L’ARGENT… METAL LUNAIRE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 28-06-2011

Dans le système de correspondance des métaux et des planètes, l’argent est en rapport avec la Lune. Il appartient au schéma ou à la chaîne symbolique lune-eau-principe féminin. Traditionnellement, en effet, par opposition à l’or, qui est principe actif, mâle, solaire, diurne, igné, l’argent est principe passif, féminin, lunaire, aqueux, froid. Sa couleur est le blanc, le jaune étant celle de l’or. Le mot même argent dérive d’un mot sanscrit signifiant blanc et brillant. On ne s’étonnera donc pas de voir le métal attaché à la dignité royale. Le roi Nuada, qui eut le bras coupé lors de la première bataille de Moytura et, de ce fait, ne peut plus régner puisque toute mutilation ou difformité est disqualifiant, remonte sur le trône après que le dieu médecin Diancecht lui ait fait la prothèse d’un bras d’argent.  

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Pépite d’argent

D’après les mythes égyptiens, les os des dieux sont faits d’argent, tandis que leurs chairs sont d’or.

Blanc et lumineux, l’argent est également symbole de pureté, de toute espèce de pureté. « Il est la lumière pure, telle qu’elle est reçue et rendue par la transparence du cristal, dans la limpidité de l’eau, les reflets du miroir, l’éclat du diamant ; il ressemble à la netteté de la conscience, à la pureté d’intention, à la franchise, à la droiture d’action ; il rappelle la fidélité qui s’ensuit ».

Dans la symbolique chrétienne, il représente la sagesse divine, comme l’or évoque l’amour divin pour les hommes.

Il est un symbole de l’eau purificatrice pour les Bambara ; Dieu, qui réunit les deux éléments purificateurs feu et eau, est à la fois or et argent.

Dans les croyances russes aussi, il est symbole de pureté et de purification. Le héros de nombreux contes traditionnels se sait menacé de mort lorsque sa tabatière, sa fourchette ou quelque autre objet familier se met à noircir. L’hermine d’argent, protectrice des fileuses, leur fait parfois don du fil d’argent, particulièrement fin et solide. Les Kirghizes guérissent l’épilepsie en obligeant le malade à regarder le guérisseur, qui forge lentement un cône d’argent ; l’effet semble hypnotique, le malade se calme, devient somnolent, et s’apaise.

Mais l’argent, sur le plan de l’éthique, symbolise aussi l’objet de toutes les cupidités et les malheurs qu’elles provoquent, ainsi que l’avilissement de la conscience : c’est son aspect négatif, la perversion de sa valeur.  

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Tetradrachm d’Athènes en argent

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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SILEX… PIERRE DE GUERRE… PIERRE DE MARS

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 09-04-2011

Le silex fut la pierre par excellence des chasseurs et des combattants de la Préhistoire qui s’en servaient pour la fabrication de leurs armes et de leurs outils, du fait de la possibilité de le fractionner en formant des arêtes tranchantes.

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La percussion d’un silex fut aussi l’une des techniques de production du feu. Frappé contre une roche riche en fer, le silex produit des étincelles susceptibles d’être fixées par des matériaux tels que l’amadou. Entre les XVIIe et XIXe siècle, le silex était utilisé en tant que percuteur pour les fusils. Des lamelles de silex éclaté servaient à produire l’étincelle qui enflammait la poudre des arquebuses et des premiers fusils.

Le silex, anciennement lame des couteaux de sacrifice, a conservé une valeur magique bénéfique chez les Indiens d’Amérique centrale. Il conjure les maléfices et écarte les mauvais esprits.  

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Dans la pensée mexicaine, le silex s’apparente au froid, à la nuit, au pays de la mort, au Nord. Les années « silex » sont dominées par ce symbolisme qui entraîne aridité, sécheresse et famine. Dans la glyptique Maya, le silex a la main pour substitut. Divinisé, le silex est au Mexique le fils de la déesse du couple primordial, qui a présidé à toute création.

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Tourelle avec alternance de silex, grès et brique – Château d’Auberville-La-Manuel – Pays de Caux

En Europe et en France en particulier, le silex a également été utilisé comme roche à bâtir dans la maçonnerie traditionnelle comme on le trouve encore dans l’habitat du Loiret, du Vexin français, en Normandie. On en trouve en grande quantité dans les sols argileux de Haute-Normandie, de Champagne, de Picardie et dans le Pas-de-Calais. C’est une roche sédimentaire siliceuse très dure constituée de calcédoine presque pure et d’impuretés telles que de l’eau ou des oxydes, ces derniers influant sur sa couleur.

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Château du Grand Pressigny – Indre-et-Loire

C’est au château du Grand Pressigny, en Indre-et-Loire qu’on trouve une grande quantité d’outils ayant été fabriqués à base de silex, pierre abondante dans les environs. En effet, les environs du Grand-Pressigny sont reconnus comme étant un haut-lieu de l’industrie lithique à base de silex local, sur une période commençant au paléolithique et poursuivie au néolithique jusqu’à l’utilisation des métaux.

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Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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PIERRE DE NEPTUNE ET DES POISSONS … L’AIGUE-MARINE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 19-03-2011

L’aigue-marine est la pierre porte-bonheur du mois de mars et la pierre qui correspond à dix-neuf années de mariage. Ce nom vient du latin « aqua marina » qui signifie « eau de mer ». Selon certaines légendes, l’aigue-marine appartiendrait au trésor des sirènes. D’ailleurs, l’aigue-marine prend tout son éclat lorsqu’elle est immergée dans l’eau.  

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L’aigue-marine est pourtant un minéral du groupe des silicates. C’est une variété de béryl, transparente et de couleur bleu clair évoquant l’eau de mer. C’est une pierre fine, autrefois appelée également pierre semi-précieuse, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, c’est même d’ailleurs interdit du point de vue commercial.

Pourtant, bien moins onéreuse que sa sœur l’émeraude, l’aigue-marine est une très belle gemme dont la couleur reproduit les teintes bleu vert de la mer. C’est une des raisons pour lesquelles les Grecs et les Romains, dès le IIIe siècle avant Jésus-Christ, s’en servaient pour des intailles dont les thèmes des motifs se rapportaient à la mer, car elle était sensée apporter la protection des marins. Dans la Jérusalem céleste, l’aigue-marine occupe la huitième marche, représentant la tolérance.

On lui attribue d’autres vertus, notamment celles de renforcer les facultés psychiques, le désir d’apprendre. Elle préserverait la jeunesse et donnerait la joie à qui la portait. Au Moyen Age, on employait l’aigue-marine pour les maux de dents. A la Renaissance, les artistes l’appelaient « Pierre au caractère aimable ». On l’utilisait comme pierre de pouvoir contre les échecs de toutes sortes et pour les procès. Symbole de patience, l’aigue-marine est associée à saint Thomas.

Par ailleurs, il semblerait que l’aigue-marine renforce le système immunitaire et stimulerait la glande tyroïde. Elle aiderait aussi à la décongestion des sinus lors d’allergies respiratoires et aurait des effets positifs sur la gorge et stimulerait les reins. Elle lutterait contre les troubles liés aux yeux. On dit encore que l’aigue-marine favorise l’expression orale ainsi que l’expression artistique. C’est une pierre fraîche apportant une gaîté naturelle.

L’aigue-marine a des effets apaisants sur les angoisses, elle apporte le calme au système nerveux. Elle libère les tensions des mâchoires d’origine nerveuse. Le transparent bleuté de l’aigue-marine favorise la transparence émotionnelle. Elle permet de dire et de libérer ainsi des émotions enfouies. Elle facilite la communication et la créativité.

Comme l’émeraude, l’aigue-marine est de la famille des béryls : l’émeraude en est une variété verte et l’aigue-marine une variété bleue.  La couleur la plus prisée est un bleu profond et c’est le fer qui lui donne sa couleur. Cette pierre est fragile au choc. On en trouve au Brésil, au Pakistan, en Afghanistan, le Nigéria, Madagascar, mais également en France aussi bien dans le Tarn, en Midi-Pyrénées, en Auvergne, dans l’Allier et même en Bretagne dans le Morbihan. Mais c’est au Brésil qu’on a trouvé, en 1910, la plus grosse aigue-marine. Elle pesait 110 kg et mesurait 48,5 cm de long pour un diamètre de 41 cm. 

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Bibliographie

Grand Livre de la Magie des Pierres – S. Da Ros – Editions Trajectoire

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L’URANIUM… D’URANUS…

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 11-02-2011

L’uranium est un élément naturel, blanc argenté, brillant, dense et faiblement radioactif. L’uranium est un métal. Il se trouve donc dans la nature, en quantités variables mais faibles, notamment dans les roches, le sol, mais aussi dans l’eau, l’air, les plantes, les animaux et les êtres humains. Ainsi, il est présent dans l’organisme humain approximativement pour 90 microgrammes qui proviennent de l’air, de l’eau et même des aliments absorbés. Environ 66 % se situent dans le squelette, 16 % dans le foie, 8 % dans les reins et les   10 % restants occupent les autres tissus. 

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Uranium brut

Cet élément naturel est assez fréquent, d’une abondance supérieure à celle de l’argent, comparable à celle de l’arsenic. Il se trouve en fait partout à l’état de trace, y compris dans l’eau de mer.

C’est en 1789 que l’Uranium fut mis en évidence par le chimiste prussien Martin Heinrich Klaproth en examinant un morceau de roche qu’on lui avait apporté de Saint Joachimsthal. Klaproth le nom « d’Urane » ou « uranite » au composé qu’il venait d’identifier, en référence à la découverte de la planète Uranus faite par William Herschel huit ans plus tôt en 1781.

Ce n’est qu’en 1841 que le chimiste français Eugène-Melchior Péligot établit que l’urane était composé de deux atomes d’oxygène et d’un métal qu’il isola et nomma uranium. Il estima alors la masse volumique de l’uranium à 19 g/cm3. Toutefois, encore un Français, Henri Becquerel, qui découvrit la propriété radioactive de l’uranium, mais beaucoup plus tard, en 1896, lorsqu’il constata que des plaques photographiques placées à côté de sels d’uranium avaient été impressionnées sans avoir été exposées à la lumière. Les plaques avaient été noircies par les rayonnements émis par les sels : c’était la manifestation d’un phénomène jusqu’alors inconnu, la radioactivité naturelle.

L’Uranium est un métal lourd radioactif. Sa faible radioactivité génère une puissance de 0,1 watt par tonne ce qui en fait avec le thorium la principale source de chaleur qui tend à maintenir les hautes températures du manteau terrestre, en ralentissant de beaucoup son refroidissement. Cette énergie est de plus d’un million de fois supérieure à celle des combustibles fossiles pour une masse équivalente. De ce fait, l’uranium est devenu la principale matière première utilisée par l’industrie nucléaire. 

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Glyphe d’Uranus

En astrologie, Uranus représente la force cosmique qui provoque des changements et des bouleversements subits, brusques et imprévus, des interventions, des créations originales et du progrès. Ses domaines de prédilection sont l’électricité, l’aviation, le cinéma, la télévision, l’informatique et bien sûr le nucléaire. Par ailleurs, l’esprit nouveau qui souffle depuis deux siècles sur l’humanité provient principalement de cet astre, qui est aux yeux des astrologues le vrai créateur du monde moderne, fondé sur les principes de la Révolution française (1789) au plan social, et sur le machinisme et l’industrialisation dans la sphère du travail.

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1789 – Révolution Française : Prise de La Bastille

Le domicile d’Uranus est le Verseau qu’il partage avec Saturne. Au moment de sa découverte par William Herschel en 1781, Uranus occupait le signe des Gémeaux, le signe zodiacal qui gouverne les Etats-Unis. La civilisation de ce pays, en bien comme en mal, est la manifestation la plus parfaite à ce jour de l’influx uranien : son prodigieux dynamisme, l’égalité des sexes, la mentalité de jeune pionnier, les principes démocratiques coexistant avec le régime présidentiel, la première industrie du monde, le problème noir, la brutalité, le gangstérisme, tout, jusqu’à Hollywood et à la chaise électrique, porte la marque distinctive d’Uranus. Le processus uranien se situe, à l’origine, comme un moment de la colère du Chaos : c’est l’éveil du feu primordial.  

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Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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DANS LE MONDE DE SATURNE… LE PLOMB

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 17-01-2011

Symbole de la lourdeur et de l’individualité inentamable… Telle est sa définition. Mais on dit aussi : « Métal pesant, il est traditionnellement attribué au dieu séparateur, Saturne, la délimitation. C’est ainsi que, pour la transmutation du plomb en or, les alchimistes cherchaient symboliquement à se détacher des limitations individuelles, pour atteindre les valeurs collectives et universelles ». 

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Selon Paracelse, le plomb serait « l’eau de tous les métaux…Si les alchimistes connaissaient ce que contient Saturne, ils abandonneraient toute autre matière pour ne travailler que sur celle-là. Ce serait la matière de l’œuvre parvenue au noir ». Le plomb blanc s’identifierait au mercure hermétique. Il symboliserait la matière, en tant qu’elle est imprégnée de force spirituelle, et la possibilité des transmutations des propriétés d’un corps en celles d’un autre, ainsi que des propriétés générales de la matière en qualités de l’esprit. Le plomb symbolise la base la plus modeste d’où puisse partir une évolution ascendante.  

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Le plomb est relativement abondant dans la croûte terrestre et c’est d’ailleurs l’un des métaux des plus anciennement connus. On en a retrouvé des pigments recouvrant des tombes et même des dépouilles préhistoriques, c’est-à-dire environ 40 000 ans avant Jésus-Christ, ainsi que sur différents objets.

En dépit de sa toxicité, probablement en raison de sa facilité d’extraction, mais aussi de sa grande malléabilité et de son bas point de fusion, le plomb a été utilisé à l’âge de bronze, durci par l’antimoine et l’arsenic trouvés sur les mêmes sites miniers.

Le plomb est mentionné dans les écritures cunéiformes sumériennes, sous le vocable de « a-gar », il y a près de 5 000 ans, ou encore dans l’Exode, rédigé il y a plus de 2 500 ans. Il était considéré comme un sous-produit des mines d’argent.

A travers les siècles, de nombreux écrits relatent la présence du plomb aussi bien dans les cultures que dans les objets. Les Sumériens, les Egyptiens, les Grecs, les Hébreux ou encore les Romains savaient extraire le plomb. Ensuite, ils l’utilisaient pour colorer et émailler des céramiques, lester des hameçons, sceller les amphores, fabriquer des objets usuels et le plomb entrait même dans la fabrication des fards et du kohl. Cela se situait entre 4 000 et 2000 ans avant Jésus-Christ. On a d’ailleurs retrouvé des tuyaux de plomb sur les sites antiques romains, dont Pompéi et Herculanum. 

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Caducée sur pièce de monnaie romaine en plomb

Au Moyen Age, les alchimistes croyaient que le plomb était le métal le plus ancien et le plus froid et l’associaient à la planète Saturne. D’ailleurs, c’est pourquoi l’intoxication au plomb est appelée « saturnisme ». En fait, dès l’Antiquité la toxicité du plomb était connue des médecins et des mineurs, esclaves et prisonniers. Les Romains l’utilisaient sous forme d’acétate de plomb pour conserver et sucrer leur vin et ils s’étaient rendu compte que les gros buveurs, dont la classe aristocratique, souffraient d’intoxication au plomb. Plus tard, les symptômes spécifiques ont été décrits, associés à des métiers tels que les fondeurs, les peintres en bâtiment, artisans fabricants de vitraux et bien sûr les mineurs.

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Vitrail selon la technique du plomb

Le décès d’un enfant en Australie à la fin du XIXe siècle, suite à une intoxication au plomb, fut le premier cas à sensibiliser un gouvernement. Mais ce fut à la suite de l’étude de nombreux cas d’intoxication qu’une réglementation, que des recommandations et un dépistage se sont progressivement mis en place dans les pays riches, en Europe et aux Etats-Unis. Et c’est ainsi que le plomb fut interdit pour la confection des tuyaux de distribution de l’eau potable, d’abord en Suisse dès 1914, mais bien plus tardivement dans d’autres pays. Quant aux peintures au plomb, elles furent interdites en 1948 en France, mais l’interdiction totale des canalisations en plomb ne date que de 1995.

Dans le folklore français, les noces de plomb correspondent à 14 ans de mariage. Par ailleurs, le « Plomb » est le 5e niveau dans la progression de la Sarbacane Sportive.

Dans le vocabulaire et la dialectique le plomb symbolise la lourdeur ou l’oppression puisqu’on dort « d’un sommeil de plomb », on subit « un soleil de plomb », un projet qui rencontre des difficultés semble « avoir du plomb dans l’aile », pendant qu’une « chape de plomb » s’abat sur les pays qui s’enferment dans les dictatures ou sur les affaires sur lesquelles un gouvernement ne veut pas communiquer.

Pour les enfants, la devinette marche toujours… Est-ce le kilo de plomb qui pèse plus lourd que le kilo de plumes ? 

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Connaissez-vous la Molybdomancie ?

C’est tout simplement une méthode de voyance par le plomb ou un métal fondu. Cette technique consiste à laisser tomber du plomb en fusion dans de l’eau. Elle serait utilisée dans l’Est de l’Europe. Cependant, la difficulté de se procurer et de manier le métal inviterait à se rabattre sur la cire, tout compte fait moins dangereuse et plus maniable à tout niveau, d’où la Ceromancie pour certains et Ciromancie pour d’autres.

En attendant…toujours pas trouvée la formule pour transformer le plomb en or…  

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Alain Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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UNE PIERRE DU SAGITTAIRE… UNE PIERRE DE JUPITER… LE GRENAT

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 04-12-2010

Le groupe des grenats se compose de plusieurs variétés, qui comportent toutes les couleurs, sauf le bleu. Ils sont connus depuis très longtemps puisque Théophraste (vers 372-287 avant Jésus-Christ) les avait déjà dénommés « anthrax » ou « charbon ». Puis, ils furent décrits par Pline l’Ancien, naturaliste du début de notre ère (23-79 après Jésus-Christ) qui dénomma le grenat almandin « carbunculus » ou « charbon ardent », en corrélation avec sa couleur la plus répandue.  

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Le nom « grenat » est quant à lui plus récent puisqu’il date de 1270. Il fut utilisé pour la première fois par le théologien et le philosophe allemand Albert le Grand (1193-1280) qui l’aurait nommé ainsi soit à partir du nom latin « malum granatum » c’est-à-dire la « pomme à grains », c’est-à-dire la grenade, pour sa couleur, soit à partir de « granum » ou grain pour sa forme, l’étymologie latine de « gratunus » étant « semence ».

Le grenat était une pierre très appréciée en Grèce et à Rome où il était utilisé en joaillerie depuis des milliers d’années. Il perdit de la fascination qu’il exerçait vers la fin de la Renaissance. En ces temps anciens, il était connu sous le nom d’escarboucle ou gemme rouge et dont l’étymologie latine est « carbunculus » ou « petite braise ». C’était d’ailleurs cette variété qui était la plus appréciée. D’ailleurs, lorsque l’on parle de « couleur grenat », on pense généralement à la couleur rouge. Et pourtant, l’un des grenats les plus recherchés est le grenat vert appelé « démantoïde ».

L’importance historique du grenat est qu’il s’agissait d’une pierre beaucoup moins rare que le saphir ou le rubis et par là même, elle servait à graver les agates, jaspes, ivoire, etc… Sous forme de poudre abrasive, le grenat servait à dégrossir et polir à moindre coût les mêmes pierres, notamment le quartz, moins durs. Faute de corindons de qualité non précieuse, on utilisait alors du grenat, très commun. C’était donc l’abrasif historique de référence en termes de disponibilité et de dureté.

Dans les temps anciens, certains grenats de par l’absence d’une certaine méthodologie d’identification des pierres précieuses et de tests empiriques peu rigoureux, étaient parfois confondus avec des rubis, notamment dans la variété des grenats pyropes. Mais la grande différence de dureté entre ces pierres ainsi que le clivage permettait aisément d’éviter toute supercherie.

Le grenat connut un essor particulier lors de la chute de l’empire romain et ce auprès des joailliers « barbares » reprenant le style byzantin en y ajoutant le savoir-faire du cloisonné et autres techniques typique de ces contrées. On peut voir au Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye, ou au Musée de Cluny, des bijoux mérovingiens comportant des grenats, notamment des fibules, objets servant à attacher les pans du vêtement.

En 1892, les Hunzas ont utilisé des projectiles faits de grenats contre les troupes britanniques au Cachemire, pensant que leur action meurtrière était supérieure aux balles de plomb.

Le grenat symbolisait autrefois la loyauté, la constance, la sincérité des sentiments et passait pour réchauffer les cœurs tristes. On lui confère toujours, comme Jupiter, le pouvoir d’attirer le succès, de rendre persévérant et d’augmenter le courage. On dit aussi que le grenat protège contre les cauchemars, les tromperies et le mensonge.  

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Le grenat active le feu intérieur, ce qui peut avoir comme conséquence de stimuler l’énergie sexuelle, et Jupiter n’en manquait pas, et de déclencher des amours passionnels, si l’amour spirituel des âmes était mis à l’écart. C’est la pierre d’anniversaire de la seconde année de mariage.

Par sa couleur, cette pierre aide à la transformation, à la purification. Le grenat filtre et transmute les énergies négatives. Il apporte dynamisme et encourage l’action et la persévérance. Le grenat réchauffe le corps et stimule la fonction biliaire du foie.

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Bibliographie : Le Grand Livre de la magie des Pierres – S. Da Ros – Editions Trajectoire  

deco_noel14Pour vos cadeaux de Noël, vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique.Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

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DANS LA SYMBOLIQUE SCORPION… UN METAL… L’AIRAIN OU LE BRONZE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 13-11-2010

Airain, du latin « aes », est un terme synonyme de bronze, utilisé dans certains contextes. Dans l’Antiquité, ce terme était utilisé pour désigner le bronze d’une façon noble. On le retrouve dans la mythologie grecque avec l’épisode de la Biche de Cérynie, la biche au pied d’airain, et celle des pays nordiques. Le terme est également utilisé dans la Bible et dans un registre poétique. Ce terme désigne aussi l’alliage utilisé pour la fonderie des cloches.

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Cloche Saint-Antoine à Murat

Cet alliage de différents métaux, principalement d’étain et d’argent avec du cuivre, l’airain est symboliquement issu du mariage des contraires, ces métaux étant associés les uns avec la Lune et l’eau, l’autre avec le Soleil et le Feu. D’où l’ambivalence, et le caractère violemment conflictuel des deux faces de son symbolisme. Métal éminemment sonore, il est tout d’abord une voix, d’un côté celle du canon, de l’autre celle de la cloche, voix contraires s’il en est, mais toutes deux terribles et puissantes. 

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Hésiode décrit en termes effrayants la troisième race des hommes, la race de bronze, caractérisée par sa démesure : « Et Zeus, père des dieux, créa une troisième race d’hommes périssables, race de bronze, bien différente de la race d’argent, fille des frênes, terrible et puissante. Ceux-là ne songeaient qu’aux travaux gémissants d’Arès (Mars) et aux œuvres de démesure. Ils ne mangeaient pas le pain ; leur cœur était comme l’acier rigide ; ils terrifiaient. Puissante était leur force, invincibles les bras qui s’attachaient contre l’épaule à leur corps vigoureux. Leurs armes étaient de bronze, de bronze leurs maisons, avec le bronze ils labouraient, car le fer noir n’existait pas. Ils succombèrent, eux, sous leurs propres bras et partirent pour le séjour moisi de Hadès (Pluton) frissonnant, sans laisser de nom sur la terre. Le noir trépas les prit, pour effrayants qu’ils fussent, et ils quittèrent l’éclatante lumière du soleil » – Les Travaux et les Jours, traduction de Paul Mazon, les Belles-Lettres, Paris 1928.

Métal des œuvres de force et de violence, dans la mythologie d’Hésiode, il l’est encore dans la philosophie de l’évolution développée par Lucrèce. Métal sacré, l’airain fut employé pour les instruments du culte depuis l’antiquité jusqu’au bouddhisme et au christianisme. Chez les Hébreux, le serpent d’airain surmonte les étendards et un seul regard vers son image préserve de la mort par la piqûre du serpent brûlant ; il sera exposé dans le temple, comme un symbole de protection divine ; chez eux encore, les quatre coins de l’autel des holocaustes seront couverts de cornes d’airain : le criminel qui les saisissait était à l’abri du châtiment.

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D’airain, les vases qui tintaient au vent dans les bois sacrés de Zeus à Dodone ; d’airain, le palais d’Héphaïstos,  les portes des temples, le toit du temple de Vesta, la première statue romaine de Cérès, les coupes des libations sacrées ; d’airain la voûte du ciel pour les Egyptiens. D’airain, chez les Romains, le rasoir qui coupe les cheveux des prêtres et la charrue qui trace les limites d’un camp ou d’une nouvelle ville. Ce métal dur était symbole d’incorruptibilité et d’immortalité, ainsi que d’inflexible justice ; si la voûte du ciel est d’airain, c’est qu’elle est impénétrable comme ce métal, et c’est aussi que ce métal est lié aux puissances ouraniennes les plus transcendantes, celles dont la voix résonne comme le tonnerre, inspirant aux hommes un sentiment fait de respect et d’épouvante.

« Tout ange est terrible », disait Rilke, et c’est bien à la manière de cet ange que l’airain est terrible. Il n’est pour s’en rendre compte que d’entendre sonner quelque part le gros bourdon d’une cathédrale.

C’est bien la résonance exceptionnelle de cet alliage qui fait que Fama, la déesse de la Renommée, l’a choisi comme matériau pour construire son palais, au sommet d’une montagne. Là encore, apparaît la dualité du symbole. Car Fama, dans son palais qui renvoie en les amplifiant les paroles qui lui parviennent, « vit entourée de la Crédulité, de l’Erreur, de la Fausse Joie, de la Terreur, de la Sédition, des Faux Bruits ».

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Empédocle scrutant l’Univers – Luca Signorelli – Orvieto Cappella Nuova

Duel et donc ambivalent aussi est le symbole contenu dans la légende de la « Biche au pied d’airain », comme celui de la sandale d’Empédocle, également d’airain. Il se peut que le métal symbolise dans ces cas une séparation de la condition terrestre et de la corruption. Si l’Etna, dans le cratère duquel le philosophe se serait plongé, rejeta sa sandale de bronze, c’est, considéraient les Anciens, pour que sa doctrine reste sur terre immarcescible, tandis que son auteur était admis dans la société des dieux. Sa doctrine serait immortelle parmi les hommes, comme il l’était devenu parmi les dieux. Le pied d’airain de la biche est ambivalent : il peut signifier aussi bien la séparation de la terre corrompue grâce à ce métal dur et sacré que l’alourdissement de la biche, de nature légère et pure, par le poids des désirs terrestres : d’un côté, sublimation de la nature ; de l’autre, dépravation. C’est le caractère bipolaire du symbole. Plus simplement, il souligne la fuite éperdue de la biche infatigable, se dérobant aux poursuites des chasseurs : course perpétuelle et sacrée de la vierge farouche.

Du fait qu’il était sacré, l’airain isolait la biche du monde profane, et du fait qu’il était lourd, il l’asservissait à la terre. On aperçoit alors les deux aspects, diurne et nocturne, de la biche aux pieds d’airain : son caractère virginal en était accentué, mais il pouvait se pervertir en lourds désirs terrestres, qui interdisaient tout envol.

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La biche aux pieds d’airain poursuivie par Héraclès – Gustave Moreau

C’est du point de vue de la symbolique propre à la biche que l’on peut interpréter la légende. La biche est l’animal à la course légère, rapide comme la flèche : si l’on accentue ce caractère, on dira qu’elle est infatigable, que ses sabots sont inusables, qu’elle a en ce cens les pieds d’airain ; si, d’autre part, on considère son caractère farouche, sa fuite lointaine jusque chez Hyperboréens, qui étaient les sages des origines, la biche aux pieds d’airain, qu’Héraclès veut capturer vivante au terme d’une longue poursuite, dans la direction du Nord, symbolisera la sagesse, si difficile à atteindre… Ici le symbole du métal sacré et celui de la biche fugitive se rejoignent.

Pour en revenir à l’airain ou au bronze, un grand nombre de mentions textuelles irlandaises concernent des armes, des outils ou des bijoux de bronze. Ce métal symbolise la force militaire, quoiqu’il indique aussi un état ancien de civilisation matérielle, l’Age de Bronze. Mais un problème est posé par le finduine ou bronze blanc dont on ne sait trop s’il désigne le laiton ou l’électrum. Il est probable que les Irlandais l’ont appliqué, tantôt à l’un, tantôt à l’autre.

Dans la tradition grecque, c’est le premier roi de Chypre, Cinyros, venu probablement de Byblos, qui aurait inventé le travail du bronze.

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La Mort de Talos

D’après Hésiode, la race de bronze est terrible et puissante. L’un des derniers représentants sur terre de cette race de bronze aurait été Talos, personnage de la légende crétoise, tantôt être humain, tantôt mécanique de bronze, semblable à un robot, qui aurait été fabriqué, soit par Héphaïstos, soit par Dédale, l’ingénieur-architecte du roi Minos. Ce Talos de bronze était une créature redoutable. Il était chargé par Minos d’empêcher les étrangers d’entrer en Crète et les habitants de l’île d’en sortir. Il bombardait les contrevenants d’énormes pierres, ou pire encore, portant au rouge son corps de bronze, il poursuivait, étreignait et brûlait les coupables. C’est pour lui échapper que Dédale se serait enfui de l’île par la voie des airs. Mais, notation importante, « Talos était invulnérable sur tout son corps, sauf au bas de la jambe, où se trouvait une petite veine, fermée par une cheville… Médée réussit, par ses enchantements, à déchirer cette veine, et Talos mourut ». Et ce fut la fin de la race de bronze. Ce qui est ici remarquable, c’est cette vulnérabilité au bas de la jambe, comme Achille n’était vulnérable qu’au talon. C’est l’indice d’une faiblesse psychique et morale. Il est singulier de toute la puissance énergétique du robot de bronze se soit écoulée par ce canal, une fois qu’il eut été ouvert par la magicienne. Peut-on s’aventurer à dire que Talos symbolise l’énergie de mauvaise aloi, de nature purement matérielle, l’énergie pervertie, entièrement soumise aux charmes de la magie, cette magie fût-elle celle de la science et de l’art d’un Dédale, d’un Héphaïstos, d’une Médée ?

Dans le folklore français, les noces de Bronze correspondent à 22 ans de mariage. 

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Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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LE CUIVRE… METAL DE LA BALANCE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 16-10-2010

Le cuivre et l’or ont été les premiers métaux travaillés par l’homme. Et l’on donna le nom « d’âge de Bronze » à cette période de l’humanité naissante. Souvenez-vous de la description des armes d’Achille dans l’Iliade : « Puis, autour de son torse, il passe la cuirasse. Sur son épaule, il jette ensuite son épée en bronze à clous d’argent, ainsi que son solide et vaste bouclier, dont l’éclat resplendit dans le lointain, pareil à celui de la lune ». D’ailleurs, les plus anciennes traces de fusion du cuivre dans des fours à vent ayant ont été découvertes dans le plateau iranien sur le site archéologique de Sialk III, première moitié du Ve millénaire avant Jésus-Christ. Il y a donc près de sept mille ans. Dans la Rome antique, le cuivre était extrait principalement de mines situées dans l’île de Chypre, d’où le nom latin « cuprum » pour désigner ce métal, issu lui-même du grec ancien « Kùttpoç » désignant l’île elle-même et surnommée l’île aux mille mines.  

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En Europe occidentale, on situe l’Age du Cuivre entre 3 200 et 2 000 environ avant Jésus-Christ, suivant les régions : Italie, Suisse, Alpes, Cévennes, Espagne et Portugal. Cette période technologique est bien plus ancienne à l’est de la Méditerranée. La première trace écrite remonte à Pline l’Ancien et date de 77. Cependant, la pyramide de Khéops contient une tuyauterie en cuivre encore en état de marche aujourd’hui.

Du cuivre, on en trouve partout : dans le soleil où, grâce à la spectroscopie, il a été identifié, mais aussi dans les aérolithes, dans les roches, les plantes et même les animaux chez lesquels il remplace parfois le fer, comme c’est le cas dans le sang des crustacés. 

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De plus, le cuivre est beau et vieillit bien, donnant un charme particulier aux vieux toits vert-de-gris, à ses statues de bronze qui ornent nos rues, nos parcs et nos places et qui ont vu tour-à-tour ciels bleus, pluies d’orages et neige. En effet, les composés du cuivre présentent sous plusieurs états d’oxydation lui confèrent une couleur bleue ou verte, ou même turquoise, ce qui les a fait utiliser depuis toujours comme pigments. Le cuivre est ainsi largement utilisé dans les arts décoratifs, à la fois sous forme métallique et sous forme de sels. On est bien dans le monde de la Balance.

Traditionnellement, le cuivre est associé à la planète Vénus. Les alchimistes utilisaient le symbole de Vénus pour le représenter. C’est donc un métal associé à la féminité, à la jeunesse et à l’amour. Des miroirs anciens, symbole de narcissisme, étaient faits de cuivre. Dans le folklore conjugal français, les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage.  

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Dans les croyances russes, le cuivre est toujours associé à la couleur verte. La « Maîtresse de la Montagne de Cuivre », l’Oural, a des yeux verts et porte une robe de malachite. Elle apparaît parfois sous la forme d’un lézard vert. On dit de la malachite qu’elle contient et montre toutes les beautés de la terre. Le cuivre, comme l’or, est associé au serpent mythique ; on peut rencontrer la Maîtresse de la Montagne de Cuivre la nuit de la fête des serpents, le 25 septembre, mais sa rencontre est néfaste. Celui qui la voit est condamné à mourir de nostalgie.   

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Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Rober Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

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LE JASPE… PIERRE DE LA VIERGE

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-09-2010

Les jaspes sont une variété microcristalline de quartz et font partie de la famille des calcédoines. De couleurs variées, tachetées, rubanées, il existe tout de même des jaspes monochromes, bruns, rouges, jaunes, verts.

Les jaspes sont généralement opaques, mais parfois translucides. Ils furent employés de tout temps pour la création d’objets précieux. Ils définissent au sens large du terme toute une famille de pierres aux noms plus ou moins fantaisistes.  

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Le mot « jaspe » vient du latin « jaspis » qui signifie « pierre mouchetée » et jasper aujourd’hui décrit un aspect bigarré de couleurs diverses, imitant le jaspe.

Dans l’Antiquité, le jaspe utilisé comme amulette servait à soulager les problèmes ayant trait à la vue. Le jaspe sanguin, quant à lui, facilitait les accouchements et arrêtait les hémorragies.

Le jaspe est cité plusieurs fois dans la Bible, notamment à propos du pectoral du Grand Prêtre Aaron. Il donnait à son détenteur la faculté de trouver un sens profond aux réponses élevées et aidait à la compréhension de celles-ci.

Le jaspe stimule, il est facteur de l’agilité de penser et esprit d’initiative ; de plus, il favorise l’éloquence. Le port du jaspe jaune permet de différencier le réel de l’irréel. Il reste une pierre d’harmonie dans l’action créatrice. En effet, les jaspes bigarrés évoquent les émotions enfouies, les tensions et les conflits internes. Ainsi, par sa présence, il favorise l’expression de ces tensions, et leurs libérations. 

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Pierre censée posséder une influence en gynécologie : symbole de l’accouchement, sa valeur obstétricale du jaspe trouverait son explication dans le fait qu’en se brisant il donne naissance dans son ventre à plusieurs autres pierres : le symbole est, en l’occurrence patent. Des Babyloniens, la fonction gynécologique du jaspe est passé au monde gréco-romain où elle s’est maintenue jusqu’au Moyen Age.

Marbode, évêque de Rouen au XIe siècle précise que le jaspe apposé sur le ventre soulage la femme en gésine. Un symbolisme analogue rendra pareillement compte de la fortune dont a joui durant l’Antiquité la « pierre des aigles » : utilis est, note Pline, mulieribus praegnartibus.  En la secouant, on entend au-dedans un bruit bizarre, comme si elle cachait dans son ventre une autre pierre.

La vertu de ces pierres gynécologiques et obstétricales découle directement soit de leur participation au principe lunaire, soit d’une conformation qui les singularise et qui, par la suite, ne peut marquer qu’une provenance exceptionnelle. Leur essence magique est leur vie, car elles vivent, elles ont un sexe, elles sont enceintes. Toutes les pierres et tous les autres métaux vivent également et sont sexués. Seulement leur vie est plus tranquille, leur sexualité plus vague. Ils poussent au sein de la terre, suivant un rythme somnolent ; fort peu parviennent à maturité. Ainsi, pour les Indiens, le Diamant est mûr tandis que le Cristal est non mûr…

Cette idée est à rapprocher du mûrissement transmutatoire des métaux, selon la doctrine alchimique.  

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Saint Jean

Dans l’Apocalypse, Jean voit apparaître l’Eternel sur son trône comme une vision de jaspe vert ou de cornaline. Le Pseudo-Denys l’Aréopagite précisera que la couleur verte indique l’apogée de la jeunesse. Le symbole convient particulièrement à l’Eternel et au Créateur, qui jouit d’une immarcescible jeunesse. 

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Bibliographie 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter                                                                                             Le Grand Livre de la Magie des Pierres – Editions Trajectoire

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L’OR – SYMBOLE DU LION

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 02-08-2010

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L’or est considéré dans la tradition comme le plus précieux des métaux. C’est le métal parfait parce qu’il est inaltérable. En chinois, le même caractère « Kin » désigne à la fois « or » et « métal ». Il a l’éclat de la lumière. L’or, dit-on en Inde, est la lumière minérale. Il a le caractère igné, solaire et royal, voire divin. Dans certains pays, la chair des Dieux est faite d’or ; celle des Pharaons égyptiens l’était également. Les icônes du Bouddha sont dorées, signe de l’illumination et de l’absolue perfection. Le fond des icônes byzantines est doré : reflet de la lumière céleste.

En diverses régions, et notamment en Extrême-Orient, l’or est censé naître de la terre. Le caractère Kin primitif évoque des pépites souterraines. Il serait le produit de la gestation d’un embryon, ou de la transformation du perfectionnement de métaux vulgaires. C’est l’enfant des désirs de la nature. L’alchimie se contente d’achever, d’accélérer la transmutation naturelle : elle ne crée pas la matière originelle. La transmutation est une rédemption ; celle du plomb en or, dirait Silesius, c’est la transformation de l’homme par Dieu en Dieu. Tel est le but mystique de l’alchimie spirituelle.

L’or-lumière est très généralement le symbole de la connaissance, c’est le yang essentiel. L’or, disent les Brahmana, c’est l’immortalité. Il faut se rappeler, en outre, à propos de la perfection, la primordialité de l’Age d’or traditionnel, les âges suivants : d’argent, d’airain et de fer, marquant les étapes descendantes du cycle.

Dans la tradition grecque, l’or évoque le Soleil et toute sa symbolique : fécondité, richesse, domination… La toison d’or ajoute un coefficient de ce symbolisme solaire à l’animal qui la porte ; au bélier, par exemple, qui représente par lui-même la puissance génératrice d’ordre corporel et par transposition symbolique, d’ordre spirituel. La toison d’or devient l’insigne du maître et de l’initiateur.

L’or est une arme de lumière. On n’usait que de couteaux en or pour les sacrifices aux divinités ouraniennes. De même, les druides ne coupaient le gui qu’avec une faucille d’or. Apollon, dieu-soleil, était revêtu et armé d’or : tunique, agrafes, lyre, arc, carquois, brodequins.

Hermès, l’initié, le psychopompe, le messager divin et le dieu du commerce, est aussi le dieu des voleurs, signifiant ainsi l’ambivalence de l’or. Mais des Anciens voyaient dans ce dernier titre du dieu « un symbole des mystères soustraits à la connaissance du vulgaire : les prêtres dérobaient l’or, symbole de la lumière, au regard des profanes ».

Toujours en raison de cette identification à la lumière solaire, l’or a été un des symboles de Jésus, Lumière, Soleil, Orient : « On comprend pourquoi des artistes chrétiens donnèrent à Jésus-Christ des cheveux blonds dorés comme à Apollon et placèrent une auréole sur sa tête ».

Mais l’or est un trésor ambivalent. Si l’or-couleur et l’or-pur métal sont des symboles solaires, l’or-monnaie est un symbole de pervertissement et d’exaltation impure des désirs, une matérialisation du spirituel et de l’esthétique, une dégradation de l’immortel en mortel.

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Les Anges de Tommaso del Mazza – Avignon – Petit Palais

Le nom de l’or vient du latin « aus » et « aurum », qui a donné l’adjectif « aurifère », ainsi que le mot « auréole » ; dans les anciens textes français, on le trouve parfois sous l’acception « Aur ». Aussi, on peut penser que les Aurèle, Aurélien, Aurélie, Aurélia, Aurore sont des êtres en or, ainsi que les Laurent, Laurie, Laure, Laureline, Laurentine, Laurence, Lauriane ou Loriane, Lauranne, Laura, Anne-Laure et Marie-Laure le sont tout autant. On remarque d’ailleurs que les porteurs de ces prénoms sont souvent nés sous le signe du Lion, ou bien ont un Ascendant Lion, ou encore le Soleil très valorisé dans leur thème.

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Chryséléphantine – La danseuse au cerceau

En grec ancien, « or » se dit « chrysos » : une statue d’or et d’ivoire est dite « chryséléphantine » ; de même « chrysanthème » se traduit par « fleur d’or ».

Un peu d’Histoire…

L’Homme utilise l’or depuis le Chalcolithique, à la fin de la Préhistoire. C’était le second métal connu après le cuivre. Le plus vieil objet en or a été mis au jour dans la nécropole de Varna. Il est daté du milieu du Ve millénaire av. J.C.

C’est durant l’Antiquité, au VIe siècle av. J.-C., en Perse, que Cyrus II aurait frappé une monnaie en or pour la première fois. L’usage se répandit ensuite en Grèce, puis dans l’ensemble du monde antique durant la période hellénistique à côté des monnaies d’argent, de moindre valeur.

Au début du IIe siècle, vainqueur des Daces, Trajan rapporte à Rome un butin faramineux : 165 tonnes d’or et 300 tonnes d’argent. On parle alors de « l’or des Daces ».

Les Romains instaurèrent le monométallisme or avec Constantin Ier (début du IVe siècle). Ce sont les conquêtes sassanides, puis arabes qui mirent fin à l’importance de l’or en Occident, en provoquant sa pénurie durant tout le haut Moyen Âge. La diffusion de l’or dans le monde occidental connut un renouveau d’abord en Méditerranée au XIe siècle, puis au XIIIe siècle.

Les taxes de compensation dans les codes germaniques étaient appelées « wergeld ». Les Vikings soumirent les États attaqués à un tribut appelé « danegeld » : « or des Danois ». Si en allemand, l’or se dit « geld », en anglais, il est « gold ».

Au Moyen Âge, les alchimistes tentèrent de fabriquer de l’or à partir d’autres substances comme le plomb. Ils pensaient obtenir ce résultat en utilisant la mythique pierre philosophale. Aujourd’hui on a réussi à fabriquer de l’or à partir d’autres métaux dans des accélérateurs de particule, mais le coût de production est plus élevé que le prix de l’or, cette méthode a donc été abandonnée.

En alchimie, le symbole de l’or est un point entouré d’un cercle, symbole utilisé en astrologie pour représenter le Soleil.                    

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La recherche d’or constitua l’une des raisons de la conquête du continent américain. Ainsi, Hernán Cortés entreprit la conquête de l’empire aztèque, situé au Mexique notamment pour accaparer l’or que possédait l’empereur aztèque. Hernán Cortés envoya une grande quantité de ce précieux métal à Charles Quint, roi d’Espagne, dont une partie sous forme de bijoux, mais la plupart furent fondus pour financer les guerres menées par l’Espagne. Les conquistadors devaient prélever le quinto real (c’est-à-dire un cinquième de l’or récupéré) et l’envoyer à Charles Quint. L’or affluant depuis les mines du Nouveau Monde provoqua la richesse de l’Espagne et du Portugal au début de la période moderne, avant de profiter aux autres États européens qui surent mieux le capter, tels la France et la Grande-Bretagne. A la même époque se diffusa la légende de l’Eldorado.

Au XIXe siècle, une ruée vers l’or se déclare en Californie et contribue pour une part à la conquête de l’Ouest américain et à la croissance démographique et économique de nombreuses villes californiennes, dont San Francisco. Les cités minières construites en des endroits trop reculés furent abandonnées dès que le filon à l’origine de leur richesse vint à se tarir. Ces cités sont aujourd’hui ce qu’on appelle des cités fantômes, vides de population, mais dont les murs tiennent parfois encore debout, préservés par l’aridité du climat local. Les États-Unis restent le deuxième pays producteur d’or dans le monde en 2004.

Aujourd’hui, la plus grande réserve d’or mondiale se trouve aux États-Unis, il s’agit de la réserve fédérale de New York, pourtant moins célèbre que celle de Fort Knox, dans le Kentucky. En 1995, les réserves d’or dans les banques du monde entier se montaient à environ 910 millions d’onces ce qui représente un cube proche de 12 m d’arête.

Enfin, les sports modernes utilisent l’or comme récompense suprême lors des différentes compétitions : médailles d’or aux jeux Olympiques, Ballons d’or pour le football.

Propriétés et usages

La couleur de base de l’or est jaune à reflets complexes que l’on connaît naturellement comme doré dans la langue française. Par transparence au travers d’une feuille très fine, l’or apparaît vert.

L’or pur a été utilisé dans certains bijoux asiatiques, qui ont donc la particularité d’être déformables, ce qui oblige à se limiter à des formes simples : type bracelets en torsades. Il reste cependant peu utilisé en bijouterie ; afin d’obtenir une meilleure tenue mécanique ainsi que des couleurs originales, il est allié :

- à l’argent, c’est l’or vert,

- au cuivre et au nickel, c’est l’or jaune ou l’or rosé,

- au cuivre, l’or rouge,

- au nickel, l’or blanc,

- au fer, c’est l’or gris

- à l’aluminium, c’est l’or violet.

En orfèvrerie, l’argent recouvert d’or s’appelle le vermeil.

feuille-dorL’or est ainsi utilisé pour créer des bijoux, des médailles, des objets de luxe (montres, stylos). Il peut également être utilisé sous forme de feuilles pour dorer les boiseries, les livres, les ferronneries par un procédé de dorure ; ainsi que les bonbons en chocolat en occident et les gâteaux en Inde.

Le pourcentage d’or dans le métal s’appelle le titre. Depuis très longtemps, il peut faire l’objet d’une garantie, actuellement de l’État, grâce à un poinçon qui indique le titre de l’alliage utilisé. Les orfèvres l’évaluent grossièrement grâce à la pierre de touche. En France, le marquage des bijoux en or est obligatoire depuis le 9.11.1797 par l’apposition de poinçons (sauf si l’objet est trop petit pour recevoir le poinçon). Deux poinçons sont utilisés : le premier, appelé « poinçon d’État », indique le titre ; le second est celui du fabriquant, il est appelé « poinçon de Maître ». Le poinçon actuel est une tête d’aigle pour l’or massif. Les carats correspondent au pourcentage massique d’or compris dans le métal. On peut aussi parler de millièmes.

De nos jours, dans l’industrie, l’or est fréquemment utilisé dans les hautes technologies, à cause de son inaltérabilité et de sa bonne conductivité électrique. Il est utilisé par exemple en électronique, afin de réaliser des contacts électriques inoxydables. Il est également utilisé pour opacifier des organes optiques dans le cadre de technologies spatiales, et comme catalyseur dans des piles à combustible.

En médecine, l’or a été, et reste, pour qui accepte de faire face à la dépense, un substitut nettement supérieur aux amalgames pour les collusions dentaires, mais demande l’emploi d’une technique différente des classiques «plombages » : ce sont les inlays. Enfin, certains dérivés organiques de l’or, dits « sels d’or » sont parfois utilisés dans le traitement de certaines affections en rhumatologie.

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Une bonne adresse si vous avez une glace ancienne, un cadre, une console, ou tout autre objet, à restaurer et à dorer à la feuille d’or :

Reflets d’Or – Nellie Convers (Orne) – Tél. 02.33.83.68.03

La symbolique de l’or

- Les noces d’or symbolisent les 50 ans de mariage dans le folklore français.

- L’or est le 10e niveau dans la progression de la Sarbacane Sportive.

- L’or représente la lumière solaire en tant que symbole de la lumière manifestée, mais aussi symbole d’énergie (YIN).

- L’or est le matériau symbolique des médailles sportives correspondant à la première place avant l’argent et le bronze.

- L’or exprime la connaissance. On parle aussi de l’Age d’or qui constitue la perfection.

- L’or est le métal des rois et des empereurs, non seulement en Occident mais dans tout le reste du monde. Il évoque le Soleil et toute sa symbolique : fécondité, richesse, domination rayonnement ; centre de chaleur, amour, don, foyer de lumière et de connaissance.

L’or et la religion

L’or pur est inaltérable. C’est vraisemblablement cela qui en fait un métal si prisé, plus que sa rareté. Cela lui a aussi donné une grande charge symbolique, dès sa découverte par l’homme. Inaltérable, comme les dieux sont éternels, éclatant comme le soleil, d’ailleurs son nom latin « aurum » signifie aussi « aurore ». L’or symbolise ainsi le pouvoir et le divin. Dans de nombreuses civilisations, pourtant sans connexion, l’or fut le symbole du divin par excellence. Cela peut s’expliquer notamment par deux propriétés qu’il possède :

- sa quasi-inaltérabilité au temps, qui en fait un matériel d’immortalité,

- sa couleur jaune éclatante qui reflète la puissance du soleil jaune.  

masque-dor-de-toutankamon2Les Égyptiens de l’Antiquité, qui avaient un intérêt quasi obsessionnel de l’éternité, donnaient à l’or des propriétés divines en le définissant comme la chair des dieux. C’est en or que l’on confectionnait les masques funéraires qui avaient pour but de fixer à jamais le visage idéalisé du pharaon et de l’identifier aux étoiles. Le masque d’or du pharaon Toutankhamon est fait de 11 kilogrammes d’or massif et on estime avoir retrouvé dans son tombeau, l’un des plus petits de la vallée des Rois, plus d’une tonne d’or pur.

Le Bouddha d’or de Bangkok mesure plus de 3 m de haut pour 5,5 tonnes. C’est la plus grande statue d’or massif du monde. 

- Dans la Livre de l’Exode, le veau d’or symbolise l’idolâtrie. Néanmoins, l’or est aussi utilisé pour de nombreux objets culturels du Temple de Jérusalem : menorah, coupes, arche d’alliance…  

- Dans le Nouveau Testament, les mages venus d’Orient apportent de l’or à Jésus. Dans le livre de l’Apocalypse, le Christ apparait à Jean entouré de sept chandeliers d’or et un ange verse de l’encens avec une pelle en or.

L’or est donc, dans les cultures juives et chrétiennes, le métal qui souligne la dignité de la divinité. Dans l’art religieux, les saints et les anges ont souvent leurs têtes entourées d’or sous la forme du nimbe. L’or symbolise aussi la lumière de Dieu, et donc sa présence, dans l’art de l’icône et dans beaucoup d’œuvres d’art chrétiennes occidentales où il occupe les fonds : mosaïques de Ravenne, de Palerme.

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Ravenna – San Vitale

Histoires d’or

- L’ancienne mine d’or de Skidoo, dans la vallée de la Mort en Californie. 

- Durant l’Antiquité, Midas et Crésus, ces deux rois de Lydie, tiraient leur or en particulier du fleuve Pactole. Avec le roi Salomon, ils étaient connus pour leur légendaire richesse et pour leur goût de l’or.

- Le consul romain Crassus, connu pour sa soif d’or et pour son immense richesse, fut fait prisonnier par le général parthe Suréna. Ce dernier, pour exécuter son captif, aurait coulé de l’or dans la gorge du Romain.  

- Le « bon saint Éloi » de la chanson « Le bon roi Dagobert » était orfèvre. Les orfèvres de l’époque mérovingienne, en raison d’une pénurie d’or en Occident, étaient connus pour récupérer les chutes d’or, quitte à « rogner » un peu plus les objets lors de leur fabrication, en les raclant. Avec la quantité habituellement nécessaire pour faire un trône, saint Éloi fabriqua deux trônes, prouvant par là même son honnêteté.

- Au Moyen Âge, les alchimistes cherchaient le moyen de transmuter le plomb en or.  

- La recherche de l’Eldorado, le pays de l’or, fut l’une des motivations de la colonisation de l’Amérique latine. 

- Un livre de Blaise Cendrars « L’Or » raconte la ruée vers l’or aux États-Unis, mais surtout la malheureuse histoire de John Sutter, à qui appartenait légalement l’or extrait, et dont les droits ne furent jamais reconnus par la justice.  

- Un livre, « Le Trésor de la Sierra Madre » de B. Traven, raconte comment trois Américains succombent à la fièvre de l’or au retour de leur expédition dans la  jungle mexicaine. Ce livre a été adapté au cinéma par John Huston en 1948.

- « L’Or du Rhin », premier des quatre opéras constituant le prélude de L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner, relate comment Alberich s’empare de l’or du Rhin, forge l’anneau dont la malédiction traversera toute la Tétralogie.

- Lors des tout premiers tests de la base de données documentaire de la Bourse de Paris, aucune information relative à l’or ne pouvait être retrouvée, jusqu’à ce qu’un ingénieur eût l’idée de consulter la liste de mots vides (« à ne pas indexer ») fournie en standard avec le logiciel, et d’en retirer une certaine conjonction de coordination !

- La pyrite FeS2 est aussi appelée « or des fous » à cause de sa couleur jaune ressemblant à celle de l’or.

Des expressions qui parlent d’or 

- « Tout ce qui brille n’est pas d’or » : invite à être prudent.

- « La parole est d’argent et le silence est d’or » : le silence vaut mieux que la parole ;

- « Se faire des couilles en or » : bien que vulgaire l’expression qualifie une activité lucrative ;

- « As good as gold » utilisé après 1945 pour désigner le dollar ;

- « Une personne en or» représente une personne pleine de qualités : gentille, douce, agréable… 

- « Avoir un cœur d’or » : c’est se montrer généreux ;

- « Rouler sur l’or » : être riche ;

- « Se dorer la pilule » : se faire bronzer ou ne pas faire grand chose. Autrefois, certaines pilules au goût particulièrement désagréable étaient roulées dans une feuille d’or qui ne se rompait qu’une fois dans l’estomac ;

- « C’est une vraie mine d’or » : définit une situation ou une personne ou un objet très lucratifs ;

- « Valoir de l’or » : valoir cher, être précieux.

- « Valoir son pesant d’or » : valoir cher

- « Poule aux œufs d’or » : affaire très lucrative dont la pérennité est souvent remise en cause.

faberge-oeuf-pascal-et-pouleL’oeuf et la poule de Fabergé 

L’histoire du Roi Midas

Midas (VIIIe siècle av. J.C.), est le héros de plusieurs légendes mythologiques. Il était le fils de Gordias et de Cybèle, déesse phrygienne, ou bien d’une prophétesse de Telmessos. On ne sait pas très bien. Il était roi de Phrygie au moment où celle-ci atteint son apogée, avant la conquête cimmérienne. Un jour, le vieux Silène, qui avait été le tuteur de Dionysos, fut capturé, ivre, par des paysans de Lydie et amené, enchaîné de guirlandes de fleurs à Midas ; celui-ci reconnut le compagnon de Dionysos, le traita avec bienveillance et l’hébergea avec prodigalité pendant dix jours et dix nuits. Puis il ramena Silène en Lydie et le rendit au dieu. Dionysos, pour remercier l’hôte de celui qui l’avait élevé, lui accorda un vœu. Midas demanda alors la faculté de transformer en or tout ce qu’il touchait. Midas fut tout d’abord ravi des résultats, mais sa joie se transforma en horreur lorsqu’il se rendit compte que la nourriture et les boissons étaient aussi transformées en or. Incapable de manger et de boire, il supplie le dieu de reprendre son présent. Dionysos lui ordonne alors de se laver les mains dans les eaux du Pactole, dont le sable resta chargé de paillettes d’or. Cette légende explique le caractère aurifère du Pactole, auquel la Phrygie doit une bonne partie de son empire. Midas se serait suicidé, en buvant le sang d’un bœuf ou d’un taureau. 

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 Cette « légende dorée » serait à méditer longuement à notre époque où les champs de céréales vont devenir des champs de biocarburants. Nous pourrons donc toujours rouler, mais quand sera-t-il des aliments de base de l’humanité… Les mythes ne sont pas de vieilles légendes pour enfants sages, se sont des archétypes qui ne prennent pas une ride.

perle-dor-et-dambre Perle d’or et d’ambre

 

Bibliographie :

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Collection Bouquins chez Robert Laffont

Dictionnaire de la Mythologie – Michel Grant et John Hazel – Chez Marabout

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