UN DEVIN CELEBRE… LE COMTE DE CAGLIOSTRO

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 21-05-2012

Que de mystère derrière ce célèbre personnage qui loua, en 1785, un hôtel particulier, l’hôtel de Bouthillier, au 1 rue Saint-Claude, Paris 3e, qui se faisait appeler Comte de Cagliostro. En effet, il existe deux versions quant à ses origines. La première, celle que son avocat, Maître Thilorier, fit connaître au parlement lors du procès de l’Affaire du collier de la Reine, et l’autre bien différente de la réalité.

D’après la première version, Cagliostro serait né en 1748, à Médine ou à Malte, où il aurait passé son enfance, logé dans le palais du Muphti et élevé par un gouverneur qui lui enseigna la botanique et la physique médicinales, la plus grande partie des langues de l’Orient, et avec qui, à douze ans, il partit en voyage à la Mecque, en Egypte, en Afrique, en Asie, à Rhodes, à Malte, où il perdit son gouverneur, en Sicile, dans les îles de l’Archipel, à Naples et enfin, en 1770, à Rome où « Sa Sainteté qui désirait le connaître lui accorda des conférences particulières ». Au cours de ces voyages il aurait pris différents noms dont, finalement, celui de Comte de Cagliostro.

Le Comte de Cagliostro

La version officielle le retrouve effectivement en 1770 à Rome, mais il y était venu dans des conditions bien différentes. L’illustre thaumaturge était né à Palerme en 1743, il se nommais Joseph Balsamo et était d’origine juive. A Naples, à 15 ans, il servit comme infirmier chez les Frères de la Miséricorde, religieux voués au soulagement des malades, qui lui apprirent quelques rudiments de pharmacie et de médecine. Chassé de Naples pour escroqueries, il dut quitter Naples pour Rome où il vécut de son habileté à imiter les écritures, à faire des faux, surtout des faux testaments.

Il épousa, en 1770, Lorenza Seraphina Feliciani, âgée de 16 ans, belle, assez riche, intrigante, mais ne sachant ni lire, ni écrire. Cagliostro dira : «  Il arrive souvent que les dames romaines les mieux élevées ne savent pas écrire ; c’est une précaution que l’on prend pour éviter les intrigues d’amour ».

 

Lorenza Seraphina Feliciani

Pourvu de la dot de Lorenza, le ménage voyage en Italie, en Espagne, au Portugal, d’où il gagne Londres. On est alors en 1772. En cours de route, il avait vendu des remèdes « pour guérir toutes sortes de maux sans exception et beaucoup d’autres encore ». A Londres, Balsamo utilisa les charmes de Lorenza ; c’est ainsi qu’elle reçut chez elle un honorable quaker qui dut verser 200 livres sterling lorsque le mari fit une apparition subite au moment même où il allait être outragé. En 1772 toujours, le couple vint à Paris où, la beauté de l’adroite Lorenza aidant, il vécut aux frais d’un avocat, connu sur le bateau qui l’amenait en France. Il retourna en Angleterre où il vécut de la vente d’indications infaillibles pour gagner à la loterie. Il repartit pour Bruxelles, puis les Etats Baltes, en Russie, en Pologne et en 1780 il arriva à Strasbourg.

Cagliostro était donné d’une imagination fertile dont il se servit pour duper ceux qui l’approchaient tout en se donnant comme bienfaiteur de l’humanité. Il se disait un de ces êtres que l’Eternel envoie parfois sur la terre pour la consoler. Le climat était favorable à tout ce qui rattachait au mysticisme et à l’illuminisme. Déjà, le comte de Saint-Germain, mort en 1784, faisait croire à la Cour de Louis XV qu’il possédait un élixir perpétuant la vie. Un autre illuminé, Mesmer, prétendait guérir nombre de névrosés par son « magnétisme animal » provenant de l’application de ses mains sur les êtres malades. Un de ces disciples, le marquis de Puységur, en 1784, devait trouver « le somnambulisme artificiel ».

Aussi Cagliostro n’eut pas de peine à mettre les têtes à l’envers en laissant croire qu’il pouvait changer le chanvre en soie, les métaux en or, faire des diamants. Il affirmait même qu’il avait assisté aux Noces de Cana, secondé François 1er à la bataille de Marignan et surtout qu’il guérissait les malades. On écrira même en 1783 que « sur 15 000 malades qu’il avait traités, ses ennemis les plus forcenés ne lui reprochaient que trois morts ».

L’emblème de Cagliostro

A Strasbourg, le crédule cardinal de Rohan voulut le voir ; aussitôt Cagliostro le guérit de l’asthme qui l’affligeait. Mais surtout il fabriqua devant lui un diamant dont il lui fit cadeau. L’année suivante, le cardinal conduisit le comte de Cagliostro pour quelques jours à Paris afin qu’il guérisse le maréchal de Soubise d’un commencement de gangrène. Cette arrivée avait été précédée par une grande publicité ; des colporteurs distribuaient gratuitement le portrait de Cagliostro sous lequel on lisait :

« De l’ami des humains reconnaissez les traits. 

Tous ses jours sont marqués par de nouveaux bienfaits…  

Il prolonge la vie, il secourt l’indigence, 

le plaisir d’être utile est sa seule récompense ».

Et c’est ainsi qu’une foule considérable vint le consulter ; son salon ne désemplissait pas de cinq heures du matin jusqu’à minuit. Ses remèdes infaillibles étaient de trois sortes : des bains avec de l’extrait de Saturne, une tisane dont, lui seul, connaissait la recette, des gouttes de sa composition. Par ailleurs, il évoquait les morts, prédisait l’avenir, procurait l’élixir de longue vie.

 

1 rue Saint-Claude Paris 3e

En janvier 1785, Cagliostro se fixa définitivement à Paris, à l’hôtel de la rue Saint-Claude, alors que toutes les négociations pour l’achat du collier « de la reine » étaient terminées ; Cagliostro fut donc tout à fait étranger à l’affaire.

Les visiteurs abondèrent et les carrosses prirent la file à la porte de l’hôtel de Cagliostro. Son grand succès d’alors était de faire connaître un événement qui se passait au même moment, soit à Pékin, soit à Rome, soit à Londres… Sur une table était un tapis noir, brodé en rouge de signes cabalistiques ; sur le tapis était une carafe, emplie d’une eau très pure, entourée de bougies allumées, d’épées nues croisées, de figurines égyptiennes, et même d’un crucifix. A genoux devant la carafe se tenait une jeune fille, appelée « la Colombe » ; elle devait posséder plusieurs particularités : être plus pure que l’eau de la carafe, avoir les yeux bleus et être née sous un certain signe du zodiaque. Le comte de Cagliostro tirait son épée, la posait sur la tête de la Colombe, et évoquait des génies ; alors l’eau de la carafe se troublait, la Colombe tombait en extase, entrait en transes ; c’était le moment de dire ce qu’elle voyait… Si elle se roulait à terre, Cagliostro la remettait en place, lui ordonnait de parler ; finalement, il lui arrachait des syllabes qu’il interprétait en disant quels personnages elle voyait, comment ils étaient vêtus, ce qu’ils disaient…

Chez le Comte de Cagliostro

L’hôtel de la rue Saint-Claude reçut des personnes le plus haut placées dans le monde de l’épée, de la finance, de la robe, tels le comte de Vergennes, ministre des Affaires étrangères, le marquis de Miromesnil, garde des Sceaux, le marquis de Ségur… et le cardinal Louis de Rohan. Celui-ci y venait trois à quatre fois par semaine car, écrivit-il à la comtesse de La Motte, Cagliostro et « le plus grand des hommes et Dieu même ».

Parallèlement à son existence de prophète, Cagliostro exploita l’idée de la franc-maçonnerie. Il installa à Paris la Loge Egyptienne dont il fut le Vénérable avec le titre de Grand Cophte, le duc de Luxembourg en étant le Grand Maître. Il en fonda une autre pour les dames, la Loge d’Isis, où s’inscrivirent Charlotte de Polignac, la comtesse de Genlis, la comtesse de Brienne…

Sa gloire se ternit le jour où on l’embastilla pour complicité dans la fameuse affaire du collier de la Reine. Après son acquittement par le parlement, quinze jours plus tard le 31 mai 1786, le retour de Cagliostro rue Saint-Claude, fut un véritable triomphe. 8 000 à 10 000 personnes l’attendaient. La cour, les escaliers, les appartements étaient pleins ; sérénades, vers, acclamations populaires, députation et bouquets des dames de la Halle, etc. Cependant, le lendemain, un exempt lui signifia de la part du roi, de quitter Paris dans les huit jours et la France dans les trois semaines. De Londres, où il arriva le 16 juin, il envoya une « lettre au peuple français » où il prophétisait la prise de la Bastille et sa transformation en place publique.

Forteresse de San Leo dans les Marches italiennes

En 1787, il se trouve à Bâle, puis à Turin, mais ayant eu l’imprudence de se rendre dans les Etats pontificaux, il y fut arrêté, avec Lorenza, en décembre 1789, comme « pratiquant la franc-maçonnerie ». En avril 1791 il fut condamné à mort, peine commuée par le pape en prison perpétuelle dans le château de San Leo, près d’Urbino dans les Marches italiennes, où l’illustre aventurier mourut le 26 août 1795, à 52 ans. Quant à Lorenza, elle avait été elle aussi condamnée à une réclusion perpétuelle, mais dans un couvent.

Beaucoup ne voient en Cagliostro qu’un adroit charlatan. Mais quelques-uns ne le reconnaissent pas en Balsamo et le considèrent comme un véritable thaumaturge, doué du don de prédire. Sa capacité à produire des effets surprenants est certaine, tout comme l’aisance dans laquelle il vivait.

Compte rendu d’une transmutation effectuée par Cagliostro. C’est un rapport détaillé relatant relatant façon dont, le 7 juin 1780, Cagliostro « fit » de l’argent dans une loge maçonnique de Varsovie, tel qu’un de ses membres le consigna dans une description de cette expérience : « Cagliostro me fit peser un livre de mercure que je possédais, déjà purifié. Avant cela il m’avait ordonné de distiller de l’eau de pluie jusqu’à ce que tout le liquide s’évapore, laissant un dépôt qu’il appelait « Terre Vierge » ou « secunda materia ». Il en resta environ 16 grains. Sur ses instructions, j’avais également préparé un extrait de plomb. Après que tous ces préparatifs furent achevés, il vint à la loge et me confia la tâche d’exécuter l’ensemble de l’opération de mes propres mains. Je fis ceci selon ses instructions dans l’ordre suivant : la Terre Vierge fut placée dans un ballon et la moitié du mercure y fut ajoutée. J’additionnai alors 30 gouttes d’extrait de plomb. Lorsque j’agitai un peu la fiole, le mercure apparut comme mort ou fortement congelé. Je versai alors le supplément d’extrait de plomb sur le mercure restant qui demeura non altéré. J’eux alors à placer ensemble les deux portions de mercure dans un ballon plus grand. Après l’avoir agité, tout le contenu prit en quelque sorte la même consistance solide. La couleur tourna au gris sale. L’ensemble fut alors agité dans un vase à moitié rempli. Cagliostro me donna ensuite un petit morceau de papier se révélant n’être que l’emballage de deux autres boulettes. Elles contenaient une poudre brillante de couleur carmin pesant sans doute en dixième de grain. La poudre fut mélangée dans un récipient et Cagliostro avala alors les trois papiers d’emballage. Pendant ce temps, je recouvrais le contenu du vase de plâtre de Paris, préalablement préparé avec de l’eau chaude. Comme le récipient était rempli, Cagliostro le prit de mes mains, y ajoutant encore plus de plâtre de Paris et pressant le tout de ses propres mains. Il me le rendit afin de sécher l’ensemble sur un feu de charbon de bois. Le vase fut placé dans un lit de cendres sur la fournaise à soufflerie. Le feu fut allumé et le récipient laissé ainsi pendant une demi-heure. Puis on retira du feu, grâce à une paire de pinces, et on le transporta dans la loge. Le vase y fut brisé et dans le fond reposait une masse d’argent pesant onces et demi… prit en quelque sorte la même consistance solide.

Bibliographie

Connaissance du Vieux Paris – Jacques Hillairet 

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UN MYTHE TAUREAU… LE RAPT D’EUROPE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 18-05-2012

Europe était la fille du roi phénicien Agénor et de sa femme Téléphassa. Zeus/Jupiter aperçut la jeune fille jouant avec ses compagnes au bord de la mer et tomba amoureux d’elle. Prenant la forme d’un beau taureau blanc, il se mêla aux jeunes filles et se coucha, se laissant caresser. Cependant, certains auteurs affirment que le taureau n’était pas Zeus/Jupiter lui-même, mais simplement un appât pour attirer la jeune fille vers lui.

 

Le rapt d’Europe par Antonio Carracci

Europe le trouva si doux et si lisse qu’elle finit par s’asseoir sur son dos. Aussitôt, le taureau se leva et s’élança vers la mer, s’éloignant à la nage dans les eaux profondes. Bientôt, les compagnes d’Europe les perdirent de vue ; elles ne la revirent jamais plus. Celle-ci fut transportée en Crète, où le Taureau la déposa sur le rivage. Zeus/Jupiter lui révéla alors son identité. Puis il s’unit à elle sous un platane qui, depuis lors, reste toujours vert, ou bien dans la grotte du Mont Dicté où il avait été élevé.

Europe lui donna trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Zeus/Jupiter lui fit trois présents : une lance qui ne manquait jamais son but, le Laelaps, le chien qui ne laissait jamais échapper sa proie, et Talos, l’homme de bronze qui faisait chaque jour le tour de la Crète et tuait les étrangers.

Par la suite, Astérios, roi de Crète, épousa Europe. Ils eurent ensemble une fille, Crété. Astérios adopta les fils d’Europe et fit de Minos son héritier.

Le père d’Europe, Agénor, tenait absolument au retour de sa fille, et il envoya à sa recherche Cadmos, Phoenix et Cilix, ses fils, auxquels il interdit de revenir sans leur sœur. Sa femme, Téléphassa, partit avec eux et Agénor ne revit aucun d’eux.

La pièce grecque de 2 euros

Europe donna son nom au continent européen. Le Taureau fut immortalisé parmi les étoiles et devint la constellation du Taureau.

Le Taureau est un puissant symbole de force masculine et de virilité, mais aussi des plus bas instincts humains. Le dieu perse Mithra a souvent été représenté tuant un grand taureau, symbole de victoire sur notre nature animale ; dans ce culte masculin, on était baptisé dans du sang de taureau.

Constellation du Taureau – Johannes Hevelius

Le taureau était la bête royale totémique de la Crète ancienne, toile de fond de plusieurs mythes taurins grecs à forte connotation de transgression sexuelle, tel l’enlèvement de la vierge Europe par Zeus/Jupiter sous la forme d’un taureau. C’est encore la très célèbre naissance du Minotaure, né des amours d’un taureau et de la reine Pasiphaée de Crête. Ce Minotaure est un être monstrueux, mi-homme, mi taureau. Thésée, le héros,  partira à la recherche du Minotaure et finira par tuer le monstre. La capture du taureau qui avait engendré le Minotaure fut un des douze travaux d’Hercule.

Bibliographie : Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout                                  

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MAISON II DU THEME ASTRAL… MAISON DU TAUREAU

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 16-05-2012

Comme pour le Taureau, Vénus et la Lune ont la maîtrise de cette Maison II du thème. C’est donc une Maison de Terre. Cette Maison indique les possibilités matérielles : la fortune, les acquisitions, les échanges. Elle est donc en rapport avec les gains mais aussi les dépenses. Elle représente le sujet face à l’avoir, son aptitude à gagner, à gérer, mais aussi comment il va dépenser. La Maison II ce sont les ressources comme moyen d’existence personnelle. C’est donc une Maison de pure matérialité.

 

Les douze Maisons astrologiques

Les gains de la Maison II proviennent de l’activité propre du sujet, de son travail bien sûr, mais aussi de ses initiatives, de son intelligence pratique, de son mérite personnel.

Cette Maison II parle donc d’argent, de monnaie, de liquidités, de valeurs boursières, les intérêts, ainsi que les métaux précieux, et par extension de porte-monnaie, ou de coffre-fort. Elle représente d’ailleurs la bourse en tant qu’institution financière. Elle est aussi bien le salaire du travailleur que les jetons de présence de l’actionnaire. C’est encore ce que l’on doit faire fructifier, les productions.

La Maison II c’est le monde des banques, de la finance, des comptes bancaires, des placements, de la gestion du patrimoine, les intérêts et autres gratifications.

La Maison II gouverne tout ce qui est à la disposition de l’individu pour son usage strictement personnel.

 

La Maison II… la Maison Taureau

Sur un plan plus psychologique, la Maison II est représentative des besoins et des désirs, les uns et les autres étant entendu du point de vue de l’instinct de conservation. Ce dont il est question avec la Maison II c’est de substances. Le tout est de savoir comment acquérir ou perdre, assimiler ou éliminer. Elle représente aussi le comportement vis-à-vis des conditions matérielles.

Par ailleurs, la Maison II est celle où la personnalité se déploie, où le sujet se développe parmi ses congénères. Fondamentalement, la Maison II gouverne les ressources de l’individu, argent bien sûr, mais aussi moyens, l’échange par lequel une personne élargit le plus facilement son expérience.

 

Billets de banque et lingot d’or

Les signes du zodiaque influençant la Maison II révèlent une expression de richesse ou de pauvreté, selon leur propre nature.

Exemple : La cuspide de la Maison II en Scorpion évoque de la ténacité et de l’âpreté mises au service des gains. Les gains sont parfois acquis dans des circonstances particulières, ou bien c’est une fortune acquise secrètement. Il existe toujours une lutte liée à cette vie matérielle et le sujet connaît souvent des jalousies et des conflits d’intérêt. Celui-ci peut également agir de façon instinctive en matière financière.

 

Le peseur d’or et sa femme – Quentin Metzys (1514) – Musée du Louvre

Les planètes qui superposent la Maison II sont en rapport avec tout ce qui a trait à la fortune, gains et dépenses. Et chaque planète s’y trouvant doit être interprétée d’après son symbole, son mouvement, les aspects qu’elle forme et le signe où elle se situe.

Exemple : Mercure superposant la Maison I favorisera en général les acquisitions provenant des affaires, du commerce. Mercure peut donner le besoin de manier de l’argent, d’effectuer des transactions. Mercure en tant que multiplicateur du zodiaque permet de gagner par de multiples opérations qui demandent souvent intelligence et habileté. Sous cette influence, on a souvent le sens des combinaisons financières et tout ce qui procure de l’argent par de petits gains multiples.

 

Pièce d’or américaine

Le Maître de la Maison II, par sa position dans une autre Maison du thème, indique les circonstances extérieures qui jouent également sur la fortune. Il faut bien sûr tenir compte du symbole qui le représente, des aspects que ce Maître de II reçoit, du signe et de la Maison où il se trouve.

Exemple : Maison II en Taureau, Vénus gouverneur du signe en Bélier et en Ascendant, permet de conclure que la personne connaîtra de grandes préoccupations pour tout ce qui concerne les affaires d’argent. Cependant, les acquisitions seront toujours dues à son mérite personnel, propre artisan de sa fortune. Elle connaîtra vraisemblablement un accroissement de ses biens, à moins de graves afflictions touchant Vénus. Sur un plan plus psychologique, on peut penser que la personnalité de cet individu s’affirmera selon les moyens financiers dont il dispose.

 

 

Vénus en domicile en Taureau

Si la planète qui superpose la Maison II indique la façon dont se font les acquisitions d’argent, le Maître de la Maison II indique ce que la personne peut faire de sa fortune et quelles sont les circonstances extérieures qui peuvent jouer sur elle.

Si la maison II ne contient aucune planète, c’est le Maître de cette Maison qui devient de ce fait le principal significateur de la bonne ou mauvaise fortune, selon la nature et les aspects que reçoit ce Maître.

Exemple : Maison II en Capricorne, Saturne Maître du signe… quel signe superpose cette planète… quelle Maison habite-t-elle… Quels aspects forme-t-elle avec une ou des planètes du thème…

 

Constellation du Taureau – Johannes Hevelius

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JOLI MOIS DE MAI… LUXURIANTE NATURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-04-2012

Le nom de ce mois viendrait du latin « maius », donné par les Romains en l’honneur de la déesse Maïa, qui aurait régné sur l’Arcadie et qui personnifiait « l’éveil de la nature au printemps ». Selon certains, ce serait le premier roi de Rome, Romulus, qui aurait donné ce nom en l’honneur des sénateurs appelés « maiores ».

 

La nymphe Maïa

En fait Maïa était une nymphe qui abritait ses amours avec Zeus/Jupiter dans une caverne. Elle serait la mère d’Hermès/Mercure. On célébrait sa fête en mai. Maïa représentait la déesse de la fécondité, la projection de l’énergie vitale. Par extension, les analystes en ont fait le symbole de l’extériorisation du Moi.

Par ailleurs, lors de la cérémonie romaine des Argées, qui au mois de mai concluaient les Lemuria (fête des morts), les vestales, sur le pont Sublicius, précipitaient dans le Tibre trente mannequins d’osier représentant les vieillards.

Le sanscrit Maya désigne, dans la pensée védantique, l’illusion à quoi réduit ce monde des apparences, car il ne serait que le fruit d’une opération magique des dieux.

 

Bien avant que le 1er mai fut devenue la Fête internationale du Travail, ce jour était fêté. Sous l’Ancien Régime, en ce jour de 1er mai, les hommes plaçaient au seuil des maisons des jeunes femmes célibataires un bouquet de fleurs. Les plus laides aussi recevaient un bouquet, mais il est composé de ronces et d’orties.

Une coutume qui marquait aussi fréquemment l’arrivée du mois de Mai. C’était l’élection du roi et de la reine de la fête, couple vigoureux qui stimulait, par magie analogique, les énergies de la nature. L’élection se faisait par concours et à la suite de luttes rituelles. Sous différentes appellations, Maître et Maîtresse, Fiancés, Amoureux, ces jeunes se substituaient au couple primordial des fêtes anciennes et des hiérogamies.

En Angleterre, l’arbre de mai était l’occasion d’une initiation sexuelle. Dans son livre « Anatomie et Abuses (1583) fulmine contre ces survivances païennes : les jeunes gens des deux sexes passaient une nuit dans la forêt, avec Satan pour Dieu ; et, après avoir amené au village le mât de mai, cette « idole puante », ils dansent autour avec frénésie, et un tiers seulement des jeunes filles qui ont partagé la fête sont encore vierge en rentrant chez elles.

Mai – Riches Heures du Duc de Berry

Dans les pays du Nord, on retrouvait un peu plus tard le même rituel du couple royal : le roi et la reine de la Pentecôte animaient les fêtes du jour. Ce roi se comportait comme un bouffon. On faisait alors la quête pour « acheter du savon et laver la barbe du fou », répétant ainsi une  coutume carnavalesque de rasage et d’humanisation de l’homme sauvage. Le roi, de même que l’arbre de mai, était aussi condamné à mort, comme à l’issue du Carnaval.

Même si mai se présente comme le mois des rencontres et des approches amoureuses, il ne semble pas propice aux mariages durables. « Que les vierges et les veuves se gardent bien d’allumer dans ce mois les flambeaux de l’hyménée. Ces flambeaux se changeraient bientôt en torches funèbres », écrivait Ovide. L’explication la plus courante était astronomique : l’observation du ciel mettait en évidence une opposition des deux principales planètes régissant le psychisme humain, Vénus et Mars. On en concluait alors que les enfants conçus pendant cette période ne pourraient être efficaces ni en amour ni à la guerre.

Les superstitions concernant le mariage en mai sont encore vivaces. On dit d’ailleurs qu’il ne faut pas se marier en mai, car la femme serait stérile. Comme on l’a vu, les Romains évitaient de se marier en mai car c’était pour eux le mois des esprits malins.

Dans les pays balkaniques, où on considère que mai est propice aux magies et aux sortilèges, on invoque l’aspect proprement sexuel de l’interdit : « Mai est le mois des amours des ânes », autrement dit, les amours humaines auraient été entachées de bestialité, ou inhibées par le « nouement » du mari. Le risque était plus grand pendant ce mois où « la sève monte sur la tête », où l’érotisme ambiant favorise les débordements et où les esprits mauvais guettent les hommes. Dans ce sens, seul l’âne, au sexe particulièrement long, saurait déjouer une magie capable de « nouer ».

De nos jours, on offre à ceux qu’on aime un brin de muguet censé leur porter bonheur et joie. La légende rapporte qu’Apollon serait à l’origine de cette plante odoriférante destinée aux muses.

 

Le muguet d’Apollon

Bibliographie 

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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L’OEUF PASCAL ET SES SYMBOLES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-04-2012

L’œuf, considéré comme contenant le germe à partir duquel se développera la manifestation, est un symbole universel qui s’explique de lui-même. La naissance du monde à partir d’un œuf est une idée commune aux Celtes, aux Grecs, aux Egyptiens, aux Phéniciens, aux Cananéens, aux Tibétains, aux Hindous, aux Vietnamiens, aux Chinois, aux Japonais, aux populations sibériennes et indonésiennes, et à bien d’autres encore.

L’œuf

L’œuf apparaît également comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature : tradition de l’œuf de Pâques, des œufs colorés et cela dans de nombreux pays. Mais l’œuf participe aussi du symbolisme du repos, comme la maison, le nid, la coquille, le sein de la mère. De cette douce sécurité, le vivant aspire à sortir le poussin brise sa coque douillette et tiède. L’œuf, comme la mère, deviendra le symbole des conflits intérieurs entre le bourgeois avide de confort et l’aventurier épris de défi, qui sommeillent en l’homme, ainsi qu’entre les tendances à l’extraversion et celles de l’introversion. Comme dans les cosmogonies, l’œuf psychique renferme le ciel et la terre, tous les germes du bien et du mal, ainsi que la loi des renaissances et de l’éclosion des personnalités.

Œuf au nid

L’œuf, c’est encore l’idée de germe, mais de germe d’une vie spirituelle, qui se réfère à la tradition alchimiste de l’œuf philosophique. Ensuite, le symbolisme de l’œuf s’exprime aussi par des images moins directes comme les pierres ovoïdes, comme celle de Cybèle dans la mythologie, ou la boule du scarabée bousier.

La ponte et la couvaison de l’œuf comportent elles-mêmes divers aspects symboliques. La poule qui couve est considérée, dans les sectes de méditation bouddhiques, comme le symbole de la concentration de l’esprit et de son pouvoir spirituellement fécondant. Les scolastiques se sont interrogés sur l’antériorité relative de la poule et de l’œuf : « l’œuf est dans la poule, la poule dans l’œuf », répond Silésius. La dualité est contenue potentiellement dans l’unité ; la dualité se résout en l’unité.

Plus prosaïquement, mais sans nous éloigner des notions précédentes, notons que l’œuf est parfois pris comme symbole de prospérité. En effet, si un habitant du Nord-Laos rêve qu’une poule pond plusieurs œufs, on interprète le songe comme une promesse de richesse prochaine.

Œuf de Pâques

De nos jours, l’œuf de Pâques est l’emblème de cette fête. Cadeau printanier offert aux enfants sages, il est, selon les traditions et les pays, distribué par les cloches, les cigognes, les coucous ou les lièvres.

Considéré dans les traditions sacrées de l’Antiquité comme une enveloppe matérielle à partir de laquelle se développe la « manifestation » au sens plein du terme, symbole de vie et de perfection, c’est assez naturellement que l’œuf s’imposa comme symbole chrétien du message pascal. Du monde celtique aux îles du Sud Est asiatique, en passant par la Grèce, l’Egypte, le Tibet, la Chine ou le Japon, il existe une tradition commune, simplement déclinée en variantes, de la naissance du monde dans un œuf.

Dans la mythologie indienne, le cosmos se retire entre deux périodes d’activité pour se reposer et se régénérer dans l’œuf d’or qui contient l’univers. Dans les livres sacrés persans, l’œuf apparaît au milieu de la nuit universelle, s’ouvre en deux et donne naissance au monde. Le livre sacré des anciens Finnois, le Kalevala, enseigne que le monde s’est formé à partir d’un œuf primordial tombé du ciel sur les genoux de la déesse Ithamara, la mère des eaux.

Parfois le serpent des traditions celtiques ou le dragon chinois préexiste à l’œuf. Ailleurs, l’œuf est fécondé par le soleil, ou flotte, selon la conception égyptienne, sur les eaux de la mer primordiale représentant le Verbe créateur.

 

Lapin de Pâques

En fait, bien des coutumes païennes destinées à célébrer le retour du printemps se rattachent à la Fête de Pâques. L’œuf est donc le symbole de la germination qui se produit en ce début de printemps. Alors que le lapin, autre grand présent des fêtes pascales, est un symbole païen représentant la fécondité.

En pays chrétiens, l’œuf de Pâques reste le cadeau favori le jour de Pâques. En Belgique et en France, ce sont les cloches qui apportent les œufs de Pâques. On dit qu’elles partent les chercher à Rome. En effet, depuis le jeudi saint, les cloches ne sonnent plus, elles sont en deuil. Elles ne reviendront que le jour de Pâques ramenant des œufs qu’elles sèment sur leur passage.

En France encore, mais surtout au Québec, certaines légendes parlent de la cueillette de l’Eau de Pâques. Cette eau de Pâques n’est autre qu’un petit flacon d’eau bénite que l’on rapporte chez soi après les célébrations de la Vigile pascale ou la messe du matin de Pâques. En fait, dans la légende, il fallait recueillir l’eau de pluie tombée le matin de Pâques, eau qui était ensuite bénite lors de la messe pascale. On disait que cette eau de pluie bénite avait le pouvoir de guérir les maladies.

Pour les Catholiques, la lumière de Pâques a un sens cosmique, en référence avec l’équinoxe et la Pleine Lune et n’est donc pas quelque chose de fortuit, elle serait voulue par Dieu lui-même. En fait, ce n’est qu’à l’équinoxe que le Soleil éclaire toute la Terre tandis que, au même moment, la Pleine Lune continue à réfléchir ses rayons pendant la nuit. Certains symboles de la fête de Pâques se retrouvent dans la Fête juive de Pessa’h et prennent une autre signification pour les Chrétiens par rapport au Christ et aux différents épisodes relatés dans les Evangiles.

Quant à la détermination de la date de Pâques, elle a quelque chose d’historique. En effet, après le 1er Concile de Nicée, en 325, on décida que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe. Et c’est comme ça que Pâques est célébré le dimanche après le 14e jour du premier mois lunaire du printemps, c’est-à-dire le dimanche après la première Pleine Lune advenant pendant ou après l’équinoxe de printemps. Pour faire simple et pour rester fidèle aux origines, Pâques correspond au premier dimanche qui suit la première Pleine Lune de Printemps. Comme la date peut varier suivant la longitude de la ville où l’on effectue l’observation, les Catholiques choisirent Rome. Pour finir, toutes les églises acceptèrent la méthode d’Alexandrie qui place l’équinoxe de printemps, dans l’hémisphère Nord, le 21 mars, alors que l’équinoxe astronomique se décale du 21 au 22 mars, selon la périodicité des années bissextiles.

La colombe pascale en Italie

Pour en revenir aux us et aux coutumes, il en est une en Italie qui met l’œuf à l’honneur. Comme en France, le lundi de Pâques est férié. Mais si en France, on en fait rien de particulier, en Italie ont fait « Pasquetta », ce qu’on peut traduire par « petite Pâque ». Et, si le soleil est au rendez-vous, les Italiens font de cette journée une grande partie de campagne, la nature ce jour-là est le théâtre de pique-nique familiaux ou amicaux. Chaque ménagère italienne met un point d’honneur à préparer quelques plats typiques à base d’œufs qu’on mangera sur l’herbe : l’omelette aux fèves, aux asperges ou aux petits artichauts, les œufs durs bien sûr, et ceux cachés sous une bonne couche d’épinards ou « d’erbette » nouvelles, au cœur d’une tourte bien dorée. On appelle aussi ce lundi de Pâques « il lunedi dell’Angelo » ou « le lundi de l’Ange », une allusion à l’Ange qui aurait libéré le Christ de son tombeau. On partage aussi la célèbre « colomba », sorte de brioche en forme de colombe.

Pourquoi les Italiens passent-ils la journée dehors en ce lundi de Pâques ? Plus attachés que les Français à la religion et à l’Histoire Sainte, ils commémorent ainsi les disciples du Christ partis sur les chemins, en route vers Emmaüs.

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas 

Photos – Crédit photo D’lys couleurs

 

 

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POISSON D’AVRIL

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 31-03-2012

La tradition des blagues du 1er avril est peut-être liée à l’adoption, en 1564, du calendrier grégorien. Avant cette date, le nouvel an était fêté le 25 mars et l’on s’échangeait des cadeaux pendant une semaine. Plus tard est née la mode des cadeaux fantaisie, sous forme de plaisanterie.

 

Une explication totalement légendaire avance que cette tradition trouve son origine en France, lorsque le roi de France Charles IX décida, par l’Edit de Roussillon, que l’année débuterait désormais le 1er janvier, qui marque le rallongement du jour, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l’année civile n’a jamais débuté un 1er avril.  

Le Christ devant Pilate

Cependant, il existe une autre hypothèse sur l’origine du Poisson d’avril, comme le mentionne le Journal de Verdun paru en 1749 : « Plusieurs ouvrages attribuent à l’expression poisson d’avril une origine liée à la corruption de la passion du Christ qui arriva le 3 avril : Jésus étant renvoyé d’un tribunal à l’autre, sous les insultes et la dérision. De là, on aurait pris la coutume de faire courir et de renvoyer d’un endroit à l’autre, ceux dont on voulait se moquer ».

 

On donne également une autre origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes, le duc Nicolas François, frère de Charles III, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’Etat, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, trompa ses gardes. Cependant, en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du Cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression.

  

La petite ville de Poissons jumelée avec celle d’Avril en Meurthe-et-Moselle

Pourquoi le choix du « poisson » ?

Si l’origine exacte de l’utilisation des poissons reste obscure, peut-être l’ichtus chrétien (symbole graphique représentant un poisson), la légende veut certains sujets se rebiffèrent à l’idée qu’on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l’occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. De plus, les cadeaux que l’on s’offrait en avril étaient souvent alimentaires. Ainsi naquit le poisson, le poisson d’avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n’acceptent pas la réalité ou la voient autrement. Cette coutume de faire des plaisanteries s’est répandue dans de nombreux pays, bien que le poisson ne soit pas toujours exporté en même temps.

Autre explication : comme à cette période de l’année, au début du mois d’avril, en France la pêche est interdite, car c’est la période de frai des poissons, la période de reproduction, certains avaient eu comme idée de faire des farces aux pêcheurs en jetant des harengs dans la rivière. En faisant cela ils devaient peut-être s’écrier: « Poisson d’avril ! » et la coutume du « poisson d’avril » est restée. Aujourd’hui on ne met plus de harengs dans l’eau douce, mais on accroche, le plus discrètement possible, de petits poissons en papier dans le dos des personnes qui se promènent parfois toute la journée avec ce « poisson d’avril » qui fait bien rire les autres.

Cependant, les conjectures demeurent : ou bien on voulait marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, ou bien on voulait prolonger la période du carême, où il n’était permis de manger que du poisson, ou bien on voulait confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l’année, celle du frai, où la pêche était interdite.

En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. On s’écrivait, pour cette occasion, des messages chaleureux et on s’envoyait des vœux.

En attendant, et ce n’est pas un poisson d’avril, le 6 avril est jour de pleine lune. Voilà qui est idéal pour se faire couper les cheveux : ils repousseront plus lentement et surtout, plus beaux et plus denses. Certains salons de coiffure restent d’ailleurs ouverts tard les soirs de pleine lune. Il est peut-être encore temps de prendre rendez-vous !

Quoiqu’il en soit, dans la symbolique astrologique le poisson fait partie du bestiaire lunaire à plus d’un titre et tout d’abord en tant que créature de l’élément liquide, dans lequel il vit.

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME POISSON AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 14-03-2012

Il n’y a pas plus romanesque de Madame Poisson. Il n’y a pas davantage plus amoureuse qu’elle car il n’y a rien de plus naturel pour elle que d’aimer. Mieux vaut ne pas trop lui parler du Mouvement de Libération de la Femme, ni de revendications par trop féministes. A ses yeux, rien de tout cela n’a de sens… Elle ne revendique qu’un droit, celui d’aimer et d’être aimée. Elle n’a qu’un seul désir, rencontrer un homme qui acceptera sa tendresse, se laissera aimer plus encore peut-être qu’il ne l’aimera. On ne peut pas parler de passion ; sa conception de l’amour ne peut être masochiste, elle n’est pas en quête d’une souffrance accueillie avec gratitude… loin d’elle cette perversion-là. Elle ne veut qu’être partie de l’être aimé, fondue en lui, baignée par le sentiment qui l’envahit. Elle ne conçoit l’amour que comme une communion, une sorte d’extase qui n’exige nulle pensée et lui apporte le bien-être… le Nirvana…

La sirène de John William Waterhouse

Sans un être à chérir, Madame Poisson se retrouve exactement comme le drogué en état de manque. On lui prête parfois, à cause de cela, une nature hyper-sensuelle et nympho-maniaque… rien de plus injuste. Sa sexualité est chez elle un moyen, un véhicule de l’âme et du corps… Son érotisme évoque plus le mysticisme que la pornographie…

Madame Poisson inspire souvent à son amoureux le désir de la protéger bien que, sous une innocente face de femme fragile, elle cache un caractère assez fort pour voler de ses propres ailes. Et pourtant, celui qui tombe dans ses filets, une fois devenu amoureux d’elle, trouvera bien difficile de l’oublier quand elle aura cessé d’aimer… Avis à tout homme qui tient à sa liberté, tout au moins libre de penser à s’intéresser à une autre femme.

Toutefois, Madame Poisson risque d’être plus souvent déçue que comblée ; peu d’hommes sont capables d’assumer un pareil amour et cette avalanche affective leur fait peur, tout en les attirant, car ils pressentent chez cette femme une qualité d’amour exceptionnelle en même temps qu’une très grande exigence. Il suffit d’un rien, d’un regard, d’un geste brusque, d’un mot dit au mauvais moment pour que Madame Poissons sorte de cet univers merveilleux où elle était si heureuse. Mais lorsqu’elle a cessé d’aimer, elle ne souffre pas et celui qu’elle adorait la veille n’a plus sur elle l’ombre d’une emprise. Elle retrouve, d’un amour à l’autre, une disponibilité intacte, une capacité d’émerveillement jamais entamée. C’est un état de grâce.

Cependant, lorsque Madame Poisson, la femme du douzième signe du zodiaque, ne rencontre pas l’homme capable de répondre à son amour, elle se construira un amour idéal et aimera en silence celui qui ne devine pas et qui ne comprendra jamais, qu’elle le pare de vertus chimériques.

Sensible, secrète pour ne pas dire insondable, indécise souvent, elle préfère être conquise que conquérir. Et puis, il lui arrive que ce n’est pas tant l’être aimé qui compte que l’amour lui-même, c’est pourquoi les amours de Madame Poisson aboutissent souvent à des situations embrouillées, qu’elle ne peut rompre ou trancher tant qu’elle éprouvera encore un lien affectif, aussi tenu soit-il.

Dans un quotidien tranquille, Madame Poissons se montrera aimante, dévouée, agréable. Elle soignera son partenaire avec un grand dévouement le cas échéant. Pourtant, il sera souvent surpris qu’elle ait oublié l’heure du repas : une émission, un livre, une occupation qui l’accapare toute entière et la passionne en seront la cause.

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