SUR LES CHEMINS DE SAINT FRANCOIS… D’ASSISE EN OMBRIE A LA VERNA EN TOSCANE

(22.01.02 - D'ASSISE EN OMBRIE A LA VERNA EN TOSCANE) par sylvietribut le 25-09-2011

sentiero-francescano-pelegrini1 

Il y a environ 200 km pour rejoindre le monastère de La Verna dans les forêts du Casentino toscan, à partir d’Assise, en suivant bien sûr les petits chemins que François avait l’habitude de parcourir. La première étape se situe à Valfabbrica, à 16 km d’Assise, sur le chemin on trouve la pieve San Nicolo’. Une « pieve » est petite église paroissiale. L’itinéraire, dont le trajet est de 46 km, est celui que fit Saint François pour la première fois en 1206, allant d’Assisi à Gubbio. C’est aussi ce chemin que le saint suivra chaque fois qu’il voudra rejoindre le Sanctuaire de La Verna.

via_francigena_timbro_credenziale

Ne pas oublier de vous munir du passeport du pélerin

On peut mettre ses pas dans ceux de Saint François d’Assise : à pieds bien sûr, mais aussi à vélo, à moto ou en voiture. En fonction de votre moyen de locomotion et de votre budget, choisissez vos hébergements. Je peux bien sûr vous conseiller et vous aider à établir votre itinéraire.

pieve-san-nicoloCombien de fois François a-t-il pu passer devant cette petite église alors qu’il se rendait à Gubbio ? On y accède par une petite montée. Cependant, la petite église actuelle date du début du XVIIe siècle et il ne reste aucune trace de l’abbaye de la Pieve San Nicolo, située à l’intérieur d’un château où le saint faisait étape comme l’attestent certains actes. De ce petit habitat rural on voit au loin Valfabbrica.

Aux portes du bourg fortifié de Valfabbrica, la localité dite « il Pioppo », « le peuplier », marquait la frontière entre les bois et les champs cultivés. La légende veut que, durant le voyage, Saint François avait trouvé le gîte au monastère bénédictin voisin, peut-être celui de Valfabbrica.

sentiero-francescano-pelegrini2

 

De Valfabbrica à Gubbio, il y a environ 30 km.

castello-di-giomici-valfabbrica

CASTELLO DI GIOMICI

Tout de suite après le spectaculaire abandon de ses effets personnels et de son argent, en pleine place publique d’Assise, François partit pour Gubbio. La route à travers bois était alors sauvage, d’Assise à Valfabbrica, entre le château de Giomici et le Mont de la Biscina, le long de la vallée du Chiaschio. Peu de saints sont si voisins de notre sensibilité que Saint François, sans doute c’est son amour et son respect de la création qui ont conduit à le faire proclamer le Saint patron de l’Ecologie.

Plusieurs possibilités d’hébergement à Valfabbrica… de l’Ostello Francescano dans la verdure au centre de Valfabbrica, à des prix tout doux : de 15 à 19 euros, selon le nombre de personnes et un petit déjeuner à  2 euros ; quelques chambres ont même la salle de bains dans la chambre… et puis il y a un grand jardin pour se relaxer d’une journée de marche… de même à l’agritourisme… ou au château…

MON TARIF POUR LA RESERVATION D’UN HEBERGEMENT : Hôtel, Agritourisme, Monastère, Maison… est de 25  EUROS… puis 10 Euros supplémentaires pour chacune des réservations de votre périple. Une fois la réservation faite, selon les desiderata du propriétaire vous enverrez un acompte. Le solde, vous le paierez à l’arrivée. Auparavant je vous aurai fourni toutes les modalités pratiques et les indications pour trouver facilement votre hébergement.

chiesa-di-coccorano

EGLISE DE COCCORANO

On reprend la route en direction de Gubbio, en passant le Chiascio, et en remontant la route sous Coccorano. Certains biographes de Saint François relatent qu’à cet endroit, il subit une agression de la part d’un groupe de brigands et qu’ensuite il demanda à être accueilli par les habitants de l’endroit. Et l’on suppose, sans en avoir la certitude, qu’il trouva refuge près du château voisin de Coccorano, propriété de la famille Bigazzini de Gubbio et amie du saint du temps de ses richesses terrestres. Cette forteresse du XIe siècle, ainsi que les fortifications de Biscina et Giomici, servaient de protection au vaste territoire de la vallée du Chiascio.

chiesa-di-caprignone-valfabbrica

EGLISE DE CAPRIGNONE

De Coccorano à Biscina, en direction Vallingegno, on dépasse le château de Biscina, autrefois frontière entre les communes de Valfabbrica et Gubbio, point de contrôle stratégico-militaire fondamental, grâce à sa position géographique. A l’époque de Saint François, Biscina passa sous l’influence de nombreuses dominations,  déterminant ses structures de défense, constamment attaquées et constamment restaurées. Sur la tour de droite, la plus importante, on reconnaît encore intacts les créneaux typiques des Guelfes. Tout au long de la route, on peut admirer des édifices-clés du franciscanisme, comme l’église de Caprignone, l’abbaye de Vallingeno et l’Ermitage de San Pietro in Vigneto, tous avaient pourtant une préexistence païenne. Cet ermitage est toujours habité par un moine-ermite. On peut visiter l’ermitage après accord préalable avec le moine lui-même.

eremo-di-san-pietro-in-vigneto

ERMITAGE DE SAN PIETRO IN VIGNETO

10 km avant d’arriver à Gubbio, un agritourisme biologique offre l’hospitalité dans un cadre totalement restauré en 1990. L’ensemble, en pleine nature, se compose d’une ferme agricole avec hébergement, d’un restaurant et d’une piscine. Mais il y a aussi une petite chapelle franciscaine conservée lors de la restauration. Elle se situe dans la partie la plus ancienne de la propriété. Elle était dans un état de délabrement total et est maintenant totalement rénovée. On dit que Saint François y aurait prié lors d’un de ces voyages à Gubbio.

agriturismo-oasis-verde-mengara-gubbio

Tarif indicatif des chambres, selon la saison et le nombre de personnes :

          70 – 85 Euros, petits déjeuners inclus pour deux personnes

          90 – 110 Euros, petits déjeuners inclus pour trois personnes

          105 – 125 Euros, petits déjeuners inclus pour quatre personnes.

Tarif indicatif de la ½ Pension : Dîner, chambre et petit déjeuneur, selon la saison :

          54 – 62 Euros par personne

          Tarif enfant : 43 – 49 Euros jusqu’à 10 ans.

Le restaurant propose la cuisine typique de l’Ombrie et de Gubbio en particulier.

agriturismo-oasis-verde-mengara-la-chapelle

De Vallingegno à Fassia, on est pratiquement au terme du trajet. Ici se trouvaient deux hôpitaux : Santa Maria di Fonte Salice, appelé également Montebaroncello et Santa Maria Maddalena di Fassia. Lieux de douleur où cherchaient à vivre et à se soigner en priorité des lépreux.

De Fassia à Gubbio… On est maintenant tout près de Gubbio. Ici se trouvait la léproserie de San Lazzaro. Cette léproserie recevait les malades qui présentaient un potentiel de contagion et de ce fait étaient maintenus à l’isolement. Mais c’est ici que furent construits, aux environs de 1240, l’église et le couvent de Saint François, même si en principe les Franciscains s’étaient déjà installés dans la petite église de Santa Maria della Vittoria, dite Vittorina.

santa-maria-della-vittoria 

SANTA MARIA DELLA VITTORIA

C’est à partir de cette léproserie que François entra dans Gubbio, par la porte San Pietro, et qu’il rejoignit la Platea Mercatali, près de l’église actuelle Saint François. Dans la Maison Spadalonga il revêtit  une tunique faite d’une mauvaise étoffe rugueuse de couleur grise,  qui représentera le premier habit de l’ordre franciscain.

Saint François se rendit à Gubbio à plusieurs reprises. L’une de ses visites, parmi les innombrables épisodes de la vie du saint, est devenue un sujet de prédilection des artistes du Moyen Age. On dit « qu’un loup de taille démesurée, féroce et cruel », terrorisait la ville et sa contrée et que même les gens d’armes le craignaient. Intrépide et confiant, le Saint alla à la rencontre de la bête, puis après avoir fait le signe de croix, lui dit : « Frère loup, au nom du Christ, je te demande de ne point commettre le mal ».

saint-francois-et-le-loup-de-gubbio

FRANCOIS ET LE LOUP DE GUBBIO

A ces paroles, l’animal se coucha à ses pieds, doux comme un agneau. Saint François lui fit ensuite un sermon tendrement réprobateur et obtint de la bête, qui manifestait par signes sa compréhension, la promesse de bien se conduire en échange d’une nourriture que lui donneraient régulièrement les habitants de la ville. Le marché fut conclu par une poignée de main et de patte droite.

Les loups souffrent à tort d’une mauvaise réputation, et ce fut probablement la première fois que l’un d’eux fut bien accueilli par un être humain. Ce loup-ci devint l’animal familier de la ville, fut fêté dans chaque logis et mourut en odeur de sainteté deux ans après. Son crâne aurait été découvert près de la petite église de San Francesco della Pace, via Savelli, sur le lieu de la tanière que lui aurait attribuée le Saint. La façade de l’édifice porte une pittoresque inscription datant de la Renaissance qui narre ce récit.

gubbio-sant-ubaldo

GUBBIO – SANT’UBALDO

Saint Ubaldo est le très vénéré patron de Gubbio. Bien que ce Saint n’ait rien à voir avec le Chemin de Saint François, rendez-vous à l’extrémité de la ville, un téléphérique partant derrière l’église et le couvent Sant’Agostino, vous mènera à 827 mètres sur une pente escarpée du Mont Ingino, jusqu’à l’église Sant’Ubaldo, édifiée en 1512 par Elisabetta et Eleonora della Rovere, épouse et mère du duc d’Urbino, en guise d’action de grâce pour la guérison de leur cousin, le pape Jules II. L’église n’a pas grand intérêt, mais la vue sur Gubbio est étonnante.

Où séjourner à Gubbio :

          Un B & B dans le centre historique de Gubbio entre 70 et 100 Euros, selon capacité de la chambre et saison.

 

          Agritourisme à 10 minutes de Gubbio, avec deux magnifiques piscines avec hydro-massage entièrement construites avec les pierres de la rivière, sauna et bain turc à côté de la piscine. Tout pour se relaxer à prix tout doux (hydro-massage : 1 Euro les 20 minutes, Sauna-Bain turc : 5 Euros les 30 minutes. Et puis une cuisine avec des produits de qualités (agriculture biologique) et vous pourrez rapporter tous les produits de l’agritourisme, de l’huile en passant par le jambon, saucisses, saucissons… de porc ou de sanglier. Balade sur les sentiers du parc du Mont Cucco. TARIF : la chambre 35 Euros + 5 Euros pour le petit déjeuner – ½ : 65 euros et 85 euros en pension complète par personne. Diverses réductions consenties pour les enfants, selon leur âge. Mais supplément de 20 Euros par jour pour chambre double utilisée individuellement. 

 villa-dama-notte

 

 

          Un agritourisme dans la campagne, près de Gubbio. La propriétaire est tisserande et propose des cours de tissage, des cours de teinture avec recherche et cueillette des plantes, des cours de cuisine, comme la fabrication des tagliatelles.

gubbio-bed-and-breakfast-casa-la-valle_1

 

          Un hôtel luxueux dans un grand et ancien couvent.

 

          On peut également résider, tout là-haut près de Sant’Ubaldo car la vue qu’on a sur Gubbio et la vallée est extraordinaire. Malheureusement, il y a de nombreux adeptes et mieux vaut s’y prendre à l’avance pour réserver.

N’hésitez pas à me contacter pour informations complémentaires.

pietralunga-1

PIETRALUNGA

De Gubbio à Pietralunga : 27 km

Pietralunga était une étape importante parmi les fréquents voyages de Saint François entre Assisi et La Verna. Traversant Pietralunga, il y avait alors une route médiévale très fréquentée qui reliait le versant adriatique aux rives de la Méditerranée. Selon la tradition, Saint François s’arrêtait pour la nuit dans une petite église peu éloignée du centre ville. Par la suite il y créera un ermitage pour les frères mineurs. C’est aujourd’hui le Sanctuaire de la Madonna dei Rimedi (la Madone des Remèdes). Ce fut un centre d’intense dévotion mariale après qu’eurent lieu des apparitions de la Vierge au début du XVe siècle. Le sanctuaire présente des caractéristiques architecturales du XVIIe siècle.

pietralunga-chiesa-della-madonna-dei-rimedi

MADONNA DEI RIMEDI

Pietralunga est donc une étape entre Gubbio et Città di Castello. Le chemin reprend l’itinéraire historique de Saint François, durant ses vingt ans de pérégrinations, qu’il vienne d’Assisi vers La Verna ou partant de La Verna vers Assisi, lieux qui aima particulièrement. La route se poursuit dans un cadre de moyennes collines, de vertes vallées, ponctuées de fermes et de vieilles chapelles,  de tours et d’antiques forteresses en position dominante.

Après Gubbio, on remonte vers la Badia di Piazza. Au loin on contemple encore peupliers et cyprès de la plaine de Gubbio. Puis une route asphaltée conduit à la Madonna di Montecchi. Ensuite, on retrouve une route blanche, de vieilles maisons paysannes alternent avec d’élégants colombiers, jusqu’à la route provinciale peu fréquentée de Mocaiana. S’ouvrent alors de magnifiques panoramas sur de douces collines couvertes de bois et de prés jusqu’à l’abbaye San Benedetto Vecchio.

 pietralunga-la-locanda-del-borgo Où séjourner à Pietralunga 

Un petit hôtel de très bonne réputation accueille touristes et pèlerins. En cet automne 2011, l’hôtel propose un séjour de trois jours au prix de deux soit : 90 Euros par personne pour trois nuits, petit déjeuner compris.

Cependant le tarif de la chambre par personne, avec petit déjeuner varie, selon l’époque, de 35 à 45 euros. Vous préférez une suite (deux ou trois personnes) comptez 105 à 120 euros la suite, petit déjeuner compris. Enfin, l’hôtel dispose également de petits appartements pour quatre personnes, soit 140 à 180 euros par appartement, petit déjeuner compris.

pietralunga-locanda-del-borgo-chambre

L’hôtel fait également restaurant : comptez de 20 à 30 euros par personne, selon le menu de la ½ Pension, eau et vin compris, ou à la carte.

Enfin, l’hôtel propose également des massages, sur réservation : 40 euros.

sentiero-francescano-pelegrini3

De Pietralunga à Città di Castello : 30 km

La route se poursuit à travers bois, reliant divers lieux-dits comme Candeleto, Borgo Cortolla, Caigiangi et Caigiusti et on arrive à la Pieve di Saddi. Selon la légende, c’est ici qu’eut lieu le martyr de San Crescentino, soldat romain du IVe siècle, décapité sous l’Empereur Dioclétien pour avoir embrassé la religion chrétienne.

pieve-di-saddi-pietralunga 

PIEVE DI SADDI – PIETRALUNGA

En fait, la « pieve » s’élève à l’emplacement des vestiges d’un temple païen. Sous l’édifice, la crypte abritait la dépouille de San Crescentino avant d’être transférée à Urbino. Un bas-relief en pierre calcaire sur le mur de gauche montre le Saint en train de tuer un dragon. Pas très loin d’ailleurs se trouve la Fontaine du Dragon, source d’eau sulfurée liée à la légende du Saint et un grand bois de chênes séculaires. La « pieve » n’est ouverte que le dimanche et d’avril à septembre seulement, entre 15 et 18 heures. On est ici à environ 12 km de Pietralunga.

La route vers Città di Castello passe par Candeggio qui est un point d’accueil pour les pèlerins. Sans doute pourrez-vous y trouver un lit et vous restaurer. Ici vous êtes encore à environ 15 km de Città di Castello.

Toutefois, si vous voulez faire une halte avant voici un B & B, tout simple mais de bon confort. Il se trouve au lieu dit Caigisti, toujours sur le territoire de Pietralunga et en direction de Città di Castello.

b-b-il-pioppo-caigisti

Les chambres y sont de 18 à 22 euros par jour. Toutes n’ont pas de salle de bains dans la chambre. Et puis, le propriétaire propose deux types d’appartements :

b-b-il-pioppo-chambre 

          Appartements de 65 m² (3 à 5 couchages) pour 55 Euros par jour ou 350 Euros la semaine

          Appartements de 160 m² (11 à 14 couchages) pour 130 Euros par jour ou 900 Euros la semaine.

Si nécessaire, chauffage non compris dans le prix. Cependant, la maison ne fait pas restaurant et il n’y a pas de piscine.

 

citta-castello

CITTA DI CASTELLO

Città di Castello est une petite ville tranquille de la vallée du Tibre, bien protégée par ses beaux remparts. Quelques monuments intéressants ne sont pas à négliger comme le Palais communal « Palazzo del Comune », bel ouvrage gothique du XIVe siècle, le « duomo » tout proche moitié roman par sa tour-campanile, moitié gothique par son portail et son remarquable plafond à caissons. Cependant, c’est surtout la Pinacoteca, via Cannonera, qu’il convient de ne pas négliger. En effet, elle abrite un superbe « Couronnement de la Vierge » de Ghirlandaio, quelques œuvres de Signorelli dont le célèbre « Martyre de Saint Sébastien » et des œuvres de jeunesse de Raphaël. Ensuite, un petit arrêt à l’église San Domenico, via Signorelli, qui possède de belles stalles marquetées.

Sur la Piazza Raffaello Sanzio se trouve l’église San Francesco, construite en 1273. Elle est de style gothique, remaniée au XVIIIe siècle, elle abrite une belle terre cuite représentant les « stigmates de Saint François, de l’Ecole de Della Robbia, ainsi qu’une superbe grille en fer forgé datant du XVIe siècle. L’église de San Domenico mérite aussi une petite visite pour le beau cloître d’un ex-couvent.

Il y a huit siècles, Città di Castello était une importante commune libre guelfe et la dernière fois que François y passa, il y resta un mois entiers, hôte de la famille Salamacchi. Comme le racontent ses biographes, François y accomplit de nombreux miracles comme celui de la libération des démons d’une femme possédée. La nouvelle de ce miracle se répandit rapidement et c’est ainsi qu’une autre femme amena au Saint son propre fils affecté d’une terrible plaie. François bénit l’enfant de ses mains. Le lendemain l’enfant était totalement guéri et à la place de la plaie la chair naissante avait la forme d’une rose rouge.

 hotel-villa-san-donnino-citta-di-castello                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

A  6 km avant d’arriver à Città di Castello, au lieu dit Pecorella, un bel hôtel offre 36 chambres classiques, dans une villa du XVIIIe siècle. Ces chambres sont à usage individuel, double, triple ou quadruple avec possibilité de chambres communicantes. Les prix varient selon la saison et s’entendent par personne :

          Hébergement et petit déjeuner de 35,00 à 60,00 Euros

          ½ Pension de 65,00 à 90,00 Euros

          Pension complète de 85,00 à 100,00 Euros.

Dessert et boissons en supplément. Supplément pour chambre seule entre 15 et 25 Euros. 50 % de remise pour les enfants de moins de 12 ans dormant dans la chambre avec deux adultes.

Possibilité de réserver dans le centre-ville de Città Del Castello, pas vraiment meilleur marché et sans grand charme… Mais je peux bien sûr réserver une chambre pour vous. Par contre, à signaler pour se faire quelques sandwichs reconstitutants : LA CASA DEL FORMAGGIO – via dei Galanti à Città di Castello – Belle occasion pour goûter les fromages locaux.

sentiero-francescano-pelegrini4

De Città di Castello à Sansepolcro : 30 km.

A peine 8 km séparent Città di Castello de l’Eremo di Buonriposo, étape sur le chemin franciscain parce que ce fut dans ce lieu caché dans la verdure du Mont Citerone et derrière le col Sant’Angiolino, que François trouva le repos spirituel, escale sur  le trajet qui le conduisait d’Assise à l’Eremo della Verna.

eremo-di-buon-riposo-le-cloitre

CLOITRE DE L’EREMO DI BUONRIPOSO

Le nom de l’ermitage de Bon repos vient très probablement de l’exclamation « Oh quel bon repos » que le Saint avait l’habitude de proférer à chaque fois qu’il se trouvait dans ce petit ermitage et c’est particulièrement émouvant de retrouver les indices de la chambre dans laquelle il dormit en 1213. Il obtint même de Cristiano Guelfucci une petite chapelle entourée d’un potager où purent s’installer les frères mineurs. A l’ermitage primitif de Buonriposo, devaient venir s’ajouter couvent et église qui furent fermés et vendus lors des lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. La petite église est encore visible et intacte avec l’autel et le chœur ; d’une simplicité toute franciscaine, la chambre du saint, le réfectoire, le minuscule cloître et la grotte du diable où François, en prière, aurait été harcelé par des apparitions démoniaques. Il semble que d’autres grandes figures de la communauté chrétienne aient séjourné ici : Saint Antoine de Padoue, Bonaventure de Bagnoregio et Bernardino de Sienne. On continue notre chemin pour rejoindre le bourg de Badia Petroia, caché dans une vallée d’une surprenante beauté. Son histoire croise celle du Monastère de Badia Petroia de l’ordre de Saint Benoît, construit aux environs de 960 et construit par le Comte  Ugo des Marquis di Colle. Ce qu’il reste aujourd’hui de son glorieux passé est une église qui a gardé sa fonction initiale, et une habitation privée « il giardino della Badia », le jardin de l’abbaye qu’on ne peut visiter.

 hotel-il-biribino-citta-di-castello                                                                                   

A environ 6 km à l’Est de Città di Castello en remontant vers Sansepolcro, au lieu dit Piosina, un hôtel d’apparence campagnard vous accueille dans une ambiance très confortable puisque certaines chambres possèdent une piscine privée intérieure pour un prix abordable :

          Suite avec piscine intérieure privée : 70 à 90 euros par personne, petit déjeuner compris

          Suite normale : 60 à 70 euros par personne, petit déjeuner compris

          Chambre double – entre 50 et 60 euros par personne, petit déjeuner compris (minimum deux personnes). 

citerna-ombrie

LA PETITE VILLE DE CITERNA

Aux confins de l’Ombrie et de la Toscane, la route du pèlerin passe par Citerna, petite ville située sur une colline d’où l’on jouit d’un extraordinaire panorama sur toute la Haute Vallée du Tibre. Elle était réputée pour sa position stratégique, d’où les grands flux militaires provenant de Romagne, des Marches et de la Toscane. Citerne a conservé dans ses remparts de pierre les ruelles médiévales et dans l’acropole au-dessus du bourg les marques de son riche passé. Intéressant aussi le riche patrimoine artistique de l’église dédiée à Saint François qui date de 1316 et rénovée en 1508 selon l’architecture simple de la Renaissance.

Dans cette petite localité on se souvient d’un sympathique épisode de la vie du Poverello. Quand François y arrive en 1214, un grand nombre de personnes veut l’entendre prêcher et il est contraint de s’installer en pleine campagne. François s’appuie sur un chêne, celui-ci est plein de fourmis. Au nom de Dieu, il leur ordonne de s’en aller et les bestioles, miraculeusement, obéissent. Dans ce même lieu, appelé « del Montesanto », du Mont Saint, on construisit au XIIIe siècle le « Conventino », « le petit couvent », dit aussi des « Osservanti », « des Observants », qui fut habité jusqu’à ce que les Franciscains s’installent dans le couvent appelé « al Santissimo Crocefisso », « au très Saint Crucifix ». Celui-ci fut fermé au lendemain de l’unité italienne, mais aujourd’hui il est de nouveau la demeure d’une communauté religieuse.

Une autre histoire raconte que pendant que François prêchait, une femme, jouant du clavecin, l’empêchait de se faire entendre de la foule. Il la réprimande doucement, mais la femme continua quand même. Alors François s’écrit : « Piglia, o diavolo, piglia cio’ che è tuo », ce qui signifie « saisis-toi oh diable, saisis-toi de ce qui est à toi ». La pauvre femme s’éleva dans les airs et plus personne ne la revit jamais.

piero-della-francesca-la-madonna-del-parto

MADONA DEL PARTO – PIERO DELLA FRANCESCA

Profitez peut-être de votre passage à Citerne pour faire un détour par Monterchi. Un petit musée qui abrite la célèbre « Madona del Parto », la Vierge enceinte, de Piero Della Francesca. On y trouve aussi des documents sur la vie et l’œuvre de ce peintre fabuleux.

Petit Agritourisme à Monterchi qui offre l’hospitalité dans appartements et chambres :

agriturismo-draghi

          100 Euros maximum par jour pour appartement de 45 m², avec petite cuisine, salle de bains, chambre pour deux personnes. Séjour hebdomadaire ou à la journée.

          50 Euros maximum par jour pour une chambre, avec salle de bains dans la chambre et entrée indépendante.castello-locanda-di-sorci-anghiari 

Bien manger dans les environs : Castello-Locanda di Sorci, à environ 3 km d’Anghiari, à la frontière de l’Ombrie et de la Toscane. Le château est sur le déclin, est devenu grosse ferme charmante dans une nature délicieuse. Très belle salle à manger fraîche, accueillante et lumineuse. Chaque jour un menu différent : charcuterie du pays, pâtes onctueuses, soupe reconstituante et bien sûr plat principal… le bien manger paysan à l’état brut dans un esprit de grande convivialité. Il est prudent de réserver : Tél. (0039) 0575.789.066

sentiero-francescano-pelegrini5

Comment ne pas évoquer avec cette petite déviation sur le chemin de François, de l’Ermitage des Celles, même si le détour est conséquent (50 km). Le couvent se trouve un peu au Nord de Cortona, en Toscane. Ce fut l’une des premières installations franciscaines et ce site fut choisi et voulu par François. Il s’y trouvait en 1211 et, comme d’habitude, il demanda et obtint un lieu pour s’y retirer et prier. Un jeune noble, Guido Vagnottelli qui deviendra le Bienheureux Guido, l’un des premiers compagnons du Poverello, lui offrit ce qui devait apparaître en ce début du XIIIe siècle comme un lieu bien ingrat et totalement dépourvu du moindre passage humain, appelé « Le Celle ». Bien sûr, François va choisir l’endroit pour sa solitude.

eremo_le_celle

ERMITAGE LE CELLE

hotel-italia-cortonaHôtel au cœur de la ville étrusque de Cortona dans belle maison de notables du XVIe siècle récemment rénovée. L’hôtel comporte quatre étages et une belle terrasse qui offre une vue superbe sur la plaine de la Valdichiana et le miroir du lac Trasimeno. De la chambre individuelle à la chambre familiale, il faut compter entre 70 et 159 Euros, petit déjeuner compris.

 

 

 

isola-maggiore-lago-trasimeno

   ISOLA MAGGIORE – LAC TRASIMENE

Tout laisse à penser qu’à la fin de ce premier séjour, il laisse quelques frères pour organiser la vie dans cet endroit qui lui est devenu cher. Comme en témoigne l’Histoire, il y serait revenu en 1211, pour Pâques, après avoir vécu le carême sur l’Isola Maggiore du lac Trasimène, autre lieu franciscain. C’est ici qu’à l’image du Christ, ne portant avec lui que deux pains dont il ne se nourrit que le dernier jour, il passera 42 jours sans manger ni boire, plongé dans la prière. A l’endroit où François débarqua se trouve une petite chapelle, et un peu plus haut à droite, une autre chapelle qui rappelle l’endroit où il construisit une cabane. Quant au couvent où les frères demeurèrent jusqu’en 1886, c’est aujourd’hui une villa. Quant à l’île elle compte encore aujourd’hui 35 habitants sur une superficie de 24 hectares contenus dans un périmètre de 2 km. Le point culminant de l’île s’élève à 309 mètres. L’île est reliée à la terre ferme par un service de bateaux entre Tuoro sul Trasimeno, Passignano sul Trasimeno et Castiglione del Lago. Malgré son nom, l’île Majeure n’est pas la plus grande des trois îles de l’archipel du lac, la plus grande est l’Isola Polvese, puis l’Isola Maggiore et enfin l’Isola Minore. Polvese et Minore sont des réserves ornithologiques. Voilà une balade tout à fait charmante, à ne pas manquer.

ristorante-loso-casa-vacanze-idaOn peut dormir sur l’Isola Maggiore, une Maison de vacances offre l’hospitalité. C’est aussi un restaurant. Le tarif varie de 40 à 120 Euros, de la chambre individuelle et à la chambre familiale, selon la saison. Il est bien sûr recommandé de réserver longtemps à l’avance.

 casa-vacanze-ida-camera

De nombreuses fois, François revint à l’ermitage Le Celle, quand il allait d’Assise en Toscane. C’est d’ailleurs ici que fut installé une sorte de noviciat des frères mineurs quand il fallut structurer la communauté. Cependant, c’est ici qu’il va rédiger son testament. Nous sommes en 1226, l’année de sa mort. Selon ses biographes, c’était au printemps. Il se trouvait à Sienne recommandé à de grands médecins de l’époque par le Pape pour qu’il se soigne, car le Pape lui a ordonné de se soigner et il a fait vœu d’obéissance. Au retour, ses compagnons le pressent de rédiger son testament. Il est décidé qu’on le ramène à Assise. Cependant, pour rendre le voyage plus supportable, François fait de nouveau une halte au couvent des Celles. Ensuite, François repart vers ses terres natales où il mourut le 3 octobre 1226. C’est Frère Elie, Ministre général de l’Ordre des Frères Mineurs, originaire de Cortona, qui commencera à construire en dur la première partie du sanctuaire. Et Le Celle restera la Maison du Noviciat pendant cinq siècles encore.

Après cette escapade en terres toscanes, on retrouve le chemin officiel de Saint François entre Assise et l’Ermitage de La Verna.

sentiero-francescano-pelegrini6

Sansepolcro est la terre natale du peintre Piero Della Francesca et l’on y trouve encore sa maison natale. Sansepolcro dans la Haute Vallée du Tibre est une ville médiévale, riche d’appréciables édifices Renaissance et baroques. L’origine de la ville se perd dans le mythe. La légende raconte que Saint Arcano et Saint Egidio, deux pèlerins de retour de Terre Sainte, se seraient arrêtés dans ces lieux guidés par un prodigieux signe divin. Ils y auraient alors construit une chapelle pour qu’y reposent les reliques sacrées récupérées à Jérusalem. Le bourg médiéval, selon la tradition, se serait ensuite développé autour de cet édifice sacré. Cette hypothèse est en partie confirmée car Sansepolcro est citée dans de nombreux récits historiques médiévaux sous l’appellation de « Nouvelle Jérusalem ».

convento-francescano-a-sansepolcro 

COUVENT FRANSCISCAIN DE SANSEPOLCRO

Ce qui est certain, c’est que le bourg Sansepolcro était une étape importante pour Saint François quand il allait ou revenait de La Verna. Une fois, comme c’est raconté dans les Fioretti, il ne se rendit même pas compte qu’il passait au milieu de la foule agglutinée tant il était englouti dans la contemplation de Dieu.

Dédiée au saint d’Assise, au centre de la ville, apparaît l’église, construite entre 1258 et 1321, premier exemple de style gothique de la ville. A l’extérieur elle conserve encore des caractéristiques de l’architecture du XIIIe siècle : la tour-campanile et, sur la façade, le portail gothique en arc, alors que l’intérieur fut totalement rénové au XVIIe siècle, conservant l’implantation originale à nef unique, typique des ordres mendiants.

Autre épisode de la vie de François d’Assise lié à Sansepolcro fut la conversion des trois voleurs. Dans un ermitage situé au-dessus de Sansepolcro se présentaient parfois des brigands venant quémander du pain. Puis, ces voleurs disparaissaient dans les profondeurs de la forêt de cette contrée et n’en sortaient que pour se poster au bord des routes pour dépouiller les passants. Pour cette raison, certains frères de l’ermitage disaient : « Il n’est pas juste de faire l’aumône à ceux-là qui sont des brigands faisant tant de mal aux gens ». D’autres, considérant que les brigands venaient mendier humblement, les suspectaient de grandes nécessités, et leur donnaient parfois du pain, les exhortant quand même à changer de vie et à faire pénitence. Et voilà qu’un jour, François arrive à l’ermitage. Les frères lui exposèrent leur dilemme : devaient-ils donner du pain à ces malfaisants ? Le Saint leur répondit : « Faites ce que je vais vous suggérer, j’ai confiance dans le Seigneur pour réussir à conquérir les âmes ». Il poursuivit : «  Allez et achetez du bon pain et du bon vin, portez ces provisions aux brigands dans la forêt où ils se terrent et criez : « Frères voleurs, venez à nous… Nous sommes frères, et nous vous portons du bon pain et du bon vin ». Ceux-ci accourront sur le champ. Alors vous étendrez une nappe par terre, vous disposerez dessus le pain et le vin, et vous les servirez avec respect et bonne humeur. Quand ils auront fini de manger, vous leur proposerez les paroles du Seigneur. Vous terminerez en demandant pour eux l’amour de Dieu et comme premier privilège, de vous promettre de ne plus persécuter et de maltraiter quiconque. Bien sûr si vous exigez tout ça du premier coup, vous n’obtiendrez rien. Mais petit à petit, touchés par le respect et l’affection que vous leur démontrerez, ils finiront par vous le promettre. Le jour suivant retournez vers eux, et pour une première promesse faite, ajoutez au pain et au vin des œufs et du fromage, portez tout ça aux brigands et servez-les. Et puis, après le repas, vous direz : « Pourquoi restez ici toute la journée,  mourir de faim et à perdre votre âme ? Ne vaudrait-il pas mieux servir le Seigneur et Lui pourvoira au nécessaire et pour finir sauvera vos âmes » et le Seigneur dans sa miséricorde inspirera aux voleurs de changer de vie, touchés par votre respect et votre affection ». Les frères firent exactement ce que François leur avait conseillé. Les voleurs, par la miséricorde et la grâce de Dieu, s’amadouèrent, écoutant et suivant point par point les demandes expresses des frères. Beaucoup plus par l’affabilité et l’amitié que les frères leur démontraient, ils commencèrent à porter sur leurs épaules du bois jusqu’à l’ermitage. Finalement, par la bonté de Dieu et la courtoisie et l’amitié des Frères, certains des brigands entrèrent dans l’Ordre,  d’autres se convertirent et firent pénitence, promettant aux frères qu’ils ne feraient plus de mal à quiconque et qu’ils vivraient en travaillant de leurs mains. Les frères et d’autres personnes comprenant ce qu’il était advenu furent émerveillés, pensant que c’était la sainteté de François qui avait permis la conversion d’hommes perfides et malhonnêtes, surtout aussi rapidement.   

eremo-di-montecasale-valtiberina

EREMO DI MONTECASALE

Enfin, très près de Sansepolcro, 7 km environ, sur les pentes de l’Apennin, aux confins de la Toscane, des Marches et de l’Ombrie, se trouve l’Ermitage-sanctuaire franciscain de Montecasale, petit joyau de l’architecture pauvre franciscaine, perdu dans des bois touffus. Depuis l’époque romaine, une route gravissait ces sommets, rejoignait les Marches par le dénommé « Passo delle Vacche », « Passage des Vaches », toponyme lié de toute évidence à la transhumance. Le lieu était de ce fait un important passage, contrôlé, par une forteresse militaire.

Un jour que François allait à Sansepolcro, il fit un crochet vers Montecasale et vit venir à lui un jeune homme, noble et délicat, qui lui dit : « Père, je voudrais faire partie de vos frères ». François lui répondit : « Mon fils, tu es jeune, délicat et noble, sans doute tu ne pourras soutenir la pauvreté et l’apparence de notre condition ». Et le jeune homme de répondre : « Père, n’êtes-vous pas un homme comme moi ? Aussi, ce que vous supportez, je le pourrai aussi avec la grâce du Christ ». Sa réponse plût beaucoup à Saint François qui le bénit et le reçut immédiatement dans l’ordre, sous le nom de Frère Agnolo. Et Saint François, le fit gardien de ce lieu dit de Montecasale.

sentiero-francescano-pelegrini7

Sansepolcro à Pieve Santo Stefano : 16 km

Nous traversons maintenant La Valle Teberina, la Vallée du Tibre. Si cette vallée est la patrie de Piero della Francesca, d’Alberto Burri et de Michelangelo Buonarroti, le grand Michel-Ange, Saint François a souvent séjourné dans la vallée alors qu’il se rendait ou revenait de La Verna, et notamment à l’Eremo di Cerbaiolo. Pieve Santo Stefano occupe une vallée au centre de montagnes silencieuses. Malheureusement, cette petite ville fut détruite en 1944 et reconstruite rapidement dans l’après-guerre et de ce fait a perdu toute sa structure architecturale, seules quelques traces de son histoire séculaire restent visibles au visiteur. Parmi les plus précieux témoignages de son passé lointain, on trouve à l’entrée sud de la ville l’église de la Madonna dei Lumi, construite au XVIe siècle en honneur de la Vierge qui avait concédé aux habitants de Pieve de nombreux miracles.

samaritaine-au-puits-della-robbia 

SAMARITAINE AU PUITS – GIROLAMO DELLA ROBBIA

Dans le centre s’élève encore le Palazzo Pretorio qui abrite une belle terre cuite de Girolamo Della Robbia représentant la « Samaritaine au puits », ou dans la Collégiale Santo Stefano, c’est une terre cuite de l’atelier d’Andrea Della Robbia représentant l’Assomption de la Vierge au milieu des Saints qu’il nous est permis d’admirer. Mais ce qui fait la célébrité de Pieve Santo Stefano est son Musée du journal. On l’appelle d’ailleurs « la città del diario », la ville du journal, grâce à la riche collection des carnets de guerre, lettres d’amour des siècles passées, journaux de jeunes fermés à clé par un cadenas, souvenirs des émigrants, tant de secrets confessés au fil des pages de ces journaux.

Dans un quartier tranquille de Sansepolcro, une belle maison du XVIIIe siècle abrite les dix chambres silencieuses et confortables d’un Relais-hôtel pour un prix raisonnable. Vous pourrez également vous y restaurer car la maison abrite aussi un restaurant réputé figurant dans différents guides italiens et même le Guide Michelin.  

relais-oroscopo-san-sepolcro

TARIF : de 30 à 60 Euros par personne et par jour, petit déjeuner compris, selon capacité de la chambre. Pour profiter du garage fermé, comptez 10 euros par jours pour une voiture, et 5 Euros par jour pour une moto.

eremo-di-cerbaiolo

EREMO DI CERBAIOLO

En dépassant le passage de Viamaggio, dans un territoire riche de grottes naturelles et de sources, en surplomb d’un coteau rocailleux surgit l’Ermitage de Cerbaiolo. Il fut monastère bénédictin au VIIIe siècle, mais en 1216, il fut donné à Saint François et fut habité par les Franciscains jusqu’en 1783 où il devint paroisse. Depuis ses origines jusqu’en 1520 il faisait partie du diocèse de Città di Castello, mais à partir de 1520 il entra dans celui de Sansepolcro.

Il n’est pas certain qu’il ait ou non accueilli le Poverello, certainement c’est Saint Antoine qui y vécut plus que lui et on voit encore aujourd’hui l’endroit où il se retirait pour prier. D’ailleurs, c’est au saint de Padoue que fut dédiée l’église, Détruit par les Allemands durant la guerre en 1944, l’ermitage fut restauré par Claire, ermite de la Petite Compagnie de Sainte Elisabeth. La religieuse est décédée en avril 2010 et actuellement l’ermitage est géré par Frère François qui offre l’hospitalité à ceux qui désirent partager quelques jours dans un contact très étroit avec Dieu. Frate Francesco : Tél. (0039) 0575.799.228

Evocateur et élégant, avec un splendide panorama sur le lac Montedoglio, Cerbaiolo rappelle également par sa position le sanctuaire de La Verna si bien qu’un dicton populaire affirme : « Qui a visité La Verna et pas Cerbaiolo, a vu la mère et pas le fils ».

 agriturismo-il-capannino-pieve-santo-stefano                                                              

A 3km de Pieve Santo Stefano, une belle ferme toscane complètement rénovée, vous offrira gîte et couvert, cet agritourisme dispose également d’un bon restaurant. Trois types de chambres : individuelles, doubles, triples et deux tarifs journaliers, selon la saison : 60/75 Euros, 120/150 Euros, 160/200 Euros… petits déjeuners compris.

locanda-la-pergola-a-pieve-santo-stefano

Une Locanda Hôtel-Restaurant à Pieve Santo Stefano à des prix tout doux. Au restaurant un menu complet à partir de 13,00 Euros. Quant aux chambres :  

          Individuelle : 50,00 Euros – ½ Pension : 50,00 Euros – Pension complète : 60,00 Euros.

          Double : 60,00 Euros – ½ Pension : 100 EUROS – Pension complète : 120 Euros.

sentiero-francescano-pelegrini8

Pieve Santo Stefano – Caprese Michelangelo : 10 km

capresemichelangelo

CAPRESE MICHELANGELO – MAISON NATALE DE MICHEL-ANGE

Caprese Michelangelo est accroché à la barrière des Apennins, dans la partie la plus verdoyante de la Vallée du Tibre en Toscane. L’altitude y atteint même 1415 mètres dans les Alpes de Catenaria au Mont Castello. De nombreuses rivières se rejoignent et viennent grossir le torrent Singerna, qui lui-même rejoint le Tibre au lac de Montedoglio. Enfin Caprese Michelangelo est le village natal de Michel-Ange. En même temps, on trouve également à Caprese Michelangelo de nombreux souvenirs du passage de San Francesco durant ses différentes pérégrinations que ce soit en l’église San Polo, à la chapelle Zenzano et bien sûr l’Eremo della Casella.

eremo-della-casella

EREMO DELLA CASELLA

La légende raconte qu’après avoir reçu les Stigmates, Saint François quitte La Verna le 30 septembre 1224. Il devait suivre l’itinéraire suivant par le Mont Arcoppe, le Foresto et rejoindre la localité appelée La Casella, et de là, par le Château de Montauto, Sansepolcro, Città di Castello puis Assise. A Casella, il voulut s’arrêter comme pour un rite. Sur la partie la plus escarpée du chemin, là où l’œil se perd dans l’immensité des superbes paysages, Saint François, conscient sans doute que ce voyage sera sans retour, regarda longuement vers La Verna et dit avec une profonde émotion : « Adieu, Mont de Dieu, Mont Saint… mons coagulatus, mons pinguis, mons in quo beneplacitum est Deo habitare ! Adieu Mont de l’Alvernia, Dieu Père, Dieu Fils, Dieu Saint Esprit, je te bénis. Reste en paix, jamais plous je ne te reverrai ». Et quand il arriva à l’Ermitage della Casella, tous étaient enthousisates : le lieu était beau, le panorama enchanteur. Dans le lointain, on voyait le rocher de La Verna auquel le saint fit encore un dernier salut, alors que de l’autre côté on apercevait les pentes du Sasso di Simone et du Simoncello et toute la chaîne des Alpe della Luna qui séparent la Vallée du Tibre de la Vallée Marecchia. L’ermitage, construit en pierre d’un beau gris clair, est constitué d’une chapelle dédiée maintenant à Saint François et d’un petit hébergement toujours ouvert.

 agriturismo-il-vigno-caprese-michelangelo                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Agritourisme Biologique, en pleine nature, avec piscine, dans les environs de Caprese Michelangelo, offre l’hospitalité en chambres, suites ou petits appartements. Tarifs selon la saison et le nombre de personnes : de 65 à 150 euros, petit déjeuner compris.   

sentiero-francescano-pelegrini9

Caprese Michelangelo – La Verna : 23 km

Le Mont Alverne où Saint François reçut les stigmates le 17 septembre 1224. Le Mont appartenait à Orlando Cattini, aristocrate qui s’était converti en écoutant les prêches du Saint. Il offrit la montagne et ses bois au saint qui y construisit avec ses compagnons des buttes de rondins aux toits de feuillage. Saint François revint six fois au Mont Alverne, entre 1214 et 1224, date à laquelle eut lieu le miracle. Avec la suppression des ordres religieux le monastère devint la propriété de la ville de Florence pour être rendu à l’ordre des Frères mineurs en 1933, au moment de la signature du pacte de Latran qui établissait un modus vivendi entre l’Etat italien et le Saint Siège.

santuario-della-verna-nel-casentino

Sanctuaire de La Verna

Les routes qui mènent à La Verna traversent des paysages superbes et impressionnants, dominant des abrupts calcaires, et retirés dans une solitude austère, au milieu d’une antique futaie de pins et de hêtres, on chemine le long du sentier qui grimpe au Mont Penna et on rejoint La Verna. Pour la plupart des pèlerins du monde entier, La Verna est le lieu où nature et spiritualité de fondent en un parfait équilibre. Loin du bruit, c’est un lieu de paix et de beauté immaculée, le sanctuaire de La Verna est entourée d’une forêt qui en protège aussi de précieux trésors artistiques et de foi, à commencer par la petite église Santa Maria. Voulue par François lui-même qui entendait exhausser le désir de la Vierge apparue lors d’une céleste vision, de voir un jour s’élever en ce lieu un sanctuaire qui lui serait dédié, la petite église possède les mêmes dimensions que celles de la Portioncule à Assise. Dédiée à Santa Maria Assunta, la basilique à croix latine contient d’importants chefs d’œuvre, parmi lesquels l’Annonciation et la Nativité du sculpteur Andrea Della Robbia. On y accède par l’esplanade du Quadrant, ainsi nommé parce qu’une méridienne, une horloge solaire est incrustée dans le mur du campanile. Le Quadrant est entouré d’un mur de pierre, au centre une grande croix en bois qui s’élance vers le ciel et ouvre le regard sur le splendide panorama sur les collines et les prés du Casentino, petit territoire du Nord Est de la Toscane. Ce sont précisément ces beautés qui attirèrent François qui aimait en particulier se recueillir, prier et méditer sur la Passions dans l’antre solitaire du Sasso Spicco. En revenant du Sasso Spicco, on peut encore visiter la Chapelle des Stigmates, construite en 1263 à l’endroit même où François reçut les stigmates. Cet endroit précieux est indiqué par un cadre en marbre rouge et protégé par une plaque de verre un peu avant l’autel.

hotel-da-giovanna-chiusi-della-verna

 Hôtel-Restaurant à Chiusi della Verna ouvert d’avril à novembre :

          Chambre individuelle avec petit déjeuner : de 45 à 60 Euros – ½ Pension de 50 à 70 Euros – Pension complète : de 60 à 75 Euros.

          Chambre double avec petit déjeuneur : de 30 à 40 euros – ½ Pension de 50 à 70 euros – Pension complète : 60 à 75 Euros.

          Chambre triple avec petit déjeuner : de 25 à 30 euros – ½ Pension de 45 à 65 euros – Pension complète : de 60 à 75 Euros.

Ces prix s’entendent par personne et par jour.                                                                                                                                                                                                                                                        ½ Pension et Pension complète sont proposées pour un minimum de trois nuits.                                                                                                                                                                                      Les animaux de petite taille sont acceptés.

sentiero-francescano-pelegrini10

La Verna – Camaldoli par Biforco – 28 km

Il serait dommage de ne pas poursuivre le chemin en direction de l’ermitage de Camaldoli, même si avec La Verna s’arrête les terres franciscaines. En effet, Camaldoli est le domaine des Camaldules de Saint Romuald. Le monastère des Camaldules se trouve à quelques kilomètres de l’ermitage de l’ordre. Au premier corps de bâtiments, construit sur les vestiges de l’ancien château du Comte Maldolo d’Arezzo, vinrent s’ajouter par la suite de nombreux édifices, pour constituer enfin l’imposant ensemble. Plusieurs fois incendié et pillé, le monastère acquit cependant un grand rayonnement entre le XVIe et le XVIIe siècle. Il avait alors sa propre imprimerie et Laurent le Magnifique comme Léon Battista Alberti fréquentaient son académie humaniste.

villa-contessa-badia-prataglia-entre-la-verna-et-camaldoli

Entre La Verna et Camaldoli, dans le village de Badia Prataglia une belle maison ancienne mais entièrement restaurée vous accueille, dans de petits appartements de deux, trois ou quatre lits. Un grand parc arboré, un jardin, une piscine assure un séjour tranquille et relaxant. Et si vous souhaitez parcourir les chemins du Parc National des Forêts du Casentino, les tarifs pour une semaine commencent à 250 euros. 

sentiero-francescano-pelegrini11

locanda-dei-baroni-camaldoli

La Locanda qui vous attend à Camaldoli est une antique demeure, point de départ parfait pour monter jusqu’à l’Ermitage des Camaldules. Les prix s’entendent par personne et pour une nuit, petit déjeuner compris et selon la saison.

          Chambre double à usage individuel en B & B : 50/60 Euros – en ½ Pension : 68/78 Euros

          Chambre double en B&B : 32,5/37,5 Euros – en ½ Pension : 50,5/55,5 Euros

         Chambre triple en B&B : 27/32 Euros – en ½ Pension : 45/50 Euros 

monastere-de-camaldoli

MONASTERE DE CAMALDOLI

C’est au cœur de la montagne et de l’immense forêt que l’on découvre le berceau de l’ordre des Camaldules, fondé au XIe siècle par Saint Romuald qui imposa une règle extrêmement sévère. La route, étroite, offre de jolies vues sur Poppi et le val d’Arno, puis elle gravit les pentes d’un vallon et traverse un paysage âpre. A 816 mètres d’altitude se trouvent le couvent et l’église du XVIe siècle, au fond d’une sombre vallée aux versants plantés de sapins. Continuant en forte montée le long du torrent et au milieu de la forêt, on atteint l’ermitage, dans un site austère et retiré. On peut entrer et visiter l’église baroque ainsi que la cellule de Saint Romuald. Derrière le couvent, sur la crête des Apennins, la vue est magnifique sur la Toscane et la Romagne voisine.   

Saint Romuald est né à Ravenne vers 950. Il est mort à Valdicastro di Fabriano dans la province d’Ancône, le 19 juin 1027, après avoir réformé quelques monastères bénédictins et fondé plusieurs ermitages en Romagne et dans les Marches. C’est en 1012, avec certains de ses disciples, qu’il construisit à Camaldoli les cinq premières cellules de l’ermitage et une petite chapelle.

eremo-di-camaldoli1

ERMITAGE DE CAMALDOLI

Les bâtiments du monastère remontent pour la plupart aux XVIIe et XVIIIe siècles mais comprennent également l’hospice camaldule fondé en 1046 et une pharmacie datant de 1543 qui commercialise les savons, produits de toilette et liqueurs fabriqués par les quarante moines vivant actuellement au couvent. Il faut encore suivre pendant 2,5 km une route en lacets pour atteindre l’ermitage de Camaldoli, ensemble incluant une église baroque, une chapelle et vingt cellules, bâti à l’endroit où Saint Romuald vint se retirer du monde en 1012 avec quelques émules. Leur exemple suscita des vocations et, en 1072, neuf groupes d’ermites avaient essaimé vers de nouveaux lieux de méditations. En 1123, l’ordre des Camaldules obtenait sa pleine autonomie sous la règle de Saint Benoît. Ses membres continuent de nos jours d’entretenir, comme depuis presque mille ans, la superbe forêt de hêtres et de châtaigniers qui entoure le monastère. De l’autre côté de la route, face au parc de stationnement du monastère, un petit musée ornithologique privé présente de nombreuses espèces d’oiseaux de la région.

lautomne-a-camaldoli 

                                                                                                                                                                                                 L’AUTOMNE EN FORET DE CAMALDOLInizi del XVII secolo la costruzione dell’attuale piccola chiesa parrocchiale a navata unica con campanile a veLa costruzione, così come la vediamo oggi mol

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

QU’ENTEND-ON PAR SIGNES MUTABLES ?

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 21-09-2011

Tout d’abord les signes dits « Mutables » sont au nombre de quatre, ce sont les Gémeaux, la Vierge, le Sagittaire et les Poissons.

gemeaux3 vierge_img1sagitaire_imgpoisson_img

Mutables ils le sont puisqu’ils sont analogues à la fin d’une saison. Ils annoncent donc un déclin mais préparent également une mutation. En effet, les Gémeaux préparent l’été, alors que la Vierge se situe aux portes de l’automne, que le Sagittaire s’avance vers l’hiver et que les Poissons s’apprêtent à célébrer le printemps.  Les Poissons sont d’ailleurs les plus Mutables des Mutables. En effet, non seulement ils terminent et annoncent une autre saison, mais ils terminent tout aussi bien l’année astrologique qu’ils sont sur la porte de la nouvelle année astrologique.

Ces signes Mutables sont également dits « doubles ». En effet, deux personnages, deux personnalités se profilent dans ces signes, soulignant une dualité.

gemeaux-12Ainsi les Gémeaux sont représentés par deux personnages qui ne sont autres que Castor et Pollux. Castor est le Gémeaux Nerveux, à la sensibilité instable, constamment en mouvement, aux sentiments toujours sollicités, à la recherche d’émotions nouvelles, au vagabondage affectif, tiraillé par des impulsions successives, des passions décousues et changeantes. En un mot, un être fantasque, vivant dans une atmosphère fiévreuse. Pollux est le Gémeaux de type Sanguin, doté d’une grande présence d’esprit, vivant et agissant d’abord mentalement, on pourrait presque le qualifier de « sans âme ». Il est curieux, pratique, habile, opportuniste, inventif, spirituel, mais également ironique, sarcastique, le cœur sec… Parfois, les deux personnages cohabitent un peu comme l’assemblage qu’ils forment dans le mythe. Ne dit-on pas d’ailleurs que le type Gémeaux ne peut vivre seul, tant il a besoin de l’autre pour se voir dans le regard de l’autre…

vierge2La Vierge, elle aussi double, ne dit-on pas que cohabitent ensemble une Vierge sage et une Vierge folle ? Et souvent on va constater une coexistence de l’inhibition et de l’impulsivité, du rationnel et de l’irrationnelle, du dépensier et de l’économe, du ponctuel et du retardataire, du méticuleux et du désordonné, du besogneux et du fécond, du sceptique et du superstitieux. Elle peut se monter aussi poli qu’hypocrite, aussi débraillé que stricte. C’est l’ingénue libertine, le névrosé pervers, le timide qui met les pieds dans le plat…

sagittaire-6Le Sagittaire, à la fois cheval les quatre fers dans la glaise et l’homme qui bande l’archer rêvant de grands espaces et de grands horizons… ou comment courir l’aventure dans la sécurité. Ainsi il se présente extraverti, tenté par l’évasion et la découverte du monde, l’esprit nomade ou sportif, alors que sa part introverti l’amène à la rencontre avec lui-même, parfois dans une quête d’idéal, mais si tel n’est pas le cas, c’est le risque de sombrer dans quelques dépressions… L’être Sagittaire est un être d’excès, passant pas des phases d’optimisme délirantes et des plongeons dans la dépression qui l’anéantissent.

pisces2009Les Poissons comme les Gémeaux sont au nombre de deux. Mais pendant que l’un des poissons remonte le courant l’autre le redescend. Le problème c’est qu’ils sont liés l’un à l’autre par un ligament. Deux orientations se dégagent et coexistent malgré une apparente contradiction. L’un des Poissons a soif d’évasion, nomade n’a ni toit, ni patrie, tenant la barre à travers des brumes opaques en vue d’atteindre des régions inconnues, que ce soit sur un plan tout à fait réel, explorateur de tous les océans, ou symbolique se confrontant à un univers communautaire ou mystique. Et puis, il y a l’autre Poissons sans doute captif de quelques filets, pouvant échouer sur les rives d’un monde éprouvant, captif d’un exil intérieur ou bien réel.

Cependant, dans l’ensemble les signes Mutables représentent le monde des échanges, des mutations. Ils se caractérisent en termes d’information, d’adaptation, de changement, d’ambivalence. La priorité sera donc donnée aux activités de communication, d’organisation, d’échanges, de transactions.

Au négatif, les signes Mutables font preuve d’indécision, d’irrésolution, de pessimisme et parfois de fourberie.

Les plus idéalistes et les plus pragmatiques, les plus prudents aussi sont la Vierge et les Poissons. Les plus rationnels, les plus prévoyants et les plus adaptables sont les Gémeaux et le Sagittaire.

En règle générale, les personnes marquées par les signes Mutables prennent le chemin détourné lorsque la route directe n’est pas libre, et souvent même lorsqu’elle l’est. Ainsi, elles peuvent s’adapter aux habitudes et aux caractères d’autrui ; elles peuvent facilement envisager les deux côtés d’une question et sympathiser sincèrement avec des opinions et des principes contradictoires. Cependant, certaines personnes présentant trop de signes Mutables dans leur thème se laisseront facilement influencées et découragées par les événements, éprouvant des difficultés à se créer une place au soleil. Souvent le manque de détermination est flagrant. Parfois encore ruse et malhonnêteté sont leurs seules armes.

zodiaque30

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

DANS L’HERBIER DE LA VIERGE … LA LAVANDE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 20-09-2011

Depuis des millénaires, la lavande parfume, désinfecte, cicatrise, calme, stimule, tonifie, régularise… Et bien avant qu’on pense à créer des sels de bain, des déodorants, des insecticides protégeant les vêtements ou assurant « la mort parfumée des poux », la lavande servait aux Romains à préparer leurs bains. Elle tient d’ailleurs son nom du latin « lavare » qui signifie « laver », puis de l’italien « lavando » qui évoque l’action de laver, littéralement « lavant ». Cette étymologie laisse penser que très tôt on a utilisé la lavande pour parfumer le linge fraîchement lavé. Cependant, on plaçait aussi des sachets de lavande dans les coffres et les armoires pour éloigner les mites et parfumer linge et garde-robe. En effet, les fleurs de lavande séchées sont très résistantes et conservent leur arôme très longtemps ; on l’utilisait sous forme d’huile pour badigeonner le bois des lits afin de chasser les punaises et on l’appliquait sur la tête des enfants pour tuer les poux et leurs lentes… Un autre usage très ancien consistait à mettre de la lavande dans l’eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et calmantes. Autant d’utilisations bien dans la symbolique de la Vierge ménagère avisée, prévoyante et soigneuse.

lavande1

Bien avant qu’on découvre l’existence des microbes responsables des infections et qu’on invente les sérums antivenimeux, on employait la lavande en huile, teinture ou essence pour panser les plaies des blessés par arme blanche, pour soigner les brûlures, alors que les chasseurs des régions où elle pousse sauvaient la vie de leurs chiens piqués par une vipère en frottant immédiatement la morsure avec une poignée de lavande froissée entre leurs doigts… On retrouve là toutes les propriétés de la Vierge infirmière, herboriste et soignante.

hildegarde-von-bingen

Sainte Hildegarde-de-Bigen

Sainte Hildegarde, abbesse bénédictine, aussi célèbre pour ses visions que par sa science, consacra à la lavande un chapitre entier de son fameux traité de médecine et l’emploi constant qu’en faisait la médecine populaire de l’époque. Depuis, les analyses modernes ont montré que l’huile essentielle tirée de la lavande est un puissant antiseptique, en même temps qu’un remarquable neutralisant du venin. Ce sont les sommités fleuries et surtout les petites fleurs bleues, récoltées avant leur plein épanouissement et séchées à l’ombre, qui servent de bases aux diverses préparations.

La lavande vient de l’ouest du bassin méditerranéen, puis elle s’est répandue grâce aux Romains dont on reprit les habitudes dans l’usage qu’ils en faisaient pour conserver le linge et parfumer le bain. En Provence, la lavande fut utilisée dès le Moyen Age, pour la composition de parfums et de médicaments, mais ce n’est qu’à partir du XIXe siècle que sa culture se développa vraiment.

Les lavandes sont des arbrisseaux dicotylédones de la famille des Lamiacées ou labiées et du genre « Lavandula », à fleurs le plus souvent mauves ou violettes disposées en épis, dont la plupart des espèces très odorantes, sont largement utilisées dans toutes les branches de la parfumerie. Elles poussent surtout sur les sols calcaires secs et ensoleillés, à l’exception de la lavande S. Stoechas, qui préfère les sols siliceux. Toutes les lavandes sont des plantes mellifères, très recherchées par les abeilles.

champ-de-lavande

Champ de lavande

Quant à l’essence de lavande elle contient des composants différents selon les espèces. On l’obtient traditionnellement par distillation des sommités florales. Au XIXe siècle et au début du XXe, la Provence était parsemée de petites distilleries familiales, qui ont disparu peu à peu, victimes de crises de mévente et surtout de l’industrialisation de la production. L’essor de la production française d’huile essentielle de lavande fine est lié à l’implantation de parfumeries dans la région de Grasse. La mise en culture organisée systématique du lavandin dans les années 1950, prit ensuite le relais.

C’est bien sûr la parfumerie qui aujourd’hui encore fait le plus gros usage de la lavande. Avec elle, on peut tout parfumer, depuis les savonnettes jusqu’aux détergents et au papier hygiénique. Dans les parfums proprement dits, la lavande est surtout réservée aux hommes, soit en soliflore dans les eaux de toilette, soit en note de cœur dans les eaux de Cologne.

corso-de-la-lavande-digne-les-bains

Corso de la Lavande à Digne-les-Bains

Aujourd’hui, la plus grande fête consacrée à la lavande en France est célébrée depuis près de 70 ans à l’occasion du « Corso de la Lavande », à Digne-les-Bains, et s’achève par un défilé de chars décorés de lavande.

Savez-vous qu’on peut infuser des fleurs de lavande dans du lait et utiliser ensuite la préparation pour de la glace ou de la crème à la lavande. Dans certaines régions du Maghreb, notamment en Algérie, la lavande est utilisée dans quelques plats, comme le couscous. Les brins de lavande sont également utilisés dans les vallées, et notamment celle de l’Esteron près de Nice, afin de confectionner une liqueur particulièrement forte en bouche, mais aux vertus antiseptiques, digestives et calmantes.

Dans le langage des fleurs, la lavande signifie « Répondez-moi », dans un sens d’impatience méfiante, de questionnement amoureux. Dans une relation plus établie ou même une relation amicale, la lavande est symbole de « tendresse » comme l’évoque sa couleur mauve bleutée, son parfum, mais aussi ses propriétés apaisantes et antiseptiques. Enfin, les noces de lavande correspondent à 46 ans de mariage dans le folklore français.

navettes-de-lavande

Navettes de lavande

Bibliographie

Nos Grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont   

 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LE ZODIAQUE AMOUREUX… MONSIEUR VIERGE AMOUREUX…

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-09-2011

Comme on peut l’imaginer, le signe de la Vierge fournit un fort contingent de célibataires. Comme le hasard n’est pas de mise en astrologie, on pourrait attribuer ce fait à la prédisposition à la méfiance qui caractérise ce signe, ainsi qu’à sa grande exigence. En effet, Monsieur Vierge n’est pas vraiment prêt à se contenter de n’importe quoi ou de n’importe qui. Derrière la méfiance de façade se cache une peur viscérale d’être floué, trahi, abandonné peut-être après avoir été dépouillé, sait-on jamais.  

homme-vierge

Sans doute aussi a-t-il peur d’être envahi, ou qu’on lui demande des manifestations amoureuses dont il est totalement incapable. On pourrait dire qu’il aime avec pudeur et silencieusement, se méfiant des démonstrations par trop spectaculaires ou qu’il juge comme telles… à sa conquête de savoir comprendre par intuition qu’il tient à elle.

En fait pour le lui faire savoir, il se lancera dans des sujets très sérieux qui d’ailleurs l’intègrent dans ses projets… A elle de saisir l’allusion… Car enfin, s’il parle de plan épargne-logement, c’est bien pour construire quelque chose. En attendant la déclaration d’amour, elle aura l’avantage de tout connaître sur les avantages comparés de tel ou tel emprunt… Inutile donc d’attendre quelques messages sentimentaux et encore moins de déclarations passionnées.   

les-amoureux-de-peynet

Les Amoureux de Peynet

Marié, Monsieur Vierge a tendance à vivre à côté de sa femme et non avec elle. Pourtant, elle ne manquera de rien, il pourvoira à son confort, se préoccupera de l’avenir des enfants et tous les soirs lui servira une bonne tisane avec du miel si elle a mal à la gorge, un tilleul si elle a des insomnies ou une verveine si elle digère mal.

Voilà un compagnon parfait et qui ne comprendra pas vraiment les insatisfactions de Madame, et sera tout étonné de voir son ménage exploser.

On comprendra que Monsieur Vierge est un compagnon fidèle, cependant c’est un être extrêmement secret et souvent ses coups se font en douce. Sa bonne excuse étant qu’il ne veut pas faire souffrir sa femme.

Monsieur Vierge se marie souvent tard et c’est mieux ainsi, car en vieillissant il se bonifie, se laissant davantage aller aux confidences.

vergine-glyphe 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME VIERGE AMOUREUSE…

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-09-2011

Madame Vierge fait partie des femmes dont les maris disent : « Je n’ai rien à lui reprocher. Ma femme est parfaite, sérieuse, fidèle, économe… C’est à désespérer ! ». C’est en effet une excellente épouse, attentive, dévouée, intelligente et capable de seconder son mari mieux que personne, avec l’habileté de s’effacer devant lui. Et pourtant, son compagnon pourrait découvrir un jour qu’il s’ennuie. Car l’amour meurt avec l’habitude et la Vierge a trop tendance à s’installer, à ronronner sans se poser de questions. Trop de perfection et de raison finissent par étouffer la plus intense passion. Madame Vierge devrait apprendre à faire des caprices, à rire à des bêtises, à pleurer de colère, hurler de joie, s’épancher, se révolter… en un mot exister…  

virgo-la-vierge

La façon d’aimer de Madame Vierge s’exprime par ses bonnes intentions, par sa présence d’esprit lorsque survient une crise et aussi les soins dévoués qu’elle sait procurer lorsque l’être aimé est malade. Madame Vierge est une infirmière née. 

vierge_img

Cependant, il existe deux types de Madame Vierge, la sage et la folle qui contrairement à la première a de l’expérience, au point de chercher souvent de bras en bras cet amour impossible qui seul vaut d’être vécu. Tant qu’elle est jeune, elle croit ainsi vivre intensément mais a conscience de ne pas être pleinement heureuse et quand elle sent que le temps passe, elle redoute, comme sa sœur la Sage, de rester seule et d’avoir gâché sa vie, reportant son affection sur un ami ou un animal de compagnie. Toutefois, Madame Vierge est également capable de contracter un mariage de raison, une union par intérêt ou de convenance, où s’associent les affaires.

Madame Vierge suscite des attachements profonds mais s’échappe avant qu’on la piège. De toute façon, ses amants épousent d’autres femmes mais continuent à lui faire la cour. Elle est flattée tout en ayant le sentiment d’avoir raté le coche, par excès d’intransigeance et par peur d’être déçue.  

la-vergine-dello-zodiaco 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LES THES DU ZODIAQUE

(7.01 - LES THES DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 12-09-2011

 JARDIN VERT… UN THE VERT POUR LA VIERGE

C’est son anniversaire… c’est votre anniversaire… offrez-lui… offrez-vous… le thé de son signe… le thé de votre signe…

21 août au 23 septembre

JARDIN VERT Le Thé de la Vierge

th-jardin-vert

La Vierge – Signe de Terre – Signe Féminin – Signe Mutable – Son Maître : Mercure

glyphe-de-la-vierge

Et si la Vierge était une saveur de thé… ce serait Jardin vert, un thé vert et léger. Un mélange qui allie avec bonheur la fraîcheur d’un Sencha de Chine, des arômes de rhubarbe et de fraises des bois, et puis des pétales de bleuet et d’hélianthe pour la petite touche colorée. Un mélange délicat à découvrir et à partager entre amis, l’après-midi ou en fin de journée.

« Sencha » signifie « thé grillé ». En effet, le « sencha » est soumis à un bain de vapeur de 15 à 45 secondes pour arrêter l’oxydation. Puis, les feuilles seront roulées et séchées. Le « sencha » est un thé vert japonais, ou bien de Formose. Le « sencha » est le thé le plus courant au Japon. Il y est bu froid durant l’été.

bleuet

 

 

Par ailleurs, savez-vous que dans le langage des fleurs, le bleuet est associé à la délicatesse et à la pureté des sentiments, deux symboles qui illustrent bien la nature même du signe de la Vierge.

Etonnant d’apprendre que c’est avec le bleuet, petite fleur de la famille des Centaurées, que Chiron, guérisseur de l’Olympe et éducateur d’Achille, féru de médecine, soigna son élève. Souvenez-vous, en effet, que Chiron appartient au monde des soignants et notamment à celui de la Vierge.  

flora_la_belle_romaine

                                                        Flore

Et pour rester dans ce monde virginien lié à la flore et à la terre, comment ne pas évoquer l’enfant poète des Grecs, Cyanos, chantre de la terre et de ses richesses, que la déesse Flore métamorphosa après sa mort en bleuet pour que, jusqu’à la fin des temps, l’humanité se souvienne de celui qui avait si bien célébré la nature.

fraises-des-boisQuant à la fraise des bois, aussi discrète que peuvent être les natifs de la Vierge, elle n’était pas seulement recherchée pour s’en régaler, mais également parce qu’on l’utilisait comme teinture, et surtout pour ses vertus médicinales : décoctions, tisanes, sirops, onguents car toutes les parties de la plante sont à utiliser. Les Romains en faisaient même des masques de beauté. C’est d’ailleurs pourquoi, vers le XIVe siècle, la fraise des bois fut introduite et cultivée dans les jardins européens, d’abord pour ses vertus curatives et bien sûr pour être mangée.

Notre rustique rhubarbe, elle aussi possède des propriétés qui ne peuvent que convenir à la Vierge. Elle est en effet très laxative grâce à sa richesse en fibres, en particulier en compote, car elle parvient à réveiller tout en douceur les transits les plus paresseux… Les intestins voilà bien un problème propre à la Vierge. Quant à la substance que sécrète sa racine, elle est appréciée pour son action antiseptique pour des problèmes de foie. C’est également un bon anti-inflammatoire des muqueuses buccales.

pied-de-rhubarbe

                                   Plant de Rhubarbe

La rhubarbe est à la base de boissons rafraîchissantes et de sorbets. Elle est ainsi consommée en thé et fournit même un vin fruité. En Italie, elle sert à préparer une liqueur très appréciée le Rabarbaro Zucca, réputée elle aussi pour ses bienfaits sur le foie.

Cependant, savez-vous que la rhubarbe n’a franchi les frontières européennes qu’au XVIIIe siècle. Ce sont les Anglais qui, les premiers, osèrent s’en servir dans leur cuisine. Auparavant, elle était tout juste une plante d’ornement. Elle est originaire d’Asie. Les Chinois et mêmes les Russes l’utilisent depuis près de 5 000 ans pour ses propriétés curatives.

helianthe-fleurs-de-topinambourLes fleurs d’hélianthe, quant à elles, sont celles d’un légume très rustique qui, aux Anciens, rappelle sans doute des temps rudes, celui de la dernière guerre mondiale, où le légume de base des Français était devenu le topinambour. L’hélianthe est la fleur du topinambour.

tarte-rhubarbe1

                                                                  Magnifique tarte à la rhubarbetasse-de-tha-fumante

Une excellente adresse et un charmant magasin pour trouver les thés Dammann Frères dont JARDIN VERT :

CAF’THE – 15 bis rue Chasles  à RAMBOUILLET – Laurence CHIRONI -Tél. 01.34.83.33.11

 

 

Bibliographie 

Nos Grands-mères savaient – Sa vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

SYMBOLE DE MERCURE ET DE LA VIERGE… LE CADUCEE

(5.3.3 - MERCURE) par sylvietribut le 09-09-2011

Symbole des plus anciens, dont l’image se trouve déjà gravée sur la coupe du roi Gudea de Lagah, 2 600 ans avant Jésus-Christ, et sur les tablettes de pierre, appelées en Inde « nâgakals ». Les formes et les interprétations du caducée sont beaucoup plus variées qu’on ne le croit généralement et elles ne s’excluent pas nécessairement.  

le-caducee

Le caducée

Le caducée, emblème d’Hermès/Mercure, est une baguette autour de laquelle s’enroulent en sens inverse deux serpents. Elle équilibre ainsi les deux aspects, gauche et droit, diurne et nocturne, du symbole du serpent. Le serpent possède ce double aspect symbolique : l’un, bénéfique, l’autre maléfique, dont le caducée présente, si l’on veut, l’antagonisme et l’équilibre ; cet équilibre et cette polarité sont surtout ceux des courants cosmiques, figurés d’une façon plus générale par la double spirale.

La légende du caducée se rapporte au chaos primordial que symbolisent les deux serpents qui se battent, et à sa polarisation que représente la séparation des serpents par Hermès/Mercure, et l’enroulement final autour de la baguette réalisant l’équilibre des tendances contraires autour de l’axe du monde, ce qui fait parfois dire que le caducée est un symbole de paix. 

mercure

Hermès/Mercure

Hermès est le messager des dieux et aussi le guide des êtres dans leurs changements d’état, ce qui correspond aux deux sens ascendant et descendant des courants figurés par les deux serpents. Une autre interprétation du caducée met l’accent sur le symbolisme de fécondité. Fait de deux serpents accouplés sur un phallus en érection, le caducée semble une des plus anciennes images indo-européennes. On le trouve dans l’Inde ancienne et moderne, associé à de nombreux rites ; dans la mythologie grecque où il est l’emblème d’Hermès ; puis chez les Latins qui le transfèrent à Mercure. Spiritualisé, ce phallus d’Hermès le psychopompe pénètre selon l’expression d’Henderson, disciple de Jung, du monde connu dans le monde inconnu, « à la recherche d’un message spirituel de délivrance et de guérison ». On sait, aujourd’hui, que le caducée est l’emblème universel de la science médicale.

En effet, le terme « caducée » est souvent appliqué dans un contexte médical au bâton d’Asclépios/Esculape et à un miroir symbolisant la prudence, à la coupe d’Hygie pour les pharmaciens, à un diapason pour les audioprothésistes ou à un serpent représentant la courbure du ventre de la femme enceinte pour les sages-femmes.

asclepios

Asclépios/Esculape

En grec ancien, le caducée « kêtukeion » est le sceptre des hérauts, qui rend leur personne inviolable. A l’origine, il était simplement en olivier, encore avec ses branches, ou « rhabdos », le bâton. Il est composé d’un bâton surmonté de deux ailes, autour duquel s’enroulent deux serpents qui se font face à son sommet. Le mythe dit aussi que ce sont les branches qui enroulées autour du bâton figurent des serpents. D’ailleurs, le caducée ne prend tout son sens qu’à l’époque grecque, lorsque les ailes viennent surmonter les deux serpents : dès lors le symbole devient une synthèse chthono-ouranienne, transcendant ses origines, qui n’est pas sans évoquer les dragons ailés chinois et la représentation du dieu aztèque Quetzalcóatl qui après son sacrifice volontaire, renaît par une ascension céleste sous la forme du serpent à plumes.  

quetzalcaatl

Le dieu aztèque Quetzalcóatl

« La baguette magique que représente le caducée et qui est généralement composée d’une verge autour de laquelle s’enroulent deux serpents évoque des cultes, très anciens dans le bassin égéen, de l’arbre et de la terre nourricière des serpents. En effet, le caducée hindou est associé à l’arbre sacré… Le caducée mésopotamien montre une baguette centrale. Elle semble bien être le souvenir de l’arbre… On est donc en droit de regarder la baguette du caducée d’Hermès, et aussi d’ailleurs le bâton du caducée d’Esculape, comme le symbole de l’arbre, associé, demeure ou substitue de la divinité.

Le mythe raconte qu’Apollon échangea avec Hermès/Mercure sa baguette d’or contre une lyre. Selon Hygin, lorsqu’Hermès/Mercure voulut séparer deux serpents en lutte, ceux-ci s’enroulèrent autour de la baguette. 

le-caducee-sur-le-pupitre-de-lassemblee-nationale1

Tribune de l’Assemblée – Sur le côté le caducée

Aujourd’hui, le caducée est un symbole de commerce mais il évoque aussi l’éloquence. Il figure d’ailleurs sur la tribune de l’Assemblée Nationale. Alors que le caducée d’Asclépios/Esculape est un symbole de la médecine en Europe, celui d’Hermès/Mercure représente la médecine en Amérique.

Dans l’Ancien Testament, on trouve également la mention de bâton orné de serpents d’airain jouant un rôle thérapeutique dont celui de guérir des morsures de serpents : « L’Eternel dit à Moïse : ‘Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche ; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie’. Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche ; et qui conque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie ».

Ce serait là l’origine du symbole du caducée utilisé par les médecins et les pharmaciens. Le suffixe « an » spécifie qu’il y avait en réalité deux serpents sur le bâton d’airain, un symbole alors très proches des serpents entrelacés du caducée d’Hermès/Mercure.

hermes-psychopompe

Hermès/Mercure le psychopompe, assis sur un rocher, s’apprête à conduire une âme défunte dans les Enfers. Lécythe attique à fond blanc, vers 450 avant Jésus-Christ

Pour Court de Gébelin, qui cite Athéna-gore et Macrobe, le bâton symbolise l’équateur, les ailes le temps et les deux serpents, mâle et femelle, représentent « le soleil et la lune qui dans le cours d’une année, parcourent l’écliptique sur laquelle ils sont tantôt séparés, tantôt unis ».

Cette interprétation convient surtout au rôle d’Hermès/Mercure considéré comme le père de l’astronomie et de l’agriculture. Les alchimistes n’ont pas manqué, de leur côté, de donner aussi une interprétation  du caducée : « Il est le sceptre d’Hermès, dieu de l’alchimie. Reçu d’Apollon en échange d’une lyre de son invention, il comporte une baguette d’or entourée de deux serpents. Ceux-ci représentent pour l’alchimiste les deux principes contraires qui doivent s’unifier, que ce soient le soufre et le mercure, le fixe et le volatil, l’humide et le sec, ou le chaud et le froid. Ils se concilient dans l’or unitaire de la tige du caducée qui apparaît donc comme l’expression du dualisme fondamental qui rythme toute la pensée hermétique et doit être résorbé dans l’unité de la pierre philosophale.

asclepios-et-hygie

Asclépios/Esculape et Hygie

Cette interprétation met sur la voie d’une conception qui fait du caducée un symbole d’équilibre par l’intégration des forces contraires. Il représenterait le combat entre deux serpents, qu’arbitrerait Hermès/Mercure. Ce combat peut symboliser la lutte intérieure entre des forces contraires, d’ordre biologique ou d’ordre moral, qui compromet la santé ou l’honnêteté d’un être. C’est ainsi que pour les Romains, le caducée représente l’équilibre moral et la bonne conduite : « le bâton représente le pouvoir, les deux serpents la prudence, les ailes la diligence, le casque les pensées élevées ».

L’interprétation toutefois ne dépasse guère ici le niveau de l’emblématique. Le caducée réunit aussi les quatre éléments de la nature et leur valeur symbolique : la baguette correspond à la Terre, les ailes à l’Air, les serpents au Feu ainsi qu’à l’Eau. Ce n’est pas seulement leur reptation qui les fait ressembler au mouvement ondulant des vagues et des flammes et assimiler à l’Eau et au Feu : c’est leur nature même, à la fois brûlante par leur morsure venimeuse, et quasi liquide par sa fluidité, qui les fait à la fois source de vie et de mort.

mercure-entre-le-soleil-et-la-lune

Selon l’ésotérisme bouddhique, et en particulier l’enseignement tantrique, le bâton du caducée correspond à l’axe du monde et les serpents à la Kundalini, cette force qui dort lovée en bas du dos et qui s’élève à travers les chakras successifs jusqu’au-dessus de la fontanelle, symbole de l’énergie pure qui anime l’évolution intérieure de l’homme. En fait, ce qui définit l’essence du caducée, c’est la composition même et la synthèse de ses éléments. Il évoque l’équilibre dynamique de forces opposées, qui s’harmonisent pour constituer une forme statique et une structure active, plus hautes et plus fortes. La dualité des serpents et des ailes montre ce suprême état de force et de maîtrise de soi qui peut être achevé tant sur le plan des instincts que les serpents symbolisent, qu’au niveau de l’esprit représenté par les ailes.

Cependant le caducée reste le symbole de l’énigmatique complexité humaine et des possibilités infinies de son développement. L’attribut d’Hermès/Mercure est fait d’une baguette qui est la verge d’or, ou l’arbre de vie, et autour de laquelle s’enroulent symétriquement, en forme de 8, deux serpents.

« Hermès, dit Homère dans l’Iliade, saisit la baguette au moyen de laquelle il charme à son gré les yeux des mortels ou réveille ceux qui dorment ».

La baguette pourrait rappeler l’origine agraire du culte d’Hermès/Mercure, d’où sa maîtrise sur le signe de Terre de la Vierge, et les pouvoirs de magiciens qu’il détient et l’apparente au signe d’Air des Gémeaux. Quant aux deux serpents, ils évoqueraient le caractère originellement chthonien de ce dieu, capable de descendre aux Enfers et d’y envoyer ses victimes, aussi bien que d’en revenir à son gré et d’en ramener à la lumière certains prisonniers. D’ailleurs, Pausanias signale un culte rendu à l’Hermès noir et à l’Hermès blanc, les deux aspects chthonien et ouranien, néfaste et favorable, du même dieu. Les serpents du caducée désignent cette ambivalence, qui est celle-là même de l’homme.

Enfin, suivant l’interprétation symbolique, inspirée de son éthique-biologique, et suivant l’interprétation mythologique qui attribue le caducée à Asclépios/Esculape, père des médecins et futur dieu de la médecine, parce qu’il savait utiliser les poisons pour guérir les malades et ressusciter les morts.

Paul Diel explique ainsi le caducée : « la massue, l’arme contre la banalité, s’est transformée en bâton-sceptre, symbole du règne spirituel sur la vie terrestre, symbole du règne de l’esprit sur le corps, et le serpent-vanité, négation de l’esprit, exaltation imaginative, principe essentiel de tout dérèglement malsain, verse son venin dans la coupe salutaire ».

C’est toute l’aventure de la médecine qui se déroule dans le mythe d’Asclépios/Esculape et se résume dans le caducée : la véritable guérison, la véritable résurrection, sont celles de l’âme. Le serpent s’enroule autour du bâton, qui symbolise l’arbre de vie, pour signifier la vanité domptée et soumise : son venin se transforme en remède, la force vitale pervertie retrouve la voie droite. La santé, c’est : « la juste mesure, l’harmonisation des désirs (la symétrie des volutes des serpents), la mise en ordre de l’affectivité, l’exigence de spiritualisation-sublimation, qui président non seulement à la santé de l’âme, mais co-déterminent la santé du corps ». Cette interprétation ferait du caducée le symbole privilégié de l’équilibre psychosomatique.

Nous sommes bien là aussi dans le monde de la Vierge et de la Maison VI du thème astral. En France, d’ailleurs, le caducée de la médecine est composé d’un bâton surmonté du miroir de la prudence, autour duquel s’enroule un unique serpent, dessiné rouge sur fond blanc.

hygie-tenant-une-coupe-oa-boit-un-serpent-musae-de-lhermitage-copie-romaine-dun-original-grec-1er-siacle

Hygie

La coupe d’Hygie est un attribut de la déesse Hygie de la mythologie grecque, autre déesse de la Vierge, dont le nom est la racine du mot « hygiène ».  La coupe d’Hygie est utilisée comme symbole de la pharmacie dans de nombreux pays. On rencontre également le terme « caducée d’Hygie » ou « caducée pharmaceutique » dans ce contexte par analogie avec le caducée d’Hermès. Elle ne doit pas être confondue avec le bâton d’Asclépios, utilisé par d’autres professions médicales. Elle est utilisée, en France, comme emblème de la pharmacie, depuis 1942.

De nombreuses statues et monuments représentent Hygie tenant un « patera », bol médicinal, ainsi qu’un serpent enroulé autour d’elle et sur le point de se nourrir dans la coupe. Certains voient dans cette coupe et le serpent comme un symbole de vie en harmonie avec la Terre. Le serpent peut symboliser le patient qui doit faire le choix de prendre part ou non à la médecine pour se soigner, prendre en main son propre bien-être en faisant les bons choix. Le serpent est également lié aux croyances anciennes car il possédait la sagesse et le pouvoir de guérison.

la-coupe-dhygie

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

CHIRON

(5.3.92 - CHIRON) par sylvietribut le 06-09-2011

Chiron a été identifié par C.T. Kowal le 1er Novembre 1977, à 10 heures (TU 18 h), à Pasadena en Californie. Il était dans la constellation du Bélier, soit pour nous à 3°08 Taureau. Il avait déjà été observé et même photographié en 1895, 1920 et 1940, mais les recherches n’avaient pas été poursuivies tant son comportement paraissait aberrant. Il fut classé Astéroïde, puis nommé Chiron par son découvreur, du nom du Centaure précepteur d’Achille.

chironasteroidedelnostrosole  

Etymologiquement son nom vient de Kheir (la main en grec), racine d’où dérivent : chirurgie, chiropraxie, chiromancie, etc. C’est peut-être la main qui soigne autant que celle qui indique. 

chiron-glypheSon glyphe est une verticale portant un K majuscule, tourné vers l’Orient, planté sur une boule. Il évoque une clef, symbole d’ouverture et d’initiation. 

Un peu d’astronomie 

En mars 1977, une grande découverte concernant la planète Uranus étonna le monde entier. Bien sûr, Uranus a toujours étonné, ne serait-ce que par sa découverte en 1781. Pendant des milliers d’années, Saturne avait été considéré comme le plus lointain des corps célestes, la limite absolue – ses anneaux étant censés représenter ces limitations qu’il nous impose. La découverte d’Uranus a donc complètement démoli les conceptions existantes du système solaire.

saturne 

Saturne 

Plus tard, on s’aperçut que son mouvement lui-même sortait de la norme : il tournait sur lui-même en sens inverse des autres planètes, et son axe faisait un angle d’à peu près 90° par rapport à ceux des autres planètes. On respecta cette originalité dans le choix des noms de ses lunes, qui ne furent pas tirés de la mythologie, mais des personnages de Shakespeare. En tout cas, on pensait qu’Uranus n’avait absolument rien de commun avec Saturne. 

uranus-et-ses-anneaux 

Uranus a aussi des anneaux 

… Jusqu’à ce fatidique jour de mars 1977 où on découvrit des anneaux autour d’Uranus. Saturne n’en détenait donc pas le monopole, et les deux planètes avaient bien quelque chose en commun. Uranus avait trouvé une nouvelle façon de nous choquer. 

Qu’est-ce qui peut donc relier ces deux planètes du point de vue de la signification ? 

Toutes deux nous enseignent la responsabilité et le souci du futur ; toutes deux ont un rapport au temps : 

– pour Saturne, il s’agit d’amener le passé dans le présent,

– pour Uranus, d’amener le présent vers le futur. 

Enfin, toutes deux on à voir avec la définition du soi : 

– Saturne définissant les limites,

– Uranus montrant le chemin de l’individualité. 

Le fait que nous sachions maintenant que toutes les deux ont des anneaux indique que nous comprenons (ou devrions comprendre) que leurs principes sont en inter-relation : il est aussi mauvais d’avoir trop de l’un que trop de l’autre. Et si l’on va trop loin dans le Saturnien, Uranus doit intervenir pour rétablir l’équilibre et vice-versa. Tous deux sont des étapes nécessaires dans l’évolution de l’individu. 

Après la découverte des anneaux, le terrain était prêt pour la découverte de Chiron ce que fit Charles Kowal. Mais il découvrit aussi que l’orbite de Chiron passait entre celles de Saturne et d’Uranus. Cette orbite était très elliptique – plus encore que celle de Pluton : 

n  à son aphélie, c’est-à-dire au moment où il est le plus éloigné du Soleil, Chiron touche même l’orbite d’Uranus.     

n  et à son périhélie, quand il est plus près du Soleil, Chiron croise l’orbite de Saturne.

Il apparaît donc que Chiron agit comme un lien ou un pont entre les deux grosses planètes, oscillant de l’une à l’autre une fois par cycle (son cycle se situe entre 49 et 51 ans). Nous comprenons maintenant pourquoi il fallait d’abord que les anneaux d’Uranus soient découverts pour que nous puissions réaliser l’importance du processus de liaison représenté par Chiron. 

pluton 

Pluton 

La troisième pièce essentielle du puzzle fut trouvée l’année suivante. On découvrit soudain que Pluton – qui, avant que l’on connût Chiron, avait le privilège de l’orbite la plus elliptique – avait une lune. Cela provoqua des changements énormes dans notre perception de Pluton : cette planète devenait subitement beaucoup plus petite qu’on ne l’avait pensé. Certains astronomes commençaient même à se demander si on ne devait pas la déclasser du statut de planète à celui de planétoïde. De fait, si sa taille réelle avait été connue lors de sa découverte, dans les années 30, les astrologues l’auraient peut-être totalement ignorée, considérant que quelque chose d’aussi petit et d’aussi éloigné ne pouvait exercer aucune influence. 

Mais nous connaissons bien, nous, la puissance de Pluton, et il serait impensable aujourd’hui de ne pas le faire figurer dans une carte du ciel. La lune de Pluton (appelée d’ailleurs Charon) était donc la preuve que même un corps de petite taille peut avoir des effets très puissants. Il est donc très plausible que Chiron, qui a la taille d’un gros astéroïde, ait la même influence qu’une grosse planète. 

Encore un mot sur Pluton : le Dr Brian G. Marsden, de l’observatoire d’astrophysique de la Smithsonian Institution, a suggéré la création d’une catégorie spéciale, avec un nouveau nom, pour les planètes, qui croisent les orbites d’autres planètes. Elles ne seraient classées ni comme planètes, ni comme astéroïdes ou comètes, mais dans une catégorie à part, dont les membres seraient Pluton (qui croise l’orbite de Neptune), Chiron (qui croise l’orbite de Saturne), et Hidalgo (d’abord classé comme astéroïde, mais qui en fait croise l’orbite de Jupiter). Hidalgo est également en cours d’étude. Il a une orbite de 14 ans, ce qui le relie à Saturne qui a une orbite de 4 x 7 ans, Chiron 7 x 7 ans et Uranus 12 x 7 ans. 

La mythologie de Chiron 

Chiron est le fruit de l’unique adultère de l’austère Cronos/Saturne, né des amours de ce dernier avec la nymphe Philyra (le tilleul), fille d’Océanos ou de Poséidon. Saturne avait pris l’apparence d’un cheval pour s’unir à Philyra, ce qui explique l’aspect mi-chevalin de Chiron. 

philyra 

Philyra 

Philyra, abandonnée, mettra seule son enfant au monde, un enfant mi-homme, mi-cheval. Voilà pourquoi Chiron ressemble aux Centaures. Par son père, Saturne, Chiron est un dieu immortel. Par sa mère, la nymphe du tilleul, fille d’Océanos, il est en relation avec l’intuition et la thérapeuthique. Le tilleul, par ses feuilles, était utilisé comme remède curatif contre la fièvre (par la sudation). Par son écorce, il était utilisé comme parchemin. Déchiré en bandes, il servait à la divination et ses racines fumées, comme stupéfiant. 

Par sa naissance, Chiron est un demi-frère des autres dieux de l’Olympe, pourtant sa notoriété est moindre. Seuls ses gestes, ses actes sont connus : ami d’Apollon, il sera tour-à-tour tuteur, éducateur de Jason, Achille, Asclépios (Esculape), Macaon, Actéon, Podalirios, etc… 

chiron-instruisant-le-jeune-achille-fresque-dherculanim 

Chiron adulte enseigne le jeune Achille – Fresque d’Herculanum près de Naples 

Chiron enseigne l’art de la médecine, de la chirurgie, de la chasse, notamment du tir à l’arc, de la musique… Et pourtant, il ne sera jamais le dieu d’une de ces disciplines. Tel l’enseignant obscur d’un Einstein ou d’un Hegel, la renommée de ses élèves le laissera dans l’ombre. Cela nous renvoie à la dévaluation de cette comète. 

Il est toujours présent, observateur attentif mais détaché des conflits de l’Olympe. Chiron se veut neutre. Il répond lorsqu’il est sollicité. Il a besoin, tels nos psychanalystes contemporains, d’une vraie demande. Sa réponse est alors immédiate, juste appropriée. Il transmet ses connaissances à qui pourra les porter au Monde. Presque tous les héros mythologiques ont reçu son enseignement. Retirés dans la grotte avec lui, ils n’en sortaient que prêts à affronter le Monde. Il évoque les médecines douces et les médecines naturelles, la phytothérapie par sa mère et l’homéopathie. 

Dans son ouvrage « Chiron », Z.B. Stein pense que Chiron a une relation avec la maternité et la naissance et remarque que la conception du premier bébé-éprouvette, Louise Brown, s’est faite dans la semaine qui a suivi la découverte de Chiron. Peut-être à cause de sa fonction d’accoucheur d’âme. 

Chiron est celui qui enseigne l’art de cibler juste, qui montre comment agir avec précision, rapidité, mais sans précipitation, de manière appropriée à l’objectif, en dominant nos instincts, c’est-à-dire en les utilisant. Il révèle les forces inconscientes, les capacités intimes. En cela, il guide plus qu’il n’éduque, il révèle ses élèves plus qu’il ne leur apprend : Achille devient celui « au pied léger » par la grâce de Chiron. Nul besoin pour le guide de savoir courir vite. 

L’arc évoque symboliquement la notion d’ascension, d’évolution : il faut viser haut pour aller plus loin ; le contrôle de soi est ici prépondérant. Chiron sera le révélateur, le catalyseur des élèves que les dieux lui ont confiés. 

Chiron est ainsi le premier pédagogue au sens actuel du terme. Il est la main qui signale (racine « d’enseignement ») et qui soigne en indiquant le végétal apte à combattre la maladie ou la blessure. Par son appartenance aux centaures, il est relié aux forces animales archaïques qui gisent en nous. Par sa sagesse, son exemplarité, il nous permet de savoir les sublimer, les transcender. 

C’est le guide sans pouvoir, le pédagogue, non l’éducateur. Il éveille une éthique intérieure, n’impose pas une morale. Il apprend à faire la limite entre souhaitable et possible. C’est le seuil entre Saturne et Uranus. Il sait pour les autres, donne la clef, mais n’agit pas à leur place. Il révèle les possibilités, mais n’attend pas le résultat. 

Véritable Gourou du monde grec, il permet la transgression véritable qui est le dépassement de soi. Il est la brèche, l’ouverture par où on peut franchir ses propres limites. Il est soutien, véritable double, comme lorsqu’il aida les chiens d’Actéon à faire le deuil de leur maître en leur modelant, en terre, une image de celui-ci. 

Les correspondances astrologiques 

Somatiquement, on pourrait penser qu’il est la main, mais il y a un organe dont l’action est comme la sienne, immédiate, juste, appropriée : c’est le pancréas, glande endocrine et exocrine. 

En pointant et révélant les choses, ce Chiron est accoucheur du Moi, accoucheur d’âme. Il est là, sur le bord, prêt de… et prêt à… On l’a dit marginal. Il est « en marge ». C’est le Maître obscur, thérapeute des autres, mais qui ne peut rien pour lui-même lorsque, blessé mais immortel, il dut choisir entre mourir guéri ou souffrir éternellement. Il sera la victime malheureuse d’un combat auquel il ne participe pas, opposant Héraklès aux Centaures ivres. Une flèche empoisonnée par le sang de l’Hydre se plantera dans son genou.  

chiron21 

Chiron le Centaure de la Constellation du Sagittaire 

Souffrant atrocement et ne sachant se guérir lui-même, Chiron se rendit auprès de Zeus pour échanger son immortalité contre la guérison. Zeus accepta que Prométhée hérite de l’immortalité de Chiron, mais il décida également d’immortaliser ce dernier en le plaçant dans la constellation du Sagittaire, d’autres disent du Centaure. Au plan terrestre, Chiron devint ainsi le premier patient mort guéri… et le premier « cordonnier le plus mal chaussé » en tant que médecin ou guérisseur ! Cette histoire porte en elle, et c’est sa fonction, tous les mots-clés attachés à Chiron : enseignant, guide, guérisseur, gourou, au sens oriental du terme. 

Socialement, il représente celui qui sait, qui peut aider, qui peut révéler, sans établir pour autant de rapport de force ou de domination. En cela, il se veut indépendant (Uranus) mais protecteur, attaché à la tradition (Saturne) sans y être inféodé, laissant libre cours à son intuition et à ses aptitudes d’alchimiste (Neptune). 

Chiron est un guérisseur blessé. Atteint d’une blessure incurable, il était néanmoins capable de guérir celles des autres et d’apaiser leurs souffrances. Dans notre thème, Chiron montre le lieu de cette blessure, de cet éventuel traumatisme, de ce manque ou de ce vide en nous qu’il est extrêmement difficile de combler. C’est une blessure inguérissable, qui nous apprend cependant beaucoup de choses sur la vie et sur nous-mêmes. 

Exemple : Avec une conjonction Soleil-Chiron en Maison V, la souffrance se situe dans le domaine de l’expression personnelle.  

bague-en-or-ornee-dune-intaille-romaine-reprasentant-le-centaure-chiron 

Bague en or ornée d’une intaille romaine représentant le Centaure Chiron

 

Comme il évoque un pouvoir de guérison, il occupe une place significative dans les thèmes de ceux qui s’intéressent à la santé et aux approches alternatives ou complémentaires de la médecine. On dit que Chiron ressemble à Saturne. Cependant, la nature et l’origine de la blessure sont différentes, moins personnelles, moins liées au vécu de l’enfance et à la relation aux parents. De plus, ils ne l’abordent pas de la même manière : Saturne compense et remédie à ses traumatismes par des manœuvres défensives et par de terribles efforts très concrets ; Chiron lui, se consacre à l’acquisition d’un savoir qui doit finalement se transformer en sagesse.

En synastrie (comparaison de thèmes), Chiron blesse et est blessé par la personne dont une planète le touche. De même, il soigne et il est soigné. 

Lors de la consultation que vous aurez avec l’astrologue demandez lui où se situe Chiron dans votre thème, dans quel signe, dans quelle Maison et quels aspects votre Chiron natal forme avec les autres planètes de votre thème. 

Servez-vous de l’astrologie et de la connaissance de votre thème pour vous comprendre et optimiser votre vie. 

chiron-madaillon  

Chiron en médaillon 

Bibliographie : « Chiron, essence et interprétation » de Zane B. STEIN.

                     « Cahiers de la Cosmos » de Bernard Dumont

                     « Séminaires » Sasportas et Liz Greene. 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

VOS PAS DANS LES PAS DE FRANCOIS D’ASSISE

(22.01.01 - ASSISE) par sylvietribut le 04-09-2011

st_francois_assise

SAINT FRANCOIS D’ASSISE par CIMABUE

Le temps des vacances étant pour bon nombre d’entre nous limité, Assise est un bon compromis pour suivre François d’Assise dans ses pérégrinations. En effet, l’idéal serait de partir de Florence pour arriver à Rome, à travers le nord de la Toscane, une incursion dans les Marches, l’Ombrie et le Latium. Toutefois une semaine entière à Assise est nécessaire pour s’imprégner de l’atmosphère qui s’en dégage et prendre le temps de découvrir les lieux  de sa naissance, de son enfance, de son adolescence, ses frasques et sa sainteté… vivre la ville de ce jeune homme du Moyen Age. Ensuite, depuis Assise, on peut choisir de remonter vers le Nord ou de descendre vers le sud, partir à la rencontre de ces lieux qui ont fait le parcours terrestre ,bien sûr, mais aussi spirituel de François et qu’en même temps il a tant aimés. 

Pour vous, je peux trouver et réserver un hébergement à Assise même ou dans les environs immédiats (cf. mes suggestions au chapitre 21.11.01 – Hébergements en Ombrie), mais également organiser, trouver et réserver les différents hébergements selon le chemin qu’il vous plaira de suivre. C’est un accompagnement totalement personnalisé que je vous propose.

MON TARIF POUR LA RESERVATION D’UN HEBERGEMENT : Hôtel, Agritourisme, Monastère, Maison… est de 25  EUROS… puis 10 Euros supplémentaires pour chacune des  réservations de votre périple.

assise-monastere-san-giuseppe-le-cloitre1

HOSPITALITE RELIGIEUSE AU CŒUR D’ASSISE – Exemple de tarif pour un hébergement dans un monastère au :

          Chambre individuelle – Petit déjeuner compris : 40 Euros – ½ Pension : 57 Euros – Pension complète : 63 Euros.

          Chambre double/triple/quadruple/quintuple (deux bains pour chambre triple/quadruple/quintuple) : 

        Par personne – Petit déjeuner compris : 39 Euros – ½ Pension : 52 Euros – Pension complète : 58 Euros.

Ces prix s’entendent eau et vin compris. Toutes les cartes de paiement sont acceptées.   

ATTENTION : Fermeture des portes du monastère le soir entre 22 h 30/23 h 00.                    

assise_giotto_basilique

ASSISI par GIOTTO – Fresque

ASSISI

Difficile de ne pas commencer le périple par la ville natale et bien sûr la maison natale de celui qui devint Frère François. Je rassure tous ceux qui ont peur de se trouver dans une sorte de Lourdes à l’italienne. Rien de tel ici. Assise est l’une des plus jolies villes d’Italie, blanche et rose, comme accrochée aux pentes du Mont Subasio, et protégée de toute incursion désagréable par ses remparts. L’absence de voitures la rend tranquille et c’est un délice que de se perdre dans ses ruelles, puis de retrouver la gaieté qui règne autour des petites places ou même dans les artères principales. Qui ne cherche pas à communier avec les grands rendez-vous des fêtes propres à Saint François, sera bien aviser de venir à Assise quand les touristes la désertent un peu et qu’elle se retrouve avec elle-même.  

assise-santa-chiara

ASSISI – Eglise SANTA CHIARA

Elégance et finesse de ses églises, comme Santa Chiara, riche à l’intérieur des douces fresques de l’école de Giotto, dont un portrait de Sainte Claire jeune. Ou San Rufino dont la façade est considérée comme l’une des plus jolies d’Italie par la finesse des sculptures de son portail, rosace et frise de colonnettes jusqu’aux lions faisant leur repas de quelques païens… peut-être ! 

assise-san-ruffino

ASSISI – Eglise SAN RUFFINO

Magnifique aussi le Temple de Minerve au centre d’Assisi, recycler en église, et dont le jeune Goethe tomba amoureux.  Et puis, tout à l’autre bout de la ville, la basilique San Francesco aux fresques d’un bleu somptueux. Elle fut la première église dédiée au saint. Elle date du XIIIe siècle. En fait, il s’agit de deux églises superposées, faites elles aussi de la pierre blanche et rose du Mont Subasio. On la visite aussi pour les merveilleuses fresques, dont 28 relatent la vie de François, et sont attribuées à Giotto en personne, celles aussi de Cimabue qui sont quelque peu endommagées par l’humidité, sans oublier les œuvres de Simone Martini et de Pietro Lorenzetti. On se perd dans des bleus merveilleux soulignés d’or, et on regrette juste que ce soit quand même assez sombre… Fragilité des fresques oblige. 

assise-tempio-della-minerva

ASSISI – TEMPIO DELLA MINERVA

Derrière la Piazza del Comune, agrémentée d’une grande fontaine, se dresse une église baroque à coupole, la Chiesa Nuova, édifiée en 1615 par Philippe III d’Espagne. Ce charmant petit tabernacle et le couvent franciscain contigu étaient destinés à l’origine à conserver les vestiges de la maison familiale de François. Un moine fait visiter la cellule dans laquelle son père l’emprisonna, excédé par les excentricités religieuses du fiston… On remarque aussi une étable, sur un côté de l’église, où il vint au monde après qu’un ange déguisé en pèlerin eut annoncé à Pica di Bernardone, sa maman, la naissance prochaine d’un fils. De cette naissance vint sans doute à François l’idée de la première crèche telle qu’il l’imagina alors qu’il s’était retiré dans le village de Greccio plus au sud…  

rocca-maggiore-assise

ASSISI – LA ROCCA MAGGIORE

Rien n’interdit de s’échapper du spirituel pour retrouver le temporel et monter jusqu’à la Rocca Maggiore qui rappelle qu’Assise n’est pas la petite ville délicieuse qu’on visite aujourd’hui. En effet, elle connut un destin comparable aux autres villes d’Ombrie. Après une longue période paix dont bénéficia l’Empire romain, elle céda d’abord devant les Ostrogoths, fut mise à sac par les armées franques de Charlemagne en 773 mais qui en ordonna la reconstruction immédiate. Puis en 1150, le brutal Frédéric 1er Barberousse s’en empara, nomma son lieutenant Conrad de Souabe gouverneur de la ville, avant que le pape ne décide d’intervenir en défiant l’autorité impériale. Ainsi, guelfes et gibelins s’opposèrent en de sanglants conflits et Assise balança durant deux siècles entre la cause de la papauté et celle de l’empereur. Cependant, sa haine la plus virulente, elle la réserva à Perugia (Pérouse), cité contre laquelle Assise persévéra dans une guerre d’usure qui semble d’une prodigieuse obstination, conservant son indépendance dans des conditions telles que n’importe quelle autre ville aurait depuis longtemps déposé les armes.

Du haut de ses murs et de ses tours pour la plupart intacts de cette Rocca, on découvre une superbe vue panoramique sur les environs d’Assise, sur les montagnes d’Ombrie orientale ainsi que vers le sud où l’on distingue Spoleto au loin. Le château d’origine, fortifié par Frédéric 1er Barberousse, fut détruit en 1198 par les habitants d’Assise révoltés contre leur gouverneur Conrad de Souabe. L’édifice actuel fut inclus dans l’ouvrage défensif construit autour de la ville, en 1167, par le cardinal Albornoz. Laissée à l’abandon au cours du XVIIe siècle, la principale forteresse d’Ombrie, qui fit jadis partie de la dot de Lucrèce Borgia, est désormais un site tranquille que caresse une brise attiédie par la chaleur réverbérée des énormes blocs de maçonnerie.  

la-portioncule

LA PORTIONCULE A L’INTERIEUR DE SAINTE MARIE-DES-ANGES

Les environs d’Assise regorgent de lieux rappelant la présence de saint François, au premier chef desquels, en raison de sa situation clé dans la plaine, se trouve une basilique Santa Maria degli Angeli. On y parvient en descendant la route abrupte conduisant vers la superstrada et un petit faubourg industriel, près de la gare ferroviaire… Et là le charme est rompu. De plus, la basilique a été conçue pour englober la petite église de la Portioncule, qui signifie « petite portion », en référence soit à son site, soit au bloc de pierre provenant du tombeau de la Vierge et incorporé dans ses murs. En 1211,  François fonda ici ce qu’il appela simplement « une place » pour ses disciples, lieu de culte autour duquel ces derniers construisirent de petites masures. C’est ici également que sainte Claire prononça ses vœux et que mourut François le 3 octobre 1226, dans la petite cellule jouxtant l’église.

Malheureusement le grotesque de l’imposante basilique et la simplicité élémentaire de cet abri de pierre, rompt le charme et il n’est pas sûr que la promenade dans le jardin puisse chasser l’accablement que ne manque pas de provoquer de telles bondieuseries. Pourtant, une nuit d’hiver, saint François se jeta dans le parterre de rosiers couverts de neige pour vaincre une tentation dont l’histoire ne nous dit rien. Les feuilles tachées de sang provoqué par les piquants, ont conservé une teinte écarlate et les épines elles-mêmes ont miraculeusement disparu ; ces rosiers sont maintenant inoffensifs et continuent de fleurir chaque printemps. Malgré le mauvais goût que reflète Santa Maria degli Angeli, le réfectoire a été aménagé en musée qui conserve des œuvres remarquables de la peinture italienne primitive, dont une magnifique terre cuite émaillée d’Andrea della Robbia représentant Saint François.

rivotorto4

RIVOTORTO A L’INTERIEUR DU SANCTUAIRE

Toujours dans la vallée, un autre site fut important dans la vie de François d’Assise, c’est Rivotorto, malheureusement comme la Portioncule, cet autre abri est enchâssé dans un autre édifice. Mais à l’origine, François, après ses victoires spirituelles et ses conversions en masse, avait besoin de se jeter dans l’humilité et l’adoration. Il lui fallut donc trouver un refuge. On chercha pour lui. Une première démarche auprès de l’évêque d’Assise demeura vaine. Finalement, il opta pour une cabane des plus modestes près du lit d’un torrent à sec par temps ordinaire, redoutable quand éclatait un orage, il était arrivé à Rivotorto. Jadis dépendant d’une léproserie, l’endroit n’appartenait plus à personne et la petite troupe s’y installa tant bien que mal. Il s’agissait plutôt d’un abri contre le soleil et la pluie qu’un véritable logis. Mais François avec sa bonne humeur habituelle déclara qu’il servirait mieux qu’un palais de point de départ pour le paradis. Il fallait se serrer pour y tenir tous, impossible de s’étendre ou de s’asseoir. Chaque frère avait son nom inscrit sur une poutre… Malheureusement, là encore la magie a du mal à opérer. On se demande qui a bien pu avoir l’idée de protéger des lieux modestes dans un environnement certainement riant dans une cathédrale-bunker…

Le Sanctuaire de Rivotorto se trouve dans la plaine d’Assise, à environ 3 km à l’est de la ville, au pied du Mont Subasio. Il n’y avait donc ici qu’une simple cabane couverte de branches, soit en italien un « tugurio ». Elle servait d’abri aux paysans et se trouvait juste à côté d’un petit ruisseau sinueux, en italien un « Rivotorto ».

agriturismo-il-giardino-degli-ciliegi-piscineDans les environs de Rivotorto, un petit agritourisme du XVIIIe siècle, avec restaurant et piscine, offre l’hospitalité dans 8 chambres gaies et confortables. Voilà une bonne adresse pour passer au moins une semaine et profiter d’Assise et de ses environs. En effet, auprès de l’agritourisme vous pourrez : suivre des cours de cuisine, vous faire masser par personnel qualifié, faire de belles ballades à cheval le manège se trouve à 5 km de l’agritourisme, louer une autoguide pour visiter Assise et sa région, louer des vélos, et même demander une baby-sitter. Enfin, pour les amateurs, le golf-club de Perugia (18 trous) vous attend, il se trouve à seulement quelques kilomètres. Possibilité également de faire du parapente ou du deltaplane sur les pentes de Mont Subasio. Le personnel de l’agritourisme est à votre disposition pour organiser et réserver vos activités, quelles qu’elles soient. TARIFS – B & B : 40/50 Euros – 1/2 Pension : 60/70 Euros – Selon la saison.

 

 

sant-angelo-in-panzo

ASSISI – MONASTERE DE SANT ANGELO IN PANZO

Toujours dans les environs d’Assisi d’autres petits lieux rappellent la présence de saint François, ainsi en quittant Assise par la Porta Nuova, au sud-ouest, après deux kilomètres, on parvient aux ruines du monastère de Sant’Angelo in Panzo qui conserve le souvenir de l’amitié qui lia Saint François et Sainte Claire. Ce fut le premier couvent de Sainte Claire et c’est ici qu’eût lieu son premier miracle.

assisi-abbazia-san-benedetto-al-subasio

ASSISI – L’ABBAYE SAN BENEDETTO AU SUBASIO

Plus loin sur la route se trouve une abbaye plus ancienne encore, San Benedetto, commencée probablement vers l’an 900 qui possède deux belles cryptes de style roman tardif, par la suite, au XVIIe siècle, les bâtiments conventuels furent restaurés. L’abbaye apparaît isolée au milieu des bois sur le versant occidental du Mont Subasio, pas très loin du centre d’Assisi. Au début du XIIIe siècle, l’abbé de San Benedetto permit à François d’utiliser la petite église de San Damiano et la chapelle de la Portioncule. Bien que l’abbé n’ait rien demandé, François s’attacha à lui donner en guise de loyer annuel un panier de poissons pour la concession de la Portioncule. En échange l’abbé lui offrit l’huile pour la lampe de la chapelle. Cet échange de bons procédés entre les frères mineurs de la Portioncule et les Bénédictins se célèbre encore aujourd’hui, le 31 mars, près de l’abbaye Saint-Pierre.   

cloitre-de-san-damiano-ad-assisi

ASSISI – CLOITRE DE SAN DAMIANO

Toutefois, l’endroit le plus délicieux, à mon sens, se trouve à quelques kilomètres de la Porta Nuova, par une petite route qui mène parmi les oliviers et les cyprès au couvent de San Damiano. Il date du XIIIe siècle. C’est dans cette pauvre église que François aurait entendu un crucifix lui parler. Celui-ci est aujourd’hui conservé dans l’église de Santa Chiara à Assisi. En effet, le crucifix lui ordonnait : « Va et reconstruis ma maison ».  Et je vous laisse découvrir ou relire la vie de Saint François et comment le jeune homme qu’était François à l’époque, s’empressa d’aller chercher des marchandises dans l’entrepôt d’étoffes de son père pour les vendre à Foligno, petite ville proche d’Assise, et partit offrir l’argent au curé de San Damiano qui, bien sûr, le refusa…

En fait, c’est ici à San Damiano que commence la grande aventure que fut la vie de Saint François. C’est aussi dans ce petit monastère que vécut Sainte Claire, dans le plus grand dénuement et la prière, entourée de ses sœurs. Il faut savoir que Claire, très jeune, quitta sa famille pour adhérer à l’idéal de pauvreté de saint François. C’est à San Damiano d’ailleurs qu’elle mourut. Par la suite, ses sœurs les Clarisses, ordre qu’elle avait fondé, quittèrent San Damiano et s’installèrent au couvent attenant à l’église Santa Chiara à Assise.

L’église et le couvent de San Damiano conservent l’oratoire absidial de Sainte Claire, ainsi que des reliques, comme la clochette qui lui servait à appeler ses sœurs à la prière, ou son petit jardin dominant la plaine d’Assise. Dans le réfectoire, la place où elle avait coutume de s’asseoir est marquée depuis toujours par un petit bouquet de fleurs.   

sainte-claire

SAINTE CLAIRE

Claire fut la première femme à suivre François dans son chemin vers la sainteté. C’était une jeune aristocrate, fille du comte Favorino Scefi, née à Assise, en 1194, dont la famille connaissait probablement le père de François, qui entretenait des relations d’affaires avec le père de Claire. Celui-ci découvrant le manque d’enthousiasme pour le mariage qu’il lui préparait et son désir de suivre la nouvelle règle franciscaine, son influence aussi sur les autres membres de sa famille, lui rendit l’existence très difficile, espérant que l’entêtée céderait aux arguments de ceux qui avaient décidé de son avenir. Saint François fut pour Claire un bienveillant directeur spirituel, l’aida à bâtir les cellules de ce qui allait devenir le premier monastère de l’ordre des « Pauvres Dames », ou clarisses, l’une des plus importantes congrégations religieuses.

Si Claire, femme aux profondes ressources spirituelles, entretint avec François des relations amicales qui enrichirent certainement les dernières années de vie du saint, il serait aussi romantique que vain d’imaginer entre eux un amour platonique. Elle mourut en 1253, et fut canonisée deux ans après. Son ordre, à la tête duquel elle défia notamment le pape, fut contraint d’adopter une règle strictement contemplative, et ne manque jamais, encore aujourd’hui, d’offrir à Rome une livre de cierges le jour de la Saint François d’Assise, le 4 octobre. Elle repose dans l’austère église gothique de Santa Chiara à Assise, cette belle église aux bandeaux de pierres roses et blanches, et aux immenses arcs-boutants, œuvre de Filippo da Campello en 1255, érigée à l’extrémité sud de la vieille ville, à l’opposé de la basilique San Francesco.

assise-eremo-delle-carceri

ASSISI – EREMO DELLE CARCERI

Enfin, en quittant Assise par la route du Mont Subasio, vous arriverez à cet endroit que certains considèrent comme le site idéal d’un ermitage… l’Eremo delle Carceri. Dans l’italien d’aujourd’hui « carceri » signifie « prisons », mais ce même mot désignait à l’époque un espace clos. L’Eremo delle Carceri c’est l’un des nombreux lieux où François avait coutume de se retirer pour méditer dans le recueillement et la solitude, entre deux pérégrinations missionnaires à travers le vaste monde. C’est un endroit tout aussi charmant que San Damiano. Un petit monastère y fut construit au XVe siècle par saint Bernardin de Sienne. La cellule d’ermite de saint François y a été conservée, de même que son lit de pierre, son oreiller en bois et le vieux chêne vert à l’ombre duquel il parlait chaque jour aux oiseaux. Le ruisseau qui coule sous le pont à proximité du monastère fut asséché à la demande du saint car son gargouillis noyait ses prières. Le lit du cours d’eau ne se remplit désormais que pour annoncer quelque désastre public.

La vie à l’Eremo delle Carceri était très rude, ce qui pourtant ne découragea pas sa seule pensionnaire femme, une singulière religieuse du XVe siècle, originaire de Lucca en Toscane et connue sous le nom de Beata Anonima. « Brûlant de l’ardent désir de lutter selon la règle séraphique », elle s’enfuit déguisée en homme, parvint au monastère et demanda aux moines de l’accueillir. Impressionnés par sa piété, ceux-ci l’autorisèrent à se joindre à eux, et ce ne fut qu’à l’heure de sa mort, après de longues années de pieuses dévotions, que l’on découvrit que ce Toscan anonyme était en fait une Toscane.

abbaye-de-vallingegno

ABBAYE DE VALLINGEGNO

Un dernier lieu important dans l’histoire de Saint François puisque c’est ici que le saint trouva un refuge provisoire. En allant vers Gubbio, en remontant la route qui traverse la haute montagne par Pieve San Nicolo’ jusqu’à Valfabbrica, aux murailles et tours médiévales, et de là jusqu’à La Barcaccia, où, après un virage à gauche, vous pénétrerez dans une région boisée aux contours accidentés. Par Coccorano et Biscina, vous rejoindrez la route principale venant de Pérouse et découvrirez bientôt le noble ensemble datant du XIVe siècle du château et de l’abbaye de Vallingegno qui accueillit Saint François.  

giotto-sermon-aux-oiseaux

FRANCOIS PARLE AUX OISEAUX – GIOTTO

En descendant dans la vallée, Bevagna nous parle encore de François. C’est un très joli bourg médiéval, entre Montefalco et Foligno. C’est à Bevagna que François prêcha aux oiseaux et toutes les animaux lui obéirent, comme nous le raconte Tommaso da Celano, au chapitre XXI, de sa « Vie de Saint François » : « Alors que le nombre des frères augmentait, François parcourait la vallée de Spolète. Passant près de Bevagna, il vit un rassemblement d’oiseaux d’espèces différents : colombes, corneilles… »… Dans l’église Saint-François est conservée la pierre sur laquelle était monté le saint pour son prêche aux oiseaux au lieu dit Pian d’Arca, sur la route de Cannara.  

montefalco-2

MONTEFALCO – PORTE DE LA VILLE

Bien que Montefalco ne soit pas cité dans les pérégrinations de François, par la suite ses frères y construiront le délicieux petit couvent de San Fortunato. Montefalco, c’est le « Mont du Faucon ». Mais on l’appelle surtout « le balcon de l’Ombrie », il n’est que de grimper en haut de la tour Communale pour s’en rendre compte. Montefalco est une petite bourgade perchée sur une colline au milieu des champs d’oliviers et des vignes. Mais si vous aimez la peinture italienne de la Renaissance, vous vous régalerez des fresques de Gozzoli, du Perugino ou encore de Melanzio. Quant au vin local, le Sagrantino, cépage qui n’existe qu’ici à Montefalco, il vous faudra penser à y goûter, ainsi qu’un excellent Rosso di Montefalco qu’on peut rapporter et laisser quelque temps à cave, vous aurez plaisir à le retrouver. Pour déjeuner je vous recommande un petit restaurant qui reste gravé dans ma mémoire, il occupe une maison médiévale via Fabbri : Il Coccorone – Si vous ne connaissez pas les crespelle, voilà l’endroit pour y goûter et puis, ils ont aussi un excellent tiramisu. Coccorone était l’ancien nom de Montefalco, avant qu’un seigneur fit cadeau de son faucon à la ville.

Petit hôtel à quelques mètres de la place principale de Montefalco, dans un palais historique entièrement rénové. Les travaux mirent à jour la structure originale, un ancien couvent, et six grandes fresques d’un peintre des Marches, Mariano Piervittori, furent mises à jour, d’où le nom de l’hôtel et qui décorent la réception et la salle de lecture de l’hôtel. De plus, cet hôtel occupe une position très privilégiée permettant de rejoindre en quelques minutes tous les lieux intéressants et artistiques de la ville. Enfin, onze chambres très bien équipées offrent aux hôtes un panorama unique sur la vallée ombrienne et les villes d’Assise, Spello, Bevagna et Foligno.

TARIF 

          Chambre individuelle : 60 Euros – Chambre double : 75 Euros – Chambre triple : 95 Euros

          Appartements pour 2/3 personnes : 75/95 Euros – Appartements pour 4 personnes : 115 Euros

          B & B : 30 Euros par personne.

 

 

convento-san-fortunato-montefalco

COUVENT DE SAN FORTUNATO

En quittant Montefalco en direction de Giano nell’Umbria, au cœur de cette campagne ombrienne si attachante, on trouve tout de suite sur la gauche l’indication pour le couvent de San Fortunato. L’édifice semble se fondre Dans la subtile harmonie du paysage. La petite église est considérée comme l’un des édifices religieux les plus anciens d’Italie centrale. Elle fut édifiée à l’origine par un soldat du nom de Severus, et consacrée par l’évêque Spes de Spoleto en l’an 422 pour abriter la dépouille mortelle de Saint Fortunatus, évangéliste de la région, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme l’évêque de Todi. Ce Fortunatus-là, laboureur qui délaissa son attelage pour devenir prêtre, mourut en 395. Le pique-bœuf qu’il jeta au sol lorsqu’il répondit à l’appel de sa nouvelle vocation bourgeonna miraculeusement en houx dont les pousses servaient à conjurer les démons.  L’église fut reconstruite en 1422 et l’on commanda à Benozzo Gozzoli des fresques entourant le portail principal, dont la charmante lunette présente une Vierge à l’Enfant avec Saint François, Saint Bernardin et deux anges, ainsi que d’autres fresques à l’intérieur mais dont il ne reste que des fragments. San Fortunato est encore aujourd’hui un couvent franciscain.  

gualdo-cattaneo-ombrie

GUALDO CATTANEO – AU LOIN SUR SA COLLINE ESCARPEE

En sortant de Montefalco, un agréable tronçon de route mène vers l’ouest jusqu’à un virage à droite en direction de Gualdo Cattaneo, petit bourg fortifié d’où on peut rejoindre Bevagna, puis rentrer sur Assise, si vous avez choisi d’y résider. Cependant, si vous choisissiez de rejoindre Todi, sachez que vous ne risquez plus d’être soumis à des actes de brigandage, fléau qui infestait la région au début du XIXe siècle. Les environs de Todi servaient de refuge aux bandits de tout poil. Le plus célèbre d’entre eux était un personnage surnommé La Strega, la sorcière, dont les curés de la région saluaient, dit-on, les méfaits en faisant sonner à toute volée les cloches et en chantant des Te Deum d’action de grâce, car ce brigand n’oubliait jamais de garnir généreusement les troncs de leurs églises.

benozzo-gozzoli-san-francesco-convento-san-fortunato-a-montefalco

FRESQUE DE BENOZZO GOZZOLI – SAINT FRANCOIS – COUVENT SAN FORTUNATO – MONTEFALCO

HOSPITALITE RELIGIEUSE POSSIBLE A BEVAGNA APRES DES BENEDICTINES – POUR FAMILLES ET GROUPES – CAPACITE : 70 PERSONNES

benedettine-bevagna1

 

 

 

 

TARIF : 30 Euros petit déjeuner compris par personne et 35 Euros petit déjeuneur compris pour personne seule    ½ Pension : 45 Euros par personne – Boissons comprises.

COURS DE LANGUE ET DE LITTERATURE ITALIENNE POSSIBLES SUR DEMANDE.

agriturismo-residenza-del-marchese-gualdo-cattaneo1

HEBERGEMENT A GUALDO CATTANEO – En agritourisme

          Petits appartements pour deux personnes : de 70,00 à 100 Euros par jour                                                        

          Petits appartements pour trois personnes : de 110,00 à 150,00 Euros par jour

Séjour d’une semaine possible sur demande.

agriturismo-la-villa-gualdo-cattaneo212 chambres spacieuses (17 à 44m²) et suites pour 4 personnes –  Chambre et Petit déjeuner : de 55,00 à 65,00 Euros – ½ Pension : de 82,00 à 92,00 Euros

Agriculture biologique – Piscine

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

COUP D’ŒIL SUR LA LIGURIE

(21.03 - LIGURIE) par sylvietribut le 04-09-2011

Magnifique balcon adossé à la montagne s’avançant vers la mer, voilà le portrait rapide qu’on pourrait faire de la Ligurie. Cette magnifique province italienne en forme d’arc de cercle autour de la Méditerranée, appelée ici mer Ligure.  

cinque-terre

Paysage de Ligurie – Le Cinque Terre

Bien que minuscule avec ses 5 410 km², la Ligurie est la troisième parmi les plus petites régions d’Italie après le Val d’Aoste et le Molise. Elle est aussi la troisième région la plus peuplée avec 292 habitants au km², après la Lombardie et la Campanie.

En toile de fond de la Riviera di Ponente, à l’ouest, les Alpes… alors que c’est l’Apennin qui sert de cadre à la Riviera di Levante, à l’est. De ce fait, la côte est rocheuse, tombe à pic dans la mer, laissant de loin en loin place à de petites criques de sable ou de galets, et de petits ports… ou sur des pitons cherchant l’équilibre, de petits villages s’accrochent. Au centre, frontière entre Ponente et Levante,  la ville portuaire de Gênes, Genova en italien, qui domine démographiquement la région avec plus de 600 000 habitants.

La Région Ligurie compte quatre provinces : Imperia et Savona sur la Riviera Ponente, la province de Gênes au centre, et La Spezia sur la Riviera Levante, seconde ville portuaire importante avec environ 100 000 habitants, jouxte la Toscane.

liguria1

Riviera est le nom donné à la côte méditerranéenne depuis la Côte d’Azur en France avec le département des Alpes-Maritimes jusqu’au-delà de La Spezia en Italie, région réputée pour la douceur de son climat, en hivers comme en été, la partie la plus importante constituant la Ligurie et le golfe de Gênes.

La Riviera ligure di Ponente, à l’ouest, s’étend sur 200 km. Vintimille est la ville frontière entre France et Italie. Mais d’autres villes sont restées célèbres comme Bordighera qui inspira Monet, San Remo et son célèbre festival de la chanson italienne, mais aussi Imperia capitale de la province, Alassio, Albenga, Finale Ligure, Varese.

Cette Riviera di Ponente se subdivise elle-même en Riviera dei Fiori, la Riviera des Fleurs, dans la province d’Imperia et la Riviera delle Palme, ou en bon français « Riviera des Palmiers », en province de Savona.

La Riviera di Levante est à l’est et correspond à la province de La Spezia. C’est la partie la plus escarpée de la Ligurie ; elle s’étend sur environ 130 km où se succèdent petites baies, criques, promontoires rocheux au panorama remarquable et où se cachent aussi des villages de pêcheurs comme Camogli ou Portofino, le golfe de Tigullio et bien sûr les Cinque Terre, inscrites par l’Unesco en 1997 sur la liste du patrimoine mondial comme paysage culturel, avec Portovenere et l’île de Palmaria. 

camogli-province-de-genova

Camogli – Province de Genova

Quand on surplombe Gênes depuis l’autoroute, on n’a pas vraiment envie d’en découvrir le centre et pourtant la ville existe depuis le Moyen Age et conserve de nombreux vestiges de sa splendeur passée : imposants édifices, somptueuses demeures résidentielles et nombreuses églises. C’est aussi un dédale de ruelles et puis le port, le premier d’Italie, le tout s’harmonisant parfaitement avec le tissu moderne de la ville. Bien sûr, on se souviendra que Gênes fut la terre natale de Christophe Colomb.

La Ligurie ne compte pas moins de neufs villages parmi les plus beaux d’Italie, de nombreuses et très anciennes abbayes dont la splendide abbaye bénédictine de San Fruttuoso à Camogli. C’est aussi l’occasion de visiter des jardins merveilleux, publics comme privés, à travers un réseau de 26 villas, parcs botaniques riches en collections de plantes exotiques et tropicales acclimatées. Certains de ces jardins italiens datent du XVIe siècle.

pesto-genevose

Il Pesto alla Genovese

Quand à la vedette culinaire de la Ligurie, c’est bien sûr le « pesto », né dans les environs de Gênes, véritable « or vert » de la province dont la dénomination déposée et contrôlée est le « Vero Tipico Pesto Genovese », de l’Ordre de la Confraternité du Pesto. La Ligurie est également réputée pour la très grande qualité de son huile d’olives et la spécificité de son basilic dont l’usage est très ancien. En effet, ce sont des prêtres coptes qui l’utilisaient pour bénir les maisons notamment pour bénir les mariages populaires en Egypte. Aujourd’hui, il est toujours offert en signe de bienvenue et rare sont les familles en Ligurie qui ne possèdent pas leur plant de basilic. Il en existe d’ailleurs trois sortes : le Grande Verde di Genova, le Grande verde a fogli bollose et le Verde nano. C’est entre Gênes Pra et Pegli que l’on cultive le meilleur basilic.

Petit territoire n’ayant pas d’accès à la mer, comme une frontière entre Ligurie et Toscane, et jouxtant l’Emilie-Romagne, la Lunigiana, le long du val di Malgra, entre les provinces de La Spezia en Ligurie et celle de Massa-Carrara en Toscane. Sa capitale était Luni, une ville que les Romains avaient fondée sur la rive gauche de l’embouchure du fleuve Magra et qui séparait autrefois l’ancienne Toscane des terres génoises. Cette ville, siège d’un ancien évêché et ayant été engloutie par la mer sans laisser de traces, la plupart des habitants se réfugièrent à Sarzana, dont le château se visite. La Lunigiana, ce sont des petits bourgs perdus dans les forêts de l’Apennin.

lunigiana

La Lunigiana

 

COMMENT SE RENDRE EN LIGURIE

par-la-route-en-italie3

PAR LA ROUTE

Si vous souhaitez faire une étape, je réserve pour vous un hébergement, avec dîner à votre arrivée et petit déjeuner le matin. Vous quittez l’autoroute pour quelques kilomètres et vos vacances italiennes commencent.

PAR LE TRAIN petit-train

Arrivée en gare de Gênes et voiture de location à la gare.

par-avion-en-italie1PAR AVIONLa compagnie EASY JET propose des prix très attractifs, surtout si vous réservez quelques temps à l’avance. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, selon le lieu de séjour choisi :

Exemple de tarif pour un billet pris le 10 juillet pour un séjour en octobre

          Orly/Pisa – Aller (prix le plus bas)                  26,99 Euros

          Pisa/Orly – Retour (prix le plus bas)               34,99 Euros

          Location véhicule – Exemple Clio 4 portes   34,05 Euros par jour, soit pour 7 jours : 238,33 Euros

Depuis Pise, on remonte en direction de La Spezia et la Riviera di Levante.

portovenere-depuis-lisola-di-palmaria

Portovenere  depuis l’île de Palmaria 

Partager

 

Tagged Under : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,