DANS L’ESPRIT VERSEAU… L’HOTEL DE VILLE DE PARIS

(6.2 - Paris Insolite - Paris Mystérieux - Paris Esotérique) par sylvietribut le 17-02-2015

C’est Etienne Marcel, alors Prévôt des Marchands, qui transporta, en 1357, ce lieu de réunion de l’administration municipale dans une maison de la place de Grève, appelée, à cause de ses arcades la « Maison aux Piliers ». Ce premier Hôtel de Ville se trouvait situé, comme l’actuel, sur le côté oriental de la place. C’était une construction à deux étages sur arcades, ornée de deux tourelles d’angle ; elle possédait une grande salle de réunion, d’environ dix mètres sur six, et un grenier, dépôt d’armes des bourgeois.

HOTEL DE VILLE DE PARIS - 1583

Hôtel de Ville de Paris en 1583

Cet hôtel fut reconstruit deux siècles plus tard : la partie sud sous François 1er et Henri II, de 1551 à 1553, et la partie nord sous Henri IV et Louis XIII, de 1606 à 1628, celle-ci d’après les plans de Dominique, dit le Boccador, Pierre Chambiges étant l’un des entrepreneurs.

L’Hôtel de Boccador, de style Renaissance, a inspiré la partie centrale de l’Hôtel de Ville actuel. Il comprenait un corps de bâtiment à sept fenêtres, comportant un rez-de-chaussée et un étage que surmontaient un comble de grande hauteur portant six statues dorées de chevaliers bannerets et un élégant campanile avec horloge ; il était flanqué de deux pavillons d’aile à trois fenêtres avec un étage supplémentaire. Les treize fenêtres à la façade alternaient avec des niches. Le pavillon nord avait une arcade, avec des niches. Le pavillon nord avait une arcade dite du Saint-Esprit, symétrique de l’arcade Saint-Jean, située sous le pavillon sud, ces deux arcades sont rappelées dans le bâtiment actuel par les deux vastes portes cochères latérales. La porte centrale portait à son tympan, en haut-relief, une figure équestre d’Henri IV.

HOTEL DE VILLE DE PARIS

L’Hôtel de Ville de Paris au XXIe siècle

A l’intérieur de l’hôtel se trouvait, face à l’entrée d’honneur, une cour décorée d’arcades qui portèrent plus tard des inscriptions rappelant les victoires de Louis XIV. On apercevait, sous celle qui faisait face à l’entrée, la statue pédestre, en bronze, de ce monarque, œuvre de Coysevox, située actuellement dans la cour d’honneur du Musée Carnavalet, seule statue des rois de France qui n’ait pas été détruite par la Révolution. Le 24 mai 1871, sous la Commune, installée à l’Hôtel de Ville depuis le mois de mars précédent, ce superbe édifice fut arrosé de pétrole, puis livré aux flammes qui le détruisirent complètement. L’hôtel actuel est une reconstruction de 1873 à 1883.

L’Hôtel de Ville de Paris a été le palais de toutes les révolutions, le lieu de ralliement de toutes les émotions nationales. Résumer ici son histoire serait résumée celle de la Nation. Nous sommes bien dans un monde uranien et Verseau, entre révolutions et humanisme.

LA SCIENCE - HOTEL DE VILLE DE PARIS

Allégorie de la Science –Jules Blanchard

L’Hôtel de Ville de Paris héberge, comme chacun sait, les institutions municipales. L’entrée principale est flanquée de deux statues dont l’une, « Allégorie de la Science » de Jules Blanchard, comporte une sphère cerclée d’une bande zodiacale. Cette splendide statue ressemble fort à la belle Uranie, la déesse de l’astrologie en affinité totale avec le Verseau.

BLASON DE LA VILLE DE PARIS - STATION HOTEL VILLE - LIGNE 1 DU METRO

Blason de la Ville de Paris – Station Hôtel de Ville – Ligne 1 du Métro

 

Bibliographie : Connaissance du Vieux Paris – Editions de Minuit

 

 

 

 

 

 

 

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VERSEAU ET FEVRIER… LE TEMPS DU CARNAVAL

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 16-02-2015

Fête initialement religieuse, fête symbole du chaos, du « monde à l’envers », de la régénération du monde et des âmes, fête-représentation du merveilleux rural, le carnaval entre également la fête urbaine, à l’apparition des cités médiévales, s’approprie cette culture populaire, la transformant dans le temps et l’espace de la cité… On est bien dans le monde du Verseau… On se souvient que le Chaos est le père d’Ouranos.

La première mention d’un carnaval urbain date de 1141 et concerne Rome, avec les jeux du Testaccio, et la course de taureaux qui avait lieu aux portes de la cité, sur l’Aventino et qui sera par la suite déplacée sous les fenêtres du Pape afin qu’il puisse y assister. La via del Lata sera débaptisée en via del Corso et de son nom dérive le « corso » carnavalesque.

CARNAVAL DE VENISE

Carnaval de Venise

A Nice, la chronique fait état de la venue du comte de Provence, Charles II, duc d’Anjou, dans sa bonne ville de Nice, en 1294, où il assiste au carnaval. Il s’agissait de bals, mascarades, banquets, danses et bateleurs dans les ruelles étroites.

Les villes médiévales européennes célèbrent le carnaval mais c’est à l’époque de la Renaissance que les défilés carnavalesques se développeront dans les cités, parodies des cortèges d’entrées de princes dans la vielle ou contrepied des processions religieuses. A Rouen, Valenciennes, Lyon, les jeunes gens créent de joyeuses confréries : des Conards, de l’Estrille, des Fols, qui organisent les « jeux du monde à l’envers » : concours de mensonges et de fatrasies, blasphèmes rituels et prières adressées à des saints ridicules, charivaris, sorties, théâtre de rue.

En Italie, sous l’influence des Médicis, les fêtes carnavalesques avaient pris à la fin du XVe siècle, une tournure différente, qui s’inspirait davantage de l’héritage gréco-latin des fêtes d’inversion et de dérision des Saturnales et des Bacchanales. En 1513, Julien de Médicis fait défiler dans les rues de Florence le char du triomphe de la Vieillesse. En 1546, le thème de la folie universelle était symbolisé par le « Trionfo di tutto il mondo ». En 12550, on célébra le triomphe de l’Enfer ; en 1556, celui des Songes : gloire, richesse, beauté… Rien n’a vraiment changé puisque la télévision propose le même programme ; en 1568, la Fortune règne sur le monde à l’envers. Les cortèges de char prennent de l’importance au XVIe siècle, sous l’influence du carnaval florentin.

Dans l’Europe du Nord, à Nuremberg, le carnaval, le « Schembart » qui sera supprimé en 1539, était par son importance, sa richesse, sa variété, une manifestation comparable à celle de Florence. Mais, plutôt que la mythologie, le merveilleux et l’exotisme inspiraient les auteurs du cortège, notamment avec le thème de la « Nef des Fous ».

MASQUE DE LA COMMEDIA DELL'ARTE

Masque de la Commedia dell’Arte

De la Renaissance à l’époque baroque, de nombreuses villes européennes marquent par des cortèges grandioses les carnavals ou les célébrations, tant civiles que religieuses. Au siècle des Lumières, la fête urbaine change d’aspect, sous l’influence vénitienne, elle s’installe dans un monde clos, un espace réservé où l’accès est payant. A Venise, les grands bals de carnaval ont lieu dans les palais ou les théâtres. L’aristocratie se coupe du peuple, de la fête populaire. Les gravures de l’époque témoignent de la somptuosité de ces cortèges, comme l’entrée du duc d’Urbino à Florence, reproduite par Callot, ou les cortèges d’Anvers, au XVIIe siècle.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle, le développement des villes, la puissance de la bourgeoisie, favorisent l’apparition de nouveaux cortèges carnavalesques, qui viennent se plaquer sur des carnavals traditionnels. Tel est le cas du carnaval de Cologne, en 1824, des villes italiennes de Milan et Vérone vers le milieu du XIXe siècle, puis Rome, Nice et Viareggio en 1873. A la Belle Epoque, le carnaval de Nice, où le carton-pâte règne en maître, est sans conteste le plus célèbre du monde. Dans les Amériques également, on assiste à l’apparition de cortèges de chars, dans les années 1870 : à Rio, à la Nouvelle-Orléans vers 1876, puis à Québec en 1884. C’est seulement vers la seconde moitié du XXe siècle que le carnaval de Rio confirme le règne de la samba et de la fête latino-américaine.

COMBAT DE CARNAVAL CONTRE CAREME - PIERRE BRUEGEL L'ANCIEN

Combat de Carnaval contre Carême – Pierre Bruegel l’Ancien

Après avoir connu un certain ralentissement au cours des années cinquante à soixante-dix, les grands carnavals urbains européens retrouvent une nouvelle popularité en cette dernière décennie du XXe siècle, et souvent le nom de « carnaval » est associé à une fête et même à une date du calendrier qui n’a plus que de très lointains rapports avec le ou les traditionnels carnavals européens.

Notre carnaval européen urbain précède le Carême, période d’abstinence de nourritures grasses, et les déguisements qui l’accompagnent restent donc une forme de revanche sur la rigueur imposée par l’Eglise, sur l’obligation d’abstinence qui ne cesse de rebuter les humains.

lou de carnaval

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

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QU’EST-CE QUE L’INTERCEPTION D’UN SIGNE OU D’UNE PLANETE

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 15-02-2015

Un signe est dit intercepté lorsqu’il se trouve placé, tout entier, entre les cuspides de deux Maisons sans avoir de lien particulier avec l’une ou l’autre. Si ce signe contient une ou des planètes, celles-ci sont dites elles aussi interceptées.

L’interception est considérée comme une indication de faiblesse. Elle signifie que l’activité d’une planète est plus subjective ou psychologique et qu’en conséquence les activités qu’elle gouverne sont plus difficiles à déterminer et à soumettre à une direction consciente.

THEME ASTRAL JACQUES CHIRAC

Le Thème de Jacques Chirac présente les Poissons interceptés en Maison I et la Vierge interceptée en Maison VII Mars, Neptune et Jupiter sont dites interceptées en Maison VII

glyphe du Sagittaire 2

Dans un thème, toute Maison qui intercepte un signe va poser problème au propriétaire du thème dans le domaine que la Maison concerne.

                Exemple :

Maison VII en Verseau, interceptant les Poissons, pour se terminer en Bélier, suggère que tout ce qui sera de l’ordre de la relation aux autres, à l’autre, que ce soit en matière d’union, d’association, de mariage, présentera un problème quelconque dans la vie de la personne ceci d’autant plus fortement que les Maîtres de cette Maison (Uranus ou Saturne pour le Verseau et Jupiter ou Neptune pour les Poissons seront difficilement configurés dans le thème). Il en ira de même pour la planète contenue dans cette Maison, surtout si elle est en conflit avec une autre planète du thème. Voilà qui pourrait augurer de graves problèmes dans les relations, dont l’union et le mariage.

Comme il est dit que dans un thème tout ce qui est en haut et comme ce qui est en bas, si la Maison VII d’un thème intercepte les Poissons, l’Ascendant se trouve lui-même interceptant un signe, à savoir la Vierge car dans ce cas nous sommes en présence d’un Ascendant Lion.

La tradition accorde une influence négative à la Maison qui comporte un signe intercepté. Car le ou les symbolismes de ce signe ne peuvent pas trouver leur libre expression. Toutefois, ce n’est pas aussi négatif qu’on l’imagine.

C’est l’heure de naissance qui permet de déterminer la cuspide des douze Maisons du thème. Si par exemple l’Ascendant en cuspide de la Maison I se trouve dans les tous derniers degrés du signe du Scorpion, on peut penser que le symbolisme agressif, ombrageux et secret du Scorpion, le VIIIe signe du zodiaque, n’aura qu’un faible impact sur le caractère et cela d’autant plus si le Sagittaire est occupé par plusieurs planètes dont le Soleil. En effet, dans ce cas le Sagittaire qui succède au Scorpion, aura une influence nettement plus déterminante.

S’il le Sagittaire est intercepté en Maison I, la cuspide de la Maison II va se trouver début Capricorne, il devient difficile de suivre la tradition et d’en déduire que l’influence du Sagittaire sera court-circuitée. Il faut donc faire preuve d’une certaine réserve à l’égard de la tradition en déduisant que l’influence du Sagittaire sera court-circuitée. Cependant, les signes interceptés peuvent signifier une plus grande difficulté rencontrée dans les actes de la vie quotidienne.

A noter que tous les thèmes ne présentent pas un signe intercepté.

L’astrologue Volguine attachait une influence particulière à cette présentation du thème et regardait minutieusement l’axe des Maisons où se plaisaient les signes interceptés, en tirant des conclusions plutôt négatives

Si l’Ascendant recouvre deux signes, surtout si le second est totalement intercepté en Maison I, le vécu de la personne se modifiera au cours de l’existence, passant du premier signe au second, orientant la vie dans une nouvelle direction.

Dans le cas d’une interception, si l’Ascendant passe d’un signe masculin à un signe féminin, il faudra utiliser l’élan dynamique donné par le premier signe en l’incarnant dans quelque chose de concret. S’il passe d’un signe féminin à un signe masculin, il faudra s’appuyer sur a structure de vie qui nous est donnée, pour en dégager notre puissance personnelle.

Si l’Ascendant passe d’un signe Cardinal à un signe Fixe, il faudra orienter dans une direction stable notre élan vital. S’il passe d’un signe Fixe à un signe Mutable, il faudra faire évoluer notre manière de penser, d’agir ou de réagir. Enfin, s’il passe d’un signe Mutable à un signe Cardinal, il nous faudra ne pas nous laisser mener par les événements ou les autres mais prendre notre vie en mains.

Si l’Ascendant est tout à fait à la fin d’un signe, l’évolution s’opérera tôt dans la vie. Si l’Ascendant est au début du signe, il y aura continuité du champ d’action au cours de la vie.

Comme on le voit les Maisons du thème ne sont pas toutes d’égale grandeur. Ceci est dû à l’obliquité de la terre : au fur et à mesure que l’on remonte de l’équateur vers le pôle terrestre l’espace imparti à certaines Maisons s’accroît pendant que pour d’autres, il diminue. C’est une indication intéressante puisque l’analogie est la base fondamentale de l’interprétation en astrologie, on aurait sans doute tort de négliger les indications découlant de la grandeur comparée des différentes Maisons du thème.

Il semblerait en effet logique que les domaines signifiés par les Maisons « longues » aient un poids plus lourd dans la destinée que celles indiquées par les Maisons « courtes.

Exemple :

Une Maison I couvrant la plus large section du thème correspond à une personnalité marquée dont le caractère explique un certain nombre d’événements de la vie. C’est l’indication d’une nature souvent compliquée ou tout au moins complexe. Le sujet peut connaître une transformation décisive au cours de son existence. Il faut en effet tenir compte des facettes insoupçonnées et donc parfois déconcertantes des signes interceptés.

Prenons l’exemple d’une grande Maison I présentant un Ascendant dans le signe double des Poissons, le signe du Bélier intercepté et la Maison se terminant dans le Taureau. On pourra en conclure que l’insaisissabilité et l’intériorité des Poissons cachent une impulsivité Bélier qui peut être importante. Lorsqu’une crise éclate, elle se résoudra dans l’obstination du Taureau. Bien sûr, il faut aussi tenir compte des Maîtres de ces trois signes : Neptune et Jupiter pour les Poissons, Mars pour le Bélier et Vénus pour le Taureau.

Comme cette importante Maison I entraîne une Maison VII identique, la vie conjugale, l’union ou les associations sont appelées à avoir une influence importante dans la vie du sujet. C’était le cas du thème de l’ex-roi d’Angleterre Edouard VIII qui abdiqua en 1936 pour épouser la femme qu’il aimait, une roturière américaine et divorcée, Mrs Simpson.

Rambouillet, le 15 février 2015

 

 

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LE COUCOU… UN OISEAU VERSEAU

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 11-02-2015

Entendre le coucou est considéré comme un heureux présage et son chant monotone répété infatigablement dans l’air printanier est attendu avec impatience et joie, et il est bon alors de toucher quelque argent que l’on aura mis exprès dans sa poche, s’assurant ainsi d’en avoir à volonté pendant toute une année.

COUCOU

Le coucou

La poésie anglaise honore le coucou comme symbole de la voix diffuse du printemps :

« Sois bienvenu, favori du printemps

Encore ici tu es pour moi

Non pas oiseau, mais être invisible,

Une simple voix, un mystère… ».

William Wordsworth, 1770-1850

Selon la latitude, le coucou apparaît chaque année avec une grande régularité entre le 15 mars et le 15 avril. Il revient au terme d’un voyage de quelque neuf mille kilomètres d’Afrique du Sud où il passe l’hiver, comme tant d’autres oiseaux migrateurs.

Dès son arrivée, il chante inlassablement pour délimiter son territoire. Mais apercevoir ce chanteur caché dans les feuillages est presque impossible. Il s’esquive d’une branche à l’autre comme pour jouer à cache-cache avec l’observateur en lançant à chaque fois son appel, « cou-cou, cou-cou », celui-là même que les enfants répètent quand, d’une cachette insolite, ils veulent attirer l’attention des autres sans pour autant se faire voir.

BEBE COUCOU PLUS GROS QUE SES PARENTS NOURRICIERS

Bébé coucou plus gros que ses parents nourriciers

La femelle coucou a des mœurs que réprouve la morale populaire : au lieu de construire chaque printemps un nid pour y pondre ses œufs, elle préfère les déposer dans le nid des autres. Elle guette les oiseaux qui couvent et, profitant d’un moment d’inattention, elle substitue son œuf à un autre qu’elle fait tomber du nid. Les victimes de la supercherie, tels la rousserolle, la bergeronnette, le rouge-queue ne s’aperçoivent de rien et continuent à couver consciencieusement. Plus vite éclos que les autres oiselets, le bébé coucou commence par éliminer les autres œufs du nid. Ainsi les parents involontairement adoptifs nourrissent exclusivement ce parasite qui les dépasse vite en taille et qui, d’un vol léger disparaît un jour pour rejoindre les siens.

C’est surtout chez les peuples du Grand Nord que le coucou est l’objet d’un véritable culte : dans les traditions sibériennes, le soleil et la lune sont figurés par deux coucous et c’est cet oiseau qui, invisible, annonce l’éveil de la nature, et aide les chamans à ressusciter les morts.

DEUX COUCOUS

Bibliographique

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

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DANS LA MYTHOLOGIE DU VERSEAU… PANDORE

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 08-02-2015

Tous les dieux, sur l’ordre de Zeus/Jupiter, concoururent à la naissance de Pandore, la première femme : « Je ferai présent aux hommes, dit Zeus, d’un mal en qui tous, au fond du cœur se complairont à entourer d’amour leur propre malheur… Il dit et éclate de rire, le père des dieux et des hommes… commande à l’illustre Héphaïstos, de tremper d’eau un peu de terre sans tarder, d’y mettre la voix et les forces d’un être humain et d’en former, à l’image des déesses immortelles, un beau corps aimable de vierge ; Athéna lui apprendra ses travaux, le métier qui tisse mille couleurs ; Aphrodite/Vénus d’or sur son front répandra la grâce, le douloureux désir, les soucis qui brisent les membres, tandis qu’un esprit impudent, un cœur artificieux seront, sur l’ordre de Zeus, mis en elle par Hermès/Mercure, le Messager, tueur d’Argos. Il dit, et tous obéissent au Seigneur Zeus, fils de Cronos/Saturne. Et dans son sein, le Messager, tueur d’Argos, crée mensonges, mots trompeurs, cœur artificieux, ainsi que le veut Zeus aux lourds grondements. Puis, héraut des dieux, il met en elle la parole et à cette femme il donne le nom de Pandore parce que ce sont tous les habitants de l’Olympe qui, avec ce présent, font présent du malheur des hommes.

PANDORE - JOHN WILLIAM WATERHOUSE 2

Pandore – John Waterhouse

Et c’est ainsi que Pandore va symboliser l’origine des maux de l’humanité : ils viennent par la femme, selon ce mythe et celle-ci a été façonnée sur l’ordre de Zeus, comme un châtiment pour la désobéissance de Prométhée, qui avait volé le feu du ciel pour le donner aux hommes ».

Selon la légende de Pandore, l’homme a reçu les bienfaits du feu, malgré les dieux, et les méfaits de la femme, malgré lui. La femme est le prix du feu. Il n’y a lieu, bien entendu, de retenir que les symboles inclus dans la légende : elle montre l’ambivalence du feu, qui a donné à l’humanité un immense pouvoir, mais celui-ci peut tourner à son malheur, aussi bien qu’à son bonheur, selon que le désir des hommes sera droit ou pervers. Et c’est souvent la femme qui détourne le feu vers le malheur. Le feu symbolise aussi l’amour, que tout humain désire, bien qu’il en souffre. L’homme, qui a ravi le feu des dieux, en subira la brûlure par le feu de son désir. Pandore symbolise le feu des désirs qui causent le malheur des hommes.

ZEUS - MERCURE - PANDORE ET SA BOITE

Zeus/Jupiter – Hermès/Mercure – Pandore et sa boîte

Il faut dire aussi que les dieux créèrent Pandore irrésistiblement belle et parée par toutes les déesses mais curieuse, imprudente, pleine de défauts, fatale en somme. C’est à Epiméthée, frère de Prométhée, qu’ils offriront perfidement cette superbe créature. Cependant, Epiméthée ne possède pas le don de voyance de son frère qui cependant l’avertit du danger.

Selon certains, pourtant, l’avertissement fut efficace et Epiméthée refusa le cadeau, renforçant la colère de Zeus. Mais, selon d’autres auteurs, le frère innocent de Prométhée accueille la belle messagère avec sa boîte, cette fameuse boîte qu’elle ouvre imprudemment et dont s’échapperont toutes les calamités qui désormais ne cesseront de se déverser sur les hommes, et notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil. Toutefois, au fond de la boîte demeurera un bien, infiniment précieux, « la fée Espérance », comme dit le poète. Grâce à l’espérance, jamais les hommes ne perdront ce goût de la vie qui les obsède et les fait tenir envers et contre tout. Et l’espérance, ne fait-elle pas partie de cette nature Verseau que jamais rien n’empêchera de rêver de jours meilleurs, d’inventions merveilleuses et d’utopies stimulantes.

Selon Hésiode dans son ouvrage « Les Travaux et les jours », une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu’Hermès/Mercure lui avait donnée et ouvrir la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir. Hélas ! Il était trop tard. Seule l’espérance, lente à réagir, y resta enfermée. La boîte qu’elle avait ouverte devint alors la « Boîte de Pandore ».

FRESQUE - ABBAZIA DEI SETTE FRATI - ADAM, EVE ET LILITH

La Tentation – Fresque – Convento dei sette fratelli – Mosciano-Sant-Angelo – Abruzzo – Italie

On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement de ce mythe avec ce que relate la Genèse de la chute d’Adam et Eve. Mais dans ces deux mythes, c’est la femme, pourtant avertie par Zeus/Jupiter et Prométhée dans la mythologie et par Dieu dans la Bible, qui commet une irrémédiable erreur : en mangeant le fruit défendu dans la Bible et en ouvrant la boîte dans la mythologie, plongeant l’humanité dans une vie faite de maux et de douleurs.

La version biblique semble a priori plus indulgente pour la femme qui a été poussée à la faute par le serpent tentateur. Elle ne porte pas seule la faute, puisqu’ensuite le fruit est partagé avec l’homme. La conséquence de ce péché originel sera que désormais « elle enfantera dans la douleur ». Cependant, il existe un verset de la Genèse qui promet la victoire finale de la femme sur le serpent qui l’a trompée : « Je ferai régner la haine entre toi, le démon ou le serpent, et la femme, entre ta postérité et la sienne. Celle-ci te visera à la tête et toi, tu l’attaqueras au talon ».

Dans le mythe de Pandore, on perçoit une mentalité polythéiste qui donne à l’homme la possibilité de s’améliorer dans les épreuves et l’adversité, ce que les monothéistes appellent « les maux ». Elle lui donna aussi la force d’affronter ces épreuves grâce à l’espoir. Dans la philosophie païenne, Pandore est, à la fois, la source des maux, de la force, de la dignité et de la beauté, puisque l’être humain ne peut s’améliorer sans adversité.

LA BOITE DE PANDORE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

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