L’EUROPE ET LA MYTHOLOGIE DE MERCURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.2 - LES MYTHES DU TAUREAU ET DE VENUS) par sylvietribut le 25-05-2014

Mercure remontait à tire-d’aile vers l’Olympe, le domaine des dieux, lorsque son père Jupiter l’appela, en grand secret. Sans lui révéler l’objet de son nouvel amour, il l’interpela de la façon suivante : « Mon fils, fidèle messager de mes ordres que rien n’arrête. Vole aussi vite que d’ordinaire et redescends sur terre. Rends-toi dans une contrée bien précise, celle que ses habitants appellent Sidonie ; il y a sur sa gauche la constellation des Pléiades ». Les Pléiades sont les sept filles d’Atlas, pourchassées par Orion, elles furent transformées en colombes, puis en constellation.

MERCURE

Mercure le messager de Jupiter et des dieux

Et Jupiter de continuer : « C’est ici que tu verras des troupeaux paître l’herbe tendre des montagnes. Ils appartiennent au roi Agénor de Tyr, l’une des cités les plus importantes de Phénicie. Hâte-toi de les conduire au bord de la mer, sur le rivage.

Mercure est « fidus minister », le fidèle messager. Sa principale fonction est de transmettre les ordres divins et notamment ceux de Jupiter. Le nom latin « minister » qui a donné le mot « ministre », exprime bien son rôle dans l’Olympe : il signifie « celui qui est au service, qui aide ». Avec discrétion et efficacité, cela va de soi.

Fin du Premier Acte…

europe-sur-le-taureau

Europe et le Taureau blanc – Terre cuite d’Athènes – 480-460 avant Jésus-Christ

Deuxième Acte…

Il était une fois une très belle jeune fille qui s’appelait Europe, c’était la fille du roi Agénor et de la reine Téléphassa. Elle était si charmante que Jupiter s’éprit d’elle. Pour l’enlever à ses compagnes de jeu, il eut l’idée de se métamorphoser en un grand taureau blanc qui se mêle aux troupeaux qu’a rassemblé pour lui sur la plage le discret Mercure. Le taureau est si beau qu’il attire l’attention d’Europe. Elle le contemple, admirative. Il est si doux qu’elle s’en approche, il se laisse caresser, elle présente des fleurs à son blanc museau. Le dieu amoureux jubile. Il dépose comme des baisers sur les mains de la jeune fille. Le voici maintenant qui s’ébroue dans l’herbe verdoyante puis qui s’étale sur le sable doré pour mieux exhiber son éclatante blancheur. Le taureau offre à la main de la jeune fille ses flancs à caresser, ses cornes à orner de guirlandes de fleurs. Elle sans savoir que c’est un dieu, un amant qu’elle flatte, ose finalement s’installer sur le dos du taureau. Avec une lenteur toute trompeuse, Jupiter sans en avoir l’air, foule les premières vagues, tout au bord du rivage, puis s’avance chaque fois un peu plus loin. Aussitôt, le taureau se jette dans les flots et après une nage effrénée dépose la pucelle, abasourdie d’un tel culot, sur un rivage de Crète. Europe fut plus rassurée quand Jupiter lui révéla son identité. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre sous un platane qui depuis reste toujours vert. De leurs étreintes naquirent trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Jupiter lui fit aussi trois présents : une lance qui ne manquait jamais son but, le chien Laelaps qui ne laissait jamais échapper sa proie et Talos, l’homme de bronze qui faisait chaque jour le tour de la Crète et tuait les étrangers.

CONSTELLATION DU TAUREAU

Constellation du Taureau

Troisième Acte…

Un peu plus tard, Jupiter étant reparti vers d’autres frasques, Astérios, roi de Crète, épousa Europe, lui donna une fille, Crété et adopta les trois bambins. Il fit de Minos, l’aîné, son héritier. C’était l’ébauche du premier Marché Commun. Le nom d’Europe fut ainsi donné à notre continent et le Taureau fut immortalisé parmi les étoiles et promu au rang de constellation.

EUROPE ENLEVEE PAR LE TAUREAU - PIECE GRECQUE DE 2 EUROS

C’est la mort d’Astérios qui ouvre une querelle entre les trois frères pour l’accession au trône. Pour faire prévaloir ses droits, Minos réclama alors à Neptune, le dieu de la mer, une preuve tangible de son soutien. Le dieu s’y prêta de bonne grâce en faisant sortir des flots un superbe taureau… A une condition pourtant, car les dieux ne donnent jamais rien pour rien.

Après son accession au trône, Minos devait immoler le taureau en l’honneur du dieu. Mais le nouveau roi s’empressa d’oublier ce marché. La bête était trop belle pour qu’on la sacrifiât à Neptune et il se l’appropria. Se profile ici les notions d’avidité et de possessivité, propres au signe du Taureau.

Quant au père d’Europe, Agénor, il envoya à la recherche de sa fille ses trois fils : Cadmos, Phoenix et Cilix et la reine les accompagna. Agénor leur interdit de revenir sans Europe. Il ne revit aucun d’eux.

ENLEVEMENT D'EUROPE - FRESQUE DE POMPEI

Enlèvement d’Europe – Fresque de Pompéi

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

Les Métamorphoses d’Ovide – Pocket Jeunesse Classiques

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DANS L’UNIVERS DU TAUREAU… LA BOURSE DE COMMERCE DE PARIS ET LA HALLE AUX BLES

(6.2 - Paris Insolite - Paris Mystérieux - Paris Esotérique) par sylvietribut le 16-05-2014

A l’emplacement approximatif où se trouve aujourd’hui la Bourse de commerce de Paris se trouvait l’hôtel de Soissons. Catherine de Médicis, qui était d’ailleurs Taureau Ascendant Bélier, habita ici pendant 14 ans, mais c’est à Blois qu’elle mourut, en 1589. Malade, elle avait reçu d’un prêtre les derniers sacrements ; elle lui demanda son nom : « Madame, je m’appelle Julien de Saint-Germain ». Catherine de Médicis comprit que son Astrologue avait vu juste et qu’elle n’avait plus qu’à mourir, ce qui se produisit peu après. En effet, il faut se souvenir qu’en 1572, par son fameux horoscope, le Florentin Cosimo Ruggieri avait prédit à la Reine « qu’elle mourrait près de Saint-Germain ». C’est pourquoi Catherine de Médicis renonça à habiter le château des Tuileries situé dans la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois et délogea les Filles-Pénitentes qu’elle transféra dans le monastère de Saint-Magloire, rue Saint-Denis. En place du couvent, la Reine fit construire un hôtel superbe, le plus beau de Paris avec le Palais du Louvre et le château des Tuileries. Ce fut l’Hôtel de la Reine, œuvre de Brullant.

LA BOURSE DU COMMERCE

La Bourse du Commerce et la Tour Astrologique – Paris

Il comprenait deux parties : l’hôtel et son jardin. La colonne que l’on voit actuellement était édifiée à l’intérieur même de l’hôtel, dans l’encoignure d’une courette ; son premier étage faisait face à l’une des deux pièces formant le logis particulier de la reine. La colonne servait d’observatoire à son astrologue Cosimo Ruggieri.

En 1606, l’Hôtel de la Reine fut acheté par le fils du Prince de Condé, Charles de Bourbon-Condé, comte de Soissons. Il le fit réparer et agrandir ; d’où un nouvel hôtel magnifique appelé dès lors l’Hôtel de Soissons. Malheureusement, le dernier propriétaire, Victor-Amédée de Savoie, criblé de dettes, transforma l’hôtel en un somptueux tripot. Puis en 1718, il fit construire dans les jardins quantité d’échoppes qu’il loua très cher aux agioteurs de la Banque générale de Law avant que ceux-ci ne s’installent, un an après, dans la rue Quincampoix.

L’hôtel fut démoli en 1748 et ses matériaux vendus pour payer les créanciers de Victor-Amédée de Savoie. La colonne fut rachetée par la Ville et son premier acquéreur, Laurent Destouches, qui l’avait acquise pour la  sauver de la démolition.

Entre 1763 et 1767, la Ville de Paris fit construire sur l’emplacement de l’Hôtel de Soissons un édifice, de forme circulaire, destiné à la vente et à l’entrepôt des blés et farines. Ce fut la Halle aux Blés. On avait envisagé d’abord de transporter la colonne en son centre, mais le projet fut abandonné et la colonne resta à sa place primitive, adossée au mur extérieur de la Halle avec laquelle elle n’eut aucune communication. En 1887, la Bourse du Commerce remplaça la Halle aux Blés.

LA TOUR ASTROLOGIQUE - PARIS

La Colonne Astrologique – Paris

Quant à la Colonne Astrologique, construite également par Bullant, elle appartient est à l’ordre toscan par son chapiteau et à l’ordre dorique par son fût. Sa hauteur est d’environ 31 mètres, son diamètre, de 3,15 mètres à la base et de 2,65 mètres au sommet ; sa surface présente 18 cannelures, séparées entre elles par des arêtes dentelées. On y voit encore des monogrammes faits de C et de H entrelacés. Elle contient un escalier à vis de 147 marches, éclairé par quelques étroites barbacanes.

On ignore encore le but de cette colonne. Pour certains, ce pouvait être une tour de guet, pour d’autres, un monument élevé par la reine à la mémoire de feu son époux, le roi Henri II. Reste la solution d’un observatoire dominant le palais et ses alentours où, à défaut de la superstitieuse reine qui, déjà âgée et corpulente, ne pouvait gravir ces 147 marches, montèrent souvent ses astrologues et cabalistes pour observer le firmament.

Cette mystérieuse colonne, qui est classée, constitue un précieux souvenir d’un lieu où deux reines de France ont vécu, où fût un couvent de jolies pécheresses du XVIe siècle, où naquirent deux illustres généraux et qui fut, à deux reprises, un temple de l’agiotage.

LA BOURSE DU COMMERCE DE PARIS VUE DU CIEL

La Bourse du Commerce de Paris vue du ciel

C’est l’architecte et théoricien Nicolas Le Camus de Mézières qui fut chargé de la construction de la halle et du quartier avoisinant. Le terrain dessinait un pentagone irrégulier. Les marchands étaient partagés sur la forme à donner à l’édifice : certains préféraient un « carreau » où la lumière du jour permettait de juger de la qualité des marchandises, tandis que d’autres soulignaient les avantages d’un édifice couvert pour les protéger des intempéries. Le Camus opta pour un bâtiment de plan annulaire, de 122 mètres de circonférence, percé de 25 arcades : la partie centrale restait ainsi à ciel ouvert, mais deux galeries concentriques, ouvertes sur l’extérieur par 24 arcades et couvertes de voûtes supportées par des colonnes d’ordre toscan, comme la colonne astrologique, formaient un abri commode.

Ces galeries renfermaient les locaux de la police, du contrôle des poids et mesures, des statistiques. Au premier étage, se trouvaient de vastes greniers couverts de voûtes ogivales en briques et accessibles par deux beaux escaliers tournants dont l’un était à double révolution, comme à Chambord, afin que le personnel administratif et les négociants n’aient pas à croiser les portefaix.

PLAN DE LA HALLE AU BLE - BOURSE DE COMMERCE DE PARIS

Plan de la Halle aux Blés par l’Architecte Le Camus de Mézières

Le nouvel édifice fut très admiré. Il illustrait les conceptions qui commençaient à se dégager alors : la notion de monument public, isolé et dégagé par rapport au tissu urbain, ce qui présentait en outre l’avantage supplémentaire de réduire les risques d’incendie. La sobriété, la transparence, le jeu des volumes rappelaient l’architecture gothique qui recommençait à être admirée. Ce monument rationnel et élégant « fut accueilli comme le symbole d’un gouvernement paternel et d’une administration prévoyante, comme un témoignage du zèle municipal pour le bien public. L’activité dont elle était le théâtre enseignait au peuple que l’abondance est la récompense du travail ».

Par ailleurs, comme on avait renoncé à déplacer la colonne astronomique de Ruggieri, on se borna à réparer le monument, tout en y ajoutant une fontaine et un cadran solaire dessiné par l’astronome Alexandre Guy Pingré.

Autour de la Halle aux Blés, on traça une rue circulaire, l’actuelle rue de Viarmes, d’où rayonnaient cinq autres voies qui reçurent les noms d’échevins. Au nord, une petite place circulaire devait assurer l’articulation avec le vaste parvis projeté devant l’église Saint-Eustache. 

VOUTE DE LA HALLE AU BLE

Voûte de la Halle aux Blés – Bourse du Commerce de Paris

Entre septembre 1782 et janvier 1783, comme la cour intérieure avait été laissée ouverte et que cela nuisait à la conservation des grains, on la fit couvrir d’une coupole en charpente, exécutée par le menuisier André-Jacob Roubo, qui démontrait les qualités de la charpente à petits bois conçue par Philibert Delorme au XVIe siècle. Cette charpente était constituée d’arêtes de planches de sapin, séparées par des châssis vitrés, couvertes de cuivre étamé et de lames de plomb. Elle culminait à 38 mètres au-dessus du sol et était surmontée d’une lanterne en fer, mentionnée dans les Mémoires secrets de Bachaumont comme « un des plus grands ouvrages de serrurerie en ce genre » et sommée d’une girouette et d’un paratonnerre.

Cette réalisation fut très admirée, notamment par Thomas Jefferson, alors ambassadeur des Etats-Unis à Paris. On n’hésitait pas à la comparer au dôme de la basilique Saint-Pierre de Rome. Dans « Voyages en France », Arthur Young évoque « la plus belle chose que j’ai vue dans Paris c’est la halle aux blés. La coupole est aussi légère que si elle avait été suspendue par la main des fées. Dans l’arène, que de pois, de fèves, de lentilles, on y vend. Dans les divisions d’alentour il y a de la farine sur les bancs. On passe par des escaliers doubles tournant l’un sur l’autre dans des appartements spacieux pour mettre du seigle, de l’orge, de l’avoine, le tout si bien projeté et si bien exécuté que je connais aucun bâtiment public en France ou en Angleterre qui le surpasse… » .

Malheureusement, en 1802, la coupole fut détruite par un incendie. Elle était en fer et primitivement couverte de feuilles de cuivre, elles furent remplacées par des vitres en 1838. L’usage du fer et du cuivre en faisait un ouvrage d’avant-garde que Victor Hugo, qui la comparait à une casquette de jockey, n’appréciait guère.

 LA HALLE AU BLE EN 1838

La Halle aux Blés en 1838

Nouvel incendie en 1854 et la Halle aux blés dont l’activité n’avait cessé de diminuer fut fermée en 1873. Le bâtiment fut attribué en 1885 à la Chambre de Commerce qui le fit transformer en Bourse de commerce. On modifia la coupole en fer et verre, on ferma la partie inférieure d’une maçonnerie en brique et on rhabilla l’ensemble du bâtiment en pierre. Auparavant, la Bourse du Commerce était hébergée dans les locaux du Palais Brongniart, l’actuelle Bourse de Paris. L’ensemble fut inauguré le 24 septembre 1889. La ville de Paris transféra la propriété du bâtiment de la Chambre de Commerce pour 1 franc symbolique en 1949. La coupole et le décor furent classés « Monument historique » en 1986 et d’importants travaux de restauration furent exécutés en 1989.

Aujourd’hui, l’entrée monumentale s’ouvre par un portique, situé à l’ouest du bâtiment face à la rue du Colonel-Driant, sommé d’un fronton porté par quatre colonnes corinthiennes cannelées que surmontent trois figures allégoriques, œuvre du sculpteur Aristide Croisy, représentant la Ville de Paris flanquée de l’Abondance et du Commerce. L’intérieur est décoré de panneaux peints représentant des personnages symbolisant les quatre points cardinaux et de fresques monumentales évoquant l’Histoire du Commerce entre les cinq continents. 

LA COUPOLE DE LA BOURSE DE COMMERCE DE PARIS

La coupole de la Bourse de Commerce de Paris

Bibliographie

Connaissance du Vieux Paris- Jacques Hillairet – Editions de Minuit – 1978

 

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UNE PIERRE TAUREAU… L’OPALE LUNAIRE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 15-05-2014

La famille des opales appartient au groupe de quartz. Sa différence se présente par le fait de ne pas avoir de système de cristallisation. On dit que c’est un cristal amorphe. Il en existe trois variétés : l’opale commune, l’opale de feu, de couleur rouge orangé et l’opale noble qui se caractérise par ses reflets opalescents. Elles peuvent contenir jusqu’à 30 % d’eau, d’où leurs effets sur le champ émotionnel, car l’Eau du zodiaque c’est le réservoir des émotions. De ce fait, les opales stimulent l’intuition et la créativité.

L’origine du terme « opale » vient du sanskrit « upala » qui signifie « pierre précieuse », qui est à l’origine du grec « opallion » et du latin « opalus ». Pline l’Ancien qui était un naturaliste et un écrivain latin, né en l’an 23, auteur d’une vaste compilation scientifique de 37 livres, intitulée « Histoire naturelle », décrivait l’opale comme la plus précieuse des pierres. Il précisait que « l’opale alliait le feu vivant du rubis, le violet glorieux de l’améthyste et le vert marin de l’émeraude pour en faire un scintillement de la pure lumière ».

QUARTZ LUNAIRE

Quartz lunaire

Pline encore raconte que Nonius préféra quitter Rome et sa richesse, sacrifiant sa charge et sa fortune, que de céder son opale, de la grosseur d’une noix, à Marc-Antoine qui sans doute aurait aimé offrir la plus belle des gemmes, en gage d’amour, à Cléopâtre. Quant à Nonius, il vécut dans la misère, mais à sa mort, il portait encore son opale.

Il faut savoir que les croyances ont fait de cette gemme l’incarnation du mauvais œil, qu’elle portait malheur. Cette superstition fut propagée par un livre de Sir Walter Scott, « Anne of Geiersein ». L’héroïne de ce roman portait une opale dans ses cheveux et celle-ci avait des vertus maléfiques.

Car l’opale est une pierre mystérieuse, insaisissable, changeante suivant la direction de la lumière et la position de notre regard. On la voit habitée d’un feu intense, elle nous ouvre la porte de l’autre monde au travers de ses reflets d’arc-en-ciel. Il y a quelque chose de passionnel dans la relation que l’on éprouve à l’égard de cette gemme irisée.

La première découverte d’opale eut lieu en Australie en 1849. On la doit à un géologue allemande Johannes Menge. Quant à la production, elle commença à White Cliffs, dans le sud de la Nouvelle Galles) en 1890, puis en 1896 à Opalton dans le Queensland. C’est entre 1920 et 1930 que les champs d’opale de Coober Pedy, qui produisent les trois quarts des opales du monde, furent découverts. Ils s’étendent sur 70 kilomètres de Mintabie au nord à Andamooka, au sud. Les opales de ce filon ont une faible teneur en eau et sont de couleurs vives, rien à voir avec l’opale lunaire, translucide.

L’opale se trouve dans les couches d’argiles sableuses déposées au Crétacé par la mer peu profonde qui recouvrait les trois larges dépressions qui forment le Great Artesian Bassin.

Pourquoi rattacher l’opale lunaire au signe du Taureau ? Tout simplement parce que le Taureau est le lieu d’exaltation de la Lune et que la femme Taureau aime se parer de belles pierres, notamment en collier… Elle orne son cou que l’homme-zodiaque associe au Taureau.

QUARTZ LUNAIRE EN PENDENTIF

Bibliographie

Le Grand libre de la Magie des Pierres – S. Da Ros – Editions Trajectoire

 

 

 

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DANS L’HERBIER DU TAUREAU… LE PLANTAIN

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-05-2014

Au cours des siècles, les éloges n’ont pas manqué au plantain. Dioscoride, Pline et Galien ont célébré ses vertus astringentes, vulnéraires et anti-ophtalmiques. Shakespeare, dans ses pièces, a fait allusion à plusieurs reprises de son rôle cicatrisant. Les traités médicaux du Moyen Age au XVIIIe siècle, ont répété à l’envie que c’est « une herbe que personne ne doit mépriser » et l’ont classée comme atout n° 1 dans le traitement de plus de vingt maladies différentes.

PLANTAIN EN TOUFFES

Touffes de plantain

Dans la Chine ancienne, le plantain était considéré comme un symbole de fécondité, sans doute en raison du grand nombre de ses graines. La cueillette du plantain était censée favoriser les grossesses.

Dans le langage traditionnel de l’Inde, la pulpe du plantain est l’expression d’une délicatesse extrême. On lui compare notamment la Kundalini endormie dans le centre-racine.

Il existe de nombreuses variétés de plantain qui ont sensiblement les mêmes propriétés et les mêmes caractéristiques permettant une identification facile : les feuilles et les tiges florales, qui varient entre 20 et 40 cm de haut, sont réunies en une rosette basale accrochée directement sur la racine. Les feuilles sont ovales, plus ou moins pointues, avec des nervures ou côtes longitudinales nettes et saillantes. Les fleurs qui apparaissent de mai à septembre sont groupés, à l’extrémité de tiges dominant les feuilles, en épis cylindriques de longueur variable ; elles sont blanc jaunâtre, roses ou brunes, selon qu’elles appartiennent aux espèces les plus communes : grand plantain, plantain moyen et plantain lancéolé ou petit plantain, qu’on trouve partout le long des chemins, dans les prés, les champs, les lieux secs, et le plantain psyllium qui se cantonne dans le Midi.

LE PLANTAIN - FICHE BOTANIQUE

Plantain – Planche botanique

La feuille fraîche que l’on mange en salade, mêlée au pissenlit, est un excellent dépuratif de printemps, mais c’est aussi un pansement d’urgence que connaissent bien les paysans quand ils se blessent, ils la froissent entre leurs doigts et l’appliquant sur la plaie. Les feuilles fraîches, lavées dans l’eau bouillie et broyées, s’emploient également en cataplasmes sur les plaies guérissant mal, les ulcères variqueux, les dartres ; écrasées et frottées sur la peau, elles calment l’irritation des piqûres d’insectes : guêpes, abeilles, moustiques, sans doute en neutralisant le venin. On affirmait autrefois que les belettes, avant de livrer bataille aux vipères, se roulaient sur des touffes de plantain pour s’assurer une immunisation totale.

Dépurative, expectorante, astringente et reconstituante, la décoction de plantain est recommandée aux bronchiteux, coquelucheux, tuberculeux et à cous ceux qui souffrent des voies respiratoires. Elle sert également, à dose moins concentrée à faire des lavages et bains d’yeux et sur des compresses contre les inflammations des paupières : conjonctivite et blépharite. Cependant, après avoir laissé infuser quinze minutes, de passer la décoction à travers un linge fin.

PLANTAIN

Plantain en graines

Quant aux graines, qui entrent dans la composition des mélanges destinés aux oiseaux de volière, elles sont préconisées à la fois comme purgatif doux contre la constipation et comme anti-diarrhéique contre l’entérite et les diarrhées légères en raison du mucilage qu’elles contiennent. A boire au début du repas du soir ou au coucher. Les plus actives sont celles du plantain du Midi vendues en pharmacie sous le nom de « psyllium ».

Le Grand Plantain, Plantago major, ou plantain des oiseaux, est une plante herbacée vivace de la famille de Plantaginacées. Cette plante est originaire d’Europe et elle est également bien connue pour être une des premières à s’être répandes dans les colonies. De nos jours, elle est plutôt considérée comme une mauvaise herbe par les agriculteurs de différents pays.

PLANTAIN LANCEOLE 

Plantain lancéolé

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

Nos Grand-mères savaient : La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul.

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DANS LE MONDE DES LEGENDES… L’OGRE DU TAUREAU

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.7 - CONTES ET LEGENDES) par sylvietribut le 11-05-2014

L’ogre des contes rappelle les Géants, les Titans et Cronos, le Saturne romain, qui dévore ses enfants dès leur naissance. Il symbolise la force aveugle et dévoratrice. Il a besoin de sa ration quotidienne de chair fraîche que le Petit Poucet trompe aisément en lui faisant avaler ses propres filles.

Rubens - SATURNE DEVORANT SON ENFANT

Saturne dévorant son enfant – Rubens

L’ogre est-il l’image du temps qui s’engendre et se dévore lui-même aveuglément ? Est-il l’image hypertrophiée et caricaturale du père qui veut garder indéfiniment sa toute puissance et ne supporte pas l’idée de la partager ou d’y renoncer ? Préfère-t-il la mort de ses enfants à leur épanouissement, qui serait tel qu’ils pourraient un jour lui ravir son rôle ? L’ogre est-il l’image défigurée et pervertie du père qui ne peut que servir d’épouvantail aux enfants ? Il est aussi la figure de l’Etat, de l’impôt, de la guerre et du tyran.

L’ogre se rattache ainsi à la symbolique du monstre, avaleur et cracheur, lie des métamorphoses, d’où la victime doit sortir transfigurée. L’idée de l’ogre, dans la perspective de Cronos et du monstre, rejoint le mythe traditionnel du temps et de la mort.

Dans la perspective du Taureau, l’Ogre c’est celui qui entasse dans son antre des trésors fabuleux, comme il remplit sa panse d’innombrables victuailles mais aussi victimes, croquées vivantes et fraîches. Sa voracité a quelque chose d’un mystère insondable car plus il est repu et plus il semble affamé. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Il est l’opposé du Vampire Scorpion qui séduit d’abord et dévore ensuite, alors que l’ogre Taureau dévore d’abord et séduit ensuite. Comment ne pas évoquer un poème de Victor Hugo où l’ogre, aussi bête qu’affectueux, avale le bébé d’une fée dont il est venu demander la main.

PANTAGRUEL AU BERCEAU

Pantagruel au berceau – Gustave Doré

Dans la grande lignée des goinfres bons-vivants, voluptueux et paillards campagnards, on pense à l’univers de Rabelais, d’une sagesse plantureuse, sensuelle et pacifique à la fois, et son gigantesque Gargantua, digne fils de Pantagruel, dont l’appétit s’affirme avant tout comme une conscience des épaisseurs de l’être, une connaissance métaphysique de l’existence, dans ses couches les plus profondes et les plus denses, triomphe en quelque sorte d’un paganisme mystique.

Parmi les autres personnages bons-vivants et voraces bien représentatifs de l’univers Taureau dans sa dimension matérialiste : Bérurier dans la série policière de San Antonio et Obélix, le fidèle compagnon d’Astérix le Gaulois. 

Sanglier-Asterix-legionnaire

Obélix et son repas de sangliers

L’étymologie du mot « ogre » est incertaine. L’attestation la plus ancienne du terme remonte à la fin du XIIe siècle et se trouve dans l’œuvre de Chrétien de Troyes, « Perceval ou le Conte du Graal ». Et il est écrit qu’un jour viendra où tout le royaume de Logres qui fut jadis terre des ogres, sera détruit par une lance. Par ailleurs, on a longtemps cru qu’il s’agissait d’une déformation de « Hongrois », en référence aux exactions commises en Europe occidentale par ce peuple entre 899 et 955, proposition depuis largement contestée. Aujourd’hui, on admet plus communément que le terme dérive du latin « orcus » qui désigne l’enfer et le dieu de l’enfer, d’autant que le mot italien désignant l’ogre n’est autre que « orco », comme venant confirmer cette hypothèse. Les Romains s’inspiraient en cela des Etrusques qui, dans leur panthéon divin, représentent un démon des enfers sur la « Tomba dell’Orco », littéralement « la tombe de l’Ogre », à côté d’autres dieux infernaux de leur mythologie.

Un exemple précoce du « orco » italien apparaît en 1290 dans Jacomo Tolomei : « Orco… mangia li garzone » qui se traduit par « Ogre… qui mange les garçons ». On le décrit en 1516 dans Orlando furioso, œuvre du poète Ludovico Ariosto, comme étant un monstre bestial et aveugle qui serait inspiré d’un cyclope de l’Odyssée.

C’est à partir de 1697, année où l’ogre apparaît dans « Les Contes de la Mère l’Oye » de Charles Perrault, que le terme se popularise dans la langue française. L’auteur en donne la définition suivante en note de l’un de ses contes : « Homme sauvage qui mange les petits enfants ». En général, les ogres sont dépeints comme des brutes géantes, hirsutes, inintelligentes et cruelles. Cependant, dans l’imaginaire breton, l’Ogre géant est le constructeur des mégalithes et des dolmens, celui-là même qu’on retrouve dans le personnage d’Obélix.

L'OGRE ET LE CHAT BOTTE - GUSTAVE DORE 

L’ogre du Chat botté – Gustave Doré

Parmi les ogres célèbres, il y a celui du conte du Petit Poucet. Mais on voit également un ogre apparaître dans le Chat botté. Comme Protée, il a le pouvoir de prendre une forme quelconque c’est pourquoi le Chat botté mange l’ocre après l’avoir mis au défit de se transformer en souris. Une des variantes de l’Ogre est le personnage de Barbe bleu qui tue les femmes qu’il épouse, sans pour autant les manger.

Toutefois, Charles Perrault n’abuse pas de la figure de l’ogre et n’y a recours qu’à trois reprises, avec deux ogres mâles et une ogresse. Dans les trois cas, les ogres occupent une position sociale élevée et sont riches. Ainsi, l’ogre du Petit Poucet possède une grande quantité d’or et d’argent dont le héros finira pas s’emparer. Celui du Chat botté est le maître d’un château entouré de vastes terres et vit dans l’opulence. Quant à l’ogresse de la Belle au Bois dormant, elle n’est rien de moins que la reine.

Le cannibalisme engraisse leur corps et les fait grandir jusqu’à en faire des géants. Il s’accompagne aussi d’une profusion de richesses. On est bien là dans la symbolique du signe terrien et prévoyant du Taureau. Par ailleurs, ils sont dotés de pouvoirs exceptionnels : mobilité extrême pour le premier grâce aux bottes de sept lieux, métamorphose pour le second et régence pour la dernière.

Les ogres n’ont qu’une obsession : manger de la chair fraîche. Leurs mets de prédilection sont les petits enfants. A la différence du loup qui dévore ses victimes crues, l’Ogre aime la viande bien préparée et cuite, en sauce, comme on accommoderait du veau ou du mouton. On reconnaît bien là la gourmandise du Taureau.

OGRESSE D'HANSEL ET GRETEL

L’ogresse d’Hansel et Gretel

Toujours dans les contes, le personnage de l’Ogresse est tour à tour le pendant féminin du personnage de l’Ogre, c’est-à-dire un être déployant un appétit féroce pour la chair fraîche : la mère du prince dans la Belle au Bois dormant, la sorcière dans Hänsel et Gretel des frères Grimm, ou la femme et les filles de l’Ogre du Petit Poucet.

La psychanalyse a tenté d’interpréter la figure de l’Ogre. Pour les disciples de Freud, il constitue l’image inversée et cauchemardesque du père, ce dernier ayant chez le conteur un rôle presque toujours extrêmement négatif. Toujours selon les psychanalystes, il s’agit aussi d’un symbole transparent du retour au ventre maternel. Enfin, la sauvagerie de l’Ogre serait une transposition symbolique de la violence affective contenue dans les rapports familiaux.

Dans son ouvrage « Psychanalyse des contes de fées », Bruno Bettelheim voit dans l’Ogre un écho aux frayeurs des enfants en bas âge, au moment où joue la pulsion orale. Cette pulsion qui pousse les enfants à porter tout objet à la bouche, ce stade oral décrit par Freud. Elle est perçue comme une puissance destructrice qu’il faut réussir à surmonter. C’est ce que proposent les contes en offrant aux enfants un scénario de victoire sur l’ogre.

Quant aux mythes et légendes qu’on peut relier au Taureau, ils ne peuvent que nous parler de désir, de faim, de gourmandise et de possession. Parce qu’ils sont à la source même de la vie, sans complexe, sans culpabilité, attachés à la stabilité et à la solidité des choses, avec la patience qui va avec, la ténacité qui permet d’aller jusqu’au bout de l’entreprise. Le Taureau n’est-il pas un signe dit « Fixe » ? Tout en sachant que de temps en temps il faut payer pour posséder. Et que payer, parfois, c’est sacrifier aux dieux cela même à quoi on n’a nulle envie de renoncer.

C’est pourquoi le Taureau en nous dit : «  Carpe diem » ou encore comme Pierre de Ronsard dans sont « Ode à la Rose », « Cueillons dès aujourd’hui les roses de la vie »…

PSYCHANALYSE DES CONTES DE FEES 

Bibliographie

Le Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

 

 

 

 

 

 

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ROUE ET PART DE FORTUNE

(05 - PETIT COURS D'ASTROLOGIE, 5.3.94 - LA PART DE FORTUNE) par sylvietribut le 09-05-2014

La Roue de la Fortune est également appelée Ascendant lunaire. Depuis Ptolémée, cette part, représentée graphiquement par un cercle coupé en deux diamètres perpendiculaires, est d’un usage courant, contrairement aux autres parts. Sa position est obtenue en ajoutant à la longitude de l’Ascendant, l’arc séparant la Lune du Soleil. La Part de Fortune est un significateur de chance légèrement inférieur en puissance à Jupiter et à Vénus.                                                                     

LA ROUE DE LA FORTUNE - SYMBOLE DE LA VILLE DE ZEUGMA - TURQUIE - SOUS LA PROTECTION DE LA DEESSE TYCHEE

La Roue de la Fortune – Symbole de la Ville de Zugma – Turquie

La Part de Fortune avait pour les Anciens une grande valeur. Elle était considérée comme l’un des cinq facteurs fondamentaux avec l’Ascendant, le Milieu du Ciel, le Soleil et la Lune.

Ptolémée en parle dans le Tétrabiblos (IIe siècle avant Jésus-Christ) affirmant que ce point indique les richesses virtuelles du sujet.

L’importance de la Part de Fortune dépend des planètes qui régissent son signe, ainsi que les aspects qu’elle reçoit des autres planètes. La pratique de l’astrologie moderne invite à ne pas prendre le mot « richesse » au sens littéral, mais d’y inclure les notions symboliques d’expression, de succès, de facilité, de chance.

Quand la Part de Fortune est conjointe à l’Ascendant, c’est la Nouvelle Lune. Quand elle est au Fond du Ciel, c’est le Premier Quartier de la Lune. Conjointe au Descendant, c’est la Pleine Lune et conjointe au Milieu du Ciel, c’est le dernier quartier de la Lune. Comme on peut le constater, la Part de Fortune appartient à l’astrologie lunaire et de ce fait échappe aux définitions objectives et concrètes de l’astrologie solaire.

La Part de Fortune représente des aspirations intérieures d’essence féminine et ne pouvait qu’être rejetée dans notre civilisation patriarcale.

La Part de Fortune est ce qui motive l’individu au plus profond de lui-même. Cette motivation est souvent inconsciente et ne sera maîtrisée qu’au moment où le sujet ne prendra pleinement conscience. C’est seulement alors qu’on pourra l’interpréter en tant que facteur de chance.

LA PART DE FORTUNE ACTIONNEE PAR DEUX ANGES 

Part de Fortune actionnée par deux anges

Part de Fortune en Maison I

Le sujet est lui-même l’artisan de sa chance. Celle-ci venant à lui par sa propre assurance et la nature de sa personnalité. C’est à lui de construire en faisant sien le vieil adage : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ». Une naissance sous la Nouvelle Lune implique une Part de Fortune conjointe à l’Ascendant, ce qui apporte une compensation à la difficulté d’être des natifs de la Nouvelle Lune, à la condition qu’ils veillent à se prendre eux-mêmes en main.

Part de Fortune en Maison II

C’est une des meilleures positions de la Part de Fortune. Quelle que soit la provenance des gains, on sera toujours bien rémunéré. Cette position peut être l’indice de hautes charges, celles-ci allant généralement de paire avec des gains importants.

Part de Fortune en Maison III

Le type de formation ou d’éducation choisie peut constituer la chance de l’existence. Cette position de la Part de Fortune en maison III permet également d’être avantagé par les relations avec l’entourage : frères, sœurs, cousins, voisins, collègues, confrères… mais aussi dans les déplacements ou bien par les écrits. Ne pas perdre de vue que la Maison III est en analogie avec Mercure par analogie aux Gémeaux. On peut donc, sous cette influence de la Part de Fortune en Maison III, aussi bien trouver sa chance dans son environnement immédiat, qu’à travers des professions d’intermédiaires, d’agents de toutes sortes, tout ce qui est lié aux échanges et communications, ce qui passe par l’écriture, du journalisme aux autres médias.

Part de Fortune en Maison IV

Ce pourrait être la position typique de l’héritier. Cette position de la Part de Fortune avantagerait la vie de famille, faire bénéficier de biens immobiliers, notamment par héritages. Elle peut également apporter la fortune et parfois même la célébrité en fin d’existence. Elle privilégie toutes les professions liées à la Terre, aux origines, au passé, à l’habitat : agriculteurs, archéologues, archivistes, promoteurs, décorateurs, agents immobiliers, antiquaires… Parfois cette position de la Part de Fortune permet de travailler à son domicile, on y a d’ailleurs intérêt.

Part de Fortune en Maison V

Gains possibles par spéculation, jeux de hasard, loteries, etc… C’est une des meilleures positions car elle favorise l’expression heureuse, l’épanouissement par la création, de préférence artistique. Cette position de la Part de Fortune apporte souvent beaucoup de joie par les enfants.

Part de Fortune en Maison VI

Succès et épanouissement de la personnalité passent par le travail, indispensable mais jamais effectué en pure perte. Des choix heureux caractérisent le personnel et les subordonnés. La Maison VI étant en rapport avec la santé, avec la Part de Fortune la constitution devrait être robuste, facteur positif pour une existence débarrassée de cette servitude que constitue la santé. Par ailleurs, avec cette position on peut réussir dans une activité professionnelle en rapport avec la santé, le médical, les services sociaux ou même les soins aux animaux.

Part de Fortune en Maison VII

Parce qu’on exerce un mélange d’autorité et de fascination sur les autres, le monde extérieur favorise l’extériorisation, l’expression et le succès du sujet qui rencontre des partenaires positifs ou des associés performants. C’est une excellente position pour un acteur ou un homme politique. Quant au mariage c’est aussi un secteur protégé de la destinée. Le mariage peut d’ailleurs élevé au-dessus de sa condition sociale initiale.

Part de Fortune en Maison VIII

La chance favorisera la personne dont la Part de Fortune occupe la Maison VIII par l’intermédiaire d’un tiers et souvent par la mort de celui-ci. C’est donc la position-type, avec la Maison IV, de l’héritage, mais c’est aussi l’indication d’un succès possible dans toutes activités liées à la mort, au sexe, à l’occultisme, aux héritages : notaire, médecin-légiste, psychanalyste, parapsychologue ou sexologue. Cette position de la Part de Fortune en Maison VIII indique parfois une célébrité posthume.

Part de Fortune en Maison IX

Avec cette position, on peut conseiller d’entreprendre des études supérieures, ou de rechercher ce qui met en rapport avec le lointain, l’étranger. Cette position de la Part de Fortune peut conférer une aptitude particulière pour se réaliser heureusement à travers l’édition, la publicité, l’écriture, la politique, l’import-export, la diplomatie, le tourisme. Sous cette influence, on recherche généralement les causes premières des choses, on a besoin d’une philosophie de l’existence qui satisfasse.

Part de Fortune en Milieu du Ciel

C’est une des positions les plus réalisatrices sur le plan matériel et social. La réussite professionnelle assure la fortune, favorisée souvent par un bon choix initial. Même si l’on connaît des revers dans l’existence, celui qui porte cette configuration dans son thème est capable de repartir à zéro et de refaire une réussite. Ambition et expansion caractérisent cette position.

Part de Fortune en Maison XI

Voilà une excellente position dans la mesure où elle garantit une popularité certaine dans le cercle des relations et des amis, disposés à apporter le coup de pouce nécessaire en cas de besoin. Cette Part de Fortune favorisera donc les projets élaborés en commun ou en bénéficiant du concours d’un protecteur influent. La Maison XI étant le domaine des espérances, des aspirations profondes du sujet, celles-ci ont toutes les chances de se réaliser, sauf si la Part de Fortune est fortement dissonée. Dans ce cas, il faudra se garder des utopies et des déceptions qui s’en suivront.

Part de Fortune en Maison XII

C’est une position pas très exaltante, bien qu’elle puisse éventuellement agir comme une sorte de paratonnerre contre les épreuves de l’existence. Elle peut toutefois exprimer l’épanouissement de l’être dans la retraite, la rechercher ou le sacerdoce, ou encore dans un métier impliquant le secret comme : détective, espion, diplomate. C’est la marque typique de l’occultisme productif. La Part de Fortune en Maison XII incite aussi à trouver la sérénité intérieure à travers un cheminement personnel ardu, non perceptible par l’entourage, mais illuminateur pour celui qui porte cette configuration dans son thème

Exemple de calcul de la Part de Fortune

La Formule : Ascendant + Lune – Soleil

Prenons un Ascendant à 17°18 Lion soit en degré zodiaque…………………. 137°18

La position de la Lune à 0°03 Scorpion soit en degré zodiaque ………..   + 210°03

Total………………………………………………………………………………………………… 347°21  ou 346°81

Position du Soleil à 16°28 Poissons soit en degré zodiaque …………………                        – 346°28 Soit une Part de Fortune

à …………………………………………………………………………………………………..                                0°53 Bélier  

LE JARDIN DES TAROTS - LA ROUE DE FORTUNE 

Part de Fortune ou Roue de Fortune – Le Jardin des Tarots – Capalbio – Toscane

Il existe d’autres parts et les anciens astrologues accordaient une importance assez grande à des points virtuels et calculés en ajoutant à la longitude de l’Ascendant l’arc d’écliptique séparant deux planètes. De  nos jours, cette pratique est presque totalement abandonnée, et seules quelques parts, outre la Part de Fortune, sont encore prises en constellation :

–       Part d’Amour : arc du Soleil à Vénus

–       Part de Chance : arc de Vénus à Uranus

–       Part de Maladie : Arc de Saturne à Mars 

–       Part de Malchance : arc de la Lune au Soleil

–       Part de Métier : arc de Mars à Jupiter

–       Part de Puissance : arc du Soleil et de Jupiter

–       Part de Voyages : arc de la Lune à Mercure. 

TARO VISCONTI-SFORZA - LA ROUE DE LA FORTUNE

La Roue de Fortune – Tarot des Visconti-Sforza

Symbole solaire, c’est la roue des naissances et des morts successives à travers le cosmos : c’est, sur le plan humain, l’instabilité permanente et l’éternel retour. « La vie humaine roule instable comme les rayons d’une roue de chariot » disait Anacréon. Et ce mouvement qui tantôt élève, tantôt abaisse, c’est le mouvement même de la Justice, lame VIII du Tarot, qui veut maintenir l’équilibre sur tous les plans et n’hésite pas à tempérer par la destruction et la mort le triomphe des réalisations créatrices, comme le souligne encore le numéro de cette dixième lame, entre le Chariot, la sept, et la Mort, la treize.

On peut également voir dans ces êtres aux figures animales qui tournent autour de la roue des existences, la loi des renaissances qui s’impose, dans de nombreuses traditions, à ceux qui n’ont pas dominé leurs désirs charnels. On verra aussi dans la montée et la descente une loi d’alternance, voire de compensation, se dégageant de l’histoire humaine, sociale ou personnelle, où se succèdent sans cesse succès et revers, naissances et morts. D’un point de vue plus intérieur, la Roue de fortune est moins l’image du hasard que celle de la justice immanente.

LA ROUE DE FORTUNE 

Bibliographie Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter         Dictionnaire de l’Astrologie – Jean-Louis Brau – Librairie Larousse

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DANS LE BESTIAIRE DU TAUREAU… LA TOURTERELLE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 08-05-2014

La tourterelle a été domestiquée il y a entre 2000 et 3000 ans. C’est un oiseau facile à élever et sa longévité peut atteindre 12 ans mais, en captivité, certaines peuvent atteindre l’âge de 30 ans. On l’apprécie pour sa nature douce

Cette espèce domestique de tourterelle trouve son origine dans les savanes et des forêts sèches d’Afrique, mais certains individus d’élevage proviennent de l’archipel des Pescadores, situé au large de la côté ouest de Taïwan. Elles sont tout d’abord élevées en captivité dans les Caraïbes. Les tourterelles échappées des élevages des Caraïbes ont formées des populations éparses aux Etats-Unis, en Californie et en Floride, d’autres dans l’Illinois.

TOURTERELLE2 

Tourterelle

La tourterelle domestique est un oiseau de la famille des Colombidés issu de l’élevage de la tourterelle rieuse, sans doute plus ou moins hybridée avec la tourterelle turque. La tourterelle domestique est plus grosse, mais avec une queue plus courte que la tourterelle rieuse, l’espèce sauvage d’Afrique. Elle a conservé le demi-collier noir de sa parente sauvage, mais son plumage a pris des couleurs variées au gré des sélections faites par les éleveurs.

La tourterelle domestique a une gamme de différents cris d’appel. Le chant de la femelle est généralement plus doux ou plus de trilles de roucoulades. Le cri d’avertissement et bien connu, il est utilisé en roucoulement sur le nid. D’autres cris, que l’on pourrait comparer à un « rire » sont réservés aux salutations ou aux moments d’excitation.

Le roucoulement de la tourterelle est créé par les muscles qui font vibrer l’air envoyé vers le haut des poumons. Ces muscles appartiennent à la classe connue la plus rapide des muscles d’animaux vertébrés, contractant pas moins de dix fois plus rapidement que l’utilisation des muscles pour courir. Cette classe des muscles est habituellement trouvée chez des animaux comme le serpent à sonnettes, sur sa queue. La tourterelle est le premier genre d’oiseau chez qui cette classe de muscles est avérée.

LA TOURTERELLE TRISTE 

Oiseau messager du renouveau cyclique chez les Indiens de la Prairie, c’est la tourterelle qui apporte dans son bec la branche de saule en feuilles, ce qui apparente son symbolisme à celui de la colombe, qui appartient au monde de la Balance, pour le sens de la justice et de la paix qu’évoque ce signe. Balance et Taureau sont tous les deux sous l’influence de Vénus, qui si elle est bien configuré dans un thème, est un gage de paix et d’harmonie.  

A noter que le saule est un arbre sacré, symbole de renouveau cyclique et d’immortalité car il suffit d’un rameau remis en terre et humidifié pour qu’il reparte et devienne un arbre. C’est pour cette raison que Saint Bernard associait le saule à la Vierge Marie.

Dans les hiéroglyphes égyptiens, la tourterelle correspondrait à l’homme léger, qui aime la danse et la flûte, ce qui prouve bien qu’on est dans le monde de Vénus. Le Taureau est d’ailleurs lié au chant quand la Balance correspond à la danse. Dans l’homme-zodiaque le Taureau correspond à la gorge et à la poitrine, alors que la Balance est aérienne par son appartenance à l’Air.

Dans la tradition chrétienne, la tourterelle est un symbole de fidélité conjugale, comme Héra/Junon qui est en relation avec le Taureau était la fidélité même malgré toutes les incartades de Zeus/Jupiter, son époux.

LA TOURTERELLE - GRAVURE 

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Bouquins

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’ETOILE ALGOL DANS LA CONSTELLATION DE PERSEE

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 07-05-2014

Algol est une étoile variable à éclipses de la constellation de Persée, de magnitude 2 qui varie périodiquement tous les 2 jours et 21 heures environ. Algol a un compagnon sombre qui l’occulte et est responsable de sa baisse de luminosité. La distance qui nous sépare d’Algol est de 92,8 années-lumière. Possédant un mouvement propre très petit comparé à sa vitesse radiale, Algol est passé non loin du système solaire il y a 7,3 millions d’années. Il n’est pas exclu qu’elle ait pu perturber le nuage d’Oort en cette occasion et provoquer un afflux de comètes vers le système solaire interne.

C’est une étoile de première importance dont la nature s’apparente à celle de Saturne mais aussi de Jupiter. Elle se situe dans le Taureau. Elle est synonyme de violence et souvent, elle est en rapport avec une mort brutale.

Etymologiquement, Algol dérive de l’arabe « ra’s al-ghoul » qui signifie « la tête (ra’s) de l’ogre (al-ghoul, goule). Dans l’astronomie chinoise, cette étoile fait partie de l’astérisme « Daling » qui représente un mausolée. Pour l’astrologue, qu’il s’agisse d’ogre ou de mausolée, Algol est bien dans la symbolique du Taureau.

LA CONSTELLATION DE PERSEE - HEVELIUS

La Constellation de Persée – Helvelius

Persée est une constellation ancienne de l’hémisphère nord. Elle est relativement grande et possède plusieurs étoiles brillantes, dont l’étoile Algol. La constellation de Persée était déjà répertoriée par Aratus de Soles, puis par Ptolémée dans son Almageste, au 1er siècle. Elle est censée représenter Persée, le héros de la Mythologie grecque qui sauva Andromède. La constellation appartient au cycle qui décrit le mythe d’Andromède.

ALGOL DANS LA CONSTELLATION DE PERSEE

Algol dans la Constellation de Persée

Persée est une constellation très lumineuse, placée dans un environnement très riche. Sa position peut être repérée en prenant l’alignement qui part du Grand carré de Pégase et remonte le long de la diagonale d’Andromède jusqu’à Algol de Persée et Capella du Cocher. Inversement, on peut partir de Capella, l’étoile la plus brillante de la région, et repérer ses voisines Algol et Mirfak en direction de l’Ouest. De même on peut se repérer par rapport à Cassiopée, en suivant l’alignement de la barre médiane de son W en direction du sud-est, alignement qui tombe sur Mirfak. On peut enfin remonter l’alignement qui part de Rigel dans Orion, en passant par Aldébaran du Taureau et tomber sur Algol avant de rejoindre Cassiopée dans l’axe du bras droit de son W.

C’est l’astronome et fabricant de lentilles italien, Geminiano Montanari (1633-1687) qui observa particulièrement, vers 1667, la seconde étoile la plus brillante, Algol de la constellation de Persée. Montanari était un partisan de l’approche expérimentale des sciences. Il constata que cette étoile avait une luminosité variable. Il est très probable que d’autres observateurs avant lui aient remarqué ce phénomène, disons que Montanari fut le premier astronome identifié à le signaler. Quoi qu’il en soit, les noms de l’étoile que ce soit en arabe, en hébreu ou dans d’autres langues, font tous référence au « ghoul » ou au « démon » qui impliquent que ce comportement inhabituel de l’étoile était connu et reconnu depuis longtemps.

GEMINIANO MONTANARI

Geminiano Montanari – Astronome

Montanari était né à Modena. Il fit son droit à Florence et fut ensuite diplômé de l’Université de Salzbourg. Vers 1662, il déménagea à Bologne et c’est alors qu’il dessina une carte précise de la Lune à l’aide d’un micromètre oculaire de sa propre fabrication. En 1969, il succéda à Giovanni Cassini comme professeur d’astronomie à l’Observatoire de Panzano, près de Modena, où une de ses tâches était de compiler un almanach astrologique. Ce qu’il fit en 1665. Cependant il organisa un canular délibéré en écrivant le dit almanach complètement au hasard, pour montrer que les prédictions faites au hasard étaient aussi bien vérifiées que celles faites par l’astrologie. Dans la période suivant celle de Galilée, les expérimentateurs tels que Montanari étaient engagés dans une bataille contre les vues plus mystiques des scientistes tels que Donato Rossetti.

C’est le 21 mars 1676 que Montanari signala l’observation d’une comète à Edmund Halley. En 1679, Montanari déménagea pour un poste d’enseignement à Padoue, mais presque tous les documents de cette période de sa vie ont été perdus. Il reste une lettre datant de 1682 qui mentionne l’observation de la comète de Halley. Un cratère sur la Lune porte son nom. 

LE TAUREAU

 

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