LA LUNE ET LE CORPS HUMAIN

(5.3.2 - LUNE) par sylvietribut le 19-07-2014

La Lune est symbole de l’instinct, de la vie végétative, de tout ce qu’il y a en nous de plus végétal et animal. La Lune c’est notre corps physique.

C’est dans la petite enfance que l’influence de la Lune est la plus marquante : visage lunaire des enfants, grands yeux et joues rondes, peu de traits anguleux et un aspect humide.

Dans le corps, la Lune régit d’abord l’estomac, l’appareil digestif en général, et ce n’est pas sans relation avec le stade oral des psychanalystes, l’enfant étant sous une bien plus grande dépendance à la nourriture que l’adulte.

La Lune gouverne aussi la lymphe, le grand sympathique, la vision et plus particulièrement l’œil gauche. Aussi les troubles de la vue relèvent d’une Lune mal configurée dans le thème.

HOMME ZODIAQUE - MEDECINE CELESTE

Homme-zodiaque et Médecine céleste

Bien sûr, la Lune préside au fonctionnement de l’appareil génital féminin, à la grossesse, à la naissance. Le cervelet, la vessie, les tissus adipeux et séreux paraissent dépendre de cet astre, ainsi que pour certains astrologues, les voies respiratoires.

Si dans un thème la Lune est difficilement aspectée, il existera une certaine vulnérabilité aux maladies de l’appareil digestif. On sait d’ailleurs que pour un bébé une diarrhée peut être mortelle, alors que chez un adulte, cela n’entraîne pas la mort. Indigestion, gastralgie, dyspepsie, aérophagie, empoisonnement ou infection d’origine alimentaire proviennent de la Lune, affectant plus particulièrement la zone du corps désignée par le signe dans lequel habite la Lune. Ainsi, la Lune en Vierge affectera l’appareil digestif au niveau des intestins.

L’influence lunaire se conjugue avec celle de Jupiter pour provoquer l’obésité, la cellulite, les maladies d’engorgement et de pléthore.

 

 

 

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DANS LE BESTIAIRE LUNAIRE… LA GRENOUILLE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-07-2014

La grenouille est en rapport avec son élément naturel : l’Eau. Dans la Chine ancienne les grenouilles étaient utilisées, ou imitées, pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient représentées sur les tambours de bronze, parce qu’ils rappelaient le tonnerre et appelaient à pluie.

La grenouille, qui se distingue assez mal du crapaud, est un animal lunaire, qui correspond à l’eau et à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu, yang, est censée se transformer en grenouille, animal aquatique, yin, pour redevenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Cependant, et les différents points de vue ne sont pas sans rapport, la Grande Grenouille est aussi en Inde le support de l’Univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

GRENOUILLE... SON ELEMENT... L'EAU

La grenouille… Animal lunaire… Son élément… l’Eau

En Occident, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps : la maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Eli l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde. Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal : ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps ; leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesses qu’il a faites de la terre. On parle de leur ivresse, on les qualifie de « brahmanes du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre-mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig-Veda se termine ainsi :

            « Plaise aux grenouilles, lors du multiple pressurage nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger le temps de notre vie ».

La terre est muette et aride pendant les mois d’hiver et de sécheresse ; le chant soudain des grenouilles, c’est la manifestation du renouveau accompli, le signal du réveil annuel de la nature.

la grenouille baromètre

La grenouille-baromètre

Comme les grenouilles sortent en temps de pluie et que la pluie permet les récoltes, les grenouilles ont toujours symbolisé la fertilité et donc de la prospérité du peuple.

La grenouille a l’habitude d’aspirer. Au Japon, l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Le mot japonais « kaeru » signifie aussi « retourner ». Elle est devenue une sorte de protecteur des voyageurs. Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante », c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. La poésie suivante, la plus connue peut-être au Japon, résume le symbolisme :

            « Un vieil étang ! Une grenouille y plonge : Ah ! Quel clapotis ! ».

Dans l’ogdoade, le groupe égyptien des huit, qui comprend les quatre couples de forces élémentaires précédant la création organisée du monde, figurent des grenouilles avec des serpents :

« Forces obscures d’un monde encore inorganique… créatures spontanées des eaux primordiales ».

Le terme « grenouille » est un nom vernaculaire attribué  à certains amphibiens, principalement dans le genre « Rana ». A un de ses stades de développement, la larve de la grenouille est appelée « têtard ». Les grenouilles sont des quadrupèdes de l’ordre des Anoures, tout comme les rainettes, qui sont en général plus vertes et arboricoles, les crapauds dont la peau est plus granuleuse et les Xénopes strictement aquatiques. Tous ces termes usuels correspondent à des apparences extérieures plus qu’à des classements strictement taxinomiques.

En Europe, parmi les espèces de grenouilles les plus connues figurent la Grenouille verte et la Petite grenouille verte, la Grenouille des champs, la Grenouille rousse et, en élevage, la Grenouille rieuse. Certaines espèces comme la Grenouille-Taureau d’Amérique du Nord, la Grenouille Goliath d’Afrique ou Litoria infrafrenata ou grenouille géante sont remarquables pour leur très grande taille.

LES CUISSES DE GRENOUILLES AU CITRON

Fricassée de cuisses de grenouilles au citron

La grenouille est utilisée par l’homme depuis l’aube des temps. Des grenouilles sont élevées pour consommer la chair de leur cuisses, d’autres servent à l’expérimentation et certaines sont adoptées pour l’agrément. Les grenouilles sont souvent évoquées dans les textes anciens et sont présentes dans les représentations artistiques.

La grenouille est également un personnage important du folklore populaire ou enfantin sous forme d’animal plutôt répugnant et maléfique, ou au contraire, magique et bénéfique, en particulier à travers le mythe du prince ou de la princesse transformés en grenouille ou, le plus souvent, en crapaud.

Les grenouilles sont parfois présentes dans d’étranges phénomènes, comme les pluies d’animaux. Dans la Bible, la seconde des dix plaies d’Egypte est l’invasion des terres par des milliers de ces batraciens. D’après les scientifiques qui se sont penchés sur cet événement, le phénomène pourrait s’expliquer par une sécheresse ou par l’empoisonnement des eaux du Nil. En effet, dans des situations de stress, ces animaux sont capables d’accélérer leur développement pour fuir plus vite leur milieu, d’où une explosion de leur nombre. De fait, on peut lire dans la bible de nombreuses références négatives sur les grenouilles.

VERSAILLES - LE BASSIN DE LATONE ENTOUREE DE GRENOUILLES

Parc du château de Versailles – Bassin de Latone et ses enfants entourés des grenouilles

Dans les Métamorphoses d’Ovide, on trouve une référence négative aux grenouilles : Latone ou Leto, mère d’Apollon et de Diane, est poursuivie par la colère de Junon en raison des relations adultères que son mari, Jupiter, entretient avec elle. Latone se retrouve un jour assoiffée sur les berges d’un fleuve de Lycie. Les paysans de ce pays veulent l’empêcher de s’abreuver. Alors, Latone les transforme en grenouilles.

GRENOUILLE ACROBATE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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DANS LE MONDE MYTHOLOGIQUE ET LUNAIRE DU CANCER… LES TROIS PARQUES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.4 - LES MYTHES DU CANCER ET DE LA LUNE) par sylvietribut le 12-07-2014

Ces trois femmes en robe blanche, chantées par Orphée, étaient également appelées les Destinées, mais les Grecs les nommaient les Moires  et les Romains les Parques ou Fata. Elles étaient les filles de Nyx, la nuit, et devant elles, tous les vivants étaient saisis d’une terreur sacrée. Elles représentaient les puissantes forces naturelles devant lesquelles l’homme est complètement désarmé, cette fatalité du destin. Il faut préciser qu’elles étaient chargées de surveiller le destin des hommes plus encore que de le déterminer.

LES MOIRES 2

Les Moires

Dans l’épisode de la naissance de Méléagre, cependant, les Parques ou Moires joueront un rôle décisif. Cette légende suggère qu’à l’origine leur fonction aurait été de présider à la naissance des êtres humains et d’assigner à ce moment-là son lot à chacun. En effet, « Parcae » signifie « celles qui font naître l’enfant » et « Moirai », « celles qui coupent » ou « celles qui désignent ». Et c’est ainsi que sept jours après la naissance de Méléagre, les Moires apparurent à sa mère et lui prédirent que son fils mourrait à l’instant où le tison qui brûlait dans la cheminée serait consumé. Celle-ci retira le tison, l’éteignit et le cacha. Cependant, devenu adulte, Méléagre tua ses oncles. Sa mère, alors, replaça le tison dans l’âtre et Méléagre mourut.

Les Parques, ou Moires, sont des symboles lunaires. En effet, « moïra » signifie aussi « quartier » ou « phase ». Elles correspondent donc aux trois phases de la Lune. Ce mythe est, semble-t-il, très ancien, datant de l’époque préhellénique.

CLOTHO LA FILEUSE

Clotho la fileuse – Château de Chantilly

La première Parque était Clotho, la Fileuse. Elle représente la Lune croissante, la jeune parque qui tisse les événements de la vie. C’est d’ailleurs la moins terrible des trois sœurs.

LACHESIS - Puteal_de_la_Moncloa - MADRID

Lachésis – Musée National d’archéologie de Madrid

La seconde s’appelait Lachésis, la dispensatrice ou le sort. C’est elle qui mesurait le fil de la vie. Elle est l’image de la Pleine Lune. C’est elle qui, en détournant la tête, tire au sort le lot de hasard et de chance qui reviendra à tout humain, cette « Part de Fortune » est inaliénable, il peut en jouir en toute sécurité. Mais malheur au mortel qui essaie d’obtenir plus qu’il ne lui a été dévolu par le sort, car il empiète sur les prérogatives des dieux. Il se désigne ainsi la vindicte des Parques. Ce thème sera l’un des ressorts-clés de la tragédie grecque antique. Nous avons été programmés pour un destin, nous ne devons pas chercher à lui échapper, telle est la morale qui se dégage du mythe des Parques. Le nom « Lachésis » a été donné à un serpent sud-américain très venimeux dont la morsure donne la mort. Cependant, « Lachesis mutus », c’est-à-dire la dilution de ce venin, est un remède très utilisé en homéopathie.

ATROPOS

Atropos l’inévitable

Quant à la troisième, elle se nommait Atropos, l’inévitable, celle qu’on en peut contourner ; c’est la plus puissante et la plus redoutée des trois sœurs. C’est la plus petite et la plus méchante. Elle correspond à la phase descendante de la Lune, qui s’obscurcit peu à peu jusqu’à la néoménie, et que nous avons déjà vu personnifiée par la terrible Hécate. A l’heure de la naissance, Atropos grave sur une pierre l’heure de la mort. L’échéance arrivée, elle tranche inexorablement le fil de la vie et nul ne peut la faire fléchir. Cependant, il y eut des exceptions.

Le passage de la société matriarcale, préhellénique et adoratrice de la Lune, à une société grecque patriarcale, se marque dans les relations entre Zeus et les Parques. Hésiode considérait les Parques comme les filles de Zeus et de Thémis, dont le nom signifie « la Loi ». Il illustre ainsi l’ambiguïté de leur rôle : obéissaient-elles à Zeus, ou bien Zeus leur obéissait-il ? Les dieux pouvaient-ils transgresser la loi des Moires ? Nombre d’auteurs classiques les considéraient comme plus puissantes que les dieux eux-mêmes. Homère et Virgile représentent en effet, tous les deux, Zeus tenant une balance parfaitement équilibrée pour connaître les ordres du destin, plaçant sur chaque plateau les sorts respectifs des héros et voyant ainsi de quel côté la balance penchait. Sous ce jour, Zeus apparaît comme exécuteur du destin plus que comme principe déterminant. Ainsi, Zeus sait que son fils Sarpédon est destiné à mourir de la main de Patrocle, mais il ne peut pas, ou ne veut pas, transgresser les lois du destin, même pour sauver celui qu’il aime si tendrement. Tout ce qu’il est en mesure de faire est d’assurer à Sarpédon des funérailles grandioses dans son pays natal, la Lycie. Eschyle dans son « Prométhée enchaîné », nous dit que même Zeus est soumis aux lois du destin.

Cependant, dans les versions plus anciennes, les Parques avaient un pouvoir absolu sur la vie des hommes. Dans les versions plus récentes, coïncidant avec la conquête hellène et l’effacement du culte lunaire, Zeus domine les Parques. Il les informe de ses décisions, certes, mais il a aussi le pouvoir de les obliger à changer d’avis. Il intervient pour leur imposer ses décisions. Pourtant, certains disent que Zeus lui-même tremble devant les Parques. Cependant, il est dit aussi que les Parques s’inclinent devant lui. Zeus s’appelle parfois « le Maître des Parques » puisqu’il prétend au pouvoir suprême sur les destinées humaines.

HERACLES ET ALCESTE

Alceste et Héraclès combattant Hadès la Mort

Une autre légende concernant les Parques est très significative. Il s’agit de l’épisode d’Apollon venu rendre visite aux trois sœurs dans leur caverne. Il veut obtenir la grâce de son bienfaiteur et ami, le roi Admète, qui a eu la révélation de sa fin prochaine. On sent qu’il s’agit là d’un duel Soleil/Apollon et Lune/Les Parques que la mythologie règle au profit du premier. Ce qui rappelle l’effacement des cultes lunaires de la Grande-Mère au profit d’un culte solaire.

Face aux intraitables sœurs, Apollon a recours à la ruse : il leur fait boire du vin. L’ivresse aidant, elles acceptent de retarder un peu le coup de ciseau fatal qui doit trancher le fil de la vie d’Admète. Elles y mettent toutefois une condition : que l’un des proches du roi accepte de se substituer à lui, car la mort réclame son tribut. Bien sûr, personne ne veut se sacrifier. Seule Alceste, l’épouse d’Admète, s’offre par amour, à le remplacer. Après avoir fait des adieux touchants à sa famille, à son mari, à la lumière du jour, Alceste avale un poison et s’abandonne à la mort. Mais aussitôt qu’elle a rendu son dernier souffle, Admète regrette d’avoir accepté son sacrifice car, sans une telle épouse, la vie a perdu tout son sens, toute couleur, et ne vaut plus la peine d’être vécue.

Perséphone, l’épouse de Pluton et donc régnant avec lui sur le royaume des Morts, très choquée qu’une femme se sacrifie à la place de son mari, renvoie Alceste vers la lumière du jour.

Dans d’autres versions de mythe, Admète fait appel à un ami, Héraclès/Hercule. Toujours prêt à en découdre pour la bonne cause, bon prince puisque c’est un jupitérien, le héros se fait le champion d’Admète, le jour où Hadès/Pluton vient chercher Admète le jour de ses funérailles. C’est alors que survient Héraclès avec sa célèbre massue, en bois d’olivier sauvage, détail important puisque l’olivier est un bois sacré. Il s’attaque à Hadès en combat singulier et finit par en triompher, arrachant Alceste à la mort, et du même coup, Admète. Héraclès est un personnage très cancérien. Or, les cycles lunaires et cancériens sont si étroitement imbriqués les uns dans les autres qu’ils ne sont pas facilement dissociables.

Les versions successives du mythe trahissent, ici encore, l’évolution de la société : dans la version ancienne, Perséphone refuse le courageux sacrifice d’Alceste. Nous sommes encore dans une société matriarcale où Perséphone, comme la Grande Prêtresse, a tous les pouvoirs. Dans une version plus tardive, intervient Héraclès, qui incarne la volonté de Zeus ; Héraclès est un symbole jupitérien, et nous sommes cette fois dans une société patriarcale où règne Jupiter/Zeus/le Soleil, tandis que la Grande Mère lunaire est tombée dans l’oubli.

Quoi qu’il en soit, les Moires ne jouèrent pas un rôle important dans la mythologie. Elles aidèrent Zeus dans son combat contre les Géants car elles tuèrent Agrios et Thoas à l’aide d’un bâton, et contre Thyphon qu’elles persuadèrent, alors qu’il était déjà poursuivi par Zeus, de manger de la nourriture des mortels, lui assurant à tort que cela lui donnerait des forces nouvelles.

HECATE AUX TROIS TETES

 

Hécate aux trois têtes

Tout ce qui est triple, ou multiple de trois, dans les mythologies, se rattache à cette période des cultes lunaires. Triple Hécate, trois Parques, neuf têtes de l’Hydre de Lerne… en référence aux trois phases de la Lune.

Le culte lunaire de la Déesse-Mère, symbole de fertilité et de vie végétative, correspond à un stade culturel primitif de l’humanité. Si les peuples évoluent ensuite, les uns après les autres, vers un culte solaire et une société patriarcale, c’est tout à fait dans la logique de l’astrologie : le mois du Cancer, signe de la Lune et de la gestation, précède le mois du Lion, signe du Soleil et de la maturité ». Tout se passe comme s’il existait un ordre naturel et astrologique des choses, auquel les individus, tout comme les sociétés, ne peuvent échapper. On ne peut s’attarder éternellement au stade du Cancer : il est fait pour être dépassé, et chacun doit parvenir à la pleine lumière solaire, à l’autonomie, à l’affirmation de soi.

LES TROIS PHASES DE LA LUNE

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

Le Grand Livre du Cancer – Sara Sand – Tchou

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A PROPOS DU CALENDRIER LUNAIRE

(4.1 - Les caprices de la Lune - Calendrier lunaire - Maisons lunaires) par sylvietribut le 10-07-2014

Les cultes lunaires ont disparu suite à l’évolution du calendrier. Répandu autrefois dans toute l’Europe préhistorique, le calendrier lunaire comportait 13 mois de 28 jours, c’est-à-dire la durée d’une révolution lunaire. L’année était tripartite, par analogie avec les trois phases de la Lune. Ce calcul du temps selon les rythmes lunaires était sans doute plus facile pour les peuples primitifs. La fertilité de la terre et des troupeaux était plus immédiatement, plus visiblement liée aux phases de la Lune, plus tangibles que celle du Soleil.

CANCER - BIBLIOTECA MARCIANA - VENISE

Calendrier lunaire – Bibliothèque Marciana – Venise

Dans le calendrier lunaire, la durée du mois, coïncidant avec la durée du cycle féminin, repose sur une identification étroite de la femme avec la Lune. Résumé de l’équation :

LUNE = FEMME = FECONDITE = VIE = TERRE = EAU…

L’année de 364 jours se divise exactement par 28 : c’était donc un calendrier très pratique, où les fêtes populaires s’articulaient très bien avec la Pleine Lune. Un jour supplémentaire, gagné par la Terre en tournant autour du Soleil, était ajouté à la fin du troisième mois. C’est peut-être d’ailleurs l’origine de la Chandeleur. Ce jour était consacré à une grande fête, au cours de laquelle la prêtresse de la Lune choisissait un roi, ou un chef militaire, pour l’année qui commençait.

Le grand problème fut longtemps de faire coïncider le calendrier lunaire avec le calendrier solaire : 12 mois et 4 saisons. Il semble que l’on y soit parvenu pendant le premier millénaire avant Jésus-Christ.

5.0.2

Calcul du Calendrier au Moyen Age

Pendant des siècles bien après la généralisation officielle du calendrier Julien, c’est-à-dire solaire, les paysans des régions isolées continuèrent à compter l’année en mois de 28 jours, et en 13 mois. On en trouve encore des échos dans l’Angleterre du XIIIe siècle.

Dans l’astrologie moderne, il y a une lacune, un illogisme qui frappe. C’est le rôle réservé à la Lune. Le Soleil et la Lune ont leurs disques apparents de la même grandeur. Leur influence sur la vie de notre globe dépasse largement les influences planétaires car les Luminaires règlent pour ainsi dire, la vie. Ne sont-ils pas comme on vient de le voir à la base de tous les calendriers ?

L’influence du Soleil en Astrologie se divise en trois plans : planétaire, zodiacal et terrestre, car les douze Maisons astrologiques et les douze signes du Zodiaque sont avant tout d’essence solaire, n’étant en somme que l’influence du Soleil concrétisée, ou reflétée, par l’orbite terrestre. Si les signes du Zodiaque n’étaient pas d’essence solaire, ils subiraient fatalement des changements perpétuels de leur nature, dus au déplacement des constellations. Cette division de son influence permet de mettre le Soleil au même niveau que Mercure, Vénus ou Pluton.

Mais la Lune, peut-on l’abaisser jusqu’à la force d’une planète invisible à l’œil nu comme Pluton ou Mercure, quand nous constatons à chaque instant ses effets physiques formidables, comme par exemple, son influence sur les marées et la végétation.

CALENDRIER LUNAIRE DE 1583

Calendrier lunaire – 1583

Or, l’Astrologie Antique connaissait aussi bien le Zodiaque lunaire que les Maisons d’essence lunaire, ce qui divise l’influence de l’Astre de la nuit en trois plans semblables aux plans de l’influence du Soleil. Sans cette division, la place réservée à la Lune dans le rang des planètes est tout simplement incompréhensible.

Les Anciens possédaient toute une Astrologie basée uniquement sur les rapports du Soleil et de la Lune et il nous reste encore pas mal de documents de tous les pays, y compris ceux de notre Moyen Age, au sujet des 28 Maisons et des 28 Demeures lunaires.

Chez les Chinois, par exemple, ces divisions portaient la dénomination générique de « sieou », et le caractère chinois qui les désigne et peut se prononcer « su », signifie une auberge pour la nit et peut se traduire par le verbe « se reposer ». Notre nom de « demeure »se rapproche beaucoup plus de la notion exprimée par « sieou » que tous les autres termes appliqués par divers auteurs à cette division du Ciel en 28 parties.

L’importance de cette division complètement oubliée par les astrologues modernes était dans toute l’Antiquité comparable à celle des 12 Maisons et des 12 signes zodiacaux d’essence solaire. La Coudée Sacrée ou Royale de l’Antiquité était divisée en 7 palmes consacrées aux 7 planètes et en 28 doigts qui étaient en rapport avec les 28 Demeures et Maisons lunaires. Les 28 Izeds de la religion persane, le dieu luanire Soma accompagné de ses 27 femmes chez les Hindous, les 28 lettres de l’alphabet arabe, sont les correspondances évidentes de ces 28 divisions universellement admises.

Le 28 est le nombre de la vie par excellence et, comme la même loi d’analogie gouverne l’univers sidéral et l’existence de chaque individu, le rythme lunaire se retrouve dans notre organisme : il faut 28 battements de notre cœur pour qu’un globule rouge parcoure tout le circuit de notre corps. Le Docteur Lavezzari considérait le nombre 28 comme chiffre caractéristique pour toute notre circulation. Il dit très logiquement que chaque respiration est au circuit du globule rouge comme le jour est à la semaine, tandis que le battement du cœur étant, à tout le circuit du globule rouge, comme 1 est à 28, répète les rapports du jour au mois. Comme les globules blancs se déplacent 10 à 12 fois moins vite que les globules rouges, nous retrouvons entre ces deux circuits les rapports entre le mois lunaire et l’année solaire. Le globule rouge devrait être rattaché au Zodiaque lunaire, tandis que le globule blanc représenterait dans notre corps le Zodiaque solaire.  

CADRAN LUNAIRE - COURMAYEUR VAL D'AOST - BAR LE CADRAN SOLAIRE - 118 via Roma

Cadran lunaire – Courmayeur – Val d’Aoste – Bar le Cadran – 118 via Roma

Les 28 demeures sont stables, partent de zéro degré du Bélier et se superposent en quelque sorte aux 12 signes du Zodiaque. Elles sont beaucoup plus simples que les Maisons, comme les signes solaires sont plus faciles à étudier que les 12 Maisons de l’horoscope.

Ce Zodiaque lunaire jouait dans l’ancienne Chine un rôle plus important même que le Zodiaque solaire, car il ne faut jamais perdre de vue que le système chinois est profondément original et qu’il s’est formé dans la haute Antiquité, environ 25 siècles avant Jésus-Christ, indépendamment du système babylonien, qui est le nôtre. Les anciens Chinois ont lié le Zodiaque solaire avec la planète Jupiter qui fait le tour du ciel en 12 ans, et le Zodiaque lunaire avec Saturne dont la révolution s’accomplit en 28 ans. Jupiter est plus extérieur, plus matériel que l’astre pâle de Chronos. On peut donc supposer que le Zodiaque lunaire est plus ésotérique et plus intérieur que le Zodiaque solaire. Ceci explique, par exemple, pourquoi ce Zodiaque ou, plus souvent, le nombre 28 est fréquemment lié avec l’initiation et le monde invisible.

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Bibliographie

Le Grand Livre du Cancer – Sara Sand – Tchou

Astrologie Lunaire – A. Volguine – La Roue Céleste – Dervy Livres

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AVOIR… ETRE… OU… PARAITRE… SUR LE MODE CANCER

(5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 09-07-2014

Si l’on essayait de répartir les douze signes du zodiaque selon ces trois états, on serait bien obligé de constater que seule quatre signes sur douze peuvent entrer dans la catégorie de l’Etre : le Bélier par action, le Cancer par intériorisation, le Verseau par projection et les Poissons par oblation.

Les quatre autres signes participent au mode avoir : le Taureau et le Scorpion par leur maîtrise de l’Axe II/VIII, matériel et financier ; la Vierge et le Capricorne par leur besoin de faire et de produire.

Enfin, correspondant au besoin de paraître : les Gémeaux, la Balance, le Lion et le Sagittaire. Cependant paraître c’est également être et pour paraître il faut avoir.

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Le Cancer après le Bélier cherche à exister. Ces deux signes ne sont pas dans la recherche de la possession. Et le Cancer cherche à ne pas dépenser plus qu’il ne gagne. Ses rapports avec les biens matériels pourraient s’apparenter à de l’indifférence. Ce n’est pas le Cancer qui s’encombrera d’objets inutiles. Ces objets sont utiles ou affectifs. Il collectionne tout ce qui peut lui rappeler de bons souvenirs, ce qui n’est pas sans occasionner chez lui un certain désordre. Comme on le voit le paraître n’existe pas, ou alors son univers est aménagé pour les autres, sa famille et ses amis, mais lui se contenterait du strict minimum. Un pur Cancer n’investit jamais vraiment un lieu, un pays, une maison, ni même les choses. Par contre, son univers intérieur est immense, ce qui le dispense de ne pas voir l’accessoire.

C’est pourquoi le pur Cancérien s’adapte à toutes transformations, adversités de l’existence sans dommage. Il transporte avec lui l’essentiel de son monde. Vous reconnaîtrez un homme Cancer au peu de cas qu’il fait de sa tenue vestimentaire, dans une sorte de refus de paraître. Ses poches sont souvent pleines de ce qu’il lui est indispensable : stylo, petit carnet, pipe, épingles de nourrice, lettre d’amour…

Par ailleurs, le Cancérien n’aime pas jeter les choses, même vieilles et usées, car il pressent déjà comment il va transformer quelque chose d’ordinaire en utilité, voire même en quelque chose d’esthétique. Et c’est ainsi que pour lui, les objets acquièrent une toute petite valeur, celle d’être passée par ses mains, et de s’être laissés recomposer selon sa fantaisie.

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Bibliographie

Le Grand Livre du  Cancer – Sara Sand – Editions Tchou

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