UN MYTHE VERSEAU… ARISTEE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-01-2012

Aristée était le fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène. C’était une nymphe chasseresse d’une grande beauté. Un jour, sur le Mont Pélion en Thessalie, Apollon la vit dompter un Lion. Séduit, il l’enlève et la transporte en Libye dans un char d’or. Se souvenir qu’Apollon représente le Soleil et que l’astre du jour s’avère avoir la maîtrise du Lion pour l’astrologie. De même le Soleil et le Lion symbolisent l’or. D’Apollon Cyrène aura deux fils : Aristée, l’agriculteur, et Idmon, le devin. Toutefois, Cyrène n’était pas une nymphe fidèle et on dit qu’un jour elle partit avec Arès/Mars, l’amant éternel, dont elle aurait eu un autre fils, Diomède, qui devint roi de Thrace.

Une autre version du mythe, évoque qu’Erypyle, roi de Libye, offrait son royaume à quiconque parviendrait à tuer le lion qui ravageait son pays. Et c’est bien sûr Cyrène qui y parvint et elle fonda la ville qui porte encore son nom.

 

La nymphe Cyrène

Mais revenons au premier fils de Cyrène, Aristée. On ne saurait dire si ce fut Apollon ou Hermès/Mercure qui confia le bébé à Gaia, la Terre, et les Heures aidèrent Gaïa à élever l’enfant. Les Muses, quant à elles, lui enseignèrent les arts que son père Apollon protégeait, ainsi que la médecine, le tir à l’arc et même la divination. Elles lui enseignèrent aussi l’élevage des abeilles, la culture des oliviers et la fabrication des fromages.

Aristée grandit donc dans une atmosphère heureuse et riche d’enseignement. Quand il fut devenu adulte les Muses lui donnèrent en mariage la fille de Cadmos, Autonoé, qui lui donna un fils, Actéon. Aristée vivait alors dans la vallée du Tempé, et il introduisit les arts rustiques parmi son peuple qui l’honorait comme un dieu. Un jour, il vit une très belle femme et la poursuivit. Il s’agissait d’Eurydice, la femme d’Orphée. Celle-ci, dans sa fuite, marcha sur un serpent qui la piqua mortellement. A la suite de cet accident et bien que, tout d’abord Aristée en ignorât la cause, ses abeilles dépérirent puis moururent.

Les abeilles d’Aristée

Désespéré, Aristée se rendit chez sa mère, Cyrène, qui vivait dans le palais de son père Apollon, sous les eaux du fleuve Pénée, et lui demanda son aide. Elle lui conseilla de capturer Protée, le Vieil Homme de la mer, qui avait le don de divination, ainsi il pourrait lui expliquer ce qui n’allait pas et ce qu’il faudrait faire. Mais il était difficile de capturer Protée car le dieu avait le pouvoir de changer de forme. Cependant, Aristée put le surprendre alors qu’il dormait et Protée lui apprit la raison de la mort de ses abeilles. Le devin lui conseilla de retourner au Tempé, de sacrifier quatre bœufs et quatre taureaux aux Dryades, les nymphes des bois, et un mouton noir à Orphée, puis de retourner à cet endroit neuf jours plus tard. Aristée exécuta toutes les instructions, et lorsqu’il revint, trouva les carcasses grouillant d’abeilles.

Aristée et sa ruche

Malheureusement,  Aristée allait perdre son fils, Actéon, déchiqueté par les chiens d’Artémis. Il se réfugia alors sur l’île de Céos, île de la mer Egée, alors désolée par une peste qu’il fit cesser en offrant là encore des sacrifices aux dieux. Plus tard, il voyagea en Sicile, en Sardaigne et en Arcadie, enseignant autour de lui l’agriculture et bien sûr, il y apporta la prospérité. Cependant, il entra en compétition avec Dionysos, pour savoir laquelle des deux boissons, le vin ou l’hydromel, était la meilleure et bien sûr, les dieux comme les hommes préférèrent le vin. Dionysos l’initia donc à ses célèbres orgies et Aristé accompagna Dionysos dans un voyage triomphal. Certains racontent qu’Aristée avait pris soin du dieu alors qu’il n’était encore qu’un enfant, sur le Mont Nysa, mais d’autres affirment que ce fut sa fille Macris. Il vécut pendant un temps avec Dionysos en Thrace, puis disparut sur la montagne Haemos, tout d’un coup, à jamais. Les dieux placèrent Aristée parmi les étoiles dans la constellation du Verseau.

La constellation du Verseau

Hérodote raconte qu’Aristée apparût après sa mort, à Cyzique, mais disparut une seconde fois pour réapparaître trois ans plus tard, à Métaponte. Là il demanda aux habitants de lui ériger une statue auprès celle d’Apollon et, après avoir consulté l’oracle, les habitants répondirent au souhait d’Aristée.

Quant à Plutarque, il pensait qu’Aristée quittait et reprenait son âme à volonté et quand celle-ci sortait de son corps, les assistants la voyaient sous la forme d’un cerf. Mais celui qui raconte le mieux l’histoire d’Aristée et de ses abeilles, c’est Virgile, dans la quatrième partie de ses Géorgiques.

 

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout

 

 

 

 

 

 

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HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 24-01-2012

« En tant que mortel, je sais que je suis né un jour, mais quand mon regard suit la course circulaire des innombrables étoiles, mes pieds ne touchent plus terre ; j’implore Zeus de me régaler d’ambroisie, la nourriture des dieux ». Ce texte de Ptolémée (°) exprime bien la poésie mystique relative au ciel et aux étoiles qui, durant des siècles, ont exercé une véritable fascination sur l’imagination des astrologues.

Dans le Timée, Platon enseigne que la raison d’être de la vision est non pas de trouver notre nourriture quotidienne, mais bien l’observation du ciel. En effet, grâce à cette contemplation, nous mettons notre âme en harmonie avec l’ordre divin. Depuis les premières spéculations humaines jusqu’à nos jours, l’astronomie, science objective, a été intimement liée à l’astrologie – qui recherche la signification transcendantale de notre vie, qui explique la destinée par le mouvement des étoiles et des planètes.

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Calendrier égyptien

 

L’astrologie s’est développée à partir d’un ensemble complexe, associant les croyances babyloniennes et perses, le calendrier cosmologique égyptien et la philosophie grecque. Sous sa forme classique, avec ses théories de base, et notamment celle qui concerne les douze signes du zodiaque et leur signification, elle a été constituée, pour l’essentiel, durant la période hellénistique, âge fécond où la civilisation grecque a pénétré de nombreuses cultures, après 334 av. J.C., de la Méditerranée jusqu’au nord de l’Inde, dans le sillage des conquêtes d’Alexandre le Grand. Pour presque toutes les civilisations, les clés se trouvent dans le Soleil, la Lune et les étoiles ; certaines d’entre elles ont en outre développé un système de divination à partir d’une structure du temps et d’un calendrier.   

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Calendrier aztèque

 

C’est ainsi que les Aztèques et les Mayas d’Amérique centrale ont utilisé un calendrier prophétique dérivé de leur système de comptage par groupe de 20 jours ; de même, les anciens Chinois ont développé un mode de prédiction reposant sur des cycles de 60 jours et de 60 années. 

Cependant, l’astrologie actuelle repose sur une donnée complémentaire essentielle, la relation existant à un moment donné entre la position des corps célestes, particulièrement celle des planètes, et les événements du moment. Comme la science des calendriers, la divination fondée sur le mouvement des planètes demande une connaissance extrêmement précise de l’astronomie et, en même temps, l’établissement d’une table d’interprétation des qualités attribuées à chacun des astres. 

Au Ve siècle avant J. C., les Babyloniens ont combiné ces éléments pour mettre au point les premiers horoscopes – des cartes du ciel précises pour un moment et un lieu donnés. Ainsi est née l’astrologie proprement dite, c’est-à-dire l’analyse du caractère et du destin d’un individu, partant essentiellement de l’horoscope dressé au moment de sa naissance. 

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Le disque de Chevroches – Nièvre

 

Dans ses débuts, l’astrologie semble avoir été marquée par une tendance au fatalisme. Le ciel appartenait toujours aux dieux, mais comme les prévisions astronomiques gagnaient en assurance, il devenait possible anticipant le mouvement des planètes, de prédire leurs volontés. Les philosophes stoïciens grecs et romains considéraient le monde comme un tout, chacune de ses parties constitutives étant en étroite relation avec les autres. Ils étaient donc en phase avec les astrologues, et ceux-ci (à part quelques exceptions) les ont toujours considérés comme des alliés. Dans ses Astronomiques, le poète latin Manilius décrit parfaitement le lien pouvant être établi entre le stoïcisme et la divination astrale : « Le monde est guidé par son destin ; toute chose se déroule selon des lois immuables… La naissance de chacun de nous est prédéterminée, tout comme le nombre d’années et les fortunes diverses que nous aurons à vivre… ».  

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Monnaie à l’effigie du Capricorne

A Rome, l’astrologie a eu une réelle influence sur la vie politique, à tel point que lorsqu’Octavien est devenu l’empereur Auguste, en 27 avant J. C., il a fait battre monnaie à l’effigie du Capricorne, pensant que c’était son signe lunaire. En fait, cette initiative inaugura une période de troubles et d’intrigues politiques. De même, l’historien Tacite relate que l’empereur Tibère avait recours à l’astrologie pour identifier ses rivaux potentiels et que, avant de parvenir au trône impérial, il fit plusieurs fois appel à des astrologues. Mécontent de leurs prédictions, il les précipitait du haut d’une falaise, sur le chemin qui conduisait à sa résidence. Quand vint son tour, l’astrologue Thrasyllus prédit l’ascension du proconsul jusqu’au pouvoir. Méfiant, Tibère demanda à l’astrologue s’il était capable de prédire ce qui lui arriverait à lui, Thrasyllus, ce jour même. L’astrologue, ne connaissant que trop bien le sort réservé à ses prédécesseurs, y vit anguille sous roche ; après avoir étudié la position des planètes, il déclara en tremblant que cette journée, pour lui-même, pourrait bien être la dernière. Impressionné, Tibère le félicita et, depuis ce jour, tint les prédictions de l’astrologue, revenu de loin, pour parole d’évangile. En l’an 14, Tibère devint empereur et pris l’intuitif Thrasyllus pour conseiller.  

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Ptolémée 

 

(°) Ptolémée : astronome grec du IIe siècle après. J.C., né probablement à Ptolémaïs Hermiu (Haute-Egypte), auteur d’une Composition mathématique ou Almageste et d’une Géographie qui a fait autorité pendant le Moyen Age et la Renaissance. Il plaçait la Terre au centre du monde en un point fixe. 

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Zodiaque romain 

Bibliographie  

 

Le langage secret des Etoiles et des planètes – Geoffray Cornelius/Paul Devereux – Editions SOLAR 

 

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QUELQUES DEVINS CELEBRES (suite)

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 20-01-2012

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, la divination perd son caractère mystico-religieux pour devenir une discipline pratique et populaire, exercée avec succès par une pléthore de cartomanciennes, chiromanciennes et oniromanciennes. En même temps que la science progresse et que Colbert chasse avec fracas les astrologues de l’Université, de ravissantes devineresses s’exercent à manier aussi bien les cartes que l’arsenic. C’est l’époque des empoisonneuses, dont les plus célèbres furent la Voisin et la Brinvilliers. Leurs talents consistaient non seulement à prévoir le destin, mais à lui donner un petit coup de pouce à l’aide d’une pincée de sulfure rouge ou d’un bouquet de roses parfumées à l’arsenic.

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La Voisin

Alors qu’elle vient d’être arrêtée à la sortie d’une messe noire, le 12 mars 1679, la Voisin fit au lieutenant général de police La Reynie une intéressante déclaration sur ses très nobles clientes : «  Les unes demandaient si elles ne deviendraient pas bientôt veuves, parce qu’elles en épouseraient quelque autre et presque toutes demandent et n’y viennent que pour cela. Quand ceux qui viennent se faire regarder dans la main demandent quelque chose autre, ce n’est néanmoins que pour venir à ce point et pour être délivrés de quelqu’un ».

Au cours de sa fructueuse carrière de voyante assassine, la Voisin fit passer pas moins de 2 350 personnes de vie à trépas. Elle fut décapitée et brûlée le 22 février 1680, après avoir refusé la confession et le crucifix, ce qui tout compte fait était plutôt honnête de sa part.

Les empoisonneuses ne détellent pas pour autant et Colbert doit, pour mettre fin à leurs criminelles activités, faire signer au Roi, en 1682, une ordonnance contre les devins, sorciers, magiciens et empoisonneurs.

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La Marquise de Brinvilliers

Au XVIIIe siècle, la voyance acquiert peu à peu la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Les cartomanciens deviennent des professionnels comme les autres, exerçant en cabinet, se faisant connaître par la publicité et le bouche-à-oreille. C’est le début de la voyance commerciale, tarifée et rassurante.  

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Aliette dit Etteila

Certains y font fortune, tel Aliette, plus connu sous le nom d’Etteila, pseudonyme formé par l’anagramme d’Aliette. Ancien coiffeur, vivant chichement de leçons d’arithmétique et de géométrie, Aliette préfère se recycler dans une astrologie vaguement assaisonnée d’alchimie et de chiromancie. Il devient célèbre en commercialisant, en 1757, un jeu de tarots, immortalisé sous l’appellation « Tarots d’Etteila », accompagné d’une méthode pratique sur l’art de tirer les cartes. Il prétend avoir exhumé la symbolique du jeu d’un livre sacré de l’antique Egypte, le livre de Thot, miraculeusement sauvé de l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie. Bien qu’écrit dans un français épouvantable et criblé de fautes d’orthographe, le traité d’Etteila devient un tel best-seller que son auteur ouvre bientôt un cabinet dans un quartier chic de Paris où il pratique, comme il se doit, des tarifs rédhibitoires. L’histoire de l’obscur coiffeur devenu millionnaire est exemplaire et étonnamment moderne. Combien de gagne-petit connaissent aujourd’hui la fortune pour avoir troqué la machine à écrire ou l’outil de l’ouvrier contre la boule de cristal ?

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Le tarot d’Etteila

A suivre

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MONSIEUR CAPRICORNE AMOUREUX

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 18-01-2012

Les liaisons amoureuses intriguent Monsieur Capricorne, bien que son intérêt ne se borne pas seulement à ses propres relations mais s’étende aussi à celles d’autrui. Très conscient de la différence sexuelle, Monsieur Capricorne peut ressentir de la difficulté à être naturel en présence de l’autre sexe parce qu’il cherche constamment à lancer quelque défi, provoquant de nombreuses joutes d’esprit, et ce pas toujours de façon souhaitable car ces joutes peuvent s’avérer pleines d’allusions malveillantes. Il faut dire que ses appétits physiques sont de l’espèce modérée car les extrêmes ne conviennent pas à son caractère.

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Pendant sa jeunesse, Monsieur Capricorne se montre incorrigible flirt, mais avec le temps cette disposition peut changer et se transformer en un fort instinct protecteur, quelque peu paternaliste. Cependant, Monsieur Capricorne est méfiant. Il a peur d’être échaudé, de souffrir et d’être abandonné. Aussi, il s’avance vers l’amour sur la pointe des pieds, l’âme soupçonneuse et bien souvent l’abord revêche.

Comme c’est en outre un moraliste, il donne aux autres l’impression qu’il les juge. Ce qui n’est pas tout à fait vrai, mais il a vite fait de voir leurs faiblesses et leurs « petits côtés ». Tout cela, bien souvent, l’installe dans le célibat. Il a tant de mal à se décider, à faire confiance, à s’assurer qu’il ne se trompe pas. Il a d’autant plus peur de s’engager qu’il est de tempérament fidèle et n’aime pas le changement. Il sait qu’une fois qu’il aura dit « oui », il ne reviendra pas en arrière, si ce n’est sans beaucoup d’efforts et de souffrances. Et puis, Monsieur Capricorne a le goût du « solide ». Il aime les habitudes qui sont pour lui rassurantes.

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Les Amoureux de Peynet

Monsieur Capricorne a souvent du mal à extérioriser ses sentiments, à l’autre de savoir une fois pour toute qu’il est aimé. En revanche, il a besoin d’affection. Toutefois, il existe plusieurs types de Capricorne : le détaché qui vit fort bien dans son célibat ; un autre qui satisfera sa part physique et charnelle, très exigeante, mais sans s’abandonner à l’amour. Quant au troisième, plus féminin, qui donne et demande de la tendresse et qui, une fois ses défenses tombées, se montre infiniment affectueux, vigilant et présent, toujours avec un peu de pudeur.

On a du mal à comprendre Monsieur Capricorne car il s’épanche peu et ne veut jamais avouer les sentiments qu’il ressent, comme s’il en avait honte. Avec lui, il faudrait toujours faire les premiers pas et encore… le plus doucement possible. Son comportement est donc très déroutant car il pourra subitement céder à une passion qui emportera tout, après une longue période de calme et de repli sur soi. Au fond, c’est l’égoïsme qui est le pire ennemi de Monsieur Capricorne dans ces questions sentimentales : ou bien il refoule impitoyablement toutes les manifestations de son cœur pour ne penser qu’à ses ambitions, ou bien encore il pense trop à lui-même pour tomber vraiment amoureux, pesant le pour et le contre, oubliant totalement qu’il faut donner pour recevoir.

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Le Capricorne tourné vers le passé

Souvent, Monsieur Capricorne reste figé sur le passé. Il remâche des déceptions anciennes et revit les beaux souvenirs. Parfois, il est fixé à son enfance. D’ailleurs, il lui faudrait s’en détacher pour être intégralement adulte, seulement un tel détachement ne s’opère pas facilement. Peu précoce dans les manifestations de sa vie amoureuse, peu exigeant dans sa sensualité, à moins qu’elle ne glisse dans des complications raffinées, il pense que le temps travaille pour lui, chaque étape vers le succès étant entremêlée de réflexions et de retours en arrière.

Le problème sentimental de Monsieur Capricorne, c’est que sa maturité affective est généralement beaucoup plus tardive que sa maturité psychique et intellectuelle. C’est donc le parfait mari des unions tardives.

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME CAPRICORNE AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 18-01-2012

L’amour-passion n’est pas le fait de Madame Capricorne. Et si quand même il y a passion, celle-ci se fait silencieuse. De toutes les femmes du zodiaque, c’est bien elle la plus calme, la moins dominée par son humeur ou ses caprices. En elle, la raison prédomine ; ce sont d’ailleurs les femmes Capricorne qui fournissent le plus fort pourcentage de femmes d’affaires, de femmes plus tourmentées par l’ambition que par les sentiments, les plus promptes à se jeter dans l’arène politique ou sociale au service d’un idéal ou d’une cause, y sacrifiant ainsi leur vie personnelle.

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En fait, Madame Capricorne redoute de souffrir, un jour, de l’abandon de l’être aimé. Cette peur la taraude malgré une énorme soif de tendresse et d’affection. Alors, bien souvent, Madame Capricorne qui est aimée s’arrangera pour détruire cet amour, pour quitter la première l’homme qu’elle aime… Car il lui paraît moins douloureux et plus facile de se préparer à une souffrance que d’être foudroyée par elle. Si elle provoque la rupture, elle s’efforce en même temps de la supporter stoïquement. Ce piège qu’elle se tend à elle-même reste souvent inconscient et ensuite, on l’entend se plaindre qu’elle n’a pas de chance en amour, qu’elle est condamnée à une vie solitaire. Un peu de lucidité devant ce mécanisme répétitif lui épargnerait bien des chagrins.

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Le Capricorne des Amoureux de Peynet

Le Capricorne fournit un honnête contingent de femmes célibataires. Cependant, cela n’empêche pas Madame Capricorne de jouer à la marieuse, au point d’en être capable d’offenser en s’ingérant dans les affaires d’autrui. Et pourtant, le mariage fait peur à Madame Capricorne. Elle n’ignore pas qu’il ne représente jamais qu’une sécurité arbitraire. Cependant, il arrive que certaines femmes Capricorne s’attachent à des hommes qui dépendent d’elles. C’est ainsi que Madame Capricorne craint le moins d’être quittée. D’autres encore s’amourachent d’hommes inaccessibles, absents, dont elles sont séparées par la distance…. Elles s’accordent ainsi la liberté d’aimer ou de cesser d’aimer.

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Madame Capricorne, dont l’aspect est un peu froid et dont le regard laisse croire qu’elle juge sans indulgence, est en réalité une passionnée contrôlée… Orgueilleuse, elle veut qu’on l’aime telle qu’elle est, sans recours aux artifices… C’est ainsi qu’elle affiche son refus de tricher ainsi qu’une extrême exigence.

Souvent c’est un mariage tardif qui lui réussit… Pour Madame Capricorne, le bonheur vient souvent après quarante ans.  

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DANS L’HERBIER DU CAPRICORNE… LA BRUYERE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 18-01-2012

Le mot « bruyère » désigne communément deux types de plantes de la famille des Ericacées : la bruyère Erica et la bruyère Calluna. Cependant, les bruyères regroupent plus de huit cents espèces, offrant une remarquable diversité de couleurs, de fleurs et de feuillages. La bruyère Erica se plante à la fin de l’été, à l’automne ou même en hiver, s’il ne gèle pas.

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Bruyère Erica sous la neige

« Erica » vient du grec ancien, emprunté par le latin sous la forme « erice » ou « erica » et conservé dans l’italien « erica ». Le mot français « bruyère » est d’origine gauloise. Des formes apparentées sont attestées dans des parlers de toute l’ancienne Gaule et en Italie du nord, ou Gaule cisalpine. Le mot est d’ailleurs au sens propre, comme l’italien « brughiera », un dérivé qui signifie « terrain couvert de bruyère » ou même « lande ». Le mot gaulois « brukos » ou « bruka », également attesté par des parlers locaux, comme l’ancien provençal « bruc », ou le breton « brug », signifie « briser ». Or, une des propriétés de la bruyère est de briser ou dissoudre la pierre de la vessie. Il est certain qu’elle exerce un rôle indiscutable sur les voies urinaires tant par ses propriétés antiseptiques que diurétiques.

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Bruyère Calluna

On l’emploie donc avec succès dans la néphrite, la cystite des prostatiques ou la cystite avec muco-pus, ainsi que dans la gravelle, l’albuminurie et même les rhumatismes. Enfin, elle a aussi le mérite de donner de l’appétit. Ce sont les sommités fleuries, tellement appréciées par les abeilles, que l’on fait sécher pour les utiliser en décoction prolongée : 30 à 40 gr pour un litre d’eau, faire bouillir jusqu’à réduction d’un tiers, à boire par tasse en vingt-quatre heures, on peut sucrer avec du miel. Il est rare qu’une cystite résiste plus de deux jours à la bruyère. Par un traitement à base de bruyère, l’organisme est débarrassé de l’urée, de l’acide urique, et de l’acide oxalique. Les gros mangeurs de viandes dont l’organisme est chargé en purines se trouvent bien de cette cure qui nettoie leur organisme des déchets accumulés. Ce qui n’empêche pas de conférer à la bruyère des propriétés apéritives non négligeables.

On peut également utiliser la bruyère dans un bain. Là encore ce sont les sommités fleuries qu’il convient d’utiliser. On dit qu’elles sont « propres à relever le tonus musculaire ». Elle est donc bénéfique aux sportifs. Ces bains, plusieurs fois par semaine, sont conseillés aux goutteux, paralytiques et rhumatisants. Pour un bain : 12 cuillerées à soupe pour trois litres d’eau, amener à ébullition, laisser infuser 10 minutes ; filtrer et ajouter à l’eau du bain.

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Tapis de bruyère en forêt

Quand vous allez dans les bois, à l’automne, cueillez la bruyère, elle sera utile dans votre petite herboristerie familiale.

Sur le plan astrologique, la pierre entre dans la symbolique du Capricorne et de Saturne. Or, le lieu d’exaltation de Saturne est la Balance, qui dans l’homme-zodiaque est lié au système urinaire. Et puis, les bruyères poussent surtout sur des sols siliceux.

Quant aux philosophes grecs, ils citaient déjà la bruyère dans leurs livres consacrés aux plantes. Pline l’Ancien, grand écrivain et naturaliste romain, nous parle des vertus de l’Erice et décrit cet arbrisseau comme parent de la bruyère, dans son Histoire naturelle, extraordinaire encyclopédie des connaissances de l’époque, c’est-à-dire au premier siècle après Jésus-Christ. 

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Bruyère en fleurs près d’Itary en Pays Basque

Les bruyères sont tantôt des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux, tantôt de véritables arbustes. Disposées en grappes, les fleurs sont le plus souvent roses, mais on trouve des bruyères blanches, l’Erica arborea, ou verdâtres, l’Erica scoparia.

Le rhizome de l’Erica arborea, ou bruyère arborescente, est essentiellement utilisé pour la confection de fourneau de pipe, grâce à sa grande résistance de son bois à la chaleur et au feu. Par ailleurs, la bruyère fait partie de la recette de la bière traditionnelle écossaise Heather Ale, dans laquelle elle joue un rôle d’aromatisation en lieu et place du houblon.

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Bibliographie 

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont.

 

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DANS LE BESTIAIRE DU CAPRICORNE… LA CHEVRE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 15-01-2012

De la chèvre vorace au bouc émissaire

Le couple chèvre/bouc, hautement symbolique dans les traditions anciennes, semble s’être appauvri, ou c’est chargé de connotations neutres ou négatives avec le temps, surtout sous l’impact du christianisme.  

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On ne la connaît maintenant guère que par son agilité, son goût de la liberté, d’une liberté primesautière, qui fait que le nom de chèvre « capris » a été donné au « caprice », et on a occulté son ancien symbolisme qui persiste encore dans les traditions populaires. Dans une grande partie de l’Europe centrale et orientale en effet, la Chèvre est le déguisement zoomorphe le plus significatif dans le cycle des fêtes d’hiver. Maigres, lugubres, munies d’une longue tête en bois, les Schnabelgeissen « les chèvres au long bec », envahissent les rues des villages de Suisse centrale, à Ottenbach, dans les nuits qui précèdent Noël. Avec les claquements sinistres de leur gueule, et les hurlements qu’elles produisent, elles sont la terreur des âmes sensibles ou protectrices des hommes pendant ces nuits propres à la magie et aux mystères du solstice.

Cette tradition, qui a repris vie à partir des années cinquante, donne lieu actuellement à un événement qui dure tout le mois de décembre. Les chèvres sont embellies, et les cortèges se produisent désormais devant les auberges ou dans les maisons privées, avec des mimiques et des farces qui expriment peut-être une adaptation moderne, conforme aux besoins et aux mœurs de la société actuelle, d’une célébration ancienne.

La « Koza », la Chèvre, des différentes traditions slaves, est le personnage principal des déguisements rituels des sviatki, les douze « jours bénis ». C’est la chèvre qui mène les cortèges des chanteurs annonçant la bonne nouvelle de Noël, ou l’arrivée du Nouvel an. C’est toujours le plus agile, le plus futé, qui fait la Chèvre, revêtu de peaux de moutons retournées, de housses en drap blanc, le visage dissimulé par un masque découpé dans une peau de chèvre, ou sculpté en bois et muni d’une mâchoire intérieure mobile.

Loin d’être un pur amusement de la jeunesse, la Chèvre et son cortège manifestent la continuité, peut-être inconsciente, de conceptions archaïques. Dans la tradition lointaine de l’Inde, la chèvre, dont le nom signifie également « non-née », est le symbole de la substance primordiale non manifestée. Elle est la Mère du monde.

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Amalthée – Musée du Louvre

Dans la mythologie grecque ancienne, Zeus/Jupiter, le futur Père des hommes, tétait le lait de la chèvre Amalthée, qui fut par la suite transformée en déesse nourricière, en fille du Soleil, étoile de la constellation du Cocher, annonçant l’orage et la pluie. L’idée d’associer la chèvre à la manifestation du dieu est très ancienne. D’après Diodore de Sicile, des chèvres auraient guidé l’attention des hommes de Delphes vers le lieu où des fumées sortaient des entrailles de la terre. Prises de vertiges, elles dansaient. Intrigués par ces danses, des hommes comprirent le sens des vapeurs émanant de la terre : il leur fallait interpréter cette théophanie ; ils instituèrent un oracle.

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Constellation du Cocher

Enfin, chez les Grecs, la chèvre symbolise l’éclair et l’étoile de la Chèvre, dans la constellation du Cocher, annonce l’orage et la pluie. Alors que certaines peuplades de Chine mettent la chèvre en rapport avec le dieu de la foudre : la tête de la chèvre sacrifiée lui sert d’enclume. La même relation entre la foudre et la chèvre est attestée au Tibet. Elle figure en somme un instrument de l’activité céleste au bénéfice de la terre, et même plus précisément de l’agriculture et de l’élevage. Nous sommes bien dans le monde de Saturne. Notez aussi l’importance de Jupiter dans la symbolique du Capricorne. Voilà qui est tout à fait logique puisque le Capricorne est le lieu de chute de Jupiter.

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Jupiter en chute en Capricorne – Miniature in Liber Astrologiae XIIIe siècle – Palazzo di Sichelgaïta

Dans la Bible, Yahvé s’était manifesté à Moïse au mont Sinaï au milieu des éclairs et du tonnerre. En souvenir de cette manifestation, la couverture couvrant le tabernacle était composée de poils de chèvre : la foudre, c’est Jupiter, mais la chèvre c’est le Capricorne…

Un vêtement, nommé « cilicium », tissé de poils de chèvre, était porté par certains Romains, et par des Syriens, au moment de la prière, pour symboliser leur union avec la divinité. Chez les Chrétiens, le port ascétique du cilice prend le même sens, avec une intention de mortifier la chair par pénitence et de libérer ainsi l’âme vivifiée qui veut se donner pleinement à son Dieu. Ce qui n’est pas sans évoquer la robe de bure des moines.

Notons à ce propos que le mot « soufi » viendrait, selon la tradition la plus admise en Orient, de « souf », terme sous lequel on désigne le feutre de poil de chèvre dont était rituellement faite la robe des derviches de certaines confréries mystiques musulmanes particulièrement sévères dans leurs règlements intérieurs.

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Dionysos

Les Orphiques comparent l’âme initiée à un chevreau tombé dans le lait, c’est-à-dire vivant de la nourriture des néophytes, pour accéder à l’immortalité d’une vie divine. Dans les orgies dionysiaques, la peau des chevreaux égorgés revêtait les Bacchantes. Le chevreau désigne parfois Dionysos en transe mystique.

Dans la mythologie germanique, la chèvre Heidrun paît dans le feuillage du frêne sacré et son lait sert de nourriture providentielle aux guerriers du dieu Odin.

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La chèvre Heidrun – Manuscrit islandais du XVIIIe siècle

Dans le climat aride de la Méditerranée orientale, la chèvre, grande consommatrice de jeunes pousses, friande de verdure fraîche, est considérée comme la personnification même de la voracité, tandis que, dans le climat plus humide et tempéré des plaines russes et ukrainiennes, elle est un signe qui annonce, accélère et multiplie la production céréalière comme en témoigne un couplet chanté par la suite de la Chèvre :

Là où passe la Chèvre, pousse le blé.

A chaque coup de sa queue, voilà une gerbe toute prête,

A chaque coup de son pied, se dresse une fière moyette,

Chaque coup de ses cornes, c’est déjà une meule de faite,

Tantôt de ce côté-ci, tantôt de ce côté-là.

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Bouc

Le bouc, symbole de la puissance génésique, de la fécondité et de la force vitale, est l’animal indissociable des pulsions sexuelles, à la libido insatiable, en langage psy. Pourtant, le bouc est à l’origine de la tragédie et du théâtre, si l’on songe au mot « « tragos » qui signifie « bouc » en grec. C’est dans le contexte dionysiaque que les divinités mineures de la nature et de la fertilité : Silène, Pan, les Satyres, mi-boucs, mi-humains, sont passés des mimes, des gesticulations et des libertinages sexuels, propres aux cérémonies hivernales de la fécondité, aux compétitions et aux présentations théâtres d’une société en plein éveil culturel et spirituel : il s’agit de la société athénienne du Ve siècle avant Jésus-Christ qui a transformé le bouc fécondateur de terres en acteur de la fécondité de l’esprit.

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Pan et sa flûte

En frappant la sexualité de toute sorte d’interdits, on a attribué au bouc l’image même de la luxure : le bouc lascif, libidineux, de la tradition romaine, comme si la libido s’identifiait à la violence de la puissance sexuelle, aux débordements moraux. Dans cette perspective, achevée dans les traditions des sociétés médiévales, le bouc est l’animal puant, symbole d’abomination, signe de malédiction, personnification des démons dangereux, du Diable lui-même. C’est l’image qui déshonore son grand âge par des copulations effrénées. Le bouc, comme le balai, sert de monture aux sorcières dans leurs errances et il est présent lors des sabbats.

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La Befana italienne, sorcière à cheval sur son balai – Girouette

C’est le Satan à la tête de bouc des traditions chrétiennes qui remplace l’image positive de l’animal fécondateur des traditions anciennes. Pourtant, l’ampleur des tabous sexuels prévalant en Europe à la suite du Moyen Age n’a pas pu éliminer complètement les qualités positives du bouc, conservées dans plusieurs traditions populaires. Dans plusieurs villages du Sud-est européen, un bouc en pleine force est considéré comme protecteur se chargeant de tous les malheurs qui menacent la société. C’est un animal que l’on soigne, que l’on salue avec beaucoup de circonspection. Il n’est pas seulement le bouc fécondateur des chèvres mais aussi l’animal qui intercepte et canalise le mal hors des frontières de la commune. Dans cette perspective, l’utilisation largement répandue de peau et de cornes de caprins, pour la fabrication de masques et de costumes pendant les déguisements d’hivers et plus tard pour le carnaval, prend une toute autre perspective. Elle se rapproche de l‘usage du poil de chèvre, commun dans les traditions anciennes, pour la fabrication de vêtements rituels, qui protégeaient l’officiant contre le pouvoir surnaturel des théophanies, les « apparitions du dieu ».

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Masque satyrique de Silène

Dans les pratiques religieuses de plusieurs cultures, le bouc est, avec le Taureau, un animal par excellence sacrificiel. Mais la particularité du bouc est de servir aussi d’animal expiatoire des fautes, des impuretés, des péchés humains selon la loi de Moïse. Le bouc émissaire devient ainsi l’animal par excellence bénéfique à l’homme. Suivant le récit de la Bible, lors de la fête de l’Expiation, le grand prêtre recevait, en plus d’un bœuf, deux boucs. L’un, selon un tirage au sort, était immolé en l’honneur de Dieu ; les aspersions faites avec le sang des animaux assuraient la purification. L’autre, chargé symboliquement du poids des fautes du peuple, conduit dans le désert, retrouvait sa liberté. Ainsi se referme la bouche symbolique qui fait du couple chèvre/bouc des animaux bienfaiteurs de l’homme, et qui « chassent au loin les ténèbres », selon la tradition védique.

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Bibliographie :

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas                            

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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