SYMBOLISME DES COULEURS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-09-2014

Jîlî, dans son traité de l’Homme Parfait déclare que les mystiques ont vu les sept cieux qui s’élèvent au-dessus des sphères de la Terre, de l’Eau, de l’Air et de Feu et qu’ils peuvent les interpréter pour les hommes sublunaires :

– Le Ciel de la Lune, invisible en raison de sa subtilité, créé de la nature de l’Esprit, demeure d’Adam ; sa couleur est plus blanche que l’argent.

 – Le Ciel de Mercure, demeure de certains anges, créé de la nature de la pensée ; sa couleur est grise.

 – Le Ciel de Vénus, créé de la nature de l’imagination, demeure du Monde des Similitudes ; sa couleur est jaune.

 – Le Ciel du Soleil, créé de la lumière du cœur, est jaune d’or brillant.

 – Le Ciel de Mars, gouverné par Azraël, ange de la mort ; ce ciel créé de la lumière du jugement est de couleur rouge sang ;

 – Le Ciel de Jupiter, créé de la lumière de la méditation, habité par les anges dont Michel est le chef, est la couleur bleu.

 – Le Ciel de Saturne, créé de la lumière de la Première Intelligence ; sa couleur est le noir.

CERCLE DES COULEURS EN ETOILE

 

Par ailleurs, un ensemble de couleurs ayant chacune une influence particulière correspondant aux signes du zodiaque :

. Pour le Bélier : préférer le rouge clair ou le bleu si le sujet est hypertendu ;

. Pour le Taureau : le vert foncé incline au matérialisme, alors que le vert tendre prédispose à la sensualité et le mauve qui favorise le travail intellectuel ;

. Pour les Gémeaux : le gris qui, toutefois, a la réputation de pousser à la mélancolie, mais pour les Gémeaux également, toutes les teintes composites, irisées ou chatoyantes ;

. Pour le Cancer : le blanc, symbole de pureté et le bleu clair qui rend optimiste ;

. Pour le Lion : le jaune, l’orangé et l’or, couleurs solaires, qui exaltent l’esprit et rendent audacieux ;

. Pour la Vierge : le gris, couleur mercurienne, et le violet qui calme les nerfs fragiles du signe ;

. Pour la Balance : toutes les teintes claires et en particulier le bleu clair, le jaune clair et le vert clair qui ont un effet apaisant ;

. Pour le Scorpion : le rouge foncé qui, pourtant, a la réputation de rendre coléreux, et la gamme des bruns, qui passent pour conserver la santé ;

. Pour le Sagittaire : le violet, teinte jupitérienne par excellence, l’indigo qui affermit le psychisme ;

. Pour le Capricorne : le noir, qui accroît la volupté, et le marron, qui rend réceptif aux phénomènes occultes ;

. Pour le Verseau : le bleu de nuit et le bleu acier, apportant tous deux la détente nerveuse ;

. Pour les Poissons, le violet, engendrant le rêve, et l’indigo qui chasse la mélancolie.

COULEURS

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Dictionnaire de l’Astrologie – Jean-Louis Brau – Librairie Larousse

 

 

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LA DEESSE PANACEE ET LA PANACEE UNIVERSELLE

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 12-09-2014

Pourquoi ne pas dire tout simplement une « panacée » car en grec « pan » signifie « tout », et « akos » se traduit par « remède ». Cependant, le langage commun préfère le pléonasme et l’on parle de « panacée universelle ».

La panacée serait donc un remède qui guérirait de tous les maux. On comprend qu’on n’emploie guère cette expression, pourtant très courante, que pour dire que ce remède n’existe pas… A moins que ce ne soit pour se moquer d’un remède de bonne femme, censé soigner n’importe quelle maladie… A moins qu’on n’emploie ces mots en un sens figuré : l’amour, en ses débuts, n’est-il pas guérisseur de tous les maux ?

Panacée était une déesse grecque, qui savait soigner toutes les maladies. La traduction littérale de son nom en grec ancien « Panàkeia » signifie « la secourable », car la déesse prodiguait aux hommes toutes sortes de remèdes par les plantes.

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Dieux et déesses de la Médecine : Mercure, Chiron, Asclépios, Hygie, Panacée et Eglé

Aujourd’hui encore, le serment d’Hippocrate, que doivent prononcer tous les médecins, commence par ces mots : « Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée…, par tous les dieux et toutes les déesses, le prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivant… ».

Panacée était, en effet, selon les auteurs Epione ou de Lampétie, la fille d’Asclépios, l’Esculape romain. Elle était donc la sœur d’Hygie, l’hygiène, de Laso, la guérison, et d’Eglé, la déesse du médicament. C’est à Thèbes qu’on trouve un autel dédié à Panacée dans le temple d’Amphiaraos.

C’est au Moyen Age que le nom de Panacée est passé dans le langage courant. Alors qu’aujourd’hui, le terme « panacée » est une appellation ironique pour désigner un objet, une idée, un concept qui semble être, ou que certains veulent faire passer pour… le remède à tous les maux.

TEMPLE D'AMPHIARAOS

Temple d’Amphiaraos en Grèce

 

Bibliographie

Trésors des Expressions Françaises – Sylvie Weil et Louise Rameau – Editions Belin – Collection Le Français retrouvé

 

 

 

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DANS L’UNIVERS DE LA VIERGE… ASCLEPIOS LE DIEU MEDECIN

(6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 09-09-2014

Difficile de séparer cet art qu’est la médecine du signe de la Vierge qui produit toujours un grand nombre de thérapeutes, d’êtres dévoués aux autres, soucieux de les soigner.

Asclépios était le fils d’Apollon et de Coronis. On raconte que cette mère bien qu’enceinte des œuvres d’Apollon voulut épouser un mortel, un Arcadien. Terrible affront pour ce dieu solaire qu’est Apollon. Par vengeance, il tua son rival et la future mère qui attendait un garçon. Il retira le fœtus du corps consumé par le bûcher et le confia à Chiron. Encore un fils sans mère, éduqué par un maître plein de sagesse qui lui révèlera tous ses secrets. Il sera d’ailleurs l’élève bien aimé de Chiron.

Asclepios

Asclépios

Cependant, il existe plusieurs autres versions de la naissance d’Asclépios. Les habitants d’Epidaure, ville où se trouve le nombre le plus important des temples consacrés au dieu, préfèrent croire que Coronis accoucha pendant qu’elle visitait la ville avec son père. Puis, d’après cette tradition, elle abandonna son enfant sur le Mont Pyrtion. Là, le bébé fut nourri par un troupeau de chèvres et fut recueilli par leur berger, bien que celui-ci eût été terrifié par les éclairs qui émanaient du corps de l’enfant. Et puis, en Messénie, on disait que la mère d’Asclépios était Arsinoé, fille de Leucippos.

Quoi qu’il en soit, Asclépios apprit très vite, lui aussi intelligent et observateur, comme un natif de la Vierge peut l’être. Sans être l’inventeur du Caducée, qu’on réserve en général à Hermès/Mercure, le Maître de la Vierge, et sur lequel il y a litige, il fit néanmoins du serpent le symbole de la médecine, peut-être en souvenir des pouvoirs archaïques de la Grande Mère dont il avait été séparé, ou à cause de la réputation d’immortalité lié à ce très vieil animal.

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Asclépios et Hygie soignant un malade

L’âge venu, Asclépios quitta Chiron et se maria avec Epioné dont il eut deux fils, Machaon et Podalirios, qui devinrent eux aussi médecins et combattirent tous deux lors de la guerre de Troie, là plutôt que de se battre, ils soignèrent surtout les blessés. Asclépios eut aussi deux filles, Hygie et Panacée, elles assi furent attachées à la pratique thérapeutique.

Toutefois, le jour où avec le sang de Méduse, Asclépios se mit à ressusciter les morts, notamment Hippolyte fils de Thésée et victime des appétits de Phèdre, Zeus/Jupiter s’inquiéta et en prit ombrage. Hadès/Pluton lui aussi commença à se plaindre d’une baisse d’affluence dans son royaume des Morts. Alors, Zeus/Jupiter, dans un de ces vieux réflexes fatals, foudroya Asclépios qui se retrouva aussitôt au ciel.

Apollon, le père d’Asclépios, vengea son fils en tuant les Cyclopes, fils de Zeus/Jupiter. C’étaient eux qui fabriquaient la foudre de leur père. Zeus/Jupiter punit Apollon en l’obligeant à servir comme esclave, pendant un an, à la cour du roi Admète.

Toutefois, le serpent fut consacré à Asclépios qui, disait-on, s’était réincarné sous l’aspect de cet animal. Lorsque son culte fut transporté à Rome, en 293 avant Jésus-Christ, il arriva d’Epidaure sous l’aspect d’un serpent qui, selon certains avait nagé jusqu’à la côte et avait choisi sa propre demeure. Cependant, son culte continua à être célébré à Epidaure. Là se rendaient d’innombrables malades qu’on soignait. Il semble même qu’on y traitait la stérilité… problème qu’on associe au signe de la Vierge.

Les descendants d’Asclépios y prodiguaient leurs soins et Hippocrate traitait là les malades. La psychosomatique était déjà chose connue et le rêve éveillé y était pratiqué. Du moins les Grecs avaient-ils compris la fonction thérapeutique des symboles.

LA CONSTELLATION DU SERPENTAIRE

La Constellation du Serpentaire

Quant à Zeus/Jupiter, selon certaines versions, il aurait rendu la vie à Asclépios, réalisant ainsi la prédiction selon laquelle Asclépios deviendrait un dieu, mourrait et redeviendraient un dieu. Cependant, Asclépios fut placé au firmament par son père, Apollon, et devint la constellation du Serpentaire.

Par ailleurs, Asclépios est l’Esculape romain dont le nom est une traduction en alphabet latin du dieu grec, et l’Imhotep égyptien. Son attribut principal est le bâton d’Asclépios, autour duquel s’enroule un serpent, aujourd’hui symbole de la médecine.

LE SERPENT D'ASCLEPIOS

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Chez Marabout

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

 

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