JOLI MOIS DE MAI… LUXURIANTE NATURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-04-2012

Le nom de ce mois viendrait du latin « maius », donné par les Romains en l’honneur de la déesse Maïa, qui aurait régné sur l’Arcadie et qui personnifiait « l’éveil de la nature au printemps ». Selon certains, ce serait le premier roi de Rome, Romulus, qui aurait donné ce nom en l’honneur des sénateurs appelés « maiores ».

 

La nymphe Maïa

En fait Maïa était une nymphe qui abritait ses amours avec Zeus/Jupiter dans une caverne. Elle serait la mère d’Hermès/Mercure. On célébrait sa fête en mai. Maïa représentait la déesse de la fécondité, la projection de l’énergie vitale. Par extension, les analystes en ont fait le symbole de l’extériorisation du Moi.

Par ailleurs, lors de la cérémonie romaine des Argées, qui au mois de mai concluaient les Lemuria (fête des morts), les vestales, sur le pont Sublicius, précipitaient dans le Tibre trente mannequins d’osier représentant les vieillards.

Le sanscrit Maya désigne, dans la pensée védantique, l’illusion à quoi réduit ce monde des apparences, car il ne serait que le fruit d’une opération magique des dieux.

 

Bien avant que le 1er mai fut devenue la Fête internationale du Travail, ce jour était fêté. Sous l’Ancien Régime, en ce jour de 1er mai, les hommes plaçaient au seuil des maisons des jeunes femmes célibataires un bouquet de fleurs. Les plus laides aussi recevaient un bouquet, mais il est composé de ronces et d’orties.

Une coutume qui marquait aussi fréquemment l’arrivée du mois de Mai. C’était l’élection du roi et de la reine de la fête, couple vigoureux qui stimulait, par magie analogique, les énergies de la nature. L’élection se faisait par concours et à la suite de luttes rituelles. Sous différentes appellations, Maître et Maîtresse, Fiancés, Amoureux, ces jeunes se substituaient au couple primordial des fêtes anciennes et des hiérogamies.

En Angleterre, l’arbre de mai était l’occasion d’une initiation sexuelle. Dans son livre « Anatomie et Abuses (1583) fulmine contre ces survivances païennes : les jeunes gens des deux sexes passaient une nuit dans la forêt, avec Satan pour Dieu ; et, après avoir amené au village le mât de mai, cette « idole puante », ils dansent autour avec frénésie, et un tiers seulement des jeunes filles qui ont partagé la fête sont encore vierge en rentrant chez elles.

Mai – Riches Heures du Duc de Berry

Dans les pays du Nord, on retrouvait un peu plus tard le même rituel du couple royal : le roi et la reine de la Pentecôte animaient les fêtes du jour. Ce roi se comportait comme un bouffon. On faisait alors la quête pour « acheter du savon et laver la barbe du fou », répétant ainsi une  coutume carnavalesque de rasage et d’humanisation de l’homme sauvage. Le roi, de même que l’arbre de mai, était aussi condamné à mort, comme à l’issue du Carnaval.

Même si mai se présente comme le mois des rencontres et des approches amoureuses, il ne semble pas propice aux mariages durables. « Que les vierges et les veuves se gardent bien d’allumer dans ce mois les flambeaux de l’hyménée. Ces flambeaux se changeraient bientôt en torches funèbres », écrivait Ovide. L’explication la plus courante était astronomique : l’observation du ciel mettait en évidence une opposition des deux principales planètes régissant le psychisme humain, Vénus et Mars. On en concluait alors que les enfants conçus pendant cette période ne pourraient être efficaces ni en amour ni à la guerre.

Les superstitions concernant le mariage en mai sont encore vivaces. On dit d’ailleurs qu’il ne faut pas se marier en mai, car la femme serait stérile. Comme on l’a vu, les Romains évitaient de se marier en mai car c’était pour eux le mois des esprits malins.

Dans les pays balkaniques, où on considère que mai est propice aux magies et aux sortilèges, on invoque l’aspect proprement sexuel de l’interdit : « Mai est le mois des amours des ânes », autrement dit, les amours humaines auraient été entachées de bestialité, ou inhibées par le « nouement » du mari. Le risque était plus grand pendant ce mois où « la sève monte sur la tête », où l’érotisme ambiant favorise les débordements et où les esprits mauvais guettent les hommes. Dans ce sens, seul l’âne, au sexe particulièrement long, saurait déjouer une magie capable de « nouer ».

De nos jours, on offre à ceux qu’on aime un brin de muguet censé leur porter bonheur et joie. La légende rapporte qu’Apollon serait à l’origine de cette plante odoriférante destinée aux muses.

 

Le muguet d’Apollon

Bibliographie 

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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LA CONSTELLATION D’ORION

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 26-04-2012

Orion, le chasseur, était considéré comme la plus importante de toutes les constellations ; il dominait le ciel d’hiver dans l’hémisphère Nord et le ciel d’été dans l’hémisphère Sud. Orion est un parfait exemple qui montre à quel point l’humanité s’est projetée sur les corps céleste.

La constellation d’Orion dans le ciel de la Côte del Cilento – Italie – Décembre 2011

Cette constellation d’Orion est une des plus belles constellations du ciel. Parmi les étoiles les plus brillantes qui la composent se trouve Bételgeuse, supergéante rouge qui se situe sur l’épaule droite d’Orion. Cette étoile est 630 fois plus grande que notre Soleil. Sous le genou gauche d’Orion, on trouve l’étoile Rigel, supergéante bleue, 80 fois plus grande que le Soleil. Et puis, l’étoile Bellatrix, plus modeste, qui se situe à l’épaule gauche d’Orion. Enfin, au centre de la constellation, se trouvent trois autres étoiles : Alnitak, Mintaka et Alnilam qui forment la ceinture d’Orion et qu’on appelle également « les trois rois » ou encore « les trois mages ».

Orion piqué par le Scorpion

Dans la mythologie grecque la constellation d’Orion représentait le chasseur Orion qui avouait pouvoir tuer n’importe quel animal. Selon la légende, il fut tué par un scorpion. Par contre, les Sumériens voyaient dans la constellation d’Orion un mouton et les Egyptiens la considéraient comme une offrande à Osiris, dieu de la mort et de l’outre-monde. Pour les Chinois, elle est l’une des 28 constellations du zodiaque chinois. Quant aux Mayas, ils voyaient en elle un dieu.

 

La constellation d’Orion

Pour de nombreux peuples, Orion a été un personnage fabuleux : c’est le Samson de la Bible pour les Juifs. Pour les Arabes, il est le géant Al Jabbar. Et pour bien d’autres mythologies, à travers des lignes imaginaires, c’était un colosse foulant l’espace à grandes enjambées, loin au-dessus de l’humanité.

Orion se trouve au sud-est du Taureau, et sa Ceinture, formée des trois étoiles déjà évoquées, est inclinée sur l’équateur céleste. La seconde en magnitude, Mintaka (delta Orionis) qui signifie « ceinture », se trouve placée exactement sur cette ligne. A cette ceinture pend une dague, ou une épée, à l’extrémité de laquelle se trouve Na’ir al Saïf (iota Orionis), « Celle qui brille sur l’Epée ». Dans sa main droite, à l’est de la constellation, Orion brandit une massue.

En prolongeant on arrive à Sirius, dans la constellation du Grand Chien, et vers le nord-est, elle conduit à Aldébaran dans le Taureau.

Constellation d’Orion – Gravure d’Helvelius

Lorsqu’Orion se couche, le Scorpion se lève. Ce qui vient illustrer le mythe grec selon lequel le chasseur a pour destin d’être blessé par un Scorpion. Orion, fils de Poséidon, était un géant remarquable par sa beauté et ses prouesses. Il fut l’amant d’Eos, l’Aurora des Romains, déesse de l’Aurore, et depuis lors, en mémoire de leur union, le jour se teinte de rose quand il se lève. Les deux amants répugnent à se quitter : vers l’occident, lorsque la lumière gagne, les brillantes étoiles de la constellation d’Orion pâlissent doucement.

 

Aurora déesse de l’Aurore

Pour l’Astrologue, les Etoiles Fixes ont une signification :

  • Aldebaran est une étoile fixe considérée comme très bénéfique, de nature Soleil/Mars. Elle se classe parmi les étoiles dites « royales ». Elle se situe sur 9° Gémeaux. Dans un thème, si elle influence une planète, ou l’Ascendant, ou même le Milieu du Ciel, elle apporte honneurs, richesse, mise en vedette, ou même donne une possibilité d’élévation. Bien sûr, ceci n’est valable que dans les limites de ce que le thème promet et ses différents significateurs, notamment les luminaires, Jupiter et le ou les Maîtres de l’Ascendant. Elle met en rapport avec le monde militaire. Elle peut être synonyme de courage, mais aussi de violence, voire même de férocité. Honneurs et succès par la violence bien souvent et malheureusement.
  • Rigel est également considérée comme bénéfique, mais serait moins puissante qu’Aldébaran ou même Bételgeuse. Elle se trouve sur 16° Gémeaux et est de même nature que Jupiter. Elle confère une certaine inventivité et apporte certaines dignités, qu’elles soient militaire, civiles ou religieuses. Elle promet réputation et honneurs. Elle donne de l’habileté et apporte des succès matériels.
  • Bellatrix est une étoile fixe dont l’influence est plus neutre. Elle est de nature Mercure/Mars, se situant sur 20° Gémeaux. Elle semble apporter les honneurs civils ou militaires. Elle favorise les carrières militaires. Elle permet d’avoir des amis éminents et même de connaître une certaine richesse. Souvent, elle correspond à un riche mariage. Malheureusement, elle fait aussi connaître des revers et déceptions, parfois des accidents affectant la vue et pouvant conduire à la cécité. Elle évoque une femme querelleuse pour un homme.
  • Mintaka est une étoile fixe d’influence neutre, tout en étant de la nature Mercure-Saturne. Elle se situe sur 22° Gémeaux. On n’a pas vraiment d’information sur son influence.
  • Al Nilam est une étoile fixe assez neutre, de la nature Jupiter/Saturne et se situant sur 23° Gémeaux. Elle parle d’honneurs publics, mais également d’une réussite éphémère.
  • Bételgeuse est une étoile fixe considérée comme bénéfique, de nature Mercure/Mars. C’est aussi une étoile dite « royale ». Elle se situe sur 28° Gémeaux. Dans un thème, si elle influence une planète, elle promet les honneurs militaires. Elle est facteur de progrès et de richesses. Quand elle est en rapport avec Jupiter, elle semble accroître les opportunités et les dons intellectuels. Avec le Soleil, elle promet des gains inattendus, mais est aussi synonyme de protection, d’honneurs et d’avancement.

CE QU’Il FAUT SAVOIR DES ETOILES FIXES

Tout d’abord, les Etoiles Fixes se déplacent de 1° tous les 72 ans.

Ensuite, l’effet de l’étoile dépend en grande partie de la puissance de la planète avec laquelle elle est conjointe. Dans tous les cas, les étoiles ne contredisent pas les indications planétaires du thème car la principale fonction des étoiles est de grandir les qualités des planètes natales plutôt que de les conférer et la nature exacte de l’effet doit être recherchée d’après les règles de l’astrologie.

Les étoiles agissent par conjonction. Cependant, l’opposition semble aussi puissante que la conjonction, et le carré n’est pas à négliger. Ne retenir que 1° d’orbe dans la superposition Etoile Fixe/Planète, ou Ascendant ou même Milieu du Ciel.

Quant aux étoiles dites « Royales », elles paraissent avoir une très grande force, mais à la seule condition que la conjonction soit exacte et avec seulement les éléments les plus saillants du thème : Luminaires, Maître de l’Ascendant et planètes dominantes.  

 

Bibliographie

Le langage secret des étoiles et des planètes – Geoffrey Cornelius/Paul Devereux – Editions Solar

Pour les Etoiles Fixes : cf. Arcivaux, Gouchon, Hadès, Morlet

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DANS LE MONDE DE MARS… DES SOLDATS ET DE LA GUERRE… L’HOTEL DES INVALIDES A PARIS

(6.2 - Paris Insolite - Paris Mystérieux - Paris Esotérique) par sylvietribut le 17-04-2012

L’Hôtel Royal des Invalides fut la première maison destinée à recueillir et à abriter les soldats estropiés, vieux et caducs, devenus invalides à la suite des guerres, fut fondée par Henri IV en 1604, c’était alors la « Maison Royale de la Charité-Chrétienne » établie rue de L’Oursine, aujourd’hui rue Broca. Marie de Médicis n’ayant pas soutenu cet établissement après la mort d’Henri IV, les soldats invalides redevinrent, comme par le passé, des gueux que les abbayes recueillaient comme oblats, à charge pour eux de sonner les cloches et de balayer l’église. Richelieu repris la question et affecta au logement des invalides le château de Bicêtre qu’il érigea en « Commanderie de Saint-Louis », mais celle-ci périclita à son tour.

 

La question fut reprise par Louis XIV qui, secondé par Louvois, prescrivit, en 1670, la construction d’un hôtel où tous les soldats sont devenus invalides à son service seraient entretenus, les fonds étant prélevés sur les revenues des abbayes et des prieurés. Ce fut une institution royale, administrée par un gouverneur représentant le secrétaire d’Etat à la Guerre, où les médecins, chirurgiens, apothicaires étaient nommés par le roi et jouissaient des mêmes privilèges que ceux attachés à la cour du monarque.

On fixa comme emplacement du futur Hôtel Royal des Invalides le large espace de terrain situé hors de Paris, dans la partie de la plaine de Grenelle comprise entre le faubourg Saint-Germain et le bourg du Gros-Caillou. La première pierre fut posée le 30 novembre 1671. Près de 6 000 invalides purent prendre, en 1676, possession de leur hôtel dont la construction fut achevée en 1706, à la condition qu’ils ne soient pas protestants. Les architectes en furent, de 1671 à 1676, Libéral Bruant pour l’Hôtel, puis à partir de 1677,  Jules-Hardouin Mansart qui acheva l’église et construisit le dôme.

Canon – Invalides

La grille d’entrée, flaquée de deux pavillons en pierre, ouvre sur un parterre qui remplace les petits jardins particuliers que cultivaient jadis les invalides, reprenant l’idée des Romains que le soldat est aussi cultivateur, à l’image de Mars dieu de la Guerre mais aussi de l’Agriculture… Ce parterre est bordé par un fossé de 6 mètres de large et profond de 3 mètres, soutenu par un mur d’escarpe à balustrade, terminé à chacune de ses extrémités par une demi-lune bastionnée. On aperçoit, alignés à l’intérieur le long de cette clôture, de vieux canons français ou étrangers, dont les huit pièces prussiennes de la « Batterie triomphale » fondues, en 1708, pour Frédéric 1er, roi de Prusse, et capturées à Vienne par Napoléon en 1805.

Une patte-d’oie conduit aux trois portes, en bois sculpté, de la longue façade que terminent deux pavillons en avant-corps ; ceux-ci ont porté à leurs angles jusqu’en 1939 les quatre statues d’esclaves de bronze qui, jadis, décoraient le socle de la statue érigée à la gloire de Louis XIV sur la place des Victoires. Cette façade, de plus de 210 mètres de long, décorée de mascarons, de casques, cuirasses et pots à feu, comporte un rez-de-chaussée, deux étages et un attique surmonté d’un comble avec les lucarnes, toutes différentes, sont en forme de trophées. Sa partie centrale forme un avant-corps qu’une élégante partie incurvation relie aux ailes ; des pilastres ioniques accouplés soutiennent un arc sculpté s’élevant jusqu’à la hauteur du toit et portant en son centre un bas-relief représentant, au-dessus d’un piédestal encadré par la « Justice » et la « Prudence », Louis XIV à cheval en costume romain. Et pour rester dans la symbolique astrologique, il faut se souvenir que la Justice et la Prudence sont deux valeurs cardinales, et correspondent à deux signes cardinaux : la Balance pour la Justice et le Capricorne pour la Prudence.

 

Louis XIV sur son cheval entre la Prudence et la Justice – Œuvre de Coustou

La statue initiale de Louis XIV à cheval était l’œuvre de Cartellier mais fut remplacée depuis août 1816 par celle de Coustou car la première avait été fortement endommagée pendant la Révolution. Coustou a également sculpté les statues colossales de Mars et de Minerve, placées de chaque côté de la porte d’entrée. Minerve est une grande déesse guerrière, appelée Pallas-Athénée en Grèce, qui sortit habillée et casquée de la cuisse de son père, Jupiter.

La cour d’honneur, ou cour royale, de forme rectangulaire est fermée par quatre bâtiments identiques, composés d’un rez-de-chaussée et d’un étage dont les arcades, en plein cintre, sont superposées. Ils forment quatre portiques coupés chacun par un avant-corps central à fronton triangulaire sculpté ; celui du nord porte un cadran solaire où sont bien présents les signes du zodiaque.

Tout l’hôtel a conservé son aspect du XVIIe siècle : façades, corridors et couloirs à poutres et à solives apparentes, escaliers à balustres ou à rampe de fer forgé, couvrent une longueur de 16 kilomètres.

La cour où se trouvent, depuis 1676, les bâtiments de l’infirmerie de l’Hôtel des Invalides, jadis composée de grandes salles, aux lits nombreux, desservies par les Filles de Charité. En plus des invalides on y soigna, à partir de 1702, tous les soldats atteints de maladies vénériennes, bien en rapport avec le Scorpion, signe de Mars.

 

Napoléon visitant les invalides à l’hôpital des Invalides – Œuvre de Verron-Bellecourt

Quant à l’église, elle constitue l’un des plus beaux monuments de Paris, surtout par son dôme qui se dresse, d’un seul jet, jusqu’à 105 mètres de hauteur. A noter sur la première corniche la représentation des quatre vertus cardinales : la Prudence, la Justice, la Tempérance et la Force, cette dernière bien en rapport avec Mars et le Bélier.

 

Méridienne et zodiaque – Cours d’honneur de l’Hôtel des Invalides

Très présent également le nombre 12 comme pour symboliser les douze signes du zodiaque : au-dessus de la terrasse se termine l’avant-corps et ses deux ailes s’élève le dôme. Celui-ci est constitué par un tambour, percé de douze fenêtre qui, placées entre quarante colonnes corinthiennes engagées, fournissent un grand jour à l’église ; ces colonnes soutiennent un attique percé aussi de douze fenêtres cintrées ; au-dessus, la corniche de l’attique porte douze vases ardents derrière lesquels s’amorce la coupole. Celle-ci est plus allongée que ne le sont les coupoles des églises Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres et du Val-de-Grâce. Sa couverture est revêtue de douze grandes côtes de plomb doré, séparées par des espaces remplis de guirlandes, de casques et de trophées aussi dorés, chacun de ces casques dissimule une lucarne qui éclaire l’intérieur du dôme. Dans l’église, on retrouve tous les drapeaux et étendards pris aux ennemis de la France.

Louis XIV se rendit souvent à l’Hôtel des Invalides, tantôt incognito, tantôt en grande pompe. Par la suite, Pierre le Grand, en 1717, Gustave III de Suède en 1770 et Joseph II d’Autriche en 1779, ne manquèrent pas de visiter cet hôtel que Montesquieu appelait « le lieu le plus respectable de la terre ».

 

Statue de Mars – Hôtel des Invalides

A partir de 1777, l’Hôtel des Invalides commença à devenir un musée. Il ne connut guère de grands changements pendant la Révolution et les invalides furent seulement appelés les « Pensionnaires de la République » et l’église royale devint le « temple de Mars ». Le premier Consul y vint, le 14 juillet 1800, célébrer l’anniversaire de la prise de la Bastille. La même année, le corps de Turenne, qui avait échappé aux profanations de la Révolution car le botaniste Desfontaines ayant pu le transporter au Muséum du Jardin des Plantes en le faisant passer pour une pièce curieuse, fut transféré, en grande pompe, au « temple de Mars » ; de ce jour l’hôtel commença à devenir une nécropole de héros. Et c’est Napoléon qui avait souvent passé en revu ses vétérans dans la cour d’honneur qui y repose depuis le 15 décembre 1840.

 

Saint-Louis-des-Invalides – Les drapeaux pris à l’ennemi

L’Hôtel des Invalides allait bientôt s’enrichir des nombreux trophées arrachés à l’ennemi par les conquêtes impériales et des restes d’illustres généraux, dont le cœur de Vauban. Cependant le premier trophée fut l’épée de Frédéric II, objet de Mars par excellence. Quant à Vauban, il était avant tout un architecte militaire qui entoura la France de fortifications et autres ouvrages militaires.

C’est la Troisième République qui allait détourner une grande partie de l’Hôtel des Invalides de sa destination première, celle que Louis XIV avait édictée, car on y transféra, en 1898, les bureaux du Gouvernement militaire de Paris. Depuis lors, ces bureaux n’ont cessé de proliférer. D’autre part, des musées, toujours bien en rapport avec le monde de Mars et de la guerre, s’y installèrent : Musée de l’Artillerie en 1872, Musée historique de l’Armée en 1896. Aussi, l’Hôtel ne peut-il plus abriter maintenant, faute de locaux, que 180 invalides.

Pas très loin de l’Hôtel des Invalides, rue Saint-Dominique, se trouve la Fontaine de Mars, œuvre de Beauvallet, édifiée entre 1806 et 1809. Le bas-relief d’une de ses faces représente Hygie, la déesse de la Santé, donnant à boire à Mars, le dieu de la Guerre. On voit entre ses pilastres des vases entourés par le serpent, symbole d’Esculape. Elle recevait l’eau de la pompe à feu du Gros-Caillou. Près de cette fontaine se trouvait, de 1765 à 1892, l’hôpital militaire du Gros-Caillou, fondé par le Maréchal de Biron pour ses gardes-françaises.

 

Fontaine de Mars – Rue Saint-Dominique – Paris

Bibliographie

Connaissance du Vieux Paris – Jacques Hillairet 

 

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UN MYTHE BELIER… JASON ET LA CONQUETE DE LA TOISON D’OR

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 14-04-2012

Il n’est pas de mythe plus représentatif de la nature du Bélier que celui de Jason, mettant en scène le héros partant en quête de la Toison d’or, embarquant avec lui sur l’Argo, superbe navire brillant comme le soleil, une cinquantaine de valeureux compagnons.

L’histoire des Argonautes se déroule sur plusieurs épisodes, comme une bande dessinée racontant ce long voyage plein de bruit et de fureur, de morts, de passions et de larmes, aboutissant à la fois au succès de l’entreprise, la conquête de la Toison d’Or, et au drame personnel de Jason, pour crime de légèreté face à Médée la redoutable.

Jason, Médée, le serpent et la Toison d’or

Mais Jason ne se conduit-il pas comme un Bélier impulsif, ne maîtrisant pas ses emballements passagers ? Ne prend-il pas un risque extrême en abandonnant sans autre forme de procès la femme qu’il a séduite et épousée ? Médée, entière, possessive, ayant tout perdu, ayant trahi les siens, contribué par amour au sacrifice de son frère, n’a pas qu’un recours : la mort ou la vengeance.

Pour les Grecs, le soleil était représenté par un bélier et c’est aussi le soleil qui désigne l’étincelant vaisseau. L’astre du jour n’est-il pas valorisé dans le premier signe du zodiaque ? Ne dit-on pas que le Bélier est le lieu d’exaltation du Soleil.

Il existe plusieurs versions de ce récit, comme il existe toujours plusieurs versions de tous les mythes. Celle d’Apollonios de Rhodes, celle de Pindare, sans oublier Euripide, Sénèque, Flaccus et quelques autres encore. On trouve aussi de brèves allusions de l’aventure au chant XII de l’Odyssée.

Jason sur l’Argo

L’histoire se passe avant la guerre de Troie et précède le voyage d’Ulysse. L’architecte qui dessine la nef, Argos, donnera son nom au bateau. Mais pour le faire avancer, il faudra cinquante-quatre rameurs, robustes et courageux. Jason, chef de l’expédition, saura convaincre les plus valeureux de son temps de le rejoindre et le nom de certains d’entre eux sont passés à la postérité. Font même partis du voyage le devin Amphiaraos et l’architecte Argos en personne. Pas surprenant non plus qu’on trouve sur le bateau Ascalaphos qui n’est autre que le fils d’Arès/Mars, dieu de la guerre, et puis une seule femme à bord, Atalante, l’une des plus glorieuses Amazones. On reconnaît encore Castor et son jumeau Pollus, l’un dresseur de chevaux et l’autre lutteur émérite, les fameux Dioscures et futurs Gémeaux dans le ciel, et puis Laërte, le père d’Ulysse, et même Lyncée dont la vue était si perçante qu’il pouvait découvrir de très loin des trésors cachés et dont le talent sera fatal à Castor, plus tard. Une jolie brochette d’hommes, dont certains étaient fils de dieux, ce qui devait sans doute permettre à Jason d’être protégé. En fait, il semblerait que ce soit Athéna qui les sauva tous de plus d’un péril.

 

Les Argonautes sous la protection d’Athéna

Certains prétendent que Jason avait Ulysse pour cousin. Assurément, c’était un prince grec, fils d’Aéron, roi d’Iolcos en Thessalie, détrôné par Pélias son demi-frère. Comme tout Bélier, Jason a le sens de la justice et décide de rendre son trône à son père. Il a lui-même été éduqué par Chiron, le grand Centaure pédagogue et savant, instructeur de bien des héros.

Pélias avait appris par un oracle qu’il serait menacé par un homme n’ayant qu’une sandale au pied : or, Jason en aidant Héra déguisée en vieille femme à traverser une rivière, aurait perdu une chaussure dans l’eau. Mais on dit aussi que les Eoliens combattaient toujours avec une seule sandale au pied, signalant ainsi leur nature de guerrier.

Averti du danger, Pélias prit peur et promit de restituer le trône… mais à une condition : Jason devrait lui rapporter la Toison d’Or cachée en Colchide et gardée par un serpent toujours éveillé. La plupart des rois hypocrites agissent ainsi, promettant monts et merveilles mais bien déterminés à faire courir des risques mortels à leurs ennemis. Le destin du héros, précisément, consiste à franchir l’infranchissable, à défier le destin, à surmonter l’insurmontable, comme ce fut le cas pour Héraclès/Hercule et ses douze travaux.

On situait la Colchide près des monts du Caucase, du côté de la Géorgie d’aujourd’hui, bien loin de la Thessalie natale de Jason. Il convenait donc de préparer avec soin l’expédition et la présence de tous ces princes, représentants des villes grecques les plus diverses ou fils de divinités remarquables s’avérait indispensable.

William Waterhouse – Jason et Médée

D’après Jung, le mythe de la Toison d’Or symboliserait la conquête de ce que la raison juge impossible. Il réunit deux symboles, celui de l’innocence, figuré par la toison du bélier, et celui de la gloire, représenté de l’or. Il s’apparente ainsi à tous les mythes de la « queste » d’un trésor, matériel ou spirituel, comme la « quête du Saint Graal ». Le héros de la Toison d’Or, Jason, est de ceux qu’on classe parmi les adversaires de la banalisation. La gloire qu’il recherche est celle qui procède de la conquête de la vérité, que l’or symbolise, et de la pureté spirituelle, dont la toison est le symbole. Comme tous les trésors, la toison est gardée par des monstres ; en l’espèce, un Dragon qu’il importe de vaincre. Ce dragon, c’est le pervertissement du désir de gloire, c’est l’exaltation impure des désirs. Il symbolise la propre perversité de Jason. Le Dragon héroïquement tué deviendra symbole d’affranchissement réel. Mais Jason ne fait qu’endormir le Dragon à l’aide d’un filtre préparé par Médée la magicienne. Et il est vaincu par son dragon intérieur. Il reste soumis à Médée l’enchanteresse, qui ensanglante la cour de ses crimes. Jason pactise avec ce qui représente le contraire de sa mission propre : le mépris de l’esprit et de la pureté de l’âme ; ainsi, il vide de sens son héroïque entreprise et anéantit à la fois son exploit et son idéal.

Jason est le symbole de l’idéaliste qui n’a pas compris que certaines fins ne peuvent pas s’obtenir par n’importe quels moyens ; il s’est laissé pervertir par l’ordre des moyens. Son navire, l’Argo, « est le symbole des promesses juvéniles de sa vie, des exploits en apparence héroïques qui lui ont valu la gloire. Il a voulu se reposer à l’ombre de sa gloire, croyant qu’il suffisait à justifier sa vie entière. Tombant en ruine, l’Argo, symbole de l’espoir héroïque de la jeunesse, devient le symbole de la ruine finale de sa vie…

 

Bibliographie

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Editions Robert Laffont

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

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L’OEUF PASCAL ET SES SYMBOLES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-04-2012

L’œuf, considéré comme contenant le germe à partir duquel se développera la manifestation, est un symbole universel qui s’explique de lui-même. La naissance du monde à partir d’un œuf est une idée commune aux Celtes, aux Grecs, aux Egyptiens, aux Phéniciens, aux Cananéens, aux Tibétains, aux Hindous, aux Vietnamiens, aux Chinois, aux Japonais, aux populations sibériennes et indonésiennes, et à bien d’autres encore.

L’œuf

L’œuf apparaît également comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature : tradition de l’œuf de Pâques, des œufs colorés et cela dans de nombreux pays. Mais l’œuf participe aussi du symbolisme du repos, comme la maison, le nid, la coquille, le sein de la mère. De cette douce sécurité, le vivant aspire à sortir le poussin brise sa coque douillette et tiède. L’œuf, comme la mère, deviendra le symbole des conflits intérieurs entre le bourgeois avide de confort et l’aventurier épris de défi, qui sommeillent en l’homme, ainsi qu’entre les tendances à l’extraversion et celles de l’introversion. Comme dans les cosmogonies, l’œuf psychique renferme le ciel et la terre, tous les germes du bien et du mal, ainsi que la loi des renaissances et de l’éclosion des personnalités.

Œuf au nid

L’œuf, c’est encore l’idée de germe, mais de germe d’une vie spirituelle, qui se réfère à la tradition alchimiste de l’œuf philosophique. Ensuite, le symbolisme de l’œuf s’exprime aussi par des images moins directes comme les pierres ovoïdes, comme celle de Cybèle dans la mythologie, ou la boule du scarabée bousier.

La ponte et la couvaison de l’œuf comportent elles-mêmes divers aspects symboliques. La poule qui couve est considérée, dans les sectes de méditation bouddhiques, comme le symbole de la concentration de l’esprit et de son pouvoir spirituellement fécondant. Les scolastiques se sont interrogés sur l’antériorité relative de la poule et de l’œuf : « l’œuf est dans la poule, la poule dans l’œuf », répond Silésius. La dualité est contenue potentiellement dans l’unité ; la dualité se résout en l’unité.

Plus prosaïquement, mais sans nous éloigner des notions précédentes, notons que l’œuf est parfois pris comme symbole de prospérité. En effet, si un habitant du Nord-Laos rêve qu’une poule pond plusieurs œufs, on interprète le songe comme une promesse de richesse prochaine.

Œuf de Pâques

De nos jours, l’œuf de Pâques est l’emblème de cette fête. Cadeau printanier offert aux enfants sages, il est, selon les traditions et les pays, distribué par les cloches, les cigognes, les coucous ou les lièvres.

Considéré dans les traditions sacrées de l’Antiquité comme une enveloppe matérielle à partir de laquelle se développe la « manifestation » au sens plein du terme, symbole de vie et de perfection, c’est assez naturellement que l’œuf s’imposa comme symbole chrétien du message pascal. Du monde celtique aux îles du Sud Est asiatique, en passant par la Grèce, l’Egypte, le Tibet, la Chine ou le Japon, il existe une tradition commune, simplement déclinée en variantes, de la naissance du monde dans un œuf.

Dans la mythologie indienne, le cosmos se retire entre deux périodes d’activité pour se reposer et se régénérer dans l’œuf d’or qui contient l’univers. Dans les livres sacrés persans, l’œuf apparaît au milieu de la nuit universelle, s’ouvre en deux et donne naissance au monde. Le livre sacré des anciens Finnois, le Kalevala, enseigne que le monde s’est formé à partir d’un œuf primordial tombé du ciel sur les genoux de la déesse Ithamara, la mère des eaux.

Parfois le serpent des traditions celtiques ou le dragon chinois préexiste à l’œuf. Ailleurs, l’œuf est fécondé par le soleil, ou flotte, selon la conception égyptienne, sur les eaux de la mer primordiale représentant le Verbe créateur.

 

Lapin de Pâques

En fait, bien des coutumes païennes destinées à célébrer le retour du printemps se rattachent à la Fête de Pâques. L’œuf est donc le symbole de la germination qui se produit en ce début de printemps. Alors que le lapin, autre grand présent des fêtes pascales, est un symbole païen représentant la fécondité.

En pays chrétiens, l’œuf de Pâques reste le cadeau favori le jour de Pâques. En Belgique et en France, ce sont les cloches qui apportent les œufs de Pâques. On dit qu’elles partent les chercher à Rome. En effet, depuis le jeudi saint, les cloches ne sonnent plus, elles sont en deuil. Elles ne reviendront que le jour de Pâques ramenant des œufs qu’elles sèment sur leur passage.

En France encore, mais surtout au Québec, certaines légendes parlent de la cueillette de l’Eau de Pâques. Cette eau de Pâques n’est autre qu’un petit flacon d’eau bénite que l’on rapporte chez soi après les célébrations de la Vigile pascale ou la messe du matin de Pâques. En fait, dans la légende, il fallait recueillir l’eau de pluie tombée le matin de Pâques, eau qui était ensuite bénite lors de la messe pascale. On disait que cette eau de pluie bénite avait le pouvoir de guérir les maladies.

Pour les Catholiques, la lumière de Pâques a un sens cosmique, en référence avec l’équinoxe et la Pleine Lune et n’est donc pas quelque chose de fortuit, elle serait voulue par Dieu lui-même. En fait, ce n’est qu’à l’équinoxe que le Soleil éclaire toute la Terre tandis que, au même moment, la Pleine Lune continue à réfléchir ses rayons pendant la nuit. Certains symboles de la fête de Pâques se retrouvent dans la Fête juive de Pessa’h et prennent une autre signification pour les Chrétiens par rapport au Christ et aux différents épisodes relatés dans les Evangiles.

Quant à la détermination de la date de Pâques, elle a quelque chose d’historique. En effet, après le 1er Concile de Nicée, en 325, on décida que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Et c’est comme ça que Pâques est célébré le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, c’est-à-dire le dimanche après la première Pleine Lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Pour faire simple et pour rester fidèle aux origines, Pâques correspond au premier dimanche qui suit la première Pleine Lune de Printemps. Comme la date peut varier suivant la longitude de la ville où l’on effectue l’observation, les Catholiques choisirent Rome. Pour finir, toutes les églises acceptèrent la méthode d’Alexandrie qui place l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère Nord, le 21 mars, alors que l’équinoxe astronomique se décale du 21 au 22 mars, selon la périodicité des années bissextiles.

La colombe pascale en Italie

Pour en revenir aux us et aux coutumes, il en est une en Italie qui met l’œuf à l’honneur. Comme en France, le lundi de Pâques est férié. Mais si en France, on en fait rien de particulier, en Italie ont fait « Pasquetta », ce qu’on peut traduire par « petite Pâque ». Et, si le soleil est au rendez-vous, les Italiens font de cette journée une grande partie de campagne, la nature ce jour-là est le théâtre de pique-nique familiaux ou amicaux. Chaque ménagère italienne met un point d’honneur à préparer quelques plats typiques à base d’œufs qu’on mangera sur l’herbe : l’omelette aux fèves, aux asperges ou aux petits artichauts, les œufs durs bien sûr, et ceux cachés sous une bonne couche d’épinards ou « d’erbette » nouvelles, au cœur d’une tourte bien dorée. On appelle aussi ce lundi de Pâques « il lunedi dell’Angelo » ou « le lundi de l’Ange », une allusion à l’Ange qui aurait libéré le Christ de son tombeau. On partage aussi la célèbre « colomba », sorte de brioche en forme de colombe.

Pourquoi les Italiens passent-ils la journée dehors en ce lundi de Pâques ? Plus attachés que les Français à la religion et à l’Histoire Sainte, ils commémorent ainsi les disciples du Christ partis sur les chemins, en route vers Emmaüs.

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas 

Photos – Crédit photo D’lys couleurs

 

 

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