IL ETAIT UNE FOIS… VENUS
(5.3.4 - VENUS) par sylvietribut le 15-10-2010
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Dès les âges primitifs, Vénus fut l’étoile des douces confidences, la première des beautés célestes à inspirer les amoureux par l’impression directe que son suave rayonnement produit sur les âmes contemplatives. Sans doute est-ce dû à son cycle diurne puisque Vénus apparaît alternativement à l’Est et à l’Ouest et de ce fait elle est l’étoile du matin et l’étoile du soir. Ainsi, elle est le symbole essentiel de la mort et de la renaissance. L’association de Vénus et du Soleil, du fait de la similitude de leur course diurne, fait parfois de cet astre divinisé un messager du Soleil, un intercesseur entre ce dernier et les hommes.
Vénus sans ses nuages Déjà pour les Sumériens, Vénus était celle qui montre la route aux étoiles. Déesse du soir, elle favorisait l’amour et la volupté ; déesse du matin, elle présidait aux œuvres de guerre et de carnage. Elle était la fille de la Lune et la sœur du Soleil. Se montrant à l’aube et au crépuscule, il était naturel qu’elle apparaisse comme une sorte de lien entre les divinités du jour et celles de la nuit. C’est la raison pour laquelle, tout en ayant le soleil pour frère, elle avait pour sœur la déesse des Enfers. De sa parenté avec le Soleil dont elle était la sœur jumelle, provenaient ses qualités guerrières ; on l’appelait la vaillante ou la dame des batailles, cela en tant qu’étoile du matin. Mais, en tant qu’étoile du soir, c’était l’influence de sa mère la Lune qui prédominait, en faisant d’elle la divinité de l’amour et du plaisir.
Son graphisme : Un cercle, symbole planétaire, à sa base une croix, ancrage dans la matière. Il a été repris par les Féministes, ainsi qu’en biologie, où il est utilisé comme signe pour le sexe féminin.
Au plan astronomique : Vénus est située juste après Mercure dans l’ordre de distance au Soleil. Elle ne s’en éloigne jamais de plus de 48°. Son diamètre est de 12 000 km environ. Son temps de révolution autour du Soleil est de 225 jours. Quant à Vénus, étoile du matin, c’est celle qu’on appelle « l’étoile du berger ». Au plan cosmique : Vénus correspond à l’élément Air, modérément chaud et surtout humide, ce qui apporte une sorte de plénitude et de satisfaction, et exprime un désir permanent de jouir de l’existence avec une recherche de la qualité. Sa mythologie Dans toutes les mythologies, la divinité apparaît sous les attraits les plus beaux ; on n’en voit pas dont les atours puissent rivaliser avec ceux d’Aphrodite, protectrice de l’hymen et type achevé de la beauté féminine. Sous son symbole, règne en l’être humain la joie de vivre, dans la fête printanière de l’enivrement des sens, comme dans le plaisir plus raffiné et spiritualisé de l’esthétique. Son règne est celui de la tendresse et des caresses, du désir amoureux et de la fusion sensuelle, de l’admiration heureuse, de la douceur, de la bonté, du plaisir autant que de la beauté. Il est celui de cette paix du cœur qu’on appelle le bonheur.
BOTTICELLI – La Naissance de Vénus – Galerie des Offices – Florence Lorsque Saturne émascule son père Ouranos afin de lui ravir le pouvoir, ses organes sanglants tombèrent dans la mer, près des rivages de Chypre et de ce mélange naquit Vénus que l’on représente sortant de l’onde, posée sur un coquillage. C’est Botticelli qui l’immortalisa merveilleusement dans le célèbre tableau qui se trouve au Musée des Offices à Florence.
LE TINTORET – Vulcain surprend Vénus et Mars qui se cache sous la table Déesse de la Beauté et de l’Amour, épouse du vilain et boiteux Vulcain (Héphaïstos), elle commit l’adultère avec Mars dont elle est l’antithèse puisqu’il est le dieu de la guerre et des armes, celui-là même que l’astrologie et la psychanalyse ont retenu comme symbole de la virilité. C’est l’Aphrodite des Grecs protectrice, de l’hymen et type achevé de la beauté féminine. Elle apparaît portant une ceinture magique qui rendait tous les hommes fous amoureux d’elle. Elle eût de nombreuses enfants avec ses tous aussi nombreux amants : Hermaphrodite, fils de Mercure (la contraction de l’Hermès et de l’Aphrodite grecs) dont le nom indique bien la double nature. Son père d’ailleurs très intelligent n’était pas pour autant très viril. Avec Dionysos, elle eût Priape. Dionysos était le contraire du raffiné Mercure, une espèce de satyre obscène aux mœurs peu recommandables. Elle eût Enée, avec Anchise, un roitelet grec local, un mortel, qui survivra de justesse à tant d’honneur. Mais Enée deviendra un héros, chanté par Virgile et participera à la fondation de Rome. Avec Mars, elle eût quand même trois enfants : Phobos (la crainte) et Deïmos (la terreur). Avec de tels noms, ils devaient tenir de leur père. Seule, leur fille Harmonie (la Concorde) maintient la tradition de charme, de bonté vénusienne, et vivra une vie conjugale heureuse.
La Vénus d’Arles Cette sculpture de marbre fut dégagée en 1651 lors de la fouille de vestiges romains proches du théâtre antique d’Arles. Elle représente probablement la déesse Aphrodite. Il est généralement admis que la Vénus d’Arles est une statue romaine datant de la fin du 1er siècle avant Jésus-Christ, règne de l’Empereur Auguste, mais elle serait la copie d’un original probablement également en marbre, sinon en bronze, due au sculpteur grec Praxitèle trois siècles plus tôt. Elle pourrait être l’une des sources d’inspiration du mythe de l’Arlésienne. Elle est désormais au Musée du Louvre après avoir orné le château de Versailles pendant plus d’un siècle. Sur le plan psychologique Tempérament sanguin, mais le type vénusien est assez peu marqué. L’axe extraversion-introversion s’équilibre sans prédominance bien nette d’un pôle à l’autre. Dans la caractérologie Elle est surtout caractérisée par une grande émotivité, très à fleur de peau et une activité très moyenne. L’influx vénusien est plutôt générateur d’indolence que de dynamisme. En psychanalyse On identifie Vénus au principe du plaisir par lequel l’individu cherche à satisfaire tous ses désirs et pulsions. Vénus en soi n’est pas agressive et les pulsions en question ne sont pas liées à l’agressivité et à la violence, bien qu’une certaine passion se manifeste, suivant le signe qu’occupe Vénus et les aspects qu’elle reçoit. L’influence de Vénus fait prédominer l’affectivité qui peut passer par toute la gamme de l’amitié à la passion, de la sexualité à l’amour quasi mystique, au don de soi. Tout, avec Vénus, se ramène à des « affects » irraisonnés, au besoin de se sentir aimé et désiré, le long de la gamme sympathie-antipathie. C’est la fonction « sentiment » de Jung, la joie de vivre en dehors de toute sécheresse ou de toute hostilité. C’est aussi le « principe du plaisir » de Freud. En astrologie Dès les origines, sous des noms divers, Vénus a toujours symbolisé à la fois l’attraction entre les sexes, les satisfactions esthétiques et l’harmonie en général. Elle est principe d’attraction et de sympathie synthétisé par le mot « amour » sous toutes les formes qu’il peut revêtir et avec toutes les émotions qu’il peut susciter : plaisir, affection, confort, bien-être, séduction, art.
Vénus gouverne le Taureau et la Maison II, ainsi que la Balance et la Maison VII. Ses influences sont plus matérielles en Taureau et plus spirituelles en Balance. Planète bénéfique, elle était appelée par les Anciens Fortuna minor (la petite fortune). En un sens Vénus est complémentaire de la Lune car elle représente une autre image de la femme : alors que la Lune symbolise une autre femme-mère ou l’anima, Vénus est la femme dans un sens plus charnel, sensoriel et affectif. C’est pourquoi dans la tradition elle représente l’amante, la maîtresse. D’ailleurs, le sens du toucher lui est attribué, ainsi que les manifestations de la féminité : luxe, mode, coiffure, parure… Lorsque Vénus occupe une position dominante, elle signe un être qui vit et vibre au rythme de ses sentiments et de ses attirances : il aime ou il n’aime pas. Le besoin de plaire conditionne beaucoup de ses comportements : il recherche la beauté ou l’harmonie et les extensions symboliques de Vénus participent à cette signification de base : elle est en rapport avec lieux de plaisir, d’art, ou de beauté. Dès les âges primitifs, Vénus était l’étoile des douces confidences ; la premières des beautés célestes inspirait les amoureux de l’impression directe que le suave rayonnement de l’astre produit sur l’âme contemplative. D’ailleurs, pour les astrologues, Vénus a partie liée avec les affects d’attraction voluptueuse et d’amour, qui prennent naissance dans l’appétence organique du nourrisson au contact de sa mère et se prolongent jusqu’à l’altruisme sentimental. Ce monde vénusien de l’être humain groupe dans une synergie affective de sensations, de sentiments et de sensualité, l’attrait sympathique vers l’objet, la griserie, le sourire, la séduction, l’élan de plaisir, d’agrément, de joie, de fête dans l’affinité et l’harmonie de l’échange, de la communion affective, ainsi que les états émotionnels que communiquent le charme, la beauté et la grâce.
VELASQUEZ – Vénus au miroir
Au plan physiologique Vénus joue en priorité sur la fonction respiratoire, la circulation sanguine, le système rénal. Elle est aussi étroitement liée à la fonction sexuelle et, résultant de l’amour mal dirigé, aux maladies sexuellement transmissibles. Vénus gouverne plus particulièrement : les reins, les organes génitaux internes et exerce une influence sur la circulation veineuse et sur la gorge, ainsi que sur les seins et la cambrure des reins, c’est-à-dire les particularités d’une silhouette féminine. Une forte influence vénusienne correspond à un tempérament sanguin-lymphatique. A noter que l’adjectif « vénusien » a remplacé « vénérien » qui a une connotation moderne péjorative, d’origine médicale. Dans la tradition
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et
Sa plante est l’estragon 



l’émeraude
le corail rose
l’aigue-marine
le saphir bleu 



le violon pour Vénus en Balance
l’Autriche est un pays Balance
et Vienne une ville Balance 




