L’HISTOIRE DE NEPTUNE… LE MAITRE DES POISSONS

(5.3.9 - NEPTUNE) par sylvietribut le 26-02-2014

Neptune, ou Poséidon, est un dieu étrange, aussi mystérieux que le signe qu’il gouverne, aussi porteur de contradictions. Ce n’est assurément pas sans raison qu’en astrologie il est le maître du flou, des illusions, des incertitudes mais aussi des intuitions et de la prémonition, des pouvoirs paranormaux, de l’inspiration poétique. Il est lié à l’infini, à l’éternité, comme il évoque aussi la noyade, physique ou psychique, et même la dissolution du Moi.

NEPTUNE - GIARDINO BOBOLI  - FIRENZE

Neptune – Giardino Boboli – Florence

Les origines mêmes de Neptune ne sont pas totalement claires. Il serait, dans la chronologie des Titans, antérieur à Jupiter/Zeus. On en fait parfois un fils de Rhéa et de Saturne/Cronos ; mais aussi l’époux de Gaïa et associé à la fertilité des champs. On dit encore que Rhéa aurait donné à manger à Saturne, à sa place, un poulain et confié son fils aux filles d’Océanos. L’amour des chevaux dont Neptune fait preuve viendrait-il de là ainsi que sa tendance à transformer en juments les déesses ou les mortelles qui lui inspiraient du désir ?

On sait que Jupiter, le frère aîné, s’est emparé du Ciel lors du grand partage et que Neptune reçut l’Océan. Mais il interviendra constamment dans la vie même du ciel, dans les variations climatiques ; si Jupiter manie la foudre et le tonnerre, Neptune préside aux pluies et crée les nuages qui font partie, avec les brouillards, selon Gaston Bachelard, « des concepts primitifs de la psychologie neptunienne.

LA FONTAINE DE LERNE - GUSTAVE MOREAU 

La Fontaine de Lerne – Gustave Moreau

Il est peu concevable qu’à l’origine le dieu de l’eau douce et le dieu de l’eau salée soit un seul et même dieu. Le trident de Neptune aurait à voir avec la baguette du sourcier et il nous en donne pour preuve l’intarissable fontaine de Lerne, créée d’un coup de trident lancé par Neptune sur un rocher, un jour où il décida de voler au secours de la fille de Danaos poursuivie par un satyre, bien qu’à l’exemple de son frère, il ne respecte pas toujours lui-même les jeunes mortelles, ni même les déesses, qui l’attirent. Selon d’autres sources, le trident lui servait à harponner de gros poissons.

L’eau douce serait donc d’abord du règne de Neptune, Okéanos désignant le grand réservoir d’eau douce situé aux extrémités du monde. Mais Gaston Bachelard assure que « c’est une perversion qui a salé les mers ».

Lors que Neptune défia Athéna pour la prise de possession d’Athènes, il était en effet assuré de perdre en choisissant de faire surgir une source d’eau salée, alors qu’Athéna offrira l’olivier aux habitants de la ville. On comprend alors que les Athéniens élirent Athéna comme patronne. Neptune se vengera en faisant déferler sur Athènes des vagues immenses et contraindra les Athéniennes à abandonner leur droit de vote et le nom de leur mère, interdiction également faite aux Athéniens, ce qui signera le triomphe du patriarcat. Leur adhésion à Athéna, déesse si peu féminine, si entièrement tournée vers son père, n’atténuera en rien cette évolution.

Neptune se veut un dieu tout-puissant, auquel rien ni personne ne résiste. Il n’a pas bon caractère, se montre volontiers querelleur et violent. Il ose même, ce qui est quelque peu naïf, défier son frère aîné, avec la complicité d’Héra/Junon. Jupiter déjouera le complot et punira Neptune en faisant de lui l’esclave d’un mortel, le roi Laomédon. Cependant, Neptune se venge en soutenant les Grecs contre les Troyens, au cours de la longue guerre de Troie pendant laquelle, dieux et déesses prennent parfois bien étrangement parti. Il a d’ailleurs participé à la construction des murs de la ville tout en ayant pressenti la défaite des Troyens.

NEPTUNE ET AMPHITRITE - JAN GOSSAERT

Neptune et Amphitrite – Jan Gossaert

Dieu déconcertant comme la mer, avec ses palais magnifiques au fond des eaux, il épouse Amphitrite, la fille de Nérée et de Doris, qui lui résiste quelque temps. Il lui aurait fait faire la cour, à sa place, par Delphinos. Celui-ci réussira fort bien dans sa mission puisque Amphitrite acceptera le mariage. En remerciement, Neptune placera Delphinos dans la constellation du Dauphin. D’autres pourtant prétendent que Neptune aurait fait enlever la fille du Vieux de la Mer par ses dauphins et il en aurait bien été capable. D’Amphitrite, il eut Triton, Rhodé qui a donné son nom à l’île, et Benthésicymé.

Comme Jupiter il eut d’innombrables maîtresses et on dit que de Gaïa, il eut un fils, Antée, géant anthropophage, peut-être en châtiment de cet inceste. Il séduisit Aphrodite/Vénus, son désir d’elle s’étant éveillé ne la voyant prise, avec Mars, dans le filet fabriqué par son mari jaloux, le pauvre Héphaïstos. On lui prête d’autres conquêtes, comme Méduse, très belle quoi qu’on en dise, et puis les Amazones portant un masque terrifiant pour faire reculer l’adversaire. Il y eut encore Aethra, la fille du roi de Trézène dont il aurait eu Thésée bien qu’on prête un autre père ce dernier. Et puis, Chioné et Théophane qu’il aurait changé en brebis et dont il aurait eu le fameux bélier à la Toison d’or… annonciateur du signe suivant dans l’ordre des ères et en fonction de la précession des équinoxes. Même les Harpies auraient eu commerce avec lui, ou des nymphes, telle Europe dont le fils fit partie des Argonautes et qui avait, dit-on, le pouvoir de marcher sur les eaux. Il courtisa Thétis, une Néréide, mais il eut peur d’un oracle annonçant qu’elle mettrait au monde un fils plus puissant que son père.

CONSTELLATION DU DAUPHIN 

La Constellation du Dauphin

Pauvre Amphitrite, aussi trompée qu’Héra/Junon, mais moins acariâtre, moins jalouse que l’épouse de Jupiter. Si ce n’est de la fille d’Hécate, Scylla, qu’elle changea en chien à six têtes et douze pattes, à moins que la version qui rend Circé amoureuse de Glaucos et responsable de cette transformation ne soit la bonne ! Mais ne prétend-on pas qu’Amphitrite était un peu sirène et qu’elle avait une queue de poisson ?

Neptune aspire à étendre son royaume et se montre très gourmand. Ce qui déplaît aux dieux et aux déesses, d’autant plus qu’il tente de s’approprier bon nombre de territoires qui leur sont déjà attribués. Les « affaires » litigieuses sont soumises aux dieux-fleuves, mais ils se prononcent rarement en faveur de Neptune qui « fait » un peu de persécution et affirme que les juges sont tous de parti pris contre lui. Et comme pour se venger il ne peut plus inonder leurs terres, puisque cela lui a été interdit, il se permet encore de les assécher.

LES CHEVAUX DE NEPTUNE DE WALTER CRANN

Les Chevaux de Neptune – Walter Crann

Si on peut lui contester la naissance du cheval et l’invention de la bride, chacun admet qu’il inventa les courses de chevaux. Voilà qui permet à bon nombre de « neptunien » de jouer et de se ruiner, sauf s’ils ont de la chance et de l’intuition, ce qui leur est souvent accordé.

Neptune, enfant, avait été confié par Rhéa aux neuf Telchines, fils de la Mer, dont les mains sont des nageoires. Ils ont, dit-on, peuplé la Crète. Mais Jupiter veut les détruire parce qu’ils ont le pouvoir de créer des brouillards… ces brouillard magiques si évocateurs de la nature même des Poissons qui semblent y évoluer avec délectation.

Neptune est un dieu difficile à cerner et dont le caractère ne se définit pas aisément. Il échappe. Il se cache au fond des mers, visite ses écuries sous-marines pleines de chevaux blancs immenses et fougueux comme les vagues de la mer.

NEPTUNE PLANETE ET GLYPHE 

La planète Neptune

Aux yeux des Latins, Neptune est une divinité de l’Humidité. Les Neptunalia se déroulaient en son honneur, au moment des grandes chaleurs de juillet, sous des huttes de feuillage qui dispensaient une certaine fraîcheur et où l’on pouvait retrouver l’essence même du dieu Neptune. Pourtant, il est certain que Neptune dans la religion primitive des peuples du Latium ne fut pas le dieu de la Mer. En effet, ces nations s’adonnaient à l’agriculture, à l’opposé des Grecs dont l’économie se fondait, pour le principal, sur le trafic commercial maritime. On pourrait dire que, pour les Latins, Neptune a perdu peu à peu son caractère spécifiquement italien mais a profité, en échange, des mythes concernant son homologue grec, Poséidon. Le nom de Poséidon signifie « le maître, ou le mari, de la terre », sens qui n’est pas étranger à l’épithète habituelle du dieu Gaieochos, « qui tient la terre ». Poséidon est également associé aux tremblements de terre, comme le montrent ses épithètes « enosichthon » et « enosigaios », c’est-à-dire « l’Ebranleur du sol ».

Neptune pour l’astrologue représente dans le thème de naissance, la valeur la plus floue et la plus insaisissable. Cependant, la planète confère de l’intuition, les perceptions sensibles, les dons paranormaux mais aussi l’illusion, l’erreur de jugement. Le Neptunien capte mal la réalité, en prend difficilement conscience et pourtant il est aussi le plus apte à vivre certaines expériences indicibles. Ce mystique authentique peut à tout moment se fourvoyer et se perdre ou accéder à un niveau de conscience rarement atteint par la plupart des autres. Il est exposé à subir toutes sortes d’influences. De leur qualité dépendra aussi sa propre évolution. Il erre entre deux mondes, celui qu’il rêve et qui est parfois plus réel que l’autre, celui où il est supposé vivre. Les frontières, en lui, sont fluctuantes mais il aspire, essentiellement, à accéder au divin, à la fusion sans nom, à l’acte de poésie pure.

Cependant, Neptune c’est aussi l’utopie, la folie, la perversion et l’anxiété déraisonnable. C’est pour cette raison que son domicile se place dans le signe psychique des Poissons que certains ont surnommé « l’Hôpital du Zodiaque ». Cette planète gouverne le subconscient et provoque les maladies mentales, les dépressions et les manies.

Sur le plan social, son influence marque surtout l’anarchisme et son opposé, le communisme, et les mouvements du type irrationnel ou surréaliste, ainsi que la police. Les gaz, principalement toxiques, les stupéfiants et le monde des radiations, y compris la radiologie, la radiodiffusion et la télévision, se trouvent aussi sous son influence.

Au moment de sa découverte, le 23 septembre 1846, par l’astronome Le Verrier, un natif des Poissons, Neptune se trouvait en Verseau qui traditionnellement gouverne la Russie et c’est l’U.R.S.S. qui est particulièrement marquée par son influence. Son renoncement aux aises du moment pour le bonheur de l’avenir, ses contrastes profonds, sa propagande, sa politique, ses expériences scientifiques et sociales hardies, son mysticisme, religieux ou athée, tout est fortement imprégné de l’influence neptunienne.

 NEPTUNE - Mascarons-en-terre-cuite

Bibliographie

Dieux et héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur

Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine – Joël Schmidt – Références Larousse        

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

 

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LES ETOILES FIXES DES POISSONS

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 22-02-2014

POISSONS 11

 

DENEB-ADIGE – 2°24 Poissons – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Nature ingénieuse – Intelligence subtile – Apte à la connaissance des arts libéraux comme la médecine et à l’étude – Esprit studieux – Entraînement – Pauvreté.

SADALMELIK – 2°25 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – Obstacles – Epreuves – Déception.

FOMALHAUT** – 2°51 Poissons – De la nature Vénus-Mercure et Jupiter-Saturne – * Bénéfique – Fortune et puissance – Peut engendrer un caractère malveillant pour un but sublime – Caractère idéaliste et parfois fanatique – Possibilités d’auto-transformation et de sublimation – Honneurs et dignité – Renommée – Chance.

SKAT – 4°54 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – * Bénéfique – Bonne fortune et bonheur durable.

ACHARNAR* – 14°18 Poissons – De la nature Jupiter – * Bénéfique – Succès – Carrière publique.

ACHEBAR – 14°43 Poissons – De la nature Jupiter – Succès par religion ou emplois publics – Bonne fortune et chance matérielle.

MARKAB – 22°32 Poissons – De la nature Mercure-Mars et Mercure-Jupiter – * Bénéfique – Honneur – Richesse – Fortune – Danger par le feu et les armes – Risque d’explosions.

SCHEAT – 28°24 Poissons – De la nature Mercure-Mars – Risque de submersion – Danger de mort violente par assassin ou suicide par l’eau – Suffocation – Meurtre.

 

 

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ASTRES

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 18-02-2014

En général, ils participent des qualités de transcendance et de lumière qui caractérisent le ciel, avec une nuance de régularité inflexible, commandée par une raison à la fois naturelle et mystérieuse. Ils sont animés d’un mouvement circulaire, qui est le signe de la perfection.

SOLSTICE D'ETE - CHATEAU DE THOIRY

Solstice au château de Thoiry – Yvelines

Les astres sont symboles du comportement parfait et régulier, ainsi que d’une inaccessible et distante beauté. Dans l’Antiquité, ils étaient divinisés ; plus tard, ils furent conçus comme dirigés par les anges. Ils devinrent le lieu de séjour pour les âmes des personnages illustres, ainsi que l’affirme Cicéron, dans le « Songe de Scipion ». Ils ont fait l’objet, non seulement de poèmes, mais d’admirables prières ; témoin cet hymne fervent aux planètes. Cette prière écrit par un dévot païen, au début du IVe siècle, exprime le symbolisme cosmique et moral attribué aux planètes parmi les astrologues plus ou moins mystiques des premiers siècles de notre ère :

« Soleil souverainement bon, souverainement grand, qui occupes le milieu du ciel, intellect et régulateur du monde, chef et maître suprême de toutes choses, qui fais durer à jamais les feux des autres étoiles en répandant sur elles, en juste proportion, la flamme de ta propre lumière.

Et toi, Lune qui, placée dans la région la plus basse du ciel, de mois en mois, toujours nourrie des rayons du soleil resplendis d’un auguste éclat pour perpétuer les semences génératrices,

Et toi, Saturne qui, situé à la pointe extrême du ciel, t’avances, astre livide d’une démarche paresseuse aux mouvements indolents,

Et toi, Jupiter, habitant de la roche Tarpéienne, qui par ta majesté bénie et salvatrice ne cesses de donner joie au monde et à la terre, qui détiens le gouvernement suprême du second cercle céleste,

Toi aussi, Mars Gradivus, dont l’éclat rouge remplit toujours d’horreur sacrée, qui es établi dans la troisième région du ciel,

Vous enfin, fidèles compagnons du Soleil, Mercure et Vénus,

LES ASTRES

Les planètes

Par l’accord de votre gouvernement, par votre obéissance au jugement du Dieu Suprême qui décerne à notre souverain maître Constantin et à ses fils tout invincibles, nos seigneurs et nos césars, un empire perpétuel, faites que, sur nos enfants encore et sur les enfants de nos enfants, ils règnent sans interruption durant l’infinité des siècles, pour que, ayant repoussé tout mal et toute affliction, le genre humain acquière le bienfait d’une paix et d’un bonheur éternels ». Firmicus Maternus – Traduction de A.J. Festugière, dans « Trois dévots païens », Paris – 1944

Des astres les Anciens en faisaient des êtres animés. Les Egyptiens pensaient qu’ils voguaient dans des navires à travers les airs comme nos aéronautes. Ils disaient que le soleil, avec son esquif, traversait l’Océan toutes les nuits pour retourner d’occident en orient.

SOLEIL SUR LA BARQUE SACREE - DETAIL COLLIER D'OR DE TOUTANKHAMON

Le Soleil sur la Barque sacrée – Détail du collier d’or de Toutamkhamon

Pour les Grecs, les astres étaient les enfants d’Astréus et d’Héribée. Ils étaient des Titans qui, voulant détrôner le maître des dieux, demeurèrent en partie attachés au ciel et furent en partie foudroyés.

D’autres ont prétendu que les étoiles étaient les yeux du ciel et que les larmes lui en tombent formant les pierres précieuses. Ce serait pour cela que chaque étoile, ou plutôt chaque planète, a sa pierre de prédilection.

Dans la Bible, les astres ont un statut tout différent. Au chapitre IV, le Deutéronome place dans la bouche de Moïse ces mots : « Lorsque vous élevez les yeux vers le ciel, que vous voyez le soleil, la lune et les autres astres, gardez-vous de tomber dans l’erreur et de les adorer, car c’est Dieu qui les a créés ».

Dans le Coran, Mahomet dit que les étoiles sont les sentinelles du ciel et qu’elles empêchent les démons d’en approcher et de connaître les secrets de Dieu.

Enfin, il existe des sectes qui prétendent que chaque corps céleste est la demeure d’un ange.

LA LUNE AU BOUT DE LA ROUTE 

La Lune au bout de la route

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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DANS LE CALENDRIER VERSEAU… UN SAINT PEU CONNU… SAINT TRYPHON

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.9 - LES SAINTS DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 16-02-2014

Saint Tryphon serait le tendre héritier de Dionysos, c’est dire comme l’excentricité et l’imprévisibilité de ce personnage s’apparentent bien à ces caractéristiques du Verseau.

Autrefois, l’arrivée de février, malgré les augures néfastes qu’il traîne dans son sillage, réjouissait les paysans dans le Sud-Est européen où l’on pensait que « même si février gelait le sang, ça sentait déjà le printemps ». Par ailleurs, suivant une parétymologie, on suppose, faisant allusion à l’humidité de ce mois, que « le vieux boiteux ouvre chaque année ses ‘flévès ‘ (ses ‘veines’) et inonde le monde ».

Saint Tryphon, de la racine grecque « tryph » qui signifie « délicat » ou « tendre », que l’on associe au trèfle, en grec « triphilli », et qui ouvrait le mois puisque fêté le 1er février, était un personnage très aimé dans le monde rural.

SAINT TRYPHON

Saint Tryphon

D’après la tradition, ce pauvre et jeune porcher converti au Christianisme vers la fin des persécutions, fut martyrisé à Nicée au début du IVe siècle. Son culte se répandit rapidement et, déjà au VIe siècle, le saint avait deux églises à Constantinople. Dans le monde catholique, sa mémoire est cependant célébrée le 11 novembre. Les Latins lui joignent non seulement Saint Respice mais également une jeune vierge nommée Sainte Nymphe puisque les corps de ces trois martyrs sont ensemble à Rome dans l’église Santo Spirito in Sassia, sous un même autel et dans l’église Saint-Tryphon/Saint-Augustin de Rome. Le nom de Saint Tryphon a été donné à la cathédrale de Kotor au Monténégro. Par ailleurs, l’abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin relevait du cardinal de Saint Tryphon. 

CATHEDRALE SAINT TRYPHON - KOTOR

Cathédrale Saint Tryphon – Kotor – Monténégro

La cathédrale Saint-Tryphon est une des deux cathédrales catholiques du Monténégro. Elle est le siège de l’évêché de Kotor. Cette cathédrale romane a été consacrée le 19 juin 1166 et restaurée en 1667. L’édifice a subit d’importants dommages lors du tremblement de terre d’avril 1979. Elle demeure actuellement le plus bel exemple d’architecture romane de toute la côte adriatique et des fresques du XIVe siècle ornent ses murs.

Symbole de la ville de Kotor, Saint Tryphon est présent sur les armes de la ville.

Quant à la prière à Saint Tryphon consiste en une dizaine de chapelets suivis de trois invocations à Saint Tryphon. 

LE MARTYR DE SAINT TRYPHON

Le martyr de Saint Tryphon

Dans l’iconographie byzantine, le saint est représenté comme un jeune homme avec une serpette à la main, prêt à tailler la vigne qui l’entoure ; parfois en arrière-plan figure un paysan avec un trou sanglant à la place du nez qui lui est tombé à la suite d’une punition infligée par le saint pour avoir travaillé le jour de sa fête. Ailleurs on raconte que le paysan lui-même s’était coupé le nez en travaillant ce jour critique. Depuis, les vignerons chôment et festoient ou se livrent à des rites propitiatoires qui rappellent le carnaval.

La période de l’année se prête aussi à faire de ce saint le protecteur de la végétation, surtout des cultures maraîchères, et de la vigne qui se « réveille » au début de février. C’est pourquoi, le jour de sa fête, des hymnes et des incantations sont chantées dans les champs et les vignes. Des miettes de gâteaux et du pain bénit, des grains de blé bouillis, des morceaux de coquille d’œufs teints en rouge, gardés depuis le Jeudi saint de l’année précédente, sont enterrés dans les champs et ces remèdes sont aussi efficaces que l’intervention du saint contre la vermine, les parasites, les rats et autres animaux nuisibles aux cultures.

LES OEUFS ROUGES DE SAINT TRYPHON

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

 

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UN JARDIN TRES ESOTERIQUE… LE JARDIN DES TAROTS EN TOSCANE

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 14-02-2014

Créé par l’artiste franco-américaine Niki de Saint-Phalle (1930-2002), ce parc unique se trouve en pleine nature, près du hameau de Garavicchio, sur le territoire de la commune de Capalbio, dans la Maremma et la province de Grosseto en Toscane sud.

Dans ce jardin on tombe nez-à-nez avec des sculptures géantes représentant les arcanes du Tarot, qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère du célèbre parc Guëll de Barcelone. Certaines statues peuvent atteindre 15 mètres de haut. Elles ont été réalisées en béton recouvert de bouts de miroir, de mosaïques et de céramiques polychromes.

Niki de Saint-Phalle a fortement voulu cette œuvre qu’elle a financée en grande partie grâce aux ventes d’autres de ses œuvres, ainsi qu’avec l’aide de donateurs locaux et d’amis. Son mari, le sculpteur Jean Tinguely, a participé lui aussi à la réalisation des structures. Niki de Saint-Phalle réalisa ainsi un de ses rêves de jeunesse. 

IMPERATRICE DU JARDIN DES TAROTS

L’Impératrice – Jardin des Tarots – Capalbio – Toscane

Elaboré entre 1979 et 1993, le Jardin des Tarots a une forte composante ésotérique avec ses vingt-deux sculptures représentant les lames du tarot. Il est très facile de repérer le Bateleur avec sa main recouverte de miroirs et dont l’intérieur de la tête a été peint par l’artiste anglais Alan Davie ; la Papesse est un hommage aux Jardins des Monstres de Bomarzo.

Au centre d’un bassin, on reconnaît la Roue de la Fortune et ses jets d’eau ; la Force est une figure féminine dominant la force brutale d’un dragon ; le Soleil porte un oiseau posé sur un arc de cercle ; la Mort chevauche un cheval.

LA BALANCE - JARDIN DES TAROTS - CAPALBIO

La Balance du Jardin des Tarots – Capalbio – Toscane

Le Pendu se trouve à l’intérieur de l’arbre de vie ; la Justice est une figure féminine avec l’injustice symbolisée par une machine enfermée dans la Justice ; les deux personnages de l’Amoureux ne sont autres qu’Adam et Eve en pique-nique.

L’Empereur se trouve à l’intérieur d’un château et l’Impératrice a été aménagée en appartement où vécut Niki de Saint-Phalle pendant les années de travail passées à la réalisation du parc. Pratiquement tous les personnages abritent un logement. Autre particularité de ces maisons-sculptures, elles sont antisismiques. Un mur sépare le jardin de la campagne environnante comme pour souligner le caractère fantastique du lieu. Un porche d’entrée circulaire est dû à l’architecte tessinois Mario Botta. Cet environnement d’Art populaire n’est pas sans évoquer celui du Facteur Cheval. Le jardin fut ouvert au public en 1998.

LE JARDIN DES TAROTS - LA ROUE DE FORTUNE 

La Roue de Fortune – Jardin des Tarots – Capalbio – Toscane

Selon la volonté de Niki de Saint-Phalle, le jardin est actuellement géré par une fondation privée, la Fondation « le Jardin des Tarots » qui gère les recettes afin de pallier les soins constants d’entretien que le parc nécessite. Conformément aux vœux de Niki de Saint-Phalle, l’accès au parc est gratuit certains jours de l’année et peu de publicité est faite afin d’éviter un afflux massif de visiteurs, lui garantissant ainsi sa mystérieuse singularité.

Comment ne pas évoquer le petit village de Capalbio, tout près du Jardin des Tarots, joyau de la Maremma, fascinant petit bourg médiéval qui surgit complètement isolé au milieu des maquis sauvages de la Maremma. De Capalbio on est seulement à 14 km de la Méditerranée et d’une plage sauvage et lunaire, au milieu d’une flore méditerranéenne aux parfums de genièvre, de thym, de camomille et d’eucalyptus. C’est la patrie des sangliers, des daims et des lièvres.

CAPALBIO - MAREMMA

Capalbio – Maremma – Toscana

Le plus vieux document mentionnant Capalbio est la Bolla Leonino Carolingia datant de 805 par laquelle Charlemagne donnait le Château de l’Abbaye des Trois Fontaines à Rome. Ensuite, Capalbio fut convoité par différentes familles puis tomba sous la domination des Orsini. Puis, c’est en tombant sous la domination de Sienne et enfin des Espagnols que Capalbio connaîtra le déclin, une dégradation sociale qui s’accompagnera de banditisme qui terrorisa toute la Maremma. Aujourd’hui encore on se souvient des noms de ces fameux brigands qui rançonnaient les campagnes. Si vous allez vous perdre dans ces coins reculés de Toscane, attablez-vous dans quelques auberges villageoises pour y goûter le sanglier préparé selon la tradition locale de même une petite visite à la Cantina Sociale de Capalbio s’impose, on y propose de très bons vins blancs et rouges de table, ainsi que l’original et très aromatique Ansonaco, petit blanc qui accompagne particulièrement bien le poisson. On trouve aussi un joyeux vin blanc pétillant, le Matrè.

BOMARZO - JARDIN DES MONSTRES 

Le Parc des Monstres – Bomarzo – Latium – Italie

A environ 90 km, tout aussi ésotérique et mystérieux, le Parc des Monstres de Bomarzo, dans le Latium et la Province de Viterbo. Le plus grand mystère entoure l’histoire de ce parc. On sait que les Orsini à qui il appartenait, princes d’une des plus insignes familles romaines. Vicino Orsini disait l’avoir aménagé « seulement pour épancher son cœur ». Un cœur bien étrange. Ce prince fit sculpter, vers 1550, de gigantesques et monstrueuses statues. Taillées à même dans les blocs de rocher qui se trouvaient sur place. Elles surgissaient au milieu d’une végétation luxuriante dans une nature très vallonnée.

L’ensemble devait présenter une signification symbolique qui nous échappe. Un parcours initiatique dont le secret est perdu, ouvrait aux arcanes du parc. Faute de documents mieux vaut se laisser guider par le hasard de la promenade, errer dans cette forêt parsemée d’apparitions à la fois merveilleuses et terribles,

Au gré de la déambulation, on rencontre : un cerbère à trois têtes, deux sirènes, trois ours héraldiques, jeu de mots sans doute sur Orsini… On trouve aussi une nymphe aux proportions plus que majestueuses, un ogre énorme dont la bouche est la porte et les yeux les fenêtres d’une cellule meublé d’une table et d’un banc de pierre.

BOMARZO - JARDIN DES MOSNTRES - L'ELEPHANT

L’Eléphant – Parc des Monstres – Bomarzo – Latium – Italie

Plus loin un dragon est assailli par des chiens, un éléphant porte sur son dos une tour crénelée, un cheval ailé, deux sphinx accroupis, une géante assise. Et puis, une maisonnette construite exprès de travers, si inclinée et en équilibre si précaire qu’on se demande comment elle tient debout.

Et puis, c’est une fontaine de guingois surmontée d’un Pégase ; une tortue au museau carré est surmontée d’une boule et d’une victoire ailée. Apparaît encore une face ronde à la gueule ouverte, symbole peut-être de l’Averne, que les Anciens tenaient pour l’entrée de l’Enfer. Etonnant également un Hercule de stature surhumaine en train d’écarteler une jeune personne renversée tête en bas. Ce groupe, haut de hui à neuf mètres, excite une curiosité particulière. 

On dit que Salvator Dali adorait cet endroit.

Essayez de vous y rendre par une matinée brumeuse, les sensations ne seront que plus fortes. Et puis, en partant, on a vu sur le village de Bomarzo en surplomb, dominé par le palais Orsini.

LUNE ET CANCER - JARDIN DES TAROTS

La Lune et le Cancer – Jardin des Tarots – Capalbio – Maremma – Toscane

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DANS LE BESTIAIRE VERSEAU… LES ANIMAUX DU CIRQUE… DONT L’OURS…

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 12-02-2014

D’ours en ourse… de la bête à la belle étoile

Dans plusieurs traditions sibériennes, l’ours représente un ancêtre, qui revêt de temps en temps sa fourrure et quitte la montagne à la rencontre de ses descendants. C’est alors un privilège réservé aux membres du clan, de tuer l’aïeul ours, venu au devant leurs armes afin d’assurer par son sacrifice leur nourriture par son sacrifice. Jadis, un étranger qui réussissait à tuer un ours dans la forêt d’un village se voyait, de ce fait, admis dans les ranges du clan local, pour satisfaire la volonté du parent défunt. Plus à l’ouest, du Caucase aux Pyrénées, les traditions donnent au plantigrade le rôle d’un ancêtre biologique. On raconte souvent qu’un ours est descendu des montagnes jusqu’au village pour enlever une femme. Il l’enferme dans sa tanière, d’abord comme prisonnière ; avec le temps, la femme partage pleinement la vie de l’ours et elle lui donne un enfant fort, beau et intelligent, lequel à son tour engendre une dynastie humaine, comme c‘est le cas pour les Orsini en Italie, les Medved et les Boyan dans les pays slaves.

PITIGLIANO - OURS DES ORSINI 

L’ours des Orsini – Pitigliano – Italie

Parfois, la jeune épouse de l’ours est reprise de force par ses frères qui, à son grand désespoir, tuent la bête. Parfois, en revanche, elle se considère toujours comme une prisonnière jusqu’au moment où le fils, doté d’une grande force physique, parvient à déplacer le rocher qui ferme l’entrée de la caverne. Libérée, la mère retrouve le village avec l’enfant qui devient Jean de l’Ours, homme fort et redoutable. Il travaille comme quarante, mange de même et, ne pouvant plus vivre dans la misère du village isolé, il prend le chemin qui mène à la ville et au-delà à la capitale du royaume. Son voyage est une quête initiatique et à la fin d’un parcours semé d’épreuves et riche d’expériences, il épouse la fille unique du roi pour le bonheur de tous les habitants du royaume.

Une autre série de contes des Balkans donne à une femme le rôle d’ancêtre des ours. En voici la trame générale : mise au défi de blanchir une laine de couleur noire, une jeune fille rencontre un vieillard qui lui ordonne de se déshabiller et de s’emmitoufler dans la laine après l’avoir lavée et fait sécher. Depuis, transformée en ourse, elle vit dans la forêt où les ours prolifèrent. Cette histoire transmise naïvement par les traditions orales n’est pas sans rappeler celle de Callisto, la nymphe de la mythologie grecque qui, transformée en ourse hideuse sera métamorphosée en constellation.

JUPITER SEDUIT CALLISTO TRAVESTI EN DIANE CHASSERESSE

Callisto séduite par Jupiter travesti en Diane chasseresse reconnaissable au croissante de lune posé sur sa tête

Callisto était une belle nymphe, compagne de chasse d’Artémis, la Lune, et sœur d’Apollon, le Soleil. Elle portait les mêmes vêtements que la déesse et elle avait, comme elle, fait vœu de chasteté. Zeus/Jupiter l’époux infidèle d’Héra/Junon, très amoureux de la jeune femme, la viola, ayant pris à cet effet l’apparence d’Artémis, selon les uns, d’Apollon selon les autres. Ensuite, il transforma en ourse sa maîtresse enceinte pour la protéger de la vengeance de son épouse. Cependant, l’épouse trompée révéla à Artémis la grossesse de sa compagne ; furieuse la déesse vierge tenta de la percer de flèches, parce qu’elle n’avait pas respecté son vœu de chasteté. Zeus/Jupiter métamorphosa Callisto en une constellation, la Grande Ourse, son fils devenant la Petite Ourse où brille l’étoile Polaire.

LA GRANDE OURSE 2

La Grande Ourse

Une autre tradition grecque ancienne associe également Artémis à l’ourse et aux rites de puberté des jeunes Athéniennes. Ainsi, le sanctuaire d’Artémis Braunaria, actuelle Vraona, édifié sur le littoral oriental de l’Attique, et en un lieu de culte déjà très ancien (IIIe millénaire) fut créé pour apaiser la déesse dont on avait tué l’ourse favorite. Hommes et bêtes périssaient alors en grand nombre. Il fut convenu qu’on lui consacrerait pendant un an des adolescentes : les « ourses » qui, après une période d’initiation, dont on ne connaît rien, auraient le droit de prendre mari et donner naissance à des enfants légitimes. L’ourse mythique des anciens Grecs est toujours, fait remarquable, de sexe féminin.

LE DIEU VOLOS

Le dieu Volos

C’est dans la mythologie slave que l’ours devient une divinité masculine thériomorphe, sous forme de bête sauvage, et anthropomorphe à la fois : c’est le dieu Volos, poilu, velu, dont le culte était très répandu chez les Slaves avant leur christianisation. Le dieu était représenté par l’ours, animal au système pileux développé, se tenant sur ses deux pieds, faisant l’amour comme les hommes. Il était le maître de la forêt et le détenteur de ses richesses.

Dans une grande partie de l’Europe contemporaine, l’ours mâle, ancêtre et force fécondante, est présent lors de la sortie des masques d’hiver, rite qui se déroule dans toute l’Europe centrale entre la Saint-Nicolas et la fin janvier ; la même coutume se prolonge ailleurs dans les déguisements du carnaval avec toujours les mêmes attributs : ceux de l’homme sauvage, ou d’ancêtre, qui détermine la fécondité de la terre, le retour du printemps et l’épanouissement des plantes. L’ours en peau de bête, l’ours en paille se livrent toujours à la même gestuelle, parfois obscène ; il chasse les femmes pour les caresser, pour les enlever, pour les rendre fécondes.

Il est vraisemblable que la tradition de l’homme sauvage humanisé, selon l’histoire du noble Valentin et d’Orson tire son origine des rites agraires et des apparitions de masques lors des fêtes d’hiver. La reine Bellissant, ayant dû quitter Constantinople pour rentrer en France chez son frère le roi Pépin, accoucha de deux garçons en traversant la forêt d’Orléans. Une ourse se saisit d’un des jumeaux et disparut. La jeune mère reprit son voyage vers Paris avec un seul enfant, Valentin. L’ourse éleva l’autre enfant. Tandis que Valentin devenait prince héritier de France, Orson semait la terreur dans la région d’Orléans. Valentin, chargé de capturer le monstre, le ramena à la cour. Orson, au terme d’un long processus d’humanisation, enfin rasé et habillé, retrouva son statut de chevalier et succéda à son père sur le trône d’Alexandrie, avant de quitter le monde du château pour finir sa vie ermite au fond des bois.

On est ici loin des contes populaires où l’ours est accepté avec toute sa vigueur, toute sa sauvagerie. Les hommes du peuple s’habillent de peaux de bêtes pour trouver la force de l’animal. Dans le roman chevaleresque, c’est le barbier et le tailleur qui humanisent le sauvage.

LA MONTREUSE D'OURS

La Montreuse d’ours

L’intelligence et la taille de l’animal l’ont vite condamné au rôle de bête de cirque et aux démonstrations ambulantes. Déjà à l’époque romaine, l’ours démystifié amusait le peuple en imitant grossièrement le comportement humain. Depuis quelques siècles, le plantigrade est dressé par des montreurs qui, dans leur grande majorité, sont des tziganes. Le tzigane et l’ours deviennent ainsi progressivement représentatifs de l’exclusion de l’ordre quotidien, ils forment un ensemble placé d’emblée dans la marginalité. La personnalité du tzigane, toujours nomade, mal intégré dans le cadre des sociétés rurales, fait de l’ours un animal lui aussi suspect. La raréfaction des ours n’a pas atténué cette méfiance : mal traités, traînés dans les villes dans des conditions déplorables, ils ne sont plus les fiers animaux de la forêt, mais des bêtes rusées et agressives, en quête de nourriture, dans un milieu hostile.

En fait, les montreurs d’ours n’étaient pas que des amuseurs, mais aussi des personnages redoutés, mis à l’écart de la société et de la civilisation par leur rôle même de dompteur. Dans l’imaginaire populaire, l’apprivoisement de la bête sauvage était obtenu par des sortilèges. Par ailleurs, les oursaillers étaient souvent en même temps des forgerons, traditionnellement investis de forces redoutables. Maître des animaux, répliques négative d’Orphée et de Saint Blaise, ils sont par extension, maîtres des âmes.

Une légende commune aux tziganes des Balkans propose une parenté de l’ours dressé à leur « race exceptionnelle », grâce à un miracle : « Une jeune vierge se trouva enceinte sans avoir jamais eu de relations sexuelles. Horrifiée, elle décida de se noyer. Un homme surgit alors de l’eau où elle allait se jeter et lui apprit qu’elle donnerait naissance à un animal capable de travailler comme un homme. La jeune fille accoucha d’un ourson. Les Tziganes de sa tribu acceptèrent d’élever l’étrange animal et lui apprirent à danser et à faire mille tours. Depuis, tous les Tziganes sont des montreurs d’ours ».

Dans le monde du mythe et des traditions populaires, l’ours a souvent servi de miroir. Excessif car excessivement humais, sauvage puisque sauvagement humain, lié aux forces souterraines c’est-à-dire inconscientes, divinisé ou haï, il a toujours été l’Autre de l’homme. 

Ours de Winchester

Ours de Winchester

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

 

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DANS L’HERBIER DU VERSEAU… LE MIMOSA

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 09-02-2014

Parfois confondu avec l’acacia dans les symboles maçonniques, le mimosa en est expressément distingué par Jules Boucher : « La symbolique des fleurs fait du mimosa l’emblème de la sécurité : c’est-à-dire dans un sens plus large, de la certitude ».

Cette certitude est celle que la mort est une métamorphose de l’être, et non pas une destruction totale. « En sortant du tombeau, en sortant du cercueil, l’Initié, qui était auparavant la chenille ou le ver rampant sur la terre et dans l’obscurité, devient, en sortant de sa chrysalide, le papillon diapré qui s’élance dans les airs vers le Soleil et la Lumière. Ce Soleil, cette Lumière sont annoncés par le Mimosa aux fleurs jaune d’or, symbole de magnificence et de puissance ».

MIMOSA12

Mimosa

La fleur de mimosa symbolise la magnificence, l’élégance, la simplicité, la tendresse et l’amitié. Le mimosa représente aussi l’énergie féminine cachée sous une apparente fragilité. C’est pour cette raison que depuis 1946 le mimosa est l’emblème de la journée de la femme. Dans les rêves, le mimosa est signe de sécurité.

Dans le langage des fleurs, le Mimosa c’est « l’amour qui se languit, l’amour qui se tait »… ou encore « Je vous aime mais je n’ose pas me déclarer ». Le mimosa vous parle de l’amour platonique qui vous est déclaré. 

SOLEIL EN EXIL EN VERSEAU

Le Soleil en exil en Verseau

Sur le plan astrologique, le Soleil en exil dans le Verseau a bien du mal à nous réchauffer. Le mimosa apparaît donc comme autant de petits soleils au cœur de l’hiver. Comme le dit joliment André Barbault dans le Traité Pratique d’Astrologie, et qui s’applique bien au mimosa « symbolise dans la nature la première assimilation de la graine nouvellement semée qui s’intègre au milieu terrestre ». Il dit encore : « A l’opposé du Lion herculéen, le Verseau séraphin est d’une nature intime « angélique » qui appartient plus au ciel qu’à la terre, tendant à se libérer spontanément du poids des éléments contraires à sa nature aérienne, volatile, transparente… ». Les petites boules duveteuses du mimosa répondent bien à ce côté angélique. Ensuite, la plante pousse comme bon lui semble, difficile de le tailler et dans faire des bouquets bien composés. On reconnaît bien là le caractère totalement libre, indépendant, aérien et volatile du Verseau.

Ce sont les Anglais, férus de botanique et séduits par leurs séjours sur la Riviera, qui y apportèrent le mimosa, au XIXe siècle. Le Mimosa venait d’Australie. Il apparut en Europe vers 1850. On ne saura jamais exactement qui, du Duc de Vallombrosa, du Marquis Morès ou de Lord Brougham, hôtes assidus de Cannes en hiver, eut l’idée de planter cet arbre à feuilles vertes persistantes. Son acclimatation fut si spectaculaire qu’il ne fallut pas longtemps aux horticulteurs et jardiniers pour comprendre que le mimosa pouvait se récolter en bouquets et qu’ils pourraient tirer profit du commerce de cette fleur coupée. Très vite, le commerce s’organisa et les premières plantations à caractère commercial virent le jour.

La Côte d’Azur s’enticha tellement du mimosa que Mandelieu en abandonna la culture du jasmin et des arbres fruitiers pour se lancer dans celle du mimosa. Des wagons entiers de mimosa quittèrent tous les jours les gares de Cannes et de La Napoule pour le nord de la France et pour l’étranger.

LA ROUTE DU MIMOSA 

La Route du Mimosa – Le Soleil en Hiver

Malheureusement, le 13 janvier 1929 va s’inscrire à l’encre noire dans le calendrier de l’Histoire du Mimosa. Il fit jusqu’à – 9° C et les plantations gelèrent. Ce n’est que deux ans après qu’on put fêter le renouveau des cultures de mimosa. C’est la petite ville de Mandelieu qui organisa la première Fête du Mimosa, le 16 février 1931.

Au fil du temps, le mimosa est devenu l’un des emblèmes de la Côte d’Azur en hiver. Aujourd’hui, sur 130 km, la Route du Mimosa serpente de Bormes-les-Mimosas à Grasse, en passant par Le Rayol-Canadel, Sainte-Maxime, Saint-Raphaël, Mandelieu-La Napoule, Le Tanneron et Pégomas. Cet itinéraire ravissant est particulièrement recommandé entre janvier et mars.

BRANCHE DE MIMOSA 

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

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UN MYTHE VERSEAU… PROMETHEE LIBERE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 08-02-2014

Prométhée avait un secret. Il savait que le fils né de Thétis que Zeus/Jupiter et Poséidon/Neptune courtisaient tous deux serait un jour plus puissant que son père. Menace familiale qui rappelait quelques mauvais souvenirs à Zeus/Jupiter. L’information fut jugée précieuse et Zeus/Jupiter aurait alors délivré Prométhée.

Pourtant, il existe une autre version de la libération de notre héros. Héraklès/Hercule, en mission du côté du Caucase et en quête de pommes du jardin des Hespérides, rencontre par hasard Prométhée attaché à son rocher… Mais peut-être Zeus/Jupiter, au fond de lui, souhaitait-il cette rencontre.

PROMETHEE ENCHAINE - ADAM - LOUVRE

Prométhée enchaîné – Musée du Louvre

N’écoutant que son courage, Héraklès/Hercule qui compatit au sort de Prométhée, bande son arc et tue l’aigle gigantesque qui torture Prométhée depuis si longtemps. Puis il lui retire ses chaînes. Un jeu d’enfant pour lui. En échange, Prométhée lui indiquera le chemin qui mène au jardin des Hespérides. Il ira même jusqu’à l’accompagner. Histoire de dégourdir ses pauvres jambes assurément atrophiées. Il devait envoyer Atlas chercher les pommes en question. Atlas, avec ses cervicales ankylosées à force de porter le monde, participe aussi un peu du Verseau.

Pour convaincre Atlas d’aller chercher obligeamment les pommes, Héraklès/Hercule s’offrira à soutenir le monde à sa place, aubaine qu’Atlas entend bien mettre à profit définitivement. Cependant, lorsqu’il est de retour, les bras chargés de fruits, Héraklès/Hercule use d’une autre ruse et lui dit : « Veux-tu tenir à nouveau cinq minutes, j’ai dû mal installer ce poids sur mes épaules ». Atlas, naïvement, reprend la position tandis qu’Héraklès/Hercule l’abandonne à son sort et le rend à sa tâche.

Une autre légende nous montre, s’il en était besoin, de quelle cruauté les dieux sont capables d’user envers les hommes. Ils auraient en effet créé la première femme. La terre, initialement, n’aurait contenu que des hommes, ce qui excuserait évidemment un peu les mœurs des dieux et l’exemple qu’ils donnaient aux hommes. Apparemment, ils se débrouillaient entre eux, comme Enkidu avec ses chèvres et ses gazelles, selon le récit babylonien de Gilgamesh, ou avec leurs frères humains. Mais les dieux créèrent Pandore, irrésistiblement belle et parée par toutes les déesses mais curieuse, imprudente, pleine de défauts, qu’on vous dira typiquement féminins, et fatale en somme.

PANDORE - JOHN WILLIAM WATERHOUSE

Pandore – John William Waterhouse

C’est à Epiméthée, le frère de Prométhée, qu’ils offriront perfidement cette superbe créature. Epiméthée ne possède pas le don de voyance de son frère qui cependant l’avertit du danger. Selon certains, pourtant, l’avertissement fut efficace et Epiméthée refusa le cadeau, renforçant la colère de Zeus/Jupiter. Mais, selon d’autres auteurs, le frère innocent de Prométhée accueille la belle messagère avec sa boîte, cette fameuse boîte qu’elle ouvre imprudemment et dont s’échapperont toutes les calamités qui désormais ne cesseront de se déverser sur les hommes. Toutefois, au fond de la boîte demeurera le bien, infiniment précieux, « la fée espérance », comme le suggère le poète. Grâce à l’espérance, jamais les hommes ne perdront ce goût de la vie qui les obsède et les fait tenir envers et contre tout. Et l’espérance ne fait-elle pas partie de cette nature Verseau que jamais rien n’empêchera de rêver de jours meilleurs, d’inventions merveilleuses et d’utopies stimulantes.

Epiméthée, celui qui se ravise, mettra en œuvre cette espérance de survie en engendrant Pyrrha qui à son tour épousera Deucalion, l’ancêtre des Hellènes et, ensemble, ils sauveront l’humanité menacée par un déluge envoyé par Zeus/Jupiter. On reconnaît là son obstination à faire disparaître les hommes.

PYRRHA ET DEUCALION

Pyrrha et Deucalion

Prométhée le prévoyant, lui, les guidera après qu’ils auront, comme Noé, construit le vaisseau qui abordera au sommet du Mont Parnasse. Et Thémis leur ordonnera alors de jeter derrière eux les os de leur grand-mère, certains prétendent que Prométhée en personne leur donne cet ordre. La grand-mère en question, c’est évidement Gaïa, la Terre, et ces os, ce sont les pierres engendrées par elle. Les pierres que Deucalion jettera par-dessus son épaule deviendront des hommes tandis que les pierres jetées par Pyrrha se transformeront en femmes et l’humanité, ainsi, repartira d’un bon pied. Pour quelques temps.

Les descendants de Prométhée perpétueront ainsi cette volonté de préserver à tout prix une humanité exposée aux courroux exterminateurs de Zeus/Jupiter. Souhaitons que les descendants de cette lignée de Verseaux n’oublient jamais leur mission première.

En Attique, Prométhée sera longtemps honoré comme dieu des artisans, à l’image d’un Dédale, tout aussi habile de ses mains. Athéna dont Prométhée sera le protégé et qui, malgré son attachement au père, l’aurait aidé à dérober le feu aux dieux, lui aurait aussi enseigné l’architecture, art essentiellement prisé des Grecs, le calcul, l’astronomie, la médecine, la navigation, en plus de la métallurgie. On le voit, Prométhée est un frère de Dédale.

VERSEAU2 Le Verseau

La dimension la plus noble de ces dieux Verseaux semble bel et bien liée à cet amour des hommes et à ce goût du Bien commun, ce sens très particulier de l’intérêt collectif. Ils ont aussi le goût des grands défis, surtout à l’autorité en place, au pouvoir qu’ils méprisent. On a dit parfois que le complexe de Prométhée répondait au refus d’être surpassé. Cela n’est pas évident. Peut-être faut-il y voir davantage un refus d’être esclave, un besoin essentiel de défendre sa liberté.

Prométhée incarne les valeurs du Verseau. Il est également porteur, par Uranus, Maître diurne du signe, des valeurs de liberté et de rébellion ; et par Saturne, Maître nocturne du Verseau, Prométhée est porteur de valeurs de prévoyance, de prudence et de ruse. Ainsi plus qu’aucun autre mythe, celui de Prométhée constitue un modèle du onzième signe zodiacal, le Verseau.

Le mythe de Prométhée se situe dans l’histoire d’une création évolutive : il marque l’avènement de la conscience, l’apparition de l’homme. Le mythe raconte que Prométhée aurait dérobé à Zeus/Jupiter, symbole de l’esprit, des semences de feu, autre symbole de Zeus/Jupiter et de l’esprit, soit qu’il les ait saisie à la roue du Soleil, soit qu’il les ait prises à la forge d’Héphaïstos/Vulcain, pour les apporter sur la terre. Zeus l’aurait puni en l’enchaînant à un rocher et en lançant sur lui un aigle qui lui dévorait le foie, symbole des tourments d’une culpabilité refoulée et inexpiée.

Comme on vient de le voir, c’est Héraklès/Hercule le délivra de ses tortures, en brisant ses chaînes et en tuant l’aigle d’une flèche. Le Centaure Chiron désirant la mort, pour mettre un terme à ses souffrances, lui légua son immortalité et Prométhée put ainsi accéder au rang des dieux.

Si Hésiode prête à Prométhée la ruse, la perfidie, les pensées fourbes à l’encontre des dieux, Eschyle le loue d’avoir fait usage de son larcin, « le feu brillant d’où naissent les arts, pour l’offrir aux mortels… de feu, maître de tous les arts, un trésor sans prix… ». « Oui, dit Prométhée, j’ai délivré les hommes de l’obsession de la mort… J’ai installé en eux les aveugles espoirs… Je leur ai fait présent du feu… de lui, ils apprendront des arts sans nombre… ».

Le sens du mythe s’éclaire par le sens même du nom de Prométhée qui signifie « la pensée prévoyante ». Descendant des Titans, il porterait en lui une tendance à la révolte. Mais ce n’est pas la révolte des sens qu’il symbolise, c’est celle de l’esprit, de l’esprit qui veut s’égaler à l’intelligence divine, ou du moins lui ravir quelques étincelles de lumière. Ce n’est pas rechercher l’esprit pour lui-même, sur la voie d’une spiritualisation progressive de soi, mais c’est utiliser l’esprit à des fins de satisfactions personnelles.

La divinisation finale de Prométhée suivra sa libération par Héraklès, c’est-à-dire la rupture des chaînes et la mort de l’aigle dévorant : elle sera aussi conditionnée par la mort du Centaure, c’est-à-dire la sublimation du désir ; ce sera le triomphe de l’esprit, au terme d’une nouvelle phase de l’évolution créatrice, qui tendra vers l’être et non plus vers le pouvoir.

PROMETHEE DEROBE LE FEU

Prométhée dérobant le feu

Bibliographie

Dieux et héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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LES ETOILES FIXES DU VERSEAU

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 07-02-2014

astrological_sign_aquarius LES ETOILES FIXES DU VERSEAU

ALBIREO – 0°17 Verseau – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Elégance – Amabilité.

ALTAIR** – 0°47 Verseau – De la nature Mars-Jupiter – * Bénéfique – Courage – Générosité – Bravoure – Hardiesse – Richesses – Popularité – Ambition – Imprudence – Exagération – Craindre les reptiles et leurs morsures.

GIEDI – 2°53 Verseau – De la nature Vénus-Mars – * Bénéfique – Bienveillance – Dons pour l’immobilier ou l’architecture – Dignités.

DABIH – 3°29 Verseau – De la nature Vénus-Saturne – Froideur – Soupçon – Obstacles – Malchance sentimentale.

OCULUS – 3°42 Verseau – De la nature Vénus-Saturne – * Bénéfique – Esprit fin et pénétrant.

BOS – 4°14 Verseau – De la nature Vénus-Saturne – * Bénéfique – Esprit fin et pénétrants.

ARMUS – 11°47 Verseau – De la nature Mercure-Mars – Désagréable – Avilissant – Querelleur – Imprudent Perturbateur.

DORSUM – 12°51 Verseau – De la nature Mars-Saturne – Maléfique.

SUALOCIN – 16°50 Verseau – De la nature Mars-Saturne – Insuccès – Duplicité des ennemis – Danger de mort violente accidentelle.

NASHIRA – 20°48 Verseau – De la nature Jupiter-Saturne – * Bénéfique – Succès par l’effort.

DENEB-ALGEDI – 22°33 Verseau – De la nature Jupiter-Saturne – Bienfaisance – Bonheur – Tristesse – Action double typique.

SALDASUND – 22°55 Verseau – De la nature Mercure-Saturne – Ruse – Malchance – Tracas – Disgrâce – Poisons.

DENEB-ALGENIB – 22°58 Verseau – De la nature Mercure-Saturne – Parasitisme – Déshonneur – Emprisonnement – Mensonges.

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