ASTROLOGIE ET ELECTIONS LEGISLATIVES

(2.5 - DANS L'ACTUALITE AUJOURD'HUI) par sylvietribut le 11-06-2012

L’une des grandes lois de l’interprétation en astrologie c’est la répétition des configurations du ciel natal, comme s’il fallait qu’il y ait une résonance entre un moment de la vie et l’entrée dans l’existence pour se trouver en présence d’une situation ou d’un événement qui va compter pour quelqu’un, en négatif comme en positif.

L’exemple de la récente élection présidentielle illustre parfaitement cet aphorisme :

- Le 22 avril 2012, premier tour de l’élection présidentielle, on notait dans le ciel une conjonction Lune/Jupiter en Taureau. Or, un seul candidat possédait dans son thème natal un aspect Lune/Jupiter, c’était François Hollande. Il s’agit d’une opposition entre une Lune en Capricorne et un Jupiter en Cancer.

 

Lune en exil en Capricorne

-  Au second tour de l’élection présidentielle, le 6 mai 2012, la Lune avait rejoint le Scorpion et s’opposait à Jupiter dans le Taureau, soit la représentation même du thème de François Hollande qui devient Président de la République. Dans les deux cas, la conjonction et l’opposition entre la Lune et Jupiter, se font respectivement au trigone et au sextil de la configuration natale du thème du nouveau Président. Ce rapport planétaire Lune-Jupiter semble comme le désigner.

- Le thème de l’Investiture, le 15 mai 2012, n’échappe pas à la règle puisque la Lune occupe alors le 23e degré Poissons au sextil exact de Jupiter 23° Taureau.

-  Hier, 10 juin 2012, premier tour de l’élection législative, avec l’obligation pour le Président d’avoir une chambre des députés lui permettant de réaliser la politique qu’il tient mettre en place. C’est une obligation absolue pour ne pas retomber dans les travers d’une cohabitation. Or, que trouve-t-on dans le ciel de ce premier tour électoral, une Lune début Poissons et un Jupiter sur 29° Taureau, sans aspect exact, mais cependant en affinité avec le thème de Monsieur Hollande, et dans la continuité des précédents scrutins.

 

Jupiter en exaltation en Cancer

- Le 17 juin 2012, la Lune sera en Gémeaux et en conjonction de Jupiter entré dans le signe le 11 juin 2012, comme si la France confirmait son choix et qu’il revenait au Président de la République de se mettre au travail sur un mode harmonieux. En effet, la Lune et Jupiter seront conjoints à l’Ascendant du thème natal de Monsieur Hollande dans une rencontre harmonieuse avec Vénus et un sextil à Uranus. Voilà une invitation à se mettre au travail avec un préjugé favorable.

 

Premier Tour des élections législatives 2012 – Projection pour le second tour

Rambouillet, le 11 juin 2012

 

 

 

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POISSON D’AVRIL

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 31-03-2012

La tradition des blagues du 1er avril est peut-être liée à l’adoption, en 1564, du calendrier grégorien. Avant cette date, le nouvel an était fêté le 25 mars et l’on s’échangeait des cadeaux pendant une semaine. Plus tard est née la mode des cadeaux fantaisie, sous forme de plaisanterie.

 

Une explication totalement légendaire avance que cette tradition trouve son origine en France, lorsque le roi de France Charles IX décida, par l’Edit de Roussillon, que l’année débuterait désormais le 1er janvier, qui marque le rallongement du jour, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l’année civile n’a jamais débuté un 1er avril.  

Le Christ devant Pilate

Cependant, il existe une autre hypothèse sur l’origine du Poisson d’avril, comme le mentionne le Journal de Verdun paru en 1749 : « Plusieurs ouvrages attribuent à l’expression poisson d’avril une origine liée à la corruption de la passion du Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, sous les insultes et la dérision. De là, on aurait pris la coutume de faire courir et de renvoyer d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer ».

 

On donne également une autre origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes, le duc Nicolas François, frère de Charles III, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’Etat, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, trompa ses gardes. Cependant, en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du Cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression.

  

La petite ville de Poissons jumelée avec celle d’Avril en Meurthe-et-Moselle

Pourquoi le choix du « poisson » ?

Si l’origine exacte de l’utilisation des poissons reste obscure, peut-être l’ichtus chrétien (symbole graphique représentant un poisson), la légende veut certains sujets se rebiffèrent à l’idée qu’on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. De plus, les cadeaux que l’on s’offrait en avril étaient souvent alimentaires. Ainsi naquit le poisson, le poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement. Cette coutume de faire des plaisanteries s’est répandue dans de nombreux pays, bien que le poisson ne soit pas toujours exporté en même temps.

Autre explication : comme à cette période de l’année, au début du mois d’avril, en France la pêche est interdite, car c’est la période de frai des poissons, la période de reproduction, certains avaient eu comme idée de faire des farces aux pêcheurs en jetant des harengs dans la rivière. En faisant cela ils devaient peut-être s’écrier: « Poisson d’avril ! » et la coutume du « poisson d’avril » est restée. Aujourd’hui on ne met plus de harengs dans l’eau douce, mais on accroche, le plus discrètement possible, de petits poissons en papier dans le dos des personnes qui se promènent parfois toute la journée avec ce « poisson d’avril » qui fait bien rire les autres.

Cependant, les conjectures demeurent : ou bien on voulait marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, ou bien on voulait prolonger la période du carême, où il n’était permis de manger que du poisson, ou bien on voulait confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l’année, celle du frai, où la pêche était interdite.

En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. On s’écrivait, pour cette occasion, des messages chaleureux et on s’envoyait des vœux.

En attendant, et ce n’est pas un poisson d’avril, le 6 avril est jour de pleine lune. Voilà qui est idéal pour se faire couper les cheveux : ils repousseront plus lentement et surtout, plus beaux et plus denses. Certains salons de coiffure restent d’ailleurs ouverts tard les soirs de pleine lune. Il est peut-être encore temps de prendre rendez-vous !

Quoiqu’il en soit, dans la symbolique astrologique le poisson fait partie du bestiaire lunaire à plus d’un titre et tout d’abord en tant que créature de l’élément liquide, dans lequel il vit.

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CAREME… QUARANTE… UN NOMBRE SYMBOLIQUE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-03-2012

Le salut de l’humanité passe souvent, selon la Bible, par le nombre quarante : quarante jours de Déluge punissent l’humanité pécheresse et, pendant la même durée, l’arche vogue sur les flots, grâce à l’alliance scellée entre Dieu et Noé, pour conserver les spécimens de la faune et de la flore terrestres ; Moïse est appelé par Dieu à l’âge de 40 ans, et il demeure quarante jours au sommet du Sinaï ; les grands rois d’Israël, Saül, David, Salomon règnent pendant quarante ans.

Le déluge et l’arche de Noé

Jésus prêche pendant quarante mois, se retire au désert pendant quarante jours, sort victorieux de la tentation qu’il y subit pendant quarante jours, il ressuscite après quarante heures de séjour dans le sépulcre puis, pendant quarante jours jusqu’à l’Ascension, il apparaît à ses disciples pour leur dispenser ses dernières recommandations.

Suivant les traditions répandues dans le monde proche-oriental, que le judaïsme a transmises vers l’Occident, les nouveau-nés sont présentés au temple, ou pour le christianisme à l’église paroissiale, quarante jours après leur naissance ; ils sont donc reconnus devant Dieu et la société, et à cette occasion la jeune mère est purifiée du sang de l’accouchement. C’est en réalité ce rite de relevailles qui, d’une certaine façon, restitue à la femme sa sexualité non dangereuse et la rend de nouveau accessible à son époux. Car, pendant les quarante premiers jours suivant l’accouchement, un lourd tabou sexuel pesait sur le couple avec des conséquences graves pour la vie, la richesse, la respectabilité de la famille et de sa progéniture.

Les relevailles de la Vierge

Le nombre quarante joue, dans un grand nombre de cultures, un rôle déterminant pour la pratique des rites mortuaires et du culte des ancêtres. C’est le nombre de jours considérés comme indispensables pour que la dépouille, débarrassée de tout lien avec le monde des vivants, accepte de partir définitivement vers le monde de l’au-delà. Les cérémonies et les rites accomplis ce jour-là visent à lever les interdits du deuil, à purifier les parents du défunt de la souillure mais aussi à satisfaire le mort ; il faut pendant quarante jours de deuil adoucir sa peine, alléger son chagrin, le préparer à la séparation pour qu’il accepte désormais son rôle d’ancêtre bienveillant au lieu d’errer entre le monde des vivants et celui des morts.

Il est tout à fait vraisemblable que la coutume de la quarantaine, dont le but est de libérer mutuellement morts et vivants, est à l’origine d’une croyance largement répandue selon laquelle le nombre quarante symbolise un cycle de vie ou de non-vie. Il constitue le point de passage vital d’un cycle à l’autre, et c’est en ce sens que le nombre est devenu déterminant dans la notion philosophique et métaphysique de l’éternité ou de l’éternel retour.

Dans le monde balkanique, plaque tournante entre l’Orient et l’Occident, le nombre quarante, prometteur de richesses et d’abondance, est particulièrement significatif dans le cadre des travaux agricoles. « Mange quarante, bois quarante et plante quarante », y recommande un dicton populaire ; les femmes font au printemps une sorte de tarte avec quarante espèces d’herbes pour assurer l’abondance, les jeunes filles tissent avec quarante fils, de trame, pour devenir de bonnes ménagères, etc.

 

Sainte Françoise la Romaine

Mais, pour multiplier ses biens par quarante, il faut suivre une règle morale qui consiste à accomplir quarante actes de charité, appelés « psykhika », littéralement « œuvres de l’âme ». C’est ainsi que l’Eglise orthodoxe vénère, le 9 mars, la mémoire de quarante martyrs, particulièrement respectés par les cultivateurs, dont leur fête est le 10 mars pour les catholiques qui, le 9, fêtent sainte Françoise, noble romaine qui fut veuve après 40 ans et mourut en 1440 dans le couvent qu’elle avait fondé. D’après les légendes, il s’agit de quarante soldats de l’armée romaine qui se livrèrent volontairement aux moins des légionnaires et trouvèrent la mort pour leur foi chrétienne vers la fin du IIIe siècle dans la ville arménienne de Sébastia. Les tortionnaires, pour éviter toute nouvelle conversion, avaient décidé un martyre exemplaire : jeter les jeunes hommes dans l’eau glaciale d’un lac. Un seul, ne pouvant supporter les affres de cette mort lente, chercha refuge dans les eaux chaudes d’une installation de bains voisine. Mais l’endurance des trente-neuf autres émut profondément l’un des officiers qui assistaient au martyre ; il se jeta dans le lac pour rejoindre ceux dont la foi allait rendre la souffrance supportable et les martyrs se retrouvèrent quarante.

La valeur métaphorique de la forme même du martyre par rapport aux préoccupations du monde rural est facile à saisir : le début du mois de mars, avec ses écarts de température et ses changements de temps imprévisibles, constitue une période critique pour les cultures printanières et le repiquage des plantes maraîchères.

C’est aussi la date à laquelle commencent à s’activer les séricicultrices qui se mettent volontiers sous la protection des Quarante Saints. Le jour de leur fête, elles apportent à l’église les œufs des vers à soie qu’elles comptent élever dans l’année, afin qu’ils soient bénis et ne dépérissent pas à la suite des intempéries. Cette célébration du 9 mars, qui se trouve toujours en pleine période de Carême, est l’occasion de réjouissances rituelles qui permettent de rompre, par une mi-carême, avec l’austérité et la tristesse de la quarantaine.

Combat de Carnaval contre Carême – Pierre Bruegel l’Ancien

Le quarantième jour avant Pâques « quadragesima dies », nom transformé en « quaresima » marquent le début du Carême. L’opposition entre Carnaval et Carême représentée sous forme de cuisine grasse et cuisine maigre, que Bruegel a bien représenté, revêtait une certaine bonhommie aujourd’hui effacée par l’interprétation religieuse.

La coutume de préparer pour l’arrivée de Pâques un jeûne de quarante jours s’imposa dans les différentes Eglises d’Orient à la suite des conciles de Nicée (325) et de Laodicée (365) et fut adoptée définitivement trois siècles plus tard à Rome, où la pratique du jeûne et de la pénitence était facultative.

 

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas 

 

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LES ECURIES D’AUGIAS… UN MYTHE POISSONS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 10-03-2012

Comme on l’imagine l’Eau est associée aux rites de purification. Et si l’on aborde les douze travaux d’Hercule/Héraclès dans la perspective d’une exploration astrologique liée aux douze signes du zodiaque, il apparaît tout naturel que l’entreprise du héros pour nettoyer les écuries d’Augias évoque le douzième et dernier signe, les Poissons.

Parmi ses travaux, cette entreprise est la seule qu’Héraclès propose spontanément, sans qu’elle lui soit imposée par quiconque. Cette histoire évoque un rite de purification par l’eau. On évoque les scories, on nettoie l’âme elle-même. C’est aussi un rite d’initiation.

 

Hercule dans les écuries d’Augias – Dessin de Daumier

Mais de quoi en retourne-t-il exactement de ces écuries d’Augias ? C’est l’histoire du Roi d’Elis, Augias dont les écuries avaient vraiment besoin d’être nettoyées car le roi négligeait son royaume, laissant les terres en jachères sans même les irriguer. Ce roi avait peut-être pour père Hélios, le Soleil, ou peu bien Neptune/Poséidon, cela n’a jamais été clarifié. Il avait fait partie des Argonautes partis à la conquête de la Toison d’Or. Il possédait un immense troupeau, mais il avait laissé s’amonceler le fumier qui encombrait les étables et les cours. Et c’est ainsi qu’Héraclès reçut l’ordre de les nettoyer en un jour. Cependant, celui-ci rusa et demanda à Augias une rétribution, à savoir le dixième de son troupeau. Toutefois, en tant qu’esclave il n’y avait pas droit. Il prit le fils d’Augias, Phylée, comme témoin. Ensuite, il fit une brèche dans le mur des écuries et y fit pénétrer les eaux de l’Alphée qu’il avait détourné et d’une autre rivière. Le fleuve accomplit le travail et emporta tout le fumier qu’il alla déposer dans la mer.

 

Hercule détourne les fleuves

Le soir venu, Héraclès avait fait renter le fleuve dans son lit et reconstruit le pan du mur des écuries qu’il avait abattu le matin. Ensuite, il alla réclamer ses gages à Augias. Cependant, ce dernier avait découvert la ruse d’Héraclès et déclara le contrat nul et non avenu, allant même jusqu’à nier l’existence d’un contrat, faisant ainsi injure à son propre fils, Phylée. Et c’est ensemble qu’Héraclès et Phylée quittèrent Elis, ce dernier promettant de se venger, pendant qu’Héraclès trouvait refuge à Dulichium. Mais il revint plusieurs années plus tard avec une armée d’Arcadiens.

Augias s’était préparé à une attaque et possédait aussi une armée, conduite par Amaryncée et les Molionides. Il avait convaincu ces derniers d’être ses alliés en leur promettant une part de son royaume. Les Arcadiens d’Héraclès furent vaincus, puis chassés, une fois de plus Héraclès quitta Elis. Mais, plus tard, il tendit une embuscade aux Molionides, à Cléonae, et de nouveau il envahit le pays. Cette fois-ci, il fut vainqueur et tua Augias où bien le détrôna, le mythe n’est pas clair à ce sujet. Puis, il fit revenir Phylée de Dulichium et le fit roi d’Elis.

Mais revenons au rôle qu’a tenu Héraclès dans cette affaire. Héraclès est un héros et quand sa force ne lui fait pas commettre de graves sottises, a le cœur généreux. Il voulut rendre la vie plus agréable aux habitants de la région incommodés par des relents horribles.

Les Poissons – Psautier à usage de Troyes – Musée de Besançon

Voici ce qu’Isoline Agenet écrit, à propos de la « mystérieuse intuition » du héros qui l’incite, pour mener à bien sa tâche à utiliser les « forces de l’eau ». Elle rappelle que la jonction de deux fleuves ressemble au glyphe même du signe des Poissons, reliés l’un à l’autre et voici ce qu’elle décrit : « Héraclès cette fois ne se trouve pas en face d’un animal terrifiant mais d’un magma envahissant », adversaire indéfini, informe « capable de se diluer à l’entour et de s’étaler sans contours. Ce double mouvement évoque évidemment le double mouvement inversé du signe ».

Comme le rappelle encore Isoline Agenet, la dernière étape de l’initiation passe par la putréfaction, évocatrice de la mort, de la transformation en cadavre, de la transmutation alchimique et du passage à un autre état. Cette notion évoque le cycle ultime des Poissons, douzième et dernier signe, fin de cycle et promesse de recommencement, d’un nouveau cycle.

« Pour nettoyer les étables et les immondices qui les submergent, Héraclès est bien inspiré. Il fait passer les grands courants des deux fleuves, objets de culte chez les Grecs, divinisés comme puissances aux décisions mystérieuses. Ils inspiraient crainte et vénération. Ils pouvaient fertiliser ou engloutir, porter la barque ou la noyer. On leur sacrifiait des animaux, on abandonnait à leurs flots des nouveau-nés pour qu’ils soient sauvés s’ils étaient prédestinés à devenir des héros, possédant toutes les apparences de la vie, on les a adorés en tant qu’êtres vivants ; c’est pourquoi si le travail d’Héraclès paraît s’adresser à l’informe, au mouvant, c’est tout de même la vie qui est là avec le fleuve, la vie dans l’eau ».

 

Neptune – Statue à Virginia Beach

Après le nettoyage des écuries, l’eau redevient claire, limpide, fécondante et les champs produiront à nouveau les récoltes.

Enfin, le contrat a été passé devant ses neveux, frères siamois, doubles comme le signe, leur père n’étant autre que Neptune/Poséidon. Neptune pour l’astrologue est le Maître incontesté des Poissons.

 

Bibliographie 

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Editions Robert Laffont 

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Chez Marabout

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QU’ENTEND-ON PAR SIGNES FIXES

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 19-02-2012

Comme il y avait quatre signes Cardinaux et quatre signes Mutables, il y a quatre signes Fixes. Ce sont le Taureau, le Lion, le Scorpion et le Verseau.

  

  

 Les signes Cardinaux initiaient les quatre saisons, les signes Fixes sont le cœur des quatre saisons. Si le Bélier qui commence une saison, le printemps, indique un désir de mouvement, le Taureau, signe Fixe qui suit, marque un désir de construction et d’enracinement.

Quand les signes Fixes prédominent dans un thème, ils indiquent une tendance à l’optimisme, reflètent une aversion foncière pour le changement, mais quand celui-ci se produit, il est très important et correspond à un bouleversement total. La caractéristique fondamentale des signes Fixes est donc la stabilité, la fermeté et leurs défauts sont l’entêtement, l’obstination. Aussi, une réalisation pour être durable, doit commencer sous les signes Fixes de préférence. Les signes Fixes représentent le monde des matérialités et des faits.

Quand les signes Fixes prévalent dans un thème, les sensations, les sentiments, les désirs et les émotions sont très puissants. 

Parmi les signes Fixes, les plus obstinés et les plus accrocheurs sont : le Taureau et le Scorpion, alors que les plus dilettantes sont le Lion et le Verseau.

 A noter dans l’iconographie chrétienne, la correspondance entre les signes Fixes et les quatre évangélistes :

à Luc correspond le Taureau,

à Marc correspond le Lion,

à Jean correspond l’Aigle (le Scorpion)

à Matthieu échut l’ange, le Verseau, 

Les personnes ayant une majorité de planètes en signes Fixes sont les constructeurs du Zodiaque. Elles sont opposées à tout changement et tendent à faire obstacle aux innovations qu’elles désapprouvent. Un certain entêtement caractérise leur comportement lorsqu’elles considèrent que leur amour-propre est en jeu. Elles sont capables d’une grande détermination et savent attendre patiemment que les opportunités se présentent. Elles font preuve d’une endurance remarquable dans l’effort et leur réussite est due à leur aptitude à poursuivre leur but avec acharnement, sans s’en laisser détourner. Certaines considèrent le pouvoir comme un moyen d’asseoir leur sécurité, et tendent à se comporter en despotes dès lors qu’elles parviennent à un poste d’autorité. Sinon, elles pourraient être tentées d’exercer un pouvoir pour lequel elles ne sont pas habilitées. Ces signes correspondent au « Tamas » indien : Inertie/Stabilité, l’objet inamovible.

Une fois le décor planté par les signes Cardinaux, les signes Fixes : Taureau, Lion, Scorpion, Verseau n’ont plus qu’à s’épanouir, qu’à se développer. Ils peuvent déployer leur structure affective intérieure. Signes indispensables à la stabilité de notre équilibre, ils peuvent cependant se révéler rebelles à tout changement. On se trouve alors en face d’être bornés et rigides par peur de l’inconnu.

Uranus gouverne la croix formée par les signes Fixes :

 Uranus est en chute en Taureau,

Uranus est en exil en Lion,

Uranus est en exaltation en Scorpion,

Uranus est en domicile en Verseau.

Or, Uranus n’est pas une planète individuelle, mais au contraire une planète collective, qui porte les valeurs de la liberté, du génie, de l’originalité, valeurs favorisant l’intégration à l’espèce humaine. Qui est gouverné par une planète de l’ordre collectif comme Uranus sera intégré dans le collectif, c’est-à-dire qu’il sera et se sentira solidaire de ses congénères quand il aura acquis sa liberté intérieure et développé sa créativité et son originalité. Uranus, maître de la croix Fixe, est la conquête de la liberté intérieure. On est vraiment Fixe, donc stable affectivement, quand on est libre intérieurement, ce qui signifie détaché des liens infantiles.

Les signes Fixes sont donc notre structure car ils fixent notre organisation affective. Chacun d’entre eux opère une castration, comme Ouranos le fut par son fils Cronos (Saturne), bénéfique pour notre évolution. C’est la raison pour laquelle Uranus symbolise à la fois fixité et bouleversement.

 

 

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SI LE VERSEAU ETAIT OBJET… CE SERAIT… UN MASQUE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 18-02-2012

Par habitude culturelle ou par négligence intellectuelle, on parle de carnaval sitôt qu’il est question de déguisements, d’abondante consommation de nourritures riches et d’alcool, d’amusements, de débridements et de transgressions des règles sociales. Sous la protection du rite et de l’anonymat, ces fêtes ressemblent à une inversion du temps « quotidien ». Et c’est cette idée de transgression qui relie le masque au signe du Verseau, signe qui produit des personnalités inconventionnelles et transgressives. Ne parle-t-on pas d’ambivalence quand on parle du Verseau ou d’Uranus ?

Un rapide parcours à travers la polysémie du masque peut éclairer l’origine du carnaval et ses rapports avec les déguisements et faire mieux comprendre peut-être les ambiguïtés que l’on peut déceler sur les fonctions sociales de ces rites. Sans masque, point de déguisement et point de carnaval ; le masque semble l’élément indispensable de toutes les fêtes, qui mobilisent les sociétés européennes, rurales et urbaines, globalement entre le 1er novembre et le 1er mai.

Dans l’histoire des institutions sociales européennes, l’utilisation du masque est variable et riche. En fait, il est présent pendant des funérailles et ensuite pour le culte des ancêtres, dans la mise en œuvre des rites agraires de fertilité et de renouveau de la nature, dans le déroulement des cérémonies initiatiques. Il est aussi manifeste dans le théâtre tragique ou comique, les cortèges, les danses spontanées ou ritualisées.

Le masque

Le masque est reconnu, de premier abord, comme une modalité infaillible de manifestation du divin, de l’Etre universel. La personnalité du porteur n’est en général pas modifiée. Cependant, sous un autre aspect, le masque impose à l’acteur qui le porte une obligation d’identification au rôle qu’il figure, cette identification figuratif, réaliste et irréel, le masque a une valeur spirituelle, qui opère une catharsis, et c’est pour cela qu’il n’est pas utilisé ou manipulé innocemment.

Que l’utilisation du masque soit au départ rituelle ne laisse guère de doute depuis les temps les plus reculés. Il serait long et fastidieux de décrire l’amplitude du phénomène. En revanche, il est intéressant d’insister sur le masque funéraire dans lequel le mort était supposé se réintégrer. Entre masques royaux en or et portraits funéraires du Fayoum existent plusieurs autres modalités dans des témoignages artistiques provenant du monde méditerranéen.

Masque funéraire égyptien

Il existe dans la tradition romaine des « images, masques en cire moulés sur le visage des défunts, exposés ensuite dans des niches autour de l’atrium ; il s’agit d’un privilège des familles patriciennes, servant à justifier l’ancienneté et la noblesse de la famille. Pendant les funérailles d’un membre de la famille, parents et amis portant ces masques s’intégraient au cortège funèbre, pour ainsi permettre aux ancêtres de participer au deuil.

Portés aux moments critiques de l’année, les masques chasseraient, conjureraient et apaiseraient les âmes des morts. L’usage du masque pour les représentations théâtrales est bien connu : dès leur origine, la tragédie et la comédie en son marqués. Dans le caractère rituel et liturgique de la tragédie se reflèterait un esprit héroïque proche du culte des ancêtres, tandis que dans la comédie survivraient encore les esprits de la fertilité des parades et cortèges carnavalesques des fêtes dionysiaques.

Masques comique et tragique romains – IIe siècle après Jésus-Christ

On pourrait voir dans la comédie grecque ancienne une institutionnalisation des rituels ruraux ; cette forme de représentation théâtrale a été transformée en farces populaires et en mascarades à travers les représentations phlyaques ou bouffonneries parodiques, en Sicile et en Italie méridionale. Les personae, ou porte-voix, masques scéniques romains en carton-pâte colorié ont perdu leur fonction rituelle et ne visent qu’à amuser le public.

La tradition latine a survécu dans le haut Moyen Age grâce aux artistes ambulants, et constamment les jongleurs interviendront dans les jeux et les rites du carnaval, indépendamment des déguisements populaires. Les confréries d’acteurs succéderont aux sociétés des Fous, et ces groupements de danseurs et de musiciens animeront les fêtes carnavalesques dans plusieurs villes, perpétuant ainsi les liens entre le théâtre et le carnaval.

Bottega delle Maschere – Ezio Merlante

Les démons, le diable, le fol ou le bouffon, opèrent le renversement des hiérarchies et rappellent que le monde dualiste dissimule le mal sous de multiples masques, anthropomorphes ou zoomorphes, monstrueux ou grotesques. Carnavals et mystères théâtraux rivalisent dans présentation des diableries, dans un contexte où le sens du sacré reste néanmoins présent. Dns les Temps modernes et pour la Commedia dell’arte, l’usage du masque semble dégagé de tout esprit de rite tout en gardant la disposition au mime, à l’improvisation et à l’animation des masques. On est naturellement tenté de découvrir dans les fêtes carnavalesques l’origine de la Commedia dell’arte ainsi que de reconnaître entre Bergame, Padoue et Venise, au milieu des cortèges masqués du carnaval, le Docteur de Bologne, Pantalone, Brighella… Le passage de Zanni à Arlequin achève la transformation.

La Commedia dell’arte

A partir du XVIIe siècle règnent bateleurs et théâtres de foire où l’on réalisait de nombreuses créations pour le mardi gras. C’est le carnaval qui prendra la relève de la Commedia dell’arte mourante, au XVIIIe siècle.

Les carnavals et les masques contemporains sont parfois l’envers du carnaval et des masques traditionnels : ils sont une inversion grotesque d’un rituel déjà basé sur l’inversion de la réalité sociale mais toujours dans le même but, faire du rire le sacre de l’homme.

Cependant, le masque n’est pas sans danger pour celui qui le porte. Celui-ci ayant voulu capter les forces de l’autre en l’attirant dans les pièges de son masque, peut être à son tour possédé par l’autre. Le masque et son porteur s’intervertissent tour à tour et la force vitale qui s’est condensée dans le masque peut s’emparer de celui qui s’était place sous sa protection : le protecteur devient le maître. Celui qui se couvre d’un masque s’identifie, en apparence ou par une appropriation magique, au personnage représenté. C’est un symbole d’identification. Le symbolisme du masque s’est prêté à des scènes dramatiques, dans des contes, des pièces, des films, où la personne s’est identifiée à tel point à son personnage, à son masque, qu’elle ne peut plus arracher le masque ; elle est devenue l’image représentée. 

Bibliographie

Le Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Fêtes et croyances populaires – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

 

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MADAME VERSEAU AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 14-02-2012

Madame Verseau c’est avant tout une femme moderne, bien dans son époque, dont les heurts, la brusquerie, l’agitation ne sauraient effrayer. Toutes les générations de femmes Verseau ont joué sans gêne les affranchies : c’est sans doute une femme Verseau qui la première fit du vélocipède, la première qui coupa ses cheveux, raccourcit ses jupes jusqu’à arriver à la mini-jupe et portant le pantalon masculin bien avant la mode. Toujours elle incarnera son époque dans ce qu’elle a de plus audacieux, bousculant les conformismes, ne craignant pas d’épater le bourgeois, sensible et féminine quand même, elle se montrera d’une lucidité impitoyable.

Pour être heureuse, Madame Verseau devra trouver un compagnon assez évolué pour lui faire pleinement confiance et respecter sa liberté. Par ailleurs, elle doit compter sur sa nervosité ou plus, encore, se défier de son côté à persécuter. D’ailleurs comme elle est résolument non–conformiste et quelque peu excentrique, elle passe pour une douce toquée, victime de l’incompréhension des milieux bourgeois. De plus, Madame Verseau a besoin de calme et doit fuir les émotions violentes, et tout ce qui peut renforcer sa tendance au « survoltage ».

Madame Verseau rêve de merveilleuses amours, comme une petite fille romantique en quête du Prince Charmant. Mieux vaudrait que ce Prince soit un homme admirable : artiste, penseur, savant, homme politique en vue, peu importe. C’est son côté glorieuse. Mais malheur à celui qui trébuchera sur son piédestal. La déception la rendra dure, hostile, méprisante. Elle ne pardonnera jamais à celui qu’elle aura un moment admiré de l’avoir trompée, sans jamais se demander si elle ne devrait pas se reprocher son manque de discernement.

 

Jolie fontaine Verseau à Vernon – Normandie

En même temps, Madame Verseau aime les rapports inachevés, la part du rêve, un certain mystère dans les commencements, les échanges épistolaires passionnés, dans lesquels elle fait du style… les flirts au téléphone. Elle pratique l’escrime à fleuret moucheté… et les jeux de l’amour et du hasard… En fait, Madame Verseau se montre plus incohérente que Monsieur Verseau : elle prône le célibat ce qui ne l’empêche pas de se marier plusieurs fois… Elle épouse celui qu’elle n’aime plus… se remarie avec celui qu’elle a quitté… Après cinquante ans, elle veut toujours séduire bien qu’elle ait compris depuis longtemps qu’elle n’est jamais mieux que quand elle est seule. Parfois encore, elle persiste dans le mariage avec un homme qu’elle a cessé d’aimer mais dont elle a pitié et auquel elle se croit utile… Elle cherche alors à être son amie tout en l’assommant de ses bavardages intarissables. C’est sa façon à elle de réagir à l’angoisse, par l’excitation, l’agitation et les flots de paroles, contrairement à Monsieur Verseau qui généralement est silencieux comme une carpe.

Madame Verseau aime jouer les égéries. Pour l’homme qu’elle aime, et tant qu’elle l’aime, elle est capable de tout, sacrifiant son propre confort, son temps et sa santé. Elle pardonne même les infidélités et ne déteste pas les rapports ambigus.

Madame Verseau est la femme la plus surprenante des femmes du zodiaque… Même élevée dans les plus stricts principes, elle se montrera plus moralisante que les autres, jusqu’au jour où elle jette son bonnet par-dessus les moulins et fait la honte de sa famille, avec infiniment de plaisir et sur le tard, elle devient la plus savoureuse des vieilles dames indignes.

 

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ENTREE DE NEPTUNE EN POISSONS

(04 - L'AGENDA ASTROLOGIQUE, 4.3.6 - NEPTUNE) par sylvietribut le 11-02-2012

Vendredi 3 février 2012, à 2 h 35, Neptune faisait son entrée définitive dans les Poissons pour ne quitter ce signe qu’en janvier 2026.

De ce fait, il est bien évident que tous les natifs des Poissons ne seront pas concernés en même temps par l’arrivée de Neptune dans leur signe. Pour vous donner un exemple, en cette année 2012, ne seront concernés que les 0°, 1°, 2° et 3° du signe, c’est-à-dire parce que votre soleil, votre Ascendant ou tout autre planète traversant l’un de ses 4 premiers degrés. Pour le Soleil, cela signifie une naissance un 19, 20, 21, 22 ou 23 février.

L’influence de Neptune sera difficile si dans votre thème le soleil, votre Ascendant, ou toute autre planète se situent sur ces quatre premiers degrés du Sagittaire et des Gémeaux, ainsi que ceux de la Vierge, signe qui recevra l’opposition de Neptune.

Ensuite, ce sont les quatre premiers degrés du Taureau, du Cancer, du Scorpion et du Capricorne qui seront sous l’influence inspirante de Neptune. Par contre, le Bélier, le Lion, la Balance et le Verseau ne seront pas concernés par cette influence de Neptune en Poissons.

Le signe double et d’Eau des Poissons dont Neptune est le Maître

Que représente la planète Neptune pour l’astrologue

Tout d’abord Neptune gouverne le signe des Poissons. Dans la mythologie, Neptune est le dieu des océans. En astrologie, c’est la planète qui estompe les limites physiques du monde visible et les contours de nos certitudes. Les lents changements de notre vie terrestre comme la mort de certaines croyances, l’évolution des styles de vie, l’oubli des modes et des idées, sont sous l’influence de Neptune.

La planète Neptune symbolise une force qui échappe à notre contrôle car elle se situe au-delà de la raison ou de tout ce qui est accessible à l’esprit logique. La seule façon de vraiment comprendre Neptune dans son essence consiste à s’y abandonner car elle se situe par définition et par fonction, au-delà des frontières. Neptune est d’ailleurs associée au mysticisme, au mystère, à l’unicité, au développement spirituel et à l’inspiration. On dit également qu’elle représente l’informel, l’illusion, la dissolution, l’imagination et l’idéalisme.

 

Neptune sur son char tiré par ses chevaux marins enlève Amphitrite

Dans sa forme la plus élaborée, Neptune induit au mysticisme et à la communion avec le divin. Dans la vie quotidienne, Neptune organise les rêves et les visions, l’inspiration et la poésie. L’influence de Neptune encourage la charité, la sensibilité et l’esprit de sacrifice. Mais dans ses aspects négatifs, Neptune apporte la rapacité, la fraude, la déception, la désillusion et le cynisme. Dans ses attributions comme dans ses influences symboliques, Neptune demeure vague, secret, flou, fluctuant.

En politique, Neptune représente le socialisme.

 

L’influence de Neptune en transit

Sur un plan essentiel, les transits de Neptune rendent sensible presque tout ce qu’on touche. L’important dans le cas d’un transit de Neptune est que le secteur, ou maison astrologique, dans lequel  la planète entre se trouvera transformé.

Dans le cas d’un transit harmonieux de Neptune, des émotions jusqu’alors inconnues s’éveillent et s’expriment. Inspiration et pressentiments ont libre cours : on vivra ce qui doit être, ce qui est en nous. Les entreprises dont toute raison nous aurait dissuadés ne font plus peur. On se montre réalisateur sans être réaliste pour autant. On peut faire ce que la situation, les conditions de vie semblaient nous interdire. On bénéficie même d’heureuses coïncidences ou opportunités. Sous cette influence, on recherche souvent la quiétude de la solitude. On peut faire preuve d’abnégation et de sacrifice. La personnalité se fait sensible, émotive, impressionnable. On est comme animé d’un esprit de charité, de compassion. La tendance est à la philanthropie. Pour certains, intérêt pour l’occulte et des dons de médiumnité peuvent se faire jour.

Dans le cas d’un transit dissonant de Neptune, la vie semble flotter au gré des vents contraires. On se trouve dans une inaptitude à dominer les perturbations qu’on engendre, à moins qu’on ne les subisse. On laisse les choses se faire ou se défaire, abandonnant toute volonté, ou la compensant par des coups de tête, de colère ou de cœur, justifiés par nos seules inspirations. Certains seront exaspérés par le sort qui les malmène et se révolteront contre l’inévitable ou contre eux-mêmes. D’autres encore trop acharnés à préserver confort, morale, sécurité, se condamneront à de bizarres inquiétudes, d’indéfinissables besoins, d’inexplicables manques. Certains se sentiront persécutés, d’autres seront l’objet d’obsessions morbides, se créant des prisons imaginaires. Ce transit permet parfois de manifester, quel qu’en soit l’enjeu, ce qui restait secret ou latent, ce qui, en nous, se taisait. Il existe aussi une tendance à décevoir ou à agir en sous-main. La sensiblerie est portée à son maximum pendant que la volonté est dans un grand état de faiblesse. Pour certains, ce sera une recherche de sensations morbides, de ce qui étourdit les sens et endort la conscience. Le goût pour l’alcool et les stupéfiants n’est pas rare, à moins qu’on ne s’assomme de tranquillisants.

 

 

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FEVRIER ET LES ANNEES BISSEXTILES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 08-02-2012

Le plus souvent une année bissextile est considérée comme aussi néfaste et redoutable que l’année des treize lunes, dont la survenue est causée par un effet de contrepoint entre cycle des lunaisons et définition solaire de l’année. 

 

FEVRIER entre Verseau et Poissons – CALENDRIER DES BERGERS XVe siècle 

Déjà le mois de février à 28 jours, appelé « février le boiteux » dans les Balkans, constitue une anomalie calendaire et plusieurs versions de contes populaires expliquent comment février a perdu deux jours par rapport aux autres mois de l’année. Le plus souvent, c’est mars, le mois belliqueux, qui les lui a volés pour ainsi s’en augmenter ; la tradition ancienne voulait que les deux mois aient 29 jours chacun, mais mars a décidé de « s’agrandir » pour punir les humains qui le sous-estimaient sous prétexte qu’à partir de son vingt-neuvième jour ils croyaient avoir franchi l’étape difficile de l’année et se trouver déjà en période estivale.

En fait, février est un mois néfaste dès sa création : Fevruarius, du latin « februus », signifie « purification ». Ce mois de l’année romaine primitive, avec ses 28 jours, alors que les autres en comptaient 29 ou 31, car seuls les nombres impairs étaient fastes, jalonné de fêtes de purification, de rites de bénédiction, de célébrations publiques et privées d’expiation en l’honneur des morts et en faveur de la fécondité, révèle le désir des citoyens et de l’Etat d’en finir avec le temps écoulé et de marquer un nouveau départ. 

Les mois, indépendants des lunaisons, avaient alternativement 30 et 31 jours, et seul février se composait des 29 jours restants. Toutefois les Romains n’étaient pas mécontents de voir ainsi raccourci un mois dont le programme rituel était singulièrement chargé ; on obtenait ainsi une année de 365 jours pour une durée réelle de 365,25 jours. Le décalage était comblé en ajoutant un jour tous les quatre ans, inséré entre le vingt-quatrième et le vingt-cinquième jour du mois le plus court. Ce jour, le sixième avant les Calendes (°) de mars, dédoublait, d’une certaine façon, le sixième jour réel, d’où son nom : « bis sextus », à l’origine du mois et de l’année bissextile.

En 44 avant Jésus-Christ, le cinquième mois de l’année, Quintilis, fut dédié à Jules César pour honorer sa réforme calendaire et il est nommé depuis « Julius », d’où « juillet ». En l’an VIII avant J. C., le sénat romain remercia Auguste en lui attribuant l’ancien sixième mois : ainsi Sextilis devient Augustus, « août », et comme Auguste n’était en rien inférieur à César, il fallut ajouter à août un jour pour que les deux mois consécutifs aient 31 jours chacun. On retira ce jour à février qui se retrouva avec 28 jours, comme dans le calendrier primitif. Les festivités romaines de février éclairent certains aspects des fêtes chrétiennes de ce mois. 

Lorsque Jules César décida de réformer le calendrier, peut-être d’origine étrusque et fondé sur un calcul lunaire des mois, il convoqua un astronome grec d’Alexandrie, Sosigène, qui imposa l’année solaire : ce nouveau calendrier, dit « Julien » et qui prit effet en 45 avant J. C. est toujours le nôtre, légèrement modifié en 1582 par le Pape Grégoire XIII. 

 

Rome – Colonne de Trajan – La lustration

Début février, on célébrait avec grand faste la lustration des villes, « amburbium ». La lustration, rite de purification, consiste en une procession autour de la ville avec prières, sacrifices sanglants et libations. Avant les « suovetaurilia », sacrifice d’une truie, « sus », d’une brebis, « ovis », et d’un taureau, « taurus », les animaux étaient conduits en grande cérémonie autour de la ville, traçant ainsi eux-mêmes un cercle magique avant de transmettre, par leur immolation, dans l’espace ainsi délimité, les forces qui leur sont inhérentes.

L’ambivalence qui caractérise l’attitude des Romains envers les morts, jugés à la fois puissants et terrifiants mais aussi chétifs et faibles, s’exprime dans leurs rites funéraires qui visent aussi bien à les honorer qu’à les empêcher de persécuter les vivants et de nuire à la vie civile. Si le culte des morts est un souci constant des familles, l’Etat y veille aussi, et le calendrier religieux officiel comporte plusieurs fêtes en l’honneur des défunts. La plus importante, celle des « Parentalia » a lieu entre le 13 et le 21 février ; cette période entièrement consacrée aux morts était néfaste à la conclusion ou à la célébration de mariages. Les « Parentalia » débutaient avec un sacrifice offert par la grande vestale, incarnation de la vie de la cité et de l’ordre public. Pendant les neuf jours suivants, toutes les activités publiques et privées étaient interrompues. Le dernier jour, pour les « feralia », les familles apportaient sur les tombeaux de leurs parents des offrandes florales, généralement des violettes, plante de floraison précoce, et des épis de blé conservés à cet effet depuis les dernières moissons. 

Les Lupercales Romaines

Aux Ides (°) de février, le 15 du mois, avait lieu, en l’honneur du dieu-loup Faunus Lupercus, la fête des Lupercalia, organisée par la plus importante confrérie sacerdotale romaine, celle de Luperques. Ils couraient nus autour du Mont Palatin, chargés de symboles magiques, frappant au passage les femmes qu’ils rencontraient avec des lanières taillées dans la peau d’un bouc immolé dans la grotte du Lupercal, au sud-ouest du Palatin. Le but de ce rite était d’assurer la fécondité des Romaines, préoccupation constante de l’Etat, particulièrement depuis l’éclatement des frontières traditionnelles. 

 

Faunus – Petit-fils de Saturne

Faunus, « qui favet », était une divinité favorable, comme son nom l’indique, protectrice des bergers et des troupeaux, vite identifiée à Pan, mais son épithète « lupercus » et l’activité des luperques laissent supposer un fonds religieux beaucoup plus important. Après le sacrifice du bouc, on tachait de sang le front de deux jeunes gens en y posant le couteau sacrificiel, puis on effaçait ces traces avec un flocon de laine trempé dans du lait, à ce moment précis, des jeunes « ressuscités » devaient faire entendre un éclat de rire rituel. C’est seulement à la suite de cette cérémonie, qui comportait aussi le sacrifice d’un chien, que l’on chassait les femmes. La signification eschatologique des « Lupercalia » ne laisse pas de doute : les luperques figurent les morts, « êtres » sacrés de l’autre monde, aussi bien que ceux des esprits qui protègent les vivants contre la mort et contre les actions néfastes des trépassés. Dans cette cérémonie sont présents les trois éléments fondamentaux et indissociables de tous les rites : la mort, la purification et la fécondité. 

 

DAVID – Enlèvement des Sabines

La fécondité des mères était honorée par une autre fête qui suivait les « Lupercalia », fin février-début mars, très vraisemblablement le 1er mars : il s’agit des « Matronalia », célébrées par les matrones, c’est-à-dire les femmes mariées. Il semblerait que, pendant cette fête, les matrones avaient toute autorité sur la vie publique et privée. Suivant les traditions, cette célébration commémorait l’enlèvement des Sabines, quand ces nouvelles épouses romaines s’étaient interposées dans le combat entre Romains et Sabins. Ainsi, au moment où la végétation italienne s’éveille, on célèbre le renouveau avec des rites et des actes magiques qui ont trait à la victoire de la vie.

 

(°) Le terme « calendes » désignait en fait le premier jour du mois et devait correspondre à une Nouvelle Lune, le jour des annonces officielles. Le 15e jour des quatre mois longs de 31 jours, ou le 13e jour des autres mois étaient nommés « ides » et correspondaient à la Pleine Lune. En fait, l’expression « Renvoyer aux calendes grecques » signifie : remettre à une époque qui n’arrivera pas. En effet, les mois grecs n’avaient pas de calendes, c’était une spécificité des mois romains.

Bibliographie  

Fêtes et croyances populaires en Europe, Yvonne de Silke – Editions Bordas

 

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UN MYTHE VERSEAU… ARISTEE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-01-2012

Aristée était le fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène. C’était une nymphe chasseresse d’une grande beauté. Un jour, sur le Mont Pélion en Thessalie, Apollon la vit dompter un Lion. Séduit, il l’enlève et la transporte en Libye dans un char d’or. Se souvenir qu’Apollon représente le Soleil et que l’astre du jour s’avère avoir la maîtrise du Lion pour l’astrologie. De même le Soleil et le Lion symbolisent l’or. D’Apollon Cyrène aura deux fils : Aristée, l’agriculteur, et Idmon, le devin. Toutefois, Cyrène n’était pas une nymphe fidèle et on dit qu’un jour elle partit avec Arès/Mars, l’amant éternel, dont elle aurait eu un autre fils, Diomède, qui devint roi de Thrace.

Une autre version du mythe, évoque qu’Erypyle, roi de Libye, offrait son royaume à quiconque parviendrait à tuer le lion qui ravageait son pays. Et c’est bien sûr Cyrène qui y parvint et elle fonda la ville qui porte encore son nom.

 

La nymphe Cyrène

Mais revenons au premier fils de Cyrène, Aristée. On ne saurait dire si ce fut Apollon ou Hermès/Mercure qui confia le bébé à Gaia, la Terre, et les Heures aidèrent Gaïa à élever l’enfant. Les Muses, quant à elles, lui enseignèrent les arts que son père Apollon protégeait, ainsi que la médecine, le tir à l’arc et même la divination. Elles lui enseignèrent aussi l’élevage des abeilles, la culture des oliviers et la fabrication des fromages.

Aristée grandit donc dans une atmosphère heureuse et riche d’enseignement. Quand il fut devenu adulte les Muses lui donnèrent en mariage la fille de Cadmos, Autonoé, qui lui donna un fils, Actéon. Aristée vivait alors dans la vallée du Tempé, et il introduisit les arts rustiques parmi son peuple qui l’honorait comme un dieu. Un jour, il vit une très belle femme et la poursuivit. Il s’agissait d’Eurydice, la femme d’Orphée. Celle-ci, dans sa fuite, marcha sur un serpent qui la piqua mortellement. A la suite de cet accident et bien que, tout d’abord Aristée en ignorât la cause, ses abeilles dépérirent puis moururent.

Les abeilles d’Aristée

Désespéré, Aristée se rendit chez sa mère, Cyrène, qui vivait dans le palais de son père Apollon, sous les eaux du fleuve Pénée, et lui demanda son aide. Elle lui conseilla de capturer Protée, le Vieil Homme de la mer, qui avait le don de divination, ainsi il pourrait lui expliquer ce qui n’allait pas et ce qu’il faudrait faire. Mais il était difficile de capturer Protée car le dieu avait le pouvoir de changer de forme. Cependant, Aristée put le surprendre alors qu’il dormait et Protée lui apprit la raison de la mort de ses abeilles. Le devin lui conseilla de retourner au Tempé, de sacrifier quatre bœufs et quatre taureaux aux Dryades, les nymphes des bois, et un mouton noir à Orphée, puis de retourner à cet endroit neuf jours plus tard. Aristée exécuta toutes les instructions, et lorsqu’il revint, trouva les carcasses grouillant d’abeilles.

Aristée et sa ruche

Malheureusement,  Aristée allait perdre son fils, Actéon, déchiqueté par les chiens d’Artémis. Il se réfugia alors sur l’île de Céos, île de la mer Egée, alors désolée par une peste qu’il fit cesser en offrant là encore des sacrifices aux dieux. Plus tard, il voyagea en Sicile, en Sardaigne et en Arcadie, enseignant autour de lui l’agriculture et bien sûr, il y apporta la prospérité. Cependant, il entra en compétition avec Dionysos, pour savoir laquelle des deux boissons, le vin ou l’hydromel, était la meilleure et bien sûr, les dieux comme les hommes préférèrent le vin. Dionysos l’initia donc à ses célèbres orgies et Aristé accompagna Dionysos dans un voyage triomphal. Certains racontent qu’Aristée avait pris soin du dieu alors qu’il n’était encore qu’un enfant, sur le Mont Nysa, mais d’autres affirment que ce fut sa fille Macris. Il vécut pendant un temps avec Dionysos en Thrace, puis disparut sur la montagne Haemos, tout d’un coup, à jamais. Les dieux placèrent Aristée parmi les étoiles dans la constellation du Verseau.

La constellation du Verseau

Hérodote raconte qu’Aristée apparût après sa mort, à Cyzique, mais disparut une seconde fois pour réapparaître trois ans plus tard, à Métaponte. Là il demanda aux habitants de lui ériger une statue auprès celle d’Apollon et, après avoir consulté l’oracle, les habitants répondirent au souhait d’Aristée.

Quant à Plutarque, il pensait qu’Aristée quittait et reprenait son âme à volonté et quand celle-ci sortait de son corps, les assistants la voyaient sous la forme d’un cerf. Mais celui qui raconte le mieux l’histoire d’Aristée et de ses abeilles, c’est Virgile, dans la quatrième partie de ses Géorgiques.

 

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout

 

 

 

 

 

 

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