DANS LE MONDE DU SAGITTAIRE… LE THE

(7.01 - LES THES DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 28-11-2009

UNIVERSEL, MEDICINAL ET SPIRITUEL…

LE THE

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D’origine chinoise, où il est connu depuis l’Antiquité, le thé est aujourd’hui la boisson la plus bue au monde après l’eau. La boisson elle-même peut prendre des formes très diverses : additionnée de lait et de sucre au Royaume-Uni, longuement bouillie avec des épices en Mongolie, préparée dans de minuscules théières dans la technique chinoise du gongfu cha, la cérémonie du thé.

Cette boisson se répandit dans tout l’Orient, et parvint en Occident au cours du XVIIe siècle. Ce sont les Hollandais qui introduisirent le thé en Europe. Ils l’avaient acheté à Java et le nommèrent thee, d’où le français thé, l’allemand tee, l’anglais tea ou l’italien tè.

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Le théier, arbre à thé ou tout simplement thé, est un arbuste originaire d’Extrême-Orient, de la famille des Théacées. On distingue trois formes de cette espèce cultivées dans le monde entier : le Camellia sinensis assamica (Assam), le Camellia sinensis sinensis (Yunnan) et le Camellia sinensis cambodiensis. 

Les principaux pays producteurs sont la Chine, l’Inde, le Sri Lanka, le Vietnam, Taïwan, le Japon, le Népal, la Turquie, le Kenya et la Tanzanie. Dans le commerce du thé, le Sri Lanka et Taïwan sont désignés respectivement par leurs anciens noms de Ceylan et Formose.

Suivant l’espèce, le théier se cultive dans un milieu climat tropical humide pour l’Assam ou supporte des conditions plus rigoureuses pour le Yunnan : Japon, Chine, Géorgie, Iran, Turquie, Himalaya indien. En plantation, le théier est taillé pour ne pas dépasser un mètre de haut afin d’en faciliter la cueillette. Les premières récoltes commencent au bout de trois à quatre ans.

plantation-de-the-en-malaisie    Plantation de thé en Malaisie

La cueillette s’effectue encore à la main, le plus souvent par des femmes, sauf au Japon et en Géorgie où elle est mécanisée. Elle se pratique plusieurs fois par an, jusqu’à quatre fois ou plus suivant les régions. Les cueillettes se font par round de 4 à 14 jours, le temps que le théier se renouvelle.

Les feuilles les plus jeunes sont vert clair. Ce sont les plus riches en substance (caféine, tanin, etc.) et celles qui fournissent la boisson la plus goûteuse et la plus raffinée. A l’extrémité des branches se trouve un bourgeon recouvert d’un duvet blanchâtre, le « pekoe », qui signifie en chinois « duvet blanc » et qui n’est autre que la jeune pousse enroulée sur elle-même. Ce bourgeon est particulièrement recherché. Plus on redescend sur la branche, plus les feuilles sont larges et moins la boisson est savoureuse.

On effectue donc plusieurs sortes de cueillette suivant la qualité recherchée de la boisson. Dans la cueillette dite « impériale », on cueille uniquement le pekoe plus une feuille, dans la cueillette « fine », le pekoe plus deux feuilles et dans la cueillette normale, le pekoe et trois feuilles ou plus.

Les différentes sortes de thés (noirs, verts, oolong…) ne proviennent pas de différentes espèces de théier, comme on l’a longtemps cru en Occident, mais sont obtenues en traitant différemment les feuilles récoltées. Si les opérations élémentaires sont simples à décrire, les méthodes exactes sont des secrets industriels jalousement gardés. En plus des opérations classiques, les feuilles de thé sont parfois façonnées à la main, en boules, en fleurs, en dragons, en galettes….

fleur-de-the 

VERT OU NOIR… QU’IMPORTE… C’EST LA BOISSON SANTE PAR EXCELLENCE 

C’est la boisson la plus consommée au monde. Au point que l’on a oublié qu’il s’agit d’un véritable médicament. Le thé est une boisson dépurative, diurétique, digestive, anti cholestérol, antiviral, anti-âge… Il contient des vitamines (B2, K et PP), des oligoéléments, des flavonoïdes.

Selon le mode de préparation, on obtient du thé vert (non fermenté) ou du thé noir (fermenté). Si ce dernier est surtout protecteur du système cardio-vasculaire, le thé vert, très riche en tanins, est anti tumoral. Des études sur des souris ont montré que la consommation quotidienne de thé vert stopperait l’évolution des cancers de la peau dans plus de 80 % des cas, et des cancers des poumons ou de l’estomac dans plus de 50 % des cas. Cette action serait due à une très forte concentration en poly phénols, qui empêchent la dégénération cellulaire, et en gallate d’épigalocatéchine, qui freine la multiplication tumorale.

Une à trois tasses par jour suffisent pour en profiter pleinement sans insomnie. Un petit truc pour filtrer sa théine : jeter la première eau infusée puis s’en resservir une tasse. En effet, contrairement aux idées reçues, un thé léger est bien plus énervant qu’un thé longuement infusé : la théine se libère à 75 % dans les trois premières minutes. Mais c’est l’inverse pour le thé vert : plus il infuse, plus il se charge de caféine.

On n’innove donc pas en rangeant le thé parmi les plantes médicinales. C’est comme telle qu’il fut introduit en Occident au XVIIe siècle et maintenant qu’il a cessé d’être une denrée exceptionnelle, nous aurions tort d’oublier de faire appel à lui en cas de besoin sous prétexte qu’il est d’usage commun.

Les thés noirs communément commercialisés en Occident sont issus d’un processus de fabrication mis au point par les Britanniques, en Inde, au milieu du XIXe siècle. Les Britanniques se sont inspirés des méthodes chinoises qu’ils ont largement rationnalisées et simplifiées, introduisant notamment l’usage de machines (broyeuses, séchoirs, tamis…), là où les Chinois continuent à préparer les thés à la main. 

LE THE VERT : UN MANGEUR DE GRAISSES

La légende raconte que le thé fut découvert en 2737 avant Jésus-Christ par l’empereur chinois Chen Nong, qui s’apprêtait à boire une tasse d’eau chaude à l’ombre d’un théier lorsqu’une feuille se détacha de l’arbre et tomba dans le récipient. Des récipients datant de la dynastie Han (de – 206 à 220) ont été retrouvés, mais c’est sous la dynastie des Tang (618-907) que le thé a été clairement identifié comme la boisson populaire.

Le thé vert est un thé dont les feuilles, après la cueillette, sont le plus souvent flétries et chauffées à haute température, afin de neutraliser les enzymes responsables de l’oxydation. Elles sont ensuite roulées et séchées plusieurs fois afin d’obtenir une forme particulière. On peut distinguer deux méthodes principales pour obtenir du thé vert :  

       La méthode chinoise, d’une part, par laquelle les feuilles sont chauffées dans de grandes bassines de cuivre placées sur le feu ;  

       La méthode japonaise, d’autre part, par laquelle les feuilles sont chauffées à la vapeur, très brièvement, en moins d’une minute, avant d’être roulées et séchées. 

L’Orthosiphon est un thé qui pousse à foison dans les lieux humides de l’île de Java et dans les régions marécageuses de l’Inde ou de l’Australie. Les Malaisiens l’ont baptisé « moustache de chat » à cause des quatre étamines effilées qui garnissent le cœur de sa fleur. Là-bas, on fait sécher ses feuilles comme celles du thé, pour éviter la fermentation et lui conserver à la fois sa saveur et ses vertus thérapeutiques. La principale : il est diurétique. Il augmente le volume des urines et accélère en même temps l’évacuation des déchets : urée, acide urique, toxines métaboliques… C’est pourquoi l’orthosiphon est recommandé pour apaiser les troubles aussi divers que les rhumatismes, l’eczéma ou certaines migraines. Tous ces troubles et bien d’autres, sont en effet dus en partie à l’accumulation de toxines dans les tissus. Traditionnellement, on utilise l’orthosiphon pour lutter contre les maladies des reins et de la vessie. C’est en Indonésie qu’on l’appelle le « thé de Java ». Ses feuilles augmentent le volume et la fréquence des urines favorisant ainsi l’élimination des déchets. Elles ont aussi un effet sédatif léger, qui aide à lutter contre la nervosité provoquée par certains régimes.

On compte deux cuillerées à soupe pour un demi-litre d’eau bouillante, à laisser infuser dix minutes. On peut en boire trois à quatre fois par jour, entre les repas.

COMME LE SAGITTAIRE LE THE A BESOIN DE TOUT UN CEREMONIAL ET INVITE PAR LA MEME A LA SPIRITUALITE

L’admirable cérémonie du thé japonais ne relève pas seulement d’une esthétique, fût-elle la plus parfaite. La pureté du décor, des instruments et des gestes peuvent, certes, la faire apparaître comme une sorte de culte inégalé de la beauté. Mais la première cérémonie du thé, disent les Taoïstes, est l’offrande de la coupe par Yin-hi à Laotseu, qu’allait lui remettre le Tao-te king. Et le théier, disent les adeptes du Zen, est né des paupières de Bodhidharma, qu’il avait coupées et jetées au loin pour s’interdire la somnolence pendant la méditation. C’est pourquoi le thé est utilisé dans le même dessein par les moines : les tenir éveillés.

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Si la cérémonie du thé a toutes les apparences d’un rite communiel, qu’elle a probablement été, en vue, prétend-on d’atténuer la rudesse des mœurs, de discipliner les passions, de surmonter les antagonismes guerriers, et d’établir la paix, sa caractéristique principale est la sobriété, le dépouillement de l’acte, qui vise au dépouillement de l’individualité.

Comme dans tous les arts Zen, le but à atteindre est que rien dans l’acte ne soit accompli par l’ego, mais par la nature propre ou par la vacuité. Le thé est finalement le symbole de l’Essence à laquelle participe le Soi ; mais cette participation n’est pas vacuité sans le sommeil ; elle est veille intense et active dans le silence contemplatif.

COMME LE SAGITTAIRE LE THE PASSE LES FRONTIERES ET LES CONTINENTS… COMME LE SAGITTAIRE LE THE EST DE TOUTES COULEURS… 

On le trouve à Ceylan et rien ne prédestinait Ceylan à devenir « l’île de thé » qu’elle est aujourd’hui. C’est l’Ecossais James Taylor qui a permis cette grande révolution en y plantant vers 1860 les premiers théiers provenant de Chine et d’Assam. Aujourd’hui les plantations couvrent une grande partie de l’île et s’étendent jusqu’à 2500 mètres. Les liqueurs produites sont ambrées, onctueuses, astringentes et charpentées.  

Le thé de Darjeeling provient des plantations de cette région du Nord de l’Inde, situées sur les contreforts de l’Himalaya, entre Bhoutan, Népal et Sikkim. Ici toutes les conditions sont propices à la production de très grands jardins : haute altitude, ensoleillement et brumes accrochées aux montagnes. Les thés de cette région offrent des liqueurs avec un arôme et une finesse inégalée et des notes telles que : amande, muscat et fruits mûrs.

Connaissez-vous les thés du Népal ? Ce pays frontalier de l’Inde s’est inspiré des plantations de la région de Darjeeling, qu’il jouxte, pour installer depuis les années 20 ses quelque 16 000 hectares de plantations. Le Népal compte aujourd’hui 85 plantations et produits majoritairement des CTC, mais également une petite production orthodoxe de très belle qualité, réalisée de manière artisanale par de petits fermiers respectueux de l’environnement, et qui a fait la renommée de cette origine.

Les thés de Chine sont appelés « thés noirs ». Pourtant, en Chine, ils sont connus sous le nom de « Hong cha », signifiant « thés rouges », à cause de la teinte fauve que prennent les feuilles à l’infusion. Ils sont apparus en Chine bien plus tardivement que le thé vert, à la fin du XVIIe siècle, suite à l’essor économique résultant des premières exportations. Provenant essentiellement des provinces d’Anhui, Yunnan et Fujian, les thés noirs de Chine offrent une belle et vaste palette aromatique, à explorer absolument.

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Brique de thé de Chine

Quant au thé rouge vendu en Europe, c’est la dénomination donnée improprement à une plante, différente du thé, poussant en Afrique du Sud, le Rooibos (Aspalathus linearis) qui ne contient pas de caféine et peu de tanin.

Nommés « thés sombres » en Occident et « thés noirs » en Orient, en raison de leurs feuilles qui tournent à l’infusion au noir profond, ces thés sont avant tout connus grâce aux célèbres Pu-Erh, manufacturés exclusivement dans la province chinoise de Yunnan. L’appellation Pu-Erh provient du nom d’un village du sud du Yunnan, Pu er, situé sur la route de la soie, et qui était autrefois une plate-forme de commerce entre le Gouvernement chinois et les tribus aborigènes du Yunnan. Ces thés se distinguent par leur parfum surprenant de terre humide et leurs notes minérales, résultat d’une post-fermentation, et par le fait que ce sont des thés de garde. Affinés en cave, ils se bonifient avec le temps. La liqueur s’arrondit et les arômes se complexifient.

Et puis il existe les thés de Chine fumés. Ils ont la particularité d’évoquer aux Occidentaux « le thé de Chine » alors que pour les Chinois, ils représentent « le thé des étrangers ». L’arrivée de ce thé en Occident remonte à la fin de la dynastie Qing, époque où les ports chinois se sont ouverts à l’export. Originaires de la province du Fujian, ces thés sont cultivés sur les flancs des montagnes Wuyi. Leur goût fumé puissant provient d’un séchage des feuilles, après oxydation, dans un enfumoir empli de braises d’acacia, d’épicéa ou de cyprès. 

En Chine avant la dynastie Song, les fleurs de jasmin étaient exclusivement réservées aux jardins royaux. Depuis cette période, une tradition du thé au jasmin s’est développée. Après la cueillette, les fleurs sont étalées sur des tamis en bambou. Celles-ci s’épanouissent et libèrent une forte fragrance durant les heures nocturnes. Elles sont alors mêlées aux feuilles de thé jusqu’à ce que celui-ci s’imprègne de leur arôme. En résulte une liqueur douce et très parfumée.

natte-de-the Natte de thé  

Thé noir compressé du Yunnan enveloppé dans une feuille de palme, nouée de manière à former cinq boules, chacune servant à préparer un litre et demi de thé. Les nattes peuvent être plongées dans l’eau du bain pour un grand moment de détente.

C’est encore en Chine que l’on trouve le thé jaune. Cette famille de thés rares, produits uniquement en Chine, tirerait son nom de la couleur emblématique de l’empereur, qui se délectait de ces thés. Plus vraisemblablement, cette appellation proviendrait des reflets jaunes que prend le duvet des feuilles à la suite d’un procédé d’oxydation particulier : après une dessiccation rapide, les feuilles sont enroulées dans des « Niu Pi Zhi », vieux papiers jaunes, et laissées à sécher naturellement. Ce thé unique est produit dans la région du Meng Ding « Pic masqué » dans la province du Sichuan : une liqueur aux notes de noix et à la saveur légèrement sucrée.

Les thés blancs sont également la spécialité d’une province chinoise, le Fujian. Ils tiennent leur nom du duvet blanc qu’arborent les jeunes pousses des variétés de théiers sélectionnés pour leur manufacture, appelés Da Bai, « Grand blanc ». Considérés comme rafraîchissants par les Chinois, ces thés sont consommés pendant les fortes chaleurs. Ils se distinguent par leur grande subtilité et nécessiteront le plus grand soin pour leur préparation. Ils excelleront, préparés en Gaiwan, avec des infusions très courtes et répétées, ou bien en infusion plus longues en eau tiède ou froide. Une expérience également intéressante consiste à infuser les thés blancs, le temps d’une nuit, dans le l’eau froide, au réfrigérateur.

Les oolongs de Formose sont de grands thés qui tirent leur nom du chinois « Wu Long » qui signifie « Dragon Noir » et qui symbolise l’autorité et la noblesse. Les plus connus à travers le monde sont ceux produits sur l’île de Formose (Taïwan) mais ils trouvent leur origine dans le Fujian, en Chine. Appelés « semi-fermentés », « semi-oxydés », ou encore « thé bleu-vert », ils sont à mi-chemin entre thé vert et thé noir. Ils allient la saveur tonifiante du premier et la douceur du second. En résulte une immense palette aromatique. Un voyage qui ne cesse de surprendre. Toutefois, il existe aussi des oolongs de Chine en provenance des provinces de Fujian, de Guangdong, et des montagnes de Wuyi. Le Oolong est un type de thé très populaire en Asie, où il est communément servi dans les restaurants. Sa popularité est telle que Mac Donald en propose au Japon dans ses établissements. 

Au Japon on trouve des thés verts qui constituent la totalité de la production du pays, les thés verts japonais se distinguent par leur raffinement. Les élégantes pousses sculptées en aiguilles, les Sencha, offrent un univers organolesptique à part. Des notes végétales, fraîches et marines et une texture développées qui fait dire aux Japonais qu’ils privilégient, dans leur façon de manufacturer le thé, l’expression des saveurs alors que les Chinois eux, privilégient les arômes. De façon idéale, ces thés se prépareront à température modérée et tout particulièrement les grands crus (60-70°). Au centre de la cérémonie japonaise, le Matcha que l’on prépare dans un large bol avec une cuillérée à café de poudre, mélangé à 15 cl d’eau frémissante et fouettée au chasen, un fouet de bambou, jusqu’à obtention d’une mousse légère. C’est alors une liqueur amère aux notes végétales puissantes. 

Au Laos aussi on trouve du thé vert, récolté et fabriqué manuellement. Le séchage se fait au feu de bois puis au soleil. Après humidification à la vapeur, le thé est compacté dans des moules en bambou. Chaque bâtonnet est ensuite ligaturé à l’aide de liens de bambou. Ils sont subtilement fumé ces bâtonnets de thé vert du Komen. 

Les thés verts du Vietnam sont aussi à découvrir : le Shan Tran est un thé à la feuille épaisse et torsadée et aux reflets argentés. Les feuilles sont récoltées sur des théiers anciens le long de la frontière chinoise. Une liqueur au goût franc révélant des notes fraîches, fruitées et aromatiques ; le Lotus O.P. dont la mode fut lancée sous la dynastie Nguyen (1848-1883). On déposait alors du thé dans des fleurs de lotus pour qu’ils s’imprègnent de leur parfum. Une feuille légèrement roulée pour une infusion douce, aux notes entêtantes de fleur de lotus.

On change de continent pour l’Afrique qui nous offre le thé du Kenya il est le produit de la seule plantation de ce pays produisant encore du thé selon la méthode orthodoxe. Cela donne une tasse corsée et aromatique, mais sans amertume. Il est parfait pour le matin, avec ou sans lait.

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LES THES PARFUMES

Dans les années 1950, Jean Jumeau-Lafond redonne un second souffle aux thés aromatisés en enrichissant l’idée de l’indémodable Earl Grey. Un mélange Goût Russe Douchka naît de sa passion et de son génie. Une création intime, inspirée par sa femme qui ajoutait une tranche d’orange dans sa tasse d’Earl Grey, et apportait ainsi une touche de douceur sur une liqueur onctueuse et délicate. Depuis les experts de Dammann Frères conjuguent leur talent et inspiration pour allier les saveurs propres aux thés noirs de Chine, de Ceylan aux saveurs de fruits, de fleurs et d’épices puisées aux quatre coins du monde.

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L’Earl Grey est un mélange de thé noir aromatisé à la bergamote. On trouve également des versions thé vert, d’Oolong et même de thé blanc. Et voici son histoire : le comte Charles Grey (1764-1845), second comte Grey (en anglais : Earl Grey), aurait rapporté la recette d’un voyage diplomatique en Chine et l’aurait offerte à la Maison de thé Jacksons of Picadilly qui aurait donné le nom d’Earl Grey au nouveau mélange en guise de remerciement. En réalité, l’Earl Grey est fabriqué à base de thé noir indien et srilankais, les Chinois n’ayant jamais été de grands consommateurs de thé noir. Quant à Charles Grey, il n’a jamais mis les pieds en Chine. 

Twinings commercialisa le premier « Earl Gre’s tea » sur le marché britannique. Le blend de Twinings contient du thé de Chine, du Darjeeling, du thé de Ceylan ainsi qu’une petite quantité de Lapsang souchong, un thé noir fumé et corsé.  Jacksons of Piccadilly revendique également la paternité de l’Earl Grey et affirme avoir reçu la recette en 1830 de la part du comte. La rivalité entre les deux Maisons se poursuit malgré le fait qu’elles soient aujourd’hui liées à la même Maison mère.

Les thés parfumés les plus célèbres sont :

       Le thé au jasmin : thé vert auquel sont ajoutés lors de l’oxydation des fleurs de jasmin.

       Le thé à la menthe : thé vert en général du Gunpowdor auquel sont ajoutées lors de l’infusion des feuilles de menthe fraîche et du sucre.

       L’Earl Grey : thé noir parfumé à l’essence de bergamote.

Quelques thés célèbres :

       Darjeeling, Assam et Nilgiri : thés noirs originaires des régions du même nom en Inde où la culture du thé fut importée par les Britanniques au XIXe siècle.

       Ceylan : thé noir originaire du Sri Lanka, pays dont l’ancien nom est Ceylan.  

       Gunpowder : thé vert d’origine chinoise. Ce thé est fabriqué de telle manière qu’il forme de petites boulettes très dures. Cette forme et sa couleur vert foncé lui ont valu cette appellation qui signifie en anglais « poudre à canon ». Ce thé, de faible qualité, est célèbre car c’est lui qui est utilisé pour la préparation du thé à la menthe dans les pays du Maghreb où il est le thé de l’hospitalité. On pense que l’origine du thé à la menthe vient de la volonté qu’ont eue les Britanniques de trouver, au XIXe siècle, de nouveaux marchés pour le thé, dont ils avaient développé la culture dans leur empire des Indes. La fermeture des marchés slaves après la Guerre de Crimée avait en effet entraîné une grave crise de débouché. Cela les conduisit à chercher de nouveaux marchés pour leur produit, dont en particulier le Maghreb. Les habitants se sont rapidement emparés du thé, qu’ils ont ajouté aux infusions de menthe ou d’absinthe qu’ils buvaient alors. Ils ont ainsi inventé une nouvelle boisson : le thé à la menthe.

the-a-la-menthe1Un   Le célèbre proverbe décrit l’évolution du thé à la menthe : 

. Le premier verre est aussi amer que la vie,

. Le deuxième est aussi fort que l’amour,

. Le troisième est aussi doux que la mort. 

Par ailleurs, il faut savoir que de nombreuses études expérimentales et cliniques ont révélé que le thé exerçait un effet protecteur contre les maladies cardio- vasculaires. Toutefois, une étude allemande a prouvé récemment que, si la consommation de thé noir permet d’améliorer de manière significative la dilatation des artères par rapport à la consommation d’eau chaude, l’ajout de lait a totalement supprimé les effets du thé en raison de la présence de caséines et de la formation de complexes avec les catéchines du thé.

         Lapsang Souchong : thé chinois de la province du Fujian. C’est un thé noir dont les feuilles sont placées dans la fumée d’un feu d’épicéa ou de cyprès, ce qui lui donne un goût fumé plus ou moins marqué.

Il existe même un thé au beurre, ou thé au beurre de yak rance, connu sous le nom de Po Cha. C’est une boisson typique du Tibet, également consommé au Bhoutan. Elle est faite à partir de thé, de sel, de beurre et de lait de yak. Le Suutei tsaï et un thé au lait salé traditionnellement bu en Mongoli.

Economie du thé

L’essentiel du thé est produit par de grandes exploitations en Inde, en Chine ou au Sri Lanka, à destination des grandes entreprises de l’agro-alimentaire. A l’opposé de cette production industrielle, de nombreux « jardins », plantations parfois minuscules, fabriquent des thés très recherchés par des amateurs. Ces derniers peuvent se comparés aux très grands crus de vins français à la fois par leur rareté et par leur prix. Leur économie échappe largement aux grands courants mondiaux. 

En 2006, la production mondiale de thé a atteint 3,64 millions de tonnes. Le principal pays producteur est la Chine, suivie de l’Inde, du Sri Lanka, du Kenya et de la Turquie. Ces cinq pays réalisent plus de 75 % de la production mondiale. La Chine reste aujourd’hui le seul pays à produire toutes les familles de thé : thé blanc, thé jaune, thé bleu-vert, thé rouge et thé noir. Les autres pays producteurs de thé sont : l’Indonésie, le Vietnam, le Japon, l’Argentine, l’Iran, le Bangladesh, le Malawi, l’Ouganda. Quant aux importateurs, c’est d’abord l’Union Européenne, avec le Royaume-Uni en tête. Ensuite, vient la Russie, le Pakistan, les Etats-Unis, le Kenya, le Japon, le Maroc qui est même le premier importateur de thé vert chinois.

tasse-de-the1Sans allez si loin, si vous habitez Rambouillet ou sa région, sachez que vous pouvez y trouver tous les thés du Monde. Une charmante petite boutique et une non moins charmante marchande de thés, Laurence, vous conseillera, prendra le temps de vous faire découvrir les merveilleux parfums de ses thés mystérieux. Et sa palette est vaste, elle en propose une centaine.

D’ailleurs, il n’est que de pousser la porte pour que vous arrive de délicieux effluves : Jardin de Mogador, Rêve de la Martinique, Les Riads, Mélange vénitien, Ile de Madagascar, Calabria, Douchka, Saint-Pétersbourg, Cerisier de Chine, L’oriental, Thé des Marquises… Et tant tant d’autres noms qui évoquent horizons mythiques ou horizons lointains… que vous verrez en rêve dans les volutes de fumée de votre thé bien chaud, confortablement assis dans votre fauteuil.            

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CAF’THE

15 bis rue Chasles

78120 RAMBOUILLET

Tél. 01.34.83.33.11

J’oubliais de vous dire que vous trouverez aussi chez Laurence petits gâteaux et autres douceurs pour accompagner votre thé, et puis des théières, des mugs, des tasses, des boîtes à thé, des boules à thé… Tout tout tout pour le thé… Autres merveilles de la boutique des cafés des quatre coins du monde, que Laurence torréfie elle-même… Et elle propose même une petite collection de riz… Chez elle, rien à voir avec les productions standardisées de l’agro-alimentaire et les prix sont tout doux et même plus doux que dans la grande distribution…

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Quel rapport entre le Sagittaire et le thé me direz-vous ?

Le Sagittaire est considéré comme le globe-trotter du zodiaque. Il parcourt le monde en tous sens. Il est à la fois l’explorateur, le colonisateur, le trappeur, le missionnaire. Il gouverne aussi bien les agences de voyages, que les entreprises de transport ou celles qui s’occupent d’import-export. Or, le thé a largement dépassé son pays d’origine, la Chine, non seulement pour être cultivé ailleurs, mais aussi en étant consommé sous toutes les latitudes, tous les continents, du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Il est d’ailleurs devenu la boisson la plus bue dans le monde après l’eau, sans distinction de races et de religions. C’est la boisson consensus par excellence. 

Enfin on prête au Sagittaire un fort coefficient de spiritualité et de philosophie. Le thé a lui aussi besoin de tout un cérémonial pour être apprécié. Il est un trait d’union entre le bien-être gustatif qu’il procure et l’élévation de l’âme puisqu’il invite à la méditation. De plus, le cérémonial qu’il nécessite concourt à adopter une attitude zen.  

Dans le corps humain, le Sagittaire correspond au foie. Or, le thé est la boisson dépurative par excellence. Chiron, le dieu guérisseur, faisait partie de la famille des Centaures, montres impitoyables du monde du Sagittaire. Pour avoir apporté son aide à Jupiter, celui-ci lui conféra le pouvoir de soigner et de guérir les maux des dieux et des hommes, seulement estropié il ne pouvait se guérir lui-même. Le Sagittaire est considéré comme un des trois signes soignants du zodiaque avec la Vierge et les Poissons. On trouve d’ailleurs beaucoup de Sagittaire ou de Jupitériens parmi les grands patrons du monde hospitalier. 

Jupiter était le frère et le complice de Déméter, la déesse de la Terre et des moissons de toutes sortes. Il était d’ailleurs disent certains le père de Perséphone, la fille de Déméter. Quand celle-ci disparut à l’improviste et que Déméter submergée par la douleur ne s’occupe plus de nourrir les hommes, il lui promet son aide pour retrouver sa fille, ainsi moissons et cueillettes contribuèrent-elles de nouveau à la prospérité de la terre et des hommes.

Enfin, Jupiter avait un grand pouvoir de métamorphose. Le thé lui ressemble car il ne se présente pas seulement sous forme de feuilles, mais il se cache aussi bien sous forme de plaques, de galettes, de boulettes, de nattes tressées et même caché dans des fleurs… Il se parfume, se colore, se marie, se fume… Et puis, tout comme Jupiter, le thé contribue à la prospérité de ceux qui le servent et au bien-être de ceux qui le consomment.

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Les Plantes et leurs vertus – Les Carnets du Jardin – Marie Borrel – Editions du Chêne

Dammann Frères – Catalogue

Vivre au Naturel – Dominique Lesbros – Editions Parigramme

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul  – Robert Laffont 

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