LA MAISON XII DU THEME ASTRAL… LA MAISON POISSONS

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 10-03-2013

La Maison XII est en analogie avec le Douzième signe, les Poissons. C’est une Maison d’Eau, gouvernée par Neptune et par Jupiter. C’est une Maison Mutable, Double et aussi Succédante. En effet, comme nous le dit la tradition les signes Mutables se situent à la limite de deux saisons… Pour les Poissons, l’hiver n’est pas tout à fait fini et le printemps n’est pas encore là. Et puis avec les Poissons se termine le cycle du Soleil dans les signes, déjà prêt pour entamer le suivant… Les Poissons sont donc la croisée des chemins du zodiaque. Les Maisons Mutables évoquent également qu’une porte s’est refermée retenant prisonnier mais l’espérance est qu’une autre porte est pour s’ouvrir, rien n’est figé à tout jamais.

LES MAISONS ASTROLOGIQUES

Les Maisons astrologiques et sa XIIe Maison

Cependant, la Maison XII a une très mauvaise réputation. On l’appelle d’ailleurs la Maison de l’épreuve et des secrets. On dit qu’elle est la Maison des ennemis cachés, de la tromperie, des afflictions, des échecs, de l’exil, de la captivité, des mauvaises résolutions, des peines et de la tristesse, des embûches, des biens et des maux provenant des femmes, des bêtes féroces, des bêtes à monter, les grands animaux en général. Et puis, c’est le monde des maladies chroniques, et tout ce qui touche, en bien ou en mal, à l’enfantement. Elle régit aussi les prisons, les hôpitaux, les asiles, les lieux de retraite, les couvents et tous les lieux où l’on est tenu au secret professionnel, comme les laboratoires de recherche, la police, les détectives et où s’échangent les secrets.

Si l’on considère la Maison XII dans l’optique de l’axe qu’elle forme avec la Maison VI, nous sentons que nous sommes de plein pied dans un axe à la mauvaise réputation… servitude et santé d’un côté… épreuves et maladies graves et chroniques de l’autre… d’un côté l’hôpital du zodiaque et de l’autre la poubelle… On pourrait s’attendre au pire devant les difficultés dans lesquelles ces Maisons nous plongent, ce serait oublié que ces deux Maisons sont les plus « mutables » comme le sont les signes auxquelles elles se rapportent, d’un côté la Vierge et de l’autre les Poissons. Ce sont les Maisons les plus transformables, les plus ouvertes à la sublimation, à l’exploitation positive.

medecin

Si l’expérience nous permet d’affirmer que cet axe peut aussi bien fabriquer des médecins que des malades, on comprendra facilement ce qu’il faut entendre par jeux de sublimation, et cela pour une raison simple : l’axe VI/XII met en rapport, à chaque pôle, le limité et l’illimité.

La limite est du côté de la Vierge/Maison VI. En effet, ce secteur symbolise aussi bien le sentiment d’infériorité de celui dont la position sociale n’est pas gratifiante, par exemple un Soleil en Maison VI peut aussi bien indiquer un père dont le statut social est jugé humiliant par le fils, que le besoin d’auto-justification de celui qui se met au service des autres, se dévoue corps et âme pour eux ; ne pas perdre de vue que pour la Tradition astrologique les serviteurs ainsi que les petits animaux domestiques sont supposés nous être dévoués. Les grandes ambitions ne se liront pas dans la Maison VI mais bien plutôt les petits métiers, le quotidien, le labeur routinier, les bilans comptables, le chômage aussi. Comme on le voit les frontières sont immédiatement posées.

CLOITRE DE SAN DAMIANO AD ASSISI

Cloître du Couvent de San Damiano à Assisi où vécut Sainte Claire

En face, dans la Maison XII, on ignore précisément toutes les limites. On passe à travers ; on est, d’emblée, dans l’univers sans contours et sans formes. On évolue dans le Grand Ailleurs océanique. Facile, bien sûr, d’y perdre ses repères ; de s’y noyer ou de s’évader dans la folie ou le mysticisme, dans la perversion ou les états de conscience limites, de se réfugier au couvent ou à l’asile. Par exemple, un psychotique peut délibérément demander à se mettre à l’abri dans un hôpital psychiatrique, voire même en prison, pour retrouver, a contrario, des limites rassurantes ; tout comme dans la Maison VI on s’efforcera à sortir de son univers clos, balisé, raisonnable, bien rangé et répétitif à mourir, pour dépasser son besoin de sécurité ou son conformisme et respirer un peu.

Avec la Maison VI, on parlera d’économie, mais de prodigalité avec la Maison XII. Economie vitale, au moment où il importe de gérer de façon optimale le quotidien et les énergies dont on dispose. D’où également la réputation pathologique du secteur. Les maladies aiguës dont parle la Tradition astrologique, surgissant brusquement, prenant en défaut la gestion énergétique du sujet. Mais en revanche, c’est là aussi qu’on peut soigner le mieux, être le plus efficace et conscient des meilleurs moyens possibles de protéger la santé, de préserver ou réparer les forces, les siennes et celles des autres. On se met à leur service, avec le dévouement illimité que l’on puise en même temps dans la Maison XII.

Avec la Maison XII, la Tradition astrologique parle des maladies chroniques, celles qui s’étendent, se diffusent, avec prodigalité encore, sur le mode anarchique, difficiles à contrôler ou à maîtriser. Mais c’est aussi un secteur où l’on soigne, notamment l’hôpital.

A cause de la nature mutable des axes III/IX et VI/XII, les « aller et retour » d’un pôle à l’autre y sont plus évidents encore que dans les autres axes. D’où des maladies aiguës en Maison XII aussi bien que les troubles « chroniques » en Maison VI.

Dans la Maison XII, on va souvent au-delà du simple service, d’un dévouement concret, pratique, pour passer à l’oblativité totale, au sens du sacrifice, oubli de soi qui donne accès à la transcendance ou permet l’accès à un au-delà de soi-même.

Cet amour oblatif qui s’offre à satisfaire tous les besoins de l’autre au détriment de ses propres besoins, nécessités et aspirations, est aussi celui qu’on rencontrera chez les saints, les « fous de Dieu », âmes généreuses, ivres de son propre sacrifice. Le Moi s’efface et fait place au Soi. Mais on sait aussi que pour ne pas se perdre, se perdre en Dieu peut-être mais pas pour autant perdre son âme, il ne faut pas s’éloigner de l’humilité vraie de la Maison VI.

PRISONNIER DANS SA PRISON

La prison de la Maison XII

Il y a parfois fusion-confusion entre les deux secteurs, étroitement imbriqués ou se répondant l’u à l’autre de façon subtile. Il faut à la Maison XII le sens de la mesure de la Maison VI pour éviter la noyade la perte totale d’identité, la dissolution schizophrénique ou la plongée dans les enfers de la drogue, la perte de conscience. Comme il faut, du côté de la Maison VI, le courage de passer à la Maison XII pour faire éclater l’armure, casser la prudence frileuse de la Maison VI, échapper à la servitude, à l’esclavage qui empêche de prendre son envol. Il faut à la Maison VI accepter les délires de la Maison XII et à la Maison XII accepter d’être contrôlée par le raisonnable de la Maison VI.

Si l’on se voulait très terre à terre, on pourrait dire qu’on fait de la cuisine en Maison VI et de l’alchimie en Maison XII. Ce serait divertissant et pas tout à fait faux, mais injuste pour la Maison VIQ dont on ne percevrait plus que le côté « popote », face aux sublimes extases de la Maison XII. Cependant, il ne faut pas oublier que la Maison VI demeure le garde-fou de la Maison XII et que cette dernière ne donne accès au sublime qu’à condition de dépasser son humaine condition.

La Tradition astrologique relie essentiellement la Maison VI aux maladies et pourtant certains auteurs n’hésitent pas à assurer que la Maison VI est également celle de l’alimentation et, si Mercure habite cette Maison, la personne sera dotée d’un appétit incroyable, par contre si on y rencontre Saturne, ce sera l’ascétisme qui l’emportera ; la Lune y ferait les grands buveurs, quant à Mars et Jupiter, présents en Maison VI, ils favoriseraient les excès de table.

Pansement des malades par les religieuses de Port-Royal-des-Champs (78)

                                                                                                                   

Quand Maison VI et Maison XII se rejoignent :

Soins aux malades par les religieuses de Port-Royal-des-Champs dans les Yvelines

Et puis, il y a l’amas planétaire venant se cacher en Maison XII et qui interroge toujours beaucoup. Il va s’en dire que cet amas va faire ressortir l’extrême complexité du secteur, traditionnellement lié aux épreuves, mais aussi à tout ce qui permet de les dépasser. On s’y enferrera tel le fou, le criminel, « celui qui n’avouera jamais » et gardera jusqu’à la mort son secret : Landru par exemple. Mais il y a également les grands mystiques qui ne s’évaderont jamais, ou même l’artiste pour lequel l’art représente une évasion hors d’une réalité décevante, réalité qui sera magnifiée ou transformée, comme Gustave Moreau, le peintre symboliste, qui ne peint jamais la réalité.

La Maison XII, c’est la Maison « de la grande Evasion » tous azimuts, où le Moi s’échappe et où l’on échappe au Moi.

Petite précision intéressante, lorsque l’Axe VI/XII intercepte un signe, on notera des destins pouvant être tragiques, ou bien écourtés. Ce fut d’Henri II, de l’Aiglon, de Louis II de Bavière, de Landru, de Charles Manson, de Coluche… Cependant, la justification de ces destinées hors série se trouvent aussi dans les aspects, les signes et autres paramètres de leur thème. 

SALOME TATOUEE - GUSTAVE MOREAU

Gustave Moreau – Salomé tatouée

 

 

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LA MAISON XI DU THEME ASTRAL… LA MAISON VERSEAU

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 18-02-2013

La Maison XI est en analogie avec le onzième signe, le Verseau. C’est une Maison d’Air, gouvernée par Uranus et par Saturne. C’est une Maison Fixe qui indique un enracinement dans les idées et les habitudes, bonnes ou mauvaises, qu’il sera difficile de modifier, mais également la capacité à résister pour que les idées progressent. Il y existe sous l’influence de la Maison XI une patiente endurance, comme une farouche obstination.

Un astrologue du milieu du siècle dernier, Jean Carteret, parlait à propos des signes Fixes, d’une dialectique de la main. Au Taureau, il plaçait la main de l’ouvrier, du paysan, de l’artisan ; au Lion, c’était la main du monarque qui tenait le spectre, le bâton du commandement ; au Scorpion, il parlait de la main de Fatma, main qui maudit ou qui exorcise ; au Verseau il voyait une chaîne des mains, cette union qui fait la force, la ronde des mains dont parlait Paul Fort : « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main »…

Les idées sont le monde de l’Air, tout comme tout ce qui est mental, cérébral. L’Air invite également à échanger, communiquer, informer, disserter. D’ailleurs, la tradition nous informe que Maison XI renvoie aux amis et relations, et que c’est également la Maison des Projets… C’est en effet, via le Verseau, une Maison résolument tournée vers le futur, l’avenir.

Quant aux deux Maîtres du onzième signe, le Verseau, et de la onzième Maison, Saturne et Uranus, on pourrait résumer en signalant que l’un est résolument tourné vers le passé, Saturne, alors que le second, Uranus, est totalement tourné vers l’avenir. Le premier est conservateur, paraissant insécurisé et avide à la fois, mais pourtant doté d’une grande force morale, de ténacité et de prudence, tout en cultivant un esprit philosophique ; alors que le second se présente comme progressiste, mais est-il véritablement l’altruiste, qualité dont on le pare, ou ne l’est-il que sur le plan des principes et beaucoup moins dans la réalité quotidienne.

LE ZODIAQUE ET LES DOUZE MAISONS ASTROLOGIQUES

Les Maisons astrologiques et la Maison XI en analogie avec le Verseau

Cependant, cette Maison XI est indissociable de la Maison V. En effet, comme on l’a déjà vu, à partir de la Maison VII, on n’appréhende plus les choses dans le seul sens de la Maison concernée, mais on prend en compte l’axe dans lequel elle s’inscrit. On parlera donc ici de l’Axe V/XI.

Avec l’Axe I/VII nous étions dans une relation entre le Moi et l’Autre. Avec l’Axe V/XI quelque chose s’oppose, allant de la singularité, de l’unicité du Moi, à une image plus collective, voire même d’essence universelle.

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Le Verseau déversant la connaissance

Du Lion au Verseau ou de la Maison V à la Maison XI, secteurs analogiques, on se trouve en présence d’une dialectique de la toute puissance du Moi, en Maison V, face à la toute puissance des autres, acquise par les autres ou exercée sur les autres, en Maison XI.

La Maison V évoque une image narcissique : les enfants, les œuvres, les amours… tout se qui s’intègre dans la quête de gratifications ou des louanges. C’est aussi le monde du paraître, que ce soit à travers la tenue vestimentaire ou les ornements, bien en rapport avec le Lion. Sur un plan social, Lion et Maison V symbolisent les théâtres, les ambassades, les endroits dévolus à l’art et à la culture. La Tradition mentionne surtout les créations et la procréation, tout ce qui est gratifiant ou dévalorisant de l’image du Moi. En effet, l’enfant nous fait honneur ou nous fait honte. A travers lui, la tentation est de faire se réaliser ou non nos ambitions les plus secrètes. C’est le fils qui fera une grande école, là où le père avait échoué, comme s’il lui appartenait de gratifier son père ou de venger son honneur. De même l’œuvre nous vaut la gloire ou nous rend ridicule. Quant à l’amour, autre aspect de la Maison V, qui n’a rien à voir avec la Maison VII, Maison où l’on s’engage, où l’on se marie, où l’on passe des contrats. Avec la Maison V, nous espérons que l’Autre nous tende un miroir dans lequel nous pourrons non seulement nous reconnaître, mais encore nous accepter, nous aimer nous-mêmes en quelque sorte. Plus l’autre nous parera de quelques vertus, mieux nous aurons la certitude d’exister. Si par contre, il nous récuse, plus il nous renverra un portrait sans séduction, sans charme, blessé à jamais, difficilement capable de nous réconcilier avec nous-mêmes, de croire en notre aptitude à susciter l’amour. Selon la ou les planètes occupant cette Maison, nous verrons si cette réconciliation avec nous-mêmes sera aisée ou difficile, offerte ou non dès la naissance par des parents aimants et positifs.

Avec la Maison XI, ce n’est plus ici avec sa propre production (œuvre, amour, enfant) qu’on existe, mais par le rapport qu’on établit avec les autres, l’universel ou le collectif, le bien commun en quelque sorte. Et il n’est pas exclu que la symbolique puisse s’inverser, se pervertir totalement. Se souvenir du rôle d’Ouranos, Dieu du ciel, le Ciel étoilé et les Titans. La tâche titanesque tient de la Maison XI.

Le sens social de la Maison XI est associé à la législation, aux ministres, au conseil des ministres et aux communes ainsi qu’à leurs conseillers municipaux. On est bien en présence d’un rôle du jeu collectif. Tout va dépendre du rapport que l’on a avec le pouvoir. Celui-ci s’exerce sur les autres ou pour les autres. Les amis et relations ont un caractère collectif. Ils évoquent une image de groupe. Quant aux projets, ce sont des projets d’équipe, faits ou élaborés avec des amis ou des relations.

Le pouvoir peut également s’exercer sur les autres et on arrive alors dans la tyrannie. L’amour même du pouvoir qui fait changer de main le bâton du commandement du Lion et le fait passer au Verseau au profit de la communauté ou à ses dépens. D’où la nature quelque peu paranoïaque de cet axe, lorsqu’il est mal vécu, mal exploité, perverti… Car c’est bien de pouvoir qu’il s’agit.

Celui qui avec la Maison XI se met entièrement au service des autres, œuvre pour l’humanité tout entière, se dévoue pour un grand projet utopique, s’oublie, effaçant son égo au profit de ses frères humains, celui-là réalise l’essence même de cette Maison XI. Malheureusement, il en est qui exploite les autres pour en tirer des satisfactions égotistes, la gloire, l’admiration des foules, qui croit accomplir son Grand Destin et met tout en œuvre pour l’accomplir, même s’il croit se justifier en assurant qu’il veut le bonheur des peuples, celui-là fera un usage dangereux ou pernicieux de sa Maison XI.

De même les amis de la Maison XI peuvent nous soutenir ou nous trahir, nous poignarder dans le dos ou nous apporter les plus sereines joies du cœur. Les créations de la Maison V peuvent nous exalter, nous aider à nous accepter comme elles peuvent dévaster toute sécurité intérieure, toute identité narcissique.

Enfin, il y a du désir dans la Maison V et des désirs dans la Maison XI. Pour la Maison V, la Tradition y voit un « lieu de plaisir ». Le désir est faim, convoitise, besoin, appel ardent. Désirer, c’est étymologiquement « regretter l’absence de », vouloir remplir un manque, mettre en mouvement des énergies qui permettront l’accès à la satisfaction espérée. Nous sommes confrontés au « je suis, j’ai besoin de, j’existe », de cette Maison Lion.

En face, ce sont les désirs : la multiplicité des désirs, associés aux projets dispersés de la tradition, désirs qui parent dans toutes les directions, faims et aspirations multiples, entreprises tentaculaires, soif d’action ou d’emprise sur le monde. Avec la Maison XI nous pressentons la volonté de puissance derrière l’importance des désirs et avec elle, apparaissent les grands projets Verseau qui veulent embrasser la totalité de l’univers.

PROMETHEE DEROBE LE FEU

Prométhée dérobant le feu aux dieux au profit des hommes

Le désir de la Maison V est centré sur soi. Les désirs de la Maison XI sont valorisés par le groupe, influencés par lui, nés de lui, indissociables en tout cas du projet collectif. S’il y a un lieu dans le thème où découvrir le héros prométhéen, il est bien là dans la Maison XI. Ce héros n’est pas celui de la Maison IX dont le désir le pousse à se dépasser lui-même. Le héros de la Maison XI sera reconnu par la collectivité comme générateur de progrès pour l’humanité tout entière, ou alors il sera banni par l’Histoire à tout jamais.

Si on rencontre un amas planétaire dans cette Maison XI on pourrait y voir la démesure des projets, mais peut-être faut-il penser aussi à une volonté d’ascension vers un rêve de puissance, exacerbant le côté utopique de la Maison XI si typiquement Verseau. Comment ne pas penser aussi à un sens du groupe dominant, ou bien au besoin primordial, pour exister, d’une audience la plus large possible. D’ailleurs, l’ego pourrait s’identifier à une forme de pouvoir sur les autres, d’où la dépendance par rapport à ceux que l’on domine, ou qui nous dominent. L’écoute devient comme l’instrument du pouvoir du Moi et plus elle est grande, plus le sentiment d’exister est fort. On pense à certains chanteurs et leurs publics, à certains présentateurs médiateurs et leurs téléspectateurs, ou même le professeur et son auditoire ou l’homme politique pour qui son rêve de pouvoir ou l’identification à la nation.

Foule-en-delire

L’ovation – Foule en délire

 

 

 

 

 

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LA MAISON X DU THEME ASTRAL… LA MAISON CAPRICORNE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 17-01-2013

La Maison X, qu’on définit également par Milieu du Ciel, M.C., Méridien, est en analogie avec le dixième signe, le Capricorne. C’est une Maison de Terre, gouvernée par Saturne. C’est une Maison Cardinale qui indique l’importance de construire, de se bâtir une situation, de gravir les échelons d’une hiérarchie. D’ailleurs, en astrologie mondiale, cette Maison est celle du pouvoir. Dans un thème natal, il va s’agir du pouvoir potentiel du sujet, son action dans la société, sa montée sociale, son crédit, sa réputation, son degré de popularité ainsi que la voie qu’il choisit pour se développer dans la société.

ZODIAQUE ET MAISONS ASTROLOGIQUES 

La Maison X du thème astral et son analogie avec le Capricorne

Cependant, cette Maison X est indissociable de la Maison IV. En effet, comme on l’a déjà vu, à partir de la Maison VII, on n’appréhende plus les choses dans le seul sens de la Maison concernée, mais on prend en compte l’axe dans lequel elle s’inscrit. On parlera donc ici de l’Axe IV/X.

L’Axe du Méridien, colonne vertébrale du thème astral et comme un arbre qui plonge ses racines dans le « terroir natal », le pays de ses ancêtres, dans ce passé proche et lointain qui est la source même, le creuset où se sont lentement forgés « les outils de l’être », mais ce sont aussi les fruits de l’héritage de la lignée.

L'ARBRE ET SES RACINES 

Si dans l’axe horizontal de la Croix on va vers la Conscience, dans l’axe vertical du Méridien, il s’agit de la construction concrète de l’être. Le Méridien projette à la verticale la destinée car c’est en Maison X que se situe la rencontre avec le Fatum de chaque individu, c’est-à-dire son destin.

La Maison IV est en analogie avec le Cancer dont la planète-maîtresse est la Lune qui en fait la « Maison-matrice », la « Maison-mère » dans tous les sens du terme et souligne l’importance de la mère biologique, le foyer comme centre familial qui succède d’ailleurs au ventre maternel. Liée au passé, au Cancer et à la Lune, on trouve aussi en Maison IV la mémoire : mémoire des choses anciennes qui peut conduire à l’archéologie ; racines souterraines enfouies dans l’inconscient qui peuvent conduire à la psychanalyse, à la spéléologie ou à la géobiologie ; mémoire des ancêtres qui entraîne à la recherche généalogique, mémoire anténatale peut-être, à l’origine incertaine du rêve du Cancer. Imagination qui crée le rêve de l’être futur autant qu’elle cherche à retrouver le temps passé, le temps perdu.

 FOETUS... SON SIGNE... LE CANCER

Maison IV… Maison du Cancer… Maison-matrice celle du foetus

Avec la Maison IV, nous sommes au plus profond de l’être, au Nadir qui est aussi le « point minuit de la conscience » comme l’appelait Dane Rudhyar, où tout n’est encore que confusion et obscurité, chaos de sentiments et de vagues perceptions, à l’image du chaos originel. Et c’est de ce désordre et de ce chaos que va naître la création ordonnée, structurée de la Maison X, préfigurant la vieillesse et la fin d’un ordre qui, à peine établir, est déjà trop ancien pour se survivre à lui-même.

De la Maison IV on peut dire qu’elle est le lieu de tous les possibles hérités, le lieu de convergence où aboutit l’infinie variété des semences entrecroisées au fil du Temps, produit bariolé de la mixité du passé, sur lequel vont s’exercer toutes les pressions et influences du milieu parental, familial et socioculturel.

A la fois point d’arrivée du passé et point de départ vers le présent concret de la Maison X, cette Maison IV peut en effet être considérée comme le centre, centre de la Terre, centre du Moi, point d’aboutissement et point de départ ; centre non pas statique, mais dynamique, cyclique : d’où la signification traditionnelle attribuée à la Maison IV, de Maison de « la fin des choses », où l’on creuse la tombe dans la terre. Mais on la creuse aussi pour y planter ses racines, pour y construire sa maison. Terre que l’on cultive pour assurer la nourriture biologique, y faire son lit et son nid, aspect très « cancérien » des choses. C’est aussi une terre de culture spirituelle.

En Maison IV, on rassemble les pierres destinées à construire la Maison de la « persona » qui est aussi la Maison du Moi.

Maison-bercail, Maison des origines, de la petite enfance, mais aussi Maison de la fin de vie, car on retourne toujours au point de départ : on y revient toujours, à son pays natal ; on y est attaché par tout ce qu’il y a de plus profond en soi : on part vers la Maison X armé de ses outils pour s’affirmer, on revient vers la Maison IV pour y achever une vie.

 SATURNE EN DIGNITE EN CAPRICORNE

Saturne en domicile en Capricorne et en Maison X

La Maison X, Maison du Capricorne, Maison de Saturne, « le Grand Architecte » est d’une certaine manière le « toit » de l’être, le « toit du Moi ». Maison traditionnelle de la réussite sociale, du rang, du statut, de la carrière, de la situation de l’individu par rapport à la société, elle est également celle du « métier », le résultat du travail : travail sur le métier, sur l’environnement, travail sur soi, travail patient et acharné pour réaliser ce que l’on est.

En Maison X, on est ce que l’on fait, et la reconnaissance par les autres pour que la réalité du Moi soit objectivée sans doute ni réserve. On peut dire qu’en Maison VII on n’est rien sans l’autre, comme en Maison X on n’est rien sans combler le besoin de faire quelque chose de sa vie, sans laisser son empreinte sur le monde. L’ambition de la Maison X peut revêtir toutes les formes possibles, dans tous les domaines possibles, et ce sont le signe et les planètes présentes en Maison X qui orientent vers tel ou tel de ces domaines, qu’il soit politique, commercial, financier, psychologique, artistique ou tout autre.

Standing et réussite sociale, pouvoir et notoriété sont les instruments de la Maison X, les moyens nécessaires pour atteindre à une réalité du Moi, qui passe des potentialités de la Maison IV à leur actualisation en Maison X. Tous les outils de la Maison IV sont mis en action, au service de cette ambition, tout le labeur d’une vie, ne peuvent rien contre le Fatum inscrit tout là-haut en Maison X, et la chute est toujours proche et menaçante car à partir de la Maison X on ne peut plus que redescendre la pente si laborieusement gravie, si on ne dépasse pas les seules valeurs sociales de la réussite.

La Maison X est aussi le lieu où l’on amorce le passage au Si, le dépassement du Moi. On l’amorce seulement, car le chemin du dépouillement saturnien est difficile, et on reste solidement attaché en Maison X à sa propre construction. Il existe en effet une adéquation étroite entre la « personne » et la « fonction », entre les « outils de la Maison IV », point d’appui ou handicap, selon l’influence de la famille et du milieu de naissance, et le statut social atteint en Maison X.

Ce trajet vertical de l’Axe IV/X, qui va du Cancer au Capricorne, conduit de l’œuf initial à la réalisation de l’image de soi par le travail et le métier. En Maison IV convergent et s’assemblent les éléments constitutifs de l’être en puissance, hérité, patrimoine ancestral, monde du psychisme, de l’émotion, du rêve, et de la mémoire d’avoir été, mémoire sans laquelle rien ne saurait exister : monde aquatique de la Maison IV Cancer qui va irrésistiblement vers ce que l’on pourrait appeler « la Puissance de l’être » en Maison X.

 DECROCHER LA LUNE1

Mais inversement l’échelle sociale du Capricorne invite à décrocher la Lune

 

 

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LA MAISON IX DU THEME ASTRAL… LA MAISON SAGITTAIRE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 08-12-2012

La Maison IX est en analogie avec le neuvième signe, le Sagittaire. C’est une Maison de Feu, gouvernée par Jupiter. C’est une Maison Mutable suggérant que rien n’est fixé pour toujours, que des alternatives existent.

Cette Maison IX est indissociable de la Maison III. En effet, comme on l’a déjà vu, à partir de la Maison VII, on n’appréhende plus les choses dans le seul sens de la Maison concernée, mais on prend en compte l’axe dans lequel elle s’inscrit. On parlera donc ici de l’Axe III/IX.

 

Le Zodiaque et les douze Maisons Astrologiques – L’Axe Maison III/Maison IX

La Maison III est liée à la communication et à l’échange, la Maison IX représenterait donc une sorte d’octave supérieure des symbolismes de la Maison III. Les jeux intellectuels de la Maison III deviennent quête, joutes ou aventure spirituelle avec la Maison IX.

Avec la Maison III, on parlait de petits déplacements. Avec la Maison IX, l’image qui vient à l’esprit est qu’on « décolle » et la distance est décuplée. On y devient comme « frère de ses flèches », sans espoir de retour au port.

Amusement, passe-temps, récréation, plaisir, plaisanterie, calembours et jonglerie, on était alors dans le domaine de la Maison III qui implique aussi bien l’adresse que l’habileté et le jeu de mots. En face, avec la Maison IX, il s’agit d’autres jeux, plus dangereux, dans lequel on trouve les jeux d’argent ou le hasard défi l’absurde : jeux de cartes ou jeux d’échecs, loteries et casinos avec roulette et chemin de fer… Tous ce qui invite à connaître le frisson du risque.

 

Les Joueurs d’échecs – Daumier

En quelque sorte la Maison IX est la Maison de la démesure. Là où en Maison III on s’amuse, en Maison IX, on fait la fête. Avec la Maison III, on évolue dans monde de copains avec qui on a plaisir à discuter et échanger des idées. Avec la Maison IX, c’est cent personnes qu’on invite et on met les petits plats dans les grands, quand on ne rêve pas de jongleurs et de ménestrels dans un château féodal.

En Maison IX, on se met en condition de ne plus contrôler la situation. On s’expose peut-être « parce qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Une sorte de roulette russe qui donne à l’existence du relief et du piment. En effet, pour donner du prix à la vie, il faut à chaque instant savoir qu’on peut la perdre. C’est dans ce sens que la Maison IX peut faire les vrais joueurs. Le joueur de la Maison IX s’affronte à un vertige qui n’a rien à voir avec la nature ludique de la Maison III.

Certains vont d’ailleurs jusqu’à risquer leur vie. C’est le cas de l’explorateur qui part en terre inconnue, insouciants des dangers ou des mauvaises rencontres car c’est précisément le surgissement de l’inconnu qui le fascine. Cependant, le risque ici peut tout aussi bien être intellectuel que spirituel.

Mieux vaut éviter de dire « chiche » à un Sagittaire ou à qui possède dans son thème une Maison IX importante. On se trouve alors en face de quelqu’un qui va se croire obligé de relever le défi, même s’il le sait absurde ou fou, même s’il sait qu’il devra vendre les bijoux de sa femme. Il lui faut retrouver cette drogue, cette excitation d’un danger né de l’absence de limite, de l’absence de frontière. Avec des planètes en Maison IX dans le thème natal, c’est encore et toujours, jusqu’à l’absurde, aller au-delà… « Les jeux sont faits… Rien ne va plus »… Voilà ce qui fait vibrer tout être Maison IX.

Toutefois, il est des êtres Maisons IX qui accepte cette dimension prométhéenne du destin, car si derrière les apparences, derrière le silence et le vide des espaces infinis, il y avait Dieu ? On peut alors s’entretenir avec la divinité, épouser la pensée supérieure et rencontrer son Guide spirituel, gravir la montagne, commencer l’ascension de l’homme à la conquête de Soi. Avec la Maison IX on peut partir à la conquête du Graal.

 

On peut porter également un autre regard sur l’axe Maison III/Maison IX et comprendre qu’on joue ici avec la dialectique « proximité-distance ». Ainsi, avec la Maison III nous jouons avec les proches, nous échangeons avec eux. Avec la Maison IX nous affrontons tous les problèmes de la distance, de l’éloignement, du départ, de l’étranger. Qui est cet étranger puisqu’il n’appartient pas au groupe familial comme le frère de la Maison III, mais c’est avec ceux de « là-bas » que nous allons devoir composer.

Ainsi, la présence d’une planète dans la Maison IX du thème natal se traduira par cette présence de l’étranger : le Soleil ou la Lune dans cette Maison pourront tout aussi bien évoquer son origine étrangère que son accessibilité, physique ou symbolique… un père ou une mère inaccessible, perdu, lointain, comme parti. Une Vénus en Maison IX évoque bien sûr des amours lointaines ou étrangères, mais également cette même notion d’inaccessibilité… L’autre est marié, prêtre, homosexuel, qu’importe… l’important est qu’on ne puisse l’approcher longtemps. Bien sûr cette notion de mobilité se traduit par le voyage lui-même avec la possibilité de résider à l’étranger, autrement que pour des vacances, comme c’est souvent le cas avec la Lune en Maison IX.

En fait, avec des planètes dans l’Axe Maison III/Maison IX, on part à la découverte, concrètement et intellectuellement, sans jamais admettre les frontières.

 

Le Centaure du Sagittaire

Enfin, la Maison IX est un secteur de Foi et en même temps de Désir et là réside toute sa dualité. C’est sans doute son analogie avec le Centaure, cheval de désir, archer de foi. D’où sans doute à une plus grande naïveté, une confiance plus innocente avec des planètes en Maison IX que dans la Maison III où l’intelligence se fait jeu brillant, éblouissant parfois. L’intelligence en tant que jeu avec les mots et les idées autorise tout… puisque le plaisir naît du talent à mettre les concepts en rapport les uns avec les autres, à échafauder une construction, quitte ensuite à la détruire d’un rire ou d’un geste, par provocation, pour en élaborer une autre aussitôt. Alors que l’être Maison IX joue son âme et ne sera jamais pris pour un provocateur et on le verra plutôt comme un missionnaire.

 

Thème Astral de Jean Mermoz – Né le 9 décembre 1901 – 2 heures – AUBENTON (02)

Le thème de Jean Mermoz qui illustre parfaitement cette double nature. On constate en effet l’importance de ces deux Maisons, Maison III et Maison IX et qui lui faisait dire « au lieu d’être aviateur, j’aurais pu être méhariste ou missionnaire ».

En résumé, avec des planètes en Maison III on fait de l’esprit. Avec des planètes en Maison IX, on accède au spirituel. Toutefois, il faut également constater que les Axes jouent aussi à échanger leur place et dans cet Axe III/IX plus encore qu’ailleurs, précisément parce que nous sommes dans un Axe Mutable.

 

L’Homme-Zodiaque – Enluminure – 1434

Ainsi dans l’Homme-zodiaque, les Gémeaux et la Maison III sont en rapport avec les poumons, les membres supérieurs et la main, et avec le Sagittaire et la Maison IX, l’accent est mis sur le foie, la vésicule biliaire, les hanches et les cuisses. Cependant, il peut y avoir échange de ces symboliques, passage d’un secteur à l’autre.

Par exemple, les poumons des Gémeaux/Maison III nous rappelle la symbolique de l’échange inspirer-expirer, comme les bras évoquent « l’abrazo » ou l’art de serrer l’autre sur son cœur, comme la main évoque à son tour l’Homo Faber et ses outils et donc le bricolage.

 

En face, avec le Sagittaire/Maison IX nous avons le foie, organe-usine, siège du pouvoir, de la colère mais aussi de la gourmandise. Nous sommes en analogie avec Jupiter, ses excès, sa foudre, sa volonté de puissance et de jouissance ; comme la cuisse de Jupiter en laquelle siège la force du Centaure. Ce Centaure qui court librement, qui trouve dans le sport l’occasion de se dépasser. Courir plus loin, plus longtemps que les autres… voilà un autre défi de la Maison IX.

 

Jupiter et la Corne d’Abondance – Parc du Château de Versailles enneigé

 

 

 

 

 

 

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LA MAISON VIII DU THEME ASTRAL… LA MAISON SCORPION

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 09-11-2012

La Maison VIII est en analogie avec le huitième signe, le Scorpion. C’est une Maison d’Eau, gouvernée par Pluton et Mars, deux astres qui provoquent la crainte et en même temps le désir, notamment celui d’en découdre pour vaincre. C’est une Maison Fixe suggérant un certain déterminisme pour arriver à ses fins.

Cette Maison est indissociable de l’Axe Maison II/Maison VIII, sorte de passage entre le matériel, monde de la Maison II et la « métaphysique », celui de la Maison VIII. Cette Maison VIII serait une sorte de capitalisation des ressources de la Maison II en vue de leur transformation. Ce serait comme l’accumulation des outils et ressources de l’Avoir de la Maison II, pour le « Faire » de la Maison VIII. La Maison VIII c’est la transformation des ressources et du capital de la Maison II.

 

Analogie Signes/Planètes/Maisons astrologiques

Si la Maison II représente un besoin de jouissance suggérée par l’analogie de la Maison II avec le Taureau, la Maison VIII, c’est l’après-jouissance. Par extension cet axe est celui de la Vie et de la Mort : Taureau, Maison II, Printemps, pour la première : Scorpion, Maison VIII, Automne pour la seconde. C’est encore l’axe de l’Eros et de Thanatos, de l’oralité (Taureau)/analité (Scorpion). Ici sont présents et imbriqués l’amour et la possession : de la sexualité donneuse de vie et de mort, argent et fortune, comme pour exorciser la mort, chair vivante vouée à la destruction inexorable, mais aussi à une renaissance spirituelle.

On l’aura compris la Maison VIII est la Maison de la sexualité, une sorte de jeu avec la mort dans lequel la joie d’aimer et de procréer, devenant « amour à mort », notamment si on pense à certaines maladies à caractère sexuel. La Maison VIII est une sorte de chaudron dans lequel se déversent les multiples ingrédients de l’amour, d’où il émerge des « produits » souvent surprenants. Pour l’essentiel, cette mystérieuse alchimie peut se réduire à la lutte éternelle entre « les démons » de la chair et du plaisir, qui appartiennent plutôt à la Maison II, à l’aspiration à la « sainteté » ou peut-être seulement à la « spiritualité », selon le dogme chrétien du « péché » initiatique. Ainsi, il peut sortir du chaudron de la Maison VIII des diables à la queue fourchue ou des saints auréolés de lumière… A moins que, comme ce fut souvent le cas, des débauchés qui se révèlent être des saints.

Eros et Thanatos

Si l’on devait résumer la Maison VIII d’un point de vue sexuel, on dirait qu’il s’agit d’un désir de plaisir enrobé dans le complexe de la tentation, pouvant s’appliquer tout aussi bien au plaisir en tant que tel à la jouissance charnelle. Il n’est donc pas étonnant de trouver dans la Maison VIII la recherche alchimique de la transmutation du plomb en or, très riche symbolique qui pourrait se résumer ainsi : « concret-physique-terre » du Taureau, « psychique-spirituel-souterrain » du Scorpion.

Le roi Midas, son or et ses oreilles d’âne

Et puis, il y a l’argent de la Maison VIII, qui n’est pas celui de la Maison II « gagné » à la sueur de son front, mais d’un argent « hérité », argent pour le plaisir, la jouissance sensuelle de le contempler, le toucher, le caresser… L’image qui vient à l’esprit est bien sûr celle d’Harpagon et de son or, ou plus loin encore c’est le roi Midas qui demande à ce que tout ce qu’il touche se transforme en or… Et, comme on le sait quand les dieux veulent nous punir ils exhaussent nos prières, Midas sera exhaussé et mourra de faim et de soif, le fruit qu’il veut porter à sa bouche devient pomme d’or et l’eau de la coupe quand elle touche ses lèvres devient le fleuve pactole… Autre exemple, illustrant cette Maison VIII et se situant dans notre inquiétant XXIe siècle, la crise des Subprimes, ou prêts hypothécaires, aux USA, qui a chassé des milliers de familles de chez elles. Cependant, les maisons n’ont pas trouvé preneur et des villes entières se trouvent  sinistrées. On démolit maintenant car se dégradant, ces maisons ne trouveront jamais preneurs… L’exemple qu’on nous cite est la ville de Cleveland, totalement ruinée. Voilà un exemple de la grande négativité et improductivité de la Maison VIII, le détruire pour détruire…

Cimetière du Père Lachaise – Paris

Plus prosaïquement, l’argent de la Maison VIII est celui qui nous vient des autres. Bien sûr on pense d’abord aux héritages, mais par extension ce sera aussi l’argent des indemnités, des dons, des legs, des hypothèques. Et ce sera aussi l’argent des emprunts, des prêts, des crédits. Ainsi, la Maison VIII devient la Maison des Dettes. Et puis, ce sera aussi la Maison de tous ceux que la « mort » emploie : des entreprises de Pompes funèbres, des cimetières aux fossoyeurs, du croque-mort au thanatopracteur… sans oublier les notaires et les médecins légistes. Enfin, les enquêteurs et la police judiciaire, en général, appartiennent également au monde de la Maison VIII, il faut bien reconnaître qu’ils enquêtent souvent sur des meurtres ou des escroqueries.

Dans un thème, la Maison VIII est associée à la mort, le genre de mort qui nous attend, mais aussi les morts qui vont jalonner notre existence. C’est donc aussi la Maison de la tristesse et de la crainte. C’est encore la Maison des dernières années de vie et parfois des suicides. C’est la Maison du veuvage. On dit aussi que c’est la Maison des antiquités. Et puis, dans le jeu des Maisons dérivées, elle représente la Maison de la fortune des époux, ou du/de la partenaire, ou d’une association, puisque la Maison VIII devient la Maison II de la Maison VII… ce qui nous ramène à l’argent qui nous vient des autres. Ce seront donc les gains ou les pertes résultant soit d’associations légales : mariage, contrats, ou dans le cas d’afflictions dans le thème d’argent apporté par divorce ou procès, ou encore les dettes du partenaire ou conjoint.

Dans ce grand fourre-tout qu’est la Maison VIII, on doit aussi évoquer un monde de crises, de destructions et de renaissances, de mort morale ou physique, sans oublier la sexualité : des tendances sexuelles de chacun, à la façon d’aborder et surtout de vivre la sexualité. N’appelle-t-on pas l’orgasme « la petite mort ». On l’aura compris, la Maison VIII est une Maison très indiscrète pour qui sait la lire.

Chrysanthème, fleur de la Maison VIII

  

 

 

 

 

 

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LA MAISON VII DU THEME ASTRAL… LA MAISON DE LA BALANCE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 10-10-2012

La Maison VII est en analogie avec le septième signe, la Balance. C’est une Maison d’Air, gouvernée par Vénus, qui suggère la recherche de la concorde, de l’harmonie ainsi qu’une grande diplomatie des propos tant pour convaincre que pour plaire. C’est une Maison Cardinale qui évoque l’importance de construire les relations, les unions et d’amener la vie de tout un chacun vers l’association et le mariage.

Ainsi à partir de la Maison VII on ne parle plus en son nom propre, mais on prend en compte forcément quelqu’un d’autre. Par exemple, si l’Ascendant dit « Je suis » ou « J’entre dans l’existence », la Maison VII dit « Nous sommes » ou « je m’associe ».

Cette Maison VII s’appelle aussi le Descendant car c’est le lieu où était le Soleil le jour de la naissance quand il se couchait.

 

Le zodiaque et les douze Maisons astrologiques

La Maison VII indique donc comment la personne rencontrera le monde extérieur en général et plus particulièrement les personnes avec lesquelles elle va s’associer de manière intime et étroite. C’est à la fois la Maison du mariage et souvent du divorce aussi. C’est donc la Maison des procès.

Cette Maison VII va donc également donner des renseignements sur le partenaire qui nous est dévolu, qu’il soit sentimental ou d’affaires. Le mécanisme psychologique de la projection est clairement annoncé par la signification traditionnelle de cette Maison : l’Autre. En fait, cet autre est celui à l’intérieur de soi.

Ce mécanisme de projection de l’inconscient, la partie contractuelle de la psyché, appelée par Jung « animus » pour la femme et « anima » pour l’homme est intimement liée aux qualités du partenaire telles qu’elles sont définies en Maison VII.

Dans cette Maison VII, on peut également percevoir la personnalité du deuxième enfant.

Enfin, la Maison VII représente la vie sociale du sujet. Elle recouvre toutes les associations contractuelles qui nous lient aux autres et donc, elle parle aussi des contrats. Elle régit nos rapports aux autres : collaborateurs, associés, ou bien adversaires et ennemis.

Comme on le voit la Maison VII est d’abord un lieu d’association, traditionnellement lié aux contrats, aux engagements, d’où sa réputation de lien, dont les liens du mariage, source d’aliénation bien souvent, devenant accessoirement lieu de conflits et de guerre en astrologie mondiale, de divorce et de procès dans les thèmes personnels.

Avec la Maison VII, on est en permanence dans cette dualité lien/aliénation. La Maison VII, dans son analogie avec la Balance, marque toutes les hésitations, et donc toutes les ambiguïtés : on ne sait dire ni tout à fait oui, ni tout à fait non, et en tout cas, si on dit « oui », on s’arrangera pour le faire « payer » à l’autre.

La Maison VII c’est aussi une projection du sujet Ascendant sur l’autre, avec cette tentation de le voir tel qu’on voudrait qui soit et non tel qu’il est réellement, d’où bien des déceptions et désillusions en perspective, dues non pas à celui qui s’incarne dans la Maison VII, mais à cause de ce que l’Ascendant projette sur son vis-à-vis.

Enfin, la Maison VII est aussi un lieu d’identification qui entraîne une sur-adaptation à l’autre. Ainsi, les phases de « soumission-dépression » alternent avec les phases de révolte et d’excitation qui constituent la toile de fond cyclothymique de la Maison VII/Balance.

 

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LA MAISON VI DU THEME ASTRAL… LA MAISON DE LA VIERGE

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 09-09-2012

La Maison VI est en analogie avec le sixième signe, la Vierge. C’est une Maison de Terre, gouvernée par Mercure, qui n’est pas sans évoquer une grande cérébralité mise au service de l’organisation, de la gestion du quotidien de la vie. C’est une Maison Mutable qui suggère une certaine adaptabilité mise au profit de l’activité, mais aussi une dispersion dans mille et un détails réducteurs. La Maison VI est la Maison de la Servitude et on la dit peu heureuse.

  

Le zodiaque et les douze Maisons astrologiques

Mais que recouvre la servitude de cette VIe Maison ?

Deux choses essentielles dans la vie : le travail et la santé. Si l’on recherche l’étymologie du mot « travail », on tombe sur le mot latin « tripalium » qui était un engin de contention à trois pieux dont on se servait pour aider à la délivrance des animaux. Malheureusement, l’outil fut détourné de son utilisation et l’homme ne tarda pas à en faire un véritable instrument de torture. Bien sûr, cela se passait au Moyen Age. Mais c’est pourquoi cette étymologie du mot « travail » renvoie à la pénibilité et à la souffrance. A tel point qu’on dit encore d’une femme qui est sur le point d’accoucher qu’elle entre en salle de travail.

Le travail de la Maison VI est celui qu’on accomplit par obligation et non par vocation. Il répond au vieil adage : « Tu gagneras ta vie à la sueur de ton front ». La Maison VI parle donc du travail à faire, des obligations professionnelles, du travail obligatoire ayant un caractère de corvée comme les tâches domestiques, les nécessités de la vie quotidienne. Cependant, elle est aussi en rapport avec les luttes sociales. La Maison VI régit donc particulièrement les subordonnés, les personnels de service. On l’appelle d’ailleurs « la Maison du service ».

Et puis, la Maison VI est également la Maison de la Santé, tant il est vrai que pour se conserver longtemps en bonne santé, il faut être vigilent et s’en soucier tant à travers l’hygiène que l’alimentation. C’est donc la Maison de la diététique, de l’hygiène physique et mentale, des cures et régimes, de l’écologie et des produits naturels. On pourrait dire encore que la Maison VI est celle qui régit l’univers des malades et des maladies, des hypocondriaques comme des guérisseurs.

Dans un thème, la Maison VI renseignera donc sur l’état de santé du sujet, ses éventuelles infirmités, comme des luttes de sa vie ou les difficultés à vaincre et à surmonter. 

On l’aura compris la Maison VI est faite pour servir : du dévouement altruiste exigé par les professions médicales ou paramédicales aux métiers liés à des prestations de services. Le côté gestionnaire et cérébral de la Maison VI évoque les travaux de secrétariat, de comptabilité, de gestionnaire… de la secrétaire à l’institutrice, en passant par la bibliothécaire. Cependant, la Maison VI se pourrait être aussi la pharmacienne ou la dame derrière le guichet : postière, employée de la Sécurité Sociale, des Allocations familiales, sans oublier les pharmaciens, les assistantes sociales, les infirmières, les contrôleurs, les concierges… La Maison VI ratisse large mais fait aussi les bons fonctionnaires, de l’employé des P.T.T. à l’Enarque. En d’autres termes la Maison VI évoque ceux qui sont méthodiques mais manquent d’imagination ou de créativité, n’ayant pas vraiment le goût de l’aventure puisque la recherche de la Maison VI vise à assurer la sécurité, qu’elle soit matérielle ou morale. 

 

Le Vétérinaire et les animaux de la Maison VI

Bien des vertus sont contenues dans cette Maison VI : du jugement au sens critique, de l’efficacité au sens de l’organisation, du dévouement au sens pratique pour en tirer de substantielles économies. La dimension « serviable » de la Maison VI se conjugue avec un besoin de dévouement et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on la retrouve particulièrement valorisées dans tous les thèmes de personnes exerçant des professions altruistes, du serviteur qui ne quittera jamais ses maîtres, à la secrétaire irremplaçable en passant par le vétérinaire, car la Maison VI c’est également la Maison des animaux, en passant par l’infirmier, le médecin ou même le personnel hôtelier.

Les six premières Maisons du thème régissent les activités du sujet pris isolément. Ce sont des Maisons de personnalisation. Alors que les six dernières Maisons envisagent le sujet dans ses relations dans ses relations avec le monde extérieur qui, par son influence, modifie le sujet initial.

 

L’Homme-zodiaque

Enluminure du Livre des « Très Riches Heures du Duc de Berry » des Frères Limbourg

  

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LA MAISON V DU THEME ASTRAL … LA MAISON DU LION

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 21-08-2012

La Maison V est en analogie avec le cinquième signe, le Lion. C’est une Maison de Feu, gouvernée par le Soleil, ce qui évoque la passion, l’élan, l’action aussi. C’est une Maison Fixe qui suggère une ténacité à imposer ce que l’on croit, à persévérer dans ce que l’on entreprend, dans ce que l’on crée, car la Maison V c’est avant tout la Maison des dons, de la création, de la créativité, de la récréativité comme loisirs et farniente. Un Lion ne travaille pas, il s’amuse et quand il ne s’amuse plus, il laisse tomber… On comprendra que la Maison V est la Maison des plaisirs, du plaisir. C’est une Maison ludique. On la dit « heureuse ».

 

Les douze Maisons astrologiques

La Maison V c’est la Maison de l’élégance, de la mode, du chic, des habits bien coupés dans de belles étoffes. C’est d’ailleurs la Maison des ornements, des décors, des décorateurs et des couturiers.

 

Apollon le dieu solaire ceint de sa couronne de laurier

Alors côté de la création de la Maison V, ce sont aussi bien les enfants, que l’œuvre, les œuvres. En effet, pour les Anciens, le Soleil c’était Apollon lui-même, le dieu de la divination et des Arts, tout particulièrement la musique. Il était le dieu-archer. Les Muses dépendaient directement de lui. Les Muses étaient les déesses des arts nobles de la musique, de la littérature. Puis leur domaine s’étendit à certaines sciences comme l’Histoire, la philosophie, l’astronomie et l’astrologie. L’importance des Muses avait pour origine leur popularité auprès des poètes qui leur attribuaient leur inspiration et aimaient invoquer leur aide.

 

Apollon et les neuf Muses

Les Muses étaient au nombre de neuf : Calliopé à la voix harmonieuse était la Poésie épique ; Clio était l’Histoire ; Euterpe, la gaieté, et sa flûte représentait la musique ; Tersichore était la joie de la danse et de la poésie légère ; Erato l’aimable était la Lyrique chorale ; Melpomène était le chant dans la Tragédie ; Thalie l’abondance et la bonne chair était aussi la Comédie ; Polymnie était la pantomime et Uranie la céleste était l’Astronomie et l’Astrologie. Apollon en tant que dieu de la Musique et aussi des devins était leur Maître. Et on racontait qu’elles dansaient avec lui et d’autres divinités, les Grâces et les Heures, lors des fêtes des dieux, sur l’Olympe.

Du côté, des enfants de la Maison V qu’ils soient légitimes ou illégitimes ils sont aimés. La Maison V est plus particulièrement celle du premier enfant s’il y en a plusieurs. La Maison V c’est d’ailleurs la Maison des Amours, des relations sentimentales et des affections, des liaisons aussi.

 

Femme élégante

La Maison V est une Maison noble, riche aussi les spéculations et les jeux y sont favorisés, sans oublier les courses, les sports et même le cinéma, et les spectacles en général, et les fêtes en particulier. 

En astrologie mondiale, la Maison V représente les ambassades, les théâtres, les écoles, l’enseignement et la morale.

Pour juger de l’importance de la Maison V, il faudra l’analyser en détail :

–       Quel signe superpose la Maison V dans le thème ;

–       Quel est le Maître de ce signe et donc de cette Maison V et où se trouve-t-il dans le thème ;

–       Quels sont les aspects que ce Maître de Maison V forme et reçoit des autres planètes du thème ;

–       Y a-t-il des planètes superposant cette Maison V et de quelles Maisons ont-elles la Maîtrise.

Exemple :

–       Maison V en Sagittaire… C’est Jupiter qui va donc gouverner cette Maison V.

–       On trouve dans ce thème Jupiter en Verseau et en Maison VII.

–       Dans cette Maison V, on trouve la Lune gouverneur de la Maison XII du thème.

L’influence du Sagittaire sur la Maison V évoque de la bienveillance, une recherche des relations morales ou intellectuelles qui valorisent et auxquelles on cherche à donner un caractère légal. On possède le sens de la liberté, de l’indépendance. On a souvent le goût du risque et certains ayant cette position dans leur thème aiment le sport. Sur le plan matériel, c’est la probabilité de spéculations nombreuses pouvant engager de grosses sommes d’argent. On peut d’ailleurs aimer le jeu et en particulier les courses, le Sagittaire est le signe du cheval. Sur le plan affectif, c’est souvent la recherche de l’aventure en amour. On peut avoir plusieurs enfants, au moins deux, le Sagittaire étant un signe double.

La combinaison Maison V/Maison VII suggère le mariage (Maison VII) d’amour (Maison V). Il y a d’ailleurs une tendance à légaliser ses amours. Le Sagittaire étant double, on peut presque toujours parler au pluriel. On pourrait également décliner la combinaison en avançant qu’on puisse rencontrer l’amour via des relations extérieures, l’influence d’une association, d’un groupe, des autres (Maison VII). De toute façon, il existe une forte influence des amours, du jeu, des distractions, des arts, des spéculations ou des enfants sur le sujet dont le thème comporte cette combinaison. Si les planètes qui gouvernent ces deux Maisons sont bien configurées, les réalisations dans ces domaines seront importantes.

La Lune dans la Maison V c’est en quelque sorte la planète de la fécondité dans la Maison des enfants, ce qui peut donner une progéniture importante, surtout si La lune est dans un signe fécond. Pour un homme on dit qu’il aura des filles et qu’elles seront belles. Cette position lunaire porte aux plaisirs, à la recherche de distractions. Elle permet des liaisons amoureuses faciles, les rend populaires, mais elle les fait aussi changeantes et capricieuses. Les spéculations sont rapides, immédiates, mais plus nombreuses qu’importantes. Cette position confère une certaine chance dans les spéculations comme dans le jeu. Notez que cette Lune gouverne la Maison XII de ce thème, puisqu’une Maison V en Sagittaire provient presque toujours d’un Ascendant Lion et donc d’une Maison XII en Cancer sous l’influence de la Lune, ce qui peut tout aussi bien signifier que le sujet pourrait entretenir une liaison secrète, comme indiquer aussi des déceptions amoureuses, des problèmes sentimentaux, des peines de cœur. La Maison XII est en effet le symbole des épreuves ou du secret. Ce pourrait également signifier un enfant caché, d’autant que cette Lune se trouve en Sagittaire qui donne le goût d’une vie conforme et bourgeoise et voilà qu’on tombe dans des situations que la morale réprouve.

 

 

 

 

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LA MAISON IV DU THEME ASTRAL… LA MAISON CANCER

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 13-07-2012

La Maison IV est en analogie avec le quatrième signe, le Cancer. C’est une Maison d’Eau, gouvernée par la Lune. C’est une Maison Cardinale qui évoque le besoin d’avoir des buts et des objectifs dans la vie. Ceux de la Maison IV et du Cancer tournent autour de la nécessité de construire son cadre de vie, d’acquérir et d’accroître un patrimoine souvent dans le but de fonder une famille ou tout au moins d’assurer sa propre sécurité et sa protection, à l’image du crabe bien à l’abri dans sa carapace. La Maison IV ce sera donc également l’œuf, le nid, la coquille… Cette Maison IV est donc relative aux biens fonciers, propriétés, domaines, transmis par héritage.

 

Les douze Maisons astrologiques

La Maison IV, Maison du Cancer est aussi la Maison de la Lune car dans le Cancer la Lune y a élu domicile. Comme la Lune, la Maison IV représente la maison, le foyer, la vie familiale et domestique, la vie privée du home, à l’intérieur, au domicile ainsi que le patrimoine et par extension le pays natal. La Maison IV évoque donc les caractéristiques et tendances familiales, les rapports avec le milieu de naissance, ainsi que les avantages et les inconvénients qui découlent de la famille. Elle renseigne également sur les conditions de vie au foyer. La Maison IV est celle de l’intimité et de notre besoin d’intimité.

La Maison IV est donc le lieu de nos origines et représente nos parents, nos ancêtres, notre mère souvent. On dit parfois que la Maison IV se rapporte au père en nativité masculine et à la mère en nativité féminine. Elle est donc la Maison de l’hérédité, des atavismes aussi. C’est avec la Maison IV que l’on jugera de l’hérédité et de l’influence des ascendants sur la personnalité.

 

Les ancêtres

En analogie avec la Lune, la Maison IV préside aux destinées de la maisonnée, comme elle préside à toute naissance et comme il se doit, elle coupera le fil de la vie et préside donc à la mort, et à toute mort symbolique, c’est pourquoi elle est dite « Maison de la fin des choses ». Se souvenir que le premier mort de la création est la Lune puisque pendant trois nuits, chaque mois lunaire, elle est comme morte, elle a disparu.  Par extension, la Maison IV ce sera aussi le tombeau, là où l’on reposera après la mort. On appelle également la Maison IV le Fond du Ciel.

Dans les âges de la vie, la Lune, le Cancer et la Maison IV représentent le bébé et on la retrouve en fin d’existence, après la décrépitude saturnienne, on retombe en enfance, étape lunaire par excellence.

 

La Lune en domicile en Cancer et en Maison IV

Dans un thème, le Maître de la Maison IV, ce qu’il représente et la situation qu’il occupe dans les signes et les Maisons, indiquent comment et par quoi les tendances exprimées par cette Maison peuvent être influencées. S’il n’y a aucune planète dans la Maison IV d’un thème, c’est le Maître de cette Maison IV qui en est le principal significateur.

Pour juger de l’importance de la Maison IV, il faudra l’analyser en détail :

–       Quel signe superpose la Maison IV dans le thème ;

–       Quel est le Maître de ce signe et donc de cette Maison IV et où se trouve-t-il dans le thème ;

–       Quels sont les aspects que ce Maître de Maison IV forme et reçoit des autres planètes du thème ;

–       Y a-t-il des planètes superposant cette Maison IV et de quelles Maisons ont-elles la Maîtrise.

Exemple :

–       Maison IV en Scorpion… Ce sont Pluton et Mars qui vont donc gouverner cette Maison IV.

–       On trouve dans ce thème Pluton en Vierge et en Maison II.

–       Quant à Mars, il superpose le Capricorne et la Maison VI, en harmonie avec Pluton.

–       Dans cette Maison IV, on trouve Neptune gouverneur de la Maison VI du thème.

L’influence du Scorpion sur la Maison IV évoque une ambiance familiale souvent troublée par la critique, la jalousie, la passion et parfois même la haine. Les décès ont une certaine répercussion sur la vie familiale et constituent autant de deuils pénibles. Le patrimoine peut également soulever des discussions, de même des questions d’héritages ne manqueront pas de se produire. Il existe également la possibilité de mener une vie secrète, de se cacher chez soi. Certains peuvent même être amenés à connaître la destruction de leur foyer consécutive à des événements.

La combinaison Maison IV/Maison II suggère que la situation financière est liée à celle de la famille. La fortune peut consister en biens fonciers, propriétés, immeubles, terrains. Selon l’ensemble du thème, le sujet dispose de la situation financière familiale qu’il peut accroître ou dépenser.

La combinaison Maison IV/Maison VI parle de l’influence des parents sur le travail et les obligations quotidiennes. De même les obligations du sujet sont liées à celles des parents, il peut être le continuateur de l’entreprise familiale. La famille rend à rester à sa charge, elle impose des obligations. Souvent, l’hérédité est maladive.

Neptune dans la Maison IV évoque des circonstances de naissance embrouillées. Une note de fantaisie imprègne le milieu familial. Les rapports familiaux sont vagues, les contours peu prononcés. La brouille n’est jamais loin, amenant beaucoup de confusion. Le patrimoine familial ne soulève périodiquement des problèmes singuliers, la fortune des parents est imprécise. La tendance est à la vie de bohème. La musique peut être une passion familiale et même la fin de vie aura un caractère assez romanesque.

  

 

 

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LA MAISON III DU THEME ASTRAL… LA MAISON GEMEAUX

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 18-06-2012

La Maison III est en analogie avec le troisième signe, les Gémeaux. C’est une Maison d’Air, gouvernée par Mercure. C’est une Maison cadente qui évoque une grande facilité d’adaptation aux circonstances et aux êtres. C’est donc une Maison un peu fourre-tout, en apparence, car en fait tout se tient.

Les douze Maisons astrologiques

En effet, la Tradition nous parle à propos de la Maison III de sujets multiples, apparemment sans liens entre eux, qui vont des frères et sœurs à la transmission du savoir, en passant par les petits voyages et la façon de voyager, et les divers déplacements de l’existence. Elle nous parle aussi des études primaires et des apprentissages, des cousins, des collègues et confères, en passant par l’écriture, la correspondance, les échanges et même les chemins de fer et autres TGV.

Chemin de fer

La Maison III est le champ de l’étude au niveau intellectuel et social. Elle représente donc toutes les formes d’échange d’information, telles que l’art de la communication, les activités associées aux médias, au commerce. Qui a dans son thème une Maison III chargée planétairement éprouve un besoin insatiable de communiquer avec les autres et possèdent la faculté d’être amical et conciliant avec des personnes dont les centres d’intérêt sont les plus divers. La curiosité quant aux êtres humains et aux idées est illimitée. Et cette curiosité d’esprit conduit à faire de nombreuses connaissances fortuites et à développer un bagage intellectuel important et souple. La Maison III renseigne donc sur les relations avec l’entourage proche. Elle régit les échanges, écrits.

La concierge de la rue Jacob – Robert Doisneau

Si la Maison III est valorisée dans un thème, le sujet aura des idées. Avec elles, il travaillera et pourra même en faire commerce : scribouillard ou concierge.

La Maison III symbolise l’intellect, l’éducation, la communication et le mouvement. Elle fournit des indications sur la qualité d’esprit d’une personne et sur sa façon de la développer. Elle renseigne également sur sa manière de communiquer et sur les sujets susceptibles de lui apporter une nourriture intellectuelle. C’est aussi la Maison de l’intelligence pratique, du savoir-faire, des aptitudes rationnelles. C’est aussi les facultés d’utilisation du libre-arbitre. 

La Maison III est le lieu où se tissent les rapports d’influence entre le Moi et son environnement immédiat. C’est aussi bien l’entourage que le quotidien. La Maison III désigne toutes les relations de compréhension, de communication, de voisinage : les rapports avec les proches, qu’ils soient frères et sœurs, ou même cousins/cousines, que confrères, collègues ou condisciples, et bien sûr les voisins.

La variété consiste dans tous les moyens d’échanges possibles, notamment par tous les moyens naturels : gestes, regards, paroles, mais aussi par les moyens techniques : les écrits, le téléphone, la radio, la télévision, les moyens de déplacement et les voies de communication. Ce sont aussi les rapports de l’esprit, c’est-à-dire les études. Aussi, la Maison III éclaire sur l’éducation qu’on reçoit, les études primaires et secondaires. A la Maison III se rattachent le travail cérébral, l’expression par la parole, par les idées.

En Maison III c’est bien d’échange qu’il s’agit. On y découvre le partage ; on y apprend quelque chose, on joue avec ses frères/sœurs, avec ses proches, on fait circuler les connaissances acquises. On transmet. C’est en Maison III, le premier pas vers le progrès, la gestion de ces échanges, la parole, la codification, l’abstraction.

Si le Verbe est en Maison I d’essence créatrice, en Maison III, il est outil de communication.

Gustave Adolf Mossa – Les Parques

Comment ne pas évoquer les mythes fondateurs se penchant sur la relation au double mimétique et sacrifié dont on retrouve la trace un peu partout. Quoi de plus Gémeaux Maison III que ce concept du double ? On s’’en souvient, l’un des jumeaux divins, Castor, est immortel et l’autre, Pollux, ne peut échapper à la Parque mortelle.

De même, pour fonder Rome, Remus et Romulus s’affronteront et l’un des deux devra mourir. Il en va de même dans de multiples mythes associés à la fondation d’une cité ou au départ d’une démarche civilisatrice.

Mercure aux pieds ailés  Messager des dieux – Giambologna – Musée du Louvre

La Maison III est la Maison de Mercure, le messager des dieux. Mercure n’était-il pas aussi passé maître dans l’art de l’amusement, du passe-temps, de la récréation, du plaisir, des plaisanteries, du calembour à la jonglerie. Ce domaine de la Maison III qui implique aussi bien l’adresse et l’habileté que le jeu de mot.

Pour juger de l’importance de la Maison III, il faudra l’analyser en détail :

–       Quel signe superpose la Maison III dans le thème ;

–       Quel est le Maître de ce signe et donc de cette Maison III et où se trouve-t-il dans le thème ;

–       Quels sont les aspects que ce Maître de III forme et reçoit avec les autres planètes du thème ;

–       Y a-t-il des planètes superposant cette Maison III et de quelles Maisons ont-elles la Maîtrise.

Exemple :

–       Maison III en Balance… C’est Vénus qui va donc gouverner cette Maison III. On la trouve en Verseau et en Maison VI au trigone de Mars.

–       Dans cette Maison III, on trouve Mars gouverneur de la Maison IX du thème

L’influence de la Balance sur la Maison III évoque un entourage agréable et charmant, une sensibilité artistique développée au contact des proches. C’est l’indication d’une éducation raffinée. Cependant, il va exister des oscillations dans le choix des relations. La Balance, signe de Vénus, évoque aussi une grande facilité pour exprimer ses sentiments, notamment à travers l’écrit. De même les déplacements sont agréables et propices à nouer des relations sentimentales, ou à des rencontres sentimentales.

La combinaison Maison III/Maison VI suggère une certaine influence de l’entourage sur le travail. C’est également l’idée d’une compréhension avec les personnes pouvant se trouver sous les ordres du sujet. Cette combinaison évoque une occupation faisant appel à des aptitudes intellectuelles, à l’éducation. De même, les voyages peuvent avoir pour raison la santé ou le travail. La Maison VI étant non seulement liée au travail, mais aussi celle de la santé, la combinaison Maison III/Maison VI peut indiquer une maladie ayant un impact sur le mental.

Le premier meurtre – Caïn vient de tuer son frère Abel

Mars en Maison III, heureusement en bon aspect de Vénus, le Maître de cette Maison III ce qui atténue la position de Mars dans cette Maison, est la position typique du complexe de Caïn, de la rivalité des frères ennemis, de l’hostilité dans les rapports avec l’entourage proche, des querelles confraternelles. Elle fait également craindre les accidents de circulation, la passion de la vitesse au volant, et le déferlement de l’agressivité sur les routes comme dans les écrits. Cette position de Mars donne également une façon de s’exprimer précise et adéquate qui cerne immédiatement le cœur des choses. Elle rend ingénieux, jamais dépourvu de moyens de s’en sortir. C’est également l’indication d’une argumentation spontanée et d’un grand sens de la répartie. Sous cette influence, on aime ou on déteste, on se frotte à la réalité : jamais les connaissances ou les rencontres ne sont dénuées de fougue. L’expérience du monde est un merveilleux défi. 

 

 

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