UN MYTHE VERSEAU… ARISTEE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 30-01-2012

Aristée était le fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène. C’était une nymphe chasseresse d’une grande beauté. Un jour, sur le Mont Pélion en Thessalie, Apollon la vit dompter un Lion. Séduit, il l’enlève et la transporte en Libye dans un char d’or. Se souvenir qu’Apollon représente le Soleil et que l’astre du jour s’avère avoir la maîtrise du Lion pour l’astrologie. De même le Soleil et le Lion symbolisent l’or. D’Apollon Cyrène aura deux fils : Aristée, l’agriculteur, et Idmon, le devin. Toutefois, Cyrène n’était pas une nymphe fidèle et on dit qu’un jour elle partit avec Arès/Mars, l’amant éternel, dont elle aurait eu un autre fils, Diomède, qui devint roi de Thrace.

Une autre version du mythe, évoque qu’Erypyle, roi de Libye, offrait son royaume à quiconque parviendrait à tuer le lion qui ravageait son pays. Et c’est bien sûr Cyrène qui y parvint et elle fonda la ville qui porte encore son nom.

 

La nymphe Cyrène

Mais revenons au premier fils de Cyrène, Aristée. On ne saurait dire si ce fut Apollon ou Hermès/Mercure qui confia le bébé à Gaia, la Terre, et les Heures aidèrent Gaïa à élever l’enfant. Les Muses, quant à elles, lui enseignèrent les arts que son père Apollon protégeait, ainsi que la médecine, le tir à l’arc et même la divination. Elles lui enseignèrent aussi l’élevage des abeilles, la culture des oliviers et la fabrication des fromages.

Aristée grandit donc dans une atmosphère heureuse et riche d’enseignement. Quand il fut devenu adulte les Muses lui donnèrent en mariage la fille de Cadmos, Autonoé, qui lui donna un fils, Actéon. Aristée vivait alors dans la vallée du Tempé, et il introduisit les arts rustiques parmi son peuple qui l’honorait comme un dieu. Un jour, il vit une très belle femme et la poursuivit. Il s’agissait d’Eurydice, la femme d’Orphée. Celle-ci, dans sa fuite, marcha sur un serpent qui la piqua mortellement. A la suite de cet accident et bien que, tout d’abord Aristée en ignorât la cause, ses abeilles dépérirent puis moururent.

Les abeilles d’Aristée

Désespéré, Aristée se rendit chez sa mère, Cyrène, qui vivait dans le palais de son père Apollon, sous les eaux du fleuve Pénée, et lui demanda son aide. Elle lui conseilla de capturer Protée, le Vieil Homme de la mer, qui avait le don de divination, ainsi il pourrait lui expliquer ce qui n’allait pas et ce qu’il faudrait faire. Mais il était difficile de capturer Protée car le dieu avait le pouvoir de changer de forme. Cependant, Aristée put le surprendre alors qu’il dormait et Protée lui apprit la raison de la mort de ses abeilles. Le devin lui conseilla de retourner au Tempé, de sacrifier quatre bœufs et quatre taureaux aux Dryades, les nymphes des bois, et un mouton noir à Orphée, puis de retourner à cet endroit neuf jours plus tard. Aristée exécuta toutes les instructions, et lorsqu’il revint, trouva les carcasses grouillant d’abeilles.

Aristée et sa ruche

Malheureusement,  Aristée allait perdre son fils, Actéon, déchiqueté par les chiens d’Artémis. Il se réfugia alors sur l’île de Céos, île de la mer Egée, alors désolée par une peste qu’il fit cesser en offrant là encore des sacrifices aux dieux. Plus tard, il voyagea en Sicile, en Sardaigne et en Arcadie, enseignant autour de lui l’agriculture et bien sûr, il y apporta la prospérité. Cependant, il entra en compétition avec Dionysos, pour savoir laquelle des deux boissons, le vin ou l’hydromel, était la meilleure et bien sûr, les dieux comme les hommes préférèrent le vin. Dionysos l’initia donc à ses célèbres orgies et Aristé accompagna Dionysos dans un voyage triomphal. Certains racontent qu’Aristée avait pris soin du dieu alors qu’il n’était encore qu’un enfant, sur le Mont Nysa, mais d’autres affirment que ce fut sa fille Macris. Il vécut pendant un temps avec Dionysos en Thrace, puis disparut sur la montagne Haemos, tout d’un coup, à jamais. Les dieux placèrent Aristée parmi les étoiles dans la constellation du Verseau.

La constellation du Verseau

Hérodote raconte qu’Aristée apparût après sa mort, à Cyzique, mais disparut une seconde fois pour réapparaître trois ans plus tard, à Métaponte. Là il demanda aux habitants de lui ériger une statue auprès celle d’Apollon et, après avoir consulté l’oracle, les habitants répondirent au souhait d’Aristée.

Quant à Plutarque, il pensait qu’Aristée quittait et reprenait son âme à volonté et quand celle-ci sortait de son corps, les assistants la voyaient sous la forme d’un cerf. Mais celui qui raconte le mieux l’histoire d’Aristée et de ses abeilles, c’est Virgile, dans la quatrième partie de ses Géorgiques.

 

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout

 

 

 

 

 

 

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LA COURONNE DE L’AVENT

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 04-12-2011

Bien sûr tout le monde c’est ce qu’est la Couronne de l’Avent. Mais quel est cet Avent, avec un « e » ? Ce mot vient du latin « adventus » qui signifie « venue, arrivée du Messie ». Cet Avent correspond donc à la période qui couvre les quatre semaines précédant Noël. Cette couronne est une tradition chrétienne qui symbolise l’Avent.

C’est le Pape Grégoire 1er dit aussi Grégoire-le-Grand qui instaura ce temps liturgique pour préparer la venue du Christ, en analogie avec le Quadragésime du Carême. D’ailleurs, on nommait ce temps de l’Avent « Quadragésime de Saint Martin » ou « Petit Carême ».

Dans les Eglises utilisant le calendrier romain, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l’année liturgique. Chez les Orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, les Espagnols et les Gaulois, le temps de l’Avent durait six semaines. Il commençait soit le 11, soit le 15 novembre.

La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Etonnant car la période de l’Avent correspond au moment où le Soleil traverse le Sagittaire dont la couleur est le violet.  

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Il semblerait que les premières couronnes de l’Avent soient apparues dans le Nord de l’Allemagne, au XVIe siècle, pour préparer les Chrétiens à la Fête de Noël. Cette couronne est faite de branchages de pin ou de sapin, arbres toujours vert pour signifier la vie, ainsi que du houx et parfois même du gui. Elle est nouée de rubans rouges et est ornée de quatre bougies, et parfois de pommes de pin.

Les symboles de la couronne de l’Avent sont multiples. Les couronnes rondes surtout évoquent le Soleil et annoncent son éternel retour, comme les fêtes qui l’honorent. Elles rappellent aux Chrétiens que le Christ va revenir. Ainsi, l’Avent n’est pas seulement l’attente avant Noël, mais c’est pour certains l’attente du retour du Christ, comme l’était dans l’Antiquité le retour du Soleil.  

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La couronne de Sainte Lucie

Les quatre bougies de cette couronne de l’Avent sont toutes aussi chargées de symboles. Allumées, elles symbolisent la lumière de Noël qui approche, apportant espoir et paix. Chaque dimanche de l’Avent, on en allume une. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. D’ailleurs, en Suède la couronne est réservée à Sainte Lucie le 13 décembre, pour la Fête de la lumière que représente la Sainte.

Chacune de ces bougies symbolise les grandes étapes du salut avant la venue du Messie :

·         La première représente le pardon accordé à Adam et Eve après la chute et qu’ils furent chassés du Paradis terrestre.

·         La seconde évoque la foi d’Abraham et des Patriarches qui aspiraient à la Terre promise.

·         La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera jamais. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu.

·         La quatrième symbolise l’enseignement des prophètes qui annonçaient un règne de justice et de paix.

Actuellement, dans les églises catholiques pendant les messes du temps de l’Avent, on allume progressivement les quatre bougies.

Et puis, le nombre quatre symbolise à lui seul les quatre saisons ainsi que les quatre points cardinaux. 

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Dans les maisons, les couronnes de l’Avent peuvent être posées sur une table, une commode ou autre, ou bien suspendues comme décoration aux portes ou aux fenêtres.

Au Canada, la couronne de l’Avent est ornée de trois bougies violettes et d’une bougie rose. Celle-ci est allumée le troisième dimanche et elle évoque la joie car l’attente s’achève. A chacun des dimanches où on allume une nouvelle chandelle, pour évoquer le feu et donc la lumière.

En Suède, les chandelles sont blanches car elles symbolisent la fête et la pureté. Mais en Autriche, elles sont violettes car le temps de l’Avent est à la pénitence.

La couleur verte de la végétation est signe d’espérance durant les longs mois d’hiver.  Le houx dont on décore la couronne rappelle la couronne d’épines posée sur la tête du Christ. Le houx comme les conifères sont choisis parce qu’ils ne perdent pas leurs feuilles ou épines en hiver, ils représentent la vie. Le houx en particulier symbolise ainsi l’éternité de Dieu. Les bougies ou les cierges sont la lumière, celle qui vient et qui éclairera le monde dans la nuit de Noël.

La Saint-André fixe à quelques jours près l’entrée dans l’Avent. Le dimanche le plus proche de cette fête est le premier dimanche de l’Avent.

Selon le rite catholique, on bénit la couronne de l’Avent. Ensuite, traditionnellement, on allume la couronne de l’Avent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Allumer au deuxième dimanche de l’Avent la bougie qui fait face au premier est considéré comme une erreur.

Les quatre bougies de la couronne de l’Avent représentent les quatre semaines avant Noël. Cette couronne sert en quelque sorte de compte à rebours. Ces bougies sont allumées les quatre dimanches avant Noël. La première est allumée le premier dimanche de l’Avent. Le premier dimanche, on allume une seule bougie, le second dimanche on allume la première bougie qui a déjà été allumée ainsi qu’une nouvelle bougie. Le troisième dimanche, on allume les deux anciennes bougies et une nouvelle bougie, trois bougies sont donc allumées. Enfin, le quatrième dimanche de l’Avent, on allume les trois anciennes bougies ainsi que la quatrième. Au quatrième dimanche de l’Avent les quatre bougies sont allumées. La difficulté est alors de laisser durer une bougie quatre dimanches, une seconde trois dimanches et une troisième deux dimanches. On peut donc les remplacer afin d’obtenir chaque dimanche un ensemble homogène et de fait, les couronnes sont souvent représentées avec quatre bougies de la même taille allumées, ce qui n’est possible qu’en changeant les bougies ayant déjà servi. 

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La couronne de l’Avent allemande

La couronne de l’Avent a été inventée par Johann Heinrich Wichern (1808-1881), éducateur et théologien de Hambourg. Il avait recueilli des enfants pauvres dans le Rauhe Haus, une vieille ferme et il s’occupait d’eux. Comme pendant tout ce temps de l’Avent, les enfants lui demandaient constamment quand Noël allait enfin arriver, il fabriqua en 1839 une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouge et quatre grands cierges blancs. Chaque matin, un petit cierge de plus était allumé et, à chaque dimanche d’Avent, un grand cierge, et c’est ce petit pense-bête qui a été repris ensuite par ses concitoyens.

Depuis 1860, l’année où est née officiellement la couronne de l’Avent, on utilise des branches de sapin. Depuis, le début du XXe siècle, elle est devenue en Allemagne une des traditions de Noël. Cette coutume allemande a été reprise dans de nombreux pays par la suite. Dans les églises de rite orthodoxe se trouvent çà et là des couronnes avec six cierges, conformément à une durée plus longue de l’Avent.

Et pourtant au regard des coutumes scandinaves tardives et déjà mélangées au Christianisme, on peut en déduire que les Germains de l’Antiquité connaissaient déjà cette tradition d’une couronne de lumière. Sans doute pour imiter le jour qui ne cesse de décroître, on allumait quatre chandelles, puis trois, puis deux, puis une seulement. A Jul, qui était au 21 décembre la fête du solstice d’hiver, on célébrait alors la renaissance de la lumière.

Quoi qu’il en soit, l’Avent a généré dans l’hémisphère Nord quelques dictons :

-       Quand secs sont les Avents, abondant l’an sera,

-       De la Toussaint à l’Avent, jamais trop d’eau ni de vent,

-       Qui plante en Avent, gagne une année sur le temps,

-       Il faut les Avents froids et secs si l’on veut boire sec,

-       Tel Avent, tel printemps,

-       Le mois de l’Avent est de pluie et de vent, tire ton bonnet jusqu’aux dents.

Un mois de décembre non humide annonce de bonnes récoltes. Un mois de décembre humide annonce un hiver rude.  

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME SCORPION AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-11-2011

Comment pourrait aimer Madame Scorpion sinon avec passion… Mais peut-être aussi avec un côté « mante religieuse » qui effraie quand même quelque peu les hommes. Bien sûr, celui qui aura le privilège d’être aimé d’elle ne rencontrera plus jamais une femme de sa trempe et toute autre relation amoureuse lui semblera fade. Il faut bien reconnaître qu’elle le fait vivre sur les montagnes russes, avec des cris, des coups de griffe, des coups de poignards, moraux bien sûr… sinon physiques… de grands moments d’exaltation, des crises de dépression et des raffinements de panthère… tout ce qui peut constituer une fascinante névrose.

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On peut se demander si Madame Scorpion est une partenaire aimante ou une redoutable adversaire, car lorsqu’elle aime, il lui faut triompher et si elle est froissée, elle ne voit pas d’autre issue que la vengeance. Peu d’hommes sont capables de lui tenir tête et les statistiques ont permis de mettre à jour que les femmes fatales sont de type Scorpion, celles qui ne séduisent que pour mieux abandonner ensuite. Ou bien celles chez qui le désir de domination surpasse tous les autres, et qui n’ont de cesse que le partenaire, totalement subjugué, n’ait perdu tout ce qui faisait sa force, son esprit d’entreprise, sa virilité en quelque sorte. C’est pourquoi il est recommandé à quiconque tombe amoureux d’une femme Scorpion de certes s’abandonner à son intense présence magnétique, mais de savoir réagir avant qu’elle ne vous domine complètement.

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Les hommes disent volontiers que les femmes saines et calmes les ennuient et qu’ils vivent plus intensément avec ces créatures irrationnelles et superbes. Avec Madame Scorpion, ils sont servis. Toutefois, avec l’âge, Madame Scorpion met de l’eau dans son vin et ne griffe plus avec autant de conviction. Et lorsqu’elle rencontre un homme digne de son admiration, un peu saint ou chercheur génial, elle peut enfin donner sa mesure et devenir une compagne exceptionnelle. Elle le secondera, saura le conseiller, usant de son intuition et aplanissant la route pour son « grand homme », chienne de garde vigilante et personne ne viendra à bout de sa détermination.

Evitez de sous-estimer l’influence d’une femme Scorpion sur son mari et, même si celui-ci connaît des revers de fortune, elle se battra à ses côtés, sans jamais faiblir. S’il réussit, il ne fait aucun doute que c’est à elle qu’il le devra.

Enfin, la jalousie est une partie inéluctable du tempérament de Madame Scorpion et son talon d’Achille. Aussi, quelles que nombreuses que soient les preuves de fidélité, son partenaire découvrira qu’elles ne suffisent jamais à la rassurer.

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