DANS L’HERBIER DU CAPRICORNE… LE SAPIN DE NOEL

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 26-12-2014

Le sapin est le signe par excellence de Noël. Dès la mi-décembre apparaissent, dans les villes, des forêts entières de conifères coupés, sacrifiés au culte renouvelé des fêtes d’hiver, au nom d’une esthétique écologique ambiguë qui transgresse les frontières culturelles. Un concours de circonstances et la fusion de plusieurs traditions sont à l’origine de cette mise en valeur extraordinaire de l’arbre toujours vert qui paraît exprimer naturellement la fête.

Dans le cadre de la tradition chrétienne, l’arbre de Noël ne doit pas être érigé avant la veille de Noël, c’est-à-dire le 24 décembre et doit être enlevé douze nuits après, pour l’Epiphanie. Dans les faits, les décorations des rues démarrent nettement plus tôt et il n’est donc pas rare qu’un sapin survive jusqu’à la Chandeleur, peu de jours avant le début du Carême.

Epicea sous la neige

La coutume du sapin de Noël moderne remonte à la Renaissance dans les pays germaniques, mais il existe un certain nombre de théories qui spéculent quant à son origine plus lointaine.

L’image de l’arbre comme symbole de renouveau de la vie est un thème traditionnel païen qui se retrouve dans le monde antique et médiéval, avant que ce symbole soit assimilé par le Christianisme. Le sapin et l’épicéa, conifères à feuilles persistantes, rappellent depuis longtemps ce symbolisme de la renaissance lors du solstice d’hiver, comme en attestent les gravures rupestres dans les régions scandinaves.

Selon l’Encyclopaedia Britannica, l’utilisation d’arbres à feuilles persistantes, de couronnes et de guirlandes pour symboliser la vie éternelle était une coutume antique chez les Egyptiens, les Chinois et les Hébreux. Les Romains lors des Saturnales décoraient leurs maisons de branches de laurier, de buis ou d’olivier et laissaient allumées des lampes pour éloigner les démons.

Le culte des arbres était courant dans l’Europe païenne et a survécu à sa conversion au christianisme dans les coutumes scandinaves où persistait la tradition lors des fêtes d’hiver de Yule de décorer la maison et la grange avec des conifères auxquels on attachait des torches et des rubans de couleur, ou de suspendre des branches de sapin dans la maison pour chasser les mauvais esprits.

D’autres théories lui attribueront une origine chrétienne en Gaule. La coutume du sapin décoré remonterait au missionnaire Saint Colomban qui fonde en 590 le Monastère de Luxeuil au pied des Vosges. Un soir de Noël, il emmène avec lui quelques-uns de ses religieux jusqu’au sommet de la montagne où présidait un antique sapin, objet de culte païen. Les moines accrochèrent à l’arbre leurs lanternes et leurs torches et dessinèrent une croix lumineuse au sommet. Cet acte syncrétique permit à Saint Colomban de raconter les merveilles de la naissance de Jésus aux paysans accourus voir ce spectacle et d’en convertir plusieurs, lançant la coutume d’installer chaque année des sapins illuminés. Cependant, aucune tradition écrite ne relate cette histoire. A cette époque l’arbre symbolique par excellence dans les forêts druidiques est le chêne, l’épicéa étant également chez les Celtes l’arbre de l’enfantement : associé au 24 décembre, il est décoré lors des rites du solstice d’hiver, de fruits, de fleurs et de blé.

Une autre légende du VIIIe siècle est l’histoire du chêne de Thor de Boniface de Mayenne qui illustre bien la confrontation entre le chêne païen et le sapin chrétien. La forme conique du sapin permet à l’apôtre de l’Allemagne d’enseigner la notion de Trinité.

l'arbre du paradis

L’arbre du Paradis

Cette influence chrétienne se retrouve au Moyen Age dans les mystères qui ont notamment pour décor un arbre de Noël symbolisant l’arbre du paradis, garni de pommes rouges représentant le fruit défendu, d’oublis symbolisant les hosties de l’Eucharistie, et au sommet l’Etoile de Bethléem à partir de XIVe siècle.

Dès le XVe siècle, cet arbre du paradis fut dressé dans les sièges des corporations et les hôpitaux en Allemagne, puis il fut installé dans les foyers de la bourgeoisie protestante ; les familles catholiques se différenciaient quant à elles avec la crèche de Noël, les pommes étaient remplacées par des objets ronds comme des boules rouges brillantes.

Cette tradition protestante scandinave et germanique se répandit dans les villes comme dans les campagnes, les bougies en cire décorant alors les sapins étant encore onéreuses. Au XVIIe siècle, le décor d’hosties et de pommes de Noël fut remplacé par des papillotes en forme de roses et autres fleurs en papier multicolore. C’est surtout au XVIIIe siècle qu’il y eut multiplication des décorations.

Mentionnée pour la première fois en France, à Sélestat, le 21 décembre 1521, dans un livre de compte de la ville, la mention d’une rémunération versée aux gardes forestiers pour la surveillance de la coupe des sapins ; un édit municipal protégeait la forêt d’un abattage excessif en autorisant uniquement la coupe de petits arbres : la décoration des maisons se faisant alors non pas avec le sapin entier mais avec des branches coupées trois jours avant Noël. En France, cette tradition se limita alors à l’Alsace protestante qui utilisait le sapin entier en décor à partir du XVIIe siècle. Les Alsaciens apportèrent la tradition du sapin de Noël dans l’hexagone en s’expatriant après la guerre de 1870.

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L’arbre de Noël ne devint une tradition profondément enracinée en Allemagne qu’à partir du XIXe siècle, aussi bien dans les familles protestantes que catholiques, des colons allemands l’ayant exporté en Amérique du Nord au début du XVIIe siècle. Cet arbre de Noël est à la même période progressivement adopté par la noblesse européenne : la princesse Henriette de Nassau-Weilburg l’introduisit à la Cour de Vienne en 1816, et la duchesse d’Orléans, d’origine allemande, fit de même à la Cour de France en 1837.

On peut également penser que l’arbre de Noël a son origine auprès de l’Arbre de la connaissance du Bien et du Mal qui se trouve au cœur de l’expulsion d’Adam et d’Eve du Paradis terrestre. Un des mystères les plus populaires joué dans les églises à partir du XIe siècle est justement cette tentation d’Eve et la consommation du fruit défendu. L’arbre utilisé était un sapin décoré de pommes. Le mystère s’achevait sur l’annonce de la vue du Sauveur, incarné le jour même de Noël. Lorsque les mystères furent interdits, les fidèles fortement désireux de conserver cette représentation de l’arbre du Paradis introduisirent le sapin décoré de pommes rouges dans l’intimité de leur fête familiale.

Parallèlement, les traditions populaires restaient attachées à d’autres courants d’idées archaïques, peut-être refoulés ou mal christianisés, liés aux pouvoirs de la nature et de la végétation, dont l’arbre de vie, l’arbre toujours verdoyant, est l’expression la plus vivace. Ce culte du vert permanent est commun à presque toutes les cultures depuis la nuit des temps. Ce culte est parfois de l’engouement : en Grèce contemporaine, le sapin, qui n’est pas l’arbre représentatif du pays, est importé pour Noël.

On sait également que les Romains pendant les Saturnales et les Calendes de janvier, décoraient leurs maisons de feuillages, de houx, de lierre et parfois de branches de sapin. L’arbre toujours vert, l’arbre de vie et l’arbre du Paradis, notions d’origine différente, se retrouvent et fusionnent alors dans notre arbre de Noël où se rejoignent le culte de la nouvelle lumière et le souvenir de la Rédemption.

SAPIN DE NOEL

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

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INGRES ET INCURSION DE SATURNE EN SAGITTAIRE

(4.1 - AGENDA PLANETAIRE, 4.3.4 - SATURNE) par sylvietribut le 24-12-2014

23 décembre 2014, à 16 heures, Saturne vient de faire son entrée dans le Sagittaire. En fait, il ne va s’agir que d’une petite incursion dans le Sagittaire. Voici le calendrier du parcours de Saturne au cours de l’année 2014/2015 :

  • Du 23 décembre 2014 au 2 janvier 2015 : Saturne vient occuper le 0° Sagittaire
  • Du 2 au 12 janvier 2015 : Saturne occupe le 1° Sagittaire,
  • Du 12 au 24 janvier 2015 : Saturne superpose le 2° Sagittaire,
  • Du 24 janvier au 9 février 2015 : Saturne se trouve sur 3° Sagittaire,
  • Du 9 février au 17 avril 2015 : Saturne stationne et rétrograde sur 4° Sagittaire,
  • Du 18 avril au 4 mai 2015 : Saturne retrouve en rétrogradation le 3° Sagittaire,
  • Du 5 au 18 mai 2015 : Saturne toujours en rétrogradation occupe le 2° Sagittaire,
  • Du 19 au 31 mai 2015 : Saturne retrouve le 1° Sagittaire,
  • Du 1er au 15 juin 2015 : Saturne termine son incursion en Sagittaire sur 0°.
  • Le 16 juin 2015 : Saturne retrouve en rétrogradation le Scorpion.

SATURNE ET LE SAGITTAIRE

La rencontre de Saturne et du Sagittaire

Ainsi, si vous êtes Sagittaire du premier décan, mais surtout si votre Soleil occupe du 0° à 4° du signe, vous serez très concerné puisque ce Soleil recevra la visite de Saturne. Le propre de Saturne est de limiter tout ce qu’il touche. Il bloque. Il frustre. Il fatigue. Il assombrit le Soleil. Cependant, l’influence de Saturne pourrait permettre de structurer bien des choses, annonçant quelque chose de nouveau qui se dessine permettant de bien construire et de vous enraciner dans votre vie. En effet, la conjonction, en général, signe toujours comme une époque nouvelle, cependant la réalisation n’aura sans doute lieu qu’après le retour définitif de Saturne en Sagittaire, à partir du 19 septembre 2015.  

Il n’en ira pas de même pour les quatre premiers degrés des Gémeaux qui connaîtront l’opposition de Saturne et comme ce mot « opposition » l’évoque on ne fait pas ce que l’on veut, tout au contraire, bien de obligations risquent de plomber et limiter les prérogatives de ces Gémeaux des tout premiers degrés. Quant aux quatre premiers degrés des Poissons et de la Vierge qui recevront le carré de Saturne, ils auront cette obligation de lutter, se battre contre un destin plutôt contrariant.

Par contre, les quatre premiers degrés du Verseau, du Bélier, du Lion et de la Balance recevront l’influence structurante et positive de Saturne.

Bien sûr la même influence jouera si l’Ascendant, le Milieu du Ciel, le Maître de votre Ascendant, la Lune ou toute autre planète occupent l’un de ces quatre premiers degré du Sagittaire et des autres signes évoqués.

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Le Capricorne et son maître Saturne

Quoi qu’il en soit voilà qui est heureux que Saturne laisse le sombre Scorpion pour le dynamique Sagittaire. On peut dire qu’on en aura bavé durant ces presque trois ans. Il faut se souvenir que Saturne n’est jamais bien placé dans les signes de Mars que sont le Scorpion et le Bélier. De plus, le Scorpion est un signe Fixe qui évoque une certaine rigidité et un manque d’adaptabilité aux circonstances. C’est aussi le signe du redoutable et sombre Pluton, souvenons-nous de ces sondages qui mesuraient le pessimisme du pays car on dit que la France est Lion, dirigée d’ailleurs par un Lion, qui a reçu tout au long de ces presque trois ans le carré de Saturne.

Dans le Sagittaire Saturne vient se placer sous protection de Jupiter. On peut penser que Saturne, ses restrictions et ses limitations, devront lâcher du lest et adopter une attitude plus généreuse. En effet, avec Jupiter et Saturne nous sommes devant une réelle antinomie puisque Jupiter représente l’expansion alors que Saturne n’est que limitation. En quelque sorte sous l’influence du Sagittaire, Jupiter va comme dilater Saturne.

De plus, Saturne ne peut que s’incliner devant Jupiter car il ne peut rien lui refuser. Dans le mythe, Jupiter détrône Saturne mais d’une façon démocratique pourrait-on dire. En effet, Jupiter a détrôné son père, le vieux Saturne, mais en lui laissant le choix entre abdiquer volontairement en allant vivre son âge d’or en Italie, pour devenir une sorte de vieux sage riche d’expériences passées qu’on pourra toujours consulter, donc un Saturne utile car riche de son savoir. Cependant, s’il refuse, Saturne sera envoyé au Tartare et pourra hurler ses ressentiments jusqu’à la fin des temps. Cette fin du mythe est d’ailleurs extraordinaire et on ne peut qu’observer les deux types de vieillards saturniens qu’il nous arrive de côtoyer : les premiers affables plein de judicieux conseils et positif devant les erreurs de la jeunesse et les seconds râleurs, maudissant la jeunesse et ses pseudos inconséquences.

On peut donc penser que bien des problèmes apparemment sans solution vont se régler, bien des difficultés seront surmontées avec l’arrivée de Saturne en Sagittaire et notamment à partir de l’automne 2015. Je ne sais si vous avez noté alors que Saturne était sur le 29e degré du Scorpion il y a eu des mouvements de grève notamment chez Easy Jet dont le personnel promettait de clouer les avions au sol pour Noël, ainsi que chez les marchands de souvenirs à la Tour Eiffel. Alors que Saturne était entré dans le Sagittaire, on apprenait que les grèves étaient suspendues, les grévistes avaient obtenu une augmentation de salaire de 200 euros sur le champ… Comme quoi avec Jupiter tout devient possible… Je pense qu’à tout niveau on va devoir revendiquer nos droits bien bafoués depuis des années car avant de traverser le Scorpion, Saturne a traversé pendant près de trois ans la Balance, signe où Saturne est exalté, c’est-à-dire où là encore Saturne impose sa loi.

SATURNE EN SAGITTAIRE

Saturne en Sagittaire

Saturne en Sagittaire, c’est un rapport entre Saturne et Jupiter. Ces deux planètes forment un couple. On pourrait considérer Jupiter comme la carotte qui pend devant l’âne et Saturne comme bâton qui le frappe par derrière. L’influence de ces deux astres s’intéresse à la croissance, au mouvement et au sens. Ces deux planètes ne sont ni totalement personnels, ni totalement trans-personnelles. Elles sont à la frontière entre les planètes intérieures qu’on associe à nos besoins individuels et les planètes extérieures qui concernent les mouvements profonds animant le plan collectif.

Jupiter et Saturne soutiennent notre philosophie personnelle sur la vie, notre vision du monde, car le royaume de la philosophie est le pays limitrophe entre le personnel et le trans-personnel. Jupiter et Saturne décrivent la façon dont nous voyons la vie et le genre de structures éthiques qui sont à la base de nos décisions.

Pour Saturne, le sens ne peut être trouvé que par le travail, la souffrance, le dur labeur, la discipline et l’ascétisme. Le chemin de Saturne passe par la route sombre, introspective, pénible de l’expérience et la réalisation ne vient qu’à l’âge mûr, lorsqu’on a acquis assez d’expérience pour pouvoir dire : « Je sais que c’est vrai parce que je l’ai vu ».

La voix de Jupiter est très différente. Il dit : « Je sais que c’est vrai parce que je le sais ». Jupiter entrevoit des éclairs de vérité. Il n’a pas à la payer de son propre sang et, en fait, il préfère éviter les expériences difficiles. Il trouve le sens avec son intuition, en méditant, en regardant son thème, et ne lisant de la littérature qui l’inspire.

Jupiter n’aime pas remettre en cause sa vérité avec les faits, contrairement à Saturne qui n’aime pas remettre en cause ses faits avec la vérité. Dans un sens, ce sont les voix du visionnaire et du pragmatique. Nous avons les deux tendances en nous et, selon qu’on est jupitérien ou saturnien, l’une de ces tendances se révèle plus forte que l’autre.

Enfin, on peut penser que lorsque Jupiter et Saturne se rejoignent, comme par exemple, le fait que Saturne vienne habiter le signe de Jupiter, le collectif se met aussi à se poser des questions et remettre en question les attitudes économiques sclérosantes qui entraînent l’Europe dans la récession et la pauvreté alors qu’il n’y avait rien qui l’obligeait. C’est ainsi que l’espoir de nouvelles potentialités peuvent surgir pour un avenir meilleur. Pourtant, il va manquer malgré tout la confiance puisque Saturne va vite rétrograder pour retourner se réfugier dans le Scorpion, mais cette combinaison Saturne dans le signe de Jupiter devrait produire à l’automne une sensation d’urgence primordiale qui devrait faire revoir les conceptions saturniennes dont on nous a bourré le crâne, pour des idées jupitériennes plus vastes, plus optimistes et donc plus généreuses, ou bien chacun d’entre nous prendra conscience, comme les vendeurs de souvenirs de la Tour Eiffel, qu’on détient aussi un pouvoir.

Rubens - SATURNE DEVORANT SON ENFANT

Saturne dévorant son enfant – Rubens

Enfin, ne perdez pas de vue que pendant ces longues années saturniennes la jeunesse a été littéralement « bouffée ». Saturne déteste la jeunesse tant il a peur de perdre le pouvoir. Souvenez-vous du mythe qui raconte comment Saturne dévorait ses enfants… Jupiter c’est tout le contraire… Ses fredaines amoureuses en font le père d’innombrables enfants dont il ne doute pas qu’ils réussiront à se faire une place dans la vie sans pour autant craindre pour la sienne.

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Square Paul Langevin – Paris – Souvenir Exposition Universelle

Quoi qu’il en soit la règle de l’Ingrès reste la même. Plus que l’analyse de ce thème, il convient de repérer la ou les planètes venant superposer par conjonction l’une des planètes de votre propre thème natal. Un seul degré d’orbe est toléré. Vous aurez alors une petite idée de ce qui devrait marquer cette entrée de Saturne en Sagittaire, à savoir dans un premier temps jusqu’au 15 juin 2015, jour où Saturne en rétrogradation sera de retour dans le Scorpion, l’événement important étant signifié autant par la planète transitée que par celle qui transite, en prenant en compte la position qu’elle occupe dans la Maison de l’Ingrès et de la Maîtrise qu’elles ont, l’une et l’autre, non seulement dans le thème de l’Ingrès, mais également dans votre propre thème.

Ainsi, si Saturne d’Ingrès vient superposer votre Mercure natal, et si celui-ci est Maître de la Maison II de votre thème natal, on pourra en conclure que vous pourriez avoir de nouvelles charges pesant sur votre budget ou que les rentrées d’argent ne sont pas suffisantes ou, si vous êtes dans le commerce, que les clients se feront rares ou limiteront leurs achats, puisque Saturne a tendance à limiter tout ce qu’il touche, et cela d’autant plus fortement que ce Mercure est déjà difficilement configuré dans votre thème. Aucune satisfaction à attendre en matière de gains et d’argent durant toute cette période.

Attention, on ne s’occupe jamais de la position de la planète de l’Ingrès puisque celle-ci occupe toujours le 0° d’un signe, ici le 0°00 Sagittaire.

INGRES DE SATURNE - 23 DECEMBRE 2014 

Ingrès de Saturne en Sagittaire – 23 décembre 2014 – 16 heures (TU 15 heures) – PARIS          

 

Attention, on ne s’occupe jamais de la position de la planète de l’Ingrès puisque celle-ci occupe toujours le 0° d’un signe, ici le 0°00 Sagittaire.

Saturno

Rambouillet, le 23 décembre 2014

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DANS L’HERBIER DU SAGITTAIRE… L’ARTICHAUT LE PROTECTEUR DU FOIE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 16-12-2014

C’est seulement au XVe siècle que l’on commence à citer l’artichaut, plante provenant de la carde, ou cardon, qui est plus ancienne. D’ailleurs, le terme « artichaut » apparaît dans la langue française en 1530. Il viendrait du lombard « articiocco », déformation de l’italien « carciofo » qui l’aurait emprunté à l’arabe « al-harsufa » qui signifie « l’épine de la terre ». En fait l’artichaut est un chardon domestiqué et cultivé que déjà les Romains et les Grecs connaissaient et dans le Midi la carde continue d’être très appréciée.

L’artichaut appartient à la famille des astéracées qui comprend diverses espèces utilisées comme aliments ou comme plantes médicinales : pissenlit, laitue, chicorée, bardane, centaurée, salsifis, armoise, achillée, camomille, arnica, chardon-Marie…

Artichaut en fleur

Artichaut en fleur

L’artichaut est une plante potagère dont on consomme le bourgeon floral ou capitule. Il est originaire du bassin méditerranéen. Il aurait été apporté en Egypte il y a 2 000 ou 2 500 ans. Son ancêtre, le cardon des champs, pousse spontanément dans tout le bassin méditerranéen de même qu’en divers endroits du globe. Le nom latin de cette espèce rappelle sa parenté avec le chardon, dont on a d’ailleurs longtemps consommé les feuilles et les fleurs. Grecs et Romains attribuaient aux chardons de nombreuses propriétés médicinales et les tenaient en très haute estime n’hésitant pas à payer de fortes sommes pour se les procurer. Une plante nommée « cynara » était connue des Grecs et des Romains. On lui attribuait des pouvoirs aphrodisiaques.

L’artichaut comme tel ne sera mentionné pour la première fois qu’en 1400, à Naples. Cette fleur de chardon améliorée par les Arabes passa de Naples à Florence en 1466 grâce à Filippo Strozzi. Depuis l’Italie, il sera introduit en France en 1533 par Catherine de Médicis qui était très friande de fonds d’artichauts. La Florentine les apporta de son Italie natale lorsqu’elle épousa le futur roi de France, Henri II. Louis XIV aurait été également un grand consommateur d’artichauts. Par la suite, les explorateurs français et espagnols l’importèrent en Amérique. Toutefois, l’artichaut ne suscitera guère d’intérêt ni chez les Américains, ni chez les Anglais. Aujourd’hui encore, les seuls états où sa culture a de l’importance sont la Louisiane, fondée par les Français, et la Californie fondée par les Espagnols.

Depuis le XVIe siècle, on connaît deux types d’artichaut. Ils sont en effet classés selon la forme conique ou ronde de leur bouton floral. Ils sont connus sous divers noms régionaux : Gros Camus de Bretagne, Gros Vert de Laon dit aussi « Tête de Chat », Vert de Provence, Epineux ou Sarda, Macau, Blanc Hyérois, Violet de Provence, de Venise, de Toscane, Poivrade…

FOIE DE PIACENZA -

Foie de Piacenza – Italie (*)

Depuis longtemps l’artichaut était utilisé dans les campagnes contre l’hydropisie et la jaunisse. Trois propriétés de la plante furent même précisées, d’où son rapport avec le foie et le Sagittaire (cf. L’homme-zodiaque) :

  • Cholérétique : excitant la production de la bile,
  • Cholagogue : facilitant l’évacuation de la bile vers l’intestin,
  • Diurétique : provoquant la sécrétion de l’urine.

On parle aussi de l’action remarquable de l’artichaut sur le métabolisme de l’urée et du cholestérol et les excellents résultats obtenus chez les insuffisants hépato-rénaux permettant d’affirmer que le Cynara scolimus est l’une des plus belles conquêtes de la phytothérapie…

Et pourtant, ne pensez pas qu’en consommant des artichauts tous les jours et à toutes les sauces vous guérirez votre foie. En fait, il ne faut pas utiliser l’artichaut n’importe comment et dans n’importe quel cas. En effet, certains malades présentent une colopathie de fermentation qui n’est pas du tout améliorée par une consommation exagérée de l’artichaut, bien au contraire. Chez certains sujets on observe une recrudescence de coliques, de selles, de gaz, de douleurs intestinales.

En conclusion, mangez des artichauts par plaisir, mais pour vous soigner, pour soulager votre foie, ce n’est pas du tout le moyen. Le mieux c’est quand même de consulter votre médecin.

coeur d'artichaut

Cœur d’artichaut

Et puis, dans le langage populaire l’artichaut est également présent, comme dans l’expression « Avoir un cœur d’artichaut » qui signifie tomber souvent amoureux, sans beaucoup de discernement. L’expression a ses origines chez les forgerons de Culann, historique province d’Ulster, en Irlande. En effet, leur travail était reconnu partout en Europe sous le nom de « l’Art du chaud ». En France, les forgerons ne vivaient pas très vieux car ils étaient victimes d’insuffisance cardiaque provoquant, pour certains, des morts soudaines. L’expression « avoir un cœur d’artichaut » trouve ses origines dans l’expression d’antan « avoir un cœur d’art du chaud » et désignait les personnes faibles du cœur. Cependant, les évolutions linguistiques et sociales laissèrent l’expression « avoir un cœur d’artichaut » désignant une personne tombant facilement amoureuse.

ARTICHAUTS POIVRADES

(*) Le foie de Piacenza – C’est un objet étrusque, en bronze gravé, que l’on pense avoir été utilisé comme outil par les haruspices pour pratiquer l’hépatoscopie, c’est-à-dire la méthode de divination par l’examen du foie d’un animal. Il est conservé au musée municipal de Piacenza, au Palazzo Farnese. Selon les témoignages de Pline l’Ancien et de Cicéron, les Etrusques divisaient le ciel en 16 Maisons. Il a donc été suggéré que le foie représente une maquette du cosmos, ses parties étant identifiées à des constellations ou des signes astrologiques. La face inférieure ne porte que deux inscriptions : « Usils », génitif « Usil », le Soleil, sur le lobe droit et « Tivs », également génitif, probablement la Lune.

Cet objet est daté de la fin du IIe siècle avant Jésus-Christ, ou du début du 1er siècle avant Jésus-Christ, à une époque où la région de Piacenza en Lombardie était dominée par Rome. Piacenza fut d’ailleurs fondée en 218 avant Jésus-Christ comme ville de garnison romaine en Gaule cisalpine. Le foie fut découvert le 26 septembre 1877 à Settima, un lieu-dit du bourg de Gossolengo, en province de Piacenza, par un paysan qui travaillait son champ en dehors de tout contexte archéologique.

Des maquettes de foie divinatoires en argile ont également été découvertes dans des fouilles du Proche-Orient ancien, suggérant au moins un contact entre les Etrusques et la sphère culturelle anatolienne. Ainsi, un modèle babylonien datant de l’âge de bronze, conservé au Bristish Museum, représente les caractéristiques anatomiques du foie sous formes de protubérances, de façon similaire au foie de Piacenza. Un modèle de même destination, en albâtre, est exposé au Musée Guarnacci de Volterra en Toscane.

ARTICHAUTS

Bibliographie

Plantes et Santé – Avril 2010

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L’ETAIN… METAL JUPITERIEN ET SAGITTAIRE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 14-12-2014

De l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, on ne connaissait que sept métaux et reconnus comme tels. Ils étaient mis en correspondance par les pensées astrologique et alchimique, c’est-à-dire les sept astres également connus à l’époque : le Soleil et la Lune, et les cinq planètes visibles à l’œil nu. Elles-mêmes étaient associées aux dieux du panthéon gréco-romain. Ces correspondances ont toujours cours aujourd’hui : Soleil/or, Lune/Argent, Mercure/mercure ou vif-argent, Vénus/cuivre, Mars/fer, Jupiter/étain et Saturne/plomb.

Le mot « étain » vient du latin « stannum ». L’étain était d’ailleurs lui-même connu depuis l’antiquité, et sur toute la planète, car il servait à protéger la vaisselle de l’oxydation ainsi que pour préparer le bronze. Il est toujours utilisé à cet usage, ainsi que pour la soudure. Comme cet élément est peu toxique, les feuilles d’étain ont longtemps été utilisées pour la conservation de la viande ainsi que du Roquefort.

JUPITER - STATUETTE D'ETAIN

Jupiter – Statuette d’étain

A l’origine, on utilisa l’étain pour un mélange d’argent et de plomb. Les navires phéniciens franchirent les « colonnes d’Hercule » et allèrent jusqu’en Bretagne, et même en Cornouailles, en Grande-Bretagne, dans les mythiques « îles Cassitérides », à la recherche des mines d’étain. Plus tard, Jules César décrivit l’exploitation de ce minerai d’étain dans les mines de Cornouailles. Depuis la Grande-Bretagne, la route de l’étain, passait par la Gaule, empruntait le Rhône, et faisait bien sûr partie des objectifs de la conquête de César, laquelle était de « sécuriser » cette voie d’approvisionnement, plus exactement en enlever le contrôle aux Gaulois et aux Grecs qui l’exportaient par le port de Massalia, notre Marseille d’aujourd’hui.

Cette route de l’étain était donc une route commerciale, ou plutôt un ensemble de trajets commerciaux sur lesquels circulait l’étain à la fin de la Préhistoire et pendant la haute Antiquité, à travers l’actuel territoire français.

CHEVAL D'ETAIN

Petit cheval d’étain

La route de l’étain reliait donc la Bretagne à la mer Méditerranée. Cependant, jusqu’à la conquête de la Gaule par les Romains, cette route de l’étain était restée assez mystérieuse pour les riverains de la Méditerranée, en raison de l’éloignement mais aussi d’un souci de secret des opérateurs du trafic. Aujourd’hui encore il subsiste beaucoup d’interrogations à son sujet, en particulier celui du site de Corbillo que les Grecs Polybe et Strabon situaient sur la Loire au IIe siècle avant Jésus-Christ, mais qui reste non identifié.

L’étain, venu d’Armorique et de Cornouailles, était transporté jusqu’à l’estuaire de la Loire. De là il remontait le fleuve afin de rejoindre le Rhône. Ce trajet est attesté par Diodore de Sicile qui, au 1er siècle avant notre ère, parlait d’un périple de trente jours pour atteindre l’embouchure du Rhône. Certains suggèrent un passage par Roanne, d’autres par la route du Puy-en-Velay et le col du Roux, près de Saint-Cirgues-en-Montagne. Ce transport n’était pas sans risque comme en témoigne l’hypogée de Roaix, daté de la fin du Chalcolithique. Situé au quartier des Crottes, il contenait trente corps qui tous portaient des traces de blessures ou de traumatismes mortels, résultat d’une guerre locale liée au trafic de l’étain.

Il est admis que la route de l’étain suivait principalement les voies navigables de Gaule : Loire/Rhône, puis Seine/Loire/Rhône et dans une moindre mesure via la Garonne. On a retrouvé des racloirs triangulaires étamés de l’âge de bronze aux alentours d’actuelles villes portuaires : Nantes, Toulouse et Narbonne.

C’est Pline l’Ancien qui a relaté l’usage que les Gaulois faisaient de l’étain en alliage avec le cuivre. Il indique que « l’incoctilia », une sorte de vase couvert d’une couche étamée, était une spécialité de l’oppidum d’Alesia. Quant aux commanditaires, ce furent d’abord des Phéniciens, puis des Grecs et des Etrusques. Le périple d’Himilton, explorateur carthaginois du Ve siècle avant Jésus-Christ, l’aurait mené vers les îles Cassitérides.

A partir de la conquête romaine, il semble que cette route empruntait la Via Agrippa qui permettait de raccourcir le parcours maritime.

Plus tard dans le calendrier républicain français, le 26e jour du mois de Nivôse, était officiellement dénommé « jour de l’étain ».

Quant aux noces d’étain, dans le folkore français, elles symbolisent dix ans de mariage.

FIBULE ROMAINE EN ETAIN

Fibule romaine en étain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir aussi la Route de l’Etain qui passe par Le Puy-en-Velay

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UNE HEROINE JUPITERIENNE… ATALANTE

(6.6.9 - LES MYTHES DU SAGITTAIRE ET DE JUPITER) par sylvietribut le 12-12-2014

Certains disent qu’Atalante était une Amazone… D’autres ne voient en elle qu’une chasseresse célèbre. Quoi qu’il en soit, l’une est l’autre appartiennent au monde du Sagittaire, des Centaures et de Jupiter. En fait, sa légende a deux origines : l’une est béotienne, l’autre arcadienne. Comme Artémis, Atalante se livrait à la chasse et comme elle, elle avait fait vœu de virginité.

Dans la version arcadienne, son père est Iasos, fils de Lycurgue, alors que dans la légende béotienne, elle est la fille de Schoenée, fils d’Athamas. Sa mère est Clyméné, fille de Minyas.

Quand Atalante était bébé, son père l’exposa, car il ne voulait pas d’une fille. Une ourse la trouva et la nourrit, puis des chasseurs la découvrirent et l’élevèrent. Par la suite, elle montra une inclination plus grande pour la chasse et les travaux masculins que pour le mariage et les occupations féminines.

ATALANTE - MUSEE DU VATICAN

Atalante – Musée du Vatican

Les Centaures Rhoecos et Hylaeos tentèrent de la violer, mais elle les tua de ses flèches. Elle voulut même s’enrôler parmi les Argonautes, mais Jason eut peur que la présence d’une seule femme ne provoquât des conflits. Au retour des Argonautes en Grèce, Atalante prit part aux jeux funèbres de Pélias et battit Pélée à la lutte.

Sa célébrité lui vient principalement de deux légendes : la chasse au sanglier de Calydon et la course dans laquelle l’homme qui la battrait gagnerait sa main. A Calydon, Atalante se joignit à la partie de chasse pour tuer le sanglier. Ancée et Céphée, qui étaient semble-t-il ses oncles, et quelques autres chasseurs refusèrent de chasser en compagnie d’une femme. Cependant, Méléagre qui aimait Atalante les obligea à se joindre à eux.

Atalante, la première blessa le sanglier d’une flèche mais e fut Méléagre qui tua la bête. Il donna la dépouille à Atalante car elle avait, la première, fait couler le sang. Pourtant, les oncles de Méléagre essayèrent de la lui enlever. Voyant cela, Méléagre les tua et, à son tour, mourut, puni par sa mère, Althée et c’est pourquoi jamais il n’épousa Atalante.

Après cette épisode, la célébrité d’Atalante parvint jusqu’aux oreilles de son père qui découvrit qu’elle était sa fille. Il insista pour qu’elle se mariât, mais elle demeurait fidèle à sa fille. Aussi, elle mit comme condition à son mariage que son mari devrait d’abord la gagner à la course et les hommes qui perdraient seraient immédiatement mis à mort. En dépit de cette condition bien des jeunes gens furent attirés par la beauté d’Atalante et concoururent. Bien qu’elle courût entièrement vêtue ou même armée, alors que les prétendants étaient nus, tous couraient, perdaient et donc mouraient. Pourtant, à cause du concours d’Aphrodite/Vénus, Atalante fut battue. En effet, un jeune homme, Milanion, dans la version arcadienne, Hippoménès en Béotie, fut aidé par la déesse qui lui donna trois pommes d’or qui provenaient de son verger de Tamasos, à Chypre.

ATALANTE ET LES POMMES D'OR

Atalante ramassant les pommes d’or semées par Hippoménès

Le jeune homme lança les pommes pendant la course, empêchant par trois fois Atalante de le dépasser : soit par curiosité, soit par avidité, ou alors parce qu’elle voulait sa victoire, elle s’arrêta pour les ramasser et fut battue. Cependant, le jeune homme négligea de s’acquitter de ses devoirs envers Vénus et qui plus est, il consomma son union avec Atalante dans l’enceinte du temple de la déesse qui, pour ce sacrilège, les transforma en lions.

Selon Properce, Milanion obtint Atalante en partageant sa fatigue à la chasse, plutôt qu’en disputant une course. Properce était un poète latin né aux alentours de 47 avant Jésus-Christ, en Ombrie, sans doute près d’Assise. Il serait mort vers 16/15 avant Jésus-Christ.

Une autre légende fait d’Atalane la mère de Parhénopaeos, ce qui signifie « fils d’une vierge », qu’elle exposa dans son enfance et comme elle, il fut élevé par des gens de la campagne.

ATALANTE - EDE TELCS - MEDAILLEUR HONGROIS

Atalante – Ede Telcs – Médailleur hongrois

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

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