DANS LE BESTIAIRE DES POISSONS… L’ANGUILLE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 10-03-2018

L’anguille, insaisissable, est symbole de dissimulation. D’ailleurs ne dit-on pas « il y a anguille roche », c’est-à-dire quelque chose de caché, une perfidie qui se prépare, une affaire qui n’est pas claire. Cette expression est attestée chez Rabelais en 1532, mais elle est probablement plus ancienne.

ANGUILLE SOUS ROCHE

Il y a anguille sous roche

L’anguille est un charognard qui vit surtout la nuit car elle n’aime pas la lumière. Durant le jour, elle a tendance à se cacher, notamment sous les rochers. Ainsi à l’époque où elle pullulait et faisait le bonheur des gastronomes avec le fameux pâté d’anguilles du Moyen Age, il n’était pas rare en soulevant une pierre sous l’eau de déloger une anguille. L’expression correspond donc bien à une réalité.

Selon Pierre Guiraud, lexicographe, dans « Les locutions françaises », le sens de tromperie cachée viendrait du lien établi plus ou moins consciemment ou d’un jeu de mots entre l’anguille et les deux formes de l’ancien verbe « guiller ». Le premier vient du hollandais et signifie normalement « fermenter » et avait le sens de « éviter le combat, se faufiler », un peu comme l’anguille lorsqu’on cherche à l’attraper. Le second « guiller » vient du francique « wifila », la ruse ou l’astuce, et signifiait « tromper ». Enfin, elle se rattache à la fois au serpent par sa morphologie et aux symboles aquatiques par son habitat.

04 - L'ANGUILLE DE MELUN

L’anguille de Melun

Tout aussi célèbre l’expression : « Il fait comme l’anguille de Melun, il crie avant qu’on l’écorche » dont l’origine se résume ainsi. Près de Paris, à Melun, il y avait un jeune homme qui s’appelait Languille, lequel jouait dans une comédie qui représentait un personnage de la Saint-Barthélemy. Comme celui qui faisait l’exécuteur l’approchait, le couteau à la main feignant de l’écorcher, Languille se mit à crier avant qu’on ne le touche et toute l’assemblée de rire et c’est ainsi que le proverbe commença à se répandre et qui depuis s’applique à qui se plaint d’un mal avant qu’il ne survienne.

Ainsi naissent proverbes et dictons car les anguilles de Melun ne crient pas plus que les autres anguilles avant qu’on ne les écorche. Mais c’est surtout du patronyme de Languille  et de ses cris avant qu’on ne le touche qui a rendu célèbre l’anguille de Melun qui se dissimule pour ne pas être péchée.

LES CIVELLES

Les civelles

Dans l’Egypte ancienne, elle était l’emblème de l’Harsomious de Dendera, soleil naissant, symbole de la manifestation primordiale émergeant des eaux.

Animal familier au Japon, elle est y considérée comme un messager divin et l’iconographie l’associe à la tortue.

C’est dans un épisode de la mythologie irlandaise qu’apparaît une anguille. On dit qu’elle serait le résultat d’une métamorphose de la corneille, ou déesse de la guerre qui, dépitée de ne pas être aimée du héros Cùchulainn, vient sous cette forme dans le gué où il combat contre les hommes d’Irlande et s’enroule autour de sa jambe. Cùchulainn l’arrache brutalement et la jette contre les rochers.

A un autre niveau, l’anguille réunit les symbolismes du serpent et de l’eau. Elle a gardé une connotation sexuelle dans l’argot moderne qui emploie parfois l’image « anguille du calecif » pour désigner le pénis. Cependant, en latin « anguis » signifie « serpent ».

Appréciée déjà par les gastronomes de l’Antiquité, tant des Egyptiens que les Romains, l’origine de l’anguille « Anguilla Anguilla » demeura une énigme jusque dans les années 1920. Au XVIIIe siècle, un savant comme Linné, essaya de comprendre le phénomène de reproduction de cette espèce. Plus tard, d’autres scientifiques prirent la relève. C’est dans l’Océan Atlantique que se perdait la trace de la migration des anguilles et l’arrivée inexpliquée des jeunes civelles ou pibales à l’embouchure des fleuves côtiers de l’Atlantique que de la Méditerranée ou de l’Adriatique.

L’anguille est plus ancienne que les êtres humains. Cependant, elle est menacée d’extinction. Face à cette menace, la Fédération suisse de pêche l’a désignée « Poisson de l’année 2018 ».

L'ANGUILLE ET LE ROUGET - EDOUARD MANET

Anguille et rouget d’Edouard Manet

Sa frayère se situe dans un territoire délimité entre 20 et 30° de latitude nord et 50 et 65° de longitude ouest, c’est-à-dire dans la Mer des Sargasses. L’anguille parcourt donc entre 5 000 et 7 000 kilomètres pour rejoindre ses lieux de reproduction. Elle disparaît ensuite sans qu’on sache comment. Les larves remontent en surface et, portées par les courants, dont le Gulf Stream, elles vont passer du stade de larve plate à celui de cylindre effilé et transparent quand elle atteint les côtes européennes au cours d’un voyage de près de deux années. Elle est devenue la civelle que l’on connaît, Quant à l’anguille, elle vit entre 12 et 20 ans, et en captivité peut atteindre 50 ans.

En fait jusqu’à la fin de la première moitié du XXe siècle, la civelle était souvent pêchée pour alimenter la fabrication de la colle, une consommation locale qui l’appréciait, des quantités importantes servaient à alimenter les volailles. Ce n’est qu’en 1962 que la Maison Barthouil s’associe à Thérèse Dussarat pour la commercialisation des civelles. Trois cents pêcheurs exerçaient sur l’Adour, les Gaves et la Bidouze pour fournir l’entreprise.

On l’aura compris nous sommes face à un poisson aux mœurs pratiquement inconnues. Ainsi, certaines anguilles remontent loin dans les eaux douces et d’autres restent dans la mer. L’anguille est un poisson essentiellement nocturne qui s’enfouit dans la vase ou se cache durant la journée.

L’anguille est présente dans toute l’Europe, sauf dans l’Est du continent européen.

COMACCHIO

Comacchio et son célèbre trois ponts en un

En Italie, l’anguille est très présente et notamment dans le delta du Pô, où il est un village lacustre au milieu des marais, où l’anguille pullule et en est la spécialité gastronomique : Comacchio, une commune de la province de Ferrara, dans la région d’Emilie-Romagne, à l’est de la plaine du Pô, entre Ferrara et la mer Adriatique. Comacchio est appelé « la Petite Venise » en raison des canaux qui serpentent dans la ville historique.

Comacchio est née après le déclin de Spina au IIIe siècle avant Jésus-Christ, comme l’attestent des vestiges romains découverts à la suite des travaux de bonification des marais. Plus tard, Comacchio passa sous la domination du Royaume lombard dont les archives datant de 715 décrivent les règles et les taxes à payer pour le commerce du sel, ainsi que le droit exclusif accordé à la ville pour le traitement, la conservation et le commerce de l’anguille.

La pêche à l’anguille a toujours lieu entre septembre et décembre dans le lit des canaux par une méthode qui remonte au XVIIe siècle et toujours utilisée de nos jours, avec juste une modernisation des pièces, en roseau à l’origine.  C’’est la pêche de l’anguille et son élevage intensif qui règle la vie du delta avant que celle-ci ne migre vers la Mer des Sargasses pour se reproduire. Malheureusement, l’aggravation de la pollution est une sérieuse menace pour cette espèce qui tend à se raréfier un peu plus chaque année.

L’anguille marinée et fumée est la spécialité de Comacchio, ainsi que l’anguille sur la grille : ouverte en deux, assaisonnée et cuite au barbecue.

Anciennement protégée par une loi de l’Etat Pontifical, la loi Galli, jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, cette fabrication de l’anguille marinée et fumée, est toujours active dans la conserverie de la ville. En 2005, dix tonnes d’anguilles ont été traitées et mises en conserve. Aujourd’hui, la seule manufacture existante qui avait fermé dans les années 1990, a repris ses activités en 2004 sous le patronage du « Parc régional du delta du Pô d’Emilie-Romagne ». Quatre foyers sur les douze ont été rallumés et la fabrication a repris avec le concours et le savoir-faire d’anciens ouvriers.

ANGUILLES GRILLEES DE COMACCHIO

Anguilles grillées de Comacchio

Bibliographie

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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DANS LE BESTIAIRE DU CAPRICORNE… LE CHAMOIS

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-01-2018

Les chamois sont les petits représentants des caprinés, avec les mouflons et les bouquetins. En effet, ils mesurent généralement entre 1 m 25 et 1 m 35 pour les mâles adultes, du museau à la queue et entre 70 et 80 cm de hauteur au garrot, mais les cornes mesurent environ 27 cm, toujours pour les mâles. Quant à leur poids, il se situe entre 22 et 40 kg. Les femelles chamois sont presque toujours inférieures en taille et en poids aux mâles.

CHAMOIS AU BORD DU PRECIPICE

Chamois au bord du précipice

Un chamois peut vivre jusqu’à 25 ans, mais peu dépassent 15 ou 16 ans et c’est à partir de 10 ans que commence sa vieillesse. Son poids diminue et cela jusqu’à sa mort. Ce poids maximum se situe à l’automne car il a accumulé des réserves durant l’été. Alors qu’à la fin de l’hiver, il a pu perdre la moitié de son poids et au début du printemps, ses réserves sont épuisées. Il faut bien être Capricorne pour suivre un tel régime.

En vieillissant, le pelage du chamois perd de sa couleur, il devient grisâtre. Alors augmente le taux de mortalité qui croît encore entre 14 et 15 ans. Cependant, le facteur le plus déterminant est l’usure des dents car il conditionne sa prise de nourriture. Les dents, dans le corps animal ou humain, sous l’influence du Capricorne et de Saturne. En fait, peu de chamois peuvent dépasser 21-22 ans. Et comme chez les humains, ce sont les femelles qui ont une plus grande espérance de vie.

BOUQUETIN

Bouquetin : sur ses cornes les anneaux d’âge

Le chamois se reconnaît par ses petites cornes d’un noir d’ébène qu’il conserve, contrairement aux cervidés, jusqu’à la fin de sa vie. Les cornes poussent dès la naissance, elles sont même visibles dès le deuxième mois, mais dès la sixième année, les cornes ne poussent plus que d’un à trois millimètres par an. C’est par ses cornes qu’on peut connaître l’âge d’un chamois. En effet, sur l’étui corné on peut distinguer deux types de relief : des annelures de parures et des anneaux d’âge.

Mâles ou femelles chamois portent à l’arrière des cornes une petite glande de la taille d’une noisette. Chez les mâles, les grossissent dès septembre et au moment du rut, elles secrètent une odeur très forte qui sert à marquer leur territoire, imprégnant les plantes et les rochers. Il semble que cette odeur des glandes excite la femelle chamois pour favoriser l’accouplement. Voilà pourquoi ces glandes sont appelées « glandes du rut ». Les mâles aiment souvent lécher celles des femelles.

Le chamois contrairement à d’autres animaux a une position demie fléchie. Ce qui lui procure une détente spectaculaire et une puissance remarquable. Les os forment des angles fermés qui feront office de ressort lors d’un saut.

Les chamois aiment se nourrir des plantes herbacées. Ils mangent surtout les graminées et des fleurs comme les iris, les jonquilles et les gentianes. En été, ils se régalent de légumineuses et de trèfle des Alpes. Toutefois, ils peuvent aussi manger du feuillage, des arbustes et même des baies. Leur nourriture ils la trouvent aussi en forêt, ou sur les versants escarpés et ils n’hésitent pas à descendre à la limite des neiges en hiver. Parfois, il leur faut gratter la neige pour libérer quelques herbes comme le serpolet, la bruyère, le genévrier, mais aussi du houx, de l’if et le lierre. Ce sont ses repas d’hiver. En cas de pénurie, il se rabat sur le très rêche et très coriace rhododendron, ou même sur l’écorce des arbres.

Comme tous les ruminants, les chamois ont une nécessité physiologique de manger du sel, surtout au printemps. Ils le trouvent dans des salines naturelles ou sur les pierres à sel des bergers.

Petite particularité des chamois, ils ne boivent presque jamais d’eau. En fait, ils la trouvent en grande quantité dans les plantes qu’ils mangent. Parfois, à la fin des poursuites du rut, ou en été par grosse chaleur, les mâles mangent de la neige. Mais dans l’ensemble les chamois évitent d’instinct les zones exposées au soleil, ce qui réduit les pertes en eau et leur permet de trouver leurs plantes préférées.

CHAMOIS FEMELLE ET SON PETIT

Chamois femelle et son petit

On trouve des chamois en Europe, en particulier dans les Alpes, le Jura et les Vosges. Mais également dans les Balkans, les Carpates, les Sudètes, dans le Caucase et en Anatolie orientale. Leur habitat est compris entre 50° et 37° de latitude Nord.

Il est faux de croire que les chamois se cantonnent à la haute montagne. En fait, ils sont repoussés par l’homme à l’étage alpin. L’altitude qu’ils préfèrent est la zone des forêts et la partie inférieures des pâturages, entre 800 et 2 300 mètres. Plus haut, au-dessus de 3 000 mètres les pelouses alpines sont inexistantes et les chamois sont des herbivores. Pourtant, on en a repéré à plus de 4 750 mètres, juste sous le sommet du Mont Blanc. L’homme et ses constructions les empêchent de s’installer à des altitudes plus basses ; sans la présence de l’homme ils s’établissent à des altitudes extrêmement basses comme les Vosges du sud, le Jura ou le plateau suisse.

Le mot « chamois » vient d’un nom alpin pré-indo-européen « kamo » donnant les formes rhéto-romanes « kamuoc », « ciamorto » ou italienne dialectale « kamuzu », ou portugais « camurça ». En gaulois, il était le « camox » et le restera en latin médiéval d’où le français « chamois », l’italien « camoscio » ou l’espagnol « gamuza ».

Dans le calendrier républicain français, le 15e jour du mois de Messidor était officiellement dénommé « jour du chamois ».

chamois

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DANS LE BESTIAIRE DU CAPRICORNE… LE CORBEAU DE SATURNE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 17-01-2017

Le premier médecin de l’humanité, Esculape, était le fils du dieu Apollon, le Soleil, et de la mortelle Coronis. Celle-ci, bien qu’enceinte d’Esculape, trompait son Apollon de mari avec un mortel, dans un jardin entouré de hauts buissons.

Coronis était la fille du roi de Lapinthes, Phlégias. En réalité, elle s’appelait Aegla, mais on lui donna le surnom de Coronis en raison de sa beauté. Et pourtant, elle était obsédée par l’idée qu’Apollon ne la quitte quand elle aurait un peu vieilli et c’est ce qui la poussa à prendre pour amant un Arcadien du nom d’Ischys. Il est possible que ce soit Apollon lui-même qui découvrir son infortune car il avait le don de divination, mais on dit aussi que ce fut un corbeau blanc, à l’époque qui dénonça anonymement l’adultère de Coronis. Apollon en fut terriblement jaloux au point qu’il assassina Coronis et son amant. C’est au moment de mourir que Coronis révéla à Apollon qu’elle était enceinte et celui-ci récupéra l’enfant à naître, Esculape ou Asclépios, qu’il confia à son maître Chiron, pour l’élever et l’éduquer. Quant au corbeau blanc, il fut coloré en noir par Apollon qu’il voulut punir de son indiscrétion. C’est depuis qu’on a coutume d’appeler les délateurs des corbeaux et de voir en eux des oiseaux de mauvais augure.

CORONIS ET LA NAISSANCE D'ESCULAPE

Coronis et la naissance d’Asclépios/Esculape

Une autre version du mythe attribue le meurtre de Coronis à Artémis, la Lune, sœur d’Apollon, le Soleil, d’une flèche.

Selon Strabon, ce sont les corbeaux qui déterminèrent l’emplacement de l’omphalos de Delphes, alors que Pindare y voyait des aigles et Plutarque des cygnes. Ces trois oiseaux ont ceci de commun qu’ils jouent le rôle de messager des dieux et remplissent des fonctions prophétiques. Les corbeaux étaient également des attributs de Mithra. Ils passaient pour doués du pouvoir de conjurer les mauvais sorts.

Le corbeau apparaît très souvent dans les légendes celtiques où il joue un rôle prophétique. Le nom de Lyon, Lugdunum, a été ainsi interprété par le Pseudo-Plutarque, se fondant certainement sur des traditions gauloises, en « « colline du corbeau », et non plus en « colline de Lug » parce qu’un vol de corbeaux aurait indiqué aux fondateurs l’emplacement où devait se bâtir la ville.

En Irlande, la déesse de la guerre, Bodb, porte le nom de la corneille. Le corbeau joue par ailleurs un rôle fondamental dans le récit gallois « le songe de Ronabwy » : les corbeaux d’Owein, après avoir été massacrés par les soldats ‘Arthur, réagissent violemment et taillent en pièces les soldats. Le corbeau est encore très prix en considération par le folklore. Il était un animal sacré chez les Gaulois.

Le terme « corbeau » dérive de l’ancien français « corp » avec l’ajout d’un suffixe diminutif. Une forme ancienne du terme, encore utilisée dans les parlers de l’ouest de la France, le « corbiau ».

LE CORBEAU

Le corbeau

Le corbeau est un oiseau réputé pour sa grande longévité qui pourrait dépasser trente ans, son intelligence et son organisation sociale qui semblent très supérieures à la moyenne des oiseaux. Certaines espèces seraient en effet capables de fabriquer et d’utiliser des outils. Voici bien des aspects qui font penser au Capricorne te à Saturne. Est-ce pour ça qu’il n’a pratiquement jamais été chassé, sauf dans les périodes de grande famine, sa chair étant considérée comme immangeable, sauf après une très longue cuisson. A propos de sa longévité, on évoque ceux de la Tour de Londres qui vécurent plus de 40 ans, mais ils étaient en captivité et donc protégés.

Du fait de son comportement charognard, le corbeau a aujourd’hui une mauvaise réputation en Occident. Ce qui n’a pas toujours été le cas puisque Hugin et Munin, deux grands corbeaux de la mythologie nordique, étaient les messagers du dieu Odin.

Une étude comparée des coutumes et croyances de nombreux peuple fait ressortir que le symbolisme du corbeau n’ait été reçu dans son aspect purement négatif que récemment et pratiquement qu’en Europe. Dans les rêves, on le considère, en effet, comme de mauvais augure, liée à la crainte du malheur. C’est l’oiseau noir des romantiques, plant au-dessus des champs de bataille pour se repaître de la chair des cadavres. Cette vision du corbeau se retrouve en Inde où on le compare à un messager de la mort et au Laos, de l’eau souillée par les corbeaux est impropre aux aspersions rituelles. Cependant, en Orient comme en Occident, ce sont les vertus positives du corbeau sur lesquelles se construit son symbolisme.

Ainsi, en Chine et au Japon il est symbole de gratitude filiale, le fait qu’il nourrisse père et mère étant considéré comme le signe d’un prodigieux rétablissement de l’ordre social. Au Japon encore, il exprime l’amour familial. Les enfants japonais chantent dans les écoles primaires une petite comptine sur le croassement du corbeau qui se dit « kâ kâ » et chéri « kawai ». Toujours au Japon, il est simultanément un messager divin et oiseau de bon augure, annonciateur de triomphes.

CORBEAU A L'AUTOMNE

Corbeau à l’automne

Symbole de perspicacité, dans le Genèse, c’est le corbeau qui va vérifier si la terre commence, après le déluge, çà reparaître au-dessus des eaux : « Au bout de quarante jours, Noé ouvrir la fenêtre qu’il avait faite à l’arche et il lâcha le corbeau, qui alla et vint jusqu’à ce que les eaux aient séché sur la terre ».

Le corbeau serait aussi un symbole de la solitude, ou plutôt de l’isolement volontaire de celui qui a décidé de vivre à un plan supérieur. Il serait également un attribut de l’espérance, car il répète toujours, selon le mot de Suétone « cras, cras », c’est-à-dire « demain, demain ».

Dans la plupart des croyances, le corbeau apparaît comme un messager divin, un guide en tout cas, et même le guide des âmes en leur dernier voyage puisque psychopompe. Il perce sans se dérouter le secret des ténèbres. Il semblerait que son aspect positif soit lié aux croyances des peuples nomades, chasseurs et pêcheurs, tandis qu’il deviendrait négatif avec la sédentarisation et le développement de l’agriculture. Et revoilà le côté saturnien du corbeau.

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Saint-Etienne-du-Mont – Paris – Encorbellement

En architecture, discipline saturnienne, le corbeau a donné son nom à l’élément de console, le « corbeau », ainsi que l’encorbellement qui lui est associé, tous deux issus de l’ancien français « corbel ». Placé en couronnement d’un mur, ils rappellent le comportement de l’oiseau qui se perchait au-dessus d’un mur.

CORBEAU - GIROUETTE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

 

 

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DANS LE BESTIAIRE DU SAGITTAIRE… L’AIGLE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 08-12-2016

Roi des oiseaux, incarnation, substitut ou messager de la plus haute divinité ouranienne et du feu céleste, le Soleil, que lui seul ose fixer sans se brûler les yeux. Symbole si considérable qu’il n’est point de récit ou d’image, historique ou mystique, dans notre civilisation comme dans toutes les autres, où l’aigle n’accompagne, quand il ne les représente pas, les plus grands dieux comme les plus grands héros : il est l’attribut de Zeus/Jupiter et du Christ, l’emblème impérial de César et de Napoléon et, dans la prairie américaine comme en Sibérie, au Japon et en Chine, comme en Afrique, chamans, prêtres et devins aussi bien que rois et chefs de guerre empruntent ses attributs pour participer à ses pouvoirs. Il est aussi le symbole primitif et collectif du père et de toutes les figures de la paternité. Mais cette universalité d’une image n’enlève en rien à la richesse et à la complexité du symbole qu’elle sous-tend.

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L’AIGLE

Roi des oiseaux, l’aigle couronne le symbolisme général de ceux-ci, qui est celui des états spirituels supérieurs et donc des anges, comme l’atteste souvent la tradition biblique : « Tous les quatre avaient une face d’aigle. Leurs ailes étaient déployées vers le haut, chacun avait deux ailes se touchant et deux ailes qui couvrant le corps ; et ils allaient là où l’esprit les poussait » – Ezéchiel.

Ces images ont une expression de la transcendance : rien ne lui ressemble, même si l’on multiplie les attributs les plus nobles de l’aigle. Et dans l’Apocalypse : « Le quatrième vivant est comme un aigle en plein vol ».

Symbole de contemplation, auquel se rattache l’attribution de l’aigle à Saint Jean et à son Evangile. Identifié au Christ dans certaines œuvres d’art du Moyen Age, il exprime à la fois son ascension et sa royauté. Cette seconde interprétation en une transposition du symbole romain de l’Empire, symbole qui sera aussi celui du Saint-Empire médiéval. Les psaumes, enfin, en font un symbole de régénération spirituelle, comme le phénix.

Oiseau solaire : l’aigle est le substitut du soleil dans la mythologie asiatique et nord-asiatique. Il en va de même dans les mythologies amérindiennes, et singulièrement chez les Indiens de la prairie. On comprendra facilement que la plume d’aigle et le  sifflet en os d’aigle soit indispensable à qui doit affronter l’épreuve de la « danse qui regarde le soleil ». Même identification chez les Aztèques et aussi au Japon : le Kami dont le messager ou le support est un aigle dénommé « aigle du soleil ».

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Coiffe d’un guerrier indien en plumes d’aigle

Dans leur représentation de l’univers les Indiens Zunis placent l’aigle avec le soleil au cinquième point cardinal, qui est le Zénith, le sixième étant le Nadir et le septième, le Centre, place de l’homme. C’est le placer sur l’axe du monde, rejoignant ainsi la croyance des Grecs pour lesquels les aigles, partis de l’extrémité du monde, sont dit s’arrêter à la verticale de l’omphalos de Delphes : ils suivent ainsi la trajectoire du soleil, du lever au zénith, qui coïncide avec l’axe du monde. Occupant aussi la place de la divinité suprême ouranienne, l’aigle se trouve dans le panthéon indien come auprès de Zeus/Jupiter, devenu maître de la foudre et du tonnerre.

Ses ailes déployées évoquent les lignes brisées de l’éclair aussi bien que celles de la croix. Ces deux images de l’aigle-éclair et de l’aigle-croix seraient le symbole de deux civilisations : celle des chasseurs, celle des agriculteurs.

« Aigle » est le nom vernaculaire donné à certains grands rapaces planeurs diurnes. C’est aussi le nom que la nomenclature aviaire en langue française donne plus précisément de 38 espèces d’oiseaux. Tous les aigles appartiennent à la famille des Accipitridés, mais certaines espèces ont actuellement disparu. Le nom français « aigle » vient du latin « aquila », peut-être par l’intermédiaire du l’ancien provençal « aigla », ce qui expliquerait le « g » français. Le nom français est passé dans l’anglais pour devenir « eagle ». En revanche, l’allemande « Aar » ou « Adler », ancien « adelar », littéralement « aigle noble » et le grec « aetos » sont d’autres origines.

L’aigle est le symbole de nombreux organismes et de nombreuses nations. Il représente les idées de beauté, de force et de prestige. Les Romains l’utilisèrent comme emblème pour leurs armées. Sur certaines pièces de monnaie, et notamment l’euro, est affiché le symbole d’un aigle qui est entouré d’étoiles. Ce symbole est l’emblème de l’Allemagne.

 Le symbole de l’aigle comporte aussi un aspect maléfique. Le renversement du symbole du Christ en fait une image de l’Antéchrist : l’aigle est le rapace cruel, le ravisseur. Il est aussi parfois symbole d’orgueil et d’oppression, souvent lié au pouvoir impérial. C’est en quelque sorte la perversion de son pouvoir.

L’aigle est souvent utilisé comme symbole sur des insignes d’unités de l’Armée de l’Air, bien que le symbole central de cette Armée soit l’épervier, appelé « charognard », souvent confondu avec l’aigle. Par exemple, l’aigle se retrouve sur des insignes d’unités, comme celui de l’Ecole Militaire de l’Air, homologué en 1947 ou encore, l’insigne de poitrine des commandos parachutistes de l’Air.

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Le rapt de Ganymède par Jupiter métamorphosé en aigle – Michel-Ange

L’aigle apparaît fréquemment dans les arts plastiques. Dans l’art gréco-romain, c’est un des attributs de Jupiter qui prit sa forme pour enlever Ganymède. Il apparaît dans les représentations de Prométhée supplicié.

Dans l’iconographie chrétienne, il est le symbole ou l’attribut de Saint Jean l’Evangéliste, surnommé « l’Aigle de Patmos », Les lutrins sont ornés d’aigles à la symbolique complexe. L’aigle, en effet, s’attaque aux serpents, symbole du mal dès le premier livre biblique, la Genèse. L’aigle, comme le Christ, monte dans les hauteurs du ciel le jour de l’Ascension.

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L’aigle de Saint Jean l’Evangéliste

L’aigle est également l’emblème des légions romaines, repris par Napoléon qui en fit un symbole impérial, et que les poètes associeront à son nom : « l’aigle baissait la tête » selon Victor Hugo dans Les Châtiments. Et puis « L’Aiglon » d’Edmond Rostand, et qui figure à ce titre dans l’iconographie impériale.

L’art martial d’aigle symbolise : Audace et majesté.

L’aigle se trouve dans les armoiries de nombreux pays : l’Albanie, l’Allemagne, l’Autrice, l’Egypte, le Mexique et la Pologne, A noter qu’en héraldique, l’aigle est féminin. Quant à l’aigle qui sert de symbole américain est en fait un pygargue ou aigle pêcheur : le Pygargue à tête blanche.

L’Aigle c’est aussi une commune de Normandie ; c’est la quatrième ville d’Orne est ses habitants s’appellent les Aiglons. Ce nom de L’Aigle est attesté pour la première fois en  sous la forme latinisée « Aquila », Selon la légende, un nid d’aigle aurait été découverts lors de la construction du château par Fulbert de Beina, au XIe siècle. Les spécialistes rejettent tous cette explication qu’ils qualifient de légendaire ou fantaisiste, mais la raison de l’appellation demeure, à ce jour, incertaine.

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Blason de la ville de l’Aigle : D’or à l’aigle bicéphale de sable, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

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DANS LE BESTIAIRE DE LA BALANCE… LA BERGERONNETTE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 14-10-2016

Jynx est un personnage assez confidentiel de la mythologie grecque. Son mythe repose sur des sources tardives et contradictoires qui toutes se rejoignent sur le point de la métamorphose. Le Jynx du grec ancien se traduit par « torcol ».

La Souda, qui est une encyclopédie grecque de la fin du Xe siècle, est un ouvrage de référence, en particulier pour les citations, très souvent utilisée dans les travaux portant sur l’Antiquité, nous livre plus d’informations, fait de Jynx une nymphe, fille d’Echo ou de Péitho, la persuasion. Elle aurait voulu séduire Zeus/Jupiter par ses drogues mais aurait été changée en pierre par Héra. Elle fut surnommée « petite perverse » pour cela. Cette métamorphose en pierre est cependant minoritaire, et elle est traditionnellement associée au torcol, oiseau réputé chez les Grecs pour inspirer l’amour.

Cependant, il existe une autre version qui est donnée par Antoninus Liberalis : Jynx, fille de Piéros et donc mortelle, aurait avec ses sœurs voulu défier les Muses dans une compétition musicale, ce qui explique sa métamorphose en torcol.

Théocrite, qui était un poète bucolique grec (vers 315 avant Jésus-Christ est décédé vers 250 avant J.C.), considéré comme l’un des sept poètes de la Pléiade poétique, met en scène, dans sa seconde idylle, une femme, Simaitha, qui essaie de retrouver l’amour de son amant en invoquant, entre autre, mais de façon répétée, Jynx, traduit le plus souvent par « torcol », mais aussi par « bergeronnette » ou « oiseau sacré », comme une figure divine capable d’agir magiquement sur un amant qui la délaisse. L’oiseau est ici invoqué selon un principe de magie sympathique. En effet, Simaitha essaie de faire revenir son amant à elle, donc de le faire regarder en arrière, vers elle, et le torcol symbolise cette opération dans son nom même (il se tord le col ou le cou).

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La bergeronnette grise

Jynx, c’est-à-dire la bergeronnette, était cette fille de Pan qui fit boire à Zeus/Jupiter le breuvage qui l’enflamma pour Io, qu’il transforma en génisse pour la soustraire au regard d’Héra. Mais celle-ci l’en punit quand même en la métamorphosant en bergeronnette, oiseau que les Grecs utilisaient pour la magie amoureuse. Et c’est ainsi que la bergeronnette est devenue le symbole des enchantements de l’amour et qu’elle était dédiée à Aphrodite/Vénus, déesse de l’amour, de la sensualité et de la sexualité. D’ailleurs le chant de la bergeronnette est en parfaite harmonie avec les premiers désirs, autre raison qui lui permit de participer au culte d’Aphrodite/Vénus.

Par ailleurs, c’est également sous la forme d’une bergeronnette qu’est représenté le Phénix grec. En fait, cet oiseau légendaire était, à l’origine, l’oiseau Bénou de l’Egypte antique. Ce dernier était un animal sacré qui représentait l’âme de Rê, le Soleil.

La bergeronnette, la « lavandière » ou le « hoche-queue » de nos pays, joue dans les mythes primordiaux du Japon, un rôle de nature démiurgique. C’est d’elle, en effet, que le couple primordial, Izanagi-Izanami apprit la copulation. Sa façon de marcher en trottinant et en balançant continuellement la queue lui vaut ce surnom de « hochequeue » et sa présence au bord des rivières et des lavoirs d’autrefois est à l’origine de son autre surnom de « lavandière ». La bergeronnette passe le plus clair de son temps au sol. Elle avance en trottinant à vive allure, avec des mouvements saccadés de la tête.

Il serait sans doute puéril d’interpréter ce fait de manière uniquement réaliste. Le rôle de l’oiseau paraît être en rapport ici avec celui du serpent dans la Genèse car il est à la fois le révélateur de l’intelligence créatrice et l’instrument de la transposition, au plan grossier, de la manifestation subtile : il révèle l’homme à lui-même.

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La petite Aphrodite – Musée de Brindisi – Italie

Chez les Grecs aussi, la bergeronnette, présent d’Aphrodite/Vénus, est liée à l’amour et à ses philtres magiques, en particulier quand elle est fixée sur une roue tournant avec rapidité : « La maîtresse des flèches les plus rapides, la déesse née à Chypre, du haut de l’Olympe, attacha solidement sur une roue une bergeronnette au plumage varié, liée aux quatre membres. Elle apporta pour la première fois aux hommes l’oiseau du délire, et enseigna à l’habile fils d’Aison des charmes et des formules pour qu’il pût faire oublier à Médée le respect de ses parents. Et c’est pourquoi la bergeronnette symboliserait les enchantements de l’amour…  Avec la bergeronnette et ses symboles, on est bien dans l’univers de la Balance. Aison était un peintre sur vases attiques du Ve siècle avant Jésus-Christ, qui s’illustre dans la figure rouge. Une soixantaine de vases lui sont attribués. Ses œuvres sont aujourd’hui dispersées dans plusieurs musées du monde entier.

Par ailleurs, depuis 1960, la bergeronnette est l’emblème de la Lettonie.

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Le Bénou ou la bergeronnette

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

 

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DANS LE BESTIAIRE DU LION… LE LORIOT

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 11-08-2016

Le nom de cet oiseau vient du latin « aurealus » qui signifie « doré », racine déjà présente en vieux français sous la forme de « oriol », puis « loriol », avant de s’imposer dans sa forme actuelle « Loriot ». Le Loriot est un oiseau d’or, le symbole même du Lion.

Le loriot d’Europe est un peu « l’Arlésienne » du monde aviaire. On entend souvent son chant fluté mais on ne le voit pratiquement jamais. C’est dommage car c’est un très bel oiseau, de la taille d’un merle, long de 22 à 25 cm pour à peine une centaine de grammes. Le mâle, jaune vif avec les ailes noires, a des allures d’oiseau exotique. La femelle et les jeunes loriots sont plus ternes, d’un vert olive avec le dessous blanc sale strié.

Le loriot d‘Europe est une espèce d’oiseau de la famille des Orioliae, pouvant vivre environ 8 ans. Son vol entre les arbres est rapide et ondulé. Il pratique aussi occasionnellement un vol sur place lorsqu’il chasse.

LORIOT

Le Loriot

Les Chinois confondent souvent le chant du loriot avec le chant de l’hirondelle, qu’ils considèrent, l’un et l’autre, comme gages de joie, de bonheur et de mariage heureux. De plus, le fait que les oisillons ne quittent pas le nid parental avant de s’envoler pour les pays chauds durant les mois d’hiver fit de lui, aux yeux de nos ancêtres, le symbole de l’harmonie familiale et de la douceur du foyer. En Chine, le loriot est l’un des symboles du mariage. Dans l’imagerie populaire, il est associé aux fleurs du pêcher pour symboliser le printemps. Rapproché du chrysanthème, il est parfois aussi, par suite d’une homophonie approximative, un symbole de joie.

Les oiseaux jaunes qui se posent sur la porte de l’Immortel Kiai-tseu T’ouei, sont sans doute des loriots et peuvent être, là encore, en relation avec l’annonce du printemps.

Dans la mythologie, le loriot était considéré comme le gardien des plantes médicinales.

UNE FAMILLE DE LORIOTS

La famille Loriot

Cependant, le loriot est un oiseau africain qui abandonne le continent noir seulement pour se reproduire. C’est en mai que les premiers loriots sont de retour de leurs quartiers d’hiver de l’Est de l’Afrique vers lesquels ils retournent en août, en passant par les Balkans, le Bosphore et le Moyen-Orient. Ces migrations sont effectuées de nuit. Il est assez rare de voir cet oiseau farouche et très habile à se cacher dans les frondaisons. En effet, les milieux recherchés par l’espèce sont des boisements feuillus, même peu étendus, pour peu que les arbres y atteignent une hauteur suffisante et qu’il s’y trouve quelques parties de sous-bois un peu dense. Le loriot se rencontre dans les peupleraies, les parcs et les vergers. Le fait est que lorsqu’ils arrivent pour procréer, les loriots trouvent en abondance les coléoptères, chenilles, papillons, sauterelles, araignées, mollusques, mais aussi de fruits et notamment les merises et les cerises, qui forment leur pitance et celle offerte à leur progéniture, en moyenne quatre oisillons.

Curieusement le nid lui-même a un côté tropical puisqu’il a la forme d’un hamac suspendu au-dessus du vide et à l’extrémité fourchue d’une branche horizontale, aussi loin que possible du tronc afin de se protéger des prédateurs grimpeurs, comme la martre. C’est la femelle loriot qui construit seule cette nacelle accrochée par les bords à deux branchettes. Elle la garnit de laine et de crins avant d’y pondre 3 ou 4 œufs de l’unique couvée annuelle. L’incubation dure 14 ou 15 jours. Les jeunes restent environ deux semaines au nid. C’est pendant la construction du nid que l’on a la plus grande chance de voir venir les loriots brièvement à terre. Le loriot est un oiseau insolite, mais le loriot d’Europe est présent, en été, dans toute la Lorraine. Quelques couples nichent aux portes de Metz, notamment en forêt de Peltre.

LE LORIOT - TIMBRE

Le Loriot – Timbre de l’Union Soviétique

Bibliographie

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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DANS LE BESTIAIRE DU CAPRICORNE… LE ROUGE-GORGE… L’OISEAU DE NOEL

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 27-12-2015

Saviez-vous que le rouge-gorge chante toute l’année, sauf en été. En hiver, le rouge-gorge mâle, comme le rouge-gorge femelle, défend chacun un territoire en chantant et ce chant mélodieux lui permet de défendre ses territoires de l’hiver et du printemps.

Le rouge-gorge est légèrement plus petit qu’un moineau. Il est rondelet et haut sur pattes, ses grands yeux noirs sont également caractéristiques.

LE ROUGE-GORGE

Le rouge-gorge le petit passereau de Noël

Le rouge-gorge est l’ami du jardinier. C’est un passereau au caractère singulier. Farouche défenseur de son territoire, il sait se faire aimable avec les hommes, toujours perché à proximité de la terre fraîchement retournée pour se régaler de petits vers de terre.

Chaque année le rouge-gorge revient sur le même petit territoire, année après année, et il défend son coin de jardin haut et fort. Par son chant mélodieux et sa jolie livrée rouge, l’oiseau est si populaire en Grande-Bretagne qu’on le trouve sur les cartes de Noël. Pourtant, une autre explication se cache derrière cette tradition. En effet, à l’époque victorienne les facteurs étaient habillés de rouge et on les surnommait les « Robin’s », nom anglais du rouge-gorge. A l’approche de Noël, ils apportaient dans chaque foyer les cartes de vœux et leur arrivée emplissait tout le monde de joie. Depuis, rouge-gorge et Noël sont restés intimement liés.

LE HOUX

Le houx qui servit d’abri au rouge-gorge

Plusieurs jolies légendes associent le rouge-gorge à la fête de Noël :

La première parle d’un petit oiseau cherchant un arbre pour s’abriter du froid de l’hiver. Mais tous les arbres lui refusèrent l’hospitalité, sauf le houx. Mais l’oiseau se blessa avec les feuilles piquantes de l’arbuste, colorant ainsi son poitrail de son sang. C’est ainsi qu’il devint Rouge gorge. C’est pourquoi, dit-on, comme par punition, tous les arbres perdent leurs feuilles en hiver, sauf le houx qui avait accepté de donner un abri au rouge-gorge. En souvenir de cette histoire, le houx porte toujours des baies rouge.

La seconde se situe la seconde nuit après Noël. Il faisait froid et le feu allumé à l’entrée de l’étable s’éteignait doucement. Couchés sur la paille, à l’intérieur de l’endroit, les habitants du lieu dormaient en frissonnant. Mais Dieu veillait, attentif du haut du ciel. Il interpela un petit oiseau gris et brun qui picorait à ses pieds : « Descend et va ranimer le feu, je ne veux pas que mon Fils ait froid ». L’oiseau s’envola sur le champ et descendit vers Bethléem.

Très vite, il fut dans l’étable et s’approcha de ce qui restait du feu, juste un tas de cendre sous lequel couvaient quelques braises et sur lequel restaient quelques branchages qui n’avaient pas encore brûlé. L’oiseau se percha sur la grosse bûche préparée devant le foyer et agita ses ailes. Peu à peu, sous la force du courant d’air, les cendres s’écartèrent, puis les braises se mirent à rougeoyer. Mais la chaleur était si forte que les plumes de l’oiseau roussirent. Pourtant, décidé à achever sa tâche, il supporta la douleur jusqu’au moment où les flammes jaillirent, embrasant les branchages au-dessus. La flamme réveilla Saint Joseph qui se leva pour nourrir le feu. Il faisait bon maintenant dans l’étable. Alors, se tournant vers l’oiseau, Joseph lui dit : « Pour rappeler ton dévouement à l’enfant Jésus, ta poitrine gardera la couleur rouge du feu et tu t’appelleras désormais le rouge-gorge ».

LE ROUGE-GORGE ET LE HOUX

Pour vos cadeaux de NoëlDeco_Noel1, pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, pour un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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DANS LE BESTIAIRE DU CANCER… LA CHAUVE-SOURIS

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-07-2015

Dans la culture populaire, l’image de la chauve-souris peut être bénéfique ou maléfique selon les pays. A cause de leur aspect étrange et de leur vie nocturne et, par voie de conséquence, du mystère qui entoure leur mode de vie, elles sont souvent victimes d’idées reçues qui leur ont valu longtemps d’être persécutées par l’homme.

Selon la loi de Moïse, animal impur, la chauve-souris est devenue le symbole de l’idolâtrie et de la frayeur. Alors qu’en Extrême-Orient, elle est le symbole du bonheur parce que le caractère « fou » qui la désigne est l’homophone du caractère qui signifie « bonheur ». Il ne viendrait pas à l’idée d’un Chinois de la clouer sur la porte de sa grange. De plus, son image accompagne parfois le caractère « longévité » dans l’expression des souhaits. Sur les gravures chinoises, un cerf se trouve souvent dans son voisinage. Elle figure sur le vêtement du génie du Bonheur. Cinq chauves-souris disposées en quinconce figurent les Cinq bonheurs : richesse, longévité, tranquillité, culte de la vertu ou de la santé, bonne mort.

CHAUVE-SOURIS EN PLEIN VOL

Chauve-souris en plein vol

Elle est en particulier un symbole de longévité car on suppose qu’elle la possède elle-même, du fait qu’elle vit dans des cavernes qui sont un passage vers le domaine des Immortels et qu’elle s’y nourrit de concrétions vivifiantes. La « fortification du cerveau », pratiquée par les Taoïstes et figurée par l’hypertrophie crânienne, est une imitation de la chauve-souris : elle est censée la pratiquer et c’est pourquoi le poids de son cerveau l’oblige à percher… la tête en bas. Rien d’étonnant qu’elle constitue elle-même une nourriture d’immortalité. En outre les « fortifications » dont il s’agit consécutive de la longévité sont souvent liées à des pratiques érotiques : la chauve-souris sert à la préparation des drogues aphrodisiaques, vertu que Pline reconnaissait, quant à lui, au sang de l’animal.

Dans l’iconographie de la Renaissance, illustrant de vieilles légendes, la chauve-souris, seul être volant qui possède des mamelles, symbolisait la femme féconde. On la voyait auprès d’Artémis, la déesse lunaire aux nombreuses mamelles qui, bien qu’elle fût vierge ou plutôt en raison de cette qualité, protégeait la naissance et la croissance.

Dans les traditions alchimistes l’ambiguïté de cette nature hybride, la souris-oiseau, explique l’ambivalence de ses symboles : la chauve souris représente l’androgyne, le dragon ailé, les démons. Ses ailes seraient celles des habitants de l’enfer. Une riche iconographie illustre ces interprétations.

Quant à l’étymologie du nom, en latin classique, « chauve-souris » se dit « vespertilio », mot qui se retrouve dans le nom vernaculaire « vespertillion », ainsi que pipistrelle, nom de la chauve-souris en italien.

Les chauves-souris forment l’ordre des Chiroptères comptant près d’un millier d’espèces de mammifères, soit le cinquième de la classe des Mammalia. Cela en fait le deuxième ordre de mammifères le plus important, après celui des rongeurs. Ces animaux nocturnes sont capables d’écholocation pour s’orienter dans le noir. L’écholocation n’est bien développée que chez les microchiroptères insectivores. Généralement la nuit, ils peuvent se diriger dans l’obscurité en émettant des ultrasons dont ils captent la réflexion, écholocalisant ainsi leurs proies et les obstacles. Les mégachiroptères, quant à eux, se fient plus à leur vue et à leur odorat. D’après des études menées en 2006, comme d’autres espèces douées d’un bon sens de l’orientation, les oiseaux migrateurs par exemple, les chauves-souris utilisent également un minéral magnétique appelé « magnétite » comme « boussole interne » pour s’orienter grâce au champ magnétique terrestre.

ARTEMIS D'EPHESE - VILLA D'ESTE - TIVOLI - ITALIE

L’Artémis d’Ephèse – Villa d’Este – Tivoli – Latium – Italie

La chauve-souris, liée au culte d’Artémis d’Ephèse, représentation même de la Lune, ses habitudes nocturnes, dormant le jour comme la Lune, n’est pas sans évoquer le signe du Cancer. C’est de plus un petit mammifère classé dans la catégorie des Mammalia, qui n’est pas sans évoquer la Mamma, la maman… De plus, dans la mythologie, Cocatrix était un animal fabuleux et imaginaire, monde propre au Cancer ; il possédait, selon la légende une tête de coq, des ailes de chauve-souris et de corps d’un serpent ou d’un coq. Quant à Camazotz il était un dieu chauve-souris dans la religion Maya.

Enfin, il existe une jolie et triste légende bretonne qui évoque la chauve-souris : La chauve-souris et le cloître de la cathédrale de Tréguier. « Au temps jadis, une souris vint à demander l’hospitalité à une hirondelle qui avait bâti son nid dans une vieille cheminée et couvait ses œufs ; celle-ci, que son mari avait abandonnée, y consentit, mais à la condition que, durant trois jours, la souris couverait à sa place. La souris accomplit sa tâche, puis elle partit. Voilà les petits éclos, mais ils étaient couverts de poils au lieu des plumes, et ils avaient une tête et un corps de souris, avec des oreilles et des ailes crochues comme le diable. L’hirondelle en mourut de chagrin ; après ses funérailles, la reine des hirondelles fit enfermer les orphelins dans le cloître de la cathédrale de Tréguier et leur défendit, sous peine de mort, de ne jamais sortir à la lumière du soleil. Voilà pourquoi on ne voit jamais de chauve-souris pendant le jour ».

LES CHAUVES-SOURIS DU BLASON DE LA VILLE D'OURDISurdis-Cotdoussan_(65).svg

Les chauves-souris du blason d’Ourdis-Cotdoussan – Hautes Pyrénées

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean-Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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DANS LE BESTIAIRE DES GEMEAUX… LE PERROQUET

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 21-06-2015

Les perroquets sont arrivés en Europe dans les bagages des explorateurs, des corsaires et des pirates. Durant plusieurs siècles, il était de bon ton, sur le vieux continent, d’avoir dans son salon cet acrobate bavard au plumage souvent spectaculaire, précieux témoignage d’exotisme.

PERROQUETS EN PLEIN VOL

Couple de perroquets

D’ailleurs, au XIXe siècle, George Grey alors colon européen en Nouvelle-Zélande, écrivait dans une lettre que cet oiseau avait envers lui et ses amis un comportement « plus proche de celui d’un chien que d’un oiseau ».

Quant aux Maoris, même s’ils le consommaient, considéraient le perroquet comme un compagnon affectueux.

Savez-vous qu’on a identifié le plus ancien perroquet fossile grâce à la découverte d’un simple tarso-métatarse, un petit os du pied, qui fut mis au jour, dans l’Allier, datant d’une trentaine de millions d’années. Les recherches ont conclu qu’il s’agissait d’un petit perroquet rappelant le perroquet gris d’Afrique et qui appartenait à un genre aujourd’hui disparu.

De très nombreuses espèces de perroquets sont répandues sur tous les continents, sauf en Europe. Ces oiseaux vivent le plus souvent dans la forêt tropicale, mais parfois également en plaine ou même dans la neige. Et parmi ces espèces, les aras, ces grands perroquets d’Amérique du Sud aux superbes coloris dont la silhouette à longue queue sont universellement connus.

LA FEMME AU PERROQUET - EDOUARD MANET

La femme au perroquet – Edouard Manet

Les perroquets sont surtout connus du grand public pour leur faculté d’imitation de la voix humaine. Ce sont de beaux oiseaux, réputés intelligents, habiles et communicatifs, qui peuvent vivre très longtemps. Ils ont depuis toujours eu des atouts pour séduire les amateurs d’animaux de compagnie.

Quant à l’analogie avec les Gémeaux, il y a d’abord ce rapport à la parole et le besoin d’imiter et l’on sait que les Gémeaux ne sont pas avares de paroles et ont des dons d’imitation surprenant. Et puis, tout ce chatoiement de couleurs rappelle également les Gémeaux, bien en rapport avec tous les camaïeux dont les natifs de Gémeaux se parent volontiers.

COUPLE DE PERROQUETS

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LE COUCOU… UN OISEAU VERSEAU

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 11-02-2015

Entendre le coucou est considéré comme un heureux présage et son chant monotone répété infatigablement dans l’air printanier est attendu avec impatience et joie, et il est bon alors de toucher quelque argent que l’on aura mis exprès dans sa poche, s’assurant ainsi d’en avoir à volonté pendant toute une année.

COUCOU

Le coucou

La poésie anglaise honore le coucou comme symbole de la voix diffuse du printemps :

« Sois bienvenu, favori du printemps

Encore ici tu es pour moi

Non pas oiseau, mais être invisible,

Une simple voix, un mystère… ».

William Wordsworth, 1770-1850

Selon la latitude, le coucou apparaît chaque année avec une grande régularité entre le 15 mars et le 15 avril. Il revient au terme d’un voyage de quelque neuf mille kilomètres d’Afrique du Sud où il passe l’hiver, comme tant d’autres oiseaux migrateurs.

Dès son arrivée, il chante inlassablement pour délimiter son territoire. Mais apercevoir ce chanteur caché dans les feuillages est presque impossible. Il s’esquive d’une branche à l’autre comme pour jouer à cache-cache avec l’observateur en lançant à chaque fois son appel, « cou-cou, cou-cou », celui-là même que les enfants répètent quand, d’une cachette insolite, ils veulent attirer l’attention des autres sans pour autant se faire voir.

BEBE COUCOU PLUS GROS QUE SES PARENTS NOURRICIERS

Bébé coucou plus gros que ses parents nourriciers

La femelle coucou a des mœurs que réprouve la morale populaire : au lieu de construire chaque printemps un nid pour y pondre ses œufs, elle préfère les déposer dans le nid des autres. Elle guette les oiseaux qui couvent et, profitant d’un moment d’inattention, elle substitue son œuf à un autre qu’elle fait tomber du nid. Les victimes de la supercherie, tels la rousserolle, la bergeronnette, le rouge-queue ne s’aperçoivent de rien et continuent à couver consciencieusement. Plus vite éclos que les autres oiselets, le bébé coucou commence par éliminer les autres œufs du nid. Ainsi les parents involontairement adoptifs nourrissent exclusivement ce parasite qui les dépasse vite en taille et qui, d’un vol léger disparaît un jour pour rejoindre les siens.

C’est surtout chez les peuples du Grand Nord que le coucou est l’objet d’un véritable culte : dans les traditions sibériennes, le soleil et la lune sont figurés par deux coucous et c’est cet oiseau qui, invisible, annonce l’éveil de la nature, et aide les chamans à ressusciter les morts.

DEUX COUCOUS

Bibliographique

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

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