LA NEWS BALANCE

(01- LA NEWS DU MOIS) par sylvietribut le 23-09-2015

La Balance en équilibre représente sa perplexité, son refus ou son incapacité de choisir – Michel de Montaigne                       Un été avec Montaigne – Antoine Compagnon

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Fresque de la Chambre de la Balance – Palazzo San Giacomo – Russi di Ravenna – Italie

En entrant dans le signe de la Balance, le Soleil est au point médian de l’année astronomique. Son passage de l’hémisphère Nord à l’hémisphère Sud marque l’équilibre entre l’édifice construit et les forces qui en préparent la ruine, ainsi que celui des jours et des nuits. On le représente par une balance avec son fléau et ses deux plateaux. Au point du juste milieu autour duquel tout oscille, témoignant du balancement entre le crépuscule d’un automne extérieur et l’aurore d’un printemps intérieur. A ce point central, à égale distance duquel s’égalisent les deux plateaux du moteur et du frein, de l’élan et de la retenue, de la spontanéité et de la réflexion, de l’abandon et de la crainte, de l’appel et du recul devant la vie, nous voyons surtout se neutraliser les forces contraires. De là surgit un monde de la moyenne, de la mesure, des demi-tons, des teintes et des nuances.

C’est un univers d’affinement que nous voyons se présenter dans la symbolique de l’élément Air, à la nature subtile. Le milieu aérien de la Balance est celui des Gémeaux ce que le lien du cœur est au lieu de l’esprit. Le Moi s’y pose avec un autre que soi, à valeur égale, introduisant le dialogue affectif du « toi et du moi ». Le signe des Fêtes galantes est d’ailleurs placé sous la régie de Vénus, à l’assistance de laquelle Saturne apporte une note de détachement et de spiritualisation. Il s’agit de la Vénus Aphrodite des roses d’automne, déesse de la beauté idéale, de la grâce de l’âme, des Noces sacrées ; celle également des sérénades et des menuets.

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AVANT-PREMIERE

Au fil des semaines retrouver sur mon site : http ://www.sylvie-tribut-astrologue.com huit nouvelles chroniques :

Ingrès solaire et Equinoxe d’automne 2015

Retour sur les élections grecques

Ingrès de Mars en Vierge

Dans la mythologie de la Balance… Adonis

Calendrier et Maisons lunaires – Octobre 2015

Dans l’herbier de la Balance… l’ancolie

Ingrès de Vénus en Vierge

Nouvelle Lune du 13 octobre 2015

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A l’honneur du 23 septembre au 23 octobre 2015 : LA BALANCE

Vous êtes Balance ou Ascendant Balance : 10 Euros de remise vous sont offerts sur le montant de votre consultation, au cabinet ou par téléphone. Vous n’êtes ni Balance, ni Ascendant Balance, tentez votre chance et si vous découvrez qui se cache dans la charade, bénéficiez, vous aussi, de la même remise de 10 Euros. Sans attendre, communiquez-moi votre réponse ainsi que vos coordonnées de naissance (date, heure précise et lieu de votre naissance), nous conviendrons d’un rendez-vous : sylvietribut@club-internet.fr                                                  

Offre valable jusqu’au 23 octobre 2015.

CHARADE

 1°) Mon Premier est un village de l’Eure-et-Loir.                                                                                                                                

2°) Mon Second est le participe passé d’un verbe qui s’amuse.                                                                                                        

3°) Mon Troisième est le degré de participation d’une ceinture noire de judo.

MON TOUT… est un âne célèbre qui pourrait être né sous le signe de la Balance tant il était incapable de décider et de choisir s’il était préférable de commencer à boire son seau d’eau ou à manger son seau d’avoine. On dit d’ailleurs qu’il en serait mort de faim et de soif.

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Thémis la déesse de la Justice

Thémis, la déesse aux belles joues

Thémis est la seule divinité qui soit en relation directe avec la Balance. Elle régnait sur la Justice. Dans la galerie des dieux et déesses, elle tenait un rang particulièrement important. Fille d’Ouranos et de Gaïa, autrement dit du Ciel et de la Terre, elle était, de ce fait, sœur de Saturne et tante de Jupiter. Sa double origine souligne de façon très nette cette dualité que nous avons déjà relevée à propos du signe de la Balance. Sa situation à l’équinoxe d’automne le place au point de rencontre des valeurs matérielles et des valeurs spirituelles, des forces de jour et des forces de nuit, de la Terre et du Ciel. La mythologie confirme ainsi notre analyse de la nature du signe.

Assise au pied du trône de Jupiter, elle aidait, de ses conseils avisés, le roi des dieux à gouverner l’univers. Elle-même veillait à ce que règne partout, dans le ciel comme sur terre, entre les dieux comme entre les hommes, l’ordre et la paix. Quand il y avait une mission délicate à remplir, c’est à elle que le maître de l’Olympe la confiait.

De nouveau apparaissent ici des traits caractéristiques du natif de la Balance : le goût de la paix, la sûreté du jugement, les qualités de diplomatie, l’esprit de conciliation.

Les attributs que le mythe confère à Thémis, et avec lesquels les artistes la représentent généralement, sont la balance et le glaive. Parfois, elle porte également un bandeau sur les yeux. Quelle signification peut-on attacher à ces attributs ?

La balance, c’est évidement le symbole universel de la justice dont l’impartialité est garantie par le bandeau sur les yeux. Quant au glaive, il peut surprendre lorsqu’on connaît le dégoût que la violence inspire aux natifs de la Balance. Mais ce qu’on oublie, c’est que l’injustice leur est proprement insupportable et qu’ils sont capables de devenir violents lorsqu’il s’agit de rétablir la justice ou de se révolter contre l’injustice. Ils ont eux-mêmes surpris de la détermination qui les anime en telles occasions parce qu’elle n’est pas précisément dans la ligne de leur caractère.

De son neveu Jupiter qui, dit-on, la força à l’épouser alors qu’elle désirait garder sa virginité, Thémis eut trois filles : l’Equité, la Loi et la Paix. Il y a d’étroites relations entre ces trois sœurs qui sont inséparables  car, lorsque l’équité est garantie par la loi, la paix règne entre les hommes.

Bien que la Balance ne soit ni son domicile ni le lieu de son exaltation, la planète Jupiter se sent à l’aise dans ce signe, dans doute en raison des bons rapports que le roi de dieux entretenait avec Thémis. De plus, sa présence dans la Balance peut avoir d’heureux effets si l’on en juge par ces trois filles qui naquirent de leur union. Cet exemple montre comment on peut appliquer la mythologie à l’astrologie. Dans cette perspective, dieux et planètes se confondent.

LES HEURES FILLES DE THEMIS ET DE JUPITER

Les Heures et leurs amies les Muses

Thémis, mère incestueuse n’était pas mal vu dans l’Olympe. Thémis mit donc au monde les Heures, également au nombre de trois, qui avaient pour noms : Thallo, Carpo et Auxo. Ces divinités qui se présentent à nous comme des vierges charmantes, parées de fleurs et de fruits, étaient chargées d’ouvrir au soleil et de fermer la nuit les portes d’or de l’Olympe. En outre, elles présidaient à l’ordre de la nature et à la succession des saisons. Quand elles n’étaient pas retenues par leurs charges, elles dansaient et chantaient en compagnie des Muses et des Grâces.

Avec les Heures, nous retrouvons les concepts d’équilibre (l’ordre du monde), et de proportion (temps divisé en saisons et en heures) propres à la Balance. D’autre part, l’influence de Vénus, maîtresse du signe, se manifeste dans la grâce, les chants, les fleurs et les fruits.

LES MOIRES

Les Parques

Très différentes des Heures étaient les trois dernières filles que Thémis donna à Jupiter, les redoutables Parques, qui fixaient le destin des hommes. Un regard sur le tableau de Michel-Ange qui les représente dans l’exercice de leurs fonctions n’est pas pour nous rassurer. Ce ne sont pas des jouvencelles, mais des femmes d’âge mûr dont la vue inspire la crainte. Ces trois sœurs se nomment Clotho, Lachésis et Atropos. Chacune avait une tâche bien déterminée : Clotho tenait la quenouille qui filait le fils de la vie dont Lachésis mesurait la longueur et que les ciseaux d’Atropos tranchaient inexorablement quand donnait l’heure du destin.

Si les Heures rappellent la douce et belle Vénus, les Parques font immédiatement penser à Saturne, planète exaltée dans la Balance. Or, il se trouve que sur les anciennes gravures Saturne est représenté avec deux attributs, la faux et le sablier, qui confirment ce rapprochement avec les Parques. Il y a une analogie évidente entre la faux et les ciseaux d’une part, et entre le sablier et le fil de la vie qui se déroule, d’autre part. Il faudrait être vraiment de mauvaise foi pour ne pas voir que des coïncidences dans toutes ces analogies que nous devons à la divine Thémis dont les belles joues sont encore un trait vénusien.

LA BALANCE - CATHEDRALE D'AMIENS

La Balance – Cathédrale d’Amiens

 

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L’ASTROLOGIE DANS LES MONUMENTS… PALAZZO DI SAN GIACOMO – RUSSI DI RAVENNA – ITALIE

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 21-09-2015

C’était la résidence d’été des comtes Rasponi di Ravenna. En 1664, le comte Guido Carlo Rasponi, frère mineur du Cardinal Cesare Rasponi, achète la ferme de Raffanara, dans la campagne ravennate, à environ deux kilomètres du village de Russi, en Romagne.

Dans cette ferme, il y avait deux édifices. Le plus ancien était une église dédiée à Saint Jacques qui existait depuis le XIIe siècle. Sur la berge droite de la rivière Lamone, il y avait les ruines d’un castrum romain. Les Rasponi firent édifier leur résidence sur les ruines de cet ancien château. Ce nouveau palais fut embelli au fil des ans par les héritiers de Guido Carlo.

PALAZZO DI SANS GIACOMO - RUSSI DI RAVENNA

Le palais San Giacomo – Russi di Ravenna – Italie

Au XIXe siècle, dans le voisinage du village de Russi, il y eut de grands mouvements populaires qui allaient aboutir au Risorgimento. Le palais devint le repère caché des révolutionnaires et le siège de réunions clandestines.

En 1947, le domaine devint la propriété du Séminaire de Faenza et, en 1975, c’est la commune de Russi qui la racheta. Avec les années, les infiltrations du toit firent s’écrouler certaines voûtes et les fresques qui les ornaient. Il devint urgent d’entreprendre des travaux de restauration.

Heureusement, à l’intérieur on trouve encore des murs décorés de fresques, et notamment :

  • Dans la salle dédiée au cardinal Cesare Rasponi, fresques dues au moine agostinien Cesare Pronti et à Filippo Pasquali, disciple de l’atelier de Carlo Cignani.

LA BALANCE - PALAZZO SAN GIACOMO - RUSSI DI RAVENNA

La Balance

 

  • Ailleurs, on reconnaît le cycle des divinités représentant les jours de la semaine avec Saturne, Mercure, Jupiter, Vénus, Mars et la Lune.
  • Plusieurs salles sont des allégories des signes zodiacaux : il y a la salle des Poissons, celle du Verseau, celle du Sagittaire, celle du Capricorne, celle d’Orion qui représente le Scorpion, celle des Gémeaux, du Cancer, du Lion, de la Vierge, de la Balance.

LES  POISSONS - SAN GIACOMO - RUSSI DI RAVENNA

Les Poissons

  • Une petite salle centrale présente les quatre régions du monde alors connues à l’époque, selon l’iconographie établie à la fin du XVe siècle par Cesare Ripa . Au centre du plafond se trouve le soleil, et aux quatre angles sont représentés les continents : l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique, avec leurs symboles reconnaissables.
  • La petite salle de la tour nord est une allégorie à l’Amour.
  • Enfin, la salle de l’alcôve représente Jupiter et Vénus.

MERCURE - RUSSI DI RAVENNA

Mercure – Palazzo San Giacomo – Russi di Ravenna

 

 

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SATURNE EN SAGITTAIRE – 18 SEPTEMBRE 2015/20 DECEMBRE 2017

(4.3.4 - SATURNE) par sylvietribut le 20-09-2015

C’est le 18 septembre à 3 h 30 (1 H 30 TU) que Saturne a fait son entrée dans le Sagittaire, voilà près de trente ans que cela n’était pas arrivé. Saturne quitte donc le Scorpion sous l’influence très sombre de Pluton et sous celle très destructrice de Mars. Avec le Sagittaire Saturne passe sous l’influence plus expansive, plus chaleureuse, plus philosophe aussi, de Jupiter. Tous les espoirs sont permis de voir notre quotidien un peu plus facilité.

  • Dans un premier temps Saturne direct traverse les 16 premiers degrés du Sagittaire et du 3 mars au 16 avril 2016, Saturne stationnera sur 16° Sagittaire, devenant rétrograde le 26 mars 2016 sur 16°24 Sagittaire. Seront donc particulièrement concernés par ce transit saturnien :  
  • – Sur un mode difficile le second décan du Sagittaire, et particulièrement si vous avez le Soleil, l’Ascendant, le Maître d’Ascendant, la Lune, ou toute autre planète, sur les 15e et 16e degrés du signe et en particulier entre le 13 février et le 6 avril 2016, puis de nouveau en novembre 2016, Les situations quelles qu’elles soient sembleront comme bloquées ou mettront dans l’obligation d’un travail très important, tant sur le plan physique qu’au niveau de la concentration, ou toute autre forme d’obligation. Concernés aussi sur un mode difficile ces mêmes degrés Poissons et Vierge qui recevront le carré de Saturne, aspect difficile s’il en est qui oblige de chercher au plus vite des solutions pour dépasser l’obstacle que Saturne représente. Et puis, les Gémeaux qui recevront l’opposition de Saturne, celle-ci évoque encore plus une situation de blocage. Entre la conjonction, le carré et l’opposition, c’est cette dernière qui est la plus difficile à vivre, car comme le mot « opposition » l’indique, tout semble contre nous.

JUPITER ET SATURNE 2

Jupiter et Saturne

– Ce milieu du second décan du Sagittaire, des Gémeaux, de la Vierge et des Poissons devront également supporter Jupiter stationnant sur 15°/16° Vierge et donc au carré exact de Saturne, dans la seconde moitié de mars et début avril 2016. C’est une configuration difficile et contradictoire puisque ce conflit planétaire met en rapport un Jupiter, symbole d’expansion, mal placé dans la Vierge, signe qui ne convient pas à la planète puisqu’elle y est en exil, et Saturne dans le signe de Jupiter, au carré l’une de l’autre, c’est-à-dire en conflit. On pourrait dire également que cette configuration sera peu propice aux relations avec l’administration et les organismes officiels : erreurs de calcul, d’appréciation, de perspectives. Parfois, il existe une tendance à négliger ses devoirs, à faire preuve de désinvolture en regard des règlements et de l’ordre établi : faiblesse des scrupules, indépendance poussant à l’irrespect de l’autorité et de la légalité, mais également relâchement de la prudence et de la prévoyance. Souvent il existe une crise de conscience entre le désir de liberté et d’expansion d’une part, propre à Jupiter, et les habitudes, la routine et la tradition, domaine de Saturne. La tendance s’inversera totalement lorsqu’à partir de septembre 2016 Jupiter entrera dans la Balance, alors les deux planètes s’épauleront par un sextil prometteur, et notamment en novembre 2016 quand on trouvera sur les 15e et 16e degrés Balance Jupiter, et sur les 15e et 16e degrés Sagittaire Saturne, configuration qu’on retrouvera fin décembre 2016 et janvier 2017, sur 21°, 22°et 23°, de nouveau entre Jupiter en Balance et Saturne en Sagittaire.

CHRONOS

Saturne portant le monde qui symbolise bien, dans son genre, le Sagittaire

  • Le 16 avril 2016, Saturne retrouve le 15e degré rétrogradant jusqu’au 9°47 Sagittaire, degré sur lequel Saturne repartira en direct. C’est donc toujours le premier décan du Sagittaire qui est concerné par la conjonction de Saturne au Soleil, à l’Ascendant, au Maître de l’Ascendant, à la Lune, ou bien à toute autre planète. Il en ira de même pour la Vierge et les Poissons du premier décan qui recevra le carré de Saturne, et malheureusement, ce même premier décan des Gémeaux qui sera concerné par l’opposition de Saturne. Dans cette rétrogradation, on note une rencontre difficile entre Saturne en Sagittaire, sur 11° à 9°, au carré de Neptune en Poissons, rétrogradant également sur 11°/10°, entre fin juin et fin septembre 2016. C’est un aspect on ne peut plus douteux. Saturne représente la structure, la rigueur et Neptune le laisser-aller, le laisser-prise, l’avachissement. Voilà une influence très déprimante pour le psychisme. On peut vivre dans l’angoisse, dans l’appréhension d’un malheur et on a tendance à dramatiser la moindre difficulté ou le moindre malaise. On en arrive très vite à se croire condamné à un sombre destin, à être victime d’une malchance inexorable contre laquelle il est inutile de lutter. Qui est touché par ce transit perd momentanément la foi et toute forme d’idéalisme. La tendance est de se replier sur soi-même, en proie à un « cafard » que rien ne peut dissiper. Les accès de désespoir découlent surtout de la peur, de craintes insensées. Il s’agit bien souvent d’une maladie du moral. Et c’est durant ce type de transit qu’on s’attire inconsciemment la malchance et toutes sortes de complications et d’ennuis.
  • Du 29 juillet au 29 août 2016, Saturne stationne sur ce 9° Sagittaire, et les effets seront les mêmes que lors de son stationnement sur les 15e et 16e degrés Sagittaire, et pour les quatre signes de la croix Mutable sur un mode difficile : Sagittaire, Vierge, Poissons et Gémeaux. Par contre, ce Saturne sera positif pour le Verseau, le Bélier, le Lion, la Balance.
  • A partir du 29 août 2016 Saturne repart en direct sur ce 9e degré Sagittaire et ainsi qu’au 27e degré Sagittaire. Seront concernés les seconds et pratiquement les troisièmes décans du Sagittaire, Vierge, Poissons et Gémeaux sur un mode difficile, mais ce transit de Saturne en Sagittaire sera plus favorable pour le Verseau, le Bélier, le Lion et la Balance. A noter, entre fin décembre 2016 et janvier 2017, le trigone de Saturne à Uranus sur 21° Sagittaire, ainsi que le sextil à Jupiter sur 21°Balance, mais s’opposant quand même à Uranus.

SATURNE ET URANUS

Saturne et Uranus

On retrouve le trigone de Saturne à Uranus en mai 2017, sur 25/26° Sagittaire pour Saturne et 25°/26° Bélier pour Uranus, notamment en novembre 2017. C’est une très bonne influence qui donne le sens de l’exactitude, de la précision, de la prudence et de la circonspection dans bien des activités et notamment les travaux scientifiques. L’esprit se fait inventif tout en restant objectif car Uranus s’appuie sur l’expérience de Saturne. De même l’intuition ne risque pas d‘être faussée par l’imagination. L’influence de Saturne tempère aussi l’esprit d’aventure et d’indépendance propre à Uranus. Tout en restant partisan du progrès et d’aller de l’avant, on ne désire pas courir de risques inules. On prend les opportunités qui se présentent avec mesure et on prend toute la sécurité qui s’impose pour éviter tout imprévu désagréable. Et c’est ainsi que l’évolution matérielle se fait lentement (Saturne), mais sûrement, donnant des résultats concrets, solides et durables. Pour beaucoup, cette harmonie entre Saturne et Uranus renforcera la solidité des amitiés, à moins qu’on retrouve des amis perdus de vue. Les relations formées pendant cette période seront sincères, profondes et constantes. On pourra compter les uns sur les autres.

  • Du 5 mars au 8 mai 2017, Saturne stationnera sur 27° Sagittaire.
  • Du 8 mai ai 26 août 2017, Saturne rétrograde, passant de 27° à 21° Sagittaire.
  • Du 24 juillet au 27 septembre 2017, Saturne stationne sur 21° Sagittaire redevenant direct le 26 août sur 21°33 Sagittaire.
  • Le 26 août 2017, Saturne en direct passe de 21°33 Sagittaire à 0° Capricorne, le 20 décembre 2017, la planète entrant dans le Sagittaire.

Ce sont bien sûr les mêmes signes déjà cités qui seront concernés par le transit de Saturne sur ces différents degrés, en positif ou en négatif, comme déjà évoqués précédemment. Par contre, vous avez sans doute noté que c’est la croix Mutable qui sera perturbée et limitée par Saturne : Sagittaire, Poissons, Gémeaux et Vierge, quel que soit le degré occupé par Saturne.

Par contre, comme vous avez dû le constater le Capricorne, le Taureau, le Cancer et le Scorpion ne seront pas concernés par le transit de Saturne en Sagittaire.

SATURNE ET LE SAGITTAIRE

Rambouillet, le 19 septembre 2015

 

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INGRES DE SATURNE EN SAGITTAIRE

(4.5 - L'INGRES) par sylvietribut le 18-09-2015

Saturne en Sagittaire

Avec le Sagittaire, Saturne va se trouver en contact avec l’élément Feu. Saturne dans un signe de Feu tend à créer une barrière entre la personnalité consciente et la perception intuitive du soi expérimentée en temps ordinaire par l’élément. Cela amène chez l’individu une perte du sens de sa vie.

Les effets de Saturne placé dans cet élément Feu peuvent être décrits de façon très juste comme une « constipation spirituelle ». Ceci s’observe dans la vie quotidienne par un manque de spontanéité de l’expression, une absence de vitalité et de confiance intérieure ainsi que par un profond sentiment d’inutilité.

SATURNE ET SA FAUX - 2

Saturne et sa faux

Placé sous l’influence du Sagittaire, Saturne tend à colorer le point de vue qu’une personne a sur la vie en général, ainsi que sa capacité à trouver un sens à sa propre existence. La restriction, le contrôle, la compréhension, les désillusions, la souffrance, la recherche et la réalisation intérieure sont présents, que l’on assigne au symbole un sens psychologique en l’appelant « l’ombre » de l’inconscient ou un sens ésotérique en le nommant « Lucifer ».

La souffrance caractéristique d’un Saturne en Sagittaire, ou même en Maison IX, vient d’une perte de la foi et l’on éprouve le besoin de rechercher un nouveau cadre de valeurs morales et spirituelles afin de retrouver un sens et une structure à sa vie. Et pourtant, le tempérament Sagittaire requiert un idéal par lequel on puisse vivre. Sans un rêve ou sans une vision du but à atteindre, on ne voit pas la nécessité d’entreprendre quoi que ce soit. Sans ce genre de compréhension directe, on perd tout espoir et on tombe dans la dépression, ce qui est souvent le cas avec le Sagittaire, à moins qu’on essaie d’y échapper au travers de compensations diverses.

Cependant Saturne en Sagittaire oblige presque à s’approfondir. En réalisant que tout idéal et tout concept sont relatifs, on prend la responsabilité d’agir dans un sens qui puisse justement servir la croissance car de l’autre côté on ne trouve que la grisaille d’être sans but qui habituellement va de paire avec cette lutte incessante de tout ce qui symbolise l’autorité. Pourtant, en écoutant ce Saturne dans le signe de Jupiter, on risque de connaître cette sorte de liberté dont on fait l’expérience avec, en plus, cette qualité propre au Sagittaire, la joie. A noter aussi que Saturne en Sagittaire accorde généralement, dans un contexte favorable, un excellent jugement, le sens de l’honneur et de la probité.

En effet, le Sagittaire devrait adoucir la rigueur saturnienne, tout en rappelant les grands principes du vivre ensemble, les opinions et convictions bien établies. De même le respect des lois et règlements, de l’ordre établi et de l’autorité devraient être renforcés pour le bien de tous. Saturne a horreur du désordre et de la négligence. En même temps, Saturne nous invitera à ne pas prendre de risques.

Toutefois, Saturne en Sagittaire dans un contexte difficile accentuera le côté bigot, sectaire, intolérant en matière de religion ou d’opinions, les phobies de tout ce qui est étranger. D’autres embrasseront une cause par pur intérêt matériel ou attaqueront sans ménagement tout ce qui ne fait pas partie du « clan », ce qui risque de valoir des conflits et des ennuis avec les autorités.

Parfois, avec Saturne en Sagittaire on peut s’éloigner de sa région natale, plus par nécessité que par désir d’aventures. Mal aspecté dans votre thème, Saturne en Sagittaire conseillerait d’éviter les longs voyages ainsi que les séjours en pays lointains. En général, Saturne en Sagittaire rend les déplacements peu nombreux.

Par contre, Saturne en Sagittaire permettra à certains de mettre le pied à l’étrier pour une carrière administrative, privée ou gouvernementale. Saturne en Sagittaire peut permettre également de travailler dans des entreprises en rapport avec l’import-export, le tourisme, dans une société internationale, dans l’éducation ou la formation, alors que certains se tourneront vers une vocation religieuse ou humaniste.

INGRES DE SATURNE EN SAGITTAIRE

Ingrès de Saturne en Sagittaire – 18 septembre 2015 – 3 H 30 (TU 1 h 30) – Paris

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Médaillon – Square Paul Langevin – Paris – Exposition Universelle

Quoi qu’il en soit la règle de l’Ingrès reste la même. Plus que l’analyse de ce thème, il convient de repérer la ou les planètes venant superposer par conjonction l’une des planètes de votre propre thème natal. Un seul degré d’orbe est toléré. Vous aurez alors une petite idée de ce qui devrait marquer ce transit de Saturne en Sagittaire, du 18 septembre 2015, jour où Saturne fera son entrée dans le Sagittaire et le 21 décembre 2017, jour où Saturne quittera le Sagittaire pour le Capricorne.

Dans ce thème d’Ingrès, l’événement important sera signifié autant par la planète transitée que par celle qui transite, sans oublier de prendre en compte la position qu’elle occupe dans la Maison de l’Ingrès et de la Maîtrise qu’elles ont, l’une et l’autre, non seulement dans le thème de l’Ingrès, mais également dans votre propre thème. Ainsi, si Saturne d’Ingrès vient superposer votre Mars natal, et si celui-ci est Maître de la Maison II de votre thème natal, on pourra en conclure que vous risquez de voir vos rentrées d’argent limitées ou bien vos charges seront plus lourdes, à moins que ce ne soit de vieilles dettes qui se rappellent à votre bon souvenir.

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Rambouillet, le 18 septembre 2015

 

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UNE DEESSE VIRGINIENNE… DEMETER

(6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 09-09-2015

Déméter est la Grande Déesse Maternelle de la Terre, la divinité de la fertilité et la déesse des Mystères d’Eleusis. Elle figure parmi les douze grands dieux olympiens et parmi les six enfants de Cronos/Saturne et de Rhéa. Elle eut de Zeus/Jupiter, son frère, Perséphone, avec qui elle était étroitement unie, dans le culte grec. Son nom signifie « Terre-Mère ». Les Romains l’identifiaient avec la déesse italique du blé, Cérès. Et dans les temps les plus reculés, elle fut aussi identifiée à la déesse égyptienne, Isis, ainsi qu’à la déesse phrygienne Cybèle, ainsi qu’à sa propre mère Rhéa.

DEMETER

Déméter

Déméter passait pour ne vivre que rarement sur l’Olympe, préférant plutôt vivre sur la terre, en particulier à Eleusis, en Attique ; là, elle avait fondé, les Mystères initiatiques d’Eleusis qui célébraient les éternels recommencements, le cycle des morts et des renaissances, dans le sens probable d’une spiritualisation progressive de la matière.

Sa fille unique Perséphone, fut enlevée par Hadès/Pluton et devint Reine des Enfers. L’Antiquité a décrit en d’émouvants poèmes la course angoissée de Déméter jusque dans les Enfers, à la recherche de sa fille perdue. La mère et la fille sont représentées dans l’art comme unies d’une égale tendresse. Elles sont invoquées ensemble dans les cultes, pour assurer la survivance des âmes dans le monde des Morts.

Déméter confia à Triptolème, fils du roi d’Eleusis, un épi de blé. Triptolème parcourut le monde pour enseigner aux hommes l’agriculture. Mais la végétation est soumise elle aussi à la loi des morts et des renaissances.  Avant de germer et de lever, le grain passe des mois sous terre, comme Perséphone passe six mois d’hiver dans le monde souterrain, auprès d’Hadès/Pluton, avant de revenir pour six autres mois de printemps et d’été auprès de sa mère dans la lumière de l’Olympe.

DEMETER ET PERSEPHONE

Perséphone et Déméter

Par ses relations avec sa fille, déesse des Enfers, et avec Triptolème, le propagateur de la culture du blé, Déméter se révèle la déesse des alternances de vie et de mort, qui rythment le cycle de la végétation et de toute existence. Elle participe ainsi au symbolisme de la terre-mère. Mais elle se distingue de la terre, élément cosmogonique comme Gaia et Rhéa, en ce qu’elle symbolise la terre cultivée, celle qui produit le blé et toutes les riches moissons.

Déméter symbolise en effet une phase capitale dans l’organisation de la terre : le passage de la nature à la culture, du sauvage au civilisé. Si des symboles sexuels interviennent, au cours de l’initiation aux grands mystères d’Eleusis, c’est moins pour évoquer, semble-t-il, la fécondité de l’union sexuelle que pour garantir une régénération dans un au-delà de lumière et de bonheur. D’ailleurs l’hymne homérique à Déméter ne dit pas autre chose « Heureux qui possède, parmi les hommes de la terre, la vision de ces mystères ».

Selon l’interprétation analytique de Paul Diel, Perséphone, la fille de Déméter, serait « le symbole suprême du refoulement » et donc le sens caché des mystères d’Eleusis consisterait dans « la descente dans le subconscient en vue de libérer le désir refoulé, en vue de chercher la vérité à l’égard de soi-même, ce qui peut être l’accomplissement le plus sublime. Ainsi Déméter qui a donné aux hommes le pain, symbole de la nourriture spirituelle, leur donne aussi le sens véridique de la vie : « la sublimation-spiritualisation du désir terrestre ; c’est-à-dire la libération à l’égard de toute exaltation », comme de tout refoulement. Déméter s’affirme ainsi comme le « symbole des désirs terrestres justifiés, trouvant satisfaction grâce à l‘effort ingénieux de l’intellect-serviteur, lequel, tout en cultivant la terre, demeure accessible à l’appel de l’esprit ». Cependant, Déméter, la fécondité matérielle et spirituelle ne s’égale pas à l’esprit comme Héra, l’épouse de Zeus/Jupiter. Elle n’est pas la lumière, mais la voie vers la lumière ou le flambeau qui éclaire le chemin.

Déméter

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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LA VIERGE… LE TEMPS DES MOISSONS OU LA FIN D’UN CYCLE

(6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 06-09-2015

Le temps des moissons s’étend en Europe du début juin pour le Sud à la fin septembre pour le Nord, où les fêtes de clôture des moissons coïncidaient avec l’équinoxe d’automne et la Saint-Michel.

Symboliquement, la moisson est « la fin du monde » écrit Saint Matthieu, et d’une certaine façon toute récolte est une forme de sacrifice, de meurtre rituel ; ne nous représentons-nous pas la mort sous la forme d’un impitoyable et squelettique faucheur ?

« Lancez la faucille, la moisson est mûre » : c’est en ces termes que Dieu annonce, par l’intervention du prophète Isaïe, qu’il va siéger pour le jugement dernier. Ensemencements et moissons représentent les moments culminants du drame agraire, immuable, interprété parfois de manières différentes, voire contradictoires, sous l’influence des conceptions religieuses, des conditions climatiques et des antécédents historiques.

LES MOISSONS DE LA VIERGE

Les Moissons de la Vierge

Dans la Bible, la moisson est souvent employée en termes métaphoriques. Ainsi, on encore aussi aujourd’hui : « On moissonnera ce qu’on a semé, avec la moisson comme image du travail proposé. C’est encore Saint Matthieu qui l’évoque.

Plus intéressant est de relever le contenu symbolique de l’image : « La moisson, c’est la fin du monde », écrit encore Matthieu. On peut même préciser qu’il s’agit du jugement final. Ainsi dans « Joël », Dieu annonce qu’il va siéger pour juger : « Lancez la faucille, la moisson est mûre ». Le texte emploie ensuite l’image parallèle de la vendange.

Toutefois plusieurs textes du Nouveau Testament permettent d’exclure l’explication rationnelle, selon laquelle les actions de l’homme, en se développant, parviennent à maturité et sont alors simplement moissonnées et comptabilisées par un juge passif, comme à l’aide d’une balance.

La parabole de l’ivraie et du bon grain qu’évoque encore Matthieu, laisse une part de mystère dans la moisson-jugement  dernier : la patience de Dieu s’y réserve la décision souveraine. Le critère dernier qui présidera à cette moisson est la détermination de la qualité essentielle des fruits portés par l’homme. A-t-il vécu, semé et fructifié pour ses appétits charnels, ou pour le bien, pour l’Esprit, c’est-à-dire pour la volonté de Dieu et son royaume. Voilà pourquoi le résultat de la moisson n’est pas toujours conforme à la logique. Tel qui a semé avec larmes moissonnera dans les chants d’allégresse.

LA GLANEUSE

La première gerbe

Mais retour au profane et à l’Estonie, où la première gerbe a des pouvoirs divinatoires : les jeunes filles s’informent sur leur mariage en jetant les épis au cours d’une cérémonie à huit clos. En Allemagne, tout au pragmatisme, on croyait deviner le prix du blé au cours de l’année à venir en observant les épis de la première gerbe moissonnée.

Mais beaucoup plus fréquents, dramatiques et significatifs sont les rituels qui accompagnent la fin du fauchage. Fuyant devant les faucheurs, la « force de la terre » se réfugie dans les derniers épis qui seront épargnés, car celui qui les couperait par cupidité ou par ignorance tuerait le « dernier carré » d’énergie de la terre et de sa végétation. Sous-jacentes à cette précaution se retrouvent les notions d’offrande et de sacrifice à l’intention de « ceux qui habitent sous terre », « pour l’esprit de la maison du voisin », pour la « Gute Frau », la bonne femme, ou la « Arme Frau », la pauvre femme, ou encore « l’épouse du blé ». Chez les Scandinaves, ces derniers épis sont offerts au « chevaux d’Odin ».

Enfin, le premier pain fait de la nouvelle farine est offert dans l’ensemble du monde orthodoxe à l’église et il servira à l’Eucharistie. Les morceaux non consommés de ce pain sont précieusement gardés dans l’iconostase, sorte de petit autel familial décoré d’icônes, et servira comme remède ne cas de maladie ou encore pour faire communier les mourants en l’absence d’un prêtre.

Avec la nouvelle farine, on fabrique également une couronne que l’on dépose à la source du village et une autre appelée « pain de la cigale », en hommage à l’infatigable chanteuse qui fait oublier la dureté des travaux, que l’on distribue aux pauvres.

Fêtes, danses, réjouissances marquent la fin des moissons, du battage et l’engrangement des récoltes et c’est ensuite que l’on participe aux foires et que l’on célèbre les mariages.

BLASON DE SIN LE NOBLE - NORD

Blason de Sin-le-Noble – Nord

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas   

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Bouquins

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LES ATTRIBUTS DE MERCURE

(6.6.3 - LES MYTHES DES GEMEAUX ET DE MERCURE) par sylvietribut le 05-09-2015

Mercure du latin « Mercurius » est le dieu du commerce, en particulier celui des grains, et des voyages. On le disait aussi bien le patron des marchands que des voleurs ; on se souvient que tout enfant il vola le troupeau d’Apollon qui ne lui en tint pas rigueur car ils restèrent de grands amis et il fit de lui le protecteur des bergers. Il lui enseigna aussi l’art de prévoir l’avenir à l’aide de petits cailloux et lui remit un bâton, le caduceus, comme marque de ses pouvoirs. On voit souvent Hermès portant un bélier sur ses épaules : il est alors le protecteur des troupeaux.

On dit encore qu’il protégeait les voyageurs et apportait la chance. Dans la mythologie romaine, il est le messager des autres dieux, assimilé au dieu grec Hermès. Son nom est lié au mot latin « merx » qu’on traduit en français par « marchandise », mais aussi à « mercari » qui a donné le verbe « commercer » et enfin « merces » qui n’est autre que le « salaire ». Aussi, ses attributs traditionnels étaient la bourse, le plus souvent tenue à la main, le pétase, le caducée, des sandales ailées ainsi qu’un coq et/ou un bouc.

LE PETASE AILE DE MERCURE - JEAN-BAPTISTE PIGALLE

Le pétase ailé de Mercure par Jean-Baptiste Pigalle

Le pétase était un chapeau rond à bord large et plat qui s’attachait avec un cordon. Les Grecs le pensaient d’origine thessalienne. Il était porté en même temps que la chlamyde, par les éphèbes au gymnase d’où l’expression « mener sous le pétase », c’est-à-dire « conduire au gymnase ». Les ailes sur le pétase étaient bien l’attribut particulier d’Hermès/Mercure, le protecteur des éphèbes. Pour les Etrusques, c’était le chapeau du paysan alors que les Romains l’utilisaient également, au théâtre, pour se protéger du soleil.

APOLLON PORTANT LA CHLAMYDE

Apollon portant la chlamyde

La chlamyde était une draperie portée exclusivement par les hommes originaires de la Grèce antique et plus précisément de Thessalie. La chlamyde était munie des deux côtés de pointes en forme de triangle. Le carré ou le rectangle était placé dans le dos et on ramenait les pointes en avant en les fixant sous le cou par une agrafe. Selon la fantaisie ou l’élégance les deux pointes étaient symétriques ou déplacées de côté. Ce vêtement était principalement utilisé par les cavaliers, les voyageurs et les jeunes gens. Ces derniers le portaient d’ailleurs durant toute leur éphébie. A partir d’Alexandre le Grand, la chlamyde pourpre servit de manteau royal. La véritable chlamyde thessalienne est extrêmement petite car lorsque les cavaliers la portaient, elle flottait au vent.

LE CADUCEE DE MERCURE

Le caducée de Mercure

Le caducée, ce bâton avec deux serpents entrelacés, était un don d’Apollon à Mercure. En grec ancien, c’était le « sceptre du héraut ». Les deux serpents s’enroulaient sur le bâton et se faisaient face à son sommet. Parfois, on le trouve représenté avec une paire d’ailes. A l’origine ce n’était qu’un bâton orné de rubans qui flottaient au vent, remplacés avec le temps par les fameux serpents. Le caducée symbolisait tout ce qui se rapportait au commerce et au transport, voire à l’alchimie. Ces deux serpents se faisant face symboliseraient les substances élémentaires que sont le soufre et le mercure quand elles se trouvent en parfait équilibre. Ce caducée faisait de lui le dieu de la Médecine et des médecins.

LA TALARIA DE MERCURE

La talaria de Mercure

Les Talarias étaient les sandales ailées de Mercure. Elles rappelaient que Mercure était le messager de Jupiter et des dieux, des voyageurs car il était aussi le gardien des routes et des carrefours. C’est lui qui débarrassait les pierres dont les routes étaient jonchées. Des monuments, les hermès, commémorent cette besogne ; érigés le long des routes, leur culte était associé à celui du phallus, car Hermès était aussi l’un de dieu de la fertilité. A l’origine, les hermès étaient de simples amoncellements de pierre autour d’un pilier. Par la suite, ce pilier, de section carrée, fut surmonté d’une tête et orné d’un phallus ; ces hermès d’un type plus élaboré ornaient les rues des cités, les cours et les gymnases. Hermès avait tout particulièrement la faveur des athlètes ; des statues le représentant sous la forme d’un jeune homme athlétique, l’éphèbos, étaient souvent érigés sur les terrains où l’on pratiquait les différents sports.

MERCURE L'EPHEBE SPORTIF

Mercure l’Ephèbe sportif

Il connut d’ailleurs une grande ferveur en Gaule, et en Provence en particulier, sans doute à cause du passé grec de la Provence et du lien fort qui unissait Marseille à Hermès. En Provence, les Chrétiens ont d’ailleurs donné une part importante aux anges et archanges qui sont souvent considérés comme proches d’Hermès/Mercure dans leurs fonctions de messagers. Comme Hermès/Mercure, ils sont dotés d’ailes.

Enfin, Mercure avait d’une épée d’or sertie de diamants.

Mercure est souvent accompagné d’un coq, symbole de la nouvelle journée, d’un bélier ou d’une chèvre, symboles de la fertilité, ou encore d’une tortue, faisant référence à l’invention légendaire de la lyre avec une carapace de tortue.

Et puis, Mercure était aussi un dieu « psychopompe » qui conduisait les âmes récemment décédées dans l’au-delà. On dit qu’il guidait les ombres jusqu’à royaume d’Hadès/Pluton.

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Mercure et son équipage constitué de deux coqs

Mercure était un dieu ludique, on dit qu’il inventa le jeu d’osselet.

Le jour de Mercure est le « Mercredi » qui dérive étymologiquement de « Mercure ». Mercure était célébré le 15 mai en particulier. Mercure n’appartenait pas au groupe des premières divinités romaines. Il n’avait pas reçu de « flamine », c’est-à-dire de « prêtre ». On l’honorait cependant lors d’une fête importante, les Mercuralia, fête au cours de laquelle les marchands s’arrosaient la tête et leurs marchandises d’eau tirée du puits sacré de Mercure près de la Porta Capena à Rome.

Le temple de Mercure fut construit en 495 avant Jésus-Christ dans le Circus Maximus, entre les collines de l’Aventino et du Palatino. C’est un lieu particulièrement adapté pour adorer un dieu du commerce connu pour sa rapidité, car c’était le centre majeur du commerce et on y trouvait un hippodrome. La situation du temple de Mercure placé entre l’Aventino tenu par la plèbe et le Palatino, centre politique des patriciens, souligne son rôle en tant que médiateur.

Mercure n’apparaît pas parmi les divinités « di indigetes » de la religion romaine archaïque. Au moment de son assimilation avec le dieu grec Hermès, commençant vers le IVe siècle avant Jésus-Christ, il réunit les fonctions des Dei Lucrii, ces anciennes divinités du commerce, de l’échange et du profit. Certains historiens voient en Mercure la fusion du dieu grec Hermès et d’un dieu pré-romain, peut-être étrusque, du contrat. Ce terme de contrat serait à prendre au sens large : aussi bien contrat marchand, qu’accord entre des personnes portant sur des choses non monétaires.

Enfin, tel un ectoplasme, la puissance du dieu était due à sa capacité à prendre la forme des circonstances. Jamais il n’était figé dans une forme donnée et c’est ainsi qu’il put mettre à sac l’Olympe. Selon la reprise romaine de la légende grecque d’Hermès, Mercure était le fils de Jupiter et de la nymphe Maia, fille d’Atlas.

Mercure a eu plusieurs relations avec des déesses, comme Vénus, Chioné et même Hersé. A noter que la plupart de ses enfants ont des caractéristiques sexuelles particulières, comme Hermaphrodite, Pan ou Cupidon.

Le nom de Mercure fut associé aux débuts de la presse périodique, chargée de communiquer les nouvelles, ainsi le Mercurius Politicus anglais, en 1659, consacré à l’actualité des nouvelles étrangères et des événements en cours dans les « trois nations d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande pour l’information du public ».

Le Mercure galant fut l’un des premiers périodiques français, né en 1672, il donnait à ses lecteurs les nouvelles de la Cour de Paris. Il inspirera aussi la création de Der Teutsche Merkur à Weimar en 1773. Il existe encore aujourd’hui un certain nombre d’organes de presse qui portent le nom de Mercure comme par exemple le quotidien national chilien El Mercurio.

LA LYRE DE MERCURE

La lyre à carapace de tortue de Mercure

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie : Michael Grant et John Hazel – Marabout

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