DANS LES TENEBRES DE PLUTON

(5.3.91 - PLUTON) par sylvietribut le 26-10-2010

Un peu d’Histoire

Pluton fut découvert en 1930, par Percy Lowell, à l’occasion de prises de vues scientifiques. La découverte de Pluton coïncide avec les terribles événements qui devaient survenir au cours des années 30, en particulier l’avènement de dictateurs d’un type nouveau, tels qu’Hitler, Staline et Mao. C’est aussi l’arrivée de nouvelles armes de destruction massive terrifiantes, celles qui, utilisant la fission de l’atome, peuvent provoquer un cataclysme et détruire notre planète.

Son graphisme

pluton-glypheIl fait penser à un petit bonhomme stylisé qui marcherait la tête en bas.

Au plan astronomique

Avec ses 2 354 km de diamètre, Pluton est la plus petite planète du système solaire. Pluton se trouve au-delà des géantes gazeuses que sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Mais Pluton est probablement le plus grand élément d’une autre ceinture d’astéroïdes. 

pluton

Pluton gravite autour du Soleil en 248,6 ans ; son orbite elliptique l’amène plus près de la Terre que Neptune pendant un bref laps de temps. Elle se trouve à 5 906 millions de kilomètres du Soleil. On ne peut l’observer qu’avec un télescope très puissant.

Sa mythologie

Divinité souterraine, Pluton est le dieu romain des Enfers, l’Hadès grec. Ce dieu, dont le nom était dérivé du mot grec « Ploutos » signifiant « richesse », était la personnification divine de la Fécondité de la terre, le garant de l’abondance des récoltes ; on lui donnait aussi le nom de « Dis Pater », Père des Richesses. Pour les Romains, il avait un caractère redoutable et on lui sacrifiait des animaux au pelage sombre, brebis ou porcs noirs, et on vouait à son courroux inflexible tous les condamnés à mort.

Fils de Saturne et de Rhéa, après le partage de l’Univers en trois parties, Pluton acquit la possession souveraine sur le monde inférieur tandis que son frère Jupiter régnait sur les cieux et Neptune, son autre frère, sur les mers. Il était l’époux de Perséphone qu’il enleva à sa mère Déméter.

Justicier impitoyable, il est assis au fond des Enfers sur un trône et tient dans sa main un sceptre avec lequel il gouverne sans pitié les âmes des morts qui peuplent son sombre et inconnu royaume : les maudits sont rassemblés dans le Tartare et les justes dans les Champs-Elysées. Pluton n’était donc pas le diable, mais le justicier suprême, celui qui peut punir, mais aussi récompenser. Il régentait donc à la fois le Purgatoire, l’Enfer et le Paradis. Il avait aussi un rôle fécondant, sous le nom de Frugifer et faisait germer le blé qui meurt en terre pour renaître en moissons. Ce côté d’abondance lui a valu de représenter les richesses, d’où le nom de « ploutocratie » encore employé pour désigner un capitalisme envahissant. 

pluton-hades

Il porte sur la tête un casque qui le rend invisible ; les Cyclopes lui en firent don et lui-même il le prête parfois aux héros des légendes auxquels il a décidé d’accorder aide et protection. Entouré des divinités des Enfers, ses servantes, ses messagères, il dicte à la Terre la terrible loi de la mort. Pourtant, tout comme son épouse Perséphone, terrible déesse aux Enfers, mais douce aux hommes de la Terre, auxquels elle apporte fertilité et abondance des moissons, Pluton était invoqué par les agriculteurs et on le représente aussi sous les traits d’un dieu placide, tenant d’une main une corne d’abondance et de l’autre des instruments aratoires.

Pluton gouverne donc un processus qui est d’abord une destruction : la semence enfouie en terre, qui pourrit, se transforme et devient une nouvelle plante. Pluton ne crée pas, mais transforme après une période de mort apparente, d’où une indiscutable analogie avec les significations du Scorpion et de la Maison VIII.

Au cours de ses séjours sur la Terre, Pluton commet toujours quelques infidélités avec les mortelles ou les nymphes de la végétation et des bois.

La double attribution de la Mort et de la Vie revêtue par Pluton est, dans la mythologie, commune à presque toutes les grandes divinités des Enfers.

Au plan psychologique

Dans la psychologie de Jung, Pluton représente, selon André Barbault, l’inconscient collectif, les énergies primitives que nous devons domestiquer si nous ne voulons pas qu’elles nous dévorent. C’est ce qui tend à se produire en cas de fortes dissonances : le sujet tend alors à vivre dans un climat de crise, de révolution permanente, d’autodestruction, gouverné malgré lui par les instincts de la mort, la néantisation de la vie intérieure.

En caractérologie

Le Plutonien est un solitaire imbu de sa puissance et prêt à tout pour l’accroître, cherchant à agir sur les masses et à les manœuvrer.

Au plan psychanalytique

Pluton est le prince des ténèbres. C’est le symbole des profondeurs de nos ténèbres intérieures qui rejoignent la nuit originelle de l’âme, c’est-à-dire les couches les plus archaïques de la psyché.

Quand Jung déclare que l’homme civilisé traîne encore derrière lui la queue d’un saurien, il fixe l’image infernale de cette région ancestrale de l’individu que gouverne cette planète.  

saurien

C’est le clavier des tendances affectives du stade sado-anal avec les forces du mal : le noir, le laid, le sale, le mauvais, la révolte, le sadisme, l’angoisse, l’absurde, le néant, la mort… De même, nous touchons à ce même clavier quand Jung nous engage à rencontrer notre dragon, nous invitant à développer la conscience de l’invisible, à nous assurer la possession de nos trésors enfouis, à dégager l’accès vers les richesses cachées, à découvrir ses arcanes les plus secrètes, pour son accomplissement spirituel ou sa réalisation métaphysique. L’alignement du Moi sur les vérités les plus profondes de l’être donne le pouvoir, sinon une volonté de puissance occulte, qui a le dernier mot dans les affaires humaines. En revanche, si l’être refuse ces besoins vitaux les plus fondamentaux, des fermentations intérieures détruisent l’équilibre et, par des catastrophes qui dérobent le sol sous nos pieds, Pluton ouvre le gouffre prêt à précipiter l’homme et à l’y engloutir : c’est la saison en enfer.

En astrologie

Octave supérieur de Mars, Pluton est en affinité avec le Scorpion qui est son domicile et le Bélier où la planète est en exaltation. Elle est en affinité avec l’Eau, la couleur noire et le Plutonium. Sa nature est assez contradictoire, car elle dirige l’homme vers les sommets les plus inaccessibles de la spiritualité ou vers les profondeurs les plus insondables de la déchéance. Elle est extrémiste en tout et ne supporte aucun compromis.  

scorpion5

Planète de la mort et de la réincarnation, elle gouverne les principes de transformation, de régénération ou de dégénérescence, de mystère et de disparition, de sacrifice et de destruction. Les dictatures, le banditisme et la violence intériorisée sont en relation avec Pluton. Elle indique également les trésors secrets, notamment ceux que recèlent notre corps et notre esprit sous forme de centres d’énergie latents et insoupçonnés.

Pluton signifie la force, la continuité dans le changement. Pluton est au début et à la fin de toutes choses. Cette planète a une fonction de renouvellement.

Cette planète incarne la force qui préside aux grandes mutations des ères géologiques et des espèces, les profondeurs de la matière, le monde atomique, la conquête de l’espace, le laser et la chirurgie du cœur, les transplantations. C’est le symbole de la reconstitution radicale, sur de nouvelles bases, rejetant les éléments nuisibles ou superflus. Ses effets paraissent souvent aussi soudains et imprévus que ceux d’Uranus et de Neptune. Mais contrairement à celle de ces deux planètes, son influence s’avère nettement plus bénéfique et animée d’un profond sentiment de justice, bien qu’elle puisse paraître immorale ou anormale, étant au-dessus de nos conventions humaines.

Même favorablement situé dans un thème, Pluton exprime la volonté de puissance, et celle-ci souvent se manifeste de façon implacable. Il ne s’adapte pas, n’admet pas de demi-mesures, ne veut pas de partenaires, mais des êtres soumis. Il ne capitule jamais ; il n’y a pour lui qu’une solution, la victoire ou la mort. Autrefois, on avait peur de ce dieu, représenté comme sombre et rébarbatif qui apportait autour de lui un climat souvent marqué d’hostilité.

Il y a en Pluton une ambivalence fondamentale : il est le juge que nous rencontrons toujours à un moment de notre existence. Lié à Saturne, ce juge nous déclare coupable. Il peut aussi nous aider dans notre évolution, mais il le fait très durement. Il nous ouvre la clef d’un autre monde, si nous acceptions en quelque façon de mourir comme la graine, mais symboliquement, et de nous recréer. Pluton en effet ne crée pas, il recrée. Dans cette transformation, il y a risque d’anéantissement, de réduction à l’état de déchet, de scorie. On pourrait dire que Pluton est à la fois la part de la vie dans la mort et de la mort dans la vie. 

glyphe-du-scorpion-2

Dans un thème natal, Pluton représente les valeurs d’angoisse et toutes les activités destructrices ou constructives qui s’exercent à l’intérieur de soi ; c’est un facteur de régénérescence, de crise et de bouleversements. Pluton symbolise l’instinct de conservation, les destructions nécessaires pour que du neuf puisse surgir. Il règle les fonctions d’élimination. Psychologiquement, Pluton incite à l’engagement mais témoigne parfois de tendances suicidaires. Il présume aussi bien un formidable pouvoir de récupération que des tendances dépressives.

Symboliquement, Pluton est un réceptacle de forces mystérieuses : la force germinative, la force du noyau atomique, la puissance du sexe, toutes les énergies bouillonnantes et souterraines dont l’emploi maladroit peut déclencher les pires catastrophes, et qui sont l’envers du monde des apparences. C’est le dragon gardien du seuil dans des traditions occultes.

C’est la planète la plus éloignée de notre système solaire. Cette distance lui confère des caractéristiques d’obscurité et de mystère qui lui assignent d’emblée les domaines de l’inconscient et du monde souterrain. Pluton est la planète-maîtresse des transformations profondes, des révolutions irréversibles, des instincts ancestraux, des obsessions, des pulsions et des possessions, des crimes et par là même de la psychologie moderne. 

alchimiste2

Les individus sous l’influence plutonienne manifestent un intérêt passionné pour les mystères de la vie et de la mort. Ils sont dévoués, patients et obstinés. Parmi eux, on trouve souvent des occultistes, des magnétiseurs, des mystiques, des chercheurs scientifiques. Ce sont toujours des réformateurs et innovateurs.

Pluton exerce son influence sur les mineurs de fond, les prospecteurs, les détectives et les espions. Ses vibrations les plus élevées sont perçues par l’occultisme, l’alchimiste, le magicien blanc, le guérisseur et l’exorciste. Autrefois, les chevaliers qui partaient à la quête du Graal exprimaient, lorsque leur idéal était pur, une mode de pensée et d’action propre à Pluton.

Quant aux caractéristiques négatives de cette planète, on peur les rencontrer dans les gouvernements totalitaires, la musique violente et l’armement nucléaire ; ses aspects les plus dangereux sont représentés par la magie noire, l’envoûtement, les sacrifices rituels de certaines sectes qui vont jusqu’au suicide collectif et la recherche égoïste de pouvoirs personnels liés à un entraînement psychique.

En astrologie mondiale, on dit que Pluton est en rapport avec les masses. En fait, il ne les gouverne pas, mais gouverne leur utilisation, leur « viol ». Avec Pluton, il y a la tentation de la puissance à tout prix, recherchée pour des buts uniquement matériels ou sexuels, ce qui risque de rendre esclave de cette force déchaînée et d’ouvrir des précipices sous les pas du Plutonien, lequel doit plus que tout autre s’initier à ses propres forces secrètes.

Au plan physiologique

Pluton régit l’appareil génital, le rectum, l’anus, la sphère abdominale et pelvienne.

Pluton est la planète réputée la plus nocive du zodiaque. En fait, le dynamisme apporté par la planète est considérable, la vitalité énorme, la longévité au-dessus de la moyenne, et il faut de très mauvais aspects pour qu’elle induise un processus grave.

Pluton dirige tous les processus de destruction et d’inversion ainsi que la décomposition organique : gangrène, nécrose et les tumeurs malignes.

La pathologie psychique de Pluton est l’agressivité sous toutes ses formes.

Sur le plan pathologique, Pluton peut correspondre à des maladies mystérieuses qui apparaissent et disparaissent apparemment sans raison. Parmi les troubles plus « compréhensibles », nous pouvons citer les ulcères, certains types de cancers et de tumeurs, les leucémies, les maladies vénériennes et, de manière générale, les affections des organes génitaux. Les risques d’intoxications sont assez marqués, ainsi que toutes les difficultés qu’éprouve le corps pour éliminer les toxines.

scorpion

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

smiley-astro-scorpion1

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LES SANGLOTS LONGS DES VIOLONS… DE LA BALANCE

(12 - ASTROLOGIE ET MUSIQUE) par sylvietribut le 22-10-2010

L’histoire du violon remonte au XVIe siècle et semble être née en Italie. Le terme « vyollon » apparaît en France en 1523 et l’on trouve « violino » en Italie en 1538. C’est un instrument de la famille des « cordes ». Le violon est un miracle acoustique car il ne devrait pas, scientifiquement, sonner aussi parfaitement. Il descend du rebec du Moyen-Age.  

violon-et-archet

En fait, le violon est dérivé de plusieurs instruments à cordes aux origines diverses :

. Le Ravanastron indien apparu en Inde il y a 5 000 ans. Il s’agit du premier instrument à cordes joué avec un archet. Les descendants du Ravanastron firent leur apparition en Europe au temps des Croisades via la Perse et l’Arabie.                                                                                                                                                 

. Le Rebec d’origine arabe, qui a été introduit en Europe au Moyen Age.      

le-rebec-et-lange 

L’ange et le Rebec

. Au XIIe siècle, la vièle du Moyen Age supplante la Rote, omniprésente en Europe centrale.          

. La vièle du XVe siècle donne naissance à la lira da braccio ou viola da braccio (viole à bras).                           

. En France, il faut attendre l’arrivée de Lully à la cour du Roi dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour y voir le violon acquérir ses lettres de noblesse.  

. Depuis 1830, la morphologie du violon est restée pratiquement inchangée. 

Il semble que les premiers violons aient empruntés des caractéristiques à chacun de ces instruments à cordes.            

Les meilleurs violons ont été fabriqués en Italie, à Brescia, notamment pour les Amati, da Salo ou Maggini, et à Cremona pour les Stradivarius.

stradivarius-dans-son-atelier

Stradivarius dans son atelier

Plusieurs noms sont cités parmi les possibles inventeurs de cet instrument : les luthiers Giovan Giacobo della Corna (1484-1530) ou Zanetto Montichiaro (1488-1562) qui fabriquaient des luths, des lires et d’autres instruments semblables.

Au XVIe siècle, le violon est rapidement devenu un instrument de musique très populaire en Europe. Il était alors utilisé aussi bien comme instrument de rue qu’à la cour des rois. Le violon fut tout d’abord un instrument populaire et de plein air. Il accompagnait les chansons à boire, parfois des ballets, des processions et il s’associait aux cuivres. On lui a longtemps préféré le luth et la viole. En France, son usage est attesté dès 1556 et il a peu à peu remplacé la viole de gambe. Vers 1560, le roi Charles IX commanda 24 violons aux Amati, l’illustre famille de luthiers de Brescia. Le plus ancien violon qui nous soit parvenu est l’un de ceux-là et porte le nom de son commanditaire. Toutefois, François 1er possédait déjà un ensemble de violons qui, en 1480, était rattaché à l’Ecurie, aux manifestations en plein air.  C’est au début du XVIIe siècle qu’il devint un instrument virtuose, d’abord en Italie, puis en France et en Allemagne. Il est adopté par la musique savante avec l’Orfeo de Monteverdi, vers 1600, et à la cour de France avec la troupe des Vingt-Quatre Violons du Roi, formé en 1626.

Les maîtres de danse des XVIe et XVIIe siècles utilisaient un petit violon, la pochette ou Pocceta en italien, kit en anglais et Taschengeiger (violon de poche) en allemand.

Depuis sa création au XVIe siècle, le violon s’est fait une place dans de nombreux genres musicaux. Cet instrument qui accompagnait jadis la musique à danser populaire a en effet conquis des domaines aussi divers que la musique tzigane, le jazz avec Stéphane Grappelli, les musiques folkloriques et même le rock.

violonneux_diable  

Quant au violoneux, c’était le terme employé pour désigner un violoniste spécialisé dans la musique traditionnelle ou folklorique. Souvent, un violoneux ne possède pas de formation classique en musique, mais a appris d’autres violoneux. On peut d’ailleurs souvent le distinguer du violoniste classique par la manière dont il tient son violon, appuyé sur le bras, un peu sous l’épaule, contrairement à la position classique, sous le menton. C’est au Québec que les violoneux ont longtemps occupé une grande place dans les célébrations du temps des fêtes, jouant des rigodons, des gigues. Mais il faut bien dire que c’est une activité qui se perd… le DJ ayant allègrement remplacé le violoneux. Toutefois, cette vie sociale, la danse, la musique même traditionnelle ou folklorique sont bien en rapport avec le monde sociable, joyeux et même artistique de Vénus et de la Balance. D’ailleurs, dans les campagnes, les violoneux venaient donner l’aubade aux fiancés avant de convoler en justes noces. La Balance et la Maison VII ne sont-elles pas placées sous le signe des associations et des contrats, dont le mariage.

Depuis sa création au XVIe siècle, le violon s’est fait une place dans de nombreux genres musicaux. Cet instrument qui accompagnait jadis la musique à danser populaire a en effet conquis des domaines aussi divers que la musique tzigane, le jazz avec Stéphane Grappelli, les musiques folkloriques et même le rock.

Quant au violon d’Ingres, qui est une occupation secondaire à celle qu’on exerce, aussi bien dans le domaine sportif, mais souvent dans un domaine artistique. On est bien là aussi dans le monde de la Balance, de l’art, du spectacle, de la vie sociale. Ingres lui fut le maître du portrait dont Baudelaire affirmait qu’il avait une « rigueur de chirurgien ». Le père de ce peintre classique, sculpteur et musicien, lui enseigna très tôt l’art de dessiner et de jouer du violon. C’est ainsi qu’à côté de son talent le plus reconnu, la peinture, Ingres avait pour loisir favori la pratique du violon, c’était son dada, ou son hobby…

violon3

 Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DANS L’HERBIER DE LA BALANCE … LE NARD

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 20-10-2010

Plante inconnue en Occident, mais souvent citée par les auteurs orientaux, c’est du nard qu’on extrait un parfum des plus précieux qui évoquait des qualités royales et de nombreux poètes l’ont chanté.

Tandis que le roi est en son enclos,

Mon nard donne son parfum.

Mon bien-aimé est mon sachet de myrrhe

Qui repose entre mes seins.

Le nard entre dans la composition du Paradis où s’épanouit l’amour. L’époux comparant l’épouse à la source d’un jardin décrit son enchantement :

Tu es les plus rares des essences :

Le nard et le safran

avec les plus fins arômes.

Source qui féconde les jardins, puis d’eau vive,

ruisseau dévalant du Liban.

nard-3 

Le nard

C’est également un parfum de nard que Marie-Madeleine viendra répandre sur les pieds du Christ : « Elle prit une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix et en oignit les pieds de Jésus, puis les essuya avec ses cheveux et la maison s’emplit de la senteur du parfum » (Saint Jean). Dans l’Evangile selon Marc, une femme brise « un flacon d’albâtre contenant un nard pur de grand prix » et le verse sur la tête de Jésus.

Dans leurs commentaires du Cantique, les Pères de l’Eglise feront du nard un symbole d’humilité ; ce qui tranche un peu sur le caractère royal et somptueux de ce parfum. Mais l’interprétation symbolique résout le problème : le nard est une petite graminée poussant surtout dans les régions montagneuses ; en pressant les racines de cette plante, on obtient le plus merveilleux des parfums. Ainsi en va-t-il de l’humilité qui donne les fruits de la plus sublime sainteté.

Les écrivains du Moyen Age citeront souvent cette herbe, en s’inspirant de l’Histoire naturelle de Pline.

le-nard 

Le nard – Planche botanique

Le nard est sans doute l’un des plus anciens parfums orientaux connus. Il s’agit, sous sa forme d’huile, d’un liquide de couleur ambrée. La plante est un ingrédient connu de la médecine traditionnelle ayurvédique, utilisée entre autres pour faciliter la repousse des cheveux. Elle est, en dehors de ses applications en parfumerie, utilisée pour fabriquer l’encens ou comme sédatif.

On sait que l’utilisation du nard est très ancienne, d’une part car elle fait partie intégrante de la tradition ayurvédique indienne, d’autre part parce qu’elle était considérée durant l’Egypte ancienne, le Moyen-Orient et la Rome antique comme un parfum de luxe. Dans son Histoire Naturelle, Pline dénombre douze espèces de nard. De nombreux textes anciens considèrent le nard comme un produit de grande valeur, monétaire comme spirituelle. Il était utilisé dans de nombreux rites religieux, en partie pour ses effets sédatifs et narcotiques.

De nos jours, le nard n’est pratiquement plus utilisé, on lui préfère des espèces plus communes, donc plus faciles d’accès, de valérianes, mais surtout son odeur très forte n’est pas toujours appréciée.

marie-madeleine-et-son-flacon-de-nard 

Marie-Madeleine et son flacon de nard

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

nard

 Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

UN MYTHE BALANCE… EROS ET PSYCHE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 19-10-2010

La légende d’Eros et Psyché nous est contée par Apulée (125/180) dans les Métamorphoses ou l’Ane d’or. C’est une histoire d’amour contenant de nombreux éléments populaires et féériques. Il est un épisode qui nous parlent non seulement d’amour mais aussi de regard interdit.

eros

Qui est Eros ? C’est le dieu de l’Amour. Eros signifie en grec « amour charnel ». Les Romains l’appelaient « Amour » ou « Cupidon », le désir. Il existe plusieurs versions concernant l’origine du dieu, dans la tradition grecque. Selon Hésiode, Eros serait né au commencement des temps, de Chaos, le Vide, en même temps que le Tartare et Gaia ; il aurait assuré l’union des éléments primordiaux, Ouranos, le Ciel, et Gaia, la Terre, et présidé aux mariages entre leurs descendants, les dieux et, enfin entre les hommes. Dans cette tradition, Eros est simplement la personnification de la puissance génératrice qui envahit les êtres vivants et les pousse à se reproduire. Sa naissance précède celle d’Aphrodite, la déesse de l’amour. Selon d’autres mythes, Eros était un dieu beaucoup plus jeune, fils d’Aphrodite et de son amant, Arès/Mars. En accord avec cette tradition, l’art et la littérature classique le dépeignent comme un beau jeune homme, fort et musclé. Pendant la période classique, il était souvent considéré comme le protecteur des amours homosexuelles entre hommes et jeunes hommes, et sa statue ornait les gymnases. Comme dieu de la Fertilité, il possédait un culte à Thespies, en Béotie, et à Parion, en Mysie. Les métèques, ou résidents étrangers à Athènes, érigèrent une statue et un sanctuaire sur l’Acropole à Antéros, avatar d’Eros signifiant « amour partagé », à la mémoire de deux jeunes hommes, Mélès, un Athénien, et Timagoras, un métèque. Timagoras aimait Mélès, qui méprisait son amour et lui demanda, pour l’éprouver, de se jeter du haut de l’Acropole ; Timagoras s’exécuta, et Mélès en fut à tel point accablé de remords qu’il se tua de la même façon.

A l’époque hellénistique, l’amour prit dans l’art et la littérature un tour de plus en plus romantique et une autre conception d’Eros fit son apparition ; on le présentait come un enfant ailé portant un carquois plein de flèches ; l’on distinguait même plusieurs Amours, les Erotes ou les Cupidines en latin, car les passions qu’il personnifiait paraissaient infinies. De là vint la mythe qu’il donnait à ses flèches une pointe d’or pour inspirer un désir passionné chez ses victimes, ou une pointe de plomb pour détourner les personnes de ceux qui tombaient amoureux d’elles : ainsi Eros pouvait inspirer l’amour aussi bien que le décevoir. On rencontre souvent cet Eros enfant chez les poètes romains ; Virgile nous rapporte comment Vénus se servit de lui pour provoquer l’amour de Didon pour Enée. La pauvre Didon se jettera dans un brasier dont Enée, de loin, verra la fumée, peut-être traversé de quelques remords.

la-mort-de-didon

La mort de Didon

L’histoire de Psyché semble, à cet égard, parfaitement illustrer à la fois l’amour partagé et interdit ou frappé par la malédiction portée sur la jeune fille par Aphrodite/Vénus… On retrouve là les thèmes chers à la Balance. Plusieurs auteurs, jungiens le plus souvent, se sont penchés sur « Amor et Psyché », interprétant à loisir, la mutation de Psyché, enfant obéissante vivant le plaisir avec son époux qu’elle est condamnée à ne pas voir, en femme acceptant le risque de perdre cet amour plutôt que de continuer à vivre dans ce somptueux palais vide, avec un mari invisible dont elle ignore le nom et le visage. Fût-il le dieu de l’amour, cet époux interdit à son regard ne la comble plus. Voilà qui ressemble à l’histoire d’un homme devenu aveugle et de la perte e son désir pour sa femme dont il ne distingue plus les traits. De là à conclure que le désir naît avant tout du regard ? Cependant, Apulée qui transforma volontiers Isis en sainte Vierge, nous propose de ce vieux mythe une interprétation spirituelle de l’amour, où il est question d’âme, d’évolution, d’accès à la conscience.

la-legende-de-melusineComment ne pas évoquer également l’histoire de Mélusine, où les rôles sont inversés puisque c’est le seigneur de Lusignan, son époux, qui n’a pas le droit de regarder sa femme le samedi. Comme par hasard, ce récit n’a pas inspiré aux commentateurs la même interprétation. On ne nous raconte pas que le seigneur de Lusignan devient adulte lorsqu’il se décide à surprendre sa femme.

Peu importe… Ce mythe, comme tous les autres, nous est donné pour penser, deviner ce qui se cache dans la « psyché » humaine et pour comprendre le parcours de l’héroïne amoureuse.  

psyche_et_lamour

Qui est Psyché ? C’est la plus jeune des trois filles d’un roi. Elle était si belle que les habitants du pays avaient cessé d’honorer Vénus/Aphrodite pour se tourner vers la jeune fille. Mais celle-ci aurait cependant préféré qu’on lui demandât sa main plutôt que de recevoir les honneurs divins. Vénus fut saisie d’une grande colère en voyant la princesse usurper, quoique involontairement, sa place, et décida de la punir. Elle ordonna à Cupidon/Eros, son fils, d’inspirer à Psyché une passion pour l’être le plus monstrueux qu’il trouverait. Mais lorsque ce dernier l’aperçut, il tomba amoureux d’elle et ne put obéir aux ordres de sa mère. Il demanda à Apollon d’envoyer au père de Psyché un oracle qui commanderait à ce dernier de parer sa fille pour le mariage et de l’exposer, dans sa robe de mariée, sur un rocher isolé où un démon viendrait en prendre possession. Accablé de chagrin, le roi obéit. Cependant, Psyché fut enlevée par la douce brise de Zéphyr et emmenée dans une vallée inconnue où se dressait un merveilleux palais dont les portes étaient ornées de pierres précieuses et le sol pavé d’or. Elle y pénétra et fut accueillie par des serviteurs invisibles. Voilà qui n’est pas sans nous rappeler La Belle et la Bête. Un voix amicale lui fit visiter les lieux et la rassura. Lorsque vint la nuit, elle alla se coucher et fut rejointe par Cupidon qui avait pris une apparence humaine. Il déclara à Psyché qu’il était maintenant son mari et qu’elle serait la plus heureuse des femmes si seulement elle s’abstenait de chercher à savoir qui il était ou de vouloir voir son visage. Si elle transgressait cet ordre, son enfant n’acquerrait jamais l’immortalité.

Psyché se mit à aimer passionnément son mari. Mais un jour où elle se sentait seule, car elle ne voyait jamais personne, elle demanda à son mari invisible la permission de rendre visite à ses sœurs. Après maintes hésitations, il accepta de les faire venir, mais il lui recommanda de ne pas répondre aux questions qu’elles lui poseraient à son sujet. Le vent de l’ouest, le Zéphyr, les transporta jusqu’au palais dont les sœurs furent tout de suite mortellement jalouses. Lors d’une seconde visite, ces dernières découvrirent que Psyché n’avait jamais vu son mari ; elles lui firent alors croire qu’il pourrait se transformer en serpent, lequel se glisserait dans son sein et les dévorerait elle et son enfant. Tout d’abord déchirée entre les avertissements de son mari et les prières instantes de ses sœurs, Psyché céda finalement à sa curiosité et à ses craintes. Le soir, avant d’aller se coucher, elle se munit d’une lanterne et d’un poignard. Une fois Cupidon endormi, elle alluma la lampe et la dirigea vers son visage, en levant le poignard. Mais quand elle découvrit le corps harmonieux du dieu de l’Amour, elle fut si émue qu’elle laissa tomber une goutte d’huile brûlante sur son épaule et le réveilla. Comprenant que Psyché connaissait maintenant son identité e que son secret allait être révélé, Cupidon se leva et s’envola.

eros-et-psyche2

Psyché, désespérée, le chercha partout, mais en vain. Lorsque ses sœurs apprirent l’identité de son mari, elles voulurent elles aussi l’épouser et, imitant leur sœur, elles sautèrent du haut du rocher en robe de mariée et s’écrasèrent au pied de la montagne. Pendant ce temps, Psyché errait à la recherche de Cupidon. Junon/Héra et Cérès/Déméter lui refusèrent leur aide, ne voulant porter secours à l’ennemie d’une autre déesse, si bien que Psyché arriva au palais de Vénus elle-même. La déesse la laissa entrer, mais fit d’elle son esclave et lui imposa des tâches impossibles à accomplir. Tout d’abord, elle lui ordonna de trier une pièce pleine de graines avant la tombée de la nuit. Une colonne de fourmis vint l’aider et divisa les graines en différents tas.

Puis Vénus dit à Psyché de lui rapporter un écheveau de laine des moutons mangeurs d’hommes ; cette fois, un roseau lui apprit comment obtenir la laine, une fois les moutons endormis. Ensuite, Psyché dut emplir une jarre de l’eau du Styx, dans les montagnes d’Arcadie ; un aigle qui avait une dette envers Cupidon se présenta à l’instant et alla chercher l’eau. Enfin, elle dut demander un flacon d’onguent de beauté à Proserpine/Perséphone. Psyché comprit qu’elle allait mourir, car Proserpine était la déesse des Enfers ; aussi elle monta en haut d’une tour et résolut de se jeter dans le vide ; mais la tour s’adressa à elle et lui donna des instructions précises pour surmonter l’épreuve. Elle pénétra aux Enfers par le gouffre du Ténare, dans le Péloponnèse, apportant avec elle deux oboles et deux galettes. Ainsi, elle put, à aller et au retour, se concilier Charon et Cerbère, et également échapper aux embûches que Vénus lui avait tendues. Proserpine lui offrit une chaise et un repas, mais Psyché s’assit sagement sur le sol et se contenta de pain. La déesse lui remit le flacon que demandait Vénus, soigneusement scellé. Cependant, Cupidon regrettait désespérément sa femme ; il s’approcha du trône de Jupiter et avoua sa désobéissance à sa mère ; puis il assura que Psyché avait été assez punie et supplia Jupiter de lui permettre de faire de la jeune fille son épouse légitime. Jupiter y consentit.

waterhouse-psyche

WATERHOUSE – Psyché

Pendant ce temps, Psyché approchait du passage qui conduisait au séjour des Vivants et, dévorée de curiosité et voulant également reconquérir l’amour de Cupidon, elle ne put résister au désir d’ouvrir le flacon malgré l’interdiction que lui en avait faite la tour. Là-dessus, elle fut envahie par le sommeil mortel que contenait le flacon. Telles furent les conditions dans lesquelles Cupidon la retrouva. Il la ramena à la vie et l’enleva sur l’Olympe. Le mariage de Cupidon et Psyché fut célébré par tous les dieux. Vénus oublia sa colère et Jupiter tendit lui-même à Psyché une coupe d’ambroisie, qui la rendit immortelle. Elle donna à Cupidon une fille qu’on nomma Volupté.

Apulée évoque, dans son conte, l’allégorie de l’âme (Psyché) à la recherche de l’amour divin (Eros, l’Amour).

Cependant, voilà qui permet de penser qu’il ne s’agit pas tant d’une histoire d’âme et de rédemption que d’amour ou de bonheur. Ce bonheur, nul ne peut y atteindre sans peine, sans patience dans la vie quotidienne (l’épisode des fourmis), sans acceptation du vieillissement, la référence à l’onguent, sans prudence ni un peu d’or (les moutons dévoreurs d’hommes) et sans acceptation de la mort (l’eau du Styx).

Toutes ces épreuves imposées par la déesse de l’amour ont quelque chose à voir avec la conquête de l’amour lui-même. Psyché accepte d’avoir souffert, d’avoir été flétrie, d’avoir vieilli et peut-être perdu un peu de son éclat, d’avoir été prête à mourir et à se jeter du haut de la tour… Même si Jupiter lui fait ensuite l’extrême faveur de l’immortalité.

canova-eros-et-psyche

CANOVA – Eros et Psyché

Ne retrouvons-nous pas ici la nature de la Balance qui a besoin de plaire, de rester toujours belle comme une « fille de Vénus », elle si vulnérable au regard de l’autre, terrifiée à l’idée qu’elle pourrait ne plus être aimée ? Psyché hésite souvent, doute, subit l’influence de ses sœurs puis celle d’Eros. Elle provoque Aphrodite/Vénus en lui avouant tout.

Elle se met en situation de rivalité avec la plus susceptible des divinités de l’Olympe ; elle veut garder son mari mais fait ce qu’il faut pour le perdre, espérant conserver cet époux divin et le voir tout à la fois mais, lorsqu’elle a perdu Eros, elle affrontera toutes les épreuves pour le retrouver. Incapable de résister à la tentation d’ouvrir le flacon qui pourrait lui rendre une beauté dont elle n’est plus sûre, elle brave absurdement un interdit de la Reine des Morts en personne. Contradiction encore… Balancements et tergiversations, fragilité de la Balance vénusienne.

Les pièges de l’amour, les rêves de beauté parfaite, de passion inaltérable se trouvent ici réunis, dans cette histoire qui nous rappelle combien il est difficile d’accéder à l’amour adulte, quels sacrifices il convient d’accepter. L’amour pour devenir adulte doit-il passer par la confrontation des regards, la reconnaissance de la réalité de l’autre, la chute du masque ? Et n’est-il pas plus difficile à la Balance qu’à d’autres de faire tomber le masque, d’accéder à son « vrai self », elle qui a tant de souci du jugement qu’on porte sur elle ? Pourtant qui blâmerait Psyché condamnée à traîner de mornes journées dans l’attente de ce mari transparent ? Qui blâmerait le Seigneur de Lusignan de vouloir guetter sa femme qui le samedi se dérobe à son regard ?

Que signifie, dans « Eros et Psyché » cette interdiction de contempler le dieu de l’amour ? L’amour, comme la mort, ne peut-il être regardé en face ?

Dans ce récit, Eros a le droit de voir Psyché mais le contraire est impossible. Tout comme dans l’histoire d’Endymion, Séléné vient regarder chaque nuit le beau jeune homme tandis qu’il est endormi.

endymion-et-selene

Que se passe-t-il dans l’affrontement des regards lorsque les deux amants ouvrent les yeux en même temps, atteignant l’âme de l’autre, lui livrant la sienne ; ce regard-là dit toute la violence du désir, instant d’absolu à jamais inoubliable auprès duquel toute rencontre amoureuse coupée de cet affrontement infiniment intime perd aussi toute magie. Et ces instants magiques, comme tout miracle, ne peuvent être reproduits à volonté. Est-ce là le sens de ces jeux de regards ? Vérité ou mensonge des yeux ? Vérité et mensonge de l’amour-passion…

cupidon_arc

Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont                                                                                                                          

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel

frise-fourmis

 Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LE CUIVRE… METAL DE LA BALANCE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 16-10-2010

Le cuivre et l’or ont été les premiers métaux travaillés par l’homme. Et l’on donna le nom « d’âge de Bronze » à cette période de l’humanité naissante. Souvenez-vous de la description des armes d’Achille dans l’Iliade : « Puis, autour de son torse, il passe la cuirasse. Sur son épaule, il jette ensuite son épée en bronze à clous d’argent, ainsi que son solide et vaste bouclier, dont l’éclat resplendit dans le lointain, pareil à celui de la lune ». D’ailleurs, les plus anciennes traces de fusion du cuivre dans des fours à vent ayant ont été découvertes dans le plateau iranien sur le site archéologique de Sialk III, première moitié du Ve millénaire avant Jésus-Christ. Il y a donc près de sept mille ans. Dans la Rome antique, le cuivre était extrait principalement de mines situées dans l’île de Chypre, d’où le nom latin « cuprum » pour désigner ce métal, issu lui-même du grec ancien « Kùttpoç » désignant l’île elle-même et surnommée l’île aux mille mines.  

cuivre-pepites

En Europe occidentale, on situe l’Age du Cuivre entre 3 200 et 2 000 environ avant Jésus-Christ, suivant les régions : Italie, Suisse, Alpes, Cévennes, Espagne et Portugal. Cette période technologique est bien plus ancienne à l’est de la Méditerranée. La première trace écrite remonte à Pline l’Ancien et date de 77. Cependant, la pyramide de Khéops contient une tuyauterie en cuivre encore en état de marche aujourd’hui.

Du cuivre, on en trouve partout : dans le soleil où, grâce à la spectroscopie, il a été identifié, mais aussi dans les aérolithes, dans les roches, les plantes et même les animaux chez lesquels il remplace parfois le fer, comme c’est le cas dans le sang des crustacés. 

vert-de-gris

De plus, le cuivre est beau et vieillit bien, donnant un charme particulier aux vieux toits vert-de-gris, à ses statues de bronze qui ornent nos rues, nos parcs et nos places et qui ont vu tour-à-tour ciels bleus, pluies d’orages et neige. En effet, les composés du cuivre présentent sous plusieurs états d’oxydation lui confèrent une couleur bleue ou verte, ou même turquoise, ce qui les a fait utiliser depuis toujours comme pigments. Le cuivre est ainsi largement utilisé dans les arts décoratifs, à la fois sous forme métallique et sous forme de sels. On est bien dans le monde de la Balance.

Traditionnellement, le cuivre est associé à la planète Vénus. Les alchimistes utilisaient le symbole de Vénus pour le représenter. C’est donc un métal associé à la féminité, à la jeunesse et à l’amour. Des miroirs anciens, symbole de narcissisme, étaient faits de cuivre. Dans le folklore conjugal français, les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage.  

venus-glyphe1

Dans les croyances russes, le cuivre est toujours associé à la couleur verte. La « Maîtresse de la Montagne de Cuivre », l’Oural, a des yeux verts et porte une robe de malachite. Elle apparaît parfois sous la forme d’un lézard vert. On dit de la malachite qu’elle contient et montre toutes les beautés de la terre. Le cuivre, comme l’or, est associé au serpent mythique ; on peut rencontrer la Maîtresse de la Montagne de Cuivre la nuit de la fête des serpents, le 25 septembre, mais sa rencontre est néfaste. Celui qui la voit est condamné à mourir de nostalgie.   

lezard-vert

Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Rober Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

pepite-de-cuivre

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

IL ETAIT UNE FOIS… VENUS

(5.3.4 - VENUS) par sylvietribut le 15-10-2010

Dès les âges primitifs, Vénus fut l’étoile des douces confidences, la première des beautés célestes à inspirer les amoureux par l’impression directe que son suave rayonnement produit sur les âmes contemplatives. Sans doute est-ce dû à son cycle diurne puisque Vénus apparaît alternativement à l’Est et à l’Ouest et de ce fait elle est l’étoile du matin et l’étoile du soir. Ainsi, elle est le symbole essentiel de la mort et de la renaissance. L’association de Vénus et du Soleil, du fait de la similitude de leur course diurne, fait parfois de cet astre divinisé un messager du Soleil, un intercesseur entre ce dernier et les hommes.

venus_radio1  

Vénus sans ses nuages

Déjà pour les Sumériens, Vénus était celle qui montre la route aux étoiles. Déesse du soir, elle favorisait l’amour et la volupté ; déesse du matin, elle présidait aux œuvres de guerre et de carnage. Elle était la fille de la Lune et la sœur du Soleil. Se montrant à l’aube et au crépuscule, il était naturel qu’elle apparaisse comme une sorte de lien entre les divinités du jour et celles de la nuit. C’est la raison pour laquelle, tout en ayant le soleil pour frère, elle avait pour sœur la déesse des Enfers. De sa parenté avec le Soleil dont elle était la sœur jumelle, provenaient ses qualités guerrières ; on l’appelait la vaillante ou la dame des batailles, cela en tant qu’étoile du matin. Mais, en tant qu’étoile du soir, c’était l’influence de sa mère la Lune qui prédominait, en faisant d’elle la divinité de l’amour et du plaisir.

venus-glyphe

Son graphisme : Un cercle, symbole planétaire, à sa base une croix, ancrage dans la matière. Il a été repris par les Féministes, ainsi qu’en biologie, où il est utilisé comme signe pour le sexe féminin. 

mercure-venus-terre-mars1 
Mercure – Vénus – Terre – Mars 

Au plan astronomique : Vénus est située juste après Mercure dans l’ordre de distance au Soleil. Elle ne s’en éloigne jamais de plus de 48°. Son diamètre est de 12 000 km environ. Son temps de révolution autour du Soleil est de 225 jours. Quant à Vénus, étoile du matin, c’est celle qu’on appelle « l’étoile du berger ».

Au plan cosmique : Vénus correspond à l’élément Air, modérément chaud et surtout humide, ce qui apporte une sorte de plénitude et de satisfaction, et exprime un désir permanent de jouir de l’existence avec une recherche de la qualité.

Sa mythologie

Dans toutes les mythologies, la divinité apparaît sous les attraits les plus beaux ; on n’en voit pas dont les atours puissent rivaliser avec ceux d’Aphrodite, protectrice de l’hymen et type achevé de la beauté féminine. Sous son symbole, règne en l’être humain la joie de vivre, dans la fête printanière de l’enivrement des sens, comme dans le plaisir plus raffiné et spiritualisé de l’esthétique. Son règne est celui de la tendresse et des caresses, du désir amoureux et de la fusion sensuelle, de l’admiration heureuse, de la douceur, de la bonté, du plaisir autant que de la beauté. Il est celui de cette paix du cœur qu’on appelle le bonheur.  

 

la-naissance-de-venus-botticelli 

BOTTICELLI – La Naissance de Vénus – Galerie des Offices – Florence 

Lorsque Saturne émascule son père Ouranos afin de lui ravir le pouvoir, ses organes sanglants tombèrent dans la mer, près des rivages de Chypre et de ce mélange naquit Vénus que l’on représente sortant de l’onde, posée sur un coquillage. C’est Botticelli qui l’immortalisa merveilleusement dans le célèbre tableau qui se trouve au Musée des Offices à Florence.   

le-tintoret-vulcain-surprend-venus-et-mars1 

LE TINTORET – Vulcain surprend Vénus et Mars qui se cache sous la table 

Déesse de la Beauté et de l’Amour, épouse du vilain et boiteux Vulcain (Héphaïstos), elle commit l’adultère avec Mars dont elle est l’antithèse puisqu’il est le dieu de la guerre et des armes, celui-là même que l’astrologie et la psychanalyse ont retenu comme symbole de la virilité.  

C’est l’Aphrodite des Grecs protectrice, de l’hymen et type achevé de la beauté féminine. Elle apparaît portant une ceinture magique qui rendait tous les hommes fous amoureux d’elle. Elle eût de nombreuses enfants avec ses tous aussi nombreux amants : Hermaphrodite, fils de Mercure (la contraction de l’Hermès et de l’Aphrodite grecs) dont le nom indique bien la double nature. Son père d’ailleurs très intelligent n’était pas pour autant très viril. Avec Dionysos, elle eût Priape. Dionysos était le contraire du raffiné Mercure, une espèce de satyre obscène aux mœurs peu recommandables. Elle eût Enée, avec Anchise, un roitelet grec local, un mortel, qui survivra de justesse à tant d’honneur. Mais Enée deviendra un héros, chanté par Virgile et participera à la fondation de Rome. Avec Mars, elle eût quand même trois enfants : Phobos (la crainte) et Deïmos (la terreur). Avec de tels noms, ils devaient tenir de leur père. Seule, leur fille Harmonie (la Concorde) maintient la tradition de charme, de bonté vénusienne, et vivra une vie conjugale heureuse.

la-venus-darles1 

La Vénus d’Arles 

Cette sculpture de marbre fut dégagée en 1651 lors de la fouille de vestiges romains proches du théâtre antique d’Arles. Elle représente probablement la déesse Aphrodite. Il est généralement admis que la Vénus d’Arles est une statue romaine datant de la fin du 1er siècle avant Jésus-Christ, règne de l’Empereur Auguste, mais elle serait la copie d’un original probablement également en marbre, sinon en bronze, due au sculpteur grec Praxitèle trois siècles plus tôt. Elle pourrait être l’une des sources d’inspiration du mythe de l’Arlésienne. Elle est désormais au Musée du Louvre après avoir orné le château de Versailles pendant plus d’un siècle. 

Sur le plan psychologique  

Tempérament sanguin, mais le type vénusien est assez peu marqué. L’axe extraversion-introversion s’équilibre sans prédominance bien nette d’un pôle à l’autre.  

Dans la caractérologie 

Elle est surtout caractérisée par une grande émotivité, très à fleur de peau et une activité très moyenne. L’influx vénusien est plutôt générateur d’indolence que de dynamisme. 

En psychanalyse  

On identifie Vénus au principe du plaisir par lequel l’individu cherche à satisfaire tous ses désirs et pulsions. Vénus en soi n’est pas agressive et les pulsions en question ne sont pas liées à l’agressivité et à la violence, bien qu’une certaine passion se manifeste, suivant le signe qu’occupe Vénus et les aspects qu’elle reçoit. L’influence de Vénus fait prédominer l’affectivité qui peut passer par toute la gamme de l’amitié à la passion, de la sexualité à l’amour quasi mystique, au don de soi. Tout, avec Vénus, se ramène à des « affects » irraisonnés, au besoin de se sentir aimé et désiré, le long de la gamme sympathie-antipathie. C’est la fonction « sentiment » de Jung, la joie de vivre en dehors de toute sécheresse ou de toute hostilité. C’est aussi le « principe du plaisir » de Freud. 

En astrologie  

Dès les origines, sous des noms divers, Vénus a toujours symbolisé à la fois l’attraction entre les sexes, les satisfactions esthétiques et l’harmonie en général. Elle est principe d’attraction et de sympathie synthétisé par le mot « amour » sous toutes les formes qu’il peut revêtir et avec toutes les émotions qu’il peut susciter : plaisir, affection, confort, bien-être, séduction, art. 

taureau4la-balance-e1  

Vénus gouverne le Taureau et la Maison II, ainsi que la Balance et la Maison VII. Ses influences sont plus matérielles en Taureau et plus spirituelles en Balance. Planète bénéfique, elle était appelée par les Anciens Fortuna minor  (la petite fortune). 

En un sens Vénus est complémentaire de la Lune car elle représente une autre image de la femme : alors que la Lune symbolise une autre femme-mère ou l’anima, Vénus est la femme dans un sens plus charnel, sensoriel et affectif. C’est pourquoi dans la tradition elle représente l’amante, la maîtresse. D’ailleurs, le sens du toucher lui est attribué, ainsi que les manifestations de la féminité : luxe, mode, coiffure, parure…  

Lorsque Vénus occupe une position dominante, elle signe un être qui vit et vibre au rythme de ses sentiments et de ses attirances : il aime ou il n’aime pas. Le besoin de plaire conditionne beaucoup de ses comportements : il recherche la beauté ou l’harmonie et les extensions symboliques de Vénus participent à cette signification de base : elle est en rapport avec lieux de plaisir, d’art, ou de beauté. 

Dès les âges primitifs, Vénus était l’étoile des douces confidences ; la premières des beautés célestes inspirait les amoureux de l’impression directe que le suave rayonnement de l’astre produit sur l’âme contemplative. D’ailleurs, pour les astrologues, Vénus a partie liée avec les affects d’attraction voluptueuse et d’amour, qui prennent naissance dans l’appétence organique du nourrisson au contact de sa mère et se prolongent jusqu’à l’altruisme sentimental. Ce monde vénusien de l’être humain groupe dans une synergie affective de sensations, de sentiments et de sensualité, l’attrait sympathique vers l’objet, la griserie, le sourire, la séduction, l’élan de plaisir, d’agrément, de joie, de fête dans l’affinité et l’harmonie de l’échange, de la communion affective, ainsi que les états émotionnels que communiquent le charme, la beauté et la grâce.   

venus-au-miroir1 

VELASQUEZ – Vénus au miroir

Au plan physiologique

Vénus joue en priorité sur la fonction respiratoire, la circulation sanguine, le système rénal. Elle est aussi étroitement liée à la fonction sexuelle et, résultant de l’amour mal dirigé, aux maladies sexuellement transmissibles.

Vénus gouverne plus particulièrement : les reins, les organes génitaux internes et exerce une influence sur la circulation veineuse et sur la gorge, ainsi que sur les seins et la cambrure des reins, c’est-à-dire les particularités d’une silhouette féminine.

Une forte influence vénusienne correspond à un tempérament sanguin-lymphatique. 

A noter que l’adjectif « vénusien » a remplacé « vénérien » qui a une connotation moderne péjorative, d’origine médicale.

Dans la tradition

Ses couleurs sont rose-indien-et-vert-pre2le vert pré pour une Vénus en Taureau et  le rose indien pour une Vénus en Balance.

Ses fleurs sont bouton-de-rose1 la rose, le-lys1 le lys, jasmin21 le jasmin,              lilas-blanc-lilas-mauve1 le lilas, glycine2 la glycine, pivoine-rose1 la pivoine,                           le sabot de Vénus sabots-de-venus1 et la canne à pêche de Vénus canne-a-peche-de-venus1     

estragon1Sa plante est l’estragon

Ses arbres sont pommier-en-fleurs1 le pommier pour le Taureau et palmier1 le palmier pour la Balance.

Ses animaux sont la-grenouille-et-le-boeuf1 le crapaud et le bœuf pour la Vénus Taureau,         tourterelle1 la tourterelle et rossignol_progne-couple1 le rossignol pour Vénus Balance.

Ses pierres sont emeraudebrute1001 l’émeraude pour le Taureau, corail-rose2 le corail roseaigue_marine l’aigue-marine et saphir (Chine) le saphir bleu  pour la Balance.

Son métal est le cuivre pepite-de-cuivre1 

Ses objets sont outils1 les outils et accordeon-diatonique-redon1 l’accordéon pour la Vénus en Taureau, peigne-en-ecaille1 les objets en écaille, dos-dane-louis-xv1  les meubles, tableau-touareg1  les tableaux et violon1 le violon pour Vénus en Balance  

drapeau-de-la-pologne1 La Pologne est un pays Taureau alors que drapeau-de-lautriche1 l’Autriche est un pays Balance  

Nantes  est une ville Taureau nantes-galerie1 et Vienne une ville Balance vienne-temple-antique1

Son jour est vendredi, le jour de Vénus.

Vénus régit les lieux de plaisirs et de spectacles, les lieux de création artistique, de l’atelier de peinture ou du sculpteur à la maison de couture, tous les lieux de luxe, les galeries d’art et les expositions.

 

atelier-de-mode1

 

Dans les professions vénusiennes on trouve : les artistes – comédiens – musiciens – chanteurs – cantatrices – divas – peintres – couturiers – modistes – parfumeurs – coiffeurs – manucures – esthéticiennes – décorateurs et les fleuristes. 

place-de-la-bourse-parisPour le Taureau, les métiers en rapport avec le monde de l’argent : banque, bourse, finance, change, ainsi que l’architecture, le bâtiment et l’immobilier, comme les métiers de l’agriculture et de l’élevage. 

Pour la Balance : les métiers d’art et de justice Justice is served

PRINCIPES d’INTERPRETATION de VENUS DANS LE THEME ASTRAL 

VENUS en SIGNE

Le signe de votre Vénus indique les qualités que vous admirez, qui vous plaisent et vous paraissent précieuses (qu’elles appartiennent à une personne, à une œuvre d’art, à un paysage ou à une théorie philosophique). Vous vous sentirez un individu plus complet en les développant et les intégrant dans votre vie. Vous possédez peut-être des talents en rapport avec ce signe.

Le signe de votre Vénus évoque l’image du (de la) bien-aimé(e) et ce qui vous séduit chez les autres. Il dépeint la nature de vos expériences relationnelles, votre attitude envers l’amour et les autres interactions sociales. Il décrit votre manière de donner et recevoir l’affection, de vous accorder avec votre entourage et de partager avec autrui. Il révèle ce que vous faites pour vous embellir et vous rendre séduisant(e).

miroir-mon-beau-miroir1

 

Le signe de votre Vénus colore votre image-anima, cette image du féminin que chacun a en soi. Que nous soyons un homme ou une femme, nous devons contacter et exprimer le signe de notre Vénus pour nous sentir un individu complet, estimable et attirant.

VENUS en MAISON 

La maison de Vénus montre le domaine de votre vie où vous êtes en quête de satisfactions, de beauté et de plaisir. Vous engager dans des activités liées à cette maison, résoudre les difficultés et les problèmes que vous y rencontrez, vous permet d’accroître votre complétude. Vous avez peut-être un talent particulier dans ce domaine.

Vous savez apprécier la sphère de vie associée à la position de Vénus en maison. Vous attirez donc normalement ce que vous valorisez ainsi, à moins que d’autres positions du thème ne soient en conflit avec les valeurs vénusiennes.

la-ceinture-magique-daphrodite-jardin-du-luxembourg1 

Dans la Maison de Vénus, vous cherchez la paix et l’harmonie. C’est également là que vous pouvez mettre la       « ceinture magique » d’Aphrodite pour charmer et subjuguer les autres. 

La Maison de Vénus est le domaine où vous montrez votre esprit de compétition, où vous enviez ceux qui ont ce que vous voudriez avoir. Vous pouvez aussi y rencontrer des déceptions et critiquer ceux qui ne correspondent pas à vos idéaux et à vos attentes. 

Vénus étant liée au concept de valeur, la Maison de Vénus peut être associée à l’argent, aux biens et aux questions financières. 

LES ASPECTS DE VENUS

La nature de la planète aspectant Vénus évoque les qualités que vous valorisez, qui vous plaisent et vous semblent précieuses, qu’elles appartiennent à une personne, une œuvre d’art, un paysage, etc.  

Les planètes aspectant Vénus colorent votre image-anima et votre image du (de la) bien-aimé(e). Les aspects de Vénus indiquent aussi la manière dont vous cherchez à vous embellir pour vous rendre attirant. 

La planète aspectant Vénus influence les expériences que nous rencontrons dans l’amour et la relation. Les aspects à Vénus évoquent les conflits et les tensions que nous vivons dans nos relations intimes et les leçons que nous y apprenons. 

Les planètes aspectant Vénus peuvent correspondre à un talent ou un don particulier. Elles peuvent également influencer les questions d’argent et de possession.

 astral_venus1

Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Chez Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouqui 

frise-planetes1 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DANS LE BESTIAIRE DE LA BALANCE… LA BICHE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 12-10-2010

La biche aux cornes d’or et aux pieds d’airain qu’Héraclès poursuivit, une année entière, jusque chez les Hyperboréens, était consacrée à Artémis ; Héraclès devait la capturer vivante. D’une flèche placée entre l’os et le tendon, sans répandre une goutte de sang, il réussit à immobiliser les deux pattes de devant et à ramener la biche à Mycènes, la cité antique des palais en forme de châteaux-forts, symbole d’une inexpugnable sécurité : « Il a percé la biche aux pieds d’airain » dit Virgile dans l’Enéide.

paul-landowsky-hercule-poursuivant-la-biche

Bronze de Paul Landowski

L’airain est un alliage de différents métaux, principalement étain et argent avec le cuivre, l’airain est symboliquement issu du mariage des contraires, ces métaux étant associés les uns par la lune et l’eau, l’autre avec le soleil et le feu.

Du fait qu’il était sacré, ce métal isolait la biche du monde profane, et du fait qu’il était lourd, il l’asservissait à la terre. On aperçoit alors les deux aspects, diurne et nocturne, de la biche aux pieds d’airain : son caractère virginal en était accentué, mais il pouvait se pervertir en lourds désirs terrestres, qui interdisaient tout envol.

C’est du point de vue de la symbolique propre à la biche que l’on peut interpréter la légende. La biche est l’animal à la course légère, rapide comme la flèche : si l’on accentue ce caractère, on dira qu’elle est infatigable, que ses sabots sont inusables, qu’elle a en ce cens les pieds d’airain ; si, d’autre part, on considère son caractère farouche, sa fuite lointaine jusque chez Hyperboréens, qui étaient les sages des origines, la biche aux pieds d’airain, qu’Héraclès veut capturer vivante au terme d’une longue poursuite, dans la direction du Nord, symbolisera la sagesse, si difficile à atteindre… L’équilibre auquel tend la Balance. Ici le symbole du métal sacré et celui de la biche fugitive se rejoignent.

La chasse à la biche, dans la tradition des Celtes symbolise aussi la poursuite de la sagesse qui ne se trouve que sous un pommier, l’arbre de la connaissance. Or, les Hyperboréens habitent dans les pays nordiques et, suivant des variantes de la légende, la biche aurait été prise sous un arbre, elle aurait cherché refuge dans les montagnes. Il semble donc bien se confirmer qu’elle signifie ici la sagesse, dont Héraclès se faisait l’infatigable poursuivant. Mais ces interprétations ne sauraient s’imposer avec évidence, faute de textes absolument précis et décisifs. Elles ne sont qu’un exemple d’une dialectique de l’imaginaire, dont nous devons bien avouer le caractère quelque peu incertain.

Dans les rêves d’hommes, la biche symbolise l’animal sous son aspect encore indifférencié, primitif et instinctif. Dans les rêves d’une femme, elle évoque généralement sa propre féminité, encore mal différenciée, parfois mal acceptée, à l’état encore primitif et instinctif, qui ne s’est pas pleinement révélée, soit par censure morale, soit par crainte, soit par la faute des circonstances, soit par infantilisme psychique, soit par un complexe d’infériorité : animus trop puissant et négatif.

D’après une légende, Siegfried a été allaité par une biche, la mère. L’image de la biche est celle d’une jeune fille survivant dans la mère et parfois celle de la virginité féminine castratrice. Dans la mythologie grecque, la biche était consacrée à Héra/Junon, déesse de l’Amour et de l’hyménée. 

biche

La biche est essentiellement symbole féminin. Elle peut jouer le rôle de mère-nourrice à l’égard des enfants innocents. Sa beauté relève de l’éclat extraordinaire de ses yeux : à son regard est souvent comparé à celui d’une jeune fille. Dans les contes, les princesses sont parfois transformées en biche.

La biche aux cornes d’or de Pindare était un animal consacré à Artémis ; la déesse en avait attelé quatre à son quadrige. La cinquième, Héraclès l’avait poursuivie jusqu’au pays des rêves, chez les Hyperboréens.

Le Cantique des Cantiques emploie le nom de « biche » dans une formule de conjuration, pour préserver la tranquillité des amours : « Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par la gazelle, par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour, avant l’heure de son bon plaisir ».

Selon la symbolique des peuples turcs et mongols, la biche est l’expression de la terre femelle dans la hiérogamie fondamentale terre-ciel. La biche fauve s’accouplant au loup bleu enfanta Genghis Khan selon la croyance mongole. Aujourd’hui encore, à Konya, ancienne capitale des Seldjoucides d’Anatolie, on dit « qu’au moment où la biche met bas, une lumière sacrée illumine la terre ». Ce couple fondamental fauve-herbivore, présent dans toute la mythologie orientale, a également son expression plastique dans les plaques de combat de même origine représentant une bête de proie montée sur le dos d’un gibier. Ce qui est capital sur le plan symbolisme, c’est qu’elles représentent un fauve, non pas en train de chasser sa victime, mais de la couvrir. Aussi, le doute n’existe plus, elles représentent l’union sexuelle mythique du mâle et de la femelle, du ciel et de la terre. 

biche-faon

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

artemis-100

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LE CAMELIA… LA FLEUR DE LA BALANCE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 08-10-2010

Voici une plante à fleurs de la famille des Theaceae, originaire d’Asie orientale et méridionale, depuis la chaîne himalayenne au Japon et en Indonésie. Le nombre d’espèces varie entre cent et deux-cent-cinquante.

L’orthographe correcte du nom de la plante est « Camellia ». Toutefois, c’est Alexandre Dumas qui en changea l’orthographe dans le titre de son fameux roman « La dame aux camélias ». La popularité du roman semble donc avoir imposé en quelque sorte une nouvelle orthographe. Toutefois, les deux formes sont admises.  

camelia

Cependant, c’est le naturaliste Carl Von Linné qui baptisa, en 1753, « Camellia » deux plantes japonaises décrites par Kaempfer, en l’honneur d’un jésuite, frère Goerge Joseph Kamel qui signait ses écrits scientifiques du nom de Camellus. Ce jésuite s’était rendu célèbre par ses écrits sur la flore des Philippines. Il avait aussi rapporté des graines de camélia à la fin du XVIIe siècle. Semées dans plusieurs jardins botaniques européens, dont le Jardin des Plantes à Paris, les graines donnèrent des plantes qui moururent rapidement. Il fallut attendre environ 40 ans plus tard pour obtenir un succès, en 1739, en Angleterre. C’est alors que la plante fut nommée en l’honneur de son importateur. Mais c’est le médecin allemand Kaempfer qui en avait fait les premières descriptions et quelques croquis dès 1690. Longtemps considéré comme une plante d’orangerie, le camélia a commencé à être planté dans les parcs de la façade atlantique seulement au début du XXe siècle.

Le camélia connait un engouement très fort durant la première moitié du XIXe siècle. Une des plus belles iconographies du genre est celle publiée par l’abbé Berlèse, entre 1839 et 1843, un botaniste horticulteur qui possédait une collection de plus de trois cents espèces et cultivars.

Toujours au XIXe siècle, le camélia devient l’emblème du romantisme et de l’amour. Il symbolise également la fierté. Dans la tradition chrétienne, il représente la beauté. Chez les Anglais, le camélia représente cette supériorité qu’on n’a pas besoin de montrer. Lorsqu’il est rouge, il exprime une grande admiration. Blanc, il indique la souffrance d’un amour dédaigné. Et puis, offrir un camélia est signe d’admiration et d’estime.

Camellia est le genre des camélias, mais aussi des théiers. La principale espèce de théier est Camellia sinensis. Ses feuilles séchées servent à la confection de ce breuvage.

Si la rose est la vedette de la belle saison et symbolise le Taureau, le camélia lui fait écho pendant les longs mois d’hiver et correspond à la Balance, les deux signes où Vénus est reine. Le camélia se joue alors du froid pour déployer une floraison généreuse, déclinant des teintes raffinées allant du blanc pur ou pourpre intense en passant par toute une palette de roses nacrés, satinés, vif ou tendres.

camelia-sous-la-neige

Les fleurs, simples, semi-doubles ou très doubles, offrent une diversité de formes incroyables. Avec elles, l’élégance est omniprésente jusqu’à la pointe des étamines jaune d’or. Les pétales s’imbriquent à la perfection masquant le secret du cœur de la fleur, jouent les flous en ondulant, froufroutant à qui mieux-mieux, imitant les anémones, les œillets, les nénuphars ou les pivoines. Quant à son feuillage, il n’est pas en reste, avec son port compact et touffu, et son beau feuillage vert sombre, bien ciré, qui assure un spectacle toute l’année… Spectacle et décor, on est bien dans le monde de la Balance. D’ailleurs, sa période de floraison varie d’octobre à mars, selon les variétés qui vont du blanc au rouge foncé.

Le camélia de Higo qui vit dans les montagnes au Nord du Japon, très rustique, a été choisi à cause de sa force comme emblème par les Samouraïs. Ses très nombreuses étamines forment un très gros cœur d’or.  

camellia_higo

Pour vos bouquets, cérémonies et réceptions, mais aussi pour apprendre à réaliser bouquets et compositions florales, pensez à La souris verte… www.la-souris-verte-fleuriste.com

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , ,