UN CADEAU ORIGINAL : OFFREZ OU FAITES-VOUS OFFRIR UNE CONSULTATION ASTROLOGIQUE

(03 - VOS CADEAUX) par sylvietribut le 29-12-2012

boules-de-sapin-de-noelPour vos cadeaux de Noël, pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, pour un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… ou bien faites-vous offrir une consultation astrologique… 

Prenez contact avec moi (01.34.83.36.31) pour me communiquer les coordonnées de naissance de la personne à qui vous destinez ce cadeau. En retour, je vous adresserai par email une carte-invitation pour une consultation avec mes coordonnées pour qu’elle-même me contacte. Je conviendrai avec elle d’un rendez-vous, soit à mon cabinet à Rambouillet, soit par téléphone. Et si cette personne possède une ligne téléphonique fixe, je la rappellerai lui évitant ainsi tout frais téléphonique. La consultation peut être enregistrée. Je le fais à partir de mon ordinateur. Il suffit d’apporter ou de me faire parvenir une clé USB avec enveloppe affranchie à l’adresse de la personne à qui le cadeau est destiné (1,50 Euro de timbres). Je transfère le fichier enregistré sur la clé que je retourne à l’adresse indiquée.

Je personnalise cette carte-invitation avec quelques symboles correspondants au signe solaire de la personne à qui cette consultation est destinée.

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Je vous rappelle que pour travailler j’ai besoin de la date, de l’heure précise et du lieu de naissance de la personne qui consultera. L’heure de naissance se trouve sur le livret de famille de ses parents ou sur son extrait de naissance qu’on peut obtenir auprès du service de l’Etat Civil du lieu de sa naissance. Et parfois, tout simplement en téléphonant à celui-ci pour obtenir cette importante précision. 

Voici un exemple d’invitation :

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Joyeux Noël et Bonne Année

Alexandra

Votre maman a pris rendez-vous auprès de moi, Sylvie TRIBUT, car elle vous offre une consultation : l’analyse de votre thème astral assortie de prévisions datées.

Nous avons donc rendez-vous Mardi 4 janvier 2011 à 14 h 30

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(soit à mon adresse à Rambouillet, soit par téléphone : numéro d’un poste fixe à me communiquer)

N’hésitez pas à me contacter pour que je vous indique l’itinéraire le plus pratique et le plus rapide pour arriver chez moi sans encombre. Je suis à 30 mn de Paris-Montparnasse par le train et à 3 mn à pied de la gare de Rambouillet.

Tél. 01.34.83.36.31

sylvietribut@club-internet.fr

Faites d’ores et déjà connaissance avec moi en vous rendant sur mon site :

http://www.sylvie-tribut-astrologue.com

Enfin, outre une clé USB, vous pouvez apporter une cassette audio,je possède toujours un magnétophone. Mais peut-être avez-vous votre propre enregistreur, pour enregistrer notre entretien. Comptez 1 h 30 environ.

A bientôt le plaisir de faire votre connaissance.

 lunaison 

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DANS LE BESTIAIRE DU CAPRICORNE… LA DINDE ET L’OIE DU MENU DE NOEL

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 23-12-2012

La dinde farcie est le plat par excellence du réveillon de Noël, non seulement en France, mais dans de nombreux pays dans le monde. Cependant, en Allemagne, c’est l’oie qui est préférée pour cette occasion. D’ailleurs, avant que n’apparaissent en Europe la dinde, il a toujours été de tradition de festoyer à Noël avec un plat à base de volaille, essentiellement l’oie, car elle représente l’oiseau solaire en cette période de solstice. Elle garantissait ainsi la protection du soleil à celui qui en mangeait.

La dinde n’a pas toujours existé sous nos climats. Il faut se souvenir qu’elle fut ramenée d’Amérique par les colons espagnols et son intérêt gastronomique fut reconnu en Europe vers 1570 où elle s’y imposa. Le nom de « dinde » vient de « poules d’Inde » comme les colons les avaient baptisées croyant revenir d’Inde. La dinde remplaça l’oie au menu de Noël car elle représentait un volatile exotique qui, du fait de sa rareté, était dégusté en temps de grandes fêtes. En France, la première dinde aurait été servie lors du banquet de noces du roi Charles IX en 1570. La première dinde à être mangée au cours d’un repas de Noël l’aurait été à la table du souverain du Saint-Empire, l’Empereur Charles VII.

La dinde apparaît comme très moderne par rapport à l’oie puisque les premières tentatives de domestication pourraient dater de 5000 ans. L’oie était un mets de choix chez les Egyptiens, les Grecs et les Romains. Elle était préférée au poulet dans de nombreuses régions car elle exige de moindres quantités de nourriture et possède une chair savoureuse. Elle était également appréciée pour son duvet de très bonne qualité, ainsi que pour ses plumes que les scribes utilisaient.

La frugalité de cet animal qu’on est obligé de gaver puisqu’elle ne le fait elle-même nous fait bien sûr penser au Capricorne. Mais plus que le signe en lui-même, c’est à Mars en Capricorne qu’on pense lorsqu’on observe l’organisation d’aspect militaire de ce volatile. Se souvenir que Mars est exalté dans le signe. En effet, les oies sauvages volent toujours en formation de chevrons et les oies domestiques avancent en file unique. Les oies semblent obéir à une organisation invisible. C’est sans doute pourquoi les oies sont associées aux déesses de la destinée.

 

L’oie est l’animal dédié aux déesses Vénus/Aphrodite et Némésis. Celle-ci était la fille de Nyx, la Nuit. Elle personnifiait la vengeance divine. Elle châtiait les crimes et punissait aussi les amants cruels. Elle était la fille d’Océanos et avait quelque chose de la beauté de Vénus. Zeus/Jupiter tomba amoureux d’elle et la poursuivit sur la terre et dans la mer ; mais pour lui échapper, Némésis se transforma en une multitude d’animaux, et même en poisson. Finalement, elle prit la forme d’une oie, mais Jupiter devint cygne et s’unit à elle. Némésis pondit un œuf d’où sortit Hélène qui fut cause de la guerre de Troie.

 

Némésis – Alfred Rethel

Selon une variante différente, Vénus trompa Némésis en revêtant la forme d’un aigle et fit semblant de poursuivre Jupiter métamorphosé en cycge ; ce dernier se réfugia dans le sein de Némésis et lorsque celle-ci s’endormit, le dieu s’unit à elle. Puis, elle pondit un œuf.

D’après certaines traditions, les constellations du Cygne et de l’Aigle furent placées au firmament pour commémorer l’exploit de Jupiter. L’œuf de Némésis fut trouvé par un berger, qui n’était peut-être que Mercure en personne, quoi qu’il en soit il apporta l’œuf à Léda, la femme de Tyndare. Léda éleva Hélène une fois qu’elle fut sortie de l’œuf. On racontait aussi que Léda elle-même, et non Némésis, avait pondu l’œuf.

 

Les oies du Capitole – Musée Archéologique d’Ostia – Bas-relief

Dans l’Histoire, les oies connurent leur heure de gloire. En effet, elles se firent remarquer en avertissant les Romains lorsque les Gaulois de Brennus tentèrent d’escalader le Capitole. Tite-Live raconte l’épisode des oies sacrées du temple de Junon qui sauvèrent Rome par leurs cris. Cela se passait vers 390 avant Jésus-Christ. A partir de cet épisode des oies consacrées à Junon étaient entretenues par l’Etat au Capitole, sous la responsabilité des censeurs. Afin de commémorer l’événement, les Romains organisaient une procession annuelle et une oie sacrée était transportée sur une luxueuse litière pendant que des chiens étaient crucifiés vivants sur des poteaux de sureau le long du trajet. Les chiens payaient ainsi leur négligence pour n’avoir pas aboyé alors que le Capitole était menacé par les envahisseurs gaulois.

Chez les Romains, l’oie était associée au culte de Minerve, déesse guerrière, l’Athéna grecque sortie casquée et armée de la cuisse de son père Jupiter.

Aujourd’hui encore bien des éleveurs de canards et autres volailles mettent quelques oies dans leur basse-cour. Elles sont les seules à alerter en cas de visite d’un prédateur, voire même de le mettre en fuite.

Les oies de Meïdoum en Egypte, sont une des plus anciennes représentations d’oies. Quant à Aphrodite/Vénus, elle a plusieurs fois été représentée sur un char tiré par des oies blanches ou par des cygnes. Cependant, chez les anciens Grecs, l’oie ou le cygne sont porteurs de la même symbolique. Chez les Gaulois, c’est Belisama qui est représentée chevauchant une oie. L’oie est avec le cygne l’un des véhicules du dieu hindou Brahmâ, le dieu-Créateur, né dans un œuf d’or rayonnant de lui-même.

En Chine, l’oie est considérée comme un principe yang qui illumine la nature. Dans certaines régions de Chine, l’oie symbolise le mariage et le mari doit offrir une oie lors de la signature du contrat de fiançailles.

Le mot « oie » dérive du bas-latin « auca ». « Auca » serait une contraction de « avica » dérivé de « avis » qui signifie « oiseau ». La forme « oie » est régionale. La forme normale en ancien français était « oue ». Ainsi, à Paris, la rue aux Ours ne serait qu’une fausse étymologie de la rue aux Oues, c’est-à-dire la « rue des Oies ». Cette origine se retrouve également dans l’italien et le catalan « oca », ainsi que dans le gascon « auca ».

Une fable d’Esope raconte l’histoire d’un fermier qui possédait une oie qui pondait des œufs d’or. Il décida de la tuer afin de posséder tous les œufs d’or à la fois et c’est ainsi qu’il perdit la source de sa richesse. La Fontaine reprend la même histoire avec un autre volatile dans « La Poule aux œufs d’or ».

 

Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson

Le roman « Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède » est un roman qui décrit le voyage d’un enfant réduit magiquement en taille qui est emporté par le jars de la ferme. Il accompagne ainsi un troupeau d’oies sauvages à travers toute la Suède dans leur migration vers la Laponie.

Au Moyen Age, la patte d’oie était un symbole magique. Cependant, les lépreux devaient porter une patte d’oie jaune comme symbole d’impureté. Ainsi, on peut en conclure que la Reine Pédauque était une reine lépreuse, puisque « pé d’auca » se traduirait par « pied d’oie ». Le roman « La rôtisserie de la reine Pédauque » en est une illustration.

 

Jeu de l’Oie

Enfin, le jeu de l’oie était à l’origine un ancien jeu de divination. Le jeu du Monopoly en serait la version moderne.

La ville de Visé, en Belgique, dans la province de Liège, est surnommée la « Cité de l’Oie » et ses habitants, qu’ils appartiennent ou non à la « Confrérie de la Délicieuse Oie du Gay Savoir en Bien Manger » y préparent traditionnellement « l’oie à l’instar de Visé ». Ils font cuire cette volaille dans un bouillon de légumes qui sert ensuite de fond pour une sauce à l’ail. Ensuite, l’oie sera découpée et les morceaux de cuisse seront panés et poêlés, comme d’ailleurs les morceaux de poitrine, pour être ensuite dressés et servis avec la sauce.

Dans l’Europe du nord, c’était de tradition que de manger une oie à la Saint-Martin, à savoir le 11 novembre, dans cette période où les oies sont les plus grasses. Une légende raconte que Saint Martin-de-Tours pour éviter d’être nommé évêque s’était caché parmi les oies. Malheureusement, il fut trahi par leur caquètement.

 

Sarlat-la-Caneda – Place du Marché aux Oies

Il existe à Sarlat-la-Caneda une place du marché aux oies. Ce fut un lieu de foires jusqu’au XIXe siècle. De cette époque datent les trois oies de bronze du sculpteur animalier François-Xavier Lalanne qui ornent cette place. Elles sont devenues aujourd’hui les figures emblématiques de Sarlat. Impossible désormais de passer à côté de l’oie blanche, mascotte de la région qui fait partie de l’identité gastronomique de Sarlat-la-Caneda.

Tous les ans, depuis l’an 400, se déroule à Orvieto, charmante ville d’Ombrie, aux confins du Latium et de la Toscane, le Palio de l’Oie. Le blason de la ville d’Orvieto est un bouclier partagé en quatre, représentant les quatre symboles de la ville : la croix, l’aigle, le lion et l’oie. La croix symbolise la fidélité, l’aigle représente la domination romaine, le lion est celui de Florence, quant à l’oie elle rappelle les oies du Capitole qui sauvèrent Rome de l’invasion gauloise.

 

Le blason d’Orvieto

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Editions Seghers – Collection Marabout

Les Mythes Grecs – Robert Graves – Librairie Fayard 

 

 

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DANS LA SYMBOLIQUE DU CAPRICORNE… LES SANTONS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 23-12-2012

C’est dans l’Evangile de Saint Luc qu’on trouve pour la première fois l’évocation d’une crèche, où l’enfant Jésus fut déposé après sa naissance. Il s’agissait en fait d’une mangeoire dont le mot latin est « cripia » qui a donné le mot « crèche ». Ce fut ainsi que l’étable toute entière fut associée à cette crèche. Il est plus que probable qu’il s’agissait d’une grotte aménagée en étable, grottes très présentes dans la Palestine de l’époque. La grotte, la caverne sont des lieux saturniens et donc Capricorne…

 

Les Santons de la Crèche

Il faudra cependant attendre le IIIe siècle pour que les Chrétiens viennent vénérer une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu qui vit naître le Christ. Quant à la tradition de la crèche de Noël, elle ne trouve son origine qu’au Moyen Age. L’idée de recréer la crèche à cinq personnages serait le fait de Saint François d’Assise, une nuit de Noël 1223. Il mit en scène la nativité dans une grotte distante de quelques kilomètres de Greccio pour y organiser sa première crèche vivante.  Ce sanctuaire de Greccio, se trouve sur les pentes de Monte Lacerone, dans les Apennins. C’est un couvent franciscain construit au-dessus de la grotte choisie par François pour une reconstitution de la Nativité.

Greccio est une petite commune italienne d’environ 1600 habitants, située dans la province de Rieti, dans le Latium, c’est-à-dire province de Rome, en Italie centrale. Le village surplombe la rivière Velino et se trouve à environ 16 km de Rieti. Un document ancien mentionne l’existence d’un bourg avec un château portant le nom de Grecce ou Grezze, ce qui laisse penser à un lien possible avec la Grèce.

 

Le Sanctuaire de Greccio

C’est donc ici, dans ce village que François d’Assise, eût l’idée d’organiser la première crèche vivante. Et il avait une bonne raison de le faire. En effet, de nombreux Chrétiens de la région se perdaient dans l’aventure du pèlerinage à Bethléem et Jérusalem, territoire contrôlé alors par les Turcs. François d’Assise, pour les détourner d’un pèlerinage trop risqué en Terre Sainte, décide de créer un « Bethléem » en Italie.

On déposa dans une crèche remplie de paille un bébé, un bœuf et un âne lui tenant compagnie. La nouvelle se répandit au bourg proche et les villageois arrivèrent avec chandelles et cierges. Un frère franciscain célébra la messe et François ému jusqu’aux larmes prononça un sermon. Ce récit en est fait par Thomas de Celano, le biographe du saint.

 

Giotto – La Crèche

Le lien avec les santons est très facile à faire. La mère de François d’Assise était originaire de Tarascon. C’est d’ailleurs pourquoi le prénom de son fils évoque la France et le père de François qui était marchands de tissus venait souvent en France pour s’approvisionner en belles toiles. Cette crèche vivante fit beaucoup parler d’elle et passant facilement la frontière franco-italienne. La crèche vivante donna naissance à une tradition qui s’est perpétuée, mais les « acteurs » furent remplacés par des personnages en bois, en cire, en carton pâte, en faïence et même en verre. Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.

La première crèche connue fut celle créée à Marseille, en 1775 par un dénommé Laurent. Elle était constituée de mannequins articulés, vêtus de costumes locaux. Pour y ajouter un brin d’exotisme, le créateur avait placé dans la crèche des girafes, des rennes et même des hippopotames.

Quant au premier santonnier connu, et dont on possède encore les moules, s’appelait Jean-Louis Lagnel.

 

Les moules à santons de Jean-Louis Lagnel

Les santons de Provence sont de petites figurines en argile, très colorées, représentant, dans la crèche de Noël, la scène de la Nativité avec l’enfant Jésus, la Vierge Marie, Saint Joseph, avec bien sûr l’âne et le bœuf censés réchauffer l’enfant avec leur souffle. Puis arrivèrent les bergers, les Rois Mages, ainsi que toute une série de petits personnages représentant les habitants d’un village provençal avec leurs métiers traditionnels. Chacun était muni de son présent pour l’enfant Jésus et faisant route à travers un paysage comportant traditionnellement une colline, une rivière avec un pont, des oliviers, vers l’étable surmontée de l’étoile qui guidera les Rois Mages. Ces « santoun » ou « petits saints » avaient été créés pour qu’une crèche de Noël puisse fleurir dans l’intimité du foyer de chaque famille provençale. Il faut dire que la Révolution française était passée par là et avait entraîné la fermeture des églises et la suppression de la messe de minuit. Aussi, les représentations publiques de la nativité devinrent-elles très discontinues.

Ce n’est qu’en 1803, peu après le Concordat, que la première Foire aux santons fut inaugurée à Marseille. Elle s’y tient toujours, de fin novembre au début janvier de chaque année, en haut de la Canebière, artère principale de la ville qui débouche sur le Vieux Port.

Si la grotte nous plonge dans le monde dépouillé, austère et rocheux du Capricorne, le petit monde de la crèche est tout à fait évocateur du signe. La matière même des santons, cette argile dont ils sont faits, est bien la terre du Capricorne. Le petit peuple de villageois, leurs activités modestes, leurs métiers souvent ingrats et peu rémunérateurs entrent tout à faire dans la symbolique saturnienne. Jusqu’aux animaux souvent aimés et protégés par les saturniens. Reste les Rois Mages est leur aspect royal, mais qui n’ont pas hésité à poursuivre leur route difficile après leur visite à Hérode. Il faut dire qu’ils étaient astrologues et que la seule vue de l’étoile leur assurait qu’ils étaient dans le bon chemin… Dame Uranie les conservant dans leur indépendance d’esprit, la liberté d’aller et venir, tout en leur apportant la persévérance dans le but poursuivi… Mais le Verseau n’est-il pas depuis toujours sous l’influence de Saturne…

 

 

Pour vos cadeaux de Noël, pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, pour un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ECHECS ET ECHIQUIER

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-12-2012

Il faut considérer, dans l’important symbolisme du jeu d’échecs, d’une part, le jeu lui-même, d’autre part, le damier sur lequel il se déroule.

Le symbolisme du jeu, originaire de l’Inde, se rattache manifestement à celui de la stratégie guerrière et s’applique, comme aussi le récit de la Bhagavad Gîtâ, à la caste des Kshatriya. Il s’y déroule un combat entre pièces noires et pièces blanches, entre l’ombre et la lumière, entre les Titans (asura) et les Dieux (deva). Le jeu de tablettes entre le roi Wou-yi et le Ciel était un combat entre le hibou et le faisan : l’enjeu de la bataille est, dans tous les cas, la suprématie sur le monde.

 

Joueurs d’échecs en Inde

Car l’échiquier est une figure du monde manifesté, tissé d’ombre et de lumière, alternant et équilibrant yin et yang. L’échiquier sous sa forme élémentaire, c’est le mandala quaternaire simple, symbole de çiva transformateur, équivalent aussi du yin-yang chinois. L’échiquier normal à 64 cases (64 = chiffre de la réalisation de l’unité cosmique), c’est le Vastupurushamandala, qui sert de schéma à la construction des temples, à la fixation des rythmes universels, à la cristallisation des cycles cosmiques. L’échiquier est donc le champ d’action des puissances cosmiques (Burckhardt), champ qui est celui de la terre (carrée), limitée à quatre orients. Bien entendu, le mandala étant le symbole de l’existence, le combat des tendances dont il s’agit est transposable à l’intérieur de l’homme.

En outre, le jeu met essentiellement en action l’intelligence et la rigueur. L’art du joueur participe donc de l’Intelligence universelle (Virâj), dont Vastu-mandala est encore un symbole. La domination du monde par la participation à Virâj est un art de kshatriya ; c’est l’art royal (Bura, Sure, Grad, Gues).

Le jeu d’échecs, littéralement « intelligence du bois » dans toutes les langues celtiques (irlandais : idchell, gallois : gwyddwyll, breton : gwezboeli) est pratiqué par le roi pendant un tiers de la journée, disent certains textes. Le partenaire est toujours un prince ou un haut dignitaire, jamais un personnage d’humble condition. Quand il y a un enjeu, il est de grand prix : le roi d’Irlande se voit ainsi enlever sa femme Etain par le dieu Midir, pour avoir perdu une partie, dont il avait imprudemment laissé libre le choix de l’enjeu. En fait, le jeu d’échecs symbolise, dans le domaine celtique, la partie intellectuelle de l’activité royale à des fins qui n’ont rien à voir avec la morale.

 

Le Joueur d’Echecs – Photo de René Maltête

Le jeu d’échecs apparaît dans le sud de l’Europe à partir du Xe siècle. Il est vraisemblablement issu du « chaturanga », un jeu très similaire datant du VIe siècle et originaire de l’Inde. Les règles telles que nous les connaissons aujourd’hui se fixent à partir du XVe siècle.

Le jeu d’échecs est l’un des jeux de réflexion les plus populaires au monde. Et depuis son introduction en Europe, il jouit d’un prestige et d’une aura particuliers. Il a d’ailleurs très largement inspiré la culture, en particulier la peinture, la littérature et le cinéma. En France, on le surnomme « le roi des jeux » ou encore « le noble jeu ».

Depuis les origines du jeu, on organisa des compétitions. On en retrouve trace à la cour d’Haroun Ar-Rachid au VIIIe siècle. Cependant, le premier tournoi de l’ère moderne eut lieu à Londres, en marge de l’Exposition universelle de 1851 et depuis 1999, le jeu d’échecs est reconnu comme sport olympique.

 

Le Jeu du Roi ou le Roi des Jeux

ECHIQUIER

Jeu des rois, roi des jeux… L’échiquier symbolise la prise de contrôle, non seulement sur des adversaires et sur un territoire, mais aussi sur soi-même, car la division intérieure du psychisme humain est aussi le théâtre d’un combat. Que de qualités ne faut-il pas déployer à ce jeu ! L’échiquier symbolise aussi l’acceptation et la maîtrise de l’alternance, ainsi que l’observe Roger Caillois, « alternance des cases blanches et noires, comme sont les jours et les nuits, alternance d’enthousiasme et de contrôle, d’ivresse et de retenue, mais surtout parce que sur une telle étendue absolument cohérente, il n’est aucune pièce qui n’ait de répercussion sur les autres »… N’est-ce pas l’image des actes qu’accomplit un être humain sur l’échiquier de ses moyens et de ses ambitions ? Et le symbole des relations innombrables, des multiples rapports de force, qui peuvent se déployer dans un seul ensemble ?

 

La partie d’échecs de Marostica en Italie

PARTIE D’ECHECS A CIEL OUVERT EN ITALIE

A Marostica, petite ville italienne de la province de Vincenza en Vénétie, se tient la célèbre partie d’échecs vivante dont l’origine remonte à l’année 1454. Les pièces de l’échiquier sont des personnes en costume du XVe siècle, avec accessoires et chevaux. Le reste de l’année, on peut admirer les costumes dans un petit musée.

Il faut savoir que le cœur de Marostica est un ensemble médiéval merveilleusement bien conservé, entouré d’une enceinte reliant le château supérieur au château inférieur. C’est sur la place du château, Piazza Castello, devant le château inférieur, que se déroulent touts les deux ans cette fabuleuse et fastueuse partie d’échecs. Elle fait référence à l’histoire de deux nobles guerriers, Rinaldo d’Angarano et Vieri da Vallonara qui, tous les deux, étaient amoureux de la belle Lionora. Le père de celle-ci, le châtelain de Marostica, Taddeo Parisio, interdit aux deux prétendants de se battre en duel comme le voulait l’usage de l’époque et leur ordonna de jouer une partie du noble jeu d’échecs. Ce père pragmatique décida que le vainqueur de la partie pourrait alors épouser la belle Lionora, tandis que le perdant épouserait sa sœur cadette Oldrada. L’histoire ne dit pas s’ils furent heureux en ménage…

 

Cavalier d’ébène et Cavalier d’ivoire – Voilà bien un jeu dans la symbolique du Sagittaire

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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DANS LE BESTIAIRE DU SAGITTAIRE… LE CERF

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 14-12-2012

Dans la mythologie gréco-romaine, le cerf est associé à Artémis, qui dirige avec des rênes d’or des cerfs attelés à son char. Cependant, c’est dans l’univers celte que le cerf prend toute son importance ; Cernunnos, la divinité gauloise qui porte sur le crâne des bois de cerf, est souvent représenté comme maître des fauves, accompagné d’un serpent. Et pourtant, dans les traditions populaires le cerf est considéré comme un exterminateur des serpents. Les Gaulois employaient des talismans en bois de cerf tandis que les cerfs sont découverts ensevelis avec des chevaux en l’honneur des défunts illustres dans des fouilles faites en Suisse alémanique. Signalons aussi qu’en Bretagne, Saint Edern est représenté chevauchant un cerf.

 

Cernunnos – Divinité gauloise – Pilier des Nautes –  

Musée National du Moyen Age – Thermes de Cluny – Paris

En Irlande, le héros du cycle ossianique primitif s’appelle « faon », « petit cerf » (Oïssin), tandis que la chasse aux cerfs était l’occupation principale des Fenians, ces héros légendaires qui, du 1er mai au 1er novembre, accomplissaient des prouesses dans les forêts. L’autre semestre, de novembre à mai, ils s’établissaient dans les villes et défendaient l’île de ses ennemis.

La cérémonie de la Horn Dance, dans le Staffordshire, où paraissent dans une procession et une danse rituelle des hommes couronnés de bois de cerfs, est peut-être un ultime souvenir de cette importance symbolique de l’animal qui se lance avec agilité à la poursuite des âmes s’il ne représente l’âme fugitive lui-même.

Saint Patrick, évangélisateur de l’Irlande, et ses compagnons se métamorphosent en cerfs pour échapper à leurs persécuteurs païens.

Royal… le cerf

Par ses bois qui chaque année repoussent entièrement et s’accroissent d’un andouiller, le cerf, qui ainsi semble porter sur sa tête un arbre de vie, en est venu à symboliser les facultés de renaître et de croître. Il symbolise ainsi la fécondité, les rythmes de croissance et les renaissances. On retrouve ces valeurs aussi bien dans les ornements des baptistères chrétiens que dans les traditions musulmanes, altaïques, Maya, Pueblo…

Les Indiens d’Amérique manifestent dans des danses et dans leurs cosmogonies ce lien du cerf et l’arbre de vie. L’effigie sacrée du Dieu Soleil des Hopis, Pueblos de l’Arizona, est taillée dans une peau de daim. Au XVIe siècle, les Indiens de Floride, lors de la célébration de la fête du Soleil, au printemps, un poteau était érigé au sommet duquel on élevait la peau d’un cerf arrachée à un animal capturé en cérémonie ; auparavant, on l’emplissait de végétaux pour lui donner forme et on la décorait de fruits et de plantes suspendus. Cette image était orientée vers le Soleil levant et la danse se tenait autour d’elle accompagnée de prières pour une saison d’abondance. Une coutume analogue pour la fête du printemps existe chez les Timucua.

Le cerf est aussi l’annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour. Il existe un chant des Indiens Pawnees en l’honneur de la lumière du jour : « Nous appelons les enfants. Nous leur disons de s’éveiller… Nous disons aux enfants que tous les animaux sont éveillés. Ils sortent des gîtes où ils ont dormi. Le Cerf les conduit. Il vient du sous-bois où il demeure, menant ses petits vers la Lumière du Jour. Nos cœurs sont joyeux ».

En Europe, au Moyen Age, il était de coutume de coudre les corps des grands seigneurs morts dans la peau d’un cerf, ce qui fait de lui un animal psychopompe. Dans d’autres cultures, l’animal, investi d’une valeur cosmique devient médiateur entre la terre et le ciel, image du soleil nouveau. Messager divin, il évoque aussi le don mystique du Christ, représenté avec une croix entre ses bois.

Souvent associé à la licorne, le cerf est le symbole du Mercure philosophale tandis que le cerf ailé représente dans les traditions ésotériques un niveau élevé de spiritualité. Enfin, dans le Cantique des Cantiques biblique, le cerf et la gazelle représente les époux divins.

 

Dagobert 1er chassant le cerf – Miniature du Moyen Age

Toujours au Moyen Age, le cerf était un animal à la charge symbolique particulièrement forte. A l’égal de l’ours ou du lion, il faisait partie des royautés animales. Des auteurs tels Bède le Vénérable ou même Raban Maur en font l’image du chrétien, de l’homme innocent, pur et saint. La légende de l’invention des reliques de Saint Denis, trouvées par Dagobert sur les indications d’un cerf envoyé par la Providence renforce cette idée. Les hagiographes de Saint Hubert ou de Saint Eustache l’associent plus particulièrement au Christ, apparu en croix à ces deux saints entre les bois d’un cerf. Divers parallèles sont établis en ce sens par les lettrés du Moyen Age. Les livres de vénerie insistent ainsi sur le fait que le cerf est un animal destiné à être sacrifié au terme d’un rituel précis, comme le Christ a été rituellement sacrifié. De même, les bois du cerf, repoussant chaque année après être tombés, apparaissent comme des images de la résurrection. Le cerf à la robe d’un blanc immaculé devient un véritable symbole christique.

Cette association explique le succès de cet animal auprès des rois souhaitant démontrer leur piété. Richard II d’Angleterre choisit ainsi le cerf blanc couché sur une prairie que l’on voit au dos du diptyque Wilton comme emblème personnel. C’est néanmoins auprès des rois de France du XVe siècle que le cerf trouve les plus fidèles dévots. Si le cerf fait discrètement partie de vocabulaire traditionnel de la monarchie, c’est Charles VI qui, le premier, donne à cet animal une réelle importance dans le bestiaire royal, sous la forme d’un cerf ailé, parfois appelé « cerf volant » ou « cerf de justice ». Philippe de Mézières introduit ainsi ce thème dans « le Songe du Viel Pèlerin », décrivant le roi comme un « noble cerf ailé », image du Christ sur Terre. Cette comparaison aura un immense succès pendant tous le XVe siècle. Son fils, le contesté Charles VII, reprend cette symbolique pour affirmer sa légitimité et sa filiation, faisant souvent représenter ses armoiries tenues par deux cerfs blancs ailés portant une couronne autour du cou.

 

Le cerf blanc ailé

Louis XI, peu enclin à la pompe symbolique et à la célébration allégorique de son pouvoir, délaisse quelque peu les cerfs qui seront de nouveau à l’honneur sous Charles VIII et Louis XII. Celui-ci est le dernier à être chanté comme le cerf de France, François 1er et successeurs abandonnant totalement ce symbole. Pendant toute cette période, les cerfs ailés font partie du répertoire iconographique de la monarchie, abondant dans les tapisseries, les manuscrits et les décors monumentaux. Certains princes, comme Pierre II de Bourbon suivent la mode et adoptent également cet animal.

Enfin, certaines œuvres d’art, inspirées par le tempérament mélancolique attribué au cerf, présentent l’animal d’une façon émouvante au terme de la chasse : atteint d’une flèche, il tient encore dans sa bouche une herbe de laquelle il espérait en vain la guérison ; mais son mal est sans remède, ce que confirme souvent l’inscription « Malum immedicabile ». Est-ce de la compassion pour l’animal mourant ou le pressentiment de sa propre mort ?

Des écrivains et des artistes ont fait du cerf un symbole de prudence, parce qu’il fuit dans le sens du vent qui emporte son odeur et aussi parce qu’il reconnaît d’instinct les plantes médicinales. Symbole aussi d’ardeur sexuelle, il est présent près du couple d’Aphrodite/Vénus et d’Adonis, près de Suzanne au bain, épiée par les vieillards.

 

La lyre d’Erato – Filippino Lippi

Le cerf représente aussi, parmi les cinq sens, l’ouïe parce que, les oreilles dressées, il ne peut être approché sans qu’il entende le bruit. Il symbolise également la poésie lyrique parce qu’il se trouve auprès de la muse Erato qu’il aime, et puis encore de la musique au point de se coucher pour l’écouter et parce que ses bois sont en forme de lyre.

Dans l’art bouddhique, le cerf renvoie au Parc aux cerfs où Bouddha exposa son premier sermon, et symbolise l’humilité et la vivacité de l’élève idéal.

Le cerf ailé peut signifier la promptitude dans l’action. Mais si l’on interprète l’image en fonction de la symbolique de l’aile, c’est toute la symbolique du cerf qui se trouve alors élevée au niveau de la spiritualité : la prudence du saint, l’ardeur à s’unir à Dieu, l’attention à la parole et au souffle de l’Esprit, la sensibilité à la présence de Dieu.

 

Bibliographie

Fêtes et Croyances Populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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LES GORGES DU SAGITTAIRE EN ITALIE

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 10-12-2012

Est-ce la profondeur spectaculaire de ces gorges, est-ce la majesté des montagnes environnantes qui évoquent le royaume des Titans dont Jupiter était l’un des frères, qui ont valu à une rivière de l’Italie centrale, dans la province des Abruzzes, ce nom de Sagittaire. Ou bien, est-ce parce que cette rivière voyage de petites villes en petites villes à l’image du globe-trotter qu’est le Sagittaire ?

Cette rivière Sagittaire prend sa source au Lac de Scanno dont il fait partie intégrante, à une altitude de 1 930 mètres ; en amont du lac elle ne s’appelle d’ailleurs que « Torrente Tasso ». Des eaux turquoises ruisselant des Apennins voisins forment de petits lacs au fond des gorges du Sagittaire. Ensuite, le débit du Sagittario alimente une centrale électrique, construite en 1920, d’une puissance de 20 MW.

 

Le Gole del Sagittario – Les Gorges du Sagittaire – Abruzzo – Italia

La réserve naturelle des gorges du Sagittaire se trouve entre le parc de la Maiella dont le sommet atteint 2 793 mètres, celui du Gran Sasso encore plus haut avec ses 2 912 mètres d’altitude et le parc du Sirente-Velino. Cette réserve s’étend sur 450 hectares ; elle est parcourue par des sentiers pédestres aménagés pour une découverte de la faune et de la flore. On se trouve au cœur d’épaisses forêts de hêtres, arbres fabuleux qui font partie de l’univers jupitérien. Le tronc lisse du hêtre, à l’écorce gris acier, n’est pas sans rappeler une patte ou une trompe d’éléphant, le grand animal du bestiaire de Jupiter. La taille et la puissance du hêtre le place avec le chêne parmi les grands arbres des forêts, dans le monde imposant et majestueux de Jupiter. Le hêtre mesure jusqu’à 35 m de haut.

 

Le parcours du Sagittaire 

La région des Abruzzes s’étend du cœur des Apennins jusqu’à la mer Adriatique, une grande partie du territoire est donc montagneuse et sauvage et il n’est pas rare d’y rencontrer des ours et des loups. En haute montagne, parmi les sommets préservés et les parois rocheuses, on trouve de petites localités touristiques et des territoires équipés pour le ski et les sports d’hiver.

Mais, revenons à la rivière et voilà notre Sagittaire traversant de petites villes charmantes aux noms évocateurs : Anversa degli Abruzzi, Bugnara, Corfinio, Pratola, Peligna, Prezza, Roccacasale, Scanno, Sulmona, Villalago et Popoli… et puis qui court se jeter dans une autre rivière l’Aterno, près de Cocullo, un autre village surprenant, davantage dans la symbolique Scorpion puisqu’ici on voue un véritable culte aux serpents.

 

Anversa degli Abruzzi – Italie

Le village d’Anversa degli Abruzzi ne compte que quelques 390 habitants, mais son histoire et son charme lui ont valu de recevoir le label des « Borghi più belli d’Italia », les bourgs les plus beaux d’Italie. Cette commune fait également partie du « Parc littéraire Gabriele d’Annunzio », célèbre auteur du XXe siècle, natif de la région et symbole de l’héritage culturel du village qui a ainsi pu rayonner malgré sa très petite taille. Et c’est ainsi qu’Anversa degli Abruzzi s’est jumelée avec Illiers-Combray, petite bourgade d’Eure-et-Loir, en France cette fois, devenue célèbre grâce à Marcel Proust. C’est en effet à Illiers-Combray qu’habitait sa tante Léonie et c’est auprès d’elle que l’écrivain prit le goût des madeleines.

C’est ainsi que les deux communes ont eu la volonté de rapprocher leur histoire : Marcel Proust, côté français, et Gabriele d’Annunzio, côté italien, sont tous les deux des écrivains célèbres.

 

  

 

 

 

 

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LA MAISON IX DU THEME ASTRAL… LA MAISON SAGITTAIRE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 08-12-2012

La Maison IX est en analogie avec le neuvième signe, le Sagittaire. C’est une Maison de Feu, gouvernée par Jupiter. C’est une Maison Mutable suggérant que rien n’est fixé pour toujours, que des alternatives existent.

Cette Maison IX est indissociable de la Maison III. En effet, comme on l’a déjà vu, à partir de la Maison VII, on n’appréhende plus les choses dans le seul sens de la Maison concernée, mais on prend en compte l’axe dans lequel elle s’inscrit. On parlera donc ici de l’Axe III/IX.

 

Le Zodiaque et les douze Maisons Astrologiques – L’Axe Maison III/Maison IX

La Maison III est liée à la communication et à l’échange, la Maison IX représenterait donc une sorte d’octave supérieure des symbolismes de la Maison III. Les jeux intellectuels de la Maison III deviennent quête, joutes ou aventure spirituelle avec la Maison IX.

Avec la Maison III, on parlait de petits déplacements. Avec la Maison IX, l’image qui vient à l’esprit est qu’on « décolle » et la distance est décuplée. On y devient comme « frère de ses flèches », sans espoir de retour au port.

Amusement, passe-temps, récréation, plaisir, plaisanterie, calembours et jonglerie, on était alors dans le domaine de la Maison III qui implique aussi bien l’adresse que l’habileté et le jeu de mots. En face, avec la Maison IX, il s’agit d’autres jeux, plus dangereux, dans lequel on trouve les jeux d’argent ou le hasard défi l’absurde : jeux de cartes ou jeux d’échecs, loteries et casinos avec roulette et chemin de fer… Tous ce qui invite à connaître le frisson du risque.

 

Les Joueurs d’échecs – Daumier

En quelque sorte la Maison IX est la Maison de la démesure. Là où en Maison III on s’amuse, en Maison IX, on fait la fête. Avec la Maison III, on évolue dans monde de copains avec qui on a plaisir à discuter et échanger des idées. Avec la Maison IX, c’est cent personnes qu’on invite et on met les petits plats dans les grands, quand on ne rêve pas de jongleurs et de ménestrels dans un château féodal.

En Maison IX, on se met en condition de ne plus contrôler la situation. On s’expose peut-être « parce qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Une sorte de roulette russe qui donne à l’existence du relief et du piment. En effet, pour donner du prix à la vie, il faut à chaque instant savoir qu’on peut la perdre. C’est dans ce sens que la Maison IX peut faire les vrais joueurs. Le joueur de la Maison IX s’affronte à un vertige qui n’a rien à voir avec la nature ludique de la Maison III.

Certains vont d’ailleurs jusqu’à risquer leur vie. C’est le cas de l’explorateur qui part en terre inconnue, insouciants des dangers ou des mauvaises rencontres car c’est précisément le surgissement de l’inconnu qui le fascine. Cependant, le risque ici peut tout aussi bien être intellectuel que spirituel.

Mieux vaut éviter de dire « chiche » à un Sagittaire ou à qui possède dans son thème une Maison IX importante. On se trouve alors en face de quelqu’un qui va se croire obligé de relever le défi, même s’il le sait absurde ou fou, même s’il sait qu’il devra vendre les bijoux de sa femme. Il lui faut retrouver cette drogue, cette excitation d’un danger né de l’absence de limite, de l’absence de frontière. Avec des planètes en Maison IX dans le thème natal, c’est encore et toujours, jusqu’à l’absurde, aller au-delà… « Les jeux sont faits… Rien ne va plus »… Voilà ce qui fait vibrer tout être Maison IX.

Toutefois, il est des êtres Maisons IX qui accepte cette dimension prométhéenne du destin, car si derrière les apparences, derrière le silence et le vide des espaces infinis, il y avait Dieu ? On peut alors s’entretenir avec la divinité, épouser la pensée supérieure et rencontrer son Guide spirituel, gravir la montagne, commencer l’ascension de l’homme à la conquête de Soi. Avec la Maison IX on peut partir à la conquête du Graal.

 

On peut porter également un autre regard sur l’axe Maison III/Maison IX et comprendre qu’on joue ici avec la dialectique « proximité-distance ». Ainsi, avec la Maison III nous jouons avec les proches, nous échangeons avec eux. Avec la Maison IX nous affrontons tous les problèmes de la distance, de l’éloignement, du départ, de l’étranger. Qui est cet étranger puisqu’il n’appartient pas au groupe familial comme le frère de la Maison III, mais c’est avec ceux de « là-bas » que nous allons devoir composer.

Ainsi, la présence d’une planète dans la Maison IX du thème natal se traduira par cette présence de l’étranger : le Soleil ou la Lune dans cette Maison pourront tout aussi bien évoquer son origine étrangère que son accessibilité, physique ou symbolique… un père ou une mère inaccessible, perdu, lointain, comme parti. Une Vénus en Maison IX évoque bien sûr des amours lointaines ou étrangères, mais également cette même notion d’inaccessibilité… L’autre est marié, prêtre, homosexuel, qu’importe… l’important est qu’on ne puisse l’approcher longtemps. Bien sûr cette notion de mobilité se traduit par le voyage lui-même avec la possibilité de résider à l’étranger, autrement que pour des vacances, comme c’est souvent le cas avec la Lune en Maison IX.

En fait, avec des planètes dans l’Axe Maison III/Maison IX, on part à la découverte, concrètement et intellectuellement, sans jamais admettre les frontières.

 

Le Centaure du Sagittaire

Enfin, la Maison IX est un secteur de Foi et en même temps de Désir et là réside toute sa dualité. C’est sans doute son analogie avec le Centaure, cheval de désir, archer de foi. D’où sans doute à une plus grande naïveté, une confiance plus innocente avec des planètes en Maison IX que dans la Maison III où l’intelligence se fait jeu brillant, éblouissant parfois. L’intelligence en tant que jeu avec les mots et les idées autorise tout… puisque le plaisir naît du talent à mettre les concepts en rapport les uns avec les autres, à échafauder une construction, quitte ensuite à la détruire d’un rire ou d’un geste, par provocation, pour en élaborer une autre aussitôt. Alors que l’être Maison IX joue son âme et ne sera jamais pris pour un provocateur et on le verra plutôt comme un missionnaire.

 

Thème Astral de Jean Mermoz – Né le 9 décembre 1901 – 2 heures – AUBENTON (02)

Le thème de Jean Mermoz qui illustre parfaitement cette double nature. On constate en effet l’importance de ces deux Maisons, Maison III et Maison IX et qui lui faisait dire « au lieu d’être aviateur, j’aurais pu être méhariste ou missionnaire ».

En résumé, avec des planètes en Maison III on fait de l’esprit. Avec des planètes en Maison IX, on accède au spirituel. Toutefois, il faut également constater que les Axes jouent aussi à échanger leur place et dans cet Axe III/IX plus encore qu’ailleurs, précisément parce que nous sommes dans un Axe Mutable.

 

L’Homme-Zodiaque – Enluminure – 1434

Ainsi dans l’Homme-zodiaque, les Gémeaux et la Maison III sont en rapport avec les poumons, les membres supérieurs et la main, et avec le Sagittaire et la Maison IX, l’accent est mis sur le foie, la vésicule biliaire, les hanches et les cuisses. Cependant, il peut y avoir échange de ces symboliques, passage d’un secteur à l’autre.

Par exemple, les poumons des Gémeaux/Maison III nous rappelle la symbolique de l’échange inspirer-expirer, comme les bras évoquent « l’abrazo » ou l’art de serrer l’autre sur son cœur, comme la main évoque à son tour l’Homo Faber et ses outils et donc le bricolage.

 

En face, avec le Sagittaire/Maison IX nous avons le foie, organe-usine, siège du pouvoir, de la colère mais aussi de la gourmandise. Nous sommes en analogie avec Jupiter, ses excès, sa foudre, sa volonté de puissance et de jouissance ; comme la cuisse de Jupiter en laquelle siège la force du Centaure. Ce Centaure qui court librement, qui trouve dans le sport l’occasion de se dépasser. Courir plus loin, plus longtemps que les autres… voilà un autre défi de la Maison IX.

 

Jupiter et la Corne d’Abondance – Parc du Château de Versailles enneigé

 

 

 

 

 

 

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EMBLEMATIQUE DU SAGITTAIRE… SAINT NICOLAS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 05-12-2012

Après Saint Georges un saint soldat, martial évoquant le Bélier, après Saint Michel un saint justicier portant le glaive et la balance illustrant d’ailleurs ce signe, voici Saint Nicolas, un Saint prélat puisque évêque qu’on peut classer dans le monde du Sagittaire, signe de grande spiritualité. La biographie de Saint Nicolas fait en effet apparaître un saint voyageur, généreux, d’une grande bonhommie et d’une toute aussi grande spiritualité qui fut fait évêque, dans le droit fil des prélats de la Maison IX. Les informations sur sa vie, sa personnalité et sa carrière nous sont transmises par la tradition. Il est né en 271, en Lycie, c’est-à-dire au sud-ouest de l’Asie Mineure, de parents aisés et fut élevé dans la foi chrétienne.

 

Saint Nicolas évêque de Myre

A la mort de ses parents, il distribue sa fortune aux pauvres et entreprend un voyage à Jérusalem, dans l’intention d’entrer dans les ordres. Au cours de ce périple, il accomplit son premier miracle, apaisant par ses prières une violente tempête qui menaçait le bateau et la vie de ses compagnons. Ensuite, il fut élu évêque de Myre, localité proche de sa ville natale.

Le renom de ses bonnes œuvres et de sa sainteté se répand vite et à peine est-il enterré que déjà l’imagination s’empare de la réalité et qu’il devient le héros mythique d’une extraordinaire série de légendes et de miracles : une huile parfumée jaillit de sa tombe, l’évocation de son nom calme les flots impétueux, les murs des prisons s’effondrent dès que les persécutés prient, il sauve les enfants livrés au couteau et il les sort du saloir, ou encore, il dépose des dots dans les souliers des jeunes orphelins.

 

Saint Nicolas de Myre – Turquie

En Méditerranée orientale orthodoxe, saint Nicolas acquiert une vocation maritime, succédant ainsi aux divinités marines de l’Antiquité, dont Poséidon/Neptune, maître des eaux et des séismes, non pas pour engendrer comme lui de funestes tempêtes mais pour apaiser, avec beaucoup de bonhommie, la furie des vagues. De nombreuses chapelles lui sont dédiées le long des côtes et le jour de sa fête marque le retour des bateaux au port où ils restent pendant un mois, jusqu’à la bénédiction des eaux, le 6 janvier, jour du baptême du Christ.

 

Saint Nicolas apaisant la tempête et sauvant les marins – Icône russe du XIIe siècle – Novgorod

Si, dans l’iconographie byzantine classique, le saint apparaît avec les insignes d’un haut dignitaire de l’Eglise, dans les croyances populaires il n’a pas l’aspect d’un évêque. Il est représenté comme un vieux marin, la peau tannée de sel, hâlée par le soleil et marquée par l’expérience, avec une longue barbe blanche humide d’écume ; il court sans cesse au-dessus des vagues, d’un bateau à l’autre, pour aider les marins. En cas de danger grave, il tient le gouvernail et souvent il se laisse guider par la Vierge qui partage avec lui la tâche de protéger les naufragés. Des lampes et des bateaux en argent et en or, ou encore des oliveraies et des champs qui constituent le patrimoine terrestre du saint, li sont offerts en guise d’ex-voto.

Jadis, même les pirates et les flibustiers de la mer Egée, indépendamment de leur confession, lui dédiaient une partie de leur butin afin d’obtenir sa bienveillance au cours de leurs expéditions.

Même de nos jours, l’icône de Saint Nicolas décore le pont des bateaux grecs ; selon la tradition, immergée dans les flots démontés, cette icône peut atténuer leur déchaînement. On obtenait des résultats semblables en dispersant sur les vagues des miettes de pain bénit ou encore des « kollyva », grains de blé bouillis, symboles de vie éternelle, préparés rituellement en l’honneur du saint le jour de sa fête et conservés sur le bateau, pour parer à toute éventualité.

La seule faute qui détourne la bienveillance du saint est l’oubli ou la négligence d’une promesse d’offrande faite dans un moment de danger. Il immobilise alors le bateau en pleine mer et, si le capitaine récidive, le saint peut même le pétrifier.

 

Basilique Saint-Nicolas de Bari – Italie

Jusqu’en 1087, le corps du saint reposait paisiblement dans sa tombe de Myre, malgré les turbulences historiques dans cette partie du monde. Les croisés et les marchands occidentaux s’initient à son culte. Lorsque la ville de Myre tombe aux mains des musulmans, des marins enlèvent le corps de leur patron et le transportent à Bari, en Italie méridionale. Le mausolée construit sur sa nouvelle tombe devient le centre d’un culte qui rayonne jusqu’aux villes maritimes et marchandes des côtes de l’Atlantique. La dévotion au saint se propage aussi vers la Mer Noire et, avec la christianisation des Slaves, Saint Nicolas devient le patron de la Russie. L’évêque de Myre, dans tous ses périples, conserve sa nature de thaumaturge, c’est-à-dire un  faiseur de miracles. La dévotion populaire à son égard est considérable en Occident, tant en milieu catholique que protestant. Très vite, avec des variantes vestimentaires ou rituelles selon le pays, il devient un saint patron et un personnage mythique. Mais ses attributs essentiels restent ses habits épiscopaux, une robe rouge ou lilas, la mitre et la crosse ; il porte quelquefois trois bourses d’or, il est représenté avec trois enfants tirés du saloir, et une ancre, en écho aux légendes maritimes et aux miracles qui lui sont attachés.

 

Saint Nicolas Protecteur des enfants et Patron des Bateliers – Auxerre

La diversité des « qualités » attribuées au Saint évolue au fur et à mesure de la migration de son culte de la Méditerranée orientale, où il a été instauré dès la fin du IVe siècle, vers l’Europe occidentale, où il s’implante progressivement à partir du XIe siècle. L’intégration du Saint dans les traditions locales s’est faite avec une telle flexibilité que l’on éprouve souvent une difficulté à reconnaître le même « héros » derrière plusieurs personnalités apparemment divergentes : une « divinité marine », un évêque bienfaiteur à la robe violette, le Saint Nicolas impliqué dans le jeu ambigu du bien et du mal ou encore la Santa Claus à la houppelande rouge, serviteur des enfants, précurseur du Père Noël, figures étonnantes, toutes variations d’une même tradition , mais également image double du Sagittaire entre le temporel et le spirituel, ou de Jupiter, Maître à la fois du Sagittaire et des Poissons : le prélat à la robe violette et le marin et son ancre.

 

Saint Nicolas et les trois enfants sauvés du saloir

En France, Saint Nicolas est le grand patron des bateliers et des mariniers, et des navigateurs d’une manière générale. L’histoire des trois enfants sauvés dans le saloir peut être interprétée comme une allégorie des marins sauvés du naufrage, le bac du saloir symbolisant le bateau et le sel de la mer. Tout au long des voies navigables françaises on rencontre des chapelles dédiées à Saint Nicolas qui est par ailleurs le  Saint-Patron de la Lorraine. Il est plus particulièrement fêté dans l’Est ainsi que dans le Nord de la France.

 

Bateau votif dominant une chapelle dédiée à Saint Nicolas

Bibliographie

Fêtes et Croyances Populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas      

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