SAINT-MICHEL ARCHANGE… PERSONNAGE-SYMBOLE DE LA BALANCE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 28-09-2012

Comment ne pas évoquer pour illustrer la Balance la figure de l’archange Saint Michel qui décore les tympans et les vitraux de nos églises et de nos cathédrales. En effet,  ne tient-il pas dans ses mains la Balance ou le glaive, et souvent les deux. Or, la liturgie catholique célèbre la fête de Saint Michel le 29 septembre, c’est-à-dire dans les premiers jours de la Balance, au point de passage du monde physique au monde spirituel, marqué par le déclin du Soleil extérieur et l’aurore du Soleil intérieur. La vie de l’esprit va connaître un renouveau tandis que la nature se prépare à entrer dans son sommeil hivernal.

L’archange Saint Michel et la Balance du Jugement – Gariento di Arpo – Museo Civico di Padova – Italie

Le Saint Michel de nos églises a pris la relève des anciennes divinités : c’est le Thot des Egyptiens, l’Hermès des Grecs, le Mercure des Romains. Loin de rejeter les dieux « païens », les Chrétiens leur ont ajusté de nouveaux vêtements pour que se perpétue la Tradition qui ne pourra s’éteindre tant que l’âme voudra se nourrir de Vérité. Michel, dont le nom signifie « qui est comme Dieu », étymologiquement : El « dieu », Mi, Cha « qui est semblable » est cet archange, personnage très populaire de la chrétienté. « Qui est comme Dieu » est probablement une question plutôt qu’une affirmation. Il est l’ennemi de Lucifer, l’ange qui se veut égal à Dieu, et qui doit sa majesté d’archange à sa profonde humilité.

Seul Saint Michel est appelé « l’archange » ou ange en chef dans la Bible canonique. Il est aussi appelé « Prince des Archanges », « Archange du Premier Rayon » et encore « Défenseur de la Foi ». C’est le prince de tous les bons anges, le chef des forces du ciel, des armées célestes, le Champion du Bien contre son frère déchu Lucifer.

Saint Michel a remplacé Hermès-Psychopompe ; il est le peseur d’âmes, placé au carrefour de la vie et de la mort. Entrer dans l’automne, c’est aussi entrer symboliquement dans une sorte de mort qui préfigure la vraie mort. Saint Michel nous invite à faire, à cette occasion, un bilan, sorte de répétition du jugement qui suit la mort. Sur les plateaux de la balance, il faut mettre les fruits de son travail, rejeter tout ce qui n’est pas sain pour ne garder que ce qui peut résister à l’épreuve du temps. C’est l’exaltation des valeurs de dépouillement, symbolisées par Saturne, nous invitant à élaguer nos pensées et nos sentiments comme autant de branches mortes ou inutiles.

 

Saint Michel terrassant le dragon – Statue chapelle du Mont-Saint-Michel

Saint Michel apparaît de nombreuses fois dans la Bible. Dans l’Ancien Testament d’abord, il est vu quand Dieu s’adresse aux hommes et il est envoyé comme messager, porteur de la Nouvelle. Bien que son nom ne soit pas cité explicitement, on reconnaît parfois que c’est lui qui retint la main d’Abraham qui s’apprêtait à immoler son fils Isaac. C’est lui encore qui apparut à Josué à Jéricho et le fit vainqueur. C’est aussi Saint Michel qui aida David à combattre Goliath. Parfois, il apparaît au voyant prophète Daniel.

Dans l’épître de Jude, il entre en conflit avec Satan, le démon. Et puis, dans les visions grandioses de Saint Jean au livre de l’Apocalypse, il terrasse le dragon qui est une représentation de Satan et l’expulse du Paradis, en disant : « Quis ut deus », c’est-à-dire en latin « Qui est Dieu ? », en référence à l’orgueil de Satan qui voulait monter au plus haut des montagnes et se montrer ainsi semblable au Très-Haut.

Pour les Chrétiens de la plupart des Eglises occidentales et orientales, l’archange Saint Michel est donc l’une des premières personnes à invoquer pour obtenir une protection contre les Démons.

Enfin, Saint Michel est cité une seule fois seulement dans le Coran comme étant un ange de Dieu : « Celui qui se déclare l’ennemi de Dieu, de Ses anges, de Ses Prophètes, de Gabriel et Michel, Allah Sera son ennemi car Allah Est l’ennemi des infidèles ».

C’est dès le IVe siècle que le culte de Saint Michel se répandit largement en Orient. Il fait son apparition en Occident à la fin du Ve siècle avec la construction d’un premier sanctuaire à Monte Sant’Angelo, dans le massif du Gargano, en Italie, en 492.

 

Saint Michel écrasant Satan – Monte Sant’Angelo – Gargano – Italie

Vers l’an 1000, de nombreux édifices et chapelles lui ont été dédiés. Ces sanctuaires sont généralement édifiés dans des lieux élevés pour rappeler que Saint Michel est le « chef » des anges. Un des plus célèbres de ces sites est Le Mont-Saint-Michel, en Basse-Normandie, outre Monte Sant’Angelo dans le massif du Gargano en Italie, on trouve toujours en Italie, mais au nord cette fois dans le Val de Susa, la Sacra di San Michele. En Bretagne, on peut citer le « Menez Mikael » ou Mont Saint-Michel de Braspart, ou encore Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée. Cette référence à Mercure confirme bien que le culte de Saint Michel nous vient de l’Antiquité et a traversé les civilisations. Il existe aussi l’abbaye Saint-Michel de Frigolet dans les Bouches-du-Rhône et  on trouve même, en Cornouailles, Saint Michael’s Mount. Les pèlerins se rendaient dans ces lieux pour recommander leur âme à l’archange et pour demander sa protection.

Et puis, c’est la ville de Bruxelles qui choisit l’archange Michel pour saint patron. La cathédrale de la ville, longtemps dédiée à une sainte locale Sainte Gudule, est maintenant appelée « cathédrale Saints-Michel-et Gudule ».

 

Fontaine et Place Saint-Michel – Paris 6e

Ne pas oublier non plus la belle fontaine, place Saint-Michel à Paris, carrefour entre le Ve et le VIe arrondissement. Ici, Saint Michel y est entouré des vertus cardinales : la Force (le Bélier), la Prudence (le Cancer), la Justice (la Balance) et la Tempérance (le Capricorne). Deux chimères ailées terrassent le dragon au-dessus des eaux de la fontaine. Elles symbolisent la victoire du Bien sur le Mal.

 

Mont Saint-Michel – Basse-Normandie

Quant à l’iconographie chrétienne ancienne elle présente l’archange Michel de plusieurs manières :

–       Un ange tenant une balance avec laquelle il va peser les âmes des défunts.

–       Un ange terrassant un dragon, qui d’après l’Apocalypse est Satan lui-même.

–       Un ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan.

–       Un ange revêtu des habits militaires de l’empereur et puis, plus tard, d’une armure.

–       Un ange revêtu de l’himation ou pallium.

L’Ange qui tient la balance est la plus ancienne représentation de l’archange Michel dans le monde occidental du IXe siècle. C’est un bas-relief taillé dans le sanctuaire souterrain de Monte Sant’Angelo sul Gargano qui le représente avec une balance pesant les âmes.

Un autre bas-relief datant de 1140 environ le représente également pesant les âmes sur le tympan du Jugement dernier de la Cathédrale Saint-Lazare d’Autun.

 

Bibliographie 

Henri Latou – Le Grand Livre de la Balance – Tchou Editeur

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UN VOYANT CELEBRE… EDGAR CAYCE

(6.5 - Biographie d'Astrologues célèbres) par sylvietribut le 22-09-2012

Edgar Cayce est né aux Etats-Unis, près de Beverly, dans le Kentucky, le 18 mars 1877. Il était doué de capacités médiumniques extraordinaires. Sa notoriété, il l’a dû aux réponses qu’il donnait en état d’apparente transe, après hypnose, ou même de sommeil. Il traita ainsi des milliers de cas, donnant des « lectures psychiques », traitant des maladies, mais parlant également des vies antérieures de ses patients, donnant les causes de certaines maladies ou problèmes psychologiques actuels en réponse karmique au vécu d’autres vies, méthode qui suscitait la plus grande méfiance. Aujourd’hui, il est reconnu comme un des plus grands médiums du XXe siècle.

Cependant, Edgar Cayce, lui-même, ne comprenait pas ce qui lui arrivait et trouvait très bizarre les indications qu’il donnait à ses consultants alors qu’il était en état de transe. Il utilisait alors des termes médicaux qu’il n’était pas capable de comprendre à l’état éveillé. Il avait accès à des connaissances qui lui étaient inconnues. Il donnait des recettes à base de plantes, décrivait des états pathologiques alors qu’il n’avait jamais rien étudié en la matière.

 

Edgar Cayce

La transe était « conduite » pour une personne, habituellement celle pour le compte de qui la séance était tenue et qui n’était pas nécessairement présente. Les informations reçues par ce biais furent appelées « lectures » ou « reading ». Elles furent prises en sténographie et sont conservées par l’association ARE.  Au début, elles traitaient de la santé physique de la personne. Edgar Cayce donna plus de 14 000 « lectures » en 43 ans, de 1901 à 1944. En « état de veille », il disait généralement ne pas se souvenir ce qu’il avait dit pendant les transes. Les lectures expliquent comme son inconscient avait accès à des informations restées cachées à son esprit conscient.

Il faut savoir que dans son enfance Edgar Cayce connut deux événements étranges que lui et ses parents s’étaient dépêchés d’oublier. En fait, ce fut un écolier médiocre que son père aidait dans ses devoirs. Un soir, alors qu’après trois heures de travail il ne savait toujours pas sa leçon, son père exaspéré lui donna une gifle et sortit se calmer. Quand son père revint il trouva son fils endormi sur son livre et furieux le renvoya dans sa chambre. Et là surprise, Edgar lui dit qu’il connaissait maintenant sa leçon et qu’il avait eu seulement besoin de dormir un peu. Le père vérifia que la leçon était sue par cœur, illustrations comprises, jusqu’à la numérotation des pages. Mais en même temps, c’est là que l’enfant comprit qu’il lui suffisait de dormir sur ses livres pour les savoir par cœur.

L’autre événement étrange se passe dans la cour de l’école : un ballon vint frapper brutalement l’enfant dans le dos. Le soir, de retour à la maison, il se sentit tout étrange. S’étant couché, il sombra dans l’inconscience. Et puis, tout d’un coup, dans son sommeil, il se mit à parler à voix haute, informant sa mère qu’il avait reçu un choc : ce ballon dans le dos. Il demanda ensuite à sa mère de lui mettre sur la nuque un cataplasme d’oignons et de maïs écrasés, disant que cela le guérirait. Sa mère fit ce qu’il demandait et le lendemain Edgar avait retrouvé la forme.

Plus tard, pour gagner sa vie il fut contraint à prendre de petits jobs pour améliorer ses ressources. C’était en 1900 et il devint représentant en papeterie. Ces pérégrinations mal payées le fatiguaient beaucoup et il se résolut à consulter un médecin qui lui prescrivit des calmants, A peine les eût-il pris qu’il tomba dans un grand état d’hébétude. Errant dans les rues, il fut ramassé par une patrouille. A son réveil, il voulut parler mais aucun son ne sortit de sa bouche. Plusieurs médecins se succédèrent à son chevet, sans qu’ils ne trouvent une solution. Il était devenu complètement aphone et fut déclaré incurable par le corps médical.

Il se trouva que dans sa ville eut lieu une conférence sur l’hypnose animée par un professeur de grande renommée. Edgar s’y rendit et le professeur lui proposa de le soigner. Il accepta et il fut convenu que la séance aurait lieu chez un médecin de la ville. Il entra facilement en état hypnotique et durant son sommeil, il répondit à voix haute aux questions qu’on lui posait. Toutefois, sitôt réveillé, sa voix ne répondait plus.

Un de ses amis, Al Layne lui suggéra qu’il était sans doute résistant à ces séances d’hypnose puisqu’il était capable de s’endormir tout seul comme il le voulait et de se guérir lui-même. Il lui proposa aussi de faire un nouvel essai. Edgar y consentit, s’allongeant sur son canapé, il s’endormit. Alors son ami lui dit : « Regardez à l’intérieur de votre corps et décrivez ce qui ne va pas au niveau de votre gorge… Parlez d’une voix normale ». Et voici ce que Layne s’entendit répondre, à haute et intelligible voix : « Oui, nous voyons le corps, nous constatons une paralysie partielle des cordes vocales, provoquée par une trop forte tension nerveuse. Il faudrait suggérer au corps d’amplifier la circulation du sang dans la zone malade, pendant quelques minutes ».

Layne reformula cette suggestion et les assistants constatèrent, à ce moment-là, une subite rougeur sur la gorge de Cayce. Cela dura deux ou trois minutes. Puis, on entendit Cayce endormi affirmer : « La maladie est guérie, maintenant suggérez à la circulation sanguine de revenir à l’état normal, puis au corps de se réveiller ». Et c’est ainsi que lorsqu’Edgar ouvrit les yeux, il ouvrit également la bouche et réentendit le son de sa propre voix.

Al Layne voulut tenter une expérience par rapport à lui-même qui avait depuis longtemps des problèmes d’estomac. Il demanda à Edgar de l’aider à guérir. Ils refirent ensemble une séance, pour Layne cette fois, qui avait pris le soin de préparer une liste de questions à poser. Cependant, comme Edgar ne connaissait rien à la médecine, il repoussa la liste demandant à Layne d’utiliser la même méthode qui avait fonctionné pour lui-même, reprenant les termes que Cayce avait utilisés dans son sommeil : « Vous avez devant vous, présent dans la pièce, le corps d’Al Layne, vous allez l’examiner. Vous direz les causes de ses maladies et suggérerez les remèdes ». Alors, la voix d’Edgar énuméra tous les symptômes et les moyens d’y remédier. Quelques jours passèrent et Layne informa Edgard qu’il était guéri et que tout allait bien, au grand étonnement de son entourage qui voulut également consulter Edgard. C’est alors que Layne suggéra à son ami d’ouvrir un cabinet ensemble et de recevoir les malades. Cayce n’était pas emballé par cette suggestion mais finit par accepter, à condition qu’il ne voit jamais le patient, ni ne connaisse son nom avant de s’endormir.

Le bouche à oreille fit le reste et les patients vinrent en foule. Layne prenait les rendez-vous et préparait les remèdes indiqués car il avait une grande connaissance des plantes médicinales. Il avait également étudié l’ostéopathie. Mais de son côté Edgar vivait dans l’angoisse car il redoutait d’être accusé d’exercice illégal de la médecine s’il venait à provoquer une seule mort, risquant d’être accusé d’assassinat. Cependant, chaque fois qu’il décidait d’arrêter les consultations, il perdait sa voix. Pour la retrouver, il devait se consulter lui-même et sa propre voix lui disait qu’il devait accepter de recevoir de nouveaux patients. Il poussait les scrupules à ne pas vouloir recevoir d’argent, refusant même toute forme de rémunération car il considérait que c’était là le prix de l’honnêteté absolue. Mais en même temps les siens vivaient chichement.

Ce n’est qu’à partir de 1924 qu’Edgar Cayce se résigna à être un guérisseur médiumnique. Il renonça donc à la photographie, se consacra à la clientèle et se résolut à demander des honoraires. Par la suite, des amis lui suggérèrent d’avoir un hôpital à lui, entouré de médecins comprenant ses traitements et sachant les appliquer tels qu’il le demandait. Après bien des difficultés pour trouver l’argent nécessaire. Grâce à l’aide financière d’un jeune agent de change de New York, l’hôpital Cayce fut construit à Virginia Beach où Edgar et sa famille finirent par s’installer en 1924. Aujourd’hui encore, c’est là que se trouve l’A.R.E. (Association for Reaserch and Enlightment), ainsi que la Fondation Cayce.

 

Thème astral d’Edgar Cayce né le 18 mars 1877, à 15 h 20, à Hopkinsville, Kentucky, USA

En 1923, Cayce vit venir à lui, non pour des problèmes de santé, un certain Lammers qui s’interrogeait sur des questions auxquelles, pensait-il, un médium pouvait répondre. Il interrogea Cayce sur l’astrologie, la cabale et l’alchimie. Cayce qui ne s’était jamais posé ce genre de questions ne sut que lui répondre. Mais Lammers qui était très généreux, lui offrit beaucoup d’argent pour qu’il lui consacre quelques séances pour que Cayce lui consacre quelques séances pour des réponses à ses questions. Cayce finit par accepter et ils se retrouvèrent, accompagnés d’une secrétaire chargée de transcrire les lectures en sténo. C’est d’ailleurs grâce à ces transcriptions sténographiques que Cayce fut un jour reconnu.

Lammers voulut commencer par l’astrologie. Edgar n’était pas vraiment emballé car il n’y connaissait strictement rien. Pourtant, une fois endormi, il analysa tout haut le thème de Lammers. Celui-ci était tout excité car il lui dit que Cayce avait fait allusion à d’autres vies qu’il aurait vécues avant celle-ci. On demanda le concours de la secrétaire qui fit la lecture des notes qu’elle avait prises. Cayce affirmait que Lammers en était à sa troisième vie et qu’il avait été moine autrefois. Cayce fut atterré par ce qu’il avait proféré car c’était aussi la première fois qu’il exprimait l’idée de réincarnation.

Les patients affluèrent pour lui demander des lectures psychiques et, au fil des cas, Cayce abordait aussi bien l’astrologie et la numérologie, que la science des couleurs et le pouvoir guérisseur des plantes et même la réincarnation. Il évoquait également les effets dans la vie actuelle de comportements tenus par la personne dans des vies intérieures. Toutes ces lectures étaient consignées par sa secrétaire dans des rapports aujourd’hui propriété de la Fondation Cayce que d’actuels chercheurs du monde entier consultent encore.

En 1931, Edgar Cayce fit un rêve qu’il interpréta comme un encouragement à fonder un groupe de guérison par la prière. Ce groupe existe toujours et on continue à se réunir pour méditer, prier et imposer les mains sur ceux qui désirent être guéris.

Edgar Cayce croyait que ce qu’il proférait en état de transe était vrai seulement dans la mesure où cela menait à une vie meilleure pour les personnes à qui ses informations étaient destinées : « Si elles aident à faire de meilleurs maris, de meilleurs businessmen, de meilleurs voisins, de meilleurs artistes, de meilleurs hommes d’église, alors adhérez-y, sinon rejetez-les ». De plus, Cayce invitait souvent son auditoire à tester ses suggestions plutôt que de les accepter parce qu’ils croyaient en lui.

Ensuite, Edgar Cayce encouragea tout le monde à interpréter et utiliser ses propres rêves dans la vie et tous les jours. Une lecture de rêves incluait l’interprétation par Cayce des rêves de ses clients. Comme il le faisait dans des lectures sur d’autres sujets, Cayce interrompait souvent le consultant qui racontait le rêve pour donner une interprétation immédiate. Parfois, il complétait des parties de rêves que le rêveur avait oubliées.

Cayce acceptait l’astrologie en supposant que les âmes humaines passaient du temps sur d’autres planètes entre deux incarnations. Il disait que la position des planètes à la naissance témoignait de ces influences. Cependant, Cayce n’approuvait pas le spiritisme ou la médiumnité parce que les entités contactées ainsi n’étaient pas nécessairement particulièrement élevées. Au lieu de cela, il encourageait les chercheurs à se concentrer sur le Christ.

Quant aux lectures médicales de Cayce, elles prescrivent des cataplasmes, souvent d’huile de ricin, des ajustements ostéopathiques, l’irrigation du côlon, des massages aussi, souvent avec de l’huile d’arachide, des remèdes traditionnels comme les comprimés de charbon de bois, ainsi que les diverses formes de médecine électrique ou des spécialités pharmaceutiques. Il faisait des recommandations spécifiques au sujet du régime alimentaire et préconisait l’exercice et la prière.

Cayce fut souvent vu comme un praticien de médecine holistique et en particulier des liens philosophiques forts avec la naturopathie. Un livre résume les traitements de Cayce. Il s’agit de « The Edgar Cayce Remedies » du docteur William Mac Garey paru en 1983. En 1994, ce livre, fondé sur 35 ans d’expérience médicale, a été traduit en français par Dorothée Kœchlin de Bizemont sous le titre « Les Remèdes d’Edgar Cayce » – Editions du Rocher.

Edgar Cayce fit de nombreuses recommandations diététiques et notamment d’éviter la consommation de viande rouge, et notamment le porc, l’alcool excepté le vin rouge, le pain blanc et les nourritures frites, mais au contraire de privilégier fruits et légumes, tout en évitant les féculents. Il disait qu’il fallait minimiser les nourritures acides. Il pensait qu’un repas par jour devrait être composé uniquement de légumes crus. Il affirmait que certains mélanges de nourriture étaient contre-indiqués, comme le café avec du lait ou du sucre, ou le jus de fruits avec le lait ou des céréales. Cependant, Edgar Cayce ne suivait pas à la lettre ce régime.

Edgar Cayce fut souvent considéré comme l’un des plus grands mystiques des Etats-Unis. Si au début de ses « lectures » il entrait en transe par hypnose et répondait aux questions relatives à une personne, elles évoquaient aussi la santé physique. Par la suite, ses conseils se diversifièrent allant jusqu’à porter sur les vies antérieures, l’interprétation des rêves, les phénomènes psychiques ou la santé mentale, puis elles évoluèrent vers le développement spirituel, la prière, la méditation ; il fut d’ailleurs toute sa vie membre des Disciples du Christ, une église protestante… Et puis, il eût même un avis sur l’Atlantide et pourrait être à l’origine de l’idée qu’un jour la Californie pourrait être « submergée ».

Ces idées furent largement reprises par le courant New Age. Cependant, les sceptiques ont toujours douté et doutent toujours de ses prouesses psychiques, tout comme les Chrétiens conservateurs se posent moult question sur on orthodoxie. Louis Pauwels relate sa biographie dans « Le Matin des Magiciens » et le décrit comme un homme très simple, de faible formation intellectuelle mais cependant capable en état de sommeil de prescrire une solution médicale à tout malade qu’on lui soumettait. Ses dons viendraient d’une maladie contractée à l’âge de 5 ans qui eut pour conséquence de l’entraîner dans un coma profond. Il aurait alors, à voix haute et malgré son âge, donné au médecin la cause de son état et le type traitement à lui appliquer. Au seuil de sa vie, il prédira le jour et l’heure de sa mort. Il était atteint d’une maladie incurable qu’il ne voulut pas désigner. Il est décédé le 3 janvier 1945 à Virginia Beach, aux Etats-Unis.

Il existe toujours des adeptes d’Edgar Cayce. La plupart se trouve aux Etats-Unis et au Canada. Cependant, on compte des centres Edgar Cayce dans pas moins de vingt-cinq pays dans le monde. L’Association for Research and Enlightenment – A.R.E. « Association pour la Recherche et l’Enseignement spirituel » se trouve à Virginia Beach et se charge de promouvoir les travaux de Cayce, tout en conservant ses « lectures ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ASTROLOGIE DANS LES MONUMENTS… ZODIAQUE EN SAINTONGE

(6.3.1 - En France) par sylvietribut le 21-09-2012

Il est une petite église romane en Saintonge, en Charente Maritime, près de Saint-Jean-d’Angély, au cœur du village de Fenioux qui présente à elle seule un petit musée de sculptures : un étonnant zodiaque où chaque signe est associé à un mois et au travail correspondant, les vertus terrassant les vices, les vierges sages et les vierges folles,  l’agneau pascal soutenu par des anges, ainsi qu’une sublime lanterne des morts.

Il est probable que cette église ait été construite sur les bases d’un ancien édifice carolingien du IXe siècle dont une partie des murs semblent avoir été conservés sur la façade nord.

 

La façade de l’église de Fenioux en Charente Maritime

Le zodiaque se trouve sur la façade de l’église qui ne comporte qu’un seul portique. Cette porte est couronnée de cinq voussures en plein cintre. C’est la première voussure, la plus externe, qui présente le zodiaque.

La façade de l’église de Fenioux est datée des années 1150/1160. Les décors et sculptures s’inspirent d’une autre église, celle d’Aulnay, plus ancienne. On dirait que les sculpteurs de Fenioux se sont inspirés de ceux d’Aulnay. Il en est de même du zodiaque car à Aulnay aussi il y a un zodiaque. Ces deux zodiaques semblent d’ailleurs avoir été inspirés par ceux des églises de Notre-Dame-de-Paris, Notre-Dame-de-Chartres, Saint-Ursin de Bourges et la basilique de Vézelay.

La particularité du zodiaque de Fenioux, comme celui d’Aulnay ou même de Vézelay, ou encore de l’église des Saints Apôtres de Jérusalem, est qu’il débute avec le mois de janvier alors qu’au XIIe siècle, encore, l’usage était de commencer l’année avec Pâques et le signe du Bélier, à savoir entre le 22 mars et le 21 avril. Le 25 mars était d’ailleurs rappelé comme « l’usage de France » par le Concile de Reims de 1235.

 

Le zodiaque de l’église de Fenioux – Détail

Il existe plusieurs explications à cette coutume, à la fois astronomique, symbolique et religieuse à ce zodiaque.

Ce pourrait être la représentation figurée de la vie de l’homme : la naissance étant associée au début de l’année et au signe du Verseau qui, selon le poète grec Pindare, donne la vie à la Terre entière, alors que la mort associée à l’image du repos, sous les traits d’un homme assis, figure à la fin de l’année.

Sur le plan astronomique, il y aurait nécessité de commencer le zodiaque en janvier de telle sorte que le signe du Cancer soit au plus haut de la voussure, symbolisant ainsi la position du soleil au solstice d’été, avec le Christ glorieux qu’on perçoit dans la voussure juste au-dessus. Avec le Cancer, on trouve aussi la scène quotidienne de la fenaison. Le Lion, lui, est associé à la moisson. Ce qui suggère que l’époque plaçait le travail du paysan au plus haut, avec la bénédiction de l’Eglise.

 

Le Cancer du zodiaque de l’église de Fenioux

Notez que le crabe symbolisant le Cancer dans le zodiaque de l’église de Fenioux est un peu particulier. En effet, comme dans nombre d’églises romanes de Charente-Poitou et de Saintonge, c’est une tique des marées qui symbolise le signe. Il faut savoir que cette tique faisait alors de nombreuses victimes dans la population à l’époque.

Ces zodiaques des églises de campagne sont vraiment l’illustration tout autant des travaux saisonniers que des problèmes que les populations rencontraient.

 

Eglise Notre-Dame-de-Fenioux

 

 

 

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UNE FLEUR VIRGINALE… LE LIS

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 19-09-2012

Si le lis poussait dans tous les cloîtres du Moyen Age, ce n’était pas seulement parce qu’il symbolisait l’incandescente pureté de la Vierge Marie, mais aussi parce qu’il figurait parmi les plantes du « Capituraris de Villis », recueil de toutes les bonnes plantes destinées à soigner les maux quotidiens, préconisées par l’empereur Charlemagne pour les jardins de son empire.

 

Le lis… fleur de la Vierge

La blancheur parfaite des pétales du lis, son port altier lui font attribuer le symbole de la pureté. Originaire de Syrie et du Liban, les Croisés le rapportèrent en France où l’imagerie religieuse le consacra aussitôt à la Vierge Marie. Ce symbole a survécu jusqu’à nos jours et l’on ne compte plus parmi les œuvres religieuses écrites ou picturales, les guirlandes de lis l’entourant ou les tiges fleuries se dressant dans son jardin.

Le lis répand une odeur capiteuse et sensuelle qui pourrait l’associer à la volupté mystique. Dans la parole même du Christ l’image du lis est présente : « Voyez les lis des champs, ils ne tissent ni ne filent, cependant Salomon dans toute sa gloire ne fut jamais vêtu comme l’un d’eux.

Quant à Rimbaud, il nous a laissé un joli poème :

Et le poète dit qu’au rayon des étoiles

Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis,

Et qu’il a vu sur l’eau, couchée en ses longs voiles,

La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys !

Au passage, notez que l’orthographe du mot varie selon qu’il s’agit de l’espèce botanique – lis- ou poétique –lys – plus ornementale.

 

Iris jaune des Marais

Si l’on en croit les spécialistes de la chose héraldique, à tort le lis passe pour avoir donné leur emblème à nos rois. En fait, ce serait l’iris jaune des marais que le roi Louis VII le Jeune aurait décidé de mettre sur son blason en 1180 ; sur quoi le bon peuple de l’époque n’appela plus l’iris que « fleur de Louys », expression qui se déforma en « fleur de lys », ce qui explique que celle-ci ne présente effectivement qu’une très vague ressemblance avec le lis blanc et qu’on propose diverses autres versions quant à son origine : stylisation d’une pointe de flèche ou d’une fer de lance, d’un crapaud, d’une abeille…

Quoi qu’il en soit, le lis n’a pas besoin de cette référence pour se réclamer d’un long passé historique. Il a pour berceau de se réclamer d’un long passé historique. Il a pour berceau le Moyen-Orient et la légende mythologique dit qu’Hercule/Héraclès, quand Junon le nourrissait au sein, laissa échapper de ses lèvres deux gouttes du lait de la déesse : l’une se répandit dans le ciel, ce fut la Voie lactée ; l’autre tomba sur terre le lis en naquit.

 

La Vierge des lys – Alphonse Mucha – 1905

Le lis est connu depuis la plus haute Antiquité : il figure parmi les signes allégoriques de l’Egypte des pharaons ; le roi Salomon compare une jeune fille au « lis de la vallée » ; Jésus parle des lis des champs qui « ne travaillent ni ne filent ». En hébreu, le mot « schschan » désignait à la fois le lis et la couleur blanche, ce qui a donné le prénom « Suzanne ». Les Grecs l’appelaient la « fleur des fleurs » et en faisaient des nappes aussi précieuses qu’éphémères en cousant des pétales bout à bout ; les Romains en tiraient le plus répandu des nombreux parfums dont ils usaient à profusion, le lirium. Quant à l’Eglise, comme on l’a vu, elle l’associa à la Vierge Marie, elle aussi image de majesté et de pureté, d’où la place que le lis occupe dans la décoration des églises et dans les processions.

Celle qui lui est faite en médecine populaire semble être aussi ancienne. Ses pétales, frais ou macérés dans l’alcool, ou même de l’eau-de-vie, sont excellent antiseptique et accélèrent la cicatrisation des plaies et des brûlures, ce qui est normal puisqu’on sait aujourd’hui qu’ils contiennent du bore, lequel donne le célèbre acide borique.

L’oignon de lis, cuit au four, sous la cendre ou dans du lait avec de la farine de seigle, est utilisé en cataplasmes tièdes pour apaiser les élancements et hâter le mûrissement des abcès, furoncles, panaris, anthrax, et pour guérir les engelures et gerçures. Pilé cru et appliqué plusieurs jours de suite sur les cors aux pieds il les fait disparaître.

Il sert aussi à entretenir la beauté : contre la couperose et la congestion du visage, contre les rides aussi, tout ce qui altère la pureté de la peau. Ne dit-on pas « un teint de lis ».

Le lis est l’allié même de la peau qu’il aide à cicatriser. On utilise les pétales ou le bulbe bouilli dans du lait. Une fois réduit en purée, on l’utilise pour soulager les affections légères de la peau, telles les dermites ou les irritations.

Le lis est à l’origine des prénoms Liliane et Lilian.

 

Blason royal – Trois fleurs de Lys

Bibliographie

Le langage des Fleurs – Marthe Seguin-Fontes – Editions du Chêne                                                                        

Secrets d’Antan – Laura Fronty – Editions du Chêne                                                                                                 

Nos Grand-mères savaient – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

 

 

 

 

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MERCURIEN DE LA VIERGE OU MERCURIEN DES GEMEAUX

(5.3.3 - MERCURE) par sylvietribut le 14-09-2012

Dans l’organisation du Zodiaque, Mercure vient immédiatement après les deux luminaires, le Soleil, astre de vie, et la Lune, astre de la génération, c’est-à-dire de la manifestation de la vie dans notre monde transitoire. Si le Soleil est le Père Céleste et la Lune la Mère Universelle, Mercure se présente comme leur enfant, le Médiateur. Ses deux domiciles, c’est-à-dire les signes du Zodiaque dont la nature s’harmonise avec celle de cette planète sont : la Vierge qui suit le signe solaire du Lion, et les Gémeaux qui précèdent le signe lunaire du Cancer.

 

Mercure en domicile en Gémeaux et en Vierge

Le plus proche voisin du Soleil, Mercure aux incessantes cabrioles est la plus rapide planète. Mercure, le dieu de la mythologie, pourvu d’ailes aux pieds et diligent, faisait office de messager de l’Olympe, c’est l’Hermès des Grecs. Autant dire que Mercure est essentiellement un principe de liaison, d’échanges, de mouvement et d’adaptation. 

Si le Mercurien des Gémeaux est le facétieux Hermès qui vola le troupeau de bœufs de son frère Apollon, symbole de ruse, d’adresse, tout en souplesse d’esprit et dextérité manuelle et synonyme d’amoralité, le Mercurien de la Vierge possède le caractère du Mercure romain, qui régnait sur le commerce, l’argent, protecteur des marchands. La racine même du mot est « merx » qui signifie « marchandise ». Cependant, l’attribut de la Vierge est le caducée, qui symbolise sa nature dualiste, en laquelle se confrontent les principes contraires et complémentaires : ténèbres-lumières, bas-haut, gauche-droite, féminin-masculin… Féminin pour le Mercurien de la Vierge, Masculin pour le Mercurien des Gémeaux.

 

Le caducée de Mercure

Cette circulation interne constitue la condition initiale du développement de l’intelligence : séparer des choses pour ne plus se confondre avec elles et prendre des distances avec soi-même. Ce jeu contribue à détourner de l’instinct, à réprimer la vie sensible, pour affirmer le monde de la raison. C’est sur ce terrain que s’édifie la socialisation de l’être humain, avec l’assimilation des usages et conventions soumis aux règles et à la logique : commerce de l’esprit par les idées, revêtus de mots pour le Mercurien des Gémeaux ; et commerce de la manière par le système des échanges réglementés pour le Mercurien de la Vierge.

En chacun de nous, le processus mercurien est cet auxiliaire du Moi, chargé de nous détourner des séductions d’une ténébreuse subjectivité mais de nous aiguiller vers le carrefour du plus riche réseau de contacts avec le monde environnant. Face à la double pression des pulsions intérieures, Mercure Vierge, et des sollicitations extérieures, Mercure Gémeaux, c’est le meilleur agent d’adaptation à la vie.

Le Mercurien des Gémeaux a souvent toutes sortes de pensées et d’impressions simultanées. Il fait preuve d’une grande curiosité envers la vie et il est ouvert aux expériences et aux idées nouvelles. Son mental est généralement rapide. Il communique activement. Pourtant, il existe bon nombre de personnes ayant Mercure en Gémeaux qui ne sont ni curieux, ni communicatifs, ni aventureux et bien au contraire ces Mercuriens des Gémeaux ont des convictions rigides, des idées et des intérêts figés, et même de véritables œillères. Leur Mercure en Gémeaux est comme bloqué, comme s’ils avaient manqué de liberté et d’espace dans leur phase mercurienne. Sans doute ce Mercure natal en Gémeaux est-il mal configuré, car lorsqu’on trouve dans un thème un Mercure en Gémeaux bien aspecté, on pourra en conclure que la relation initiale avec la mère s’est bien passée et l’expérience de cette étape a été vécue positivement. Aussi, lorsqu’un adulte ayant Mercure en Gémeaux n’a pas l’esprit ouvert, ce sont généralement les conditions de la petite enfance qui ont inhibé sa véritable nature.

 

Mercure – Giambologna – Musée du Louvre – Paris

Le Mercurien de la Vierge a besoin de temps pour bien digérer et assimiler l’information. Comme cette planète occupe un signe de Terre, la personne veut s’assurer de l’exactitude de ce qu’elle pense ou dit. L’assimilation de l’expérience est du même ordre que celle de la nourriture. Lorsque nous mangeons, il est important de bien mâcher nos aliments ; le même conseil s’applique à l’ingestion de ce qui nous arrive, de ce que nous lisons, ou de ce que l’on nous dit ; au lieu d’avaler tout rond, il vaut mieux soigneusement mâcher l’information et bien ruminer le sens des événements que nous rencontrons dans notre vie quotidienne. Mâcher contribue au processus  catabolique qui décompose la nourriture pour conserver les éléments nutritifs et éliminer les déchets. Les Mercuriens de la Vierge savent discriminer le bon du mauvais dans tout ce qu’ils examinent ou analysent. S’il est bien utilisé ce Mercure en Vierge permet de trier ce qui est positif et constructif dans l’expérience, sans trop s’appesantir sur ce qui paraît négatif. Mercure en Vierge donne un esprit concret, dans la mesure où théories et concepts abstraits n’ont de valeur qu’en fonction de leur application pratique. Quant à leurs préoccupations principales, elles tournent autour des questions de travail et de santé.

 

Mercure Fontaine de la Villa Médicis à Rome

Et malgré tout si Mercure Gémeaux et Mercure Vierge portent le même emblème, ce caducée qui évoque l’équilibre dynamique de forces opposées. Le contraste entre le serpent et les ailes démontre une force et une maîtrise de soi qui rabaisse au niveau des instincts avec le serpent, mais qui peut tout aussi bien élever au niveau de l’esprit que les ailes symbolisent. N’est-ce pas d’ailleurs ce que cherche à faire le Mercurien de la Vierge qui s’acharne à maîtriser ses instincts, et même à s’opposer au débordement des émotions qui le submergent, pou mieux les contrôler par la raison. Le serpent est lui-même double, à la fois bénéfique et maléfique. Côté maléfique, il incarne la démesure des forces naturelles contre les forces de l’esprit. Côté bénéfique, il est vivificateur et inspirateur. Et le caducée est devenu l’emblème de la science médicale. C’est aussi à travers le caducée qu’on comprend les liens qui unissent Mercure aux grandes figures mythologiques symbolisant la Vierge. Ainsi, toutes les déesses de la nature ont le serpent pour attribut.

C’est Isis dont le front est orné du cobra royal, symbole de connaissance et de souveraineté.

C’est Déméter qu’on perçoit sur un char tiré par des serpents sur lequel la déesse des moissons fait monter Triptolème à qui elle donne pour mission d’enseigner l’agriculture partout dans l’univers.

C’est Athéna qui lors des fêtes organisées en son honneur offrait des gâteaux en forme de serpent et de phallus, symboles de fertilité et de fécondité.

 

La Vierge Marie écrasant le serpent – Cathédrale Saint-Pierre – Saintes

C’est la Vierge Marie qu’on représente écrasant la tête du serpent au lieu de l’écouter.

Les alchimistes du Moyen Age assimilaient d’ailleurs Mercure à la Vierge Marie, car disaient-ils il avait engendré pour nous « la Pierre par la solution du Ciel ». Et c’est pourquoi, la Pierre philosophale est parfois appelée « le lait de la Vierge ».

 

Mercure protecteur des voyageurs et des hôteliers

Bibliographie

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

Les Planètes intérieures – Liz Greene et Howard Sasportas – Editions du Rocher

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DANS LE MONDE DE LA VIERGE… LA VIGNE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 10-09-2012

Le blé, l’olivier et la vigne, plantes caractéristiques du pourtour méditerranéen, ont en commun un symbolisme profond de médiateur avec le divin. Originaire d’une vaste aire géographique de l’hémisphère Nord, la vigne a certainement été acclimatée au Proche-Orient où l’on fabriqua le premier vin, en se fiant à un processus naturel. La peau du raisin porte des ferments, sortes de champignons microscopiques qui hibernent dans le sol et que les insectes disséminent sur les grappes mûres. Ce sont les agents de la transformation du moût en vin. Même en ignorant ces interactions, l’homme pouvait observer les effets de cette fermentation toute naturelle lorsque les fruits mûrs tombés par terre se laissaient pourrir. En humant l’odeur enivrante qu’ils exhalaient alors, il désira ne pas perdre ce jus « miraculeux », mais l’extraire à son profit : la viticulture était née.

 

Les Vendanges – Les Très riches Heures du Duc de Berry – Musée Condé – Chantilly

La métamorphose du moût en vin, par la chaleur qu’elle dégage, a fait penser à une opération magique, tandis que les effets de l’alcool renforçaient la croyance en une puissance surnaturelle investie dans cette plante. Ainsi vigne et vin furent-ils considérés d’origine sacrée sinon divine et leur représentation fut signe de vie terrestre exaltée et d’élévation spirituelle. La vigne est évoquée dans l’écriture sumérienne par une feuille de vigne et dans tout le Proche-Orient cette plante était consacrée aux Grandes Déesses de la Terre ; en Egypte, en revanche, Osiris était le dieu tant du blé que de la vigne. Enfin, dans toutes les traditions connues de l’Europe méditerranéenne, la vigne était le symbole végétal du sacrifice et de l’immortalité et le vin celui du sang régénérateur et de la vie éternelle bien avant l’arrivée du christianisme.

D’après la Bible, la vigne est la première plante que Noé, seul survivant du Déluge avec sa famille, se mit à planter, à peine sorti de l’arche. Et le récit de la Genèse ajoute que, « ayant bu du vin, il s’enivra et se découvrit dans sa tente ». Cham, l’un de ses fils, entra dans la tente et voyant la nudité de son père, prévint ses frères. Ceux-ci prirent un manteau et, marchant à reculons, couvrirent le corps du père ; au réveil, Noé bénit ses bons fils, mais maudit Cham qui devint le « serviteur des serviteurs » de ses frères, pour avoir rompu l’effet consolateur et libérateur du vin

Le vignoble du Monferrato – Piémont – Italie

La culture de la vigne aurait été introduite tardivement dans le monde européen. La divinité attribuée au vin et à la vigne ne relève plus d’une Grande Déesse, telle est Déméter/Cérès déesse du blé et des céréales, mais selon la mythologie grecque, de Dionysos/Bacchus, le dieu à la double naissance et à la double gestation, originaire d’Orient qui introduit l’usage de la vigne avec l’assistance d’Ariane, personnification d’une divinité égéenne de la végétation et des arbres.

Le vin devint rapidement l’offrande a plus agréable aux dieux sous forme de libations, et la boisson abondamment consommée pendant les fêtes. On répandait du vin sur la tête de la victime, sur l’autel, à même la terre et sur le feu. Objets de culte, la vigne et le vin ne sont pas moins emblèmes de civilisation. Le culte de Dionysos, maître de la fécondité animale et humaine, devient avec le temps l’expression du défoulement et de l’exubérance et le dieu se voit promu au rôle de libérateur des Enfers, initiateur aux mystères de la vie, conducteur des âmes.

Extase et ferveur mystique, esprit de fête, de sacrifice et de libération, tels sont les vertus du vin et les effets que l’homme cherche et obtient dans sa consommation. Mais l’abus du liquide divin provoque une dissolution de la personnalité et une régression sous les formes chaotiques du psychisme. C’est l’expression de l’ambivalence même de Dionysos, de la submersion de la conscience dans le magma de l’inconscient.

Les Romains honoraient particulièrement Bacchus, dieu de la vigne déjà dans la tradition grecque, confondu avec Dionysos, et ils appréciaient le vin plus peut-être que les Grecs qui recommandaient de le tempérer en le « mouillant » à l’eau. Les prêtres fixaient le jour du début des vendanges, celui où l’on goût le nouveau moût correspondant à la fête des Meditrinalia du mois d’octobre. L’ouverture des nouveaux vins était aussi un événement de caractère religieux. La taille de la vigne revêtait le caractère d’une obligation religieuse et une libation de vin tiré d’un cep non taillé correspondait à une offense aux dieux.

 

Le Bassin de Bacchus – Parc du Château de Versailles

A propos de Dionysos ou Bacchus

Pour les Grecs, Dionysos était le dieu de la vigne, du vin et de ses excès, ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il était le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Le mythe raconte que Zeus, déguisé en mortel, avait en secret une aventure avec Sémélé. Elle était fille du Roi Cadmos de Thèbes. Héra, jalouse, déguisée en une vieille voisine, conseilla à Sémélé enceinte de six mois déjà, de demander comme faveur à son mystérieux amoureux de ne pas la tromper plus longtemps et de se montrer tel qu’il était en réalité et sous son véritable aspect, sinon comment saurait-elle qu’il n’était pas un monstre. Sémélé suivit le conseil d’Héra et Zeus ayant refusé, elle lui interdit l’accès de sa couche. Alors, furieux, il apparut sous la forme du tonnerre et de l’éclair et elle fut consumée. Mais Hermès/Mercure sauva son enfant qui n’était encore qu’au sixième mois, le cousant dans la cuisse de Zeus/Jupiter afin qu’il continuât d’être porté durant trois mois et, lorsque le terme fut venu, il le délivra. C’est pourquoi Dionysos est appelé « deux fois né » ou « fils de la double porte ». C’est ainsi que Dionysos devint un Immortel après être né une seconde fois de son père immortel. Toutefois, on adorait Sémélé à Athènes au cours des Lénéennes, ou fête des Bacchantes : au cours de ses fêtes, un taureau d’un an représentant Dionysos était découpé en neuf morceaux et lui était sacrifié. Un morceau était jeté dans le feu et les restants étaient mangé crus par ses adorateurs. On explique généralement Sémélé comme étant une forme de Séléné, personnification de la Lune. Neuf était le nombre traditionnel des prêtresses orgiaques de la lune qui participaient à cette fête.

Dionysos débuta probablement en personnifiant un roi sacré que la déesse tuait rituellement d’un trait de foudre le septième mois du solstice d’hiver et que ses prêtresses dévoraient. Ceci explique ses différentes mères : Dioné, la déesse du Chêne, Io et Déméter, les déesses du Blé et Perséphone, la déesse de la Mort. Plutarque, lorsqu’il appelle Dionysos « fils de Léthé, l’oubli », se réfère à son dernier aspect du dieu de la Vigne.

 

Dionysos chevauchant la panthère – Musée archéologique de Pella

Dionysos faisait partie des douze Olympiens bien qu’il ne vécut pas sur le Mont Olympe. C’était un dieu errant. Il fut adopté par les Romains sous le nom de Bacchus, assimilé au dieu italique Liber Pater. Bacchus était le dieu du vin et de l’ivresse, des débordements, notamment sexuels, ainsi que de la nature. Priape était l’un de ses compagnons favoris. Les fêtes de Bacchus s’appelaient les Bacchanales. La panthère, l’âne, le bouc, la patère, le canthare, la vigne et la grappe de raisin, le lierre aussi étaient aussi ses attributs, empruntés à Dionysos, de même que le thyrse qu’il porte parfois dans les représentations qu’on a fait de lui, celui-ci est entouré de vigne et de lierre et est surmonté d’une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre. Il peut aussi s’incarner en taureau, en bouc et en serpent.

Le Christ, comme jadis Dionysos, offre sous forme de vin son sang à ses disciples juste avant de le répandre pour eux sur la Croix. L’Eucharistie, qui renouvelle la Cène, avait lieu traditionnellement sous les deux espèces, comme c’est toujours le cas dans le monde orthodoxe : les fidèles consomment le pain et le vin consacrés, qui représentent le corps et le sang du Christ avant même d’être des dons indispensables à la vie.

Enfin, dans la tradition islamique, qui pourtant prohibe l’usage du vin, sa consommation communique à l’homme l’ivresse spirituelle qui engendre en lui l’oubli complet du monde matériel, nourrissant le désir ardent de retrouver le Bien Aimé pour s’unir à lui. C’est seulement parmi les soufis, les mystiques de l’Islam, que la consommation du vin est exaltée.

 

L’Ange et les vendanges de l’Apocalypse – Alberegno Jacobello

Dans l’iconographie, la vigne figure souvent l’arbre de Vie, peut-être sous l’influence de l’Apocalypse et les terribles vendanges qu’elle relate : « L’Ange préposé au feu… cria d’une voix puissante à celui qui tenait la faucille aiguisée  « Jette ta faucille aiguisée, vendange les grappes dans la vigne de la terre, car ses raisins sont mûrs ». L’Ange alors jeta la faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense. Puis on la foula hors de la ville et il en coula du sang qui monta jusqu’au mors des chevaux sur une distance de mille six cents stades… ».

A ces « raisins de la colère » s’oppose l’image du pressoir mystique, propre à l’iconographie orthodoxe, représentation symbolique de la fête de la Croix du 14 septembre. Le Christ, vigneron primordial, est assis au pied de la Croix investie par les sarments de la vigne, lourds et magnifiques grappes mûres pour les vendanges. Il ramasse les raisins qui sont à portée de sa main et c’est lui-même qui les écrase dans un pressoir pour en faire son propre sang, symbole de la libération des péchés et du don de la vie éternelle. Il n’est donc pas étonnant que les fêtes profanes s’associent aux vendanges contemporaines qui rassemblent, outre les vignerons, toute la communauté rurale. Du vin découlent richesse, joie, bonheur par l’oubli ou par la transmutation des peines. Mais les vraies fêtes de vignerons ont lieu en hiver, à la Saint-Vincent, au temps de la taille des sarments desséchés.

Enfin, c’est dans les traditions du sud-est de l’Europe que l’on retrouve cette notion de sacralité dans la taille des vignes dont Saint Tryphon est le patron.

Il est évident que Grecs et Romains ont transmis la viticulture aux peuples avec lesquels ils sont entrés en contact, mais c’est la propagation du christianisme qui est à l’origine d’un formidable essor de la production de vins de plus en plus raffinés et les vignobles répandus d’abord au nord de la France e dans les contrées ensoleillées du sud de l’Allemagne, puis plus tard jusqu’à l’Europe centrale, en Slovaquie et en Hongrie.

 

Scène de vendanges – Mosaïque – Ravenna

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaire en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

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LA MAISON VI DU THEME ASTRAL… LA MAISON DE LA VIERGE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 09-09-2012

La Maison VI est en analogie avec le sixième signe, la Vierge. C’est une Maison de Terre, gouvernée par Mercure, qui n’est pas sans évoquer une grande cérébralité mise au service de l’organisation, de la gestion du quotidien de la vie. C’est une Maison Mutable qui suggère une certaine adaptabilité mise au profit de l’activité, mais aussi une dispersion dans mille et un détails réducteurs. La Maison VI est la Maison de la Servitude et on la dit peu heureuse.

  

Le zodiaque et les douze Maisons astrologiques

Mais que recouvre la servitude de cette VIe Maison ?

Deux choses essentielles dans la vie : le travail et la santé. Si l’on recherche l’étymologie du mot « travail », on tombe sur le mot latin « tripalium » qui était un engin de contention à trois pieux dont on se servait pour aider à la délivrance des animaux. Malheureusement, l’outil fut détourné de son utilisation et l’homme ne tarda pas à en faire un véritable instrument de torture. Bien sûr, cela se passait au Moyen Age. Mais c’est pourquoi cette étymologie du mot « travail » renvoie à la pénibilité et à la souffrance. A tel point qu’on dit encore d’une femme qui est sur le point d’accoucher qu’elle entre en salle de travail.

Le travail de la Maison VI est celui qu’on accomplit par obligation et non par vocation. Il répond au vieil adage : « Tu gagneras ta vie à la sueur de ton front ». La Maison VI parle donc du travail à faire, des obligations professionnelles, du travail obligatoire ayant un caractère de corvée comme les tâches domestiques, les nécessités de la vie quotidienne. Cependant, elle est aussi en rapport avec les luttes sociales. La Maison VI régit donc particulièrement les subordonnés, les personnels de service. On l’appelle d’ailleurs « la Maison du service ».

Et puis, la Maison VI est également la Maison de la Santé, tant il est vrai que pour se conserver longtemps en bonne santé, il faut être vigilent et s’en soucier tant à travers l’hygiène que l’alimentation. C’est donc la Maison de la diététique, de l’hygiène physique et mentale, des cures et régimes, de l’écologie et des produits naturels. On pourrait dire encore que la Maison VI est celle qui régit l’univers des malades et des maladies, des hypocondriaques comme des guérisseurs.

Dans un thème, la Maison VI renseignera donc sur l’état de santé du sujet, ses éventuelles infirmités, comme des luttes de sa vie ou les difficultés à vaincre et à surmonter. 

On l’aura compris la Maison VI est faite pour servir : du dévouement altruiste exigé par les professions médicales ou paramédicales aux métiers liés à des prestations de services. Le côté gestionnaire et cérébral de la Maison VI évoque les travaux de secrétariat, de comptabilité, de gestionnaire… de la secrétaire à l’institutrice, en passant par la bibliothécaire. Cependant, la Maison VI se pourrait être aussi la pharmacienne ou la dame derrière le guichet : postière, employée de la Sécurité Sociale, des Allocations familiales, sans oublier les pharmaciens, les assistantes sociales, les infirmières, les contrôleurs, les concierges… La Maison VI ratisse large mais fait aussi les bons fonctionnaires, de l’employé des P.T.T. à l’Enarque. En d’autres termes la Maison VI évoque ceux qui sont méthodiques mais manquent d’imagination ou de créativité, n’ayant pas vraiment le goût de l’aventure puisque la recherche de la Maison VI vise à assurer la sécurité, qu’elle soit matérielle ou morale. 

 

Le Vétérinaire et les animaux de la Maison VI

Bien des vertus sont contenues dans cette Maison VI : du jugement au sens critique, de l’efficacité au sens de l’organisation, du dévouement au sens pratique pour en tirer de substantielles économies. La dimension « serviable » de la Maison VI se conjugue avec un besoin de dévouement et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on la retrouve particulièrement valorisées dans tous les thèmes de personnes exerçant des professions altruistes, du serviteur qui ne quittera jamais ses maîtres, à la secrétaire irremplaçable en passant par le vétérinaire, car la Maison VI c’est également la Maison des animaux, en passant par l’infirmier, le médecin ou même le personnel hôtelier.

Les six premières Maisons du thème régissent les activités du sujet pris isolément. Ce sont des Maisons de personnalisation. Alors que les six dernières Maisons envisagent le sujet dans ses relations dans ses relations avec le monde extérieur qui, par son influence, modifie le sujet initial.

 

L’Homme-zodiaque

Enluminure du Livre des « Très Riches Heures du Duc de Berry » des Frères Limbourg

  

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LA TRES VIRGINALE HESTIA

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-09-2012

Hestia était l’aînée des trois filles de Cronos/Saturne et de Rhéa et de ce fait elle était sœur de Zeus/ Jupiter, Poséidon/Neptune, Hadès/Pluton, Héra/Junon, Déméter/Cérès. Elle appartient à la génération des douze grandes divinités de l’Olympe, bien que sa présence dans le canon olympien soit variable. Elle fut assimilée par les Romains à Vesta. Ayant souhaité rester vierge, elle imposa à ses prêtresses de le rester aussi ; à Rome, celles-ci étaient appelées les Vestales.

 

Hestia

Hestia n’est pas mentionnée par Homère. C’est Hésiode qui fait d’elle la première-née de Cronos/Saturne. « L’hymne homérique à Aphrodite » indique que Cronos/Saturne l’engendre « la première et aussi la dernière », sans doute parce qu’elle est la dernière à être recrachée par son père. Aînée des dieux, elle jouit d’une considération particulière par les Olympiens. L’hymne delphique d’Aristonoos la nomme ainsi « la maîtresse du ciel et de la terre ». Et pourtant, presque aucun mythe ne se rattache à cette déesse. Pluton met en scène le cortège des Olympiens, dans Phèdre, précisant qu’Hestia n’en fait pas partie, car elle demeure en permanence sur l’Olympe. Ovide, lui, mentionne la tentative de Priape d’attenter à son honneur. Et on la voit, sur les vases, participer à la procession des dieux lors des noces de Pélée et Thétis. Un kylix la représente sur l’Olympe avec les autres dieux et un autre la montre assistant avec Aphrodite/Vénus à l’arrivée d’Héraclès/Hercule sur l’Olympe. Un kylix était un vase peu profond utilisé pour la dégustation du vin lors des banquets.

 

Kylix

Hestia, dans le monde cruel des dieux de l’Olympe, ne prit jamais part à une guerre ni a une querelle, ce qui fait dire que son cas est unique. Sans vanité et sans agressivité, elle cédait volontiers sa place aux banquets des dieux, trop heureuse d’échapper aux colères de ses bruyants parents. Humble, discrète et charitable, Hestia se montrait propice à ceux qui priaient avec dévotion et ferveur. Par essence, elle était l’image de l’attachement aux vertus domestiques, au devoir, à la pureté. Et puis, comme Artémis et Athéna, elle a toujours résisté aux propositions amoureuses que lui firent les dieux, les Titans et les autres. Ainsi, après que Cronos/Saturne eut été détrôné et que Poséidon/Neptune et Apollon/Soleil se présentèrent à elle comme deux prétendants rivaux, elle jura sur la tête de Zeus/Jupiter de demeurer vierge pour toujours. A la suite de cela, Zeus/Jupiter, reconnaissant, lui accorda la première victime de chaque sacrifice public parce qu’elle avait su préserver la paix de l’Olympe.

Pour comprendre ce « sacrifice public », il faut savoir que ce qui était au centre de la vie grecque, et même à Sparte où la famille était subordonnée à l’Etat, c’était l’âtre dans la maison, qui était aussi considéré comme un autel de sacrifice, et Hestia, qui en était la déesse, représentait la sécurité personnelle et le bonheur ainsi que le devoir sacré de l’hospitalité.

 

Priape, Hestia et l’âne

La légende des cadeaux de mariage qu’elle reçoit de Poséidon/Neptune et d’Apollon/Soleil a sans doute été inspirée par les cultes associés de ses trois divinités. Et voici pourquoi. Un jour, au cours d’une fête champêtre à laquelle assistaient les dieux, Priape, ivre, essaya de la violer après que tout le monde repu se fut endormi ; mais un âne se mit à braire bruyamment. Hestia s’éveilla, poussa un cri en voyant Priape à califourchon sur elle et le mit en fuite. Tout penaud, il était comique à voir dans sa retraite précipitée.

Priape essayant de la violer est une mise en garde anecdotique contre la conduite sacrilège à l’égard des invitées féminines qui se mettent sous la protection de l’âtre public ou privé, de même que l’âne, symbole de luxure, proclame la folie criminelle de Priape.

Si nous montions le thème natal d’Hestia nous lui trouverions bien sûr un Soleil en Vierge, mais on serait tenté de lui accorder un Ascendant Cancer qui justifierait son rapport au feu du foyer que les émigrants s’installant dans une ville étrangère emportaient, pour ne pas briser leur lien avec le lieu de leurs origines, avec leurs racines.

 

Hestia comme déesse du foyer, dans les maisons ou sur la place publique, protégeait les pieux dévots qui venaient chercher protection auprès d’elle. Hestia était universellement respectée, non seulement parce qu’elle était la plus douce, la plus vertueuse et la plus charitable de tous les habitants de l’Olympe mais aussi parce qu’elle avait inventé l’art de construire des maisons. Son feu était à tel point sacré que si un âtre s’éteignait soit par accident, soit en signe de deuil, on le rallumait à l’aide d’une roue à feu.

Hestia était vénérée dans toutes les cités grecques. Elle avait son autel dans chaque prytanée. A Delphes, Hestia était l’objet d’un culte particulier, parce que cette ville était considérée comme le centre du monde, et son foyer était donc le foyer commun de la Grèce. La caractéristique des temples d’Hestia était leur forme circulaire. Dans les maisons ou sur la place publique, elle protégeait ceux qui venaient chercher protection auprès d’elle. Hestia était universellement respectée.

La statue archaïque aniconique de la Grande Déesse, utilisée dans toute la Méditerranée orientale, semble avoir représenté un tas de charbon incandescent dont on conservait le feu en le recouvrant de cendres blanches ; c’était le moyen le plus économique et le plus agréable de se chauffer, dans ces temps anciens. Ce feu ne dégageait ni fumée, ni flamme, et constituait le centre naturel au cours des réunions de famille ou de clan. A Delphes, le tas de charbon est devenu la « pierre à feu » que l’on employait à l’extérieur et devint « l’omphalos » ou protubérance ombilicale que l’on voyait fréquemment sur les vases peints grecs ; il représentait ce que l’on croyait être le centre du monde. Cet objet sacré qui a survécu à la destruction du temple porte gravé le nom de la Terre Mère ; il était d’une hauteur de trente centimètres et d’une largeur de quarante centimètres environ : c’est là approximativement la hauteur et la forme d’un feu de charbon de bois suffisant pour chauffer une grande pièce.

 

Omphalos de Delphes

A la période classique, la Pythie était assistée d’un prêtre qui provoquait ses transes en faisant brûler des grains d’orge, du chanvre et des feuilles de laurier sur une lampe à huile dans un lieu couvert et qui ensuite interprétait ce qu’elle disait. Mais il est probable qu’on posait autrefois le chanvre, le laurier et l’orge sur les cendres brûlantes du petit tas de charbon de bois, ce qui est une façon plus simple et plus efficace d’obtenir la fumée déclenchant la prophétie. On a découvert dans les autels crétois et mycéniens de nombreuses cuillères triangulaires ou en forme de feuille, en pierre ou en argile, dont certaines portent les traces d’un grand feu et semblent avoir été utilisées pour entretenir le feu sacré. Le tas de charbon de bois était quelquefois placé sur une table à trois pieds, ronde, en argile, peinte en rouge, blanc et noir, couleurs qui sont celles de la lune. On en trouve des spécimens dans le Péloponnèse, en Crète et à Délos. L’une d’elles, découverte dans une tombe à Zafer Papoura près de Cnossos, avait encore son tas de charbon de bois.

 

Bibliographie :

Les Mythes Grecs de Robert Graves – Editions Fayard

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Editions Robert Laffont                                                                                                                                                                    

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Chez Marabout

 

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