DANS L’HERBIER DU VERSEAU… LA BENOITE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-02-2018

Toute aussi inconventionnelle que le Verseau, la Benoîte tapisse aussi bien l’herbe verte des chemins de nos sous-bois qu’elle parsème les décharges sauvages comme pour tenter de les rendre agréables.

La Benoîte commune, ou « Geum urbanum » en latin, est aussi appelée Herbe du bon soldat. Elle fait partie de la famille des Rosacées.

LA BENOITE

La Benoîte

Jadis, la Geum urbanum était considérée comme une plante magique associée à la magie blanche. Au Moyen Age, l’Herbe du bon soldat était l’alliée des « Soldats du Bon Dieu », ces moines exorcistes qui utilisaient le Benoîte pour chasser le diable et tous ses suppôts.

Autrefois, on employait la racine desséchée de la Benoîte pour remplacer le clou de girofle. Et puis, dans le nord de l’Europe, on l’utilisait pour parfumer la bière, ou le vin par macération avec des zestes d’agrumes. Par ailleurs, les très jeunes feuilles au printemps peuvent être ajoutée aux salades pourtant elles deviennent rapidement trop riches en tanins et trop astringentes. On peut en faire un vin et utiliser ses racines adventives pour aromatiser des sauces.

Les feuilles et son rhizome sont astringents et vulnéraires du fait de l’huile essentielle et du tanin qu’ils contiennent, d’où ses usages traditionnels comme antihémorragique, anti-diarrhéique, fébrifuge, styptique, pour soulager les maux de gorge et les maux d’estomac. Et malgré tout, la Benoîte n’est pas appréciée à sa juste valeur.

Paracelse recommandait la racine de Benoîte dans les catarrhes de l’estomac et de l’intestin. Ses successeurs la considéraient comme « propre pour fortifier l’estomac et pour déboucher le foie », en même temps « qu’utile à guérir promptement la fièvre », indication qui fut largement mise à profit par les médecins de l’armée du Rhin, en l’an IV et en l’an V de la République puisque, le quinquina étant rare, c’est grâce à elle qu’ils guérirent un grand nombre de soldats atteints de fièvres intermittentes.

LE BENOITE - PLANCHE BOTANIQUE

La Benoîte – Planche botanique

On trouve la benoîte partout en France, même en Corse. Elle apprécie surtout les endroits frais comme les sous-bois, les haies.

La benoîte a une tige grêle couverte de poils rudes, ses feuilles sont lobées et dentées, sa taille varie de 20 à 60 cm maximum. Quant à ses racines, elles ont une odeur de clou de girofle due à la présence d’eugénol, principe actif du giroflier. 

Au printemps, les très jeunes feuilles peuvent être ajoutées aux salades mais elles deviennent très vite trop riches en tanins et sont alors trop astringentes. Par ailleurs, on peut en faire un vin et utiliser ses racines adventives pour aromatiser les sauces.

Les feuilles de la benoîte et son rhizome sont astringents et vulnéraires du fait de l’huile essentielle et du tanin qu’ils contiennent, d’où ses usages traditionnels comme anti-hémorragique, anti-diarrhéique, fébrifuge, ainsi que pour soulager les maux de gorge et les maux d’estomac.

On peut également utiliser la benoîte en décoctions, en bains de bouche, en gargarismes contre les maux de gencives, et les aphtes. En lavement, elle se révèle efficaces contre les pertes vaginales et les hémorroïdes. On peut l’utiliser pour atténuer les engelures et la sensation de jambes lourdes. Quant à la racine de la benoîte, elle apaise les douleurs dentaires comme le clou de girofle.

LA BENOITE COMMUNE

Bibliographie

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

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