UNE DEESSE VIERGE… ATHENA

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 30-08-2013

Athéna fait partie des douze grands Olympiens. Elle est la fille de Zeus/Jupiter. C’était la déesse de la guerre, ainsi que de diverses disciplines et arts. Elle était la patronne des villes et avait des temples dans la plupart des grandes cités grecques. Athéna resta vierge, mais contrairement à Artémis, elle ne fuyait pas les hommes. Elle aimait les actions viriles et se joignait aux guerriers sur le champ de bataille. Son animal favori était la chouette, symbole de sagesse. Elle fut identifiée par les Romains à Minerve, la déesse de la Famille et des Artisans.

ATHENA-MINERVE par Charles Lebrun XVIIe

Athéna – Charles Le Brun – XVIIe siècle

Dans l’art et la littérature, Athéna apparaît revêtue de son armure, d’un casque, d’un bouclier rond et d’une lance ; sur sa poitrine, elle porte l’égide, cuirasse en peau de chèvre, ornée de glands. Sur son bouclier est peinte la tête de la Gorgone, et sa chouette est souvent perchée sur son épaule.

Lorsqu’à la demande de Mercure, Héphaïstos fendit le crâne de Zeus, Athéna en jaillit déjà adulte, toute armée et prête pour la bataille. Il existe plusieurs explications de sa « naissance ». D’après la plus connue, Zeus avait convaincu la Titanide Métis, la Prudence, de l’épouser. C’était Métis qui avait fait vomis Cronos/ Saturne, le père de Zeus, délivrant ainsi ses frères et sœurs, et notamment Poséidon/Neptune et Hadès/ Pluton. Quand Métis fut enceinte, Gaia et Ouranos, ou bien Prométhée, avertirent Zeus que si Métis avait un second enfant, celui-ci serait plus puissant que son père et qu’il règnerait sur le ciel et la terre. Pour éviter cela, Zeus avala Métis enceinte.

METIS - MUSEE DU LOUVRE

Métis – Musée du Louvre

Selon une autre version, Zeus désirait bénéficier de la sagesse de Métis sans encourir le risque d’avoir un fils qui le supplanterait. Il la poursuivit amoureusement, sachant que pour lui échapper, elle changerait de forme, car elle voulait rester vierge. Lorsqu’elle prit la forme d’une mouche, Zeus l’avala. En fin de compte, Métis fut délivrée dans la tête de Zeus, d’où Athéna émergea par la suite.

L’épithète « Tritogeneia », de sens inconnu, est à l’origine de la croyance selon laquelle Athéna vit le jour au bord d’un lac ou d’un fleuve nommé Trito, ou Tritonis, comme il en existait en Béotie, en Arcadie et en Libye. D’autres disent qu’Athéna fut élevée par leur fondateur, Alalcoménée, car leur ville était voisine d’un fleuve nommé Tritonis.

Athéna accorda son aide à de nombreux héros, comme Persée, Bellérophon, Héraclès, Jason, Diomède et Ulysse. Elle fut la protectrice la plus convaincue des Grecs à Troie. Elle aida Persée parce qu’elle voulait la mort de la belle Gorgone Méduse qui l’avait offensée. Et c’est ainsi qu’elle donna à cette dernière une apparence si repoussante qu’elle transformait en pierre tous ceux qu’elle regardait. Lorsque Persée offrit au roi Polydectès de lui rapporter la tête de la Gorgone, Athéna lui fit présent des sandales ailées, de la besace et du casque qui rendait invisible, objets dont il avait besoin pour la vaincre. Une fois que Persée eut accompli cette tâche, il donna la tête coupée à la déesse qui la fixa sur son bouclier.

Le plus célèbre sanctuaire d’Athéna était le Parthénon à Athènes. Elle n’obtient pas Athènes sans mal car Poséidon/Neptune en revendiquait aussi la souveraineté. On les fit concourir et Poséidon fit jaillir une source d’eau salée sur l’Acropole. Athéna fit alors pousser un olivier. Les Athéniens décidèrent que le dernier don était le plus utile et préférèrent la déesse au dieu. Poséidon/Neptune, dans sa colère, inonda l’Attique, mais comme les Athéniens l’honoraient tout de suite après Athéna, il s’adoucit et accorda sa protection à la ville.

Ancient Treasures Of Afghanistan

Athéna et l’égide

Avant la guerre, Athéna était honorée à Troie sous la forme d’une statue de bois appelée le Palladion, qui était tombée du ciel. La citadelle était réputée invincible tant qu’elle possédait l’idole. C’est pourquoi les Grecs, sur les conseils, d’Hélénos, un devin troyen qu’ils avaient capturé, décidèrent de voler la statue ; Diomède et Ulysse s’introduisirent la nuit dans Troie et, avec l’aide d’Hélène, l’enlevèrent.

Athéna avait un autre sanctuaire à Troie ; c’est là qu’Ajax, le fils d’Oïlée, viola Cassandre qui s’agrippait à la statue de la déesse. Ajax, par sa violence, fit tomber la statue qui, à ce moment, détourna les yeux de l’acte outrageux. Après cela, Athéna retira sa protection aux Grecs, à l’exception d’Ulysse qu’il aimait profondément et qu’elle aida à revenir chez lui à Ithaque, dix ans plus tard, il est vrai, mais ce retard avait été causé par l’hostilité de Poséidon/Neptune.

Cassandre

Cassandre violée par Ajax dans le temple d’Athéna

L’épithète d’Athéna Pallas a une origine obscure. Il se peut que la déesse ait pris le nom du géant Pallas, qu’elle avait tué lors de la guerre entre les dieux et les Géants. Selon une légende, aussi, la déesse, encore jeune, avait tué accidentellement l’une de ses compagnes de jeux, nommée Pallas, et elle aurait pris son nom en souvenir d’elle. Mais on explique souvent cette épithète comme l’appellation originale de la vieille déesse guerrière qui était honorée à Mycènes avant Athéna. De plus, les parentés entre Athéna et Athènes sont confimées par les légendes d’Erichtonios et du jugement d’Oreste. La première, assez cru, raconte comment Héphaïstos poursuivit Athéna et tenta de la violer. La déesse-guerrière le repoussa avec succès, et la semence du dieu féconda la terre, d’où naquit plus tard Erichtonios, qui se traduit par « né de la terre ». La déesse le confia aux filles du roi Cécrops, après l’avoir enfermé dans un coffre qu’elle interdit d’ouvrir. Cependant, deux des filles furent incapables de résister à leur curiosité et regardèrent à la dérobée dans le coffre ; elles virent un serpent, ou un enfant avec une queue de serpent, ou encore un serpent lové autour de l’enfant. Devant ce spectacle, elles se jetèrent du haut de l’Acropole. La déesse reprit le petit être, et l’éleva dans son sanctuaire. Plus tard, il devint roi d’Athènes.

ORESTE POURSUIVI PAR LES ERINYES - William-Adolphe_Bouguereau

Oreste poursuivi par les Erinyes

Oreste, poursuivi sur toute la surface de la terre par les Erinyes, après le meurtre de sa mère Clytemnestre, arriva à Athènes. Là, Athéna le prit sous sa protection, établissant ainsi les traditions athéniennes du jugement par jury, et de l’hospitalité envers les étrangers. Elle réunit le tribunal de l’Aréopage pour qu’il soit jugé et, les suffrages étant égaux, elle fit pencher la balance en sa faveur. De ce fait, les Erinyes furent honorées à Athènes sous le nom d’Euménides, les Bienveillantes. Alors qu’Oreste et Iphigénie étaient sur le point de périr, dans la péninsule de Tauride, la Crimée d’aujourd’hui, Athéna les sauva une fois de plus.

Athéna et Arès/Mars sont tous deux des divinités guerrières, mais ils diffèrent sur un point ; les Grecs, et tout particulièrement Homère, ont une préférence pour la déesse qui symbolise la force intelligente et la stratégie, et s’oppose à la force brutale d’Arès/Mars. Dans l’Iliade, elle s’opposait constamment à lui et, un jour, elle combattit aux côtés de Diomède, contre lui. Elle guida la lance qui alla frapper le ventre d’Arès, faisant fuir piteusement le dieu du champ de bataille. Zeus aimait aussi profondément Athéna qu’il haïssait Arès/Mars.

Pallas/Athéna c’est aussi la Minerve romaine et bien avant encore la « Menerva » étrusque qui, à l’instar d’Athéna, portait le hibou, oiseau de sagesse, sur son épaule et le rameau d’olivier à la main. Minerve apparaît comme moins guerrière, moins masculine qu’Athéna, déesse civilisatrice par excellence. Par ailleurs, comme Héphaïstos, Athéna deviendra patronne de la forge et de tous les arts mécaniques. Elle n’aimait pas les hommes, comment auraient-ils pu rivaliser avec le père qu’elle avait ? Athéna éconduisait donc brutalement ceux qui osaient la courtiser ou même la regarder dévêtue. Tirésias qui l’avait aperçue par accident en perdit la vue, mais non le don de double vue…

Athéna personnifie la sagesse, ce qui ne serait pas pensable si elle était fille de sa mère, dont on sait d’ailleurs peu de chose. Aux yeux des Grecs, il n’y a de sagesse que masculine. Athéna conseille les dieux, intervient dans les conflits, apporte son aide, toujours efficace, aux héros qu’elle estime ou qui lui sont exceptionnellement dévoués. De sa facette féminine subsistent quelques fonctions : quelques inventions qui serviront aux progrès de l’agriculture, comme celle de la charrue, du râteau, du joug, en imaginait-elle l’usage conjugal, elle, protectrice de la famille, du mariage, et très attachée à la fidélité des époux, ce qui peut surprendre vu le comportement de son père.

LE TRIOMPHE DE MINERVA - FRANCESCO DEL COSSA - PALAZZO SCHIFANOIA - FERRARA

Le triomphe d’Athéna – Francesco del Cossa – Palazzo Schifanoia – Ferrara

Athéna enseignera aux femmes le tissage et ne supportera pas la concurrence dans ce domaine. Celle qu’elle transforma en araignée, son animal exécré, en sut quelque chose. Elle leur apporta encore la poterie et leur enseigna l’art des travaux domestiques, voilà qui la renvoie dans le camp de la Vierge sage, ainsi que ses talents particuliers en matière de santé et de guérison, qui plus encore évoquent ici les dons thérapeutiques de la Vierge/Maison VI. Athéna n’a-t-elle pas, d’ailleurs, enseigné à Asclépios, dieu de la médecine, peut-être aussi à Erichtonios, à ressusciter les morts grâce au sang de Méduse.

L’image habituellement donné à la sage déesse était de nature à l’entourer de fidèles : « Protectrice des hauts lieux, acropoles, palais, villes » et « inspiratrice des arts civils, agricoles, domestiques, militaires »… Que reste-t-il aux autres ?

Industrieuse, active, intelligente, ingénieuse, Athéna possède toutes les vertus et illustre la dimension la plus élaborée du signe de la Vierge. Certains l’ont assimilée à la déesse égyptienne Neith, notamment Platon. Mais sans doute a-t-elle réuni sur sa seule personne des mythes très archaïques, à la fois guerriers et civilisateurs, qui font d’elle aussi, à l’origine, une Déesse Mère, porteuse, comme Ishtar, d’une double nature : tantôt Walkyrie, tantôt démétérienne. Mais elle semble aussi incarner l’idéal grec de raison, de mesure et de sagesse auquel la plupart des déesses « nées d’une mère » ne pouvaient prétendre.

LA CHOUETTE DE PALLAS ATHENA

La petite chouette d’Athéna

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur

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LES DUALITES DE MERCURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 5.3.3 - MERCURE, 6.6.3 - LES MYTHES DES GEMEAUX ET DE MERCURE) par sylvietribut le 27-08-2013

Mercure, dont le diamètre représente moins de la moitié de celui de la Terre, est la plus petite des planètes inférieures. C’est aussi la plus proche du Soleil, elle en est séparée par 58 millions de kilomètres. Vu de la Terre, Mercure ne s’écarte jamais de plus de 28° du Soleil, et son mouvement orbital, qui dure 88 jours, semble aller vers l’arrière, puis vers l’avant, qui correspond au mouvement rétrograde ; comme si la planète escortait l’astre du jour et c’est ce qui a valu à Mercure d’être considéré comme un héraut ou un messager par la mythologie. Cette planète est si proche du Soleil qu’elle est difficilement observable à l’œil nu, sinon brièvement, au début de l’été ou de l’automne, au moment du lever ou du coucher du Soleil. 

LA PLANETE MERCURE

La planète Mercure

Ce mouvement de rétrogradation est l’un des aspects les plus étonnants du mouvement des planètes et cette boucle que beaucoup d’entre elles accomplissent quand elles viennent en situation de conjonction inférieure ou d’opposition. Ce phénomène est évidemment une illusion d’optique, due au mouvement propre de la Terre.

Entre 1924 et 1929, l’astronome Eugène Antoniadi a observé en détail Mercure. Avec un télescope géant, il a distingué des zones sombres sur la surface de la plante, auxquelles il a donné des noms empruntés aux mythologies grecque et égyptienne : Apollonia, Horarum, Aurora. Selon lui, il s’agissait de vastes régions obscures, aussi mystérieuses et séduisantes que les personnages dont il avait emprunté les noms. Malheureusement, des observations ultérieures, plus précises, ont montré que ces fameuses zones n’existaient pas.

Pour les prêtres-astrologues de l’ancienne Mésopotamie, Mercure était le dieu Nabou, et on célébrait un culte en son honneur, essentiellement dans la ville de Barsippa, située à quelques kilomètres au sud de Babylone. Peu d’éléments concernant Nabou nous sont parvenus, mais on sait tout de même que, vers 1000 avant Jésus-Christ, il a remplacé une ancienne déesse sumérienne, Nisaba ou Nidaba, la patronne des scribes. Il est le fils de Mardouk, l’équivalent de Jupiter, et on considérait que toute variation de l’aspect de la planète Mercure laissait présager quelque changement pour le fils du roi, le prince héritier. Le septième jour des fêtes du Printemps, marquant le nouvel an en Mésopotamie, Nabou délivrait Mardouk de sa captivité, ce qui symbolisait la restauration de l’autorité et de l’ordre pour l’année à venir. Le onzième jour, les dieux se réunissaient pour décider du destin du monde, tandis que Nabou enregistrait leur jugement.

Les Sumériens croyaient aussi que Nabou avait le pouvoir de faire tomber la pluie, sans doute parce qu’il était censé avoir une action bénéfique sur les récoltes. C’est peut-être à partir de ces croyances que les Grecs et les Romains de l’Antiquité ont associé Mercure aux activités commerciales. Plusieurs langues européennes ont conservé la racine latine de « Mercurius » dans des mots tels que « marchand » et « commerce ». Selon Jules César, c’était le dieu le plus célébré en Gaule et en Angleterre.

Mercure2 

Mercure, Maître des Gémeaux et de la Vierge, tenant dans sa main droite une bourse, symbole du commerce et dans sa main gauche le caducée, baguette magique faite de deux serpents entrelacés, symbole de paix et ayant un pouvoir de guérison – Dans la partie inférieure du tableau ceux que Mercure protège : les voyageurs, les moissonneurs et les marchands – Illustration extraite de De Sphaera – XVe siècle

Le dieu Mercure est l’équivalent romain du dieu grec Hermès. A l’origine, c’était le dieu de la Fécondité et celui des Voyageurs. Le nom « Hermès » signifie littéralement « celui du tas de pierres » : ce dieu était en effet honoré par des empilements de pierres placés sur le bord des routes, et chaque voyageur ajoutait la sienne, tradition qui se perpétue encore dans les randonnées et l’escalade. En outre, ce dieu guidait l’âme des morts vers le monde souterrain. Il portait un couvre-chef qui le rendait invisible et faisait de lui le messager des dieux.

MERCURE VOLANT LE TROUPEAU D'APOLLON - LORRAIN

Mercure volant le troupeau d’Apollon par C. Lorrain

La nature divine d’Hermès-Mercure a été établie dès sa naissance. Ce jour-là, avant midi, il inventa la lyre, et à la fin du jour, comme pour montrer son habileté à jouer des tours, il vola le bétail de son frère Apollon. Ayant séparé du troupeau cinquante génisses, il les conduisit, à la nuit tombée, en bas de la montagne. Pour modifier les traces de leur passage, il les fit marcher à reculons et chaussa d’énormes sandales pour déguiser ses propres traces de pas. Apollon en conçut de la colère, mais Zeus/Jupiter fut charmé par l’intelligence de l’enfant dont il fit son échanson. Dans certaines des représentations plus anciennes, Hermès a l’aspect d’un vieil homme portant une longue barbe, alors qu’à l’époque grecque classique c’était un beau jeune homme. En astrologie, il est souvent décrit comme l’incarnation des deux sexes, l’hermaphrodite.

MERCURE

Parfois Mercure porte un couvre-chef ailé, parfois les ailettes sont aux pieds

Un élément important de l’histoire de Mercure a son origine en Egypte. Dans le monde hellénique les derniers siècles qui ont précédé la naissance de Jésus-Christ, l’assimilation de Mercure au dieu égyptien Thot était très largement admise. Cependant, à l’époque des premières dynasties, environ 3 000 ans avant Jésus-Christ, Thot était un dieu lunaire, doté de beaucoup des attributs caractéristiques de Mercure. Il était l’inventeur des sciences, en particulier de l’écriture, et le dieu de la Médecine. Comme Hermès, il assurait en même temps les fonctions de messager et de scribe des dieux. Ce glissement des attributions, de la Lune à Mercure, illustre l’assimilation culturelle qui s’est effectuée, sous l’influence grecque, au cours du IVe siècle avant Jésus-Christ. A partir de cette époque, Mercure tend à être appelé Hermès Trismégiste, et ce nom, qui est en même temps un symbole, sera par la suite employé par les mages et les alchimistes. Les Grecs d’Egypte appelaient couramment leurs dieux « megistos » ce qui signifie « le plus grand ». Or, dans la langue égyptienne ancienne, on répétait plusieurs fois un adjectif pour lui donner plus de force ; suivant cet exemple, on exemple, on a répété trois fois le terme « megistos » après le nom du dieu Thot-Hermès, pour signifier « trois fois le plus grand », ensuite abrégé en « trimesgistos ». Rapidement, le nom d’Hermès Trimégiste est passé dans le langage courant. Ce dieu était considéré comme celui qui avait donné à l’homme la médecine, la magie, l’astrologie et l’alchimie. Dans l’alchimie européenne, nous la rencontrons sous son nom romain, Mercure, idéal de l’œuvre alchimiste et guide secret des adeptes de cette science, prenant parfois la figure du Christ, parfois celle d’un fourbe ou d’un dragon gardant le secret de la pierre philosophale.

MERCURE MAITRE DES GEMEAUX ET DE LA VIERGE

En astrologie, on dit que ceux qui sont nés sous l’influence de la planète Mercure ont l’esprit vif, qu’ils sont habiles et alertes, capables de penser rapidement et de parler avec facilité. Cependant, on considère qu’ils ont aussi une certaine tendance à l’inconstance.

Mercure était un dieu aux multiples fonctions, puisqu’il protégeait aussi bien les commerçants que les voleurs, ou même les artistes, en plus d’être le messager des dieux. Psychopompe, il était aussi transformateur des énergies. Dans l’interprétation astrologique classique Mercure conserve ces attributions. Il régit aussi les facultés intellectuelles, la compréhension, l’adaptation et le savoir-faire.

Le Mercurien type conserve les qualités propres et les défauts de l’adolescence. Doté d’un esprit vif et rapide ainsi que d’une très grande faculté d’assimilation, il parvient sans grande peine à posséder des connaissances sur un grand nombre de sujets. Toutefois, il ne s’agit souvent que d’un savoir de façade car il est incapable d’un effort soutenu dans la plupart des cas. Gai, subtil, jonglant avec les mots et les idées, avec une soif du dialogue, du contact humain, le Mercurien brille dans la société qu’il recherche. Mais tout n’est pas parfait chez lui, notamment quand des indications dissonantes s’imposent dans le thème, alors il peut même se révéler peu scrupuleux. 

CADUCEE SUR MONNAIE ROMAINE

Le caducée sur une pièce de monnaie romaine

Bibliographie

Le langage secret des étoiles et des planètes – Geoffrey Cornelius/Paul Devereux 

Dictionnaire de la Mythologie – Jean-Louis Brau – Larousse  

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SOLSTICE D’ETE AU CHATEAU DE THOIRY

(6.3 - Autres lieux ésotériques ou mythiques) par sylvietribut le 24-06-2013

Thoiry est une petite commune des Yvelines, à environ 50 km de Paris. C’est un château Renaissance qui depuis son acquisition, en 1609, par Guillaume Marescot, est resté depuis treize générations la propriété de la même famille, devenue la famille La Panouse depuis le XIXe siècle, la transmission se faisant souvent par les femmes.

Ce château a donc traversé les siècles et les événements, comme la Révolution, en restant pratiquement intact. Il a ainsi conservé son mobilier acquis au cours des différentes époques. Il possède en outre d’importantes archives historiques.

Tous les ans, du 1er au 30 juin, si vous savez être matinal, vous serez accueilli au château de Thoiry, à 5 h 15, par le propriétaire actuel, Monsieur le Comte de la Panouse, qui vous fera découvrir les secrets de l’architecture solaire et ésotériques du château, grâce à ses passionnantes explications. Et puis, vers 6 heures, si la météo le permet, vous assisterez au lever du soleil, dans l’axe central du vestibule du château. Ensuite, un copieux petit déjeuner vous sera offert, préparé par la gouvernante du château. Elle vous régalera de ses gâteaux faits maison et selon d’autres recettes de famille.

SOLSTICE D'ETE - CHATEAU DE THOIRY

Solstice d’été au château de Thoiry

Cette belle demeure semble faite pour abriter le bonheur et l’art de vivre d’une famille à la campagne, tout un étant un véritable trésor du point de vue architectural. Elle trahit son secret deux fois par ans, aux solstices d’hiver et d’été.

L’histoire commence à l’époque où, Raoul Moreau, érudit et Trésorier de l’Epargne sous Henri II, se fit construire son château pour y mener à bien ses expériences ésotériques. Pour ce faire, il appela le plus célèbre architecte du XVIe siècle, Philibert de l’Orme et le non moins célèbre Olivier Ymbert, maître maçon, qui manipulèrent Nombre d’Or et Quinte musicale afin de bâtir le site le plus magique de l’époque.

Et c’est pourquoi, au solstice d’été, le disque rouge flamboyant du soleil apparaît dans la transparence du vestibule tandis qu’au solstice d’hiver, le soleil disparaît à l’horizon dans l’axe Sud Ouest du château et ses parterres.

Du château, la vue s’étend au Sud jusqu’à la forêt de Rambouillet et, au Nord, elle survole la vallée de la Seine et se perd à 30 km. Cependant, la construction du Château de Thoiry avait un autre objectif que la vue. En effet, le relief permit de faire du paysage un calendrier solaire grandeur nature avec le château pour pivot, l’horizon comme cadran et les perspectives comme aiguilles, afin de marquer les moments privilégiés de la course du soleil.

Par ses belles proportions arithmétiques, géométriques et du Nombre d’Or, le Château de Thoiry se révèle comme un instrument captant les forces et les vibrations perçues par nos sens de l’équilibre et mettant ainsi ses habitants en harmonie avec l’univers. Thoiry se trouve donc être l’incarnation du « Feng Shui » de l’Occident afin de créer une harmonie propice au bien-être et au bonheur de vivre. 

LE LABYRINTHE DU PARC DU CHATEAU DE THOIRY

Le labyrinthe végétal du parc du Château de Thoiry

Le parc du Château de Thoiry abrite le plus grand labyrinthe végétal de France. Ce labyrinthe est la rencontre de la symbolique des jardins inspirée par le traité initiatique du Songe de Polyphile, du nombre d’or qui ordonne l’architecture du château et des mythes utilisant la symbolique animale. Ce labyrinthe offre un parcours de 2 300 mètres, 5 600 ifs y sont plantés et on ne compte pas moins de neuf ponts.

En parcourant les allées de ce parc somptueux, vous comprendrez pourquoi les 126 hectares des jardins de Thoiry sont labellisés « Jardin Remarquable » par le Ministère de la Culture.

Enfin, le Château de Thoiry c’est aussi un fabuleux parc zoologique et une réserve africaine. 

www.thoiry.net

 

 

 

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