SAINT SYLVESTRE A TRAVERSE LES SIECLES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-12-2010

Il y a bien longtemps, le 31 décembre était une fête païenne d’origine celte, particulièrement célébrée par les Gaulois avec druides, cueillette du gui et fête sous la Lune. Et puis, un peu plus tard, arriva Sylvestre. Sylvestre 1er fut pape de 314 à 335, pendant le règne de l’Empereur Constantin 1er qui instaura la tolérance du christianisme au sein de l’Empireromain. Sylvestre fut donc l’un des premiers saints canonisés sans avoir subi le martyre. Toutefois, son autorité fut éclipsée par celle de Constantin et il n’assista pas au synode d’Arles en 314, ni au concile de Nicée en 325, convoqués par l’Empereur. Il n’empêche que, avec ou sans lui, c’est sous son pontificat que l’autorité de l’Eglise fut établie et que furent construits les premiers monuments chrétiens : l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, les basiliques de Saint-Jean-de-Latran, Saint-Laurent-Hors-les-Murs, Saint-Paul-Hors-les-Murs, et la première basilique Saint-Pierre à Rome, ou encore les églises des Saints-Apôtres et de Sainte-Sophie à Constantinople. Sylvestre intervint pour le mobilier liturgique et les ornements. Il aménagea aussi les catacombes. Il eut la tâche d’organiser l’Eglise dans une société enfin pacifiée.

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Saint Sylvestre

Deux historiens chrétiens de l’époque romaine, Eusèbe de Césarée et Lactance, attribuent la conversion de Constantin à une vision qu’il aurait eue juste avant la bataille du Pont Milvius où il triompha de Maxence en 312. Mais la tradition médiévale, véhiculée notamment par la Légende dorée, en donne une autre interprétation : l’Empereur était couvert d’une lèpre incurable, et c’est lorsque Sylvestre l’eut baptisé par immersion dans une piscine qu’il faut guéri de sa lèpre et comprit qu’il lui fallait défendre la foi chrétienne. Cet épisode est aussi raconté dans « la donation de Constantin », texte apparu au IXe siècle et accordant au Pape Sylvestre le pouvoir sur l’Occident. Le caractère apocryphe et sans valeur de ce texte est établi et admis par l’Eglise. Ce qui n’empêcha pas d’attribuer à Sylvestre d’autres miracles, comme celui par exemple d’avoir ressuscité un taureau et dompté un dragon.

Silvestre ou Sylvestre était Romain. Il était fils du prêtre Rufin. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Courageux, Sylvestre hébergea un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l’ordre du préfet de la ville, Tarquinius. Sylvestre emporta le corps du martyr et avec le Pape Miltiade, l’ensevelit non loin du tombeau de Saint Paul. Le préfet Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre. Il le somma de livrer les biens de Timothée et de renier sa foi. Sylvestre refusa et fut emprisonné. Il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson et le Pape Miltiade l’ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre, trente-troisième pape, occupa le Saint Siège pendant près de vingt-deux ans, de 314 à 335. Il est surtout connu pour son combat contre la doctrine d’Arius de Constantinople qui niait la nature divine de Jésus.

Sylvestre est mort le 31 décembre 335 et il fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la via Salaria.

En réalité ce saint a peu à voir avec la fête du Nouvel An, mis à part son nom. Certains historiens avancent que ce saint fut choisi uniquement pour son nom qui évoque la forêt. En effet, dans l’Antiquité, la nature était très importante dans les symboliques et traditions héritées.

En Occident, il est de coutume de fêter le Nouvel An par un banquet la veille, c’est-à-dire le 31 décembre : c’est le réveillon de la Saint-Sylvestre. Ce repas comprend généralement du foie gras et du champagne pour qui en a les moyens et d’autres mets tout aussi délicieux et plus abordables pour d’autres. A celui-ci, les fêtes mêlent danses et lancers de cotillons, boules et rubans de papiers. Traditionnellement, à minuit, on se souhaite une bonne année en s’embrassant sous le gui. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de la nouvelle année.

verveineQuand on parle des étrennes, on ne peut se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais aux Romains, inventeurs de cet usage. Dans l’histoire romaine, le premier à nous parler de cette coutume est Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte qu’elle fut introduite sous l’autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le premier la « verbène », de la verveine, du bois sacré de la déesse Strenia, « pour le bon augure de la nouvelle année ». Y avait-il quelque chose de divin dans la « verbène », ou faisait-il allusion au nom de la déesse Strenia, dans les bois de laquelle provenait cette « verbène ». De plus, y a-t-il confusion avec le mot « strenuus », qui signifie « vaillant » et « généreux ». Cependant le mot « strena » qui signifie « étrenne » se trouve parfois écrit « strenua » chez les Anciens, pour témoigner que c’était proprement aux personnes de valeur et de mérite qu’était destiné ce présent.

                strenia-par-waterhouse WATERHOUSE – La déesse Strenia

Après cette époque, il devint d’usage de faire présents de figues, de dattes et de miel, comme pour souhaiter aux amis qu’il leur arrivât que des choses agréables et douces le reste de l’année. Ensuite, les Romains, laissant là ces présents simples, changèrent leurs dieux de bois en dieux d’or et d’argent et les présents se firent plus coûteux. Et on commença à s’adresser des pièces de monnaie et des médailles d’argent, trouvant que les présents des siècles précédents avaient été bien simples, et qu’on était bien naïf de penser que le miel fût plus doux que l’argent, comme Ovide le fit agréablement dire à Janus, dieu qu’on représentait avec deux visages, l’un devant et l’autre derrière, comme si l’un regardait l’année passée et l’autre celle à venir.    

                                                                                                              janus-vatican Janus – Musée du Vaticon – Rome

                                                                                                                                      

De nos jours de nombreuses villes à travers le monde célèbrent la nouvelle année en organisant des feux d’artifice et le 1er janvier, premier jour de l’année, est dans de nombreux

pays un jour chômé.

Comment fête-t-on la Saint-Sylvestre dans le monde ?

En Allemagne, on fête le réveillon de la Saint-Sylvestre, ou Silvester, entre amis. A minuit, il y a partout des feux d’artifices et des pétards. A l’origine le bruit était censé faire fuir les mauvais esprits. Aujourd’hui, c’est plus l’accueil de la nouvelle année. Souvent on interroge aussi l’avenir en fondant du plomb qu’on jette dans de l’eau, puis il faut essayer d’interpréter la forme obtenue. A minuit la radio ou la télévision est allumée pour écouter les cloches de minuit et se souhaiter une bonne année avec du champagne. Mais régulièrement, des voix s’élèvent contre le gaspillage de l’argent investi dans les feux d’artifice.

Dans le nord de l’Allemagne, on fête le « Rummelpott » en ce soir de la Saint-Sylvestre. Les enfants dans les villages se déguisent et vont d’une porte à l’autre. Ils chantent des chansons particulières en « Plattdeutsch », « l’allemand bas ». Il est coutume de se souhaiter « Guten Rutsch » (bonne glissade) avant le passage à la nouvelle année.

En Belgique, dans la province de Liège, il est de tradition de manger de la choucroute en famille, avec une pièce sous l’assiette, ou dans la main, ou dans la poche, pour avoir de l’argent pendant toute l’année.

En Espagne, les femmes s’offrent des sous-vêtements rouges. Autrefois, chez les Musulmans espagnols, les Morisques, et particulièrement dans la région de Grenade et dans les Alpujarras, on mangeait une grenade aux douze coups de minuit. De nos jours, les célébrations du Nouvel An « Nochevieja » ou « Fin de Ano » commencent habituellement avec un dîner familial, comprenant des crevettes et de l’agneau ou de la dinde. Le compte à rebours est suivi sur l’horloge du building de la Casa de Correos au square de la Puerta del Sol à Madrid. Il est de tradition de manger douze grains de raisin, un à chaque coup de minuit sonnant au carillon. Cette coutume remonte à 1909, lorsque les vignerons d’Alicante pensèrent que ce pourrait être un moyen de remédier au surplus de production de cette année-là. De nos jours, la tradition est suivie par à peu près tous les Espagnols et les douze grains de raisin sont devenus inséparables du Nouvel An. Après le douzième coup de minuit, les gens se congratulent et portent des toasts avec du vin pétillant comme le cava et le champagne, ou avec du cidre. Après le dîner en famille et les douze grains de raisin, beaucoup de jeunes gens se rendent aux fêtes du Nouvel An dans les pubs, les discothèques et autres. Ces fêtes sont appelées « cotillones de nochevieja », du mot espagnol « cotillon » qui désigne les accessoires de fête tels que les confettis, les langues de belle-mère, les chapeaux… Les fêtes durent habituellement jusqu’à l’aube et peuvent réunir plusieurs milliers de personnes dans les grands hôtels. Tôt le matin, les fêtards se réunissent pour le traditionnel petit déjeuner composé de « chocolate con churros », chocolat chaud et beignets.

champagne-et-cotillons

En Italie, à Naples, on accueille la nouvelle année par une coutume particulière, le soir du 31 décembre. Cette tradition consiste à jeter par la fenêtre de vieux objets, symboles de l’année terminée. Ainsi meubles, vaisselle, vêtements… prennent le chemin de la rue au grand malheur des éboueurs qui doivent passer la nuit à nettoyer les rues. Mais il faut préciser que cette tradition tend à disparaître car elle présente certains dangers pour les passants. Dans toute l’Italie, le jour du Nouvel An est appelé « Capodanno » et les Italiens ont coutume de manger des plats spéciaux qui sont réputés apporter richesse et abondance. Ce sont des plats à base de graines, comme des plats de lentilles, des brioches contenant des grains de raisins de Corinthe, le Panettone, des gâteaux enrobés de miel. Il faut également que treize fruits soient offerts au dessert.

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Au Royaume-Uni, un Anglais pour vous porter chance devra passer le seuil de la maison après minuit avec une pièce de monnaie, symbole de richesse, du charbon pour la chaleur, et du sel pour la nourriture. En Ecosse, la tradition est la même à l’exception du sel qui est remplacé par le black brun, sorte de pudding, et la bouteille de whisky qui l’accompagne.

En Australie, du fait des fuseaux horaires, Sydney est après Auckland en Nouvelle-Zélande, la seconde grande ville à célébrer le nouvel an. Avec des foules très supérieures à 1,2 millions de participants, Sydney abrite probablement les célébrations les plus importantes au monde, après Rio de Janeiro (2 millions de personnes sur la plage de Copacabana) et avant New York et Londres. Cette ville portuaire bénéficie à cette époque de l’année d’un été chaud et d’un remarquable amphithéâtre naturel. Plus de 80 000 feux d’artifices sont traditionnellement mis à feu depuis le Harbour Bridge et quatre emplacements alignés sur six km le long du port de Sydney. L’événement peut être vu à 16 km à la ronde et attire en moyenne 300 000 touristes étrangers chaque année. La parade des lumières du port ajoute au spectacle avec ses bateaux illuminés qui croisent toute la nuit au centre du port.

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Au Brésil, la nuit du nouvel an, « Véspera de Ano Novo », est une des fêtes les plus traditionnelles. Dans toutes les villes, on tire des feux d’artifices à minuit et on fait des spectacles musicaux. La fête la plus célèbre est celle de la plage de Copacabana à Rio de Janeiro. La ville de Sao Paulo organise la course de la Saint Sylvestre « Corrida da Sao Silvestre » à travers les rues entre l’avenue Paulista et le centre ville. Des athlètes du monde entier, et même des champions olympiques, y participent. 

Au Canada et au Québec, on se réunit en famille, avec oncles, tantes, cousins… et la musique traditionnelle du Jour de l’an. Ce sont des musiciens qui jouent de la musique avec de l’accordéon ou de la guitare.

A 23 h 59, on arrête la musique et on commence le décompte du Jour de l’an. La musique reprend ensuite et on sert le lunch vers 1 heure aux « fêteux » qui sont encore là et la soirée se termine vers 3 h, selon les familles.

En Equateur à l’occasion des célébrations de « l’Ano Viejo », les Equatoriens brûlent des pantins faits de bois, de papier journal et de chiffons, garnis d’artifices pyrotechniques. Ces personnages représentent symboliquement les détritus de la vieille année et font souvent référence à des événements de l’année écoulée mettant en cause des politiciens détestés, des références de la culture populaire… 

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Aux Etats-Unis : Times Square, à Manhattan, est l’endroit où les New-Yorkais se réunissent pour célébrer le passage à la nouvelle année. Le réveillon du Jour de l’an (New Year’s Eve) est une fête importante. Depuis un siècle, la chute de la boule depuis le sommet du n° 1 Times Square à New York est l’une des principales composantes des cérémonies, retransmise en direct à la télévision. La boule de cristal, qui mesure deux mètres de diamètre et pèse une demie tonne, commence à descendre à 23 h 59 et atteint le sol au pied de la tour à minuit. On la surnomme parfois « la grosse pomme », comme la cité elle-même. Cette coutume dérive d’un signal utilisé autrefois pour indiquer minuit dans les ports. De 1982 à 1988, la cité a fait descendre une gigantesque pomme en référence à son surnom. La chanson « Auld Lang Syne » est traditionnellement chantée à minuit. Plusieurs communautés religieuses ont pour habitude de célébrer une veillée à la veille du Nouvel An. Les fidèles se rassemblent pour l’office dans la soirée et continuent après minuit. Ils remercient pour les bénédictions de l’année écoulée et prient pour l’année à venir. Cette pratique a probablement pris naissance dans la communauté afro-américaine avant d’être adoptée par John Wesley, le fondateur du Méthodisme. Cette veillée prit une signification particulière pour les afro-américains en 1862, alors que les esclaves attendaient avec impatience leur émancipation, fixée au 1er janvier 1863 par la Proclamation d’Emancipation. Cette nuit particulière est depuis connu sous le nom de « nuit de la liberté ». A travers les Etats-Unis, de nombreuses autres villes célèbrent également l’événement d’une manière un peu similaire en faisant descendre toutes sortes d’objets symboliques pendant le compte à rebours, avant le déclenchement du feu d’artifice. Depuis une initiative de Boston en 1976, une soixante de villes célèbrent aussi à cette occasion la « première nuit » : une fête de famille sans alcool.

A Hong Kong, les gens se réunissent habituellement à Central, à Causeway Bay et sur le port de Tsim Sha Tsui pour admirer les illuminations des buildings le long du port. Pour le compte à rebours vers la nouvelle année, ils se rassemblent à Times Square et à Ocean Terminal.

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Et

BONNE ANNEE 2011 

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UNE PLANTE DE L’AU-DELA : LE GUI DE LA SAINT-SYLVESTRE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 28-12-2010

Fils du dieu Odin et de Frigg, la déesse de l’Amour, le valeureux Baldere mourut un jour par la traîtrise d’un rameau de gui, lancé en plein cœur par Loki, le démon hargneux, jaloux du bonheur de ce jeune dieu prodige, célèbre pour sa beauté et sa sagesse. Voilà comment, selon la mythologie germanique, débute la carrière du gui, la seule plante sur terre qui n’a pas juré obéissance et fidélité aux dieux tout-puissants. 

gui 

Désemparés par la mort de Balder, les autres dieux décidèrent de le ressusciter, et Frigg enjoignit au gui de monter sur un arbre et de ne jamais en redescendre. Hermord, le frère de Balder, se porta volontaire pour aller le chercher au pays des morts. La résurrection aurait échoué à cause des manigances de Loki et Balder, suivant les coutumes funéraires des peuples nordiques, fut déposé sur un bateau enflammé où sa femme rejoignit son cadavre sur le bûcher.

Cette macabre coutume du sacrifice de la jeune femme, obligée de rejoindre son époux dans son voyage vers le royaume des morts, est attestée par le voyageur arabe Ibn Faldan, qui assista a une cérémonie funèbre en 922 sur les eaux de la Volga qu’avaient empruntée les Vikings pour gagner le sud de la Russie.

Depuis, le gui, cause de la mort du dieu Balder, est aussi à l’origine de la première résurrection : en effet Balder peut retrouver la vie par la volonté de sa mère, comme Osiris. Les Germains et les peuples du Nord considèrent cette plante comme « magique » et sa consommation permettrait de communiquer avec les esprits des morts.

serpette-dor-du-druideMais l’image la plus familière concernant le gui est celle qui provient de son utilisation rituelle dans le monde celtique. Tout le monde a vu les différentes représentations du druide barbu en robe blanche sur un chêne en train de couper avec une faucille d’or une touffe de gui pour assurer, paraît-il, la fécondité des champs.

 

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En fait, la cérémonie de la cueillette du gui dans le monde celtique avait lieu le sixième jour de la lune du Nouvel An qui commençait le 1er Novembre. Or à cette époque où tout meurt, seul le gui reste vert sur les arbres avec des fruits pleins de suc dont se gorgent les grives tout en en dispersant les graines, ce qui assure ainsi sa multiplication.

Disséminé par les oiseaux et régénéré en permanence, de nature indestructible, doté de toutes les vertus, le gui était alors vénéré comme une panacée, plus particulièrement le gui des chênes dont il puisait la vigueur. Arbre lié aux oracles, le chêne communiquait alors au gui le pouvoir de divination et sa consommation transmettait à l’homme « l’eau du chêne » sève miraculeuse entre toutes. En outre, le gui passe pour guérir l’épilepsie, les ulcères, la stérilité féminine et celle des bêtes femelles grâce à la glu, son suc, qui a la consistance du sperme. Symbole de renouveau de la nature, il serait efficace dans la reproduction tant végétale qu’animale.

Avec l’arrivée du Christianisme, le gui, plante beaucoup trop importante pour être effacée des traditions, devient le « bois de la Sainte Croix », devenu simple arbuste parasite pour s’être prêté à la fabrication de l’instrument de la Passion.

Récoltés en période de maturité, octobre-novembre, les fruits et les tiges fraîches du gui des pommiers et des poiriers sont encore utilisés comme remède contre l’hypertension. Les anthroposophes suisses utilisent le gui comme base d’un traitement contre le cancer connu sous le nom de «viscum-thérapie», d’après le nom latin de la plante, Viscum album.

En procédant à la cueillette de la plante parasite, le vieux prêtre devait prononcer « O ghel an heu », qui signifiait « Que le blé lève ». C’est de cette formule magique que proviendrait l’expression traditionnelle « Au gui l’an neuf » prononcée le soir de la Saint-Sylvestre comme vœu de Nouvel An sous une boule de gui suspendue au plafond. La formule fut remplacée plus tard par « Bon an, mal an, Dieu soit céans » (soit dans la maison).

Au XIXe siècle, on disait « Bonne et sainte année, le paradis à la fin de vos jours », expression modernisée au XXe siècle en « Bonne et heureuse année ». Et c’est sur un mode plus contemporain que je vous souhaite de bien terminer 2010 pour une heureuse année 2011.

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Bibliographie : Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions BORDAS.  

deco_noel118Pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique. Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

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LES THES DU ZODIAQUE… LE THE DES VIEUX GARCONS… UN THE CAPRICORNE

(7.01 - LES THES DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 27-12-2010

C’est son anniversaire… c’est votre anniversaire… offrez-lui… offrez-vous… le thé de son signe… de votre signe…

22 décembre au 20 janvier : un thé Capricorne

LE THE DES VIEUX GARCONS

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LE CAPRICORNE – Signe de Terre – Signe Féminin – Signe Cardinal – Son Maître : le vieux Saturne. Et si le Capricorne était une saveur, ce serait… celle du Marasquin.

Pourquoi associer le Capricorne à un vieux garçon ? Parce que chez le Capricorne tout a un petit côté vieillot ou suranné, avec l’idée de dépouillement, d’aller à l’essentiel, dans une sévère grandeur. Alors, comme un instant de relaxation n’est pas à prendre non plus à la légère, autant rester dans un univers connu même au niveau des papilles. De ce fait le thé « des vieux garçons » pourrait bien convenir. C’est un subtil mélange de thé noir de Chine, non fumé, et de thé de Ceylan, agrémenté de morceaux de pommes et de pétales d’hélianthe pour quand même apporter un peu de couleur, une ambiance chaleureuse de pommes caramélisées cuites au four, rehaussée d’une pointe de marasquin.

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Les Marasques

Savez-vous qu’on appelait « vieux garçon » un alcool dans lequel on mettait à macérer des fruits secs : amandes, figues, raisins secs, noix, noisettes. Alors le marasquin, c’est un peu ça, à part que la base, ce qui donne son goût particulier au thé des Vieux Garçons, ce sont des cerises. Le « maraschino » est en effet une liqueur de Dalmatie, douce et incolore, qui doit son nom à la marasque une variété de cerises « amarene » originaires de Dalmatie. C’est une très vieille liqueur dont la production commença à Zara, en Dalmatie vénitienne, à la fin du Moyen Age. La plus ancienne recette qui soit arrivée jusqu’à nous date exactement du XVIe siècle, on la doit à des pharmaciens du monastère dominicain de cette ville.

Les fleurs d’hélianthe, quant à elles, sont celles d’un légume très rustique qui, aux Anciens, rappelle sans doute des temps rudes, celui de la dernière guerre mondiale, où le légume de base des Français était devenu le topinambour. L’hélianthe est la fleur du topinambour.

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L’Hélianthe la fleur du Topinambour

Enfin, si la pomme n’est pas aussi austère que le topinambour, elle n’en est pas moins un fruit très ancien puisqu’il y a 3 000 ans déjà, elle était consommée par les Chinois. La pomme que nous connaissons aujourd’hui est une descendante de l’espèce Malus sieversii consommée par l’homme depuis le néolithique sur les plateaux d’Asie centrale. La région d’Almaty au Kazakhstan en revendique son origine. En fait, la pomme nous arriva par la route de la soie via les Arabes, les Grecs, puis les Romains. Pline l’Ancien en répertoriera plus tard environ une centaine de variétés. Mais c’est au Moyen Age que les monastères et les couvents jouèrent un rôle important dans le développement de sa culture.

larbre-de-la-connaissance1Enfin, c’est la pomme qui reste à jamais la vedette de la Bible, et plus précisément le Livre de la Genèse, car c’est d’avoir croqué un fruit interdit, qu’on identifia sans doute à tort à une pomme, qu’Adam et Eve furent chassés du paradis. La pomme se trouve donc bien malgré elle associée au péché originel, du fait de la traduction latine de la Bible, Vulgate, et du nom latin de l’arbre « malus », qui désigne aussi bien un arbre « mauvais » c’est-à-dire interdit, qu’un simple pommier. Du fait de cette confusion, la pomme peut symboliser aussi bien l’acte sexuel, ne dit-on pas « croquer la pomme », que la connaissance interdite ? Cette culpabilité qui colle depuis à la peau d’Adam et d’Eve n’est pas sens évoqué cet état si fréquent chez bien des Capricornes.

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                                                                                                                                                              Le thé des Vieux Garçons

Une excellente adresse et un charmant magasin pour trouver ce thé des Vieux Garçons :

CAF’THE – 15 bis rue Chasles  à RAMBOUILLET

Laurence CHIRONI -Tél. 01.34.83.33.11

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deco_noel117Pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation. 

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POUSSIERES D’ETOILES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 24-12-2010

Une étoile est un objet céleste en rotation, de forme approximativement sphérique car la rotation entraîne un aplatissement aux pôles et dont la structure est modelée par la gravité. Lors de sa formation, une étoile est essentiellement composée d’hydrogène et d’hélium.

Le Soleil est l’étoile la plus proche de la Terre, l’énergie qu’il rayonne y permet le développement de la vie. Il apparaît bien plus lumineux que toutes les autres étoiles en raison de sa proximité : la seconde étoile la plus proche de la Terre, Proxima du Centaure, est 250 000 fois plus éloignée. Sauf cas exceptionnel, les autres étoiles ne sont visibles que la nuit, sous forme de points lumineux, lorsque leur éclat n’est pas noyé par celui du Soleil.

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Poussière d’Etoiles

Les étoiles sont regroupées au sein de galaxies. Une galaxie typique, comme la nôtre, la Voie lactée, contient plusieurs centaines de milliards d’étoiles. La sphère céleste fait également apparaître des groupements d’étoiles appelés constellations. Il s’agit en fait d’une illusion due à l’effet de projection, les étoiles les composant sont généralement situées à des distances de la Terre très différentes. 

La nuit, les étoiles apparaissent à l’œil nu sous la forme de points, à cause de leur éloignement, brillants de couleur blanche, parfois aussi rouge, orangée ou bleue, généralement scintillants et sans mouvement apparent immédiat par rapport aux autres objets fixes de la voûte céleste. Le phénomène de scintillation est dû à l’extrême petitesse de la taille angulaire des étoiles. A l’inverse, les planètes, bien qu’apparaissant comme des points, ont en réalité une taille angulaire suffisante pour ne pas être soumise au phénomène de scintillation.  

Le jour, le Soleil domine et sa lumière, diffusée par la couche atmosphérique, occulte celle des étoiles. Mais l’astre le plus brillant visible depuis la Terre est bien lui-même une étoile.

On retient surtout de l’étoile sa qualité de luminaire, de source de lumière. Les étoiles représentées sur la voûte d’un temple ou d’une église en précisent la signification céleste. Leur caractère céleste en fait aussi des symboles de l’esprit et, en particulier, du conflit entre les forces spirituelles, ou de lumière, et les forces matérielles, ou des ténèbres. Elles percent l’obscurité, elles sont aussi des phares projetés sur la nuit de l’inconscient.

etoile-maconniqueL’Etoile flamboyante de la Maçonnerie est issue du pentagramme pythagoricien, parfois appelé sceau de Salomon, bien que cette désignation soit le plus souvent réservée dans la pratique à l’hexagone étoile, ou bouclier de David. L’étoile flamboyante à cinq branches est le symbole de la manifestation centrale de la Lumière, du centre mystique, du foyer d’un univers en expansion. Tracée entre l’équerre et le compas, c’est-à-dire entre la Terre et le Ciel, elle figure l’homme régénéré, rayonnant comme la lumière, au milieu des ténèbres du monde profane. Elle est, comme le nombre cinq, symbole de perfection.

Si l’étoile à cinq branches est en outre un symbole du microcosme humain, l’étoile à six branches, emblème du judaïsme, avec ses deux triangles inversés et enlacés, symbolisera l’étreinte de l’esprit et de la matière, des principes actif et passif, le rythme de leur dynamisme, la loi de l’évolution et de l’involution. L’étoile à sept branches participe du symbolisme du nombre sept ; unissant le carré et le triangle, elle figure la lyre cosmique, la musique des sphères, l’harmonie du monde, l’arc-en-ciel aux sept couleurs, les sept zones planétaires, l’être humain dans sa totalité.

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Pour l’Ancien Testament et le Judaïsme, les étoiles obéissent aux volontés de Dieu et les annoncent éventuellement. Elles ne sont donc pas des créatures purement inanimées : un ange veille sur chacune d’elle. De là, à voir dans l’étoile le symbole de l’ange, il n’y a qu’un pas, bientôt franchi : l’Apocalypse parle d’étoiles tombées du ciel comme on parlerait des anges déchus.

Daniel, décrivant le sort des hommes à la résurrection, ne trouve que le symbole de l’étoile, pour caractériser la vie éternelle des justes : ascension vers l’état d’étoiles célestes. En revanche, c’est sans doute aux sept planètes, aux sept Eglises, proposées aux destins, que se réfère le visionnaire de l’Apocalypse, quand il parle des sept étoiles que le Christ tient à la main.

deesse-celte1Etoile est le nom d’une divinité gauloise, dont l’existence est bien attestée par l’épigraphe d’époque romaine, Sirona. Une autre divinité, galloise cette fois, porte le nom d’Arianrhod « roue d’argent », ce qui sert à désigner une constellation, la « corona Borealis ». Il est permis de penser, en fonction des tendances du panthéon celtique, que les théonymes désignent un des aspects de la grande déesse primordiale, mais aucune interprétation de détail n’est possible. Il est seulement permis d’affirmer en l’état actuel de nos connaissances que les Celtes n’ignoraient pas le symbolisme astral.

L’étoile polaire joue dans la symbolique universelle un rôle privilégié, celui de centre absolu autour duquel, éternellement, pivote le firmament. Tout le ciel tourne autour de ce point fixe, qui évoque à la fois le premier moteur immobile et le centre de l’univers  c’est par rapport à la Polaire que se définissent la position des étoiles, celle des navigateurs, celle des nomades, des caravaniers, de tous les errants dans les déserts de la terre, des mers et du ciel. Dans certaines religions primitives, elle est le siège de l’Etre divin à qui sont attribués la création, la conservation et le gouvernement de l’univers. La Polaire est par excellence le trône de Dieu. De là-haut, il voit tout, surveille tout, commande tout, intervient, récompense ou châtie, donnant loi et destin au monde céleste, dont le terrestre n’est que la réplique.

etoile-polaire  

Etoiles royales, tel est le nom généralement donné en astrologie aux quatre étoiles fixes de première grandeur, particulièrement importantes dans les thèmes. Elles furent les étoiles-repères du calendrier babylonien :  

Aldébaran, principale constellation du Taureau, Gardienne de l’Est,

Regulus, de la constellation du Lion, Gardienne du Nord,

Antarès, cœur de la constellation du Scorpion, Gardienne de l’Ouest,

Fomalhaut, du Poisson Austral, Gardienne du Sud.

Ainsi, parfois, on remplace Regulus par Rigel, de la constellation d’Orion, et Antarès qui est une étoile néfaste car étant « le fossoyeur des caravanes » chez les Mésopotamiens, par la bénéfique Spica, Epi de la Vierge. Cependant Sirius, la plus brillante étoile du ciel, ne figure jamais parmi ces étoiles royales. Plusieurs images symboliques sont associées à chacune de ces étoiles. On représente le plus souvent :

§  Aldébaran par un œil,

§  Regulus par un cœur ou une couronne,

§  Antarès, dont le nom provient d’Arès-Mars, par un poignard ou un cimeterre,

§  Spica par la sphinge ou sphynx, à la tête et la poitrine de femme ou par une gerbe.

letoile-du-tarot-de-marseilleL’Etoile c’est aussi le XVIIe arcane majeur du Tarot, après le Diable centre de nuit et la Maison-Dieu, éclatement de la contradiction. L’Etoile est un centre de lumière. Elle correspond en astrologie à la cinquième maison horoscopique. Dans le ciel, six étoiles, superposées trois par trois, de tailles et de couleurs différentes, sont disposées de façon symétrique autour d’une septième, au sommet de la lame, beaucoup plus grande, qui a l’air d’être elle-même composée de deux étoiles superposées à huit rayons. Juste au-dessus de la tête de la jeune fille, personnifiant sans doute Eve ou l’humanité, brille une étoile jaune à huit rayons. Cet ensemble de sept étoiles, groupées autour d’une plus grande, évoque la constellation des Pléiades.

Etroitement liée au ciel dont elle dépend, l’Etoile évoque aussi les mystères du sommeil et de la nuit ; pour briller de son éclat personnel, l’homme doit se situer dans les grands rythmes cosmiques et s’harmoniser avec eux. Cet arcane, avec sa flore et ses eaux, ses deux cruches qui se déversent, ses étoiles à sept et à huit branches, symbolise la création, non point achevée et parfaite, mais en voie de se réaliser. Elle indique un mouvement de formation du monde et de soi-même.  

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L’Etoile de Bethléem est considérée par la plupart des historiens comme une concession de l’Eglise naissante à la pensée astrologique alors toute-puissante, et fait suite aux phénomènes cosmiques extraordinaires, semblables, qui ont procédé la naissance de tous les Fils de Dieu, y compris Bouddha. Ainsi, par exemple, selon des légendes tardives, la nativité d’Agni qui, comme Jésus, était déposé par sa Mère-Vierge, Maya, et par son père terrestre, Twâstri, le Charpentier, entre la Vache mystique et l’âne, porteur du Soma, était annoncée par l’apparition d’une étoile appelée SaVaNaGRaHa.

Ce serait une erreur de penser que la date de naissance du Christ puisse être déterminée par l’Astronomie ou par l’Astrologie. Toutes les recherches astronomiques de l’Etoile de Bethléem furent vaines. On a imaginé beaucoup d’hypothèses : l’apparition d’une comète, quadruple conjonction des planètes, étoile nouvelle, etc., mais toutes ces explications sont nettement insuffisantes et forcées. Le phénomène est probablement symbolique, psychologique et non physique. Au temps de la naissance présumée du Christ, les observations astronomiques étaient si répandues que, si un grand phénomène quelconque avait eu lieu, il aurait été remarqué et noté par les auteurs orientaux ou romains. Il est impossible de déterminer, faute de documents, à quand remontent les premières tentatives de dresser le thème astrologique de Jésus.

etoile  

Quoiqu’il en soit, l’Etoile de Bethléem est l’étoile plus célèbre du monde occidental. Les scientifiques d’aujourd’hui estiment qu’il s’agit certainement d’un événement astronomique, sans doute une supernova. Ceci expliquerait sa très grande brillance et sa durée de vie très courte. De plus, ce phénomène est très rare et sa plus récente observation remonte au début du XVIIe siècle, en 1604. A cette époque, ce phénomène n’était pas compris comme il l’est aujourd’hui et les gens craignaient la fin du monde.

En ce qui concerne l’Etoile de Bethléem, d’après des calculs scientifiques, ce phénomène se serait probablement produit en l’an VII avant Jésus-Christ. Cette époque correspondrait aussi à un alignement particulier des planètes. Il existait à l’époque en Mésopotamie ou en Perse, de grands astrologues qui observaient le ciel pour connaître l’avenir. Ils avaient remarqué cet alignement rare des sept planètes visibles à l’œil nu. Pour eux, cet événement céleste annonçait la venue d’un grand roi à l’Ouest. Aujourd’hui, tout le monde s’entend pour dire que Jésus ne serait pas né le 25  décembre de l’an O, mais très certainement quelques années auparavant à une date inconnue.

etoile-de-bethleem-fleurMais savez-vous que sous le nom « d’étoile de Bethléem » se range plusieurs espèces de plantes du genre Ornithogalum. On l’appelle aussi « la dame d’onze heures » car ses fleurs s’ouvrent aux alentours de midi. Ce sont toutes les Liliacées, des plantes bulbeuses. Les feuilles sont radicales et les fleurs blanches.

Quoi qu’il en soit, vendredi c’est Noël et l’Etoile fait bien partie de la mythologie de cette fête au même titre que la crèche, les santons et le Père Noël. Et si on ne fait pas de crèche, on décore la cime du sapin d’une étoile lumineuse, que je charge de vous souhaiter un

Joyeux Noël 2010

                                                                       Leuchtender Stern am geschmückten Weihnachsbaum  

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins   

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DANS L’HERBIER DU CAPRICORNE… LE HOUX

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 23-12-2010

Depuis la nuit des temps, le houx est le symbole des fêtes religieuses ou païennes et, comme le gui, le houx passe pour porter bonheur et cela parce qu’il reste toujours vert. Il semble donc échapper à la marche de ce temps jalonnée par les saisons. Ainsi, il symbolise la vie au cœur de l’apparente mort hivernale, d’où sa place dans les cérémonies qui marquaient le solstice d’hiver. Il se voyait d’ailleurs attribuer des vertus protectrices, lesquelles sont à l’origine de nos traditions et fêtes de fin d’année qu’il continue d’enchanter.  

houx

Matthiole disait de lui : « On en fait parade, devant les églises et sur les autels, que nos paysans emportent après en leur maison estimant par ce moyen se pouvoir garantir des foudres et chasser toute enchanterie ». Matthiole était un médecin et un botaniste italien, né à Sienne le 23 mars 1501 et décédé de la peste en 1577 à Trento. Il s’appelait en fait Pietro Andrea Mattioli.

Pour les Chrétiens, le houx est en effet spécifiquement associé à la naissance de l’Enfant Jésus. Le roi Hérode cherchant à massacrer tous les nouveau-nés juifs pour éliminer celui qu’on annonçait comme le roi des Juifs, Marie, Joseph et l’enfant s’enfuirent vers l’Egypte. A l’approche d’une troupe de soldats, ils se cachèrent dans un buisson de houx qui, dans un élan miraculeux, étendit ses branches pour dissimuler la Sainte Famille derrière son épais feuillage épineux. Sauvés, Marie bénit le buisson de houx et souhaita qu’il restât toujours vert en souvenir de sa protection et comme symbole d’immortalité.

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Fuite en Egypte de la Sainte Famille – BOURDON – Musée du Louvre

Cependant, ce houx qui ne sert plus qu’à décorer nos salles à manger et nos tables de fête avait autrefois diverses utilités. Ainsi, on l’utilisait dans les campagnes pour empêcher les rats de grimper sur les barreaux des cages des pigeonniers ou des poulaillers. Egalement pour se prémunir des rats qui s’attaquaient aux jambons et autres saucissons, on mettait des feuilles de houx autour de la ficelle à laquelle on les suspendait. Toujours à la campagne, on se servait de bouquets de houx pour ramoner les cheminées. Son bois était utilisé en ébénisterie car son bois très dur se polit très bien et se teinte aisément en noir. Il était très apprécié des maquettistes, des marqueteurs et des tourneurs, en particulier pour la fabrication des pièces blanches des jeux d’échecs. Il est dense, à grain fin et de couleur très blanche, relativement facile à travailler. Le plus célèbre objet de bois de houx est la canne de marche de Goethe, visible au musée de Weimar.

Le bois de houx servait aussi à confectionner des manches de fouets, des cravaches de dressage, ou houssines, des aiguillons comme l’évoquait une célèbre chanson d’autrefois : « J’ai deux grands bœufs dans mon étable… La charrue en bois d’érable, l’aiguillon en branche de houx… ». Associé au hêtre que l’on plessait, le houx servait dans certaines régions de France à réaliser des haies de clôture naturellement infranchissables par le bétail.

La seconde écorce du houx permettait de préparer la glu que l’on extrayait en particulier des baies de gui. Comme on le voit ces deux plantes sont complémentaires. Cette glu avait deux utilités : la première de faire mûrir les abcès et furoncles et la seconde, moins heureuse, servait aux braconniers pour capturer les petits oiseaux.  

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On fabriquait aussi du vin de houx dans les régions où il y avait des marais parce qu’il y sévissait des fièvres intermittentes. Certains disaient aussi que les baies du houx avaient des fonctions purgatives. Mais enfin de compte, ce serait plutôt à déconseiller car leur ingestion provoquerait plutôt des coliques, des nausées, des vomissements. Mieux vaut laisser ces baies aux oiseaux et en particulier aux merles et aux bouvreuils qui en sont friands, on disait d’ailleurs « les cerises du bouvreuil ou du merle ».

Enfin, ne vous désolez pas si votre houx ne fait pas de belles baies rouges. Il s’agit d’un houx mâle. Seul l’arbre femelle rougit en hiver. Et puis, sachez que plus l’arbre est vieux et moins ses feuilles sont piquantes.

Quant au petit houx ou Ruscus aculeatus et baptisé aussi fragon, myrte épineux, myrte sauvage des anciens, laurier alexandrin, houx frelon ou buis piquant, il appartient à une famille différente et n’a de commun avec le précédent que de rester toujours vert, d’avoir des feuilles piquantes : elles sont petites, ovales comme celles du bois, et se terminent par une seule épine, et ses baies sont également rouges. Le petit houx pousse dans les sous-bois, les taillis et les haies, mais dépasse rarement 80 cm de haut alors que le houx peut atteindre la taille d’un arbre.

Dans certaines régions, on mange ses jeunes pousses en salade, en omelette, à la place des fines herbes ou comme les asperges. Il appartient d’ailleurs à la famille des asparaginées. Dans certaines régions d’Europe, comme en Alsace, on produisait de l’alcool blanc à partir des baies de houx fermentées et distillées. Un élixir floral préparé à partir des fleurs du houx est connu sous le nom anglophone de « Holly ». La méthode de préparation est l’eau florale ébullisée. Cet élixir est utilisé pour réharmoniser les états d’esprit négatifs comme la haine, la jalousie, la malveillance, l’envie, la suspicion, la cupidité et la vengeance.

Et un peu partout, on utilise ses rameaux vert lustré, semés de petites boules écarlates, comme bouquet décoratif. 

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Sa racine, qui est en réalité un rhizome, était déjà vantée par Dioscoride comme diurétique propre à dissoudre les calculs de la vessie.

Le terme « houx » vient du francique « hulis », terme reconstitué d’après l’ancien haut-allemand « hulis », « huls ». La racine se retrouve dans le néerlandais « hulst » et l’allemand « stechhülsen ».

L’adjectif spécifique « aquifolium », emprunté par Carl Von Linné à Pline, signifie littéralement « à feuille épineuse », de « folium » qui signifie « feuille » et de « acus » que l’on traduit par « aiguille », tandis que le nom générique « Ilex » était le nom latin de l’yeuse en référence à l’aspect du feuillage persistant. Selon Pierre Lieutaghi, « aquifolium » serait la déformation de « acrifolium », de « acer » qui signifie « acris », c’est-à-dire « aigu », terme rencontré chez Caton sous la forme « acrufolius » pour qualifier les outils agricoles. Les mots italien « agrifoglio », « houx » et occitan « grefuèlh », houx sont issus directement du latin « acrifoliu ».

Un lieu planté de houx s’appelle une houssaie ou une houssière, avec le suffixe latin « etum », jadis masculin et graphié « ey » ou « ay » qui sert à désigner un lieu planté d’arbres appartenant à la même espèce ou avec le suffixe « ière », suffixe de localisation à l’origine.

En France du Nord, de langue d’oil, ce nom est fréquent en toponymie pour désigner des communes et des lieux-dits avec diverses variantes : la Houssaye, la Houssoye, Houssay, Housseras, Housset, Houssière, Oussières…

En France du sud, de langue d’oc, et au sud du domaine d’oil, on trouve des Griffeuille, un quartier de la ville d’Arles, Aigrefeuille, Arfeuil, Arpheuilles, Grandfuel en Aveyron, avec les graphies et phonétiques plus ou moins francisées.

En fin de compte, le houx est une espèce de sous-bois assez commune en Europe jusqu’à 1 500 mètres d’altitude. Les rameaux couverts de baies qui persistent tout l’hiver sont recherchés au moment des fêtes de Noël, et son feuillage persistant lui vaut d’être considéré comme une des plantes du nouvel an avec le buis, le laurier, l’if, le lierre, le genévrier et l’ajonc.

Dans le langage des fleurs et des plantes, le houx est le symbole de l’insensibilité. 

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Bibliographie : Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

deco_noel116Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… Sur mon site, au chapitre de « mes chroniques », dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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PETITE HISTOIRE DE L’ARBRE DE NOEL

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 22-12-2010

Entre 2000 et 1200 avant Jésus-Christ, il existait un arbre, l’épicéa ou arbre de l’enfantement, pour célébrer le jour du 24 décembre, puisqu’on considérait ce jour comme la renaissance du soleil. Les Celtes avaient adopté un calendrier basé sur les cycles lunaires. A chaque mois lunaire était associé un arbre et l’épicéa fut celui du 24 décembre. Pour le rite païen du solstice d’hiver, un arbre, symbole de vie, était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé. En 354, l’Eglise institua la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne qui honorait en fait le dieu Mithra.

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Initialement, la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité. On raconte qu’un moine évangélisateur Allemand de la fin du VIIe siècle, Saint Boniface, né en 680, voulut convaincre les druides germains, des environs de Geismar, que le chêne n’était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. En tombant, l’arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l’exception d’un jeune sapin. A partir de là, la légende fit son œuvre et elle raconte que Saint Boniface qualifia ce pur hasard de miracle, déclarant dans sa prédication : « Désormais, nous appellerons cet arbre, l’arbre de l’Enfant Jésus ». Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ.

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Au XIe siècle, l’arbre de Noël, garni de pommes rouges, symbolisait l’arbre du paradis. C’est au XIIe siècle que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisément en Alsace. On le mentionne ici pour la première fois comme « arbre de noël » vers 1521. Au XIVe siècle, les décorations étaient composées de pommes, de confiseries et de petits gâteaux. A cette même époque, l’étoile au sommet de l’arbre, symbole de l’étoile de Bethléem, commença à se répandre. Ce sont les Protestants, en 1560, qui développèrent la tradition du sapin de Noël pour se démarquer des Catholiques.

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles apparaissent les premiers sapins illuminés. On utilisait des coquilles de noix remplies d’huile à la surface desquelles des mèches flottaient, mais aussi des chandelles souples nouées autour des branches. C’est en 1738 que Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, roi de France, aurait installé un sapin de Noël dans le château de Versailles. On trouva par la suite de plus en plus d’arbres de Noël particulièrement en Alsace et en Lorraine, où existait déjà la tradition du sapin.

En 1837, la duchesse d’Orléans, Hélène de Mecklembourg, d’origine allemande, fit décorer un sapin aux Tuileries. Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d’Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l’arbre de Noël aux Français. C’est à cette période que le pays entier adopta cette tradition et, de nos jours, le sapin est le signe par excellence de Noël. Dès la mi-décembre apparaissent, dans les villes, des forêts entières de conifères coupés, sacrifiés au culte renouvelé des fêtes d’hiver, au nom d’une esthétique écologique ambiguë qui transgresse les frontières culturelles. Sur les places des capitales européennes se dressent désormais d’énormes sapins illuminés pour exprimer joie, prospérité et abondance, rite urbain de la seconde moitié du XXe siècle qui rejoint néanmoins d’anciennes coutumes transplantées. A leur pied se lovent des crèches et les enfants y déposent chaussures et chaussettes pour y découvrir des gâteries le jour de Noël, sous l’impact d’un admirable syncrétisme qui s’achève et évolue sous nos yeux. Pourtant la tradition du « beau sapin », préoccupation majeure des familles à l’approche des fêtes, est comme on l’a vu relativement jeune : trois à quatre siècles à peine.  

Un concours de circonstances et la fusion de plusieurs traditions sont à l’origine de cette mise en valeur extraordinaire de l’arbre toujours vert qui paraît exprimer naturellement la fête. En voici les étapes de cette valorisation. La représentation, au plus fort des mystères du cycle de Noël, de la naissance du Christ dans la crèche et de l’Adoration des Mages fut combattue par la Réforme comme une forme d’idolâtrie. La crèche, en tant que symbole de l’espoir inhérent à la Nativité se trouvait ainsi contestée par un souci de pureté pour les pratiques chrétiennes. Les Protestants, par la suite, favorisèrent la symbolique de l’arbre dont le lien avec le thème de la chute de la race humaine et de sa Rédemption était attesté dans les Ecritures. Cet « arbre de Noël », qui n’était pas encore un sapin, paraissait alors, par l’abstraction du message qu’il véhiculait, plus apte à signifier la Nativité et l’incarnation du Sauveur.

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L’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal, se trouve au cœur de l’expulsion d’Adam et d’Eve du paradis terrestre. Un des mystères les plus populaires, joué dans les églises à partir du XIe siècle, est justement cette tentation d’Eve et la consommation du fruit défendu. L’arbre utilisé était un sapin décoré de pommes. Le mystère s’achevait sur l’annonce de la venue du Sauveur, incarné le jour même de Noël. Lorsque les mystères furent interdits, les fidèles fortement désireux de conserver cette représentation de l’arbre du Paradis introduisirent le sapin décoré de pommes rouges dans l’intimité de leur fête familiale. 

Mais, parallèlement, les traditions populaires restaient attachées à d’autres courants d’idées archaïques, peut-être refoulés ou mal christianisés, liés aux pouvoirs de la nature et de la végétation, dont « l’arbre de vie », l’arbre toujours verdoyant, est l’expression la plus vivace. Ce culte du vert permanent est commun à presque toutes les cultures depuis la nuit des temps. Ce culte est parfois de l’engouement : en Grèce contemporaine, le sapin, qui n’est pas l’arbre représentatif du pays, est importé pour Noël. On sait, par exemple, que les Romains pendant les Saturnales et les Calendes de janvier, décoraient leurs maisons de feuillages, de houx, de lierre et parfois de branches de sapin. Par ailleurs, en Scandinavie, on célébrait les derniers jours de l’année par des fêtes en l’honneur de Yul, pour assurer le retour du Soleil vers la Terre avec des réjouissances et des sacrifices offerts au pied d’un arbre consacré. On plantait aussi, devant la porte de la maison, un sapin qu’on décorait avec des torches et des rubans de couleur. 

L’arbre toujours vert, l’arbre de vie et l’arbre du Paradis, notions d’origine différente, se retrouvent et fusionnent alors dans notre arbre de Noël où se rejoignent le culte de la nouvelle lumière et le souvenir de la Rédemption. 

Cette petite histoire du sapin à travers les âges me donne l’occasion de vous souhaiter UN JOYEUX NOEL.

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Bibliographie : Fêtes et croyances populaires en Europe d’Yvonne de Sike


deco_noel115Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique…Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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PETITE HISTOIRE DE LA BÛCHE DE NOËL

(05 - PETIT COURS D'ASTROLOGIE, 06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 21-12-2010

Bien avant de devenir le dessert que nous connaissons du repas de Noël, la bûche allumée dans la cheminée en cette nuit merveilleuse exprime, dans toutes les traditions européennes, une mosaïque de croyances et de coutumes.

Elle était destinée à se consumer pendant trois jours mais l’idéal était qu’elle puisse tenir douze jours, pendant les douze nuits critiques consécutives, jusqu’à l’Epiphanie qui célèbre la venue des Mages à Bethléem. En Allemagne, on l’appelle « Christbrand », alors qu’en Italie elle est « il ceppo », pour devenir « Yule log » dans les pays anglo-saxons, « kerstblock » en Flandre, « cachofio » en Provence, « chuquet » en Normandie ou bien « cosse » dans le Berry. 

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Choisie par le maître de maison parmi les troncs d’arbres fruitiers, car ce bois était censé garantir d’une bonne récolte pour l’année suivante, décorée de rubans et de dentelles, elle était allumée rituellement. Tout d’abord, lors de l’allumage, la bûche était bénie à l’aide d’une branche de buis ou de laurier que l’on avait conservée depuis les Rameaux ; cette bénédiction était donnée par le plus jeune membre de la famille ou un aïeul, à l’aide d’une sorte de lumière nouvelle, un brandon apporté de l’église ; parfois, on faisait des libations dans l’âtre, on arrosait la bûche d’eau bénite, de vin afin d’assumer une bonne vendange, d’huile ou de miel, ainsi que de sel pour se protéger des sorcières. Le crépitement des flammes était partout un moyen de divination sur la guerre et la paix, l’abondance ou la famine, le bonheur ou le malheur, la vie et la mort.

Les charbons et les tisons de la bûche de Noël étaient conservés tout au long de l’année car ils avaient des vertus protectrices, notamment ils étaient censés protéger la maison de la foudre, et enfin ils guérissaient les brûlures. Mis dans le cercueil du défunt un petit charbon de la bûche de Noël facilitait son voyage vers l’au-delà. Ailleurs, c’étaient les cendres qui se révélaient bénéfiques : répandues sur les têtes du bétail ou sur les champs, elles assuraient l’abondance et la protection contre les maladies. Parfois, on encerclait la maison de ces cendres, dans le but d’éloigner les sorciers et les mauvais esprits. Ce sont que quelques-unes des coutumes liées à la bûche. Elle figure en outre, cette fois-ci sur le plan de croyances d’origine religieuse, les péchés du monde consumés par le feu purificateur. Est-ce le tronc d’arbre sec consumé dans le foyer la source de toutes ces facultés, est-ce vraiment le bois que l’on honorait avec tant de respect et de circonspection ? A qui adressait-on toutes ces faveurs ? Qui est la source de toutes ces bénédictions ? Le rituel rassemble deux éléments primordiaux : le feu et le bois. Ils se consomment mutuellement, mais seule leur « union » est capable de répondre aux espoirs humais : adoration du feu, rites de fécondité, rédemption des péchés, cultes des ancêtres… La bûche de Noël était tout cela. Et en plus, elle assurait la chaleur bienveillante de la maison au moment où les rigueurs de la saison la rendent plus utile que jamais.

buche-de-noel-au-chocolat

La disparition des grandes cheminées a mis fin à la coutume des grandes bûches qu’on y brûlait. Mais l’idée de la bûche perdura et devint un dessert. On a un peu perdu la date de la naissance de cette tradition de ce dessert en forme de bûche. On parle qu’elle aurait été inventée par un pâtissier en 1945. Toutefois, le gâteau roulé de Noël était déjà traditionnel bien avant la seconde guerre mondiale puisqu’on en retrouve la trace dès le XIXe siècle en Charente-Poitou.

La tradition voulait qu’elle soit confectionnée à base de crème au beurre, mais depuis quelques années beaucoup la préfère glacée. De plus, au beurre ou glacée, la tradition veut que la bûche soit décorée des attributs de Noël : le Père Noël bien sûr, ses lutins, sa hache, son traîneau, des champignons, des feuilles de houx… en sucre, en pâte d’amande, ou malheureusement aussi en plastique.

En France, en Belgique, au Québec, au Liban et généralement dans les pays francophones, le repas de Noël se termine par la bûche de Noël. En fait, cette tradition culinaire reproduit un autre rite lié à la célébration du solstice d’hiver qui correspond à l’entrée du Soleil dans le Capricorne, le signe de Saturne.

D’autres desserts sont liés au cycle de Noël, différents selon les pays et les régions :

Les treize desserts de la Provence

Le Kouglof d’Alsace

Le Christmas pudding anglais

Le Panettone italien

La brioche tressée tchèque

Le Touron catalan

Les beignes de Noël du Québec

Et pour terminer cette période de Noël la galette des Rois.

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Bibliographie : Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas


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DE LA PLANTE A L’ETOILE : L’HELLEBORE OU ROSE DE NOEL

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 19-12-2010

               Quand on cueille une fleur, on dérange une étoile. Thomson

La nuit où Jésus naquit, Madelon, une petite bergère qui gardait ses moutons, vit les rois mages et d’autres bergers, chargés de cadeaux, traverser le champ couvert de neige où elle se trouvait. Les rois mages portaient l’or, l’encens et la myrrhe. Les bergers s’apprêtaient à offrir des fruits, du miel et des colombes. Mais Madelon pensa qu’elle n’avait rien, pas même une simple fleur, pour ce nouveau-né d’exception. Un ange, voyant ses larmes, frôla la neige, révélant ainsi une très belle fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël.

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Si elle est blanche, cette rose de Noël eut aussi sa légende noire dont témoigne toujours son nom botanique : Helleborus niger (hellébore noire). Car avant d’être la fleur de la nativité, elle fut longtemps une fleur de mort. En effet, pendant des siècles, elle fut la plante préférée des médecins au savoir-faire expéditif ainsi que des empoisonneurs. Les premiers en purgeaient les fous avec des macérations diluées pour les débarrasser de leurs humeurs. Comme en témoigne La Fontaine lui-même dans sa célèbre fable « Le Lièvre et la Tortue » quand il fait dire au lièvre se moquant de la tortue : « Ma commère, il faut vous purger, avec quatre grains d’hellébore… ».

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Quant aux empoisonneurs, aux quelques grains prescrits par le fabuliste, ils préféraient des doses plus fortes. Au-delà de ces tristes réalités, il y a aussi l’imagination populaire qui, au Moyen-âge, voyait fleurir l’hellébore sur les tables où festoyaient devins et sorcières et, au XVIIe siècle encore, cette fleur ornait les autels où certains protagonistes durent leur renommée à la célèbre « affaire des poisons ». Ils se seraient servis de l’hellébore pour célébrer des messes noires.  

Tout cela n’est plus heureusement que souvenirs et qui veut voir des plantes fleurir l’hiver plantera la rose de Noël dans son jardin. Son feuillage, comme celui de toutes les hellébores, est persistant et de formes variées et découpées. Autre vertu de cette fleur diabolique repentie : elle affectionne l’ombre et l’humidité et ce sont donc des coins déshérités qui peuvent être décorés de massifs ou de plates-bandes hautes de 40 à 60 cm.

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La rose de Noël appartient à la famille des renonculacées et se présente sous la forme de plantes touffues, serrées les unes contre les autres.

La plus grande collection européenne d’hellébores se situe en Normandie, dans les Jardins de Bellevue, à Beaumont-le-Hareng sur la commune de Bosc-le-Hard en Seine-Maritime. 0n y fête d’ailleurs la Fête des Hellébores généralement début février.

Autre passionné d’Hellébore : le domaine ELLEBORE – La Chamotière à Saint-Jouin-de-Blavou dans l’Orne. A noter que l’orthographe ancienne est Ellébore, cependant Hellébore est également accepté.

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On doit l’introduction de l’hellébore oriental en France au médecin-botaniste Joseph Pitton de Tournefort (1700). Mais la mode des hellébores dans les jardins n’est arrivée qu’il y a une trentaine d’années.

Pourquoi cette plante est-elle restée ainsi dans l’oubli ?

Peut être parce qu’on la surnomme « plante des fous » puisque l’hellébore était avant tout utilisé pour calmer les crises de folie…. Cette plante vivace est toxique. Elle contient de l’helléborine qui paralyse le système nerveux et agit sur le cœur. C’est pourquoi elle entrait autrefois dans la composition de l’onguent à sorcières qui leur permettait d’avoir des hallucinations. Les Anciens croyaient aussi que cette plante pouvait calmer la folie, l’épilepsie et la possession. Dans la superstition populaire, les racines d’hellébore pouvaient chasser les serpents et les personnes possédées du Mauvais Œil. Sous forme de poudre, elle avait la réputation de rendre invisible le sorcier qui en répandait devant lui.

Quant à sa forme, elle fait penser à une étoile, cette fameuse étoile qui guida les Rois Mages et les Bergers jusqu’à la crèche.

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De jolies compositions florales où l’hellébore est reine : www.la-souris-verte-fleuriste.com  

deco_noel112Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… Sur mon site, au chapitre de « mes chroniques », dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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LES DOUZE JOURS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 13-12-2010

LE TEMPS SUSPENDU, UN COMPROMIS CULTUREL

Les douze jours d’hiver, les « douze jours saints » de la tradition chrétienne sont le résultat d’un compromis, d’un mariage entre deux calendriers, deux façons différentes de mesurer le temps : le calendrier lunaire et le calendrier solaire. Il s’agit de douze jours intercalaires qui correspondent au décalage entre une année lunaire de 354 jours (composée de douze lunaisons ou de douze mois lunaires), et une année solaire de 366 jours approximativement, correspondant au temps pendant lequel la Terre décrit une révolution et revient ainsi à son point de départ théorique ; elle accomplit le trajet entier de son écliptique autour du soleil en 365,2422 jours.

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Autrement dit, ces douze jours, qui raccordent l’un à l’autre les deux calendriers, sont suspendus entre deux modes de mesure du temps. Ce rendez-vous annuel du Soleil et de la Lune constitue assurément le syncrétisme le plus ancien dont les traces sont restées fortement imprimées dans notre civilisation occidentale contemporaine. Nous exprimons toujours notre alliance avec le Ciel, c’est-à-dire que nous célébrons rituellement les phénomènes d’ordre cosmique et astronomique qui se produisent dans l’année sur la base de ces ceux traditions différentes fusionnées et adaptées en un seul mode de mesure du temps, dans un calendrier luni-solaire : d’une part nos fêtes fixes : Noël, l’Epiphanie, la Toussaint, etc. découlent de l’observation du Soleil et, d’autre part, les fêtes mobiles : le carnaval, le Carême, Pâques, l’Ascension, etc. dépendent des phases de la lunaison, inscrites dans le mouvement apparent du Soleil. Ainsi, les dates des fêtes dépendent soit exclusivement des solstices et des équinoxes, soit la combinaison de ces dates cardinales déclinées avec la Nouvelle Lune de printemps.

Une autre conséquence du compromis entre les deux calendriers est la persistance dans nos coutumes de la valeur symbolique des chiffres 3, 9 et 40 qui déterminent toute une série de rites autour de la vie et de la mort. Ce sont les relevailles et la purification de la jeune mère qui se font quarante jours après l’accouchement ainsi que la présentation du jeune enfant (surtout des garçons) à la lignée ; la durée des carêmes, ou la commémoration officielle des trépassés quarante jours après la mort, notamment. Or, quarante jours correspondent à une lunaison et demie ou à un  neuvième de l’année. D’autre part le neuvième d’une lunaison est de trois jours.

Ces douze jours hors du temps se situent, d’habitude, au début de l’année qui, dans le cas des calendriers européens, julien et grégorien, est fixé au 1er janvier (à proximité donc du solstice d’hiver, le 21 décembre). Dans d’autres cultures ou à d’autres époques, ces douze jours critiques sont placés à proximité de l’équinoxe de printemps considéré comme le départ d’une nouvelle année. Ces jours additionnels sont encadrés, dans le monde chrétien, de deux fêtes importantes, Noël et l’Epiphanie (25 décembre et 6 janvier), chacune symbolisant un départ de la nouvelle vie spirituelle. Même si l’on parle communément de « douze jours saints », les traditions populaires qui sauvegardent et transmettent un souvenir confus de conceptions plus anciennes sont très éloquentes et démontrent bien autre chose.

Dans plusieurs cultures, de l’Inde aux îles Britanniques, ces douze jours placés en début d’année préfigurent l’année en réduction. Ils sont une « réplique de l’année » d’après la tradition védique, les « jours des sorts » dans la civilisation babylonienne. En Bretagne, on les appelle encore les « Gourdeziou », les « jours mals »,  ailleurs les « douze petits mois ». Partout on s’ingénie à trouver différentes méthodes de prévision du temps de l’année à venir. Ainsi en Grande-Bretagne, en Normandie ou en pays germaniques, pendant ces jours considérés comme « immobiles », car leur durée varie peu, on observe la puissance du vent, la température, le taux d’humidité, et on le transpose dans les mois de l’année à venir.  

oignonsDans plusieurs pays de la Méditerranée, où l’absence d’eau se fait souvent cruellement sentir, on mesure l’humidité à l’aide de pelures d’oignons ou de feuilles de figuier. On coupe, par exemple, un oignon la nuit de Noël, on en détache douze « coupelles » que l’on expose sur le toit de la maison en ajoutant dans toutes la même quantité de sel, et en désignant chacune du nom d’un mois. Le taux d’humidité accumulé est supposé indiquer la pluviosité des douze prochains mois.

Il serait opportun de signaler à ce propos que dans les traditions antiques, d’après les témoignages de Pline et de Plutarque, l’oignon était considéré comme une plante lunaire, car à l’inverse des autres plantes, il croît quand la Lune décroît. Par ailleurs, la Lune, influant sur les marées, est toujours liée symboliquement à l’eau. Même si on hésite à les intégrer en plein droit dans l’année solaire, les douze jours restent comme une excroissance redoutable de l’année lunaire. C’est le temps qui n’appartient pas au déroulement ordinaire de la vie. On traduit donc ce temps, suivant les cultures et les époques, comme un retour au chaos primordial, qui implique souvent un retour des ancêtres, l’apparition des morts parmi les vivants, ou comme une suspension temporaire de l’ordre moral.

Apparitions mystérieuses, déguisements, masques, combats symboliques et cérémonies de dérision, feux et lumières, nourritures rituelles et abondantes sont les principales caractéristiques des coutumes observées pendant les douze jours. L’ampleur de la mise en pratique de ces phénomènes est variable d’une culture à l’autre, mais leur présence est constante. La latitude du lieu, notamment, qui influence directement le climat et la durée de l’éclairement, favorise certaines formes des pratiques ; le degré d’organisation de la vie urbaine, ou inversement la persistance de la vie rurale, la diversité des pratiques agricoles jouent également leur rôle dans la configuration des rites. Enfin, l’emprise de l’Eglise, l’assimilation d’influences culturelles importées, ou les aléas historiques imposent d’autres types d’expressions, organisées toujours dans le but d’assurer à travers ce temps suspendu le cheminement rituel et le passage d’une année à l’autre.

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Bibliographie : Fêtes et croyances populaires en Europe d’Yvonne de Sike

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DANS LA MYTHOLOGIE JUPITERIENNE… IXION LE PERE DES CENTAURES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 12-12-2010

Ixion fut le premier homme à verser le sang d’un membre de sa famille : il est le « Caïn » grec. Il était roi de Thessalie, et le fils d’Antion. Il régnait sur les Lapithes et demanda la main de Dia, la fille de Déionée qui, selon certains, lui était parent. Ils eurent un fils, Pirithoos. Ixion avait promis à Déionée de somptueux cadeaux et il invita son beau-père à Larissa, la capitale de la Thessalie, afin de les lui remettre. Mais, traîtreusement, il creusa un puits qu’il emplit de charbons ardents et y fit tomber Déionée quand celui-ci arriva.

Personne ne consentit à purifier Ixion d’un crime que nul n’avait osé commettre avant lui ; Jupiter seul eut pitié de lui, peut-être par amour pour Dia, la femme d’Ixion, et l’invita sur l’Olympe pour la cérémonie, lui donnant une place à la table des dieux. Là-dessus, Ixion tenta de séduire Junon, la femme de Jupiter. Celle-ci s’en plaignit à Jupiter qui, pour voir jusqu’où irait Ixion, façonna une nuée en tous points semblable à la déesse. Ixion s’unit à la nuée. Jupiter le prit en flagrant délit et le condamna au supplice éternel, dans le Ixion Tartare : il l’attacha à une roue enflammée et ailée, possédant quatre rayons tournant sans cesse, des serpents servant de liens. La nuée Néphélé donna naissance à un fils monstrueux, Centauros, qui engendra avec les juments sauvages du Mont Pélion, en Magnésie, la race des Centaures. Selon certains, Néphélé enfanta les Centaures eux-mêmes. On raconte qu’après avoir volé dans les airs, Ixion aboutit aux Enfers, parmi tous ceux qui avaient outragé les dieux.  

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RUBENS – Ixion s’unissant à Néphélé

Dans cette image symbolique de sa rechute imaginative se trouvent condensées à la fois la perversion de l’esprit, la vanité puisqu’Ixion chercha à usurper la place de Jupiter, et la perversion sexuelle dans sa tentative de séduire Junon, c’est-à-dire que sa coupable impureté inavouée s’est transformée en vanité mégalomane qui lui fait croire qu’il jouit de la sublimité parfaire que symbolise Junon ; trompant Jupiter il a trompé l’esprit. Il se croit supérieur à la divinité.

Toute illusion de ce genre rejette dans les ténèbres du Tartare. Ixion est précipité de la région sublime dans les tourments de la vie subconsciente…

Le mythe d’Ixion symbolise précisément cette vraie cause de l’impuissance sexuelle qui, à la vérité, n’est qu’une conséquence de l’impuissance de l’élévation sublime. C’est la signification la plus profonde de la convoitise coupable de ce faux héros qui s’attaque vaniteusement à la sublimité que Junon représente, bien qu’il soit impuissant à la saisir réellement. 

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Le supplice d’Ixion

La roue aux ailes de flammes est un symbole solaire ; mais Ixion ne lui est pas identifié ; il n’est donc pas, lui, un symbole solaire. Il est seulement attaché à la roue ; c’est signifier qu’il a été élevé au niveau solaire, c’est-à-dire céleste et divin, que ce n’est pas sa nature propre. Et il n’y est fixé que par des liens de serpents : Ixion a perverti les liens qui l’unissaient aux symboles célestes. Il en gardera le privilège de l’éternité mais ce sera une éternité de tourments, symbolisés par ces liens de serpents, Ixion sur sa roue solaire n’est qu’un simulacre de soleil. Son ciel est un enfer. 

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Les Centaures

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michel Grant et John Hazel – Marabout

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

deco_noel111Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique. Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation. 

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