SUR LES CHEMINS DE SAINT FRANCOIS… D’ASSISE EN OMBRIE A LA VERNA EN TOSCANE

(22.01.02 - D'ASSISE EN OMBRIE A LA VERNA EN TOSCANE) par sylvietribut le 25-09-2011

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Il y a environ 200 km pour rejoindre le monastère de La Verna dans les forêts du Casentino toscan, à partir d’Assise, en suivant bien sûr les petits chemins que François avait l’habitude de parcourir. La première étape se situe à Valfabbrica, à 16 km d’Assise, sur le chemin on trouve la pieve San Nicolo’. Une « pieve » est petite église paroissiale. L’itinéraire, dont le trajet est de 46 km, est celui que fit Saint François pour la première fois en 1206, allant d’Assisi à Gubbio. C’est aussi ce chemin que le saint suivra chaque fois qu’il voudra rejoindre le Sanctuaire de La Verna.

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Ne pas oublier de vous munir du passeport du pélerin

On peut mettre ses pas dans ceux de Saint François d’Assise : à pieds bien sûr, mais aussi à vélo, à moto ou en voiture. En fonction de votre moyen de locomotion et de votre budget, choisissez vos hébergements. Je peux bien sûr vous conseiller et vous aider à établir votre itinéraire.

pieve-san-nicoloCombien de fois François a-t-il pu passer devant cette petite église alors qu’il se rendait à Gubbio ? On y accède par une petite montée. Cependant, la petite église actuelle date du début du XVIIe siècle et il ne reste aucune trace de l’abbaye de la Pieve San Nicolo, située à l’intérieur d’un château où le saint faisait étape comme l’attestent certains actes. De ce petit habitat rural on voit au loin Valfabbrica.

Aux portes du bourg fortifié de Valfabbrica, la localité dite « il Pioppo », « le peuplier », marquait la frontière entre les bois et les champs cultivés. La légende veut que, durant le voyage, Saint François avait trouvé le gîte au monastère bénédictin voisin, peut-être celui de Valfabbrica.

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De Valfabbrica à Gubbio, il y a environ 30 km.

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CASTELLO DI GIOMICI

Tout de suite après le spectaculaire abandon de ses effets personnels et de son argent, en pleine place publique d’Assise, François partit pour Gubbio. La route à travers bois était alors sauvage, d’Assise à Valfabbrica, entre le château de Giomici et le Mont de la Biscina, le long de la vallée du Chiaschio. Peu de saints sont si voisins de notre sensibilité que Saint François, sans doute c’est son amour et son respect de la création qui ont conduit à le faire proclamer le Saint patron de l’Ecologie.

Plusieurs possibilités d’hébergement à Valfabbrica… de l’Ostello Francescano dans la verdure au centre de Valfabbrica, à des prix tout doux : de 15 à 19 euros, selon le nombre de personnes et un petit déjeuner à  2 euros ; quelques chambres ont même la salle de bains dans la chambre… et puis il y a un grand jardin pour se relaxer d’une journée de marche… de même à l’agritourisme… ou au château…

MON TARIF POUR LA RESERVATION D’UN HEBERGEMENT : Hôtel, Agritourisme, Monastère, Maison… est de 25  EUROS… puis 10 Euros supplémentaires pour chacune des réservations de votre périple. Une fois la réservation faite, selon les desiderata du propriétaire vous enverrez un acompte. Le solde, vous le paierez à l’arrivée. Auparavant je vous aurai fourni toutes les modalités pratiques et les indications pour trouver facilement votre hébergement.

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EGLISE DE COCCORANO

On reprend la route en direction de Gubbio, en passant le Chiascio, et en remontant la route sous Coccorano. Certains biographes de Saint François relatent qu’à cet endroit, il subit une agression de la part d’un groupe de brigands et qu’ensuite il demanda à être accueilli par les habitants de l’endroit. Et l’on suppose, sans en avoir la certitude, qu’il trouva refuge près du château voisin de Coccorano, propriété de la famille Bigazzini de Gubbio et amie du saint du temps de ses richesses terrestres. Cette forteresse du XIe siècle, ainsi que les fortifications de Biscina et Giomici, servaient de protection au vaste territoire de la vallée du Chiascio.

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EGLISE DE CAPRIGNONE

De Coccorano à Biscina, en direction Vallingegno, on dépasse le château de Biscina, autrefois frontière entre les communes de Valfabbrica et Gubbio, point de contrôle stratégico-militaire fondamental, grâce à sa position géographique. A l’époque de Saint François, Biscina passa sous l’influence de nombreuses dominations,  déterminant ses structures de défense, constamment attaquées et constamment restaurées. Sur la tour de droite, la plus importante, on reconnaît encore intacts les créneaux typiques des Guelfes. Tout au long de la route, on peut admirer des édifices-clés du franciscanisme, comme l’église de Caprignone, l’abbaye de Vallingeno et l’Ermitage de San Pietro in Vigneto, tous avaient pourtant une préexistence païenne. Cet ermitage est toujours habité par un moine-ermite. On peut visiter l’ermitage après accord préalable avec le moine lui-même.

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ERMITAGE DE SAN PIETRO IN VIGNETO

10 km avant d’arriver à Gubbio, un agritourisme biologique offre l’hospitalité dans un cadre totalement restauré en 1990. L’ensemble, en pleine nature, se compose d’une ferme agricole avec hébergement, d’un restaurant et d’une piscine. Mais il y a aussi une petite chapelle franciscaine conservée lors de la restauration. Elle se situe dans la partie la plus ancienne de la propriété. Elle était dans un état de délabrement total et est maintenant totalement rénovée. On dit que Saint François y aurait prié lors d’un de ces voyages à Gubbio.

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Tarif indicatif des chambres, selon la saison et le nombre de personnes :

          70 – 85 Euros, petits déjeuners inclus pour deux personnes

          90 – 110 Euros, petits déjeuners inclus pour trois personnes

          105 – 125 Euros, petits déjeuners inclus pour quatre personnes.

Tarif indicatif de la ½ Pension : Dîner, chambre et petit déjeuneur, selon la saison :

          54 – 62 Euros par personne

          Tarif enfant : 43 – 49 Euros jusqu’à 10 ans.

Le restaurant propose la cuisine typique de l’Ombrie et de Gubbio en particulier.

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De Vallingegno à Fassia, on est pratiquement au terme du trajet. Ici se trouvaient deux hôpitaux : Santa Maria di Fonte Salice, appelé également Montebaroncello et Santa Maria Maddalena di Fassia. Lieux de douleur où cherchaient à vivre et à se soigner en priorité des lépreux.

De Fassia à Gubbio… On est maintenant tout près de Gubbio. Ici se trouvait la léproserie de San Lazzaro. Cette léproserie recevait les malades qui présentaient un potentiel de contagion et de ce fait étaient maintenus à l’isolement. Mais c’est ici que furent construits, aux environs de 1240, l’église et le couvent de Saint François, même si en principe les Franciscains s’étaient déjà installés dans la petite église de Santa Maria della Vittoria, dite Vittorina.

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SANTA MARIA DELLA VITTORIA

C’est à partir de cette léproserie que François entra dans Gubbio, par la porte San Pietro, et qu’il rejoignit la Platea Mercatali, près de l’église actuelle Saint François. Dans la Maison Spadalonga il revêtit  une tunique faite d’une mauvaise étoffe rugueuse de couleur grise,  qui représentera le premier habit de l’ordre franciscain.

Saint François se rendit à Gubbio à plusieurs reprises. L’une de ses visites, parmi les innombrables épisodes de la vie du saint, est devenue un sujet de prédilection des artistes du Moyen Age. On dit « qu’un loup de taille démesurée, féroce et cruel », terrorisait la ville et sa contrée et que même les gens d’armes le craignaient. Intrépide et confiant, le Saint alla à la rencontre de la bête, puis après avoir fait le signe de croix, lui dit : « Frère loup, au nom du Christ, je te demande de ne point commettre le mal ».

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FRANCOIS ET LE LOUP DE GUBBIO

A ces paroles, l’animal se coucha à ses pieds, doux comme un agneau. Saint François lui fit ensuite un sermon tendrement réprobateur et obtint de la bête, qui manifestait par signes sa compréhension, la promesse de bien se conduire en échange d’une nourriture que lui donneraient régulièrement les habitants de la ville. Le marché fut conclu par une poignée de main et de patte droite.

Les loups souffrent à tort d’une mauvaise réputation, et ce fut probablement la première fois que l’un d’eux fut bien accueilli par un être humain. Ce loup-ci devint l’animal familier de la ville, fut fêté dans chaque logis et mourut en odeur de sainteté deux ans après. Son crâne aurait été découvert près de la petite église de San Francesco della Pace, via Savelli, sur le lieu de la tanière que lui aurait attribuée le Saint. La façade de l’édifice porte une pittoresque inscription datant de la Renaissance qui narre ce récit.

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GUBBIO – SANT’UBALDO

Saint Ubaldo est le très vénéré patron de Gubbio. Bien que ce Saint n’ait rien à voir avec le Chemin de Saint François, rendez-vous à l’extrémité de la ville, un téléphérique partant derrière l’église et le couvent Sant’Agostino, vous mènera à 827 mètres sur une pente escarpée du Mont Ingino, jusqu’à l’église Sant’Ubaldo, édifiée en 1512 par Elisabetta et Eleonora della Rovere, épouse et mère du duc d’Urbino, en guise d’action de grâce pour la guérison de leur cousin, le pape Jules II. L’église n’a pas grand intérêt, mais la vue sur Gubbio est étonnante.

Où séjourner à Gubbio :

          Un B & B dans le centre historique de Gubbio entre 70 et 100 Euros, selon capacité de la chambre et saison.

 

          Agritourisme à 10 minutes de Gubbio, avec deux magnifiques piscines avec hydro-massage entièrement construites avec les pierres de la rivière, sauna et bain turc à côté de la piscine. Tout pour se relaxer à prix tout doux (hydro-massage : 1 Euro les 20 minutes, Sauna-Bain turc : 5 Euros les 30 minutes. Et puis une cuisine avec des produits de qualités (agriculture biologique) et vous pourrez rapporter tous les produits de l’agritourisme, de l’huile en passant par le jambon, saucisses, saucissons… de porc ou de sanglier. Balade sur les sentiers du parc du Mont Cucco. TARIF : la chambre 35 Euros + 5 Euros pour le petit déjeuner – ½ : 65 euros et 85 euros en pension complète par personne. Diverses réductions consenties pour les enfants, selon leur âge. Mais supplément de 20 Euros par jour pour chambre double utilisée individuellement. 

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          Un agritourisme dans la campagne, près de Gubbio. La propriétaire est tisserande et propose des cours de tissage, des cours de teinture avec recherche et cueillette des plantes, des cours de cuisine, comme la fabrication des tagliatelles.

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          Un hôtel luxueux dans un grand et ancien couvent.

 

          On peut également résider, tout là-haut près de Sant’Ubaldo car la vue qu’on a sur Gubbio et la vallée est extraordinaire. Malheureusement, il y a de nombreux adeptes et mieux vaut s’y prendre à l’avance pour réserver.

N’hésitez pas à me contacter pour informations complémentaires.

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PIETRALUNGA

De Gubbio à Pietralunga : 27 km

Pietralunga était une étape importante parmi les fréquents voyages de Saint François entre Assisi et La Verna. Traversant Pietralunga, il y avait alors une route médiévale très fréquentée qui reliait le versant adriatique aux rives de la Méditerranée. Selon la tradition, Saint François s’arrêtait pour la nuit dans une petite église peu éloignée du centre ville. Par la suite il y créera un ermitage pour les frères mineurs. C’est aujourd’hui le Sanctuaire de la Madonna dei Rimedi (la Madone des Remèdes). Ce fut un centre d’intense dévotion mariale après qu’eurent lieu des apparitions de la Vierge au début du XVe siècle. Le sanctuaire présente des caractéristiques architecturales du XVIIe siècle.

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MADONNA DEI RIMEDI

Pietralunga est donc une étape entre Gubbio et Città di Castello. Le chemin reprend l’itinéraire historique de Saint François, durant ses vingt ans de pérégrinations, qu’il vienne d’Assisi vers La Verna ou partant de La Verna vers Assisi, lieux qui aima particulièrement. La route se poursuit dans un cadre de moyennes collines, de vertes vallées, ponctuées de fermes et de vieilles chapelles,  de tours et d’antiques forteresses en position dominante.

Après Gubbio, on remonte vers la Badia di Piazza. Au loin on contemple encore peupliers et cyprès de la plaine de Gubbio. Puis une route asphaltée conduit à la Madonna di Montecchi. Ensuite, on retrouve une route blanche, de vieilles maisons paysannes alternent avec d’élégants colombiers, jusqu’à la route provinciale peu fréquentée de Mocaiana. S’ouvrent alors de magnifiques panoramas sur de douces collines couvertes de bois et de prés jusqu’à l’abbaye San Benedetto Vecchio.

 pietralunga-la-locanda-del-borgo Où séjourner à Pietralunga 

Un petit hôtel de très bonne réputation accueille touristes et pèlerins. En cet automne 2011, l’hôtel propose un séjour de trois jours au prix de deux soit : 90 Euros par personne pour trois nuits, petit déjeuner compris.

Cependant le tarif de la chambre par personne, avec petit déjeuner varie, selon l’époque, de 35 à 45 euros. Vous préférez une suite (deux ou trois personnes) comptez 105 à 120 euros la suite, petit déjeuner compris. Enfin, l’hôtel dispose également de petits appartements pour quatre personnes, soit 140 à 180 euros par appartement, petit déjeuner compris.

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L’hôtel fait également restaurant : comptez de 20 à 30 euros par personne, selon le menu de la ½ Pension, eau et vin compris, ou à la carte.

Enfin, l’hôtel propose également des massages, sur réservation : 40 euros.

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De Pietralunga à Città di Castello : 30 km

La route se poursuit à travers bois, reliant divers lieux-dits comme Candeleto, Borgo Cortolla, Caigiangi et Caigiusti et on arrive à la Pieve di Saddi. Selon la légende, c’est ici qu’eut lieu le martyr de San Crescentino, soldat romain du IVe siècle, décapité sous l’Empereur Dioclétien pour avoir embrassé la religion chrétienne.

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PIEVE DI SADDI – PIETRALUNGA

En fait, la « pieve » s’élève à l’emplacement des vestiges d’un temple païen. Sous l’édifice, la crypte abritait la dépouille de San Crescentino avant d’être transférée à Urbino. Un bas-relief en pierre calcaire sur le mur de gauche montre le Saint en train de tuer un dragon. Pas très loin d’ailleurs se trouve la Fontaine du Dragon, source d’eau sulfurée liée à la légende du Saint et un grand bois de chênes séculaires. La « pieve » n’est ouverte que le dimanche et d’avril à septembre seulement, entre 15 et 18 heures. On est ici à environ 12 km de Pietralunga.

La route vers Città di Castello passe par Candeggio qui est un point d’accueil pour les pèlerins. Sans doute pourrez-vous y trouver un lit et vous restaurer. Ici vous êtes encore à environ 15 km de Città di Castello.

Toutefois, si vous voulez faire une halte avant voici un B & B, tout simple mais de bon confort. Il se trouve au lieu dit Caigisti, toujours sur le territoire de Pietralunga et en direction de Città di Castello.

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Les chambres y sont de 18 à 22 euros par jour. Toutes n’ont pas de salle de bains dans la chambre. Et puis, le propriétaire propose deux types d’appartements :

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          Appartements de 65 m² (3 à 5 couchages) pour 55 Euros par jour ou 350 Euros la semaine

          Appartements de 160 m² (11 à 14 couchages) pour 130 Euros par jour ou 900 Euros la semaine.

Si nécessaire, chauffage non compris dans le prix. Cependant, la maison ne fait pas restaurant et il n’y a pas de piscine.

 

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CITTA DI CASTELLO

Città di Castello est une petite ville tranquille de la vallée du Tibre, bien protégée par ses beaux remparts. Quelques monuments intéressants ne sont pas à négliger comme le Palais communal « Palazzo del Comune », bel ouvrage gothique du XIVe siècle, le « duomo » tout proche moitié roman par sa tour-campanile, moitié gothique par son portail et son remarquable plafond à caissons. Cependant, c’est surtout la Pinacoteca, via Cannonera, qu’il convient de ne pas négliger. En effet, elle abrite un superbe « Couronnement de la Vierge » de Ghirlandaio, quelques œuvres de Signorelli dont le célèbre « Martyre de Saint Sébastien » et des œuvres de jeunesse de Raphaël. Ensuite, un petit arrêt à l’église San Domenico, via Signorelli, qui possède de belles stalles marquetées.

Sur la Piazza Raffaello Sanzio se trouve l’église San Francesco, construite en 1273. Elle est de style gothique, remaniée au XVIIIe siècle, elle abrite une belle terre cuite représentant les « stigmates de Saint François, de l’Ecole de Della Robbia, ainsi qu’une superbe grille en fer forgé datant du XVIe siècle. L’église de San Domenico mérite aussi une petite visite pour le beau cloître d’un ex-couvent.

Il y a huit siècles, Città di Castello était une importante commune libre guelfe et la dernière fois que François y passa, il y resta un mois entiers, hôte de la famille Salamacchi. Comme le racontent ses biographes, François y accomplit de nombreux miracles comme celui de la libération des démons d’une femme possédée. La nouvelle de ce miracle se répandit rapidement et c’est ainsi qu’une autre femme amena au Saint son propre fils affecté d’une terrible plaie. François bénit l’enfant de ses mains. Le lendemain l’enfant était totalement guéri et à la place de la plaie la chair naissante avait la forme d’une rose rouge.

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A  6 km avant d’arriver à Città di Castello, au lieu dit Pecorella, un bel hôtel offre 36 chambres classiques, dans une villa du XVIIIe siècle. Ces chambres sont à usage individuel, double, triple ou quadruple avec possibilité de chambres communicantes. Les prix varient selon la saison et s’entendent par personne :

          Hébergement et petit déjeuner de 35,00 à 60,00 Euros

          ½ Pension de 65,00 à 90,00 Euros

          Pension complète de 85,00 à 100,00 Euros.

Dessert et boissons en supplément. Supplément pour chambre seule entre 15 et 25 Euros. 50 % de remise pour les enfants de moins de 12 ans dormant dans la chambre avec deux adultes.

Possibilité de réserver dans le centre-ville de Città Del Castello, pas vraiment meilleur marché et sans grand charme… Mais je peux bien sûr réserver une chambre pour vous. Par contre, à signaler pour se faire quelques sandwichs reconstitutants : LA CASA DEL FORMAGGIO – via dei Galanti à Città di Castello – Belle occasion pour goûter les fromages locaux.

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De Città di Castello à Sansepolcro : 30 km.

A peine 8 km séparent Città di Castello de l’Eremo di Buonriposo, étape sur le chemin franciscain parce que ce fut dans ce lieu caché dans la verdure du Mont Citerone et derrière le col Sant’Angiolino, que François trouva le repos spirituel, escale sur  le trajet qui le conduisait d’Assise à l’Eremo della Verna.

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CLOITRE DE L’EREMO DI BUONRIPOSO

Le nom de l’ermitage de Bon repos vient très probablement de l’exclamation « Oh quel bon repos » que le Saint avait l’habitude de proférer à chaque fois qu’il se trouvait dans ce petit ermitage et c’est particulièrement émouvant de retrouver les indices de la chambre dans laquelle il dormit en 1213. Il obtint même de Cristiano Guelfucci une petite chapelle entourée d’un potager où purent s’installer les frères mineurs. A l’ermitage primitif de Buonriposo, devaient venir s’ajouter couvent et église qui furent fermés et vendus lors des lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat. La petite église est encore visible et intacte avec l’autel et le chœur ; d’une simplicité toute franciscaine, la chambre du saint, le réfectoire, le minuscule cloître et la grotte du diable où François, en prière, aurait été harcelé par des apparitions démoniaques. Il semble que d’autres grandes figures de la communauté chrétienne aient séjourné ici : Saint Antoine de Padoue, Bonaventure de Bagnoregio et Bernardino de Sienne. On continue notre chemin pour rejoindre le bourg de Badia Petroia, caché dans une vallée d’une surprenante beauté. Son histoire croise celle du Monastère de Badia Petroia de l’ordre de Saint Benoît, construit aux environs de 960 et construit par le Comte  Ugo des Marquis di Colle. Ce qu’il reste aujourd’hui de son glorieux passé est une église qui a gardé sa fonction initiale, et une habitation privée « il giardino della Badia », le jardin de l’abbaye qu’on ne peut visiter.

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A environ 6 km à l’Est de Città di Castello en remontant vers Sansepolcro, au lieu dit Piosina, un hôtel d’apparence campagnard vous accueille dans une ambiance très confortable puisque certaines chambres possèdent une piscine privée intérieure pour un prix abordable :

          Suite avec piscine intérieure privée : 70 à 90 euros par personne, petit déjeuner compris

          Suite normale : 60 à 70 euros par personne, petit déjeuner compris

          Chambre double – entre 50 et 60 euros par personne, petit déjeuner compris (minimum deux personnes). 

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LA PETITE VILLE DE CITERNA

Aux confins de l’Ombrie et de la Toscane, la route du pèlerin passe par Citerna, petite ville située sur une colline d’où l’on jouit d’un extraordinaire panorama sur toute la Haute Vallée du Tibre. Elle était réputée pour sa position stratégique, d’où les grands flux militaires provenant de Romagne, des Marches et de la Toscane. Citerne a conservé dans ses remparts de pierre les ruelles médiévales et dans l’acropole au-dessus du bourg les marques de son riche passé. Intéressant aussi le riche patrimoine artistique de l’église dédiée à Saint François qui date de 1316 et rénovée en 1508 selon l’architecture simple de la Renaissance.

Dans cette petite localité on se souvient d’un sympathique épisode de la vie du Poverello. Quand François y arrive en 1214, un grand nombre de personnes veut l’entendre prêcher et il est contraint de s’installer en pleine campagne. François s’appuie sur un chêne, celui-ci est plein de fourmis. Au nom de Dieu, il leur ordonne de s’en aller et les bestioles, miraculeusement, obéissent. Dans ce même lieu, appelé « del Montesanto », du Mont Saint, on construisit au XIIIe siècle le « Conventino », « le petit couvent », dit aussi des « Osservanti », « des Observants », qui fut habité jusqu’à ce que les Franciscains s’installent dans le couvent appelé « al Santissimo Crocefisso », « au très Saint Crucifix ». Celui-ci fut fermé au lendemain de l’unité italienne, mais aujourd’hui il est de nouveau la demeure d’une communauté religieuse.

Une autre histoire raconte que pendant que François prêchait, une femme, jouant du clavecin, l’empêchait de se faire entendre de la foule. Il la réprimande doucement, mais la femme continua quand même. Alors François s’écrit : « Piglia, o diavolo, piglia cio’ che è tuo », ce qui signifie « saisis-toi oh diable, saisis-toi de ce qui est à toi ». La pauvre femme s’éleva dans les airs et plus personne ne la revit jamais.

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MADONA DEL PARTO – PIERO DELLA FRANCESCA

Profitez peut-être de votre passage à Citerne pour faire un détour par Monterchi. Un petit musée qui abrite la célèbre « Madona del Parto », la Vierge enceinte, de Piero Della Francesca. On y trouve aussi des documents sur la vie et l’œuvre de ce peintre fabuleux.

Petit Agritourisme à Monterchi qui offre l’hospitalité dans appartements et chambres :

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          100 Euros maximum par jour pour appartement de 45 m², avec petite cuisine, salle de bains, chambre pour deux personnes. Séjour hebdomadaire ou à la journée.

          50 Euros maximum par jour pour une chambre, avec salle de bains dans la chambre et entrée indépendante.castello-locanda-di-sorci-anghiari 

Bien manger dans les environs : Castello-Locanda di Sorci, à environ 3 km d’Anghiari, à la frontière de l’Ombrie et de la Toscane. Le château est sur le déclin, est devenu grosse ferme charmante dans une nature délicieuse. Très belle salle à manger fraîche, accueillante et lumineuse. Chaque jour un menu différent : charcuterie du pays, pâtes onctueuses, soupe reconstituante et bien sûr plat principal… le bien manger paysan à l’état brut dans un esprit de grande convivialité. Il est prudent de réserver : Tél. (0039) 0575.789.066

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Comment ne pas évoquer avec cette petite déviation sur le chemin de François, de l’Ermitage des Celles, même si le détour est conséquent (50 km). Le couvent se trouve un peu au Nord de Cortona, en Toscane. Ce fut l’une des premières installations franciscaines et ce site fut choisi et voulu par François. Il s’y trouvait en 1211 et, comme d’habitude, il demanda et obtint un lieu pour s’y retirer et prier. Un jeune noble, Guido Vagnottelli qui deviendra le Bienheureux Guido, l’un des premiers compagnons du Poverello, lui offrit ce qui devait apparaître en ce début du XIIIe siècle comme un lieu bien ingrat et totalement dépourvu du moindre passage humain, appelé « Le Celle ». Bien sûr, François va choisir l’endroit pour sa solitude.

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ERMITAGE LE CELLE

hotel-italia-cortonaHôtel au cœur de la ville étrusque de Cortona dans belle maison de notables du XVIe siècle récemment rénovée. L’hôtel comporte quatre étages et une belle terrasse qui offre une vue superbe sur la plaine de la Valdichiana et le miroir du lac Trasimeno. De la chambre individuelle à la chambre familiale, il faut compter entre 70 et 159 Euros, petit déjeuner compris.

 

 

 

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   ISOLA MAGGIORE – LAC TRASIMENE

Tout laisse à penser qu’à la fin de ce premier séjour, il laisse quelques frères pour organiser la vie dans cet endroit qui lui est devenu cher. Comme en témoigne l’Histoire, il y serait revenu en 1211, pour Pâques, après avoir vécu le carême sur l’Isola Maggiore du lac Trasimène, autre lieu franciscain. C’est ici qu’à l’image du Christ, ne portant avec lui que deux pains dont il ne se nourrit que le dernier jour, il passera 42 jours sans manger ni boire, plongé dans la prière. A l’endroit où François débarqua se trouve une petite chapelle, et un peu plus haut à droite, une autre chapelle qui rappelle l’endroit où il construisit une cabane. Quant au couvent où les frères demeurèrent jusqu’en 1886, c’est aujourd’hui une villa. Quant à l’île elle compte encore aujourd’hui 35 habitants sur une superficie de 24 hectares contenus dans un périmètre de 2 km. Le point culminant de l’île s’élève à 309 mètres. L’île est reliée à la terre ferme par un service de bateaux entre Tuoro sul Trasimeno, Passignano sul Trasimeno et Castiglione del Lago. Malgré son nom, l’île Majeure n’est pas la plus grande des trois îles de l’archipel du lac, la plus grande est l’Isola Polvese, puis l’Isola Maggiore et enfin l’Isola Minore. Polvese et Minore sont des réserves ornithologiques. Voilà une balade tout à fait charmante, à ne pas manquer.

ristorante-loso-casa-vacanze-idaOn peut dormir sur l’Isola Maggiore, une Maison de vacances offre l’hospitalité. C’est aussi un restaurant. Le tarif varie de 40 à 120 Euros, de la chambre individuelle et à la chambre familiale, selon la saison. Il est bien sûr recommandé de réserver longtemps à l’avance.

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De nombreuses fois, François revint à l’ermitage Le Celle, quand il allait d’Assise en Toscane. C’est d’ailleurs ici que fut installé une sorte de noviciat des frères mineurs quand il fallut structurer la communauté. Cependant, c’est ici qu’il va rédiger son testament. Nous sommes en 1226, l’année de sa mort. Selon ses biographes, c’était au printemps. Il se trouvait à Sienne recommandé à de grands médecins de l’époque par le Pape pour qu’il se soigne, car le Pape lui a ordonné de se soigner et il a fait vœu d’obéissance. Au retour, ses compagnons le pressent de rédiger son testament. Il est décidé qu’on le ramène à Assise. Cependant, pour rendre le voyage plus supportable, François fait de nouveau une halte au couvent des Celles. Ensuite, François repart vers ses terres natales où il mourut le 3 octobre 1226. C’est Frère Elie, Ministre général de l’Ordre des Frères Mineurs, originaire de Cortona, qui commencera à construire en dur la première partie du sanctuaire. Et Le Celle restera la Maison du Noviciat pendant cinq siècles encore.

Après cette escapade en terres toscanes, on retrouve le chemin officiel de Saint François entre Assise et l’Ermitage de La Verna.

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Sansepolcro est la terre natale du peintre Piero Della Francesca et l’on y trouve encore sa maison natale. Sansepolcro dans la Haute Vallée du Tibre est une ville médiévale, riche d’appréciables édifices Renaissance et baroques. L’origine de la ville se perd dans le mythe. La légende raconte que Saint Arcano et Saint Egidio, deux pèlerins de retour de Terre Sainte, se seraient arrêtés dans ces lieux guidés par un prodigieux signe divin. Ils y auraient alors construit une chapelle pour qu’y reposent les reliques sacrées récupérées à Jérusalem. Le bourg médiéval, selon la tradition, se serait ensuite développé autour de cet édifice sacré. Cette hypothèse est en partie confirmée car Sansepolcro est citée dans de nombreux récits historiques médiévaux sous l’appellation de « Nouvelle Jérusalem ».

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COUVENT FRANSCISCAIN DE SANSEPOLCRO

Ce qui est certain, c’est que le bourg Sansepolcro était une étape importante pour Saint François quand il allait ou revenait de La Verna. Une fois, comme c’est raconté dans les Fioretti, il ne se rendit même pas compte qu’il passait au milieu de la foule agglutinée tant il était englouti dans la contemplation de Dieu.

Dédiée au saint d’Assise, au centre de la ville, apparaît l’église, construite entre 1258 et 1321, premier exemple de style gothique de la ville. A l’extérieur elle conserve encore des caractéristiques de l’architecture du XIIIe siècle : la tour-campanile et, sur la façade, le portail gothique en arc, alors que l’intérieur fut totalement rénové au XVIIe siècle, conservant l’implantation originale à nef unique, typique des ordres mendiants.

Autre épisode de la vie de François d’Assise lié à Sansepolcro fut la conversion des trois voleurs. Dans un ermitage situé au-dessus de Sansepolcro se présentaient parfois des brigands venant quémander du pain. Puis, ces voleurs disparaissaient dans les profondeurs de la forêt de cette contrée et n’en sortaient que pour se poster au bord des routes pour dépouiller les passants. Pour cette raison, certains frères de l’ermitage disaient : « Il n’est pas juste de faire l’aumône à ceux-là qui sont des brigands faisant tant de mal aux gens ». D’autres, considérant que les brigands venaient mendier humblement, les suspectaient de grandes nécessités, et leur donnaient parfois du pain, les exhortant quand même à changer de vie et à faire pénitence. Et voilà qu’un jour, François arrive à l’ermitage. Les frères lui exposèrent leur dilemme : devaient-ils donner du pain à ces malfaisants ? Le Saint leur répondit : « Faites ce que je vais vous suggérer, j’ai confiance dans le Seigneur pour réussir à conquérir les âmes ». Il poursuivit : «  Allez et achetez du bon pain et du bon vin, portez ces provisions aux brigands dans la forêt où ils se terrent et criez : « Frères voleurs, venez à nous… Nous sommes frères, et nous vous portons du bon pain et du bon vin ». Ceux-ci accourront sur le champ. Alors vous étendrez une nappe par terre, vous disposerez dessus le pain et le vin, et vous les servirez avec respect et bonne humeur. Quand ils auront fini de manger, vous leur proposerez les paroles du Seigneur. Vous terminerez en demandant pour eux l’amour de Dieu et comme premier privilège, de vous promettre de ne plus persécuter et de maltraiter quiconque. Bien sûr si vous exigez tout ça du premier coup, vous n’obtiendrez rien. Mais petit à petit, touchés par le respect et l’affection que vous leur démontrerez, ils finiront par vous le promettre. Le jour suivant retournez vers eux, et pour une première promesse faite, ajoutez au pain et au vin des œufs et du fromage, portez tout ça aux brigands et servez-les. Et puis, après le repas, vous direz : « Pourquoi restez ici toute la journée,  mourir de faim et à perdre votre âme ? Ne vaudrait-il pas mieux servir le Seigneur et Lui pourvoira au nécessaire et pour finir sauvera vos âmes » et le Seigneur dans sa miséricorde inspirera aux voleurs de changer de vie, touchés par votre respect et votre affection ». Les frères firent exactement ce que François leur avait conseillé. Les voleurs, par la miséricorde et la grâce de Dieu, s’amadouèrent, écoutant et suivant point par point les demandes expresses des frères. Beaucoup plus par l’affabilité et l’amitié que les frères leur démontraient, ils commencèrent à porter sur leurs épaules du bois jusqu’à l’ermitage. Finalement, par la bonté de Dieu et la courtoisie et l’amitié des Frères, certains des brigands entrèrent dans l’Ordre,  d’autres se convertirent et firent pénitence, promettant aux frères qu’ils ne feraient plus de mal à quiconque et qu’ils vivraient en travaillant de leurs mains. Les frères et d’autres personnes comprenant ce qu’il était advenu furent émerveillés, pensant que c’était la sainteté de François qui avait permis la conversion d’hommes perfides et malhonnêtes, surtout aussi rapidement.   

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EREMO DI MONTECASALE

Enfin, très près de Sansepolcro, 7 km environ, sur les pentes de l’Apennin, aux confins de la Toscane, des Marches et de l’Ombrie, se trouve l’Ermitage-sanctuaire franciscain de Montecasale, petit joyau de l’architecture pauvre franciscaine, perdu dans des bois touffus. Depuis l’époque romaine, une route gravissait ces sommets, rejoignait les Marches par le dénommé « Passo delle Vacche », « Passage des Vaches », toponyme lié de toute évidence à la transhumance. Le lieu était de ce fait un important passage, contrôlé, par une forteresse militaire.

Un jour que François allait à Sansepolcro, il fit un crochet vers Montecasale et vit venir à lui un jeune homme, noble et délicat, qui lui dit : « Père, je voudrais faire partie de vos frères ». François lui répondit : « Mon fils, tu es jeune, délicat et noble, sans doute tu ne pourras soutenir la pauvreté et l’apparence de notre condition ». Et le jeune homme de répondre : « Père, n’êtes-vous pas un homme comme moi ? Aussi, ce que vous supportez, je le pourrai aussi avec la grâce du Christ ». Sa réponse plût beaucoup à Saint François qui le bénit et le reçut immédiatement dans l’ordre, sous le nom de Frère Agnolo. Et Saint François, le fit gardien de ce lieu dit de Montecasale.

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Sansepolcro à Pieve Santo Stefano : 16 km

Nous traversons maintenant La Valle Teberina, la Vallée du Tibre. Si cette vallée est la patrie de Piero della Francesca, d’Alberto Burri et de Michelangelo Buonarroti, le grand Michel-Ange, Saint François a souvent séjourné dans la vallée alors qu’il se rendait ou revenait de La Verna, et notamment à l’Eremo di Cerbaiolo. Pieve Santo Stefano occupe une vallée au centre de montagnes silencieuses. Malheureusement, cette petite ville fut détruite en 1944 et reconstruite rapidement dans l’après-guerre et de ce fait a perdu toute sa structure architecturale, seules quelques traces de son histoire séculaire restent visibles au visiteur. Parmi les plus précieux témoignages de son passé lointain, on trouve à l’entrée sud de la ville l’église de la Madonna dei Lumi, construite au XVIe siècle en honneur de la Vierge qui avait concédé aux habitants de Pieve de nombreux miracles.

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SAMARITAINE AU PUITS – GIROLAMO DELLA ROBBIA

Dans le centre s’élève encore le Palazzo Pretorio qui abrite une belle terre cuite de Girolamo Della Robbia représentant la « Samaritaine au puits », ou dans la Collégiale Santo Stefano, c’est une terre cuite de l’atelier d’Andrea Della Robbia représentant l’Assomption de la Vierge au milieu des Saints qu’il nous est permis d’admirer. Mais ce qui fait la célébrité de Pieve Santo Stefano est son Musée du journal. On l’appelle d’ailleurs « la città del diario », la ville du journal, grâce à la riche collection des carnets de guerre, lettres d’amour des siècles passées, journaux de jeunes fermés à clé par un cadenas, souvenirs des émigrants, tant de secrets confessés au fil des pages de ces journaux.

Dans un quartier tranquille de Sansepolcro, une belle maison du XVIIIe siècle abrite les dix chambres silencieuses et confortables d’un Relais-hôtel pour un prix raisonnable. Vous pourrez également vous y restaurer car la maison abrite aussi un restaurant réputé figurant dans différents guides italiens et même le Guide Michelin.  

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TARIF : de 30 à 60 Euros par personne et par jour, petit déjeuner compris, selon capacité de la chambre. Pour profiter du garage fermé, comptez 10 euros par jours pour une voiture, et 5 Euros par jour pour une moto.

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EREMO DI CERBAIOLO

En dépassant le passage de Viamaggio, dans un territoire riche de grottes naturelles et de sources, en surplomb d’un coteau rocailleux surgit l’Ermitage de Cerbaiolo. Il fut monastère bénédictin au VIIIe siècle, mais en 1216, il fut donné à Saint François et fut habité par les Franciscains jusqu’en 1783 où il devint paroisse. Depuis ses origines jusqu’en 1520 il faisait partie du diocèse de Città di Castello, mais à partir de 1520 il entra dans celui de Sansepolcro.

Il n’est pas certain qu’il ait ou non accueilli le Poverello, certainement c’est Saint Antoine qui y vécut plus que lui et on voit encore aujourd’hui l’endroit où il se retirait pour prier. D’ailleurs, c’est au saint de Padoue que fut dédiée l’église, Détruit par les Allemands durant la guerre en 1944, l’ermitage fut restauré par Claire, ermite de la Petite Compagnie de Sainte Elisabeth. La religieuse est décédée en avril 2010 et actuellement l’ermitage est géré par Frère François qui offre l’hospitalité à ceux qui désirent partager quelques jours dans un contact très étroit avec Dieu. Frate Francesco : Tél. (0039) 0575.799.228

Evocateur et élégant, avec un splendide panorama sur le lac Montedoglio, Cerbaiolo rappelle également par sa position le sanctuaire de La Verna si bien qu’un dicton populaire affirme : « Qui a visité La Verna et pas Cerbaiolo, a vu la mère et pas le fils ».

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A 3km de Pieve Santo Stefano, une belle ferme toscane complètement rénovée, vous offrira gîte et couvert, cet agritourisme dispose également d’un bon restaurant. Trois types de chambres : individuelles, doubles, triples et deux tarifs journaliers, selon la saison : 60/75 Euros, 120/150 Euros, 160/200 Euros… petits déjeuners compris.

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Une Locanda Hôtel-Restaurant à Pieve Santo Stefano à des prix tout doux. Au restaurant un menu complet à partir de 13,00 Euros. Quant aux chambres :  

          Individuelle : 50,00 Euros – ½ Pension : 50,00 Euros – Pension complète : 60,00 Euros.

          Double : 60,00 Euros – ½ Pension : 100 EUROS – Pension complète : 120 Euros.

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Pieve Santo Stefano – Caprese Michelangelo : 10 km

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CAPRESE MICHELANGELO – MAISON NATALE DE MICHEL-ANGE

Caprese Michelangelo est accroché à la barrière des Apennins, dans la partie la plus verdoyante de la Vallée du Tibre en Toscane. L’altitude y atteint même 1415 mètres dans les Alpes de Catenaria au Mont Castello. De nombreuses rivières se rejoignent et viennent grossir le torrent Singerna, qui lui-même rejoint le Tibre au lac de Montedoglio. Enfin Caprese Michelangelo est le village natal de Michel-Ange. En même temps, on trouve également à Caprese Michelangelo de nombreux souvenirs du passage de San Francesco durant ses différentes pérégrinations que ce soit en l’église San Polo, à la chapelle Zenzano et bien sûr l’Eremo della Casella.

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EREMO DELLA CASELLA

La légende raconte qu’après avoir reçu les Stigmates, Saint François quitte La Verna le 30 septembre 1224. Il devait suivre l’itinéraire suivant par le Mont Arcoppe, le Foresto et rejoindre la localité appelée La Casella, et de là, par le Château de Montauto, Sansepolcro, Città di Castello puis Assise. A Casella, il voulut s’arrêter comme pour un rite. Sur la partie la plus escarpée du chemin, là où l’œil se perd dans l’immensité des superbes paysages, Saint François, conscient sans doute que ce voyage sera sans retour, regarda longuement vers La Verna et dit avec une profonde émotion : « Adieu, Mont de Dieu, Mont Saint… mons coagulatus, mons pinguis, mons in quo beneplacitum est Deo habitare ! Adieu Mont de l’Alvernia, Dieu Père, Dieu Fils, Dieu Saint Esprit, je te bénis. Reste en paix, jamais plous je ne te reverrai ». Et quand il arriva à l’Ermitage della Casella, tous étaient enthousisates : le lieu était beau, le panorama enchanteur. Dans le lointain, on voyait le rocher de La Verna auquel le saint fit encore un dernier salut, alors que de l’autre côté on apercevait les pentes du Sasso di Simone et du Simoncello et toute la chaîne des Alpe della Luna qui séparent la Vallée du Tibre de la Vallée Marecchia. L’ermitage, construit en pierre d’un beau gris clair, est constitué d’une chapelle dédiée maintenant à Saint François et d’un petit hébergement toujours ouvert.

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Agritourisme Biologique, en pleine nature, avec piscine, dans les environs de Caprese Michelangelo, offre l’hospitalité en chambres, suites ou petits appartements. Tarifs selon la saison et le nombre de personnes : de 65 à 150 euros, petit déjeuner compris.   

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Caprese Michelangelo – La Verna : 23 km

Le Mont Alverne où Saint François reçut les stigmates le 17 septembre 1224. Le Mont appartenait à Orlando Cattini, aristocrate qui s’était converti en écoutant les prêches du Saint. Il offrit la montagne et ses bois au saint qui y construisit avec ses compagnons des buttes de rondins aux toits de feuillage. Saint François revint six fois au Mont Alverne, entre 1214 et 1224, date à laquelle eut lieu le miracle. Avec la suppression des ordres religieux le monastère devint la propriété de la ville de Florence pour être rendu à l’ordre des Frères mineurs en 1933, au moment de la signature du pacte de Latran qui établissait un modus vivendi entre l’Etat italien et le Saint Siège.

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Sanctuaire de La Verna

Les routes qui mènent à La Verna traversent des paysages superbes et impressionnants, dominant des abrupts calcaires, et retirés dans une solitude austère, au milieu d’une antique futaie de pins et de hêtres, on chemine le long du sentier qui grimpe au Mont Penna et on rejoint La Verna. Pour la plupart des pèlerins du monde entier, La Verna est le lieu où nature et spiritualité de fondent en un parfait équilibre. Loin du bruit, c’est un lieu de paix et de beauté immaculée, le sanctuaire de La Verna est entourée d’une forêt qui en protège aussi de précieux trésors artistiques et de foi, à commencer par la petite église Santa Maria. Voulue par François lui-même qui entendait exhausser le désir de la Vierge apparue lors d’une céleste vision, de voir un jour s’élever en ce lieu un sanctuaire qui lui serait dédié, la petite église possède les mêmes dimensions que celles de la Portioncule à Assise. Dédiée à Santa Maria Assunta, la basilique à croix latine contient d’importants chefs d’œuvre, parmi lesquels l’Annonciation et la Nativité du sculpteur Andrea Della Robbia. On y accède par l’esplanade du Quadrant, ainsi nommé parce qu’une méridienne, une horloge solaire est incrustée dans le mur du campanile. Le Quadrant est entouré d’un mur de pierre, au centre une grande croix en bois qui s’élance vers le ciel et ouvre le regard sur le splendide panorama sur les collines et les prés du Casentino, petit territoire du Nord Est de la Toscane. Ce sont précisément ces beautés qui attirèrent François qui aimait en particulier se recueillir, prier et méditer sur la Passions dans l’antre solitaire du Sasso Spicco. En revenant du Sasso Spicco, on peut encore visiter la Chapelle des Stigmates, construite en 1263 à l’endroit même où François reçut les stigmates. Cet endroit précieux est indiqué par un cadre en marbre rouge et protégé par une plaque de verre un peu avant l’autel.

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 Hôtel-Restaurant à Chiusi della Verna ouvert d’avril à novembre :

          Chambre individuelle avec petit déjeuner : de 45 à 60 Euros – ½ Pension de 50 à 70 Euros – Pension complète : de 60 à 75 Euros.

          Chambre double avec petit déjeuneur : de 30 à 40 euros – ½ Pension de 50 à 70 euros – Pension complète : 60 à 75 Euros.

          Chambre triple avec petit déjeuner : de 25 à 30 euros – ½ Pension de 45 à 65 euros – Pension complète : de 60 à 75 Euros.

Ces prix s’entendent par personne et par jour.                                                                                                                                                                                                                                                        ½ Pension et Pension complète sont proposées pour un minimum de trois nuits.                                                                                                                                                                                      Les animaux de petite taille sont acceptés.

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La Verna – Camaldoli par Biforco – 28 km

Il serait dommage de ne pas poursuivre le chemin en direction de l’ermitage de Camaldoli, même si avec La Verna s’arrête les terres franciscaines. En effet, Camaldoli est le domaine des Camaldules de Saint Romuald. Le monastère des Camaldules se trouve à quelques kilomètres de l’ermitage de l’ordre. Au premier corps de bâtiments, construit sur les vestiges de l’ancien château du Comte Maldolo d’Arezzo, vinrent s’ajouter par la suite de nombreux édifices, pour constituer enfin l’imposant ensemble. Plusieurs fois incendié et pillé, le monastère acquit cependant un grand rayonnement entre le XVIe et le XVIIe siècle. Il avait alors sa propre imprimerie et Laurent le Magnifique comme Léon Battista Alberti fréquentaient son académie humaniste.

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Entre La Verna et Camaldoli, dans le village de Badia Prataglia une belle maison ancienne mais entièrement restaurée vous accueille, dans de petits appartements de deux, trois ou quatre lits. Un grand parc arboré, un jardin, une piscine assure un séjour tranquille et relaxant. Et si vous souhaitez parcourir les chemins du Parc National des Forêts du Casentino, les tarifs pour une semaine commencent à 250 euros. 

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La Locanda qui vous attend à Camaldoli est une antique demeure, point de départ parfait pour monter jusqu’à l’Ermitage des Camaldules. Les prix s’entendent par personne et pour une nuit, petit déjeuner compris et selon la saison.

          Chambre double à usage individuel en B & B : 50/60 Euros – en ½ Pension : 68/78 Euros

          Chambre double en B&B : 32,5/37,5 Euros – en ½ Pension : 50,5/55,5 Euros

         Chambre triple en B&B : 27/32 Euros – en ½ Pension : 45/50 Euros 

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MONASTERE DE CAMALDOLI

C’est au cœur de la montagne et de l’immense forêt que l’on découvre le berceau de l’ordre des Camaldules, fondé au XIe siècle par Saint Romuald qui imposa une règle extrêmement sévère. La route, étroite, offre de jolies vues sur Poppi et le val d’Arno, puis elle gravit les pentes d’un vallon et traverse un paysage âpre. A 816 mètres d’altitude se trouvent le couvent et l’église du XVIe siècle, au fond d’une sombre vallée aux versants plantés de sapins. Continuant en forte montée le long du torrent et au milieu de la forêt, on atteint l’ermitage, dans un site austère et retiré. On peut entrer et visiter l’église baroque ainsi que la cellule de Saint Romuald. Derrière le couvent, sur la crête des Apennins, la vue est magnifique sur la Toscane et la Romagne voisine.   

Saint Romuald est né à Ravenne vers 950. Il est mort à Valdicastro di Fabriano dans la province d’Ancône, le 19 juin 1027, après avoir réformé quelques monastères bénédictins et fondé plusieurs ermitages en Romagne et dans les Marches. C’est en 1012, avec certains de ses disciples, qu’il construisit à Camaldoli les cinq premières cellules de l’ermitage et une petite chapelle.

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ERMITAGE DE CAMALDOLI

Les bâtiments du monastère remontent pour la plupart aux XVIIe et XVIIIe siècles mais comprennent également l’hospice camaldule fondé en 1046 et une pharmacie datant de 1543 qui commercialise les savons, produits de toilette et liqueurs fabriqués par les quarante moines vivant actuellement au couvent. Il faut encore suivre pendant 2,5 km une route en lacets pour atteindre l’ermitage de Camaldoli, ensemble incluant une église baroque, une chapelle et vingt cellules, bâti à l’endroit où Saint Romuald vint se retirer du monde en 1012 avec quelques émules. Leur exemple suscita des vocations et, en 1072, neuf groupes d’ermites avaient essaimé vers de nouveaux lieux de méditations. En 1123, l’ordre des Camaldules obtenait sa pleine autonomie sous la règle de Saint Benoît. Ses membres continuent de nos jours d’entretenir, comme depuis presque mille ans, la superbe forêt de hêtres et de châtaigniers qui entoure le monastère. De l’autre côté de la route, face au parc de stationnement du monastère, un petit musée ornithologique privé présente de nombreuses espèces d’oiseaux de la région.

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                                                                                                                                                                                                 L’AUTOMNE EN FORET DE CAMALDOLInizi del XVII secolo la costruzione dell’attuale piccola chiesa parrocchiale a navata unica con campanile a veLa costruzione, così come la vediamo oggi mol

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VOS PAS DANS LES PAS DE FRANCOIS D’ASSISE

(22.01.01 - ASSISE) par sylvietribut le 04-09-2011

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SAINT FRANCOIS D’ASSISE par CIMABUE

Le temps des vacances étant pour bon nombre d’entre nous limité, Assise est un bon compromis pour suivre François d’Assise dans ses pérégrinations. En effet, l’idéal serait de partir de Florence pour arriver à Rome, à travers le nord de la Toscane, une incursion dans les Marches, l’Ombrie et le Latium. Toutefois une semaine entière à Assise est nécessaire pour s’imprégner de l’atmosphère qui s’en dégage et prendre le temps de découvrir les lieux  de sa naissance, de son enfance, de son adolescence, ses frasques et sa sainteté… vivre la ville de ce jeune homme du Moyen Age. Ensuite, depuis Assise, on peut choisir de remonter vers le Nord ou de descendre vers le sud, partir à la rencontre de ces lieux qui ont fait le parcours terrestre ,bien sûr, mais aussi spirituel de François et qu’en même temps il a tant aimés. 

Pour vous, je peux trouver et réserver un hébergement à Assise même ou dans les environs immédiats (cf. mes suggestions au chapitre 21.11.01 – Hébergements en Ombrie), mais également organiser, trouver et réserver les différents hébergements selon le chemin qu’il vous plaira de suivre. C’est un accompagnement totalement personnalisé que je vous propose.

MON TARIF POUR LA RESERVATION D’UN HEBERGEMENT : Hôtel, Agritourisme, Monastère, Maison… est de 25  EUROS… puis 10 Euros supplémentaires pour chacune des  réservations de votre périple.

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HOSPITALITE RELIGIEUSE AU CŒUR D’ASSISE – Exemple de tarif pour un hébergement dans un monastère au :

          Chambre individuelle – Petit déjeuner compris : 40 Euros – ½ Pension : 57 Euros – Pension complète : 63 Euros.

          Chambre double/triple/quadruple/quintuple (deux bains pour chambre triple/quadruple/quintuple) : 

        Par personne – Petit déjeuner compris : 39 Euros – ½ Pension : 52 Euros – Pension complète : 58 Euros.

Ces prix s’entendent eau et vin compris. Toutes les cartes de paiement sont acceptées.   

ATTENTION : Fermeture des portes du monastère le soir entre 22 h 30/23 h 00.                    

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ASSISI par GIOTTO – Fresque

ASSISI

Difficile de ne pas commencer le périple par la ville natale et bien sûr la maison natale de celui qui devint Frère François. Je rassure tous ceux qui ont peur de se trouver dans une sorte de Lourdes à l’italienne. Rien de tel ici. Assise est l’une des plus jolies villes d’Italie, blanche et rose, comme accrochée aux pentes du Mont Subasio, et protégée de toute incursion désagréable par ses remparts. L’absence de voitures la rend tranquille et c’est un délice que de se perdre dans ses ruelles, puis de retrouver la gaieté qui règne autour des petites places ou même dans les artères principales. Qui ne cherche pas à communier avec les grands rendez-vous des fêtes propres à Saint François, sera bien aviser de venir à Assise quand les touristes la désertent un peu et qu’elle se retrouve avec elle-même.  

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ASSISI – Eglise SANTA CHIARA

Elégance et finesse de ses églises, comme Santa Chiara, riche à l’intérieur des douces fresques de l’école de Giotto, dont un portrait de Sainte Claire jeune. Ou San Rufino dont la façade est considérée comme l’une des plus jolies d’Italie par la finesse des sculptures de son portail, rosace et frise de colonnettes jusqu’aux lions faisant leur repas de quelques païens… peut-être ! 

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ASSISI – Eglise SAN RUFFINO

Magnifique aussi le Temple de Minerve au centre d’Assisi, recycler en église, et dont le jeune Goethe tomba amoureux.  Et puis, tout à l’autre bout de la ville, la basilique San Francesco aux fresques d’un bleu somptueux. Elle fut la première église dédiée au saint. Elle date du XIIIe siècle. En fait, il s’agit de deux églises superposées, faites elles aussi de la pierre blanche et rose du Mont Subasio. On la visite aussi pour les merveilleuses fresques, dont 28 relatent la vie de François, et sont attribuées à Giotto en personne, celles aussi de Cimabue qui sont quelque peu endommagées par l’humidité, sans oublier les œuvres de Simone Martini et de Pietro Lorenzetti. On se perd dans des bleus merveilleux soulignés d’or, et on regrette juste que ce soit quand même assez sombre… Fragilité des fresques oblige. 

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ASSISI – TEMPIO DELLA MINERVA

Derrière la Piazza del Comune, agrémentée d’une grande fontaine, se dresse une église baroque à coupole, la Chiesa Nuova, édifiée en 1615 par Philippe III d’Espagne. Ce charmant petit tabernacle et le couvent franciscain contigu étaient destinés à l’origine à conserver les vestiges de la maison familiale de François. Un moine fait visiter la cellule dans laquelle son père l’emprisonna, excédé par les excentricités religieuses du fiston… On remarque aussi une étable, sur un côté de l’église, où il vint au monde après qu’un ange déguisé en pèlerin eut annoncé à Pica di Bernardone, sa maman, la naissance prochaine d’un fils. De cette naissance vint sans doute à François l’idée de la première crèche telle qu’il l’imagina alors qu’il s’était retiré dans le village de Greccio plus au sud…  

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ASSISI – LA ROCCA MAGGIORE

Rien n’interdit de s’échapper du spirituel pour retrouver le temporel et monter jusqu’à la Rocca Maggiore qui rappelle qu’Assise n’est pas la petite ville délicieuse qu’on visite aujourd’hui. En effet, elle connut un destin comparable aux autres villes d’Ombrie. Après une longue période paix dont bénéficia l’Empire romain, elle céda d’abord devant les Ostrogoths, fut mise à sac par les armées franques de Charlemagne en 773 mais qui en ordonna la reconstruction immédiate. Puis en 1150, le brutal Frédéric 1er Barberousse s’en empara, nomma son lieutenant Conrad de Souabe gouverneur de la ville, avant que le pape ne décide d’intervenir en défiant l’autorité impériale. Ainsi, guelfes et gibelins s’opposèrent en de sanglants conflits et Assise balança durant deux siècles entre la cause de la papauté et celle de l’empereur. Cependant, sa haine la plus virulente, elle la réserva à Perugia (Pérouse), cité contre laquelle Assise persévéra dans une guerre d’usure qui semble d’une prodigieuse obstination, conservant son indépendance dans des conditions telles que n’importe quelle autre ville aurait depuis longtemps déposé les armes.

Du haut de ses murs et de ses tours pour la plupart intacts de cette Rocca, on découvre une superbe vue panoramique sur les environs d’Assise, sur les montagnes d’Ombrie orientale ainsi que vers le sud où l’on distingue Spoleto au loin. Le château d’origine, fortifié par Frédéric 1er Barberousse, fut détruit en 1198 par les habitants d’Assise révoltés contre leur gouverneur Conrad de Souabe. L’édifice actuel fut inclus dans l’ouvrage défensif construit autour de la ville, en 1167, par le cardinal Albornoz. Laissée à l’abandon au cours du XVIIe siècle, la principale forteresse d’Ombrie, qui fit jadis partie de la dot de Lucrèce Borgia, est désormais un site tranquille que caresse une brise attiédie par la chaleur réverbérée des énormes blocs de maçonnerie.  

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LA PORTIONCULE A L’INTERIEUR DE SAINTE MARIE-DES-ANGES

Les environs d’Assise regorgent de lieux rappelant la présence de saint François, au premier chef desquels, en raison de sa situation clé dans la plaine, se trouve une basilique Santa Maria degli Angeli. On y parvient en descendant la route abrupte conduisant vers la superstrada et un petit faubourg industriel, près de la gare ferroviaire… Et là le charme est rompu. De plus, la basilique a été conçue pour englober la petite église de la Portioncule, qui signifie « petite portion », en référence soit à son site, soit au bloc de pierre provenant du tombeau de la Vierge et incorporé dans ses murs. En 1211,  François fonda ici ce qu’il appela simplement « une place » pour ses disciples, lieu de culte autour duquel ces derniers construisirent de petites masures. C’est ici également que sainte Claire prononça ses vœux et que mourut François le 3 octobre 1226, dans la petite cellule jouxtant l’église.

Malheureusement le grotesque de l’imposante basilique et la simplicité élémentaire de cet abri de pierre, rompt le charme et il n’est pas sûr que la promenade dans le jardin puisse chasser l’accablement que ne manque pas de provoquer de telles bondieuseries. Pourtant, une nuit d’hiver, saint François se jeta dans le parterre de rosiers couverts de neige pour vaincre une tentation dont l’histoire ne nous dit rien. Les feuilles tachées de sang provoqué par les piquants, ont conservé une teinte écarlate et les épines elles-mêmes ont miraculeusement disparu ; ces rosiers sont maintenant inoffensifs et continuent de fleurir chaque printemps. Malgré le mauvais goût que reflète Santa Maria degli Angeli, le réfectoire a été aménagé en musée qui conserve des œuvres remarquables de la peinture italienne primitive, dont une magnifique terre cuite émaillée d’Andrea della Robbia représentant Saint François.

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RIVOTORTO A L’INTERIEUR DU SANCTUAIRE

Toujours dans la vallée, un autre site fut important dans la vie de François d’Assise, c’est Rivotorto, malheureusement comme la Portioncule, cet autre abri est enchâssé dans un autre édifice. Mais à l’origine, François, après ses victoires spirituelles et ses conversions en masse, avait besoin de se jeter dans l’humilité et l’adoration. Il lui fallut donc trouver un refuge. On chercha pour lui. Une première démarche auprès de l’évêque d’Assise demeura vaine. Finalement, il opta pour une cabane des plus modestes près du lit d’un torrent à sec par temps ordinaire, redoutable quand éclatait un orage, il était arrivé à Rivotorto. Jadis dépendant d’une léproserie, l’endroit n’appartenait plus à personne et la petite troupe s’y installa tant bien que mal. Il s’agissait plutôt d’un abri contre le soleil et la pluie qu’un véritable logis. Mais François avec sa bonne humeur habituelle déclara qu’il servirait mieux qu’un palais de point de départ pour le paradis. Il fallait se serrer pour y tenir tous, impossible de s’étendre ou de s’asseoir. Chaque frère avait son nom inscrit sur une poutre… Malheureusement, là encore la magie a du mal à opérer. On se demande qui a bien pu avoir l’idée de protéger des lieux modestes dans un environnement certainement riant dans une cathédrale-bunker…

Le Sanctuaire de Rivotorto se trouve dans la plaine d’Assise, à environ 3 km à l’est de la ville, au pied du Mont Subasio. Il n’y avait donc ici qu’une simple cabane couverte de branches, soit en italien un « tugurio ». Elle servait d’abri aux paysans et se trouvait juste à côté d’un petit ruisseau sinueux, en italien un « Rivotorto ».

agriturismo-il-giardino-degli-ciliegi-piscineDans les environs de Rivotorto, un petit agritourisme du XVIIIe siècle, avec restaurant et piscine, offre l’hospitalité dans 8 chambres gaies et confortables. Voilà une bonne adresse pour passer au moins une semaine et profiter d’Assise et de ses environs. En effet, auprès de l’agritourisme vous pourrez : suivre des cours de cuisine, vous faire masser par personnel qualifié, faire de belles ballades à cheval le manège se trouve à 5 km de l’agritourisme, louer une autoguide pour visiter Assise et sa région, louer des vélos, et même demander une baby-sitter. Enfin, pour les amateurs, le golf-club de Perugia (18 trous) vous attend, il se trouve à seulement quelques kilomètres. Possibilité également de faire du parapente ou du deltaplane sur les pentes de Mont Subasio. Le personnel de l’agritourisme est à votre disposition pour organiser et réserver vos activités, quelles qu’elles soient. TARIFS – B & B : 40/50 Euros – 1/2 Pension : 60/70 Euros – Selon la saison.

 

 

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ASSISI – MONASTERE DE SANT ANGELO IN PANZO

Toujours dans les environs d’Assisi d’autres petits lieux rappellent la présence de saint François, ainsi en quittant Assise par la Porta Nuova, au sud-ouest, après deux kilomètres, on parvient aux ruines du monastère de Sant’Angelo in Panzo qui conserve le souvenir de l’amitié qui lia Saint François et Sainte Claire. Ce fut le premier couvent de Sainte Claire et c’est ici qu’eût lieu son premier miracle.

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ASSISI – L’ABBAYE SAN BENEDETTO AU SUBASIO

Plus loin sur la route se trouve une abbaye plus ancienne encore, San Benedetto, commencée probablement vers l’an 900 qui possède deux belles cryptes de style roman tardif, par la suite, au XVIIe siècle, les bâtiments conventuels furent restaurés. L’abbaye apparaît isolée au milieu des bois sur le versant occidental du Mont Subasio, pas très loin du centre d’Assisi. Au début du XIIIe siècle, l’abbé de San Benedetto permit à François d’utiliser la petite église de San Damiano et la chapelle de la Portioncule. Bien que l’abbé n’ait rien demandé, François s’attacha à lui donner en guise de loyer annuel un panier de poissons pour la concession de la Portioncule. En échange l’abbé lui offrit l’huile pour la lampe de la chapelle. Cet échange de bons procédés entre les frères mineurs de la Portioncule et les Bénédictins se célèbre encore aujourd’hui, le 31 mars, près de l’abbaye Saint-Pierre.   

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ASSISI – CLOITRE DE SAN DAMIANO

Toutefois, l’endroit le plus délicieux, à mon sens, se trouve à quelques kilomètres de la Porta Nuova, par une petite route qui mène parmi les oliviers et les cyprès au couvent de San Damiano. Il date du XIIIe siècle. C’est dans cette pauvre église que François aurait entendu un crucifix lui parler. Celui-ci est aujourd’hui conservé dans l’église de Santa Chiara à Assisi. En effet, le crucifix lui ordonnait : « Va et reconstruis ma maison ».  Et je vous laisse découvrir ou relire la vie de Saint François et comment le jeune homme qu’était François à l’époque, s’empressa d’aller chercher des marchandises dans l’entrepôt d’étoffes de son père pour les vendre à Foligno, petite ville proche d’Assise, et partit offrir l’argent au curé de San Damiano qui, bien sûr, le refusa…

En fait, c’est ici à San Damiano que commence la grande aventure que fut la vie de Saint François. C’est aussi dans ce petit monastère que vécut Sainte Claire, dans le plus grand dénuement et la prière, entourée de ses sœurs. Il faut savoir que Claire, très jeune, quitta sa famille pour adhérer à l’idéal de pauvreté de saint François. C’est à San Damiano d’ailleurs qu’elle mourut. Par la suite, ses sœurs les Clarisses, ordre qu’elle avait fondé, quittèrent San Damiano et s’installèrent au couvent attenant à l’église Santa Chiara à Assise.

L’église et le couvent de San Damiano conservent l’oratoire absidial de Sainte Claire, ainsi que des reliques, comme la clochette qui lui servait à appeler ses sœurs à la prière, ou son petit jardin dominant la plaine d’Assise. Dans le réfectoire, la place où elle avait coutume de s’asseoir est marquée depuis toujours par un petit bouquet de fleurs.   

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SAINTE CLAIRE

Claire fut la première femme à suivre François dans son chemin vers la sainteté. C’était une jeune aristocrate, fille du comte Favorino Scefi, née à Assise, en 1194, dont la famille connaissait probablement le père de François, qui entretenait des relations d’affaires avec le père de Claire. Celui-ci découvrant le manque d’enthousiasme pour le mariage qu’il lui préparait et son désir de suivre la nouvelle règle franciscaine, son influence aussi sur les autres membres de sa famille, lui rendit l’existence très difficile, espérant que l’entêtée céderait aux arguments de ceux qui avaient décidé de son avenir. Saint François fut pour Claire un bienveillant directeur spirituel, l’aida à bâtir les cellules de ce qui allait devenir le premier monastère de l’ordre des « Pauvres Dames », ou clarisses, l’une des plus importantes congrégations religieuses.

Si Claire, femme aux profondes ressources spirituelles, entretint avec François des relations amicales qui enrichirent certainement les dernières années de vie du saint, il serait aussi romantique que vain d’imaginer entre eux un amour platonique. Elle mourut en 1253, et fut canonisée deux ans après. Son ordre, à la tête duquel elle défia notamment le pape, fut contraint d’adopter une règle strictement contemplative, et ne manque jamais, encore aujourd’hui, d’offrir à Rome une livre de cierges le jour de la Saint François d’Assise, le 4 octobre. Elle repose dans l’austère église gothique de Santa Chiara à Assise, cette belle église aux bandeaux de pierres roses et blanches, et aux immenses arcs-boutants, œuvre de Filippo da Campello en 1255, érigée à l’extrémité sud de la vieille ville, à l’opposé de la basilique San Francesco.

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ASSISI – EREMO DELLE CARCERI

Enfin, en quittant Assise par la route du Mont Subasio, vous arriverez à cet endroit que certains considèrent comme le site idéal d’un ermitage… l’Eremo delle Carceri. Dans l’italien d’aujourd’hui « carceri » signifie « prisons », mais ce même mot désignait à l’époque un espace clos. L’Eremo delle Carceri c’est l’un des nombreux lieux où François avait coutume de se retirer pour méditer dans le recueillement et la solitude, entre deux pérégrinations missionnaires à travers le vaste monde. C’est un endroit tout aussi charmant que San Damiano. Un petit monastère y fut construit au XVe siècle par saint Bernardin de Sienne. La cellule d’ermite de saint François y a été conservée, de même que son lit de pierre, son oreiller en bois et le vieux chêne vert à l’ombre duquel il parlait chaque jour aux oiseaux. Le ruisseau qui coule sous le pont à proximité du monastère fut asséché à la demande du saint car son gargouillis noyait ses prières. Le lit du cours d’eau ne se remplit désormais que pour annoncer quelque désastre public.

La vie à l’Eremo delle Carceri était très rude, ce qui pourtant ne découragea pas sa seule pensionnaire femme, une singulière religieuse du XVe siècle, originaire de Lucca en Toscane et connue sous le nom de Beata Anonima. « Brûlant de l’ardent désir de lutter selon la règle séraphique », elle s’enfuit déguisée en homme, parvint au monastère et demanda aux moines de l’accueillir. Impressionnés par sa piété, ceux-ci l’autorisèrent à se joindre à eux, et ce ne fut qu’à l’heure de sa mort, après de longues années de pieuses dévotions, que l’on découvrit que ce Toscan anonyme était en fait une Toscane.

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ABBAYE DE VALLINGEGNO

Un dernier lieu important dans l’histoire de Saint François puisque c’est ici que le saint trouva un refuge provisoire. En allant vers Gubbio, en remontant la route qui traverse la haute montagne par Pieve San Nicolo’ jusqu’à Valfabbrica, aux murailles et tours médiévales, et de là jusqu’à La Barcaccia, où, après un virage à gauche, vous pénétrerez dans une région boisée aux contours accidentés. Par Coccorano et Biscina, vous rejoindrez la route principale venant de Pérouse et découvrirez bientôt le noble ensemble datant du XIVe siècle du château et de l’abbaye de Vallingegno qui accueillit Saint François.  

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FRANCOIS PARLE AUX OISEAUX – GIOTTO

En descendant dans la vallée, Bevagna nous parle encore de François. C’est un très joli bourg médiéval, entre Montefalco et Foligno. C’est à Bevagna que François prêcha aux oiseaux et toutes les animaux lui obéirent, comme nous le raconte Tommaso da Celano, au chapitre XXI, de sa « Vie de Saint François » : « Alors que le nombre des frères augmentait, François parcourait la vallée de Spolète. Passant près de Bevagna, il vit un rassemblement d’oiseaux d’espèces différents : colombes, corneilles… »… Dans l’église Saint-François est conservée la pierre sur laquelle était monté le saint pour son prêche aux oiseaux au lieu dit Pian d’Arca, sur la route de Cannara.  

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MONTEFALCO – PORTE DE LA VILLE

Bien que Montefalco ne soit pas cité dans les pérégrinations de François, par la suite ses frères y construiront le délicieux petit couvent de San Fortunato. Montefalco, c’est le « Mont du Faucon ». Mais on l’appelle surtout « le balcon de l’Ombrie », il n’est que de grimper en haut de la tour Communale pour s’en rendre compte. Montefalco est une petite bourgade perchée sur une colline au milieu des champs d’oliviers et des vignes. Mais si vous aimez la peinture italienne de la Renaissance, vous vous régalerez des fresques de Gozzoli, du Perugino ou encore de Melanzio. Quant au vin local, le Sagrantino, cépage qui n’existe qu’ici à Montefalco, il vous faudra penser à y goûter, ainsi qu’un excellent Rosso di Montefalco qu’on peut rapporter et laisser quelque temps à cave, vous aurez plaisir à le retrouver. Pour déjeuner je vous recommande un petit restaurant qui reste gravé dans ma mémoire, il occupe une maison médiévale via Fabbri : Il Coccorone – Si vous ne connaissez pas les crespelle, voilà l’endroit pour y goûter et puis, ils ont aussi un excellent tiramisu. Coccorone était l’ancien nom de Montefalco, avant qu’un seigneur fit cadeau de son faucon à la ville.

Petit hôtel à quelques mètres de la place principale de Montefalco, dans un palais historique entièrement rénové. Les travaux mirent à jour la structure originale, un ancien couvent, et six grandes fresques d’un peintre des Marches, Mariano Piervittori, furent mises à jour, d’où le nom de l’hôtel et qui décorent la réception et la salle de lecture de l’hôtel. De plus, cet hôtel occupe une position très privilégiée permettant de rejoindre en quelques minutes tous les lieux intéressants et artistiques de la ville. Enfin, onze chambres très bien équipées offrent aux hôtes un panorama unique sur la vallée ombrienne et les villes d’Assise, Spello, Bevagna et Foligno.

TARIF 

          Chambre individuelle : 60 Euros – Chambre double : 75 Euros – Chambre triple : 95 Euros

          Appartements pour 2/3 personnes : 75/95 Euros – Appartements pour 4 personnes : 115 Euros

          B & B : 30 Euros par personne.

 

 

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COUVENT DE SAN FORTUNATO

En quittant Montefalco en direction de Giano nell’Umbria, au cœur de cette campagne ombrienne si attachante, on trouve tout de suite sur la gauche l’indication pour le couvent de San Fortunato. L’édifice semble se fondre Dans la subtile harmonie du paysage. La petite église est considérée comme l’un des édifices religieux les plus anciens d’Italie centrale. Elle fut édifiée à l’origine par un soldat du nom de Severus, et consacrée par l’évêque Spes de Spoleto en l’an 422 pour abriter la dépouille mortelle de Saint Fortunatus, évangéliste de la région, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme l’évêque de Todi. Ce Fortunatus-là, laboureur qui délaissa son attelage pour devenir prêtre, mourut en 395. Le pique-bœuf qu’il jeta au sol lorsqu’il répondit à l’appel de sa nouvelle vocation bourgeonna miraculeusement en houx dont les pousses servaient à conjurer les démons.  L’église fut reconstruite en 1422 et l’on commanda à Benozzo Gozzoli des fresques entourant le portail principal, dont la charmante lunette présente une Vierge à l’Enfant avec Saint François, Saint Bernardin et deux anges, ainsi que d’autres fresques à l’intérieur mais dont il ne reste que des fragments. San Fortunato est encore aujourd’hui un couvent franciscain.  

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GUALDO CATTANEO – AU LOIN SUR SA COLLINE ESCARPEE

En sortant de Montefalco, un agréable tronçon de route mène vers l’ouest jusqu’à un virage à droite en direction de Gualdo Cattaneo, petit bourg fortifié d’où on peut rejoindre Bevagna, puis rentrer sur Assise, si vous avez choisi d’y résider. Cependant, si vous choisissiez de rejoindre Todi, sachez que vous ne risquez plus d’être soumis à des actes de brigandage, fléau qui infestait la région au début du XIXe siècle. Les environs de Todi servaient de refuge aux bandits de tout poil. Le plus célèbre d’entre eux était un personnage surnommé La Strega, la sorcière, dont les curés de la région saluaient, dit-on, les méfaits en faisant sonner à toute volée les cloches et en chantant des Te Deum d’action de grâce, car ce brigand n’oubliait jamais de garnir généreusement les troncs de leurs églises.

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FRESQUE DE BENOZZO GOZZOLI – SAINT FRANCOIS – COUVENT SAN FORTUNATO – MONTEFALCO

HOSPITALITE RELIGIEUSE POSSIBLE A BEVAGNA APRES DES BENEDICTINES – POUR FAMILLES ET GROUPES – CAPACITE : 70 PERSONNES

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TARIF : 30 Euros petit déjeuner compris par personne et 35 Euros petit déjeuneur compris pour personne seule    ½ Pension : 45 Euros par personne – Boissons comprises.

COURS DE LANGUE ET DE LITTERATURE ITALIENNE POSSIBLES SUR DEMANDE.

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HEBERGEMENT A GUALDO CATTANEO – En agritourisme

          Petits appartements pour deux personnes : de 70,00 à 100 Euros par jour                                                        

          Petits appartements pour trois personnes : de 110,00 à 150,00 Euros par jour

Séjour d’une semaine possible sur demande.

agriturismo-la-villa-gualdo-cattaneo212 chambres spacieuses (17 à 44m²) et suites pour 4 personnes –  Chambre et Petit déjeuner : de 55,00 à 65,00 Euros – ½ Pension : de 82,00 à 92,00 Euros

Agriculture biologique – Piscine

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