois par des forces obscures et par les forces de la lumière. Aussi cherche-t-elle à maintenir l’équilibre entre le bien et le mal. Cet idéal explique sa perpétuelle tension.

Il coexiste chez elle deux types de caractères : inhibition et pulsion, classique et réactionnel. C’est un être ambivalent qui passe d’un état à l’autre : le mal puis le bien, la bonté et la haine. Ces changements lui permettent des prises de conscience au travers desquelles elle évolue.

La caractérologie en fait un nerveux actif, non émotif. L’expression est vive, intelligente. Le type Vierge a conscience de l’effort, des grandes et des petites douleurs, mais elle retient ses émotions. Avant d’agir, la Vierge passe tout au crible. Elle analyse, filtre, réfléchit avant d’entreprendre.

A noter que la partie du corps qui correspond à la Vierge sont les intestins dont leur fonction est de trier les aliments et de choisir ceux qui sont nécessaires. Ils éliminent les déchets et assimilent les substances nutritives. A la  Vierge sont attribuées les valeurs de philtre,  d’analyse et d’activité. Elle possède des valeurs d’élimination et d’assimilation.

Sa  nature est ambivalente. Entre le bien et le mal, la Vierge est écartelée. C’est un être responsable, efficace qui, devant le travail, élimine méthodiquement les difficultés. 

Et si la Vierge était…

Un animal ? On pense tout de suite à fourmi la fourmi, à ecureuil l’écureuil   

 

fouine à la fouine ou même la termite, beaucoup moins sympathique.

Et si c’était un arbre : ce seraitle noisetier  noisetier ou le sureau sureau 

… Une plante ?  le trèfle trefle ou le serpolet serpolet31  

bouquet-fleurs-des-champs1 Si c’était une fleur, ce serait un bouquet de fleurs des champs, coquelicots, bleuets, marguerites, mêlées de tige de blé mûr.  

Et comme condiment… la citronnelle citronnelle

Sa saveur est anisée. Son parfum est la lavande, celle des armoires bien rangées sachet-de-lavande qui sentent bon.  

Son métal est le bronze et l’aluminium. Sa couleur est le beige-marron, les couleurs de la terre et des champs.

Si la Vierge était une pierre, ce serait… malachite  la malachite…  le jaspe… jaspe ou bien l’agate agate

Si c’était un instrument de musique, ce serait un tambourin tambourin

boites-et-porcelainesEt si c’était un objet de collection : ce serait des boîtes, des assiettes anciennes, des porcelaines et… des collections de collections…

 

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