VOS PAS DANS LES PAS DE FRANCOIS D’ASSISE

(22.01.01 - ASSISE) par sylvietribut le 04-09-2011

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SAINT FRANCOIS D’ASSISE par CIMABUE

Le temps des vacances étant pour bon nombre d’entre nous limité, Assise est un bon compromis pour suivre François d’Assise dans ses pérégrinations. En effet, l’idéal serait de partir de Florence pour arriver à Rome, à travers le nord de la Toscane, une incursion dans les Marches, l’Ombrie et le Latium. Toutefois une semaine entière à Assise est nécessaire pour s’imprégner de l’atmosphère qui s’en dégage et prendre le temps de découvrir les lieux  de sa naissance, de son enfance, de son adolescence, ses frasques et sa sainteté… vivre la ville de ce jeune homme du Moyen Age. Ensuite, depuis Assise, on peut choisir de remonter vers le Nord ou de descendre vers le sud, partir à la rencontre de ces lieux qui ont fait le parcours terrestre ,bien sûr, mais aussi spirituel de François et qu’en même temps il a tant aimés. 

Pour vous, je peux trouver et réserver un hébergement à Assise même ou dans les environs immédiats (cf. mes suggestions au chapitre 21.11.01 – Hébergements en Ombrie), mais également organiser, trouver et réserver les différents hébergements selon le chemin qu’il vous plaira de suivre. C’est un accompagnement totalement personnalisé que je vous propose.

MON TARIF POUR LA RESERVATION D’UN HEBERGEMENT : Hôtel, Agritourisme, Monastère, Maison… est de 25  EUROS… puis 10 Euros supplémentaires pour chacune des  réservations de votre périple.

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HOSPITALITE RELIGIEUSE AU CŒUR D’ASSISE – Exemple de tarif pour un hébergement dans un monastère au :

-          Chambre individuelle – Petit déjeuner compris : 40 Euros – ½ Pension : 57 Euros – Pension complète : 63 Euros.

-          Chambre double/triple/quadruple/quintuple (deux bains pour chambre triple/quadruple/quintuple) : 

        Par personne – Petit déjeuner compris : 39 Euros – ½ Pension : 52 Euros – Pension complète : 58 Euros.

Ces prix s’entendent eau et vin compris. Toutes les cartes de paiement sont acceptées.   

ATTENTION : Fermeture des portes du monastère le soir entre 22 h 30/23 h 00.                    

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ASSISI par GIOTTO – Fresque

ASSISI

Difficile de ne pas commencer le périple par la ville natale et bien sûr la maison natale de celui qui devint Frère François. Je rassure tous ceux qui ont peur de se trouver dans une sorte de Lourdes à l’italienne. Rien de tel ici. Assise est l’une des plus jolies villes d’Italie, blanche et rose, comme accrochée aux pentes du Mont Subasio, et protégée de toute incursion désagréable par ses remparts. L’absence de voitures la rend tranquille et c’est un délice que de se perdre dans ses ruelles, puis de retrouver la gaieté qui règne autour des petites places ou même dans les artères principales. Qui ne cherche pas à communier avec les grands rendez-vous des fêtes propres à Saint François, sera bien aviser de venir à Assise quand les touristes la désertent un peu et qu’elle se retrouve avec elle-même.  

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ASSISI – Eglise SANTA CHIARA

Elégance et finesse de ses églises, comme Santa Chiara, riche à l’intérieur des douces fresques de l’école de Giotto, dont un portrait de Sainte Claire jeune. Ou San Rufino dont la façade est considérée comme l’une des plus jolies d’Italie par la finesse des sculptures de son portail, rosace et frise de colonnettes jusqu’aux lions faisant leur repas de quelques païens… peut-être ! 

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ASSISI – Eglise SAN RUFFINO

Magnifique aussi le Temple de Minerve au centre d’Assisi, recycler en église, et dont le jeune Goethe tomba amoureux.  Et puis, tout à l’autre bout de la ville, la basilique San Francesco aux fresques d’un bleu somptueux. Elle fut la première église dédiée au saint. Elle date du XIIIe siècle. En fait, il s’agit de deux églises superposées, faites elles aussi de la pierre blanche et rose du Mont Subasio. On la visite aussi pour les merveilleuses fresques, dont 28 relatent la vie de François, et sont attribuées à Giotto en personne, celles aussi de Cimabue qui sont quelque peu endommagées par l’humidité, sans oublier les œuvres de Simone Martini et de Pietro Lorenzetti. On se perd dans des bleus merveilleux soulignés d’or, et on regrette juste que ce soit quand même assez sombre… Fragilité des fresques oblige. 

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ASSISI – TEMPIO DELLA MINERVA

Derrière la Piazza del Comune, agrémentée d’une grande fontaine, se dresse une église baroque à coupole, la Chiesa Nuova, édifiée en 1615 par Philippe III d’Espagne. Ce charmant petit tabernacle et le couvent franciscain contigu étaient destinés à l’origine à conserver les vestiges de la maison familiale de François. Un moine fait visiter la cellule dans laquelle son père l’emprisonna, excédé par les excentricités religieuses du fiston… On remarque aussi une étable, sur un côté de l’église, où il vint au monde après qu’un ange déguisé en pèlerin eut annoncé à Pica di Bernardone, sa maman, la naissance prochaine d’un fils. De cette naissance vint sans doute à François l’idée de la première crèche telle qu’il l’imagina alors qu’il s’était retiré dans le village de Greccio plus au sud…  

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ASSISI – LA ROCCA MAGGIORE

Rien n’interdit de s’échapper du spirituel pour retrouver le temporel et monter jusqu’à la Rocca Maggiore qui rappelle qu’Assise n’est pas la petite ville délicieuse qu’on visite aujourd’hui. En effet, elle connut un destin comparable aux autres villes d’Ombrie. Après une longue période paix dont bénéficia l’Empire romain, elle céda d’abord devant les Ostrogoths, fut mise à sac par les armées franques de Charlemagne en 773 mais qui en ordonna la reconstruction immédiate. Puis en 1150, le brutal Frédéric 1er Barberousse s’en empara, nomma son lieutenant Conrad de Souabe gouverneur de la ville, avant que le pape ne décide d’intervenir en défiant l’autorité impériale. Ainsi, guelfes et gibelins s’opposèrent en de sanglants conflits et Assise balança durant deux siècles entre la cause de la papauté et celle de l’empereur. Cependant, sa haine la plus virulente, elle la réserva à Perugia (Pérouse), cité contre laquelle Assise persévéra dans une guerre d’usure qui semble d’une prodigieuse obstination, conservant son indépendance dans des conditions telles que n’importe quelle autre ville aurait depuis longtemps déposé les armes.

Du haut de ses murs et de ses tours pour la plupart intacts de cette Rocca, on découvre une superbe vue panoramique sur les environs d’Assise, sur les montagnes d’Ombrie orientale ainsi que vers le sud où l’on distingue Spoleto au loin. Le château d’origine, fortifié par Frédéric 1er Barberousse, fut détruit en 1198 par les habitants d’Assise révoltés contre leur gouverneur Conrad de Souabe. L’édifice actuel fut inclus dans l’ouvrage défensif construit autour de la ville, en 1167, par le cardinal Albornoz. Laissée à l’abandon au cours du XVIIe siècle, la principale forteresse d’Ombrie, qui fit jadis partie de la dot de Lucrèce Borgia, est désormais un site tranquille que caresse une brise attiédie par la chaleur réverbérée des énormes blocs de maçonnerie.  

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LA PORTIONCULE A L’INTERIEUR DE SAINTE MARIE-DES-ANGES

Les environs d’Assise regorgent de lieux rappelant la présence de saint François, au premier chef desquels, en raison de sa situation clé dans la plaine, se trouve une basilique Santa Maria degli Angeli. On y parvient en descendant la route abrupte conduisant vers la superstrada et un petit faubourg industriel, près de la gare ferroviaire… Et là le charme est rompu. De plus, la basilique a été conçue pour englober la petite église de la Portioncule, qui signifie « petite portion », en référence soit à son site, soit au bloc de pierre provenant du tombeau de la Vierge et incorporé dans ses murs. En 1211,  François fonda ici ce qu’il appela simplement « une place » pour ses disciples, lieu de culte autour duquel ces derniers construisirent de petites masures. C’est ici également que sainte Claire prononça ses vœux et que mourut François le 3 octobre 1226, dans la petite cellule jouxtant l’église.

Malheureusement le grotesque de l’imposante basilique et la simplicité élémentaire de cet abri de pierre, rompt le charme et il n’est pas sûr que la promenade dans le jardin puisse chasser l’accablement que ne manque pas de provoquer de telles bondieuseries. Pourtant, une nuit d’hiver, saint François se jeta dans le parterre de rosiers couverts de neige pour vaincre une tentation dont l’histoire ne nous dit rien. Les feuilles tachées de sang provoqué par les piquants, ont conservé une teinte écarlate et les épines elles-mêmes ont miraculeusement disparu ; ces rosiers sont maintenant inoffensifs et continuent de fleurir chaque printemps. Malgré le mauvais goût que reflète Santa Maria degli Angeli, le réfectoire a été aménagé en musée qui conserve des œuvres remarquables de la peinture italienne primitive, dont une magnifique terre cuite émaillée d’Andrea della Robbia représentant Saint François.

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RIVOTORTO A L’INTERIEUR DU SANCTUAIRE

Toujours dans la vallée, un autre site fut important dans la vie de François d’Assise, c’est Rivotorto, malheureusement comme la Portioncule, cet autre abri est enchâssé dans un autre édifice. Mais à l’origine, François, après ses victoires spirituelles et ses conversions en masse, avait besoin de se jeter dans l’humilité et l’adoration. Il lui fallut donc trouver un refuge. On chercha pour lui. Une première démarche auprès de l’évêque d’Assise demeura vaine. Finalement, il opta pour une cabane des plus modestes près du lit d’un torrent à sec par temps ordinaire, redoutable quand éclatait un orage, il était arrivé à Rivotorto. Jadis dépendant d’une léproserie, l’endroit n’appartenait plus à personne et la petite troupe s’y installa tant bien que mal. Il s’agissait plutôt d’un abri contre le soleil et la pluie qu’un véritable logis. Mais François avec sa bonne humeur habituelle déclara qu’il servirait mieux qu’un palais de point de départ pour le paradis. Il fallait se serrer pour y tenir tous, impossible de s’étendre ou de s’asseoir. Chaque frère avait son nom inscrit sur une poutre… Malheureusement, là encore la magie a du mal à opérer. On se demande qui a bien pu avoir l’idée de protéger des lieux modestes dans un environnement certainement riant dans une cathédrale-bunker…

Le Sanctuaire de Rivotorto se trouve dans la plaine d’Assise, à environ 3 km à l’est de la ville, au pied du Mont Subasio. Il n’y avait donc ici qu’une simple cabane couverte de branches, soit en italien un « tugurio ». Elle servait d’abri aux paysans et se trouvait juste à côté d’un petit ruisseau sinueux, en italien un « Rivotorto ».

agriturismo-il-giardino-degli-ciliegi-piscineDans les environs de Rivotorto, un petit agritourisme du XVIIIe siècle, avec restaurant et piscine, offre l’hospitalité dans 8 chambres gaies et confortables. Voilà une bonne adresse pour passer au moins une semaine et profiter d’Assise et de ses environs. En effet, auprès de l’agritourisme vous pourrez : suivre des cours de cuisine, vous faire masser par personnel qualifié, faire de belles ballades à cheval le manège se trouve à 5 km de l’agritourisme, louer une autoguide pour visiter Assise et sa région, louer des vélos, et même demander une baby-sitter. Enfin, pour les amateurs, le golf-club de Perugia (18 trous) vous attend, il se trouve à seulement quelques kilomètres. Possibilité également de faire du parapente ou du deltaplane sur les pentes de Mont Subasio. Le personnel de l’agritourisme est à votre disposition pour organiser et réserver vos activités, quelles qu’elles soient. TARIFS - B & B : 40/50 Euros – 1/2 Pension : 60/70 Euros – Selon la saison.

 

 

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ASSISI – MONASTERE DE SANT ANGELO IN PANZO

Toujours dans les environs d’Assisi d’autres petits lieux rappellent la présence de saint François, ainsi en quittant Assise par la Porta Nuova, au sud-ouest, après deux kilomètres, on parvient aux ruines du monastère de Sant’Angelo in Panzo qui conserve le souvenir de l’amitié qui lia Saint François et Sainte Claire. Ce fut le premier couvent de Sainte Claire et c’est ici qu’eût lieu son premier miracle.

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ASSISI – L’ABBAYE SAN BENEDETTO AU SUBASIO

Plus loin sur la route se trouve une abbaye plus ancienne encore, San Benedetto, commencée probablement vers l’an 900 qui possède deux belles cryptes de style roman tardif, par la suite, au XVIIe siècle, les bâtiments conventuels furent restaurés. L’abbaye apparaît isolée au milieu des bois sur le versant occidental du Mont Subasio, pas très loin du centre d’Assisi. Au début du XIIIe siècle, l’abbé de San Benedetto permit à François d’utiliser la petite église de San Damiano et la chapelle de la Portioncule. Bien que l’abbé n’ait rien demandé, François s’attacha à lui donner en guise de loyer annuel un panier de poissons pour la concession de la Portioncule. En échange l’abbé lui offrit l’huile pour la lampe de la chapelle. Cet échange de bons procédés entre les frères mineurs de la Portioncule et les Bénédictins se célèbre encore aujourd’hui, le 31 mars, près de l’abbaye Saint-Pierre.   

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ASSISI – CLOITRE DE SAN DAMIANO

Toutefois, l’endroit le plus délicieux, à mon sens, se trouve à quelques kilomètres de la Porta Nuova, par une petite route qui mène parmi les oliviers et les cyprès au couvent de San Damiano. Il date du XIIIe siècle. C’est dans cette pauvre église que François aurait entendu un crucifix lui parler. Celui-ci est aujourd’hui conservé dans l’église de Santa Chiara à Assisi. En effet, le crucifix lui ordonnait : « Va et reconstruis ma maison ».  Et je vous laisse découvrir ou relire la vie de Saint François et comment le jeune homme qu’était François à l’époque, s’empressa d’aller chercher des marchandises dans l’entrepôt d’étoffes de son père pour les vendre à Foligno, petite ville proche d’Assise, et partit offrir l’argent au curé de San Damiano qui, bien sûr, le refusa…

En fait, c’est ici à San Damiano que commence la grande aventure que fut la vie de Saint François. C’est aussi dans ce petit monastère que vécut Sainte Claire, dans le plus grand dénuement et la prière, entourée de ses sœurs. Il faut savoir que Claire, très jeune, quitta sa famille pour adhérer à l’idéal de pauvreté de saint François. C’est à San Damiano d’ailleurs qu’elle mourut. Par la suite, ses sœurs les Clarisses, ordre qu’elle avait fondé, quittèrent San Damiano et s’installèrent au couvent attenant à l’église Santa Chiara à Assise.

L’église et le couvent de San Damiano conservent l’oratoire absidial de Sainte Claire, ainsi que des reliques, comme la clochette qui lui servait à appeler ses sœurs à la prière, ou son petit jardin dominant la plaine d’Assise. Dans le réfectoire, la place où elle avait coutume de s’asseoir est marquée depuis toujours par un petit bouquet de fleurs.   

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SAINTE CLAIRE

Claire fut la première femme à suivre François dans son chemin vers la sainteté. C’était une jeune aristocrate, fille du comte Favorino Scefi, née à Assise, en 1194, dont la famille connaissait probablement le père de François, qui entretenait des relations d’affaires avec le père de Claire. Celui-ci découvrant le manque d’enthousiasme pour le mariage qu’il lui préparait et son désir de suivre la nouvelle règle franciscaine, son influence aussi sur les autres membres de sa famille, lui rendit l’existence très difficile, espérant que l’entêtée céderait aux arguments de ceux qui avaient décidé de son avenir. Saint François fut pour Claire un bienveillant directeur spirituel, l’aida à bâtir les cellules de ce qui allait devenir le premier monastère de l’ordre des « Pauvres Dames », ou clarisses, l’une des plus importantes congrégations religieuses.

Si Claire, femme aux profondes ressources spirituelles, entretint avec François des relations amicales qui enrichirent certainement les dernières années de vie du saint, il serait aussi romantique que vain d’imaginer entre eux un amour platonique. Elle mourut en 1253, et fut canonisée deux ans après. Son ordre, à la tête duquel elle défia notamment le pape, fut contraint d’adopter une règle strictement contemplative, et ne manque jamais, encore aujourd’hui, d’offrir à Rome une livre de cierges le jour de la Saint François d’Assise, le 4 octobre. Elle repose dans l’austère église gothique de Santa Chiara à Assise, cette belle église aux bandeaux de pierres roses et blanches, et aux immenses arcs-boutants, œuvre de Filippo da Campello en 1255, érigée à l’extrémité sud de la vieille ville, à l’opposé de la basilique San Francesco.

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ASSISI – EREMO DELLE CARCERI

Enfin, en quittant Assise par la route du Mont Subasio, vous arriverez à cet endroit que certains considèrent comme le site idéal d’un ermitage… l’Eremo delle Carceri. Dans l’italien d’aujourd’hui « carceri » signifie « prisons », mais ce même mot désignait à l’époque un espace clos. L’Eremo delle Carceri c’est l’un des nombreux lieux où François avait coutume de se retirer pour méditer dans le recueillement et la solitude, entre deux pérégrinations missionnaires à travers le vaste monde. C’est un endroit tout aussi charmant que San Damiano. Un petit monastère y fut construit au XVe siècle par saint Bernardin de Sienne. La cellule d’ermite de saint François y a été conservée, de même que son lit de pierre, son oreiller en bois et le vieux chêne vert à l’ombre duquel il parlait chaque jour aux oiseaux. Le ruisseau qui coule sous le pont à proximité du monastère fut asséché à la demande du saint car son gargouillis noyait ses prières. Le lit du cours d’eau ne se remplit désormais que pour annoncer quelque désastre public.

La vie à l’Eremo delle Carceri était très rude, ce qui pourtant ne découragea pas sa seule pensionnaire femme, une singulière religieuse du XVe siècle, originaire de Lucca en Toscane et connue sous le nom de Beata Anonima. « Brûlant de l’ardent désir de lutter selon la règle séraphique », elle s’enfuit déguisée en homme, parvint au monastère et demanda aux moines de l’accueillir. Impressionnés par sa piété, ceux-ci l’autorisèrent à se joindre à eux, et ce ne fut qu’à l’heure de sa mort, après de longues années de pieuses dévotions, que l’on découvrit que ce Toscan anonyme était en fait une Toscane.

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ABBAYE DE VALLINGEGNO

Un dernier lieu important dans l’histoire de Saint François puisque c’est ici que le saint trouva un refuge provisoire. En allant vers Gubbio, en remontant la route qui traverse la haute montagne par Pieve San Nicolo’ jusqu’à Valfabbrica, aux murailles et tours médiévales, et de là jusqu’à La Barcaccia, où, après un virage à gauche, vous pénétrerez dans une région boisée aux contours accidentés. Par Coccorano et Biscina, vous rejoindrez la route principale venant de Pérouse et découvrirez bientôt le noble ensemble datant du XIVe siècle du château et de l’abbaye de Vallingegno qui accueillit Saint François.  

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FRANCOIS PARLE AUX OISEAUX – GIOTTO

En descendant dans la vallée, Bevagna nous parle encore de François. C’est un très joli bourg médiéval, entre Montefalco et Foligno. C’est à Bevagna que François prêcha aux oiseaux et toutes les animaux lui obéirent, comme nous le raconte Tommaso da Celano, au chapitre XXI, de sa « Vie de Saint François » : « Alors que le nombre des frères augmentait, François parcourait la vallée de Spolète. Passant près de Bevagna, il vit un rassemblement d’oiseaux d’espèces différents : colombes, corneilles… »… Dans l’église Saint-François est conservée la pierre sur laquelle était monté le saint pour son prêche aux oiseaux au lieu dit Pian d’Arca, sur la route de Cannara.  

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MONTEFALCO – PORTE DE LA VILLE

Bien que Montefalco ne soit pas cité dans les pérégrinations de François, par la suite ses frères y construiront le délicieux petit couvent de San Fortunato. Montefalco, c’est le « Mont du Faucon ». Mais on l’appelle surtout « le balcon de l’Ombrie », il n’est que de grimper en haut de la tour Communale pour s’en rendre compte. Montefalco est une petite bourgade perchée sur une colline au milieu des champs d’oliviers et des vignes. Mais si vous aimez la peinture italienne de la Renaissance, vous vous régalerez des fresques de Gozzoli, du Perugino ou encore de Melanzio. Quant au vin local, le Sagrantino, cépage qui n’existe qu’ici à Montefalco, il vous faudra penser à y goûter, ainsi qu’un excellent Rosso di Montefalco qu’on peut rapporter et laisser quelque temps à cave, vous aurez plaisir à le retrouver. Pour déjeuner je vous recommande un petit restaurant qui reste gravé dans ma mémoire, il occupe une maison médiévale via Fabbri : Il Coccorone – Si vous ne connaissez pas les crespelle, voilà l’endroit pour y goûter et puis, ils ont aussi un excellent tiramisu. Coccorone était l’ancien nom de Montefalco, avant qu’un seigneur fit cadeau de son faucon à la ville.

Petit hôtel à quelques mètres de la place principale de Montefalco, dans un palais historique entièrement rénové. Les travaux mirent à jour la structure originale, un ancien couvent, et six grandes fresques d’un peintre des Marches, Mariano Piervittori, furent mises à jour, d’où le nom de l’hôtel et qui décorent la réception et la salle de lecture de l’hôtel. De plus, cet hôtel occupe une position très privilégiée permettant de rejoindre en quelques minutes tous les lieux intéressants et artistiques de la ville. Enfin, onze chambres très bien équipées offrent aux hôtes un panorama unique sur la vallée ombrienne et les villes d’Assise, Spello, Bevagna et Foligno.

TARIF 

-          Chambre individuelle : 60 Euros – Chambre double : 75 Euros – Chambre triple : 95 Euros

-          Appartements pour 2/3 personnes : 75/95 Euros – Appartements pour 4 personnes : 115 Euros

-          B & B : 30 Euros par personne.

 

 

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COUVENT DE SAN FORTUNATO

En quittant Montefalco en direction de Giano nell’Umbria, au cœur de cette campagne ombrienne si attachante, on trouve tout de suite sur la gauche l’indication pour le couvent de San Fortunato. L’édifice semble se fondre Dans la subtile harmonie du paysage. La petite église est considérée comme l’un des édifices religieux les plus anciens d’Italie centrale. Elle fut édifiée à l’origine par un soldat du nom de Severus, et consacrée par l’évêque Spes de Spoleto en l’an 422 pour abriter la dépouille mortelle de Saint Fortunatus, évangéliste de la région, qu’il ne faut pas confondre avec son homonyme l’évêque de Todi. Ce Fortunatus-là, laboureur qui délaissa son attelage pour devenir prêtre, mourut en 395. Le pique-bœuf qu’il jeta au sol lorsqu’il répondit à l’appel de sa nouvelle vocation bourgeonna miraculeusement en houx dont les pousses servaient à conjurer les démons.  L’église fut reconstruite en 1422 et l’on commanda à Benozzo Gozzoli des fresques entourant le portail principal, dont la charmante lunette présente une Vierge à l’Enfant avec Saint François, Saint Bernardin et deux anges, ainsi que d’autres fresques à l’intérieur mais dont il ne reste que des fragments. San Fortunato est encore aujourd’hui un couvent franciscain.  

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GUALDO CATTANEO – AU LOIN SUR SA COLLINE ESCARPEE

En sortant de Montefalco, un agréable tronçon de route mène vers l’ouest jusqu’à un virage à droite en direction de Gualdo Cattaneo, petit bourg fortifié d’où on peut rejoindre Bevagna, puis rentrer sur Assise, si vous avez choisi d’y résider. Cependant, si vous choisissiez de rejoindre Todi, sachez que vous ne risquez plus d’être soumis à des actes de brigandage, fléau qui infestait la région au début du XIXe siècle. Les environs de Todi servaient de refuge aux bandits de tout poil. Le plus célèbre d’entre eux était un personnage surnommé La Strega, la sorcière, dont les curés de la région saluaient, dit-on, les méfaits en faisant sonner à toute volée les cloches et en chantant des Te Deum d’action de grâce, car ce brigand n’oubliait jamais de garnir généreusement les troncs de leurs églises.

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FRESQUE DE BENOZZO GOZZOLI – SAINT FRANCOIS – COUVENT SAN FORTUNATO – MONTEFALCO

HOSPITALITE RELIGIEUSE POSSIBLE A BEVAGNA APRES DES BENEDICTINES – POUR FAMILLES ET GROUPES – CAPACITE : 70 PERSONNES

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TARIF : 30 Euros petit déjeuner compris par personne et 35 Euros petit déjeuneur compris pour personne seule    ½ Pension : 45 Euros par personne – Boissons comprises.

COURS DE LANGUE ET DE LITTERATURE ITALIENNE POSSIBLES SUR DEMANDE.

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HEBERGEMENT A GUALDO CATTANEO – En agritourisme

-          Petits appartements pour deux personnes : de 70,00 à 100 Euros par jour                                                        

-          Petits appartements pour trois personnes : de 110,00 à 150,00 Euros par jour

Séjour d’une semaine possible sur demande.

agriturismo-la-villa-gualdo-cattaneo212 chambres spacieuses (17 à 44m²) et suites pour 4 personnes –  Chambre et Petit déjeuner : de 55,00 à 65,00 Euros – ½ Pension : de 82,00 à 92,00 Euros

Agriculture biologique – Piscine

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