QUELQUES DEVINS CELEBRES

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 29-12-2011

Savez-vous qu’au Moyen Age les autorités religieuses combattaient férocement la divination profane qui flairaient là un fumet satanique. Et pourtant, cela n’empêcha nullement des rois et même quelques papes d’être des consultants réguliers. Ainsi, Robert le Pieux, Louis VII, notre saint roi Louis IX et Charles V avaient leur astrologue attitré.

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Louis XI et son astrologue Galeotti

Il en allait de même du très austère Louis XI qui n’entreprenait rien sans le conseil de son devin, Galeotti. Le roi avait une confiance sans limite en ce voyant jusqu’au jour où celui-ci commit une erreur qui faillit avoir des suites désastreuses pour la royauté. Furieux, Louis XI convoqua l’incapable et lui posa une question redoutable : « Vous qui lisez si bien dans l’avenir, pourriez-vous me dire quand vous allez mourir ? ». Comme Galeotti avait le sens de la formule, il sauva sa peau en répondant : « Sire, ma science ne me permet pas de préciser cette date, mais je sais simplement que je mourrai trois jours avant Votre Majesté ». Et Louis XI de répondre prestement : « Allez en paix, allez en paix ! ».

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Saint Césaire d’Arles

Parmi les prophéties médiévales, celles de Saint Césaire d’Arles (470-543) sont des plus étonnantes. Par exemple : « Un marteleur vigoureux frappe de toutes parts sur son marteau formidable, laissant à un illustre empereur la gloire de dompter les Arabes ». Vous avez bien sûr trouvé à qui correspond cette petite phrase sibylline… Bien sûr c’est de Charles Martel qu’il parle…

Une autre : « Revenu de l’hérésie à la foi catholique, le chef béarnais fait éclater la splendeur triomphante de la vérité… Frappé d’un coup de poignard, ce père dévoué du peuple meurt »… Vous donnez votre langue au chat ? Cela concerne évidemment Henri IV.

« Comme éclate partout un soleil brillant, ainsi sous un puissant monarque, la Gaule domine le monde et ses frontières se dilatent »… On reconnaît ici Louis XIV…

Malheureusement, les prophéties de Saint Césaire d’Arles étaient beaucoup trop belles pour être vraies. Découvertes en 1789 dans les archives de l’archevêché d’Arles, elles ont été largement revues et corrigées par d’habiles manipulateurs favorables au règne des Bourbons…

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Roger Bacon

La fin du Moyen fut marquée par la puissance visionnaire du moine franciscain Roger Bacon. Ayant étudié dans les Universités d’Oxford et de Paris, Bacon occupait son temps à l’étude des sciences médiévales : astronomie, mathématiques, alchimie, optique ainsi que l’ésotérisme. Avec une perspicacité étonnante, à une époque où l’Inquisition écrasait avec fanatisme toute velléité d’appréhender objectivement l’univers, Bacon mit en relief la valeur irremplaçable de l’expérimentation scientifique. Dans les nombreux ouvrages qu’il écrivit, il prédit l’invention du télescope et du microscope, de l’automobile et du bateau à vapeur, du sous-marin et des ponts suspendus. Il fut le premier à avoir l’intuition des capacités de destruction massive et instantanée des armes modernes. Accusé d’activités suspectes et subversives, il fut emprisonné quatorze ans durant dans les cachots de l’Inquisition et mourut peu de temps après sa libération, en 1294.

Au début de la Renaissance, l’invention de l’imprimerie allait donner un formidable coup de pouce à la divination. Les privilégiés qui savaient lire s’arrachaient les traités d’occultisme et d’astrologie, les almanachs et les éphémérides.

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Cosimo Ruggieri

Catherine de Médicis ne jure que par son astrologue florentin, Cosimo Ruggieri. Fourbe et ambitieux, Ruggieri étend son influence politique en travaillant à la fois pour le compte de la Reine et de son ennemi intime, le duc d’Alençon. Compromis à différentes reprises dans des affaires d’envoûtement, il est à chaque fois sauvé des galères par la Médicis qui pousse sa passion pour l’astrologie jusqu’à faire construire un observatoire haut de 30 mètres, toujours visible à Paris près de l’actuelle Bourse du Commerce.  

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Paris – La Tour Astrologique

Ruggieri avait prédit à Catherine de Médicis que « Saint-Germain » serait la cause de sa mort. Aussitôt, elle décide de quitter le Louvre, trop proche de Saint-Germain-l’Auxerrois, ainsi que le château de Saint-Germain-en-Laye, pour emménager dans la rue de Viarmes à Paris.

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Catherine de Médicis

Un jour de 1589, Catherine de Médicis est prise d’un malaise. Elle envoie chercher son chapelain habituel. Celui-ci dans l’impossibilité de se déplacer, lui envoie un jeune prêtre à sa place. « Comment vous appelez-vous ? » lui demande la Reine. « Laurent de Saint-Germain » lui répond le prêtre. Catherine de Médicis mourut précisément le lendemain.

Sa protectrice décédée, Ruggieri conserva ses entrées à la Cour et publie avec grand succès des almanachs astrologiques. Il meurt en 1615, après avoir refusé de recevoir les Saints Sacrements. Le corps de l’impie sera traîné par un cheval au milieu de la foule et déchiqueté par les pavés.

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A suivre

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LA NATIVITE DES CRECHES ET DES PASTORALES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 23-12-2011

Les premières manifestations festives autour de la Nativité se sont organisées, très vraisemblablement, en Orient, au sein des Eglises fondées par les apôtres et leurs successeurs. La date retenue alors était celle du 6 janvier. Plus que la naissance de l’Enfant divin, c’est son statut de rédempteur de tous les hommes que l’on y célébrait. Dans ce contexte, l’adoration des berges et des Mages y prenait une dimension particulière, celle d’authentifier la révélation. C’est dans un semblable esprit que, le même jour était célébré le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste dans le Jourdain. En effet, selon une interprétation gnostique de l’Evangile selon saint Matthieu, Jésus était devenu Fils de Dieu en sortant de l’eau du baptême.

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Il Perugino – Le baptême du Christ par Jean-le-Baptiste

La fête de la naissance proprement dite apparut en occident au cours du IVe siècle. Sa création marque une étape importante pour l’implantation définitive du christianisme en tant que confession officielle. En utilisant des expressions imagées et courantes pour le Christ « Lumière du Monde » ou « Soleil de Justice », le clergé a voulu procéder à la christianisation de diverses célébrations solsticiales et, plus particulièrement, de la fête du Sol Invictus ou renaissance du « soleil invaincu », le 25 décembre.  

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Le culte de Mithra

Il s’agit de la manifestation la plus importante du culte de Mithra qui, concurrençait sérieusement la foi chrétienne par un ensemble de rites voisins des traditions solsticiales populaires. Ainsi, la Nativité fut séparée de l’adoration des Mages, le 6 janvier, dans une partie de l’Occident tandis que l’Orient fête à cette date, en grande pompe, la bénédiction des eaux et le baptême du Christ. Dans les premiers siècles du christianisme, la grotte où naquit le Christ devint un lieu de culte et les pèlerins affluaient pour se prosterner devant la crèche et la mangeoire où reposa, d’après la tradition, le Fils de Dieu.

Saint Jérôme, au Ve siècle, déplorait la substitution d’une représentation ouvragée en argent correspondant à la grotte de Bethléem à la vénération de la crèche originelle. Dans cet esprit d’ostentation de richesses et de pouvoir se multiplièrent dans les églises romanes les oratoires sous forme de crèche, et les fidèles priaient, toute l’année, devant une statue d’or ou d’argent de la Vierge portant l’Enfant divin. Dans la chrétienté d’Orient, la Nativité fut un thème privilégié de l’iconographie des églises depuis la restauration du culte des icônes, l’esprit de la Nativité fut toujours empreint d’une profonde spiritualité. Les drames liturgiques représentant la Nativité du Christ apparurent vers le XIIIe siècle sous l’impact des Légendaires et des Evangiles apocryphes. La crèche placée dans le chœur ou dans l’entrée, cet emplacement permettant d’introduire l’âne et le bœuf, acteurs importants dans les récits, mettait en scène en réalité l’adoration des Mages.

Progressivement, ces mystères devinrent de plus en plus profanes et s’éloignèrent de la tradition biblique. Dans un premier temps, la Réforme protestante allait combattre ces interprétations quasiment populaires et profanes. L’Eglise catholique suivit cet exemple en interdisant les mystères et en imposant de sévères réglementations à l’imagerie religieuse.

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Giotto – Adoration des Mages

Mais ce type de représentation de l’adoration des Mages, tradition populaire toujours très vivace dans une grande partie de l’Europe, n’est toujours pas à l’origine des crèches modernes dont l’apparition, comme forme de piété et moyen d’expression de l’émotivité populaire, est associée aux effets de la Contre- Réforme.

Progressivement toutes les églises catholiques installent pour les fêtes de Noël une crèche où figurent les personnages cités dans les Evangiles, associés parfois aux saints patrons et aux représentants de la population locale. Avec le temps, ces crèches autorisées et créées dans la tradition du clergé se firent plus riches, plus élaborées et plus réalistes, et l’esprit des traditions populaires, régionales, devint de plus en plus évident.  

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Crèche italienne du XVIe siècle

Les premières crèches apparaissent en Italie dès le XVIe siècle : il s’agit d’un agencement de statues polychromes en terre cuite grandeur nature, installées le plus souvent dans une chapelle de l’église, pour figurer cette étape de la vie du Seigneur, de même que l’on en représente le martyre.

Le véritable essor des crèches se produit au XVIIe siècle, encouragé par la tendance à l’ostentation propre à la Contre-Réforme. Les exemples les plus riches et les plus raffinés sont certainement les crèches napolitaines du XVIIIe siècle, qui amalgament des traditions romaines représentées par les ruines de temples anciens à la foi chrétienne et aux traditions populaires présentes par les scènes d’auberge, animées de musiciens et de danseuses ou encore les scènes de marché.

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Crèche napolitaine

Les statuettes « laïques » des crèches napolitaines sont appelées « pastori », « bergers », et sont souvent montées sur une armature de fil de fer qui permet de les animer. La grande variété d’animaux domestiques et d’accessoires, le naturalisme des vêtements et des attitudes font de ces crèches un monde en miniature où se mêlent, dans une heureuse expression d’harmonie et de beauté, le profane et le sacré.

Le goût de ces crèches s’est répandu ensuite dans plusieurs régions d’Europe, entraînant une diversification de la représentation centrale.

Parfois apparaît sous forme de préfiguration de la crèche le culte de l’Enfant Jésus, le « Christkind » : il s’agit d’un poupon emmailloté ou d’un petit enfant habillé à la mode de l’époque, entouré de fleurs et de broderies précieuses pour évoquer le paradis. Ailleurs on réalise des grottes où l’on installe des personnages en verre ou en papier mâché. On fabrique aussi des grottes en carton-pâte et des personnages de cire.

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Crèche provençale

Mais ce sont les crèches provençales qui correspondent le plus à l’idée de la crèche napolitaine avec une transformation de son contenu pour mieux s’adapter aux réalités du pays. Avec le temps, elles sont devenues l’expression de la dévotion familiale à la Nativité. Il semblerait que, outre l’influence italienne, l’ordre des Franciscains ait beaucoup œuvré dans leur mise en place. Dans la crèche provençale, un rôle prépondérant est donné aux bergers, écho peut-être des traditions de la vie pastorale et des transhumances de la région. Mais la multiplication des santons et l’interprétation d’autres rôles sociaux pendant les deux siècles de sont épanouissement ont modifié le caractère primitif de la crèche pastorale qui évolue, ici comme à Naples, vers une représentation de la société locale.

Les pastorales et les crèches parlantes qui se jouaient un peu partout en France se pratiquent de nos jours dans plusieurs régions d’Europe sous diverses appellations : « Jeux de Bethléem », « Noëls ». C’est certainement l’interdiction officielle des mystères qui permit le succès de ces drames à la fois naïfs et romancés, émouvantes expressions de foi populaire. Ils se déroulent soit à Noël soit le 6 janvier, utilisant toujours la même structure théâtrale : trois jeunes garçons habillés de vêtements « à l’ancienne » figurent les rois Mages. Ils parcourent à pied ou à dos de cheval, souvent un simulacre de monture, toute la commune pour annoncer la bonne nouvelle. Ils chantent des tropes en transportant une crèche où ils jouent différentes scènes bibliques, avec une prédilection pour la tentation d’Adam par Eve, et une évocation de la faute ancestrale, qui à elle seule justifie la naissance du Christ et son sacrifice futur. En Hongrie, les jeunes gens portent la crèche de maison en maison.

Ailleurs les messagers de la Nativité se trouvent entourés de figures étranges, de monstres, d’animaux sauvages et d’autres déguisements d’hiver, communes dans les traditions des douze jours dans une grande partie de l’Europe.

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Bibliographie : Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MONSIEUR SAGITTAIRE AMOUREUX

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-12-2011

Monsieur Sagittaire bascule parfois du côté du cheval et parfois du côté de l’archer. L’un a l’âme du Pater Familias qui impose en douceur son autorité, mais en même temps il ne lui viendrait même pas à l’esprit qu’il puisse être contesté. Comme il aime être entouré, il construit volontiers une grande famille. On trouve donc en lui cette dualité qui lui donne à la fois un côté « popote » dans la vie de tous les jours et le côté amoureux du changement, qui aime recevoir fastueusement, ou sortir, voir des amis et voyager… Et puis, il mène aussi une vie plus ou moins secrète. Il n’est pas rare chez Monsieur Sagittaire qu’il y ait alternance entre deux styles de vie : hyper-familial d’un côté, hyper-indépendant de l’autre…

Lorsqu’il est amoureux, Monsieur Sagittaire est complètement investi par l’autre. Il ne pense plus qu’à l’autre, réagit à la moindre de ses attitudes, au moindre de ses regards. Puis, d’un seul coup, il se détache et il ne sera alors plus mû que par une vague pitié. Quand il n’aime plus, inutile de lui demander un effort. Ce qu’il accomplira ne sera plus fait que par devoir.  

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Les Amoureux de Peynet – Monsieur Sagittaire Amoureux

Ainsi, lorsque le « cheval » domine chez Monsieur Sagittaire, les aventures peuvent se succéder, toujours teintées de sentimentalité, d’un certain romanesque aussi. Mais c’est comme une pulsion instinctive qui dirige son choix et le désir de conquête l’emporte.

Lorsque le Sagittaire « archer » prime, on a affaire à un homme aspirant à la perfection, et qui croit souvent la rencontrer. Il sacrifiera alors ses aventures à son foyer et à sa femme.

Idéalement, Monsieur Sagittaire aurait avantage à choisir une partenaire qui partage ses opinions, en tenant compte aussi de son tempérament et de son caractère. Mais il est d’ordinaire attiré uniquement par le charme, encore qu’il ne mette pas longtemps à comprendre qu’une jolie figure ne suffira pas à sa future épouse. Si Monsieur Sagittaire connaît des déceptions ou des chagrins d’amour, il aura tendance à vivre des liaisons qui ne menaceront pas sa liberté ; les aventures avec des femmes mariées pourraient alors devenir une habitude difficile à perdre.  

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Personne n’arrivera à enfermer cet homme. Quand il paraîtra céder aux désirs d’intimité de sa compagne, il sera, en réalité, à la recherche d’une partenaire plus ouverte d’esprit, à moins qu’il ne l’accable de sarcasmes jusqu’à ce qu’il ne reste plus de leur union qu’une relation physique, fragile, appelée à mourir demain. Aussi, Monsieur Sagittaire a besoin d’une femme capable de comprendre son goût de la communication et du flirt, quelqu’un d’aussi indépendant que lui-même.

De nombreux natifs du Sagittaire évitent complètement le mariage, par volonté de rester leur propre maître. Cependant, lorsqu’il trouve une partenaire qui lui convient, Monsieur Sagittaire peut être heureux et ses enfants adoreront ce père doué de tant d’esprit et d’amour de l’aventure.

Cependant, chez certains individus de type inférieur, l’amour de la liberté atteint des proportions démesurées. On les reconnaît à leur grossièreté et leur violence à l’égard de toute femme qu’ils tiendront pour leur égale, mais aussi comme une menace à son indépendance. Ce type Sagittaire se conduit d’une manière trop familière, avec sans gêne, notamment avec les personnes qu’il juge incapables de le prendre au piège. Seules les personnes qui voudront se faire abusées seront ses victimes, mais son manque d’émotion complexe et sa totale absence de jalousie trahissent forcément ses intentions.

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME SAGITTAIRE AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-12-2011

Les manières de Madame Sagittaire sont franches, ouvertes, mais pas toujours bien interprétées car souvent on prend ses propositions d’amitié pour de l’amour. Son besoin de liberté pourrait initialement constituer un attrait aux yeux des hommes mais perd de son charme dès qu’ils comprennent qu’elle ne changera en rien là-dessus. En temps ordinaire, devant une crise provoquée de cette façon, Madame Sagittaire est capable de s’adapter et a le chic pour tourner la situation en dérision, se gagnant ainsi le pardon du prétendant offensé dont la fierté s’en trouve apaisée. Cependant, si par malheur semblable situation devait se reproduire souvent, elle en viendrait peut-être à empêcher sa véritable personnalité de se manifester et pourrait recourir à des relations exemptes d’attaches.

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Il faut à Madame Sagittaire un partenaire qui ne s’offusque pas chaque fois qu’elle sourit à un homme ou danse avec quelqu’un d’autre, un type d’une espèce spéciale qui l’aimera assez pour lui permettre d’être elle-même et n’essaiera pas de la posséder corps et âme.

On l’aura compris, Madame Sagittaire aime les hommes mais elle leur fait peur. Ils la traitent souvent « d’amazone » ou même pire, de « femme phallique ». De son côté, elle leur reproche de rarement atteindre à la qualité de ses rêves.  

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Dans sa jeunesse, forte comme elle est, Madame Sagittaire attire les faibles et les éclopés de la vie qu’elle cherche à aider de tous ses moyens, espérant qu’elle les sauvera et qu’elle les changera. C’est à ses dépens qu’elle comprend un jour, par elle-même, qu’on ne hisse jamais les faibles mais qu’ils vous entraînent toujours vers le bas.

Plus tard, elle connaîtra des jours difficiles, parce qu’elle cherchera à tout concilier : l’amour, la carrière qui lui tient tant à cœur, et la vie familiale. Alors quand le mari et le moment lui conviendront, elle saura se montrer une mère dévouée que ses enfants auront tendance à considérer comme leur grande sœur.

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Et pourtant, elle trouve le plus souvent son équilibre en épousant un artiste fauché qu’elle aidera à vivre ; elle mettra tout en œuvre pour que le talent de ce dernier soit reconnu, sa gloire rejaillissant sur elle pourrait lui suffire. C’est son côté Pygmalion… Pour elle, il est plus important de mettre au monde les hommes au niveau du cœur et de l’esprit, du talent et du génie, que de leur donner physiquement le jour.

Tout compte fait, Madame Sagittaire serait bien inspirée d’opter pour une voie assez conformiste. Alors Madame Sagittaire devient une parfaite maîtresse de maison, une parfaite mère de famille, une parfaite épouse, faisant tout pour servir les intérêts de son mari qui devra être un homme intelligent et très indépendant lui-même, qui la soutiendra dans sa carrière comme elle le soutiendra dans la sienne, à la seule condition que ce ne soit pas la même.

La religion lui sera souvent d’un certain secours, surtout dans les moments de révolte ou qu’un vent d’aventure souffle sur son âme.

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DANS L’HERBIER DU SAGITTAIRE… LA MENTHE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 13-12-2011

Au IXe siècle, devant la diversité des variétés de menthe, dans un traité sur les plantes, un moine écrivait qu’il préférait avoir à compter les étincelles de la fournaise de Vulcain plutôt que d’essayer de les dénombrer. Et, en même temps, on ne sait pas grand-chose des origines de la menthe. Il semblerait qu’elle soit originaire du Nord de l’Afrique, du bassin méditerranéen et de l’Ouest de l’Asie. Mais ce dont on est sûr c’est qu’elle était connue des Egyptiens. La présence de feuilles de menthe dans des pyramides égyptiennes permet de dater sa connaissance par les sociétés antiques au premier millénaire avant Jésus-Christ. Les Hébreux, les Grecs et les Romains la connaissaient bien également. En Europe, elle fut cultivée, dès le IXe siècle, dans les jardins des couvents et monastères d’Europe. 

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C’est la menthe poivrée (Mentha piperata) la plus appréciée pour sa finesse et sa richesse en essence aromatique qui a la vedette tant en pharmacie et cosmétologie qu’en confiserie ou dans la fabrication de ligueurs et boissons. La menthe poivrée est un hybride, née spontanément du croisement entre la menthe aquatique et la menthe verte. Mais toutes les espèces possèdent des propriétés identiques qui leur ont valu d’être largement utilisées depuis la plus lointaine antiquité.

Les Grecs du temps de Périclès en faisaient un parfum et les Hébreux faisaient de même, d’où les reproches que Jésus adresse aux scribes et pharisiens qui dépendaient sans compter pour s’en procurer, négligeant la justice et la miséricorde. Les Romains en mettaient dans leur vin pour l’aromatiser et l’incorporaient à la plupart de leurs sauces. Les femmes romaines mâchaient une pâte faite de menthe et de miel pour avoir l’haleine fraîche et aussi masquer l’odeur du vin qu’elles buvaient en cachette à l’époque où la loi punissait de mort celles qui useraient d’un breuvage réservé aux hommes et aux dieux. Pline, de son côté, recommandait à ceux qui étudiaient de se ceindre la tête d’une couronne de menthe tressée car elle réjouissait l’âme et donc était bonne pour l’esprit. Par contre, il en déconseillait l’usage aux amoureux parce que, comme Hippocrate et Aristote, il la jugeait « contraire à la génération ». Les Grecs, eux, étaient d’un avis opposé, et ils interdisaient à leurs soldats de manger de la menthe car, disaient-ils, elle incitait tant à l’amour qu’elle diminuait le courage. Des études modernes leur ont donné raison contre Pline. La menthe a en effet la réputation d’être aphrodisiaque et c’est un fait certain qu’elle régularise les fonctions sexuelles de l’homme comme de la femme. Depuis toujours elle figure à dose variable dans tous les philtres d’amour…. 

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Dans les pays arabes, les bouquets de menthe portés dans les hottes par de petits ânes embaument tous les marchés. Cela fait fuir les mouches et les moustiques attirés par le déballage de victuailles. Des parfums de thé à la menthe émanent de toutes les maisons. Servir le thé à la menthe à toute heure est un rite sacré et une sage précaution. En effet, la menthe est un véritable antiseptique, aussi quand la chaleur favorise le pullulement de microbes, la présence permanente de la menthe est une garantie de protection. La menthe la plus appropriée pour se protéger des microbes et autres vermines est la menthe pouliot, nom qui dérive du latin « pulex » qui signifie « puce ». On en jonche le sol, on en met dans les lits et même dans les sacs de grains ou près des fromages parce que son odeur en chasse aussi les souris.

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Thé à la menthe

Enfin, à toutes les époques, la menthe a été la providence des mères de famille en raison de ses vertus thérapeutiques car elle est rafraîchissante, antiseptique, digestive, expectorante, antispasmodique, tonique et cordiale, car la menthe est riche en vitamine C, en fer, en manganèse. Cholagogue, elle favorise l’évacuation de la bille. Elle est conseillée aux femmes enceintes, allaitantes. De par sa forte teneur en antioxydants, elle contribue à limiter les risques cardiovasculaires ainsi que celles liées au vieillissement.

La menthe peut servir pour un bain de bouche en cas d’haleine fétide, il est vrai qu’il existe aussi du dentifrice à la menthe. En lotion et compresse, elle rafraîchit le teint et soigne les petits bobos dermatologiques, irritations et est particulièrement recommandée en cas de peau grasse. Une compresse sur une articulation douloureuse se montre généralement efficace, tout comme respirer la vapeur d’une infusion de menthe améliore la congestion nasale, c’est-à-dire cette sensation de « nez bouché ». Une contre-indication toutefois : si l’usage de la feuille de menthe fraîche ou séchée ne présente aucun risque, il faut cependant éviter son emploi chez les bébés dont la muqueuse buccale et le larynx sont beaucoup trop fragiles pour supporter l’odeur forte du menthol.

Par ailleurs, la menthe est un insecticide naturel très efficace : une infusion de menthe en pulvérisation sur vos plantes éloigne nuisibles et pucerons ; au potager, la menthe éloigne les fourmis. Enfin, sur les rebords de vos fenêtres, la menthe devient une barrière contre les moustiques. 

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Minthé la nymphe transformée en menthe

Quant au mot « menthe », il vient du latin « mentha » qui dérive lui-même du grec « minthê » ou « mintha », du nom de la nymphe Minthé. La mythologie grecque qu’elle était la fille de Cocyte, l’un des cinq fleuves des Enfers. Aimée de Pluton, celui-ci la délaissa lorsqu’il enleva Perséphone. Minthé ne cesse alors de se lamenter et de dénigrer sa rivale, ce qui lui valut d’être piétinée et changée en menthe par Déméter, la mère de Perséphone. Cette même fin est également rapportée par Strabon mais pour un motif différent : elle est piétinée par Perséphone, elle-même, jalouse e son union avec son époux, Pluton.

Les Européens ne découvrirent que fort tard les vertus de la menthe. Ce n’est en effet qu’au XVIIe siècle qu’elle entre largement dans la pharmacopée.

Pourquoi voir dans la menthe une plante de Jupiter et du Sagittaire ? Dans le cadre de la rivalité entre la femme légitime, Perséphone, et la concubine, Minthé, celle-ci se place du côté du plaisir puisqu’elle passe pour être, depuis la nuit des temps pour avoir des vertus aphrodisiaques et l’on sait combien la libido de Jupiter était développée. Par ailleurs, Jupiter et le Sagittaire sont liés à la médecine et la menthe semble avoir été donnée aux hommes pour résoudre bien des maux. 

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Menthe poivrée – Planche botanique

La menthe, comme de nombreuses plantes hybrides, ne produisent pas de graines. Dans l’inconscient populaire, cela a donné lieu une certaine suspicion à leur égard : une plante sans graines étant comme une épouse sans enfants. « N’écoutez pas la menthe, dit le proverbe, car elle fleurit sans faire de graines. Ecoutez plutôt la sauge qui, avec ses nombreuses semences, est de bien meilleur conseil ». Voilà qui nous ramène à l’histoire de Minthé, qui par analogie à la botanique, est stérile, la fécondité étant réservée à Perséphone, la fille de la déesse de la fertilité et des céréales, Déméter. La mythologie raconte d’ailleurs que Perséphone était fille de Déméter et de Jupiter.

Enfin, lorsque la menthe fleurit, ses petites fleurs sont de couleur mauve, la couleur de Jupiter et du Sagittaire.

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Menthe en fleurs

Bibliographie

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont  

 

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UN MYTHE SAGITTAIRE : PEGASE LE CHEVAL AILE ET BELLEROPHON

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 09-12-2011

Dès qu’on aborde le Sagittaire surgissent des images de Centaures et des bruits de galop. Une ambiguïté subsiste à propos de ces créatures mi-hommes, mi bêtes. Une certaine tradition les veut mi-hommes, mi-boucs, alors que notre imagerie traditionnelle, celle qui subsiste dans notre mémoire, les représente presque toujours avec un corps de cheval et un buste humain. Il existe aussi une version qui pose sur la croupe du cheval deux bustes d’hommes accolés, peut-être pour renforcer encore ce qu’il y a de double dans ce signe « Mutable ».

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Comment, à propos du Sagittaire, ne pas évoquer Pégase, le cheval ailé de Zeus/Jupiter, inlassable coursier « qui passe dans l’air comme une rafale de vent »… et avec lui, le héros ambitieux, Bellérophon, dit par Homère « l’éclairé » ou « l’irréprochable »… vertus qu’il perdra avec le temps.

Pégase est né d’une goutte de sang de Méduse, cette gorgone décapitée par Persée, et peut-être de Poséidon. Il accomplissait des prodiges : d’un coup de sabot, il fit jaillir la source des poètes, Hippocrène, sur la montagne chère aux Muses. Notons au passage que Méduse, avant qu’Athéna la rendît repoussante, était belle et reine des Amazones. C’est évidemment sous la première apparence que Poséidon/Neptune la désira. D’où la colère d’Athéna, car Méduse et Neptune s’accouplèrent dans son temple, sans aucun respect pour elle.

pegasusPégase, ce magnifique cheval blanc doté de grandes ailes, servit de monture à Persée en plus d’une occasion. Mais c’est Bellérophon qui, grâce à Athéna dont on dit qu’elle éduqua le héros, put passer au cheval le mors d’argent et la bride magique, et l’enfourcher enfin, alors qu’il n’y parvenait pas auparavant. Il deviendra maître du cheval sans l’avoir combattu, sans s’être affronté à quoi que ce soit. Il oubliera trop vite que c’est à Athéna qu’il devait cette première victoire, trop facile.

Grâce à Pégase, Bellérophon, revêtu de son armure d’airain accomplira plusieurs exploits, vaincra la Chimère, monstre composite, faite d’une tête de Lion, d’un corps de chèvre et d’une queue de dragon, en l’attaquant par le haut et en plongeant dans sa gueule brûlante la pointe de plomb qui l’étouffa en fondant. Plus tard, hélas, il est d’autres chimères qu’il ne saura pas vaincre.

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Bellérophon monté sur Pégase combat la Chimère – Mosaïque romaine découverte à Autun en 1830 

Le couple que forment Pégase et Bellérophon est presque invincible. Le cheval transporte le héros où il veut, surplombe les sommets, s’enivre des hauteurs. Mais Bellérophon a tué accidentellement son frère et il doit se faire purifier, comme tout héros meurtrier. C’est pourquoi il se rend chez le roi d’Argos chargé de ce rite. Malheureusement, le roi a une épouse qu’on dit fort belle. Il arrive à Bellérophon ce qui était arrivé à Pelée et qui arrivera à Hippolyte : il sera trahi et calomnié par Antéia, l’épouse de Proetos. Comme la femme d’Acate ou comme Phèdre, Antéia fera croire à son époux que Bellérophon la courtise alors qu’apparemment le jeune homme ne s’aperçoit pas de la beauté de la dame. Elle le dévore des yeux car il est athlétique et magnifique, mais il la dédaigne. Faute impardonnable car les reines sont aussi susceptibles que les déesses. Elle dit « Puisses-tu mourir, Proetos, ou bien tue Bellérophon qui a voulu s’unir d’amour avec moi, contre ma volonté ! ». A ces paroles, la colère saisit le roi mais par scrupule religieux il ne veut pas avoir sur les mains le sang de son hôte. Alors il l’envoie à Iobatès, son beau-père, roi de Lycie, muni d’une lettre de recommandation qui disait simplement au roi « tue le porteur de cette missive ». Et le mythe de poursuivre : « Il l’envoya en Lycie et lui donna les signes funestes, traçant sur une tablette repliée maints caractères mortels qu’il l’invita à montrer à son beau-père pour sa perte ».

Mais Iobatès ne regarde pas la lettre immédiatement. Il ne le fait que neuf jours plus tard. Le temps d’accueillir le jeune homme, de le fêter, de le recevoir à sa table. En le tuant, il aurait à son tour manqué aux lois sacrées de l’hospitalité, si chères à Zeus/Jupiter. Il charge donc Bellérophon de tuer la Chimère, fille d’Echidna non moins redoutable que sa mère.  

Le mécanisme est constant : le beau héros attire la concupiscence d’une reine, la dédaigne, est victime de sa fureur et envoyé se faire tuer ailleurs par son époux. Mais son destin n’est-il pas de surmonter toutes les épreuves ? 

Bellérophon, le porteur de dards, n’échappe pas à la règle. Après avoir vaincu la Chimère, il lui sera instamment demandé d’aller se battre contre les adversaires du roi, les féroces Solymes, puis contre les Amazones.  

Iobatès, finalement, sera informé de la fourberie de sa fille et, pour se faire pardonner, il donnera à Bellérophon la main de son autre fille, Philoné, et une partie du trône de Lycie. Homère nous dit : « Alors, quand le roi reconnut qu’il était le bon rejeton d’un dieu, il le retint en son pays, lui donna sa fille, lui accorda la moitié de tous les honneurs royaux ».  

Bellérophon eut trois enfants de sa femme, dont une fille qui « coucha avec Jupiter le prudent et enfanta Sarpédon, rival des dieux, casqué de bronze » tué plus tard par Patrocle pendant la guerre de Troie. Jupiter, de fureur, fit tomber une pluie de sang. Apollon parfuma le corps du héros, le confia à Sommeil et à Mort, et le fit porter en Lycie au pied du trône de Jupiter. Homère nous conte que Bellérophon « encourut la haine des dieux ». Hélas, Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.  

Pourquoi Bellérophon, lavé de tout soupçon, heureux époux, ne se contente-t-il pas de son sort ? Pourquoi se laisse-t-il griser par ses succès? Pourquoi veut-il, sur le dos de Pégase, voler jusqu’à l’Olympe, sans doute y prendre place et y devenir immortel ? Plus haute l’ambition, plus terrible la chute… Devant cet accès soudain de mégalomanie, Jupiter le désarçonne, garde Pégase comme monture, certains disent comme bête de trait qui portera les armes favorites du maître de l’Olympe, les éclairs, le tonnerre, la foudre, et fait tomber Bellérophon dans un buisson épineux. Il ne s’en relèvera qu’aveugle, boiteux, maudit et solitaire à jamais. « Il erra seul, rongeant son cœur, évitant les traces des hommes. Isandros son fils, Arès/Mars l’insatiable de guerre le tua tandis qu’il luttait contre les Solymes glorieux. Irritée contre Laodamie, Artémis aux rênes d’or la tua. « Hippocholos, lui, m’a engendré ; de lui je prétends être né ». Ainsi parlera Glaucos, le fils d’Hippocholos, dernier descendant de Bellérophon.

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Triste fin pour un héros qui est monté plus haut que les autres… trop haut sans doute et y ayant pris goût, ayant oublié, comme le disait Montaigne « qu’au plus haut trône du monde, on n’est jamais assis que sur son cul ! ». Pégase a refusé de l’amener jusque chez les dieux. Désormais, il est perdu, il erre jusqu’à la fin « dévorant son âme ».

Pourtant, le guerrier Bellérophon chevauchant le cheval ailé Pégase fut adopté comme insigne par les régiments parachutistes du Royaume-Uni en 1941. L’image symbolisait clairement un guerrier arrivant du ciel et la même tactique fut employée par les soldats. L’insigne carré représentait Bellérophon et Pégase en bleu lumineux sur un fond bordeaux. Il fut dessiné par la célèbre romancière anglaise Daphné du Maurier, qui était mariée à un commandant des parachutistes anglais. Plus tard, le fond bordeaux fut reprit par la 6th Airborne Division en même temps que leur fameux béret pendant l’été 1942. Pendant la nuit du 5 ou 6 juin 1944, la 6th Airborne Division captura tous les objectifs clés avant l’assaut marin, y compris toutes les côtes et un pont près du canal de Caen, à côté d’Ouistreham. En souvenir de leur courage, ce pont est désormais connu sous le nom de Pegasus Bridge.

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Bibliographie : Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Editions Robert Laffont

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Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique. Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

 

 

 

 

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LES DIEUX – LA CREATION ET LES TEMPS HEROIQUES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 08-12-2011

Pour les Grecs, ce n’étaient pas les dieux qui avaient créé le monde, mais l’inverse : l’univers avait créé les dieux. Bien avant qu’il y eût des dieux, le ciel et la terre s’étaient formés et ils étaient l’un et l’autre les premiers parents. Les Titans étaient leurs enfants et les dieux leurs petits-enfants. 

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Cadran solaire – Les douze dieux grands olympiens – Zodiaque époque romaine 1er siècle – Musée du Louvre  

LES TITANS ET LES DOUZE GRANDS OLYMPIENS

Les Titans, souvent nommés les Dieux anciens, régnaient en maîtres suprêmes sur l’univers. Ils étaient aussi fort nombreux mais quelques-uns seulement apparaissent dans les récits mythologiques. De tous les Titans, le plus important fut Cronos, le dieu latin Saturne. Il gouverna les autres Titans jusqu’à ce que son fils, Zeus, Jupiter pour les Romains, le détrône et s’empare du pouvoir. Les Romains disaient que lorsque Jupiter monta sur le trône, Saturne s’enfuit en Italie et y apporta l’Age d’Or, une ère de paix parfaite et de bonheur qui dura aussi longtemps que son règne. 

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Les Titans 

Parmi les autres Titans et Titanides, et les plus célèbres aussi, on trouve d’abord : Océan, le fleuve qui entoure le monde et sa femme Téthys. Puis, vient Hypérion, le père du Soleil, de la Lune et de l’Aurore. On se souvient encore de Mnémosyne, la mémoire ; de Thémis, dont le nom est généralement synonyme de Justice. Japet mérite surtout l’attention à cause de ses fils : Atlas qui porte le monde sur ses épaules et Prométhée, le sauveur du genre humain. Ceux-ci seuls parmi les anciens dieux, ne furent pas bannis à l’arrivée de Jupiter, mais ils durent désormais se contenter d’un rang moins élevé.  

Les douze grands Olympiens dominaient les dieux qui avaient succédé aux Titans. L’Olympe était leur foyer, d’où leur nom. Ce qu’était exactement l’Olympe n’est pas aisé à dire ; il n’est pas douteux qu’au début on le tenait pour le sommet d’une montagne et on l’identifiait, en général, avec le Mont Olympe, le plus élevé de la péninsule et situé au Nord-est, en Thessalie. Mais même dans l’Iliade, ce tout premier poème grec, cette idée fait place à celle d’un Olympe localisé dans une région mystérieuse dominant toutes les montagnes de la terre. Un passage de l’Iliade nous montre Zeus s’adressant aux dieux du « pic le plus élevé parmi les nombreux sommets de l’Olympe ». Il s’agit donc clairement d’une région montagneuse. Mais quelques lignes plus loin, il déclare qu’il pourrait, s’il le voulait, suspendre le ciel et la terre au pinacle de l’Olympe et il devient tout aussi clair qu’il ne s’agit donc plus là d’une montagne. Toutefois, il n’est pas question des cieux et Homère fait dire à Poséidon qu’il gouverne la mer tandis qu’Hadès règne sur les morts et Zeus sur les cieux, mais que l’Olympe leur est commun à tous les trois. 

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L’Olympe 

Quoi qu’il en soit et où qu’il fût, l’entrée de ce lieu était fermé par une grande grille de nuages gardée par les Saisons. Les résidences des dieux étaient à l’intérieur, ils y vivaient, y dormaient et y festoyaient, savourant le nectar et l’ambroisie tout en écoutant le chant de la lyre d’Apollon. C’était un séjour de félicité parfaite. « Nul vent ne trouble jamais la paix de l’Olympe », nous dit Homère ; « nulle pluie n’y tombe jamais et nulle neige, mais le firmament sans nuages l’entoure de tous côtés et la blancheur glorieuse du soleil est diffusée par ses murs ».

Les douze Olympiens formaient une famille divine : 

            – Zeus/Jupiter, leur chef,

            – Poséidon/Neptune et Hadès/Pluton, ses deux frères,

            – Hesta/Vesta, leur sœur,

            – Héra/Junon, épouse de Zeus/Jupiter et Arès/Mars, leur fils,

            – Athéna/Minerve, Apollon, Aphrodite/Vénus, Hermès/Mercure, Artémis/Diane, sont les enfants de

               Zeus/Jupiter,

            – Héphaïstos/Vulcain, est le fils d’Héra/Junon.

Ces douze Olympiens vont donner leur nom aux planètes. Ainsi leur histoire et leurs symboles aident à l’interprétation astrologique. 

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Jupiter brandissant son foudre 

Bibliographie

La Mythologie – Edith Hamilton – Marabout 1978

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LA COURONNE DE L’AVENT

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 04-12-2011

Bien sûr tout le monde c’est ce qu’est la Couronne de l’Avent. Mais quel est cet Avent, avec un « e » ? Ce mot vient du latin « adventus » qui signifie « venue, arrivée du Messie ». Cet Avent correspond donc à la période qui couvre les quatre semaines précédant Noël. Cette couronne est une tradition chrétienne qui symbolise l’Avent.

C’est le Pape Grégoire 1er dit aussi Grégoire-le-Grand qui instaura ce temps liturgique pour préparer la venue du Christ, en analogie avec le Quadragésime du Carême. D’ailleurs, on nommait ce temps de l’Avent « Quadragésime de Saint Martin » ou « Petit Carême ».

Dans les Eglises utilisant le calendrier romain, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l’année liturgique. Chez les Orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, les Espagnols et les Gaulois, le temps de l’Avent durait six semaines. Il commençait soit le 11, soit le 15 novembre.

La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Etonnant car la période de l’Avent correspond au moment où le Soleil traverse le Sagittaire dont la couleur est le violet.  

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Il semblerait que les premières couronnes de l’Avent soient apparues dans le Nord de l’Allemagne, au XVIe siècle, pour préparer les Chrétiens à la Fête de Noël. Cette couronne est faite de branchages de pin ou de sapin, arbres toujours vert pour signifier la vie, ainsi que du houx et parfois même du gui. Elle est nouée de rubans rouges et est ornée de quatre bougies, et parfois de pommes de pin.

Les symboles de la couronne de l’Avent sont multiples. Les couronnes rondes surtout évoquent le Soleil et annoncent son éternel retour, comme les fêtes qui l’honorent. Elles rappellent aux Chrétiens que le Christ va revenir. Ainsi, l’Avent n’est pas seulement l’attente avant Noël, mais c’est pour certains l’attente du retour du Christ, comme l’était dans l’Antiquité le retour du Soleil.  

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La couronne de Sainte Lucie

Les quatre bougies de cette couronne de l’Avent sont toutes aussi chargées de symboles. Allumées, elles symbolisent la lumière de Noël qui approche, apportant espoir et paix. Chaque dimanche de l’Avent, on en allume une. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. D’ailleurs, en Suède la couronne est réservée à Sainte Lucie le 13 décembre, pour la Fête de la lumière que représente la Sainte.

Chacune de ces bougies symbolise les grandes étapes du salut avant la venue du Messie :

·         La première représente le pardon accordé à Adam et Eve après la chute et qu’ils furent chassés du Paradis terrestre.

·         La seconde évoque la foi d’Abraham et des Patriarches qui aspiraient à la Terre promise.

·         La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera jamais. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu.

·         La quatrième symbolise l’enseignement des prophètes qui annonçaient un règne de justice et de paix.

Actuellement, dans les églises catholiques pendant les messes du temps de l’Avent, on allume progressivement les quatre bougies.

Et puis, le nombre quatre symbolise à lui seul les quatre saisons ainsi que les quatre points cardinaux. 

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Dans les maisons, les couronnes de l’Avent peuvent être posées sur une table, une commode ou autre, ou bien suspendues comme décoration aux portes ou aux fenêtres.

Au Canada, la couronne de l’Avent est ornée de trois bougies violettes et d’une bougie rose. Celle-ci est allumée le troisième dimanche et elle évoque la joie car l’attente s’achève. A chacun des dimanches où on allume une nouvelle chandelle, pour évoquer le feu et donc la lumière.

En Suède, les chandelles sont blanches car elles symbolisent la fête et la pureté. Mais en Autriche, elles sont violettes car le temps de l’Avent est à la pénitence.

La couleur verte de la végétation est signe d’espérance durant les longs mois d’hiver.  Le houx dont on décore la couronne rappelle la couronne d’épines posée sur la tête du Christ. Le houx comme les conifères sont choisis parce qu’ils ne perdent pas leurs feuilles ou épines en hiver, ils représentent la vie. Le houx en particulier symbolise ainsi l’éternité de Dieu. Les bougies ou les cierges sont la lumière, celle qui vient et qui éclairera le monde dans la nuit de Noël.

La Saint-André fixe à quelques jours près l’entrée dans l’Avent. Le dimanche le plus proche de cette fête est le premier dimanche de l’Avent.

Selon le rite catholique, on bénit la couronne de l’Avent. Ensuite, traditionnellement, on allume la couronne de l’Avent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Allumer au deuxième dimanche de l’Avent la bougie qui fait face au premier est considéré comme une erreur.

Les quatre bougies de la couronne de l’Avent représentent les quatre semaines avant Noël. Cette couronne sert en quelque sorte de compte à rebours. Ces bougies sont allumées les quatre dimanches avant Noël. La première est allumée le premier dimanche de l’Avent. Le premier dimanche, on allume une seule bougie, le second dimanche on allume la première bougie qui a déjà été allumée ainsi qu’une nouvelle bougie. Le troisième dimanche, on allume les deux anciennes bougies et une nouvelle bougie, trois bougies sont donc allumées. Enfin, le quatrième dimanche de l’Avent, on allume les trois anciennes bougies ainsi que la quatrième. Au quatrième dimanche de l’Avent les quatre bougies sont allumées. La difficulté est alors de laisser durer une bougie quatre dimanches, une seconde trois dimanches et une troisième deux dimanches. On peut donc les remplacer afin d’obtenir chaque dimanche un ensemble homogène et de fait, les couronnes sont souvent représentées avec quatre bougies de la même taille allumées, ce qui n’est possible qu’en changeant les bougies ayant déjà servi. 

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La couronne de l’Avent allemande

La couronne de l’Avent a été inventée par Johann Heinrich Wichern (1808-1881), éducateur et théologien de Hambourg. Il avait recueilli des enfants pauvres dans le Rauhe Haus, une vieille ferme et il s’occupait d’eux. Comme pendant tout ce temps de l’Avent, les enfants lui demandaient constamment quand Noël allait enfin arriver, il fabriqua en 1839 une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouge et quatre grands cierges blancs. Chaque matin, un petit cierge de plus était allumé et, à chaque dimanche d’Avent, un grand cierge, et c’est ce petit pense-bête qui a été repris ensuite par ses concitoyens.

Depuis 1860, l’année où est née officiellement la couronne de l’Avent, on utilise des branches de sapin. Depuis, le début du XXe siècle, elle est devenue en Allemagne une des traditions de Noël. Cette coutume allemande a été reprise dans de nombreux pays par la suite. Dans les églises de rite orthodoxe se trouvent çà et là des couronnes avec six cierges, conformément à une durée plus longue de l’Avent.

Et pourtant au regard des coutumes scandinaves tardives et déjà mélangées au Christianisme, on peut en déduire que les Germains de l’Antiquité connaissaient déjà cette tradition d’une couronne de lumière. Sans doute pour imiter le jour qui ne cesse de décroître, on allumait quatre chandelles, puis trois, puis deux, puis une seulement. A Jul, qui était au 21 décembre la fête du solstice d’hiver, on célébrait alors la renaissance de la lumière.

Quoi qu’il en soit, l’Avent a généré dans l’hémisphère Nord quelques dictons :

       Quand secs sont les Avents, abondant l’an sera,

       De la Toussaint à l’Avent, jamais trop d’eau ni de vent,

       Qui plante en Avent, gagne une année sur le temps,

       Il faut les Avents froids et secs si l’on veut boire sec,

       Tel Avent, tel printemps,

       Le mois de l’Avent est de pluie et de vent, tire ton bonnet jusqu’aux dents.

Un mois de décembre non humide annonce de bonnes récoltes. Un mois de décembre humide annonce un hiver rude.  

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LE THE DE NOËL… UN THE POUR LE SAGITTAIRE

(7.01 - LES THES DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 01-12-2011

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Il est bien dans la symbolique du Sagittaire, le thé que la Compagnie Coloniale propose pour Noël. L’idée du lointain, du voyage, des colonies rappelle les caractéristiques de globe-trotter du Sagittaire et les arômes qui le caractérisent viennent eux aussi de lointaines contrées. Le thé de Noël est un thé au goût unique : l’alliance d’un thé de Ceylan et d’arômes de cerise, amande et gingembre, coloré de pétales de fleurs, bleuets bleus et bleuets roses.

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Thé de Noël de la Compagnie Coloniale

Le thé de Noël c’est un mélange brillant, riche en couleurs, à la saveur exquise. Son odeur est subtile, gourmande et délicate à la fois et l’on reconnaît nettement l’amande. De plus, ce thé présente une grande facilité d’utilisation : on peut mettre une à deux cuillères par tasse… On laisse infuser le temps que l’on souhaite… à n’importe quelle température… On ne le rate jamais. Quant à son prix, il bat toutes les autres grandes maisons de thé et peut s’acheter en boîtes, mais également en vrac ce qui en réduit le coût. Enfin, présentation très originale pour Noël, des boules qu’on achète par trois et qu’on peut accrocher dans le sapin.

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La boîte est parfaite pour un petit cadeau de Noël et présente un double couvercle, ce qui assure une excellente conservation au thé. L’intérieur doré et ce double couvercle sont ravissants.  

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Et puis, cerise sur le gâteau, si l’on peut dire… ce thé de Noël existe aussi en gelée.

La Compagnie Coloniale est la plus ancienne maison de thé française. Elle fut créée à Paris en 1848. Son siège se trouvait 19 avenue de l’Opéra. 

En 1930, elle acquiert la Compagnie des Indes, ce qui lui permit d’élargir son assortiment de thés. Elle devient ainsi une référence de qualité incontournable. C’est un savoir-faire transmis depuis lors et la passion qui animent aujourd’hui encore cette vénérable Compagnie Coloniale.

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Les Cerises

Savez-vous que la cerise est, après la fraise, le plus populaire des petits fruits rouges. Il s’agit d’une « drupe », c’est-à-dire un petit fruit charnu à noyau, de forme sphérique, de couleur généralement rouge plus ou moins foncé, et plus rarement jaune.

C’est un dénommé Jean Morelot, de Fontenoy-le-Château, qui rapporta de ses voyages en Asie Mineure des plants de cerisiers. En récompense, il fut anobli en 1585 par le duc de Lorraine qui lui octroya des armes vraiment évocatrices de « cerisier de sinople fruité de gueules ». Pourtant, c’est à Louis XV qui adorait les cerises que l’on doit la culture intensive moderne du cerisier en France.

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En fait, une forme de cerisier existait déjà en France dès l’époque néolithique, c’était un merisier sauvage du nom de « Prunus avium » comme nous l’ont appris des découvertes archéologiques. La culture du merisier pour ses fruits remonterait au IVe siècle avant notre ère, toujours d’après des traces archéologiques trouvées en Asie Mineure (Caucase, Anatolie). Les premières cultures seraient grecques, puis romaines.

Jules Verne dans un ouvrage peu connu, Kéraban-le-Têtu, fait passer ses héros le long de la Mer Noire en direction d’Istanbul. Ils traversent une ville nommée Kérésoum où le cerisier abonde. Il mentionne aussi que le bois de ces arbres est aussi utilisé pour faire des pipes. En turc, « kiraz » signifie cerise, du nom de l’antique ville de kerasous.

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Le Gingembre

Voilà une plante à qui on prête toutes les vertus puisqu’on la dit aphrodisiaque et amincissant-miracle. Une petite mise au point s’impose sur les véritables bienfaits du gingembre. D’abord, c’est une plante tropicale qui vient d’Orient. C’est la pierre d’angle de la médecine ayurvédique. Dans l’Antiquité, les Grecs recommandaient ce gingembre pour améliorer les problèmes digestifs. Plus tard, ce furent ses vertus stimulantes qui furent mises en avant…

Les marchands arabes l’appelaient « zenj », mot par lequel ils désignaient aussi les habitants de la côte Est de l’Afrique et qui a donné le nom de Zanzibar, où les Arabes allaient chercher le gingembre.

Le gingembre, « Zingiber officinale » est une espèce de plantes originaire d’Asie dont on utilise le rhizome en cuisine et en médecine traditionnelle. Notez au passage qu’avec le gingembre rejoint la symbolique Sagittaire à travers la spiritualité et la médecine… médecine ayurvédique : deux disciplines qui se rejoignent.  

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Gingembre

D’autre part, le gingembre est une épice très employée dans un grand nombre de cuisines asiatiques et en particulier dans la cuisine indienne. En Occident, on l’utilise pour la confection de la « ginger ale » et les desserts comme le pain d’épices. Et puis, le gingembre est utilisé pour aromatiser le thé dans les zones de culture swahilie et en Corée. 

En Afrique de l’Ouest, le gingembre est consommé sous forme de jus pressé, boisson considérée comme ayant des effets aphrodisiaques. Ce serait son rhizome riche en magnésium qui aurait des propriétés aphrodisiaques. Toutefois, il est peu probable que le Thé de Noël présente de tels effets !

Dioscoride, Pline ou Avicenne parlaient déjà de ces propriétés. Les mythes racontent que les Bacchantes composaient des philtres d’amour à base de gingembre et de Phallus impudicus. Le Kâma-Sûtra au chapitre VII évoque son usage dans des pratiques sexuelles occultes. Sa réputation traversa les siècles et Madame du Barry en donnait à chacun de ses amants et les colons portugais en profitèrent pour développer sa culture en Afrique de l’Ouest. Cependant, il manque des études sérieuses pour confirmer cette propriété supposée.

L’Amande

Quant à l’amande, elle est originaire d’Asie centrale. Son nom remonte au grec « amugdale », qui a d’ailleurs donné le mot « amygdale », via le bas latin « amadula ». En Egypte, on mettait des amandes dans le pain qui était servi aux Pharaons. La Bible la mentionne et affirme qu’elle est le symbole de l’espoir. Elle était connue des Romains qui l’appelaient « noix grecque » et on en jetait sur les mariés pour leur garantir bonheur, chance, santé ainsi qu’une belle descendance. Au Moyen Age, on l’utilisait dans la préparation des potages et des entremets sucrés.

 

 

 

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Amandes sur l’arbre

Cependant, il faut distinguer l’amande douce de l’amande amère. Cette dernière est toxique si on la consomme en grande quantité. On l’utilise tout de même sous forme d’essence, à laquelle on retire l’acide toxique, pour parfumer les pâtisseries, le thé et de nombreux plats puisque son arôme est très prononcé.

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Pour en revenir au Thé de Noël, il existe à Rambouillet une excellente adresse et un charmant magasin pour trouver tous les thés du monde dont le Thé de Noël de la Compagnie Coloniale :

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CAF’THE – 15 bis rue Chasles à RAMBOUILLET 

Laurence CHIRONI – Tél. 01.34.83.33.11

 

www.sylvie-tribut-astrologue.com

 

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