JASON… UN HEROS BELIER

(6.6.1 - LES MYTHES DU BELIER ET DE MARS) par sylvietribut le 15-04-2017

L’histoire de Jason est la plus représentative de la nature du Bélier. Elle met en scène le héros partant à la conquête de la Toison d’or, embarquant avec lui sur l’Argo, superbe navire brillant comme le soleil, une cinquantaine de valeureux compagnons qu’on appellera les Argonautes.

L’histoire des Argonautes conduit par Jason est une sorte de bande dessinée qui relate ce long voyage, plein de bruit et de fureur, de morts, de passions et de larmes, aboutissant à la fois au succès de l’entreprise et la conquête de la Toison d’or, mais aussi au drame personnel de Jason, pour crime de légèreté face à Médée la redoutable.

JASON ET LA TOISON D'OR - IL BARGELLO - FLORENCE

Jason et la Toison d’or – Il Bargello – Florence

                                                                           On reconnaît le Bélier dans le médaillon au-dessus de Jason

Pour les Grecs, le soleil était représenté par un bélier et c’est également le soleil que désigne l’étincelant vaisseau. Mais ne dit-on pas que le Bélier est le lieu d’exaltation du Soleil ? 

L’histoire se passe avant la guerre de Troie et précède le voyage d’Ulysse. Certains, d’ailleurs, prétendent que Jason avait Ulysse pour cousin. Assurément, Jason était un prince grec, fils d’Aéson, roi d’Iolcos en Thessalie, détrôné par Pélias son demi-frère. Comme bien des Béliers, Jason a le sens de la justice et décide de rendre son trône à son père. Jason a été éduqué par Chiron, le grand Centaure pédagogue et savant, instructeur de bien des héros.

Pélias avait appris par un oracle qu’il serait menacé par un homme n’ayant qu’une sandale au pied. Or, Jason, en aidant Héra déguisée en vieille femme à traverser une rivière, avait perdu une chaussure dans l’eau. Cependant, on dit aussi que les Eoliens combattaient toujours avec une seule sandale au pied, signalant ainsi leur nature de guerrier.

Averti du danger, Pélias prit peur et promit de restituer le trône mais à une condition : Jason devrait lui rapporter la Toison d’Or cachée en Colchide et gardée par un serpent toujours éveillé.

Mais qui est Jason ? Un jeune homme courageux, parfois irréfléchi et souvent impulsif, pur homme d’action qui fait face à la peur ou la nie, souvent de façon moins futée que ne le fera ultérieurement un héros tels qu’Ulysse le rusé, plus complexe, plus « saturnien-mercurien » à la fois que Jason. Mais Chiron l’a éduqué à devenir un héros, comme plus tard il éduquera Achille, pour devenir un homme conscient plutôt que soumis à ses pulsions. Mais dans l’histoire de Jason, l’inné l’emportera sur l’acquis. De plus, on vient de le voir Jason agit en bon Bélier, avec désintéressement, en aidant la déesse sans connaître son identité et sa position de déesse, mais en manifestant sa spontanéité généreuse, il a mis Héra dans son camp.

Bien à la manière d’un Bélier, Jason va droit au but, sans aucune diplomatie, sans aucune prudence, sans se demander s’il se met en quoi que ce soit en danger : « C’est moi l’héritier du trône, affirme-t-il fou de rage, et je viens reprendre mon bien ». Naïf, franc, direct, Jason va trouver son rival. Il préfère l’attirer dans un piège plutôt que d’assassiner un homme qui s’apprête à sacrifier aux dieux. Assurément, cela lui porterait malheur. De son côté, Pélias fait semblant d’être conciliant et de bonne volonté. Il lui promet le trône mais on sait à quelle exorbitante condition.

L'ARGO ET JASON

Départ de Jason sur l’Argo

Si valeureux qu’il soit, l’homme chargé de cette mission a toutes les chances de mourir cent fois avant de toucher le but. Avant de surmonter les obstacles innombrables semés sur sa route, Jason risquera en effet mille fois la mort pour lui et ses compagnons ; tous d’ailleurs ne reviendront pas.

Au XVIIIe siècle, Jason et les Argonautes, suscitaient aussi l’intérêt. Et en 1728, Isaac Newton défendait l’idée selon laquelle une bonne part des constellations dérivait de la geste des Argonautes. Ainsi :

  • Le Bélier est la Toison d’or ;
  • Le Taureau représente ceux que Jason soumet au joug en Colchide ;
  • Les Gémeaux sont les Dioscures qui viennent en aide à Jason, et le Cygne leur mère Léda ;
  • Le Dragon est celui de Cadmos et le Corbeau perche sur son cadavre ;
  • Le Navire Argo a droit à sa propre constellation, divisée en trois constellations plus petites : la Carène, la Poupe et les Voiles ;
  • La coupe est celle de Médée ;
  • Le Centaure est Chiron auquel est associé l’Autel ;
  • Hercule, l’un des Argonautes, est représenté avec ses victimes : l’Hydre de Lerne, le Cancer, ce crabe envoyé par Héra pour contrarier le héros pendant son combat avec l’Hydre, le Lion de Némée et le Vautour, aujourd’hui la Lyre, abattue par la Flèche.

LA TOISON D'OR

La toison d’or

Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur

 

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LES DEUX EQUINOXES : PORTES DE L’ANNEE

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 07-04-2017

Les traditions et contes populaires considèrent qu’il existerait deux « portes du temps » au cours de l’année calendaire. C’est le moment où les deux mondes peuvent s’interpénétrer. La tradition celtique, toujours vivace dans les conceptions populaires, envisage de tels passages possibles à deux dates différentes, décalées de 38 jours de calendrier par rapport à nos actuelles dates d‘équinoxes : à Beltaine (*), le 1er mai et le 1er novembre.

Le 1er novembre, Samain celtique et Toussaint chrétienne, où l’on fête un peu abusivement les morts, sortir la nuit peut être très dangereux, puisqu’on risque de rencontrer la charrette de morts, soit de vivre une danse  macabre dans un cimetière, soit de se faire emporter par la Mesnie Hellequin ou la Chasse du roi Arthur, selon les régions. C’est que le Passeur fait alors le tour du domaine d’En-deçà pour réunir les âmes des morts de l’année et les faire passer ailleurs, éventuellement les embarquer pour les îles Bienheureuses d’où on ne revient pas.

EPONA SUR SON CHEVAL

La Déesse Epona – Musée de Nancy

Pour ce qui est des croyances liées à l’équinoxe de printemps, elles sont également fort nombreuses et capitales pour notre imaginaire collectif : c’est le temps de la quête amoureuse, par un jeune homme, de la Vierge toute belle ; les Celtes y voyait la venue sur terre, l’incarnation d’un fils d’Epona, la déesse Cheval ; le mythe chrétien place à cette date l’incarnation du Christ, en même temps que sa mort après la Passion et sa Descente aux enfers, libératoire des morts indûment retenus prisonniers dans l’Au-delà. Ces croyances semblent liées au troisième royaume dont il fut déjà question : il est situé entre les deux autres et leur sert de frontière normalement imperméable.

Et, dans chaque mythe, le rite de franchissement de la frontière est l’essentiel de la trame culturelle. Parce que, « un jour », des divinités ont traversé la frontière entre En-deçà et Au-delà, sont de descendues sur terre et remontées au ciel, il y a des carnavals et il y a des Pâques.  

EQUINOXES ET SOLSTICES

Equinoxes et Solstices

Etymologiquement, le terme « équinoxe » provient du latin « aequinoctium », de « aequus » qui signifie « égal » et « nox », « nuit ». Ceci parce qu’à l’équinoxe jour et nuit ont une durée identique. On appelle « équinoxe de printemps » ou « point vernal » l’équinoxe de mars dans l’hémisphère nord et l’équinoxe de septembre dans l’hémisphère sud. On appelle « équinoxe d’automne » celui de septembre dans l’hémisphère nord et de mars dans l’hémisphère sud.

Un équinoxe est un instant de l’année où le plan équatorial terrestre traverse le Soleil ; changeant d’hémisphère céleste. Ce jour-là, le Soleil est exactement au zénith sur l’équateur terrestre. La ligne d’équinoxe ou ligne équinoxiale est la droite d’intersection du plan de l’écliptique, qui est celui de l’orbite de la Terre, avec le plan de l’équateur céleste, qui est celui de l’équateur terrestre. Elle est perpendiculaire à la ligne des solstices ou ligne solsticiale. Un équinoxe ou point équinoxial est un des deux points d’intersection de la ligne des équinoxes avec la sphère céleste. Une année connaît deux équinoxes ou points équinoxiaux : le premier entre le 19 et le 21 mars ; le second, entre les 22 et 23 septembre. Par extension, on appelle « équinoxes » les jours de l’année pendant lesquels se produisent ces passages au zénith. Les dates des équinoxes sont liées par convention à celles du début du printemps et de l’automne.

CALENDRIER CELTE

Calendrier celte

L’équinoxe, particulièrement celui de printemps, est une date de référence pour de nombreux calendriers :

– Dans le calendrier persan, le « nouvel an », Norouz, le nouveau jour, coïncide avec l’équinoxe de mars.

– Le calendrier badï débute également lors de l’équinoxe de mars.

– Le calendrier liturgique romain calcule Pâques comme le premier dimanche suivant la première Pleine Lune de comput suivant l’équinoxe de mars. L’Eglise utilise le 21 mars comme référence pour cet équinoxe. Cependant, l’Eglise catholique romaine utilisant le calendrier grégorien et la plupart des Eglises orthodoxes le calendrier julien, la date précise de Pâques diffère.

– La Pâque juive a généralement lieu lors de la première Pleine Lune suivant l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord ; quatre ou cinq fois tous les 19 ans, elle a lieu lors de la deuxième Pleine Lune.

– Dans les calendriers est-asiatiques traditionnels : chinois, coréen, vietnamien, etc…, l’équinoxe vernal et l’équinoxe automnal marquent le milieu du printemps et de l’automne. La fête de mi-automne est célébrée le 15e jour du 8e mois lunaire et est un jour de fête officiel dans plusieurs pays d’Asie.

– Au Japon, l’équinoxe vernal est une fête officielle, le « Shunbun no hi », littéralement « jour de l’équinoxe vernal ». L’équinoxe de septembre et le « Shùbun no hi », littéralement « jour de l’équinoxe automnal ».

– Le nouvel an tamoul et le nouvel an bengali suivent le zodiaque hindou et sont célébrés lors de l’équinoxe vernal sidéral (le 14 avril). Le premier est fêté dans le Tamil Nadu, le deuxième dans le Bengale-Occidental.

– Les habitants de l’Andhra Pradesh, du Karnataka et du Maharastra célèbrent l’ugadi, fixé par les Satavahana au premier matin suivant la première Nouvelle Lune après l’équinoxe de mars.

– Au Mexique, à Chichèn Itzà sur la pyramide de Kukulcàn, appelée aussi « El Castillo », il est possible aux équinoxes d’observer par jeu d’ombre l’apparition d’un serpent le long des escaliers.

– Dans plusieurs pays arabes, la Fête des Mères est célébrée lors de l’équinoxe de mars.

– La Fête des Moissons est célébrée au Royaume-Uni le dimanche de la Pleine Lune la plus proche de l’équinoxe de septembre.

– Dans le calendrier républicain commençant le 22 septembre 1792, mis en place le 6 octobre 1793, et utilisé entre 1793 et 1805, l’année débute lors de l’équinoxe de septembre. Le hasard avait fait que l’institution de la République, le lendemain de l’abolition de la royauté le 21 septembre 1792, ait lieu le jour de l’équinoxe d’automne. La date de chaque année était déterminée par observations et calculs astronomiques.

BELTAINE

La roue de Beltaine

(*) Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. C’est aussi le nom du mois de mai en irlandais et le nom du 1er mai en gaélique écossais. Elle vient après Samain et Imbolc, et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir. Beltaine est encore fêté aujourd’hui, notamment à Edimbourg lors du « Beltane Fire Festival » qui se tient chaque année le 30 avril sur Calton Hill.

BELIER - TAUREAU - RICHES HEURES DU DUC DE BERRY

Avril – Les Très riches Heures du Duc de Berry

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Bordas

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NETTUNO… LA VILLE DU DIEU NEPTUNE… DANS LE LATIUM… PROVINCE DE ROME

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 19-03-2017

En Italie, les dieux ou les planètes ont leur ville. Neptune a aussi la sienne, Nettuno, une petite ville au sud du Tibre, sur la côte tyrrhénienne comme on appelle la Méditerranée là-bas. Nettuno est le pendant de l’antique cité d’Antium, l’Anzio d’aujourd’hui, centre thermal et de villégiature au temps des Romains.

Nettuno aujourd’hui est une station balnéaire très fréquentée. Mais c’est également un centre agricole et industriel tourné vers l’alimentaire, notamment la conserve de poissons, mer et Neptune oblige, ainsi que les meubles et le verre. Ne pas oublier le vin local de Nettuno, petit vin blanc exceptionnel, inconnu et caché, comme tout ce que le monde de Neptune abrite, le Cacchione…

NETTUNO - FORT SANGALLO

Nettuno – Fort Sangallo

Une partie de la ville se trouve à l’intérieur des murs médiévaux et, à l’extérieur, se trouve le noble Fort Sangallo, datant de 1501, exemple précoce de fortification moderne érigée par Antonio de Sangallo pour le Pape Alexandre VI.

Plus près de nous Nettuno fut le site d’un débarquement des Forces Alliés avec l’Opération Shingle, une bataille de quatre mois, la campagne d’Anzio et Nettuno, pendant la seconde guerre mondiale, alors qu’en France les Alliés débarquaient sur les côtes de Normandie. C’est par la mer et peut-être avec Neptune que les Alliés débarquèrent. Ce fut aussi un massacre et aujourd’hui on visite le cimetière américain qui se trouve à une sortie de la ville.

Nettono se trouve à environ 60 km de Rome. Quant aux habitants de Nettuno, on les appelle les « Nettunesi ».

NETTUNO - FONTANA DEL DIO

Nettuno – La Fontaine du dieu Neptune

Neptune c’est l’équivalent romain du Poséidon grec. La fontaine, symbole de la ville qui porte le nom du dieu païen de la mer, se trouve sur la place Mazzini. Cependant, elle n’était pas installée ici à l’origine et le monument lui-même se composait de deux parties diverses : la statue du dieu et la coquille tirée par deux chevaux, avec en annexe la vasque. Au XIXe siècle la statue de Neptune faisait partie d’une autre fontaine et se trouvait Place du Marché, de laquelle, aujourd’hui, il ne reste qu’une partie, et devenue petite fontaine publique. La statue, réalisée en travertin, fut réalisée par l’artiste Ottavio De Angelis, et donnée à la ville en 1882.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, pourtant, la fontaine subissait de graves dommages par les bombardements qui s’abattirent sur la ville. Puis durant la période de la reconstruction on décida de l’installer sur la place Mazzini, où elle se trouve actuellement. Lors du déplacement du monument, on décida de lui donner une nouvelle forme. Et c’est ainsi que le Nettunese Randolfo Belleudi réalisa la coquille traînée par des chevaux, où trône toujours le dieu Neptune. L’œuvre fut complétée entre 1949 et 1950.

En 1956, à l’occasion de l’inauguration de l’aqueduc communal de Carano, on réfléchit à positionner des éléments de diffusion de l’eau et c’est ainsi que dans les années 60 furent ajoutés à la vasque les trois poissons qui envoient l’eau vers la coquille et le dieu.  Cependant, c’est en 2015 qu’une nouvelle restauration eût lieu, lui redonnant la splendeur de ses origines.

NETTUNO - FONTAINE DANS LA VIEILLE VILLE

Petite fontaine dans la citadelle médiévale de Nettuno

Neptune/Poséïdon est le dieu des Mers, des Océans, des Fleuves, des Sources, des Lacs, le domaine des eaux lui appartient, comme les Enfers appartiennent à Pluton/Hadès, le Ciel à Zeus/Jupiter et la Terre aux trois frères.

Son attribut est le trident, ou harpon à trois pointes, analogue au foudre de Zeus/Jupiter, et a pu représenter à l’origine le jaillissement des vagues et des éclairs. Car Neptune/Poséidon est un dieu redoutable : il est plutôt le dieu « de la mer soulevée que la bonace ».

Neptune/Poséidon connut beaucoup de liaisons amoureuses, ce serait le plus volage des dieux, avec des déesses ou des mortelles, mais il n’engendrait guère que des monstres et des bandits. La fille qu’il eût de Déméter, « seuls les initiés peuvent savoir son nom », dit Pausanias. Le secret est resté caché. D’ailleurs pour l’astrologue, le lieu où est Neptune dans un thème est le lieu d’un secret à découvrir.

Neptune/Poséidon est également une puissance chthonienne, le dieu des tremblements de terre, les séismes provenant, selon les Anciens, des tempêtes de la mer, sur laquelle reposent les continents. Neptune est le dieu qui « fait tressaillir la terre ». Il met en branle, dit Homère, la terre et les flots.

Neptune est souvent représenté par les animaux qui incarnent le principe de fécondité, le cheval, le taureau, le dauphin. La crinière de l’un, les mugissements de l’autre, la rapidité bondissante du troisième, par leurs similitudes avec les ondulations bruyantes des vagues, resteraient au niveau de l’explication purement métaphorique.

CITTA DI NETTUNO - IL PORTO

Nettuno – Le Port

C’est à Neptune/Poséidon que Platon attribuera le pouvoir dans l’Atlantide fabuleuse, « de faire jaillir de dessous le sol deux sources d’eau, l’une chaude, l’autre froide et de faire pousser sur la terre des plantes nourricières de toute sorte en suffisance ».

Neptune/Poséidon, dieu des mers et des terres secouées, serait le symbole des eaux primordiales, des eaux d’en bas et non d’en haut, où la vie prend naissance, mais de façon encore indifférenciée, tempétueuse et monstrueuses. Du solide commence à émerger des tourbillons marins ; il reste à le développer et à l’harmoniser. Poséidon est l’expression chthonienne des forces créatrices ; il incarne les forces élémentaires et encore indéterminées d’une nature, qui est à la recherche de formes solides et durables.

Du point de vue éthique, certain juge sévèrement le type de comportement symbolisé par Neptune/Poséidon. Le dieu trahirait tout effort de spiritualisation, il légaliserait une forme de pervertissement. « Il préside à la légalité qui gouverne la satisfaction perverse du désir, la banalisation, la perversité ».

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Blason de la ville de Nettuno – Roma – Italia

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter

 

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DANS LE BESTIAIRE DES POISSONS… LE MARTIN-PECHEUR

(6.6.12 - LES MYTHES DES POISSONS ET DE NEPTUNE) par sylvietribut le 18-03-2017

L’alcyon est un genre de martin-pêcheur, entré dans la légende et devenu symbole, une sorte d’oiseau fabuleux, beau et mélancolique.

D’après une légende grecque, Alcyoné était la fille du roi des vents. Elle avait épousé Céyx, le fils de l’Astre du matin. Leur bonheur était si parfait qu’ils se comparaient à Zeus/Jupiter et à Héra/Junon et, par le fait même, attirèrent sur eux la vengeance des dieux. Ils furent métamorphosés en oiseaux et leurs nids, construits au bord des flots, étaient sans cesse détruits par les vagues. Telle serait l’origine de leur cri plaintif. Par pitié, Zeus/Jupiter apaisa la mer deux fois, sept jours par an, avant et après le solstice d’hiver ; pendant cette accalmie, l’alcyon couve ses œufs. A ce titre, il devint un symbole de paix et de tranquillité ; mais d’une paix dont il faut se hâter de profiter, car elle est brève.

Martin-pêcheur d'Europe. Famille des Alcédinidés. Ordre : Coraciiformes

Martin-pêcheur

Oiseaux des mers, dédiés à Thétis, divinité marine et l’une des Néréides, enfants du vent du soleil matinal, les alcyons tiennent à la fois du ciel et des océans, de l’air et des eaux. Ils symbolisent à ce titre une fécondité à la fois spirituelle et matérielle, mais menacée par la jalousie des dieux et des éléments. Le danger qu’ils évoquent est celui de l’autosatisfaction et de l’attribution à eux-mêmes d’un bonheur qui ne peut venir que d’en haut. Cet aveuglement dans le bonheur expose au pire des châtiments.

Des légendes tardives ont assimilé la légende d’Alcyoné à celle d’Isis ; la femme vole à travers les airs et au-dessus des mers, à la recherche de son mari, fils de l’Astre du matin, comme Osiris était le soleil levant. Ovide a décrit la rencontre de l’épouse, changée en oiseau, et du cadavre de son mari poussé par les flots, en des termes qu’ils rappellent le mythe égyptien.

Mais les terreurs, qu’inspirent les éléments déchaînés, conjuguant les violences des vents et des vagues, subsisteront toujours. La confession d’Alcyoné tremblante et comme séduite par la grandiose fureur des éléments déchaînés, montre bien ce qui est au cœur du symbolisme de cet oiseau si cher aux romantiques.

Voici aussi un oiseau qui est un très bon indicateur naturel de la qualité d’un milieu aquatique. Il apprécie les falaises calcaires qui se réchauffent facilement au soleil, et les abords des étendues d’eau dans lesquelles il pourra plonger pour attraper sa nourriture. Et ainsi, il reste dans son territoire de prédilection tant que les eaux ne sont pas prises par les glaces, car cet oiseau craint les hivers trop rudes, et dans ce cas, il migre vers des régions plus tempérées.

Le bleu étincelant du martin-pêcheur provient des reflets prismatiques de la lumière sur les structures minuscules de ses plumes. Le sexe des martins-pêcheurs se différencie à la couleur du bac : presque tout noir chez le mâle et chez la femelle, la mandibule est du même orange que les pattes.

Les martins-pêcheurs volant par couples sont, comme il est fréquent en Chine, des symboles de fidélité, de bonheur conjugal. Sensibles à leur beauté, les Chinois opposent leur noblesse et leur délicatesse à la vulgarité des oiseaux bavards, tel le milan.

ALCYNOE

Alcyoné

Il existe deux versions de la légende d’Alcyoné et de Céyx son époux. Dans la première version Céyx se rend à Claros pour consulter un oracle, mais il se noie durant la traversée. Avertie par Morphée de la mort de son époux, Alcyoné part à la recherche de son corps et finit par le retrouver. Prix de pitié devant son chagrin, les dieux métamorphosèrent le couple en martins-pêcheurs. Cette version est corroborée par le fait que lorsqu’une accalmie règne en mer, cette période est désignée sous le nom de « jours alcyoniques ».

La seconde version raconte que pris de vanité, le couple ose s’assimiler à Zeus et Héra. Pour ce sacrilège sera métamorphosée en alcyon, le martin-pêcheur, et Céyx, en fou de Bassan.

Dans le dialogue pseudo-platonicien, Alcyoné fait le tour de la terre pour retrouver Céyx. Elle sera métamorphosée par les dieux en récompense de son amour.

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Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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DANS LE MONDE MYSTERIEUX ET ACQUATIQUE DES POISSONS… LA FEE MELUSINE

(6.6.12 - LES MYTHES DES POISSONS ET DE NEPTUNE) par sylvietribut le 10-03-2017

Mélusine signifie « merveille » mais aussi « brouillard de la mer ». Pour les Lusignan, elle est la « Mère Lusigne », la mère des Lusignan, fondatrice de leur lignée. Dans le dictionnaire Littré, elle est appelée « Merlusigne », ce qui pourrait faire penser à une connotation aquatique.

Les origines de la fée Mélusine sont antiques. En effet, Hérodote fait référence à une femme serpent : « Héraclès serait arrivé dans la région qu’on appelait l’Hylaia. Là, il aurait trouvé dans un antre une jeune fille serpent formée de deux natures ; les parties supérieures de son corps, à partir des hanches, étaient une femme ; les parties inférieures, d’un reptile. Il la regarda avec étonnement. Puis il lui demande si elle n’avait pas vu quelque part des cavales vagabondes. Elle répondit que c’était elle-même qui les avait et qu’elle ne les lui rendrait pas avant qu’il se fût uni à elle ; et Héraclès se serait uni à elle pour ce prix ». Hérodote, Histoire, Livre 4, Chapitre IX.

Une autre référence affirme que Mélusine aurait pris pied, avec des Scythes, les Taïfales, et une armée romaine, dans le Poitou, région de naissance du mythe. Ils auraient même donné leur nom à la ville de Tiffauges dont la fée construisit le château.

RAYMONDIN ET LA FEE MELUSINE - JULIUS HUBNER

Raymondin et Mélusine – Julius Hubner

Mélusine est un mythe du Moyen Age. Au royaume d’Albanie, le roi Elinas chassait dans la forêt et rencontra près d’une fontaine une magnifique jeune femme qu’il salua bien humblement. A son souhait de la prendre pour épouse, celle-ci accepta en lui demandant de jurer à ne jamais chercher à la voir au temps de ses couches. Et c’est ainsi que la fée Persine, ou Presine, épousa Elinas. Ils eurent trois filles, toutes aussi belles que leur mère. L’aînée s’appelait Mélusine, la seconde Mélior et la dernière Palestine.

D’une première union, Elinas avait eu un fils, Mataquas. Celui-ci, jaloux du bonheur de sa belle-mère, poussa son père dans la chambre où Persine baignait ses filles. Celle-ci s’exila avec ses trois fils au dus, sur l’île magique d’Avalon. Chaque matin, elle et ses filles montaient sur la colline d’Elénos, la montagne fleurie, d’où elles pouvaient apercevoir la lointaine Albanie. La fée Persine leur dit qu’elles y étaient nées et que la fausseté de leur père les avait réduites à une misère sans fin. Chaque fois elle répétait son malheur, si bien que Mélusine poussa ses sœurs à enfermer leur père sur la merveilleuse montagne de Northumberland, appelée Brumblerio, d’où il ne sortirait plus jamais. Persine s’en montra fort courroucée et condamna Mélusine à devenir serpent au-dessus du nombril chaque samedi. Si toutefois elle trouvait un homme qui veuille l’épouser, à la condition de ne jamais la voir le samedi, elle vivrait le cours naturel d’une vue de femme et mourrait naturellement, enfantant une très noble et très grande lignée. Cependant, si jamais elle se séparait de son mari, elle retournerait, sans fin, au tourment qu’elle connaissait déjà. La seconde sœur, Mélior fut condamnée à garder un épervier merveilleux dans un château en Arménie. Quant à Palestine, elle fut enfermée, avec un lutin, sur le Mont Canigou et dut garder le trésor de son père jusqu’à ce qu’un preux chevalier ne vienne la délivrer.

LE CHATEAU DE LUSIGNAN - LES TRES RICHES HEURES DU DUC DE BERRY - LES POISSONS

Le château de Lusignan – Les Très Riches Heures du Duc de Berry – Les Poissons

Et c’est ainsi que Mélusine partit errer dans les forêts et les bocages, traversa même l’Atlantique et arriva en Poitou. C’est alors que Raymondin de Lusignan, neveu du comte Aymar de Poitiers et fils du comte de Forez, tue accidentellement son oncle en forçant un sanglier féroce. Aveuglé par la douleur et pourchassé pour meurtre, il chevauche dans la forêt de Coulommiers en Poitou, aujourd’hui dans l’actuel département de la Vienne. A minuit, il rencontre à la fontaine de Soif, trois femmes, dont Mélusine. Celle-ci le réconforte et lui propose de l’aider, de la faire innocenter et de faire de lui un très puissant seigneur, à condition de l’épouser. En même temps, elle lui fait jurer de ne jamais chercher à la voir le samedi. En gage, elle lui offre deux verges d’or qui avaient de grandes vertus.

Heureux, ils se marient en grande noblesse et font des Lusignan l’une des plus grandes familles de France. Elle lui donna dix fils, tous beaux et bien bâtis à quelques détails près qui devinrent tous grands et puissant. La noble et glorieuse lignée prédite par la fée Persine, sa mère, était bien fondée.

MELUSINE - GIROUETTE

Pendant que Raymondin parcourt la Bretagne, Mélusine se fait bâtisseuse. La légende veut qu’elle soit à l’origine de la construction de  nombreux bâtiments médiévaux poitevins et même lorrains. Elle fonde entre autre les villes de Parthenay, Tiffaudes, Talmont, édifie les murailles de La Rochelle et fait construire un grand nombre d’églises, comme celle de Saint-Paul-en-Gâtine ou de Clussais-la-Pommeraie, ainsi que des abbayes. Cependant, ces travaux, elle ne les réalisait que la nuit et si quelqu’un la surprenait dans on ouvrage, elle cessait immédiatement ses travaux. C’est ainsi qu’il manque une fenêtre à Ménigoute, ou encore la dernière pierre de la flèche de l’église de Niort ou de celle de Parthenay.

Comme il lui avait promis, Raymondin ne la vit jamais le samedi. Mais son frère, le comte de Forez, jaloux de la puissance de son cadet, lui laissa entendre que sa femme forniquait avec un autre tous les samedis. A ces mots, Raymondin, furieux, se précipita sur la porte interdite, regardant par la serrure la pièce, s’aidant même d’une dague grâce à laquelle il réussit à percer un petit trou. Il voit alors sa femme dans une cuve, en haut du nombril sa femme se peigne les cheveux et en dessous du nombril, c’est un serpent.

Deux versions existent. Dans l’une Raymondin s’exclame : « Je viens mon amour de vous trahis à cause de la fourbe exhortation de mon frère », ou bien il ne dit rien et tente de garder le secret de sa trahison. Mais un jour, que son fils Geoffroy est accusé d’avoir  détruit l’abbaye de Maillezais et d’avoir tué son frère Fromont par accident, Raymondin s’emporte en jetant la responsabilité du comportement étrange du fils sur Mélusine. Il la traite en public de « très fausse serpente ».

Ces deux versions ont la même fin : Mélusine se jette alors par une fenêtre aussi légèrement que si elle avait eu des ailes en poussant un cri de désespoir. Jean d’Arras précise que, parfois, la nuit, elle vient caresser ses enfants, devant les nourrices qui n’osent rien dire. C’est Mélusine qui annoncera la mort de Raymondin devenu ermite à Montserrat.

En réponse à la prophétie de Persine, la fée serpente se montre et se lamente à chaque fois que les biens des Lusignan changent de propriétaires ou qu’un membre de cette maison va mourir.

MELUSINE - EGLISE DE CHAUVIGNY - VIENNE

Mélusine – Eglise de Chauvigny

Nombreux sont les lieux qui font référence à la légende de Mélusine. Notamment ceux sont le nom vient de « lux », « lumière » en latin, ont un lien avec Mélusine. On trouve ainsi Lucé, Lucy, Lusigny, Lusignan, Lézignan, Luzy, Leucate, Lausanne, Luxeuil, comme lieux pouvant se rattacher à l’histoire de Mélusine. La ville de Melun, en Brie, peut également être originaire de la légende. Pierre Gordon dans son essai « Les Vierge Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées », parle aussi des Malorcine ou Mélorcine, dans certains contes de terroir, par rapport à « orc » qui veut dire « ogre ». L’Ogresse mythique dévore le postulant au cours d’une initiation dans l’antre de la vouivre pour le « recracher » ensuite une fois la transformation accomplie, comme le fut Jonas après trois jours passés dans le ventre de la baleine. D’autre fois encore, elle est dite « Méloursine », ce qui évoque la Grande Ourse, la Polaire, impliquant qu’elle guide vers la lumière. Cependant, elle est dite également Mélousine. Or, le mot « oues » désignait jadis l’Oie. Il y avait jadis, à Paris, une « rue aux Oues », déformée ensuite en « rue aux Ours ». Cette fois, elle présente la facette de « Mère Loi », gardienne de la Loi Cosmique.

Toutefois Mélusine, personnage mythique des « gesta » celtiques, règne sur le domaine des eaux et plonge ainsi dans l’inconscient abyssal, moitié poisson, moitié femme, de même les sirènes symbolisent les profondeurs de l’inconscient et sont des symboles « Poissons ». Monstres de la mer, à tête et poitrine de femme ont le corps était celui d’un oiseau, puis dans les légendes plus tardives, celui d’un poisson, elles séduisaient les navigateurs par la beauté de leur visage et par la mélodie de leurs chants, et les entraînaient dans la mort. C’est ainsi qu’Ulysse dut se faire attacher au mât de son navire pour ne pas céder à la séduction de leurs appels.

Les sirènes figurent dans le voyage, symbole de la vie, les embûches nées du désir et des passions. Engendrées par un élément indéterminé, ce sont des créations de l’inconscient, des rêves fascinants et symbolisent « l’autodestruction du désir quand il n’est qu’un rêve insensé ». Il faut alors, comme Ulysse, « s’accrocher » à la dure réalité du mât qui est le centre du navire, axe vital de l’esprit, pour fuir des illusions mortelles. Comme Ulysse, le natif des Poissons devra parfois, lui aussi, s’accrocher à la dure réalité pour ne pas succomber à ses propres illusions.

MELUSINE

 

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PROCNE, PHILOMELE ET TEREE

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 17-02-2017

Philomèle et Procné étaient les deux filles du roi d’Athènes, Pandion, et de Zeuxippe, une naïade. Ce mythe appartient à l’histoire de la fondation d’Athènes.

Cette légende nous est racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Procnée était mariée à Térée, roi de Thrace. Après cinq années d’union et la naissance d’un fils, Itys, elle désira revoir sa jeune sœur Philomèle. Elle en parla à son mari et celui-ci se rendit à Athènes pour demander au roi Pandion de permettre le séjour de Philomèle chez eux. En découvrant la beauté de sa belle-sœur, il la désira aussitôt.

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Philomèle et Procnée – William Bourguereau

Pandion accepta de lui confier sa fille en lui faisant promettre d’en prendre soin. Toutefois, à peine eurent-ils débarqué sur la côte de Thrace que Térée entraîna Philomèle dans une bergerie où il la viola, puis lui coupa la langue pour l’empêcher de parler. Philomèle fut laissée sous bonne garde dans la bergerie et, de retour devant sa femme, il lui fit croire que sa sœur était morte durant le voyage.

Cependant Philomèle eut l’idée d’avertir sa sœur en tissant une toile qui révélait son calvaire. Cette toile fut portée à Procné par l’intermédiaire d’une servante. Ainsi avertie, Procné n’eut plus qu’une idée, celle de venger sa sœur.

Profitant de la célébration des mystères de Dionysos, Procné va délivrer Philomèle de sa prison et l’introduire dans le palais. Ensuite, elle tue Itys, son jeune fils. Les deux sœurs le découpent et cuisent ses membres et le font servir à Térée lors d’un repas qu’il prend seul. C’est alors que Térée réclame son fils et Procnée de lui répondre : « Ton fils est avec toi ». Philomèle surgit et jette la tête d’Itys sur la table.

A la vue de ce terrible spectacle, Térée, fou de rage, cherche à poursuivre les deux sœurs. Mais elles se sauvent et se métamorphosent : Procné en rossignol et Philomèle en hirondelle. Térée sera changé en huppe, cet oiseau qui vole au ras du sol. Quant à Itys, les dieux eurent pitié de son sort et le métamorphosèrent en chardonneret. Cependant dans la version d’Ovide, Itys est tué et mangé sans autre forme de procès.

Le comportement de Térée n’est pas sans évoquer le thème d’un Uranien, sur fond de Mars-Uranus, celui qui passe à l’acte car dans l’impossibilité de ne pas faire ce qu’il veut quand il veut, sans considération ni empathie pour l’autre.

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LA DEESSE ROMAINE FEBRIS

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 12-02-2017

La déesse Febris était une déesse romaine. On la fêtait le 14 février. Elle était associée à la guérison de la malaria qui sévissait dans les marais pontins, une région au sud de Rome. Elle recevait les offrandes de ses fidèles qui espéraient éviter de contracter cette maladie. Febris pouvait donc apporter et faire disparaître les maladies.

C’est Numa Pompilio qui dédia le mois de février au dieu Februus, d’où son nom. Les longues fêtes dédiées à la Déesse culminaient le 14 février, avec les Februalia. Comme l’Avent pour le Christianisme, le 14 février deviendra au contraire la catholique fête de Saint Valentin, au nom de la « fièvre d’amour ».

LA DEESSE ROMAINE FEBRIS

La déesse romaine Febris

Cette Febris, la déesse romaine de la fièvre, est toujours à demeure dans la vallée du Tibre. Elle avait trois chapelles à Rome : au Mont Palatin, sur l’Esquilin et sur le Quirinal.  Une fois guéris les malades suspendaient dans ces chapelles les remèdes qu’ils avaient portés sur eux, le plus souvent dans des amulettes.

Il n’en demeure pas moins que Fébris était la déesse très redoutée de la Fièvre, à Rome, dans les bas-fonds comme au Forum et au Vélabre, et même les vallées plus élevées entre le Quirinal et Viminal, qui restèrent longtemps humides et malsaines. Simple puissance, « numen » était une maléfique qu’on cherchait à se concilier.

Fébris n’a pas de légende. Son sanctuaire le plus ancien semble avoir été un autel archaïque sur le Mont Palatin. On en connaît pourtant un autre, sur le plateau de l’Esquilin, à l’endroit où l’on enterrait les esclaves et les petites gens : les puticuli de l’époque classique. Et puis il y avait dans le haut du Vicus Longus, à la tête de la vallée du Quirinal, où il y avait des suintements d’eau et des sources.

FONTAINE AU MONT PALATIN

Fontaine au Mont Palatin – Rome

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6 JANVIER – EPIPHANIE – FETE DES ASTROLOGUES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-01-2017

Epiphanie est un mot d’origine grecque Epiphaneia qui signifie  « manifestation » ou encore « apparition ». Cette fête chrétienne célèbre la manifestation de Jésus, le Messie du monde. Elle a lieu le 6 janvier. Comme en France, ce n’est pas un jour chômé, elle est souvent reportée au dimanche suivant ou anticipée au dimanche précédent. On commémore aussi l’adoration des Rois Mages, venus selon la tradition, à Bethléem, guidés par une étoile. Au sens grec, ce sont des astrologues ou des magiciens orientaux. Cette fête s’appelle aussi Théophanie qui signifie « manifestation de Dieu ». Cet ancien nom subsiste aujourd’hui dans le prénom féminin Tiphaine, en anglais Tiffany.

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Gaspard – Melchior – Balthazar : Les trois rois-mages

La fête était à l’origine et jusqu’à la fin du IVe siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, Nativité, manifestation par la venue des Mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana. Depuis l’introduction d’une fête de la Nativité, Noël, le 25 décembre, l’Epiphanie s’est spécialisée de façons diverses, selon les confessions et a adopté des sens variés.

L’Epiphanie commémore donc la visite des trois rois mages, venus dit-on d’Orient, en suivant la lumière d’une étoile pour les guider jusqu’à Bethléem. Melchior, Gaspard et Balthazar apportaient des présents à l’Enfant Jésus qu’ils nommèrent « le Nouveau Roi des Juifs ». Quand ils le découvrirent dans l’étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s’agenouillèrent devant lui en signe de respect. Ils apportaient en cadeau de l’or, de la myrrhe et de l’encens.

L’origine des Rois Mages est aujourd’hui encore obscure. On les dit savants, riches mais errants. Ces mystérieux personnages alimentèrent l’imaginaire qui entoure Noël. Melchior venait de Nubie. C’était le plus âgé des trois. Il apportait de l’or, symbole royal. Balthazar apportait de la myrrhe, symbole sacerdotal. La myrrhe est une sorte de gomme produit d’un arbre d’Arabie, le balsamier, utilisée dans les préparations cosmétiques et en pharmacie. Gaspard était le plus jeune et apportait l’encens, symbole prophétique, une résine dégageant un parfum quand on la fait brûler.

Dans les Evangiles, c’est Matthieu qui mentionne leurs noms et les présentent comme de riches personnages ayant visité l’Enfant Jésus à Bethléem, en Judée, du temps du roi Hérode. Alors que Luc ne parle pas des Mages, mais évoque par contre la visite des bergers.

Les Rois Mages furent d’abord présentés comme des Perses. Un manuscrit grec, traduit en latin, révèle leurs noms qui, plus tard, furent légèrement déformés et deviendront : Balthazar avec la peau cuivrée, Gaspard avec la peau foncée et Melchior avec la peau blanche. De même, on les fera paraître l’un imberbe, l’autre moustachu et le troisième barbu, leur attribuant ainsi les trois âges de la vie. Ils représentaient les « non Juifs » des trois continents. Il faut se dire que les quatrième et cinquième continents n’avaient pas encore été découverts.

Quant à leurs offrandes, elles sont particulières. Saint André révèle que l’Encens, la Myrrhe et l’Or forment l’acronyme EMO, signalant l’obligatoire transsubstantiation du sang humain en sang divin. Quant à l’anagramme du mot, il donne OME, homophonie de HOMME, signalant que ces cadeaux de royauté sont aussi dévolus à l’humain.

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L’or

L’OR, richesse et aussi métal, représente selon certaines interprétations la paROle, Orare en latin. Ne dit-on pas d’ailleurs que « la parole est d’or »… C’est en effet une richesse car manier le verbe est le plus grand des pouvoirs, mais c’est un métal si la parole devient vénale, qui alourdit son possesseur. Ne dit-on pas aussi à l’initié « Laisse tes métaux ».

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La myrrhe

La MYRRHE, la résine qui guérit et qui sert à embaumer les morts, est la promesse de la résurrection, d’un cycle de vie pour accomplir son destin.

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Grains d’encens

L’ENCENS scelle le lien avec notre origine, par l’intermédiaire des prières ou reconnaissance sentimentale envers notre source. A ce titre, les Rois Mages, les trois, représentent la divinité tri-unitaire présente dans toutes les religions. Ce sont des inconnus qui nous ont apportés ces cadeaux que sont la parole, l’immortalité et les liens affectifs qui nous unissent à eux.

Enfin, longtemps ce jour-là, on célébra le miracle de Cana : l’eau changée en vin… Un rituel de quête terminait jadis la période des douze jours de fêtes. Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette. Et voilà pourquoi nous perpétuons la tradition et dégustons des galettes à l’époque de l’Epiphanie.

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La Comète qui avait guidé les Rois Mages

Rambouillet, 6 janvier 2017

 

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DANS LA MYTHOLOGIE CAPRICORNE… LES SATURNALES

(6.6.10 - LES MYTHES DU CAPRICORNE ET DE SATURNE) par sylvietribut le 05-01-2017

Au solstice d’hiver, on a tendance à penser aux Saturnales alors que certains disent qu’on les fêtait le 16 janvier. Toutefois, on sait que les fêtes chrétiennes ont été calquées sur les fêtes païennes. Ce « paein » ancien signifiait « faire paraître », qu’évoquent le dieu Pan et les païens, reliant la vie agreste, la vitalité violente, l’appétit vorace, l’avidité sensuelle de ces dieux de la nature qu’étaient à l’origine Ops-Saturne, dieux des semailles et des semences.

D’abord fêtées le 14 avant les calendes (*) de janvier, c’est-à-dire le 19 décembre, puis le 16 avant les calendes (17 décembre) et durant trois jours après la réforme du calendrier de Jules César, puis quatre jours sous Auguste, puis cinq sous Caligula, elles finissent par durer sept jours sous Dioclétien, du 17 au 24 décembre.

Il faut bien reconnaître que les Saturnales ressemblent à s’y méprendre à nos fêtes de Noël. Saturne-Cronos ressemble comme un frère au Père Noël, avec sa barbe, son allure de vieillard et son capuchon sur la tête. Pendant les Saturnales on échangeait des cadeaux, on offrait des figurines aux enfants, on allumait des bougies et on plaçait des plantes vertes dans les maisons, notamment du houx, du gui et du lierre.. Il ne manquait que le sapin.

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Les Saturnales – Gabriel Castello

Et surtout, pendant ces fêtes les maîtres servaient leurs esclaves et les esclaves commandaient à leurs maîtres, partageaient la même table. Personne n’aurait osé déclarer la guerre pendant cette période et cette règle survit encore à travers nos trêves de Noël.

Les Chrétiens ont sans doute beaucoup exagéré l’aspect licencieux des Saturnales : il fallait détrôner, gommer ces mythes païens, les noircir, les diaboliser en quelque sorte, tout en se les appropriant.

A partir de 274, les Saturnales seront prolongées au 25 décembre pour le Dies Natalis Solis Invicti » ou « le jour de naissance de Sol invictus ». La conversion de l’Empereur Constantin 1er, en 312, favorisera la diffusion du christianisme et quelques années plus tard, la première célébration de la naissance de Jésus de Nazareth est enregistrée le 25 décembre comme syncrétisme des fêtes précédentes. Lorsque Théodose 1er interdit les cultes non-chrétiens, le Noël chrétien, la seule fête qui subsistera, a alors intégré de nombreux éléments païens issus des Saturnales.

Dans les Saturnales, il y a liberté et transgression. Toutes choses propres à choquer les chrétiens. Liberté dans cette inversion des rôles entre maîtres et esclaves. On dépassait une condition sociale figée. On en retrouvera une trace dans la presse, plus tard, le jour de la Saint Jean Porte Latine où les journalistes prenaient la place des typographes et fabriquaient un journal tandis que les typographes le rédigeaient.

Pendant les Saturnales, les esclaves goûtaient au pouvoir et les maîtres faisaient l’expérience de la servitude. Peut-être les maîtres, après avoir connu cette condition inhabituelle, traitaient-ils mieux leurs esclaves.

Dans les festivités familiales, il est important de souligner le sacrifice du cochon de lait et l’élection par le sort, d’un roi de dérision, détenteur pour un jour de la liberté de parole et du commandement des affaires de la famille. Ce sont des traits que l’on retrouve même de nos jours dans les fêtes qui, en Europe, marquent le retour des saisons.

Pendant les Saturnales, les tribunaux et les écoles étaient en vacances et les exécutions interdites. Le travail cessait. On fabriquait et on offrait de petits présents, les « saturnalia » et les « sigillaricia ». Des figurines étaient suspendues au seuil des maisons et aux chapelles des carrefours. Un marché spécial, « sigillaria » avait lieu. De somptueux repas étaient offerts.

La population se portait en masse vers le Mont Aventin. On enlevait à la statue de Saturne les chaînes portées par lui depuis que Jupiter avait voulu contenir son appétit dévorant en le soumettant au rythme régulier des astres et des jours.

Plusieurs autres dieux ou déesses étaient célébrés pendant cette époque des Saturnales : Epona, fêtée le 15 décembre, déesse gauloise de la fertilité, qui avait intégré le catalogue des dieux romains, mais aussi Sol Invictus, sans doute le dieu Mithra, fêté le jour du 25 décembre, appelé « dies natalis solis invicti », c’est-à-dire le jour de naissance du « Soleil invaincu », dans la période du solstice d’hiver.

On dit que les Saturnales auraient inspiré certaines de nos fêtes religieuses ou traditionnelles, instituées postérieurement, comme le jour de Noël qui reprend le symbole du solstice d’hiver, soit le thème du « Sol invictus », le soleil invaincu ; la galette des rois, laquelle sacrait le « roi » de la fête ; les processions et réjouissances de carnaval.

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Calendrier astrologique – Bibliothèque de Berlin

(*) Les calendes étaient le premier jour de chaque mois dans le calendrier romain, celui de la Nouvelle Lune quand le calendrier suivait un cycle lunaire : années de Romulus et Numa Pompilius. Ce jour-là les pontifes annonçaient la date des fêtes mobiles du mois suivant et les débiteurs devaient payer leurs dettes inscrites dans les « calendaria », les livres de compte, à l’origine du mot « calendrier ». Pour rendre honneur au dieu Mars, et surtout pour faire correspondre le calendrier lunaire avec le cycle solaire, dix jours de fête, les calendes de Mars, étaient organisées en fin d’année. Cette durée fut réduite à 8 jours plus tard.

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Saturne

Bibliograhie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Bordas

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LA VILLE DE JUPITER SE TROUVE EN ITALIE… GIOVE

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 22-12-2016

La ville qui porte le nom de Jupiter en italien, Giove, se trouve en Ombrie, une jolie province du centre de l’Italie. C’est une charmante petite ville située sur une colline qui domine un panorama sublime à 360°. Le centre historique de Giove regarde le Tibre du sommet de cette colline. On peut retracer l’histoire antique du bourg à travers ses ruelles, ses arcs, ses édifices et surtout par son majestueux Palais ducal, le « château » qui rappelle les fastes des seigneurs qui l’habitaient.  

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Le gigantesque château de Giove en Ombrie

Ce lieu-dit romain conserve la mémoire d’un sanctuaire dédié à Jupiter dont le site exact demeure inconnu. De plus, sur les origines de ce nom de Giove il n’existe jusqu’à ce jour aucune information réelle. Deux hypothèses sont avancées : la première fait référence à la période pré-romaine et à la présence d’un temple dédié justement au dieu Jupiter qui régnait sur l’Olympe et les autres dieux. L’autre hypothèse, au contraire prend racine dans l’ancien nom de « Giove », « Juvo » ou « Jugo » comme en témoigne des cartes médiévales qu’on a retrouvées, qui ont révélé le terme latin « Jugum » qu’on pourrait traduire par « passage obligé, une voie entre deux vallées, qui correspond parfaitement aux caractéristiques du paysage.  

A l’époque romaine, à partir du 1er siècle avant Jésus-Christ, apparurent sur le territoire de Giove de nombreuses villas et des implantations rustiques comme en témoignent des vestiges de ces édifices et des pièces de monnaie. Ces découvertes eurent surtout lieu à proximité du Tibre qui, certainement navigable, était sans doute un endroit privilégié pour le commerce et les échanges entre Rome et la Méditerranée.

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Le château de Giove dominant la Vallée du Tibre en Ombrie

Les premières informations concernant le château de Giove figurent sur des documents datant de 1191 et concernent un échange de biens entre Offreduccio di Buonoconte d’Alviano et Berardo di Pietro, Seigneur de Giove, dans lequel est cité le nom du château de Juvo et décrit comme un ensemble bien fortifié protégeant la vallée du Tibre. Durant le Moyen Age le château de Giove entre dans le conflit entre les Guelfes et les Gibelins : en 1220 il fut occupé et fut attribué aux gibelins de Todi, cependant après trois ans Giove revint aux Guelfes d’Orvieto. Durant le XIIIe siècle il y une occupation alternative du château par la Papauté, de Todi et d’Orvieto, passant aussi pour une brève période sous la domination des Anguillara, dont Egidio Albornoz, de l’Hôpital du Saint Esprit et de la Compagnie des Capitaines de Ventura dit « del Cappelletto ».

Le 7 janvier 1514, Galeozzo Farnese devient Seigneur de Giove e, en 1557, le fils Pier Bertoldo II lui concèdera le Statut. Le 14 juin 1597, Mario Farnese de Latera vendait le château et les terres attenantes à Ciriaco et Asdrubale Matteai pour 65 000 scudi. En 1638 Girolamo Mattei, fils d’Asdrubale, par une bulle du Pape Urbano VIII fut nommé Duc de Giove. Le duché de Mattei durera jusqu’en 1800 lorsque le duc Filippo Mattei succèdera au neveu Carlo Ludovico Canonici Mattei. Au cours de XIXe le château passa à la famille Ricciardi, aux Comtes de Robilant et enfin aux Ducs d’Acquarone qui le vendirent en 1985 au metteur en scène Charles Robert Band. Depuis 2009 le château fut vendu aux enchères, mais il n’a toujours pas trouvé acquéreur.

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L’aigle symbole de Jupiter sous le balcon du château de Giove en Ombrie

Dans l’enceinte des ruines de la muraille médiévale du bourg se dresse le vaste palais édifié à l’emplacement d’une forteresse médiévale, édifiée par Ciriaco Mattei au début du XVIe siècle. Jamais achevée, la façade de l’édifice montre un puissant contraste entre l’aspect belliqueux des créneaux et le caractère intime, familial, de l’exquis balcon couvert dans l’un des angles, soutenu par un aigle aux ailes déployées, l’aigle étant l’oiseau symbole de Jupiter, aspect qu’il prit pour enlever Ganymède et en faire son giton.

Bien que le château soit aujourd’hui une résidence privée, certaines de ses salles sont parfois ouvertes au public. Elles renferment des fresques de Domenichino (1581-1641) et d’un peintre de Perugia, Orazio Alfani. L’intérieur du château présente en outre un singulier escalier à spirale qui permettait l’accès des carrosses du portail d’entrée directement aux étages supérieurs.

Il faut prendre le temps de flâner dans les ruelles du bourg, caractéristiques par leur mouvement d’arcs et d’escaliers et les entrelacements des petites maisons médiévales. En effet, le magique château de Giove est situé au cœur même de ce joli bourg d’Ombrie. Il domine une verte vallée. Une atmosphère magique qui évoque un temps révolu, quand les lanternes illuminaient les 365 fenêtres derrière lesquelles on peut imaginer les histoires fantastiques de ses nobles habitants, leurs fêtes, leurs danses, mais aussi les cachots souterrains et les passages secrets qui traversaient le pays.

Giove se trouve entre Terni en Ombrie et Viterbo dans le Latium. Son économie était traditionnellement liée à l’agriculture, mais aujourd’hui elle intègre aussi des activités artisanales, commerciales et touristiques u fait de la proximité de l’Autoroute du Soleil, avec une sortie à Attigliano, à 5 km de Giove. On est ici à une heure de Rome.

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Jupiter sur les ailes de son aigle – Fresque du château de Giove en Ombrie

deco_noel1Pour vos cadeaux de Noël, pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, pour un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique…

Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

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