CAREME… QUARANTE… UN NOMBRE SYMBOLIQUE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-03-2012

Le salut de l’humanité passe souvent, selon la Bible, par le nombre quarante : quarante jours de Déluge punissent l’humanité pécheresse et, pendant la même durée, l’arche vogue sur les flots, grâce à l’alliance scellée entre Dieu et Noé, pour conserver les spécimens de la faune et de la flore terrestres ; Moïse est appelé par Dieu à l’âge de 40 ans, et il demeure quarante jours au sommet du Sinaï ; les grands rois d’Israël, Saül, David, Salomon règnent pendant quarante ans.

Le déluge et l’arche de Noé

Jésus prêche pendant quarante mois, se retire au désert pendant quarante jours, sort victorieux de la tentation qu’il y subit pendant quarante jours, il ressuscite après quarante heures de séjour dans le sépulcre puis, pendant quarante jours jusqu’à l’Ascension, il apparaît à ses disciples pour leur dispenser ses dernières recommandations.

Suivant les traditions répandues dans le monde proche-oriental, que le judaïsme a transmises vers l’Occident, les nouveau-nés sont présentés au temple, ou pour le christianisme à l’église paroissiale, quarante jours après leur naissance ; ils sont donc reconnus devant Dieu et la société, et à cette occasion la jeune mère est purifiée du sang de l’accouchement. C’est en réalité ce rite de relevailles qui, d’une certaine façon, restitue à la femme sa sexualité non dangereuse et la rend de nouveau accessible à son époux. Car, pendant les quarante premiers jours suivant l’accouchement, un lourd tabou sexuel pesait sur le couple avec des conséquences graves pour la vie, la richesse, la respectabilité de la famille et de sa progéniture.

Les relevailles de la Vierge

Le nombre quarante joue, dans un grand nombre de cultures, un rôle déterminant pour la pratique des rites mortuaires et du culte des ancêtres. C’est le nombre de jours considérés comme indispensables pour que la dépouille, débarrassée de tout lien avec le monde des vivants, accepte de partir définitivement vers le monde de l’au-delà. Les cérémonies et les rites accomplis ce jour-là visent à lever les interdits du deuil, à purifier les parents du défunt de la souillure mais aussi à satisfaire le mort ; il faut pendant quarante jours de deuil adoucir sa peine, alléger son chagrin, le préparer à la séparation pour qu’il accepte désormais son rôle d’ancêtre bienveillant au lieu d’errer entre le monde des vivants et celui des morts.

Il est tout à fait vraisemblable que la coutume de la quarantaine, dont le but est de libérer mutuellement morts et vivants, est à l’origine d’une croyance largement répandue selon laquelle le nombre quarante symbolise un cycle de vie ou de non-vie. Il constitue le point de passage vital d’un cycle à l’autre, et c’est en ce sens que le nombre est devenu déterminant dans la notion philosophique et métaphysique de l’éternité ou de l’éternel retour.

Dans le monde balkanique, plaque tournante entre l’Orient et l’Occident, le nombre quarante, prometteur de richesses et d’abondance, est particulièrement significatif dans le cadre des travaux agricoles. « Mange quarante, bois quarante et plante quarante », y recommande un dicton populaire ; les femmes font au printemps une sorte de tarte avec quarante espèces d’herbes pour assurer l’abondance, les jeunes filles tissent avec quarante fils, de trame, pour devenir de bonnes ménagères, etc.

 

Sainte Françoise la Romaine

Mais, pour multiplier ses biens par quarante, il faut suivre une règle morale qui consiste à accomplir quarante actes de charité, appelés « psykhika », littéralement « œuvres de l’âme ». C’est ainsi que l’Eglise orthodoxe vénère, le 9 mars, la mémoire de quarante martyrs, particulièrement respectés par les cultivateurs, dont leur fête est le 10 mars pour les catholiques qui, le 9, fêtent sainte Françoise, noble romaine qui fut veuve après 40 ans et mourut en 1440 dans le couvent qu’elle avait fondé. D’après les légendes, il s’agit de quarante soldats de l’armée romaine qui se livrèrent volontairement aux moins des légionnaires et trouvèrent la mort pour leur foi chrétienne vers la fin du IIIe siècle dans la ville arménienne de Sébastia. Les tortionnaires, pour éviter toute nouvelle conversion, avaient décidé un martyre exemplaire : jeter les jeunes hommes dans l’eau glaciale d’un lac. Un seul, ne pouvant supporter les affres de cette mort lente, chercha refuge dans les eaux chaudes d’une installation de bains voisine. Mais l’endurance des trente-neuf autres émut profondément l’un des officiers qui assistaient au martyre ; il se jeta dans le lac pour rejoindre ceux dont la foi allait rendre la souffrance supportable et les martyrs se retrouvèrent quarante.

La valeur métaphorique de la forme même du martyre par rapport aux préoccupations du monde rural est facile à saisir : le début du mois de mars, avec ses écarts de température et ses changements de temps imprévisibles, constitue une période critique pour les cultures printanières et le repiquage des plantes maraîchères.

C’est aussi la date à laquelle commencent à s’activer les séricicultrices qui se mettent volontiers sous la protection des Quarante Saints. Le jour de leur fête, elles apportent à l’église les œufs des vers à soie qu’elles comptent élever dans l’année, afin qu’ils soient bénis et ne dépérissent pas à la suite des intempéries. Cette célébration du 9 mars, qui se trouve toujours en pleine période de Carême, est l’occasion de réjouissances rituelles qui permettent de rompre, par une mi-carême, avec l’austérité et la tristesse de la quarantaine.

Combat de Carnaval contre Carême – Pierre Bruegel l’Ancien

Le quarantième jour avant Pâques « quadragesima dies », nom transformé en « quaresima » marquent le début du Carême. L’opposition entre Carnaval et Carême représentée sous forme de cuisine grasse et cuisine maigre, que Bruegel a bien représenté, revêtait une certaine bonhommie aujourd’hui effacée par l’interprétation religieuse.

La coutume de préparer pour l’arrivée de Pâques un jeûne de quarante jours s’imposa dans les différentes Eglises d’Orient à la suite des conciles de Nicée (325) et de Laodicée (365) et fut adoptée définitivement trois siècles plus tard à Rome, où la pratique du jeûne et de la pénitence était facultative.

 

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas 

 

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ENTREE DE NEPTUNE EN POISSONS

(04 - L'AGENDA ASTROLOGIQUE, 4.3.6 - NEPTUNE) par sylvietribut le 11-02-2012

Vendredi 3 février 2012, à 2 h 35, Neptune faisait son entrée définitive dans les Poissons pour ne quitter ce signe qu’en janvier 2026.

De ce fait, il est bien évident que tous les natifs des Poissons ne seront pas concernés en même temps par l’arrivée de Neptune dans leur signe. Pour vous donner un exemple, en cette année 2012, ne seront concernés que les 0°, 1°, 2° et 3° du signe, c’est-à-dire parce que votre soleil, votre Ascendant ou tout autre planète traversant l’un de ses 4 premiers degrés. Pour le Soleil, cela signifie une naissance un 19, 20, 21, 22 ou 23 février.

L’influence de Neptune sera difficile si dans votre thème le soleil, votre Ascendant, ou toute autre planète se situent sur ces quatre premiers degrés du Sagittaire et des Gémeaux, ainsi que ceux de la Vierge, signe qui recevra l’opposition de Neptune.

Ensuite, ce sont les quatre premiers degrés du Taureau, du Cancer, du Scorpion et du Capricorne qui seront sous l’influence inspirante de Neptune. Par contre, le Bélier, le Lion, la Balance et le Verseau ne seront pas concernés par cette influence de Neptune en Poissons.

Le signe double et d’Eau des Poissons dont Neptune est le Maître

Que représente la planète Neptune pour l’astrologue

Tout d’abord Neptune gouverne le signe des Poissons. Dans la mythologie, Neptune est le dieu des océans. En astrologie, c’est la planète qui estompe les limites physiques du monde visible et les contours de nos certitudes. Les lents changements de notre vie terrestre comme la mort de certaines croyances, l’évolution des styles de vie, l’oubli des modes et des idées, sont sous l’influence de Neptune.

La planète Neptune symbolise une force qui échappe à notre contrôle car elle se situe au-delà de la raison ou de tout ce qui est accessible à l’esprit logique. La seule façon de vraiment comprendre Neptune dans son essence consiste à s’y abandonner car elle se situe par définition et par fonction, au-delà des frontières. Neptune est d’ailleurs associée au mysticisme, au mystère, à l’unicité, au développement spirituel et à l’inspiration. On dit également qu’elle représente l’informel, l’illusion, la dissolution, l’imagination et l’idéalisme.

 

Neptune sur son char tiré par ses chevaux marins enlève Amphitrite

Dans sa forme la plus élaborée, Neptune induit au mysticisme et à la communion avec le divin. Dans la vie quotidienne, Neptune organise les rêves et les visions, l’inspiration et la poésie. L’influence de Neptune encourage la charité, la sensibilité et l’esprit de sacrifice. Mais dans ses aspects négatifs, Neptune apporte la rapacité, la fraude, la déception, la désillusion et le cynisme. Dans ses attributions comme dans ses influences symboliques, Neptune demeure vague, secret, flou, fluctuant.

En politique, Neptune représente le socialisme.

 

L’influence de Neptune en transit

Sur un plan essentiel, les transits de Neptune rendent sensible presque tout ce qu’on touche. L’important dans le cas d’un transit de Neptune est que le secteur, ou maison astrologique, dans lequel  la planète entre se trouvera transformé.

Dans le cas d’un transit harmonieux de Neptune, des émotions jusqu’alors inconnues s’éveillent et s’expriment. Inspiration et pressentiments ont libre cours : on vivra ce qui doit être, ce qui est en nous. Les entreprises dont toute raison nous aurait dissuadés ne font plus peur. On se montre réalisateur sans être réaliste pour autant. On peut faire ce que la situation, les conditions de vie semblaient nous interdire. On bénéficie même d’heureuses coïncidences ou opportunités. Sous cette influence, on recherche souvent la quiétude de la solitude. On peut faire preuve d’abnégation et de sacrifice. La personnalité se fait sensible, émotive, impressionnable. On est comme animé d’un esprit de charité, de compassion. La tendance est à la philanthropie. Pour certains, intérêt pour l’occulte et des dons de médiumnité peuvent se faire jour.

Dans le cas d’un transit dissonant de Neptune, la vie semble flotter au gré des vents contraires. On se trouve dans une inaptitude à dominer les perturbations qu’on engendre, à moins qu’on ne les subisse. On laisse les choses se faire ou se défaire, abandonnant toute volonté, ou la compensant par des coups de tête, de colère ou de cœur, justifiés par nos seules inspirations. Certains seront exaspérés par le sort qui les malmène et se révolteront contre l’inévitable ou contre eux-mêmes. D’autres encore trop acharnés à préserver confort, morale, sécurité, se condamneront à de bizarres inquiétudes, d’indéfinissables besoins, d’inexplicables manques. Certains se sentiront persécutés, d’autres seront l’objet d’obsessions morbides, se créant des prisons imaginaires. Ce transit permet parfois de manifester, quel qu’en soit l’enjeu, ce qui restait secret ou latent, ce qui, en nous, se taisait. Il existe aussi une tendance à décevoir ou à agir en sous-main. La sensiblerie est portée à son maximum pendant que la volonté est dans un grand état de faiblesse. Pour certains, ce sera une recherche de sensations morbides, de ce qui étourdit les sens et endort la conscience. Le goût pour l’alcool et les stupéfiants n’est pas rare, à moins qu’on ne s’assomme de tranquillisants.

 

 

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LA COURONNE DE L’AVENT

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 04-12-2011

Bien sûr tout le monde c’est ce qu’est la Couronne de l’Avent. Mais quel est cet Avent, avec un « e » ? Ce mot vient du latin « adventus » qui signifie « venue, arrivée du Messie ». Cet Avent correspond donc à la période qui couvre les quatre semaines précédant Noël. Cette couronne est une tradition chrétienne qui symbolise l’Avent.

C’est le Pape Grégoire 1er dit aussi Grégoire-le-Grand qui instaura ce temps liturgique pour préparer la venue du Christ, en analogie avec le Quadragésime du Carême. D’ailleurs, on nommait ce temps de l’Avent « Quadragésime de Saint Martin » ou « Petit Carême ».

Dans les Eglises utilisant le calendrier romain, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l’année liturgique. Chez les Orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, les Espagnols et les Gaulois, le temps de l’Avent durait six semaines. Il commençait soit le 11, soit le 15 novembre.

La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Etonnant car la période de l’Avent correspond au moment où le Soleil traverse le Sagittaire dont la couleur est le violet.  

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Il semblerait que les premières couronnes de l’Avent soient apparues dans le Nord de l’Allemagne, au XVIe siècle, pour préparer les Chrétiens à la Fête de Noël. Cette couronne est faite de branchages de pin ou de sapin, arbres toujours vert pour signifier la vie, ainsi que du houx et parfois même du gui. Elle est nouée de rubans rouges et est ornée de quatre bougies, et parfois de pommes de pin.

Les symboles de la couronne de l’Avent sont multiples. Les couronnes rondes surtout évoquent le Soleil et annoncent son éternel retour, comme les fêtes qui l’honorent. Elles rappellent aux Chrétiens que le Christ va revenir. Ainsi, l’Avent n’est pas seulement l’attente avant Noël, mais c’est pour certains l’attente du retour du Christ, comme l’était dans l’Antiquité le retour du Soleil.  

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La couronne de Sainte Lucie

Les quatre bougies de cette couronne de l’Avent sont toutes aussi chargées de symboles. Allumées, elles symbolisent la lumière de Noël qui approche, apportant espoir et paix. Chaque dimanche de l’Avent, on en allume une. Plus la fête approche, plus il y a de lumière. D’ailleurs, en Suède la couronne est réservée à Sainte Lucie le 13 décembre, pour la Fête de la lumière que représente la Sainte.

Chacune de ces bougies symbolise les grandes étapes du salut avant la venue du Messie :

·         La première représente le pardon accordé à Adam et Eve après la chute et qu’ils furent chassés du Paradis terrestre.

·         La seconde évoque la foi d’Abraham et des Patriarches qui aspiraient à la Terre promise.

·         La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera jamais. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu.

·         La quatrième symbolise l’enseignement des prophètes qui annonçaient un règne de justice et de paix.

Actuellement, dans les églises catholiques pendant les messes du temps de l’Avent, on allume progressivement les quatre bougies.

Et puis, le nombre quatre symbolise à lui seul les quatre saisons ainsi que les quatre points cardinaux. 

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Dans les maisons, les couronnes de l’Avent peuvent être posées sur une table, une commode ou autre, ou bien suspendues comme décoration aux portes ou aux fenêtres.

Au Canada, la couronne de l’Avent est ornée de trois bougies violettes et d’une bougie rose. Celle-ci est allumée le troisième dimanche et elle évoque la joie car l’attente s’achève. A chacun des dimanches où on allume une nouvelle chandelle, pour évoquer le feu et donc la lumière.

En Suède, les chandelles sont blanches car elles symbolisent la fête et la pureté. Mais en Autriche, elles sont violettes car le temps de l’Avent est à la pénitence.

La couleur verte de la végétation est signe d’espérance durant les longs mois d’hiver.  Le houx dont on décore la couronne rappelle la couronne d’épines posée sur la tête du Christ. Le houx comme les conifères sont choisis parce qu’ils ne perdent pas leurs feuilles ou épines en hiver, ils représentent la vie. Le houx en particulier symbolise ainsi l’éternité de Dieu. Les bougies ou les cierges sont la lumière, celle qui vient et qui éclairera le monde dans la nuit de Noël.

La Saint-André fixe à quelques jours près l’entrée dans l’Avent. Le dimanche le plus proche de cette fête est le premier dimanche de l’Avent.

Selon le rite catholique, on bénit la couronne de l’Avent. Ensuite, traditionnellement, on allume la couronne de l’Avent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Allumer au deuxième dimanche de l’Avent la bougie qui fait face au premier est considéré comme une erreur.

Les quatre bougies de la couronne de l’Avent représentent les quatre semaines avant Noël. Cette couronne sert en quelque sorte de compte à rebours. Ces bougies sont allumées les quatre dimanches avant Noël. La première est allumée le premier dimanche de l’Avent. Le premier dimanche, on allume une seule bougie, le second dimanche on allume la première bougie qui a déjà été allumée ainsi qu’une nouvelle bougie. Le troisième dimanche, on allume les deux anciennes bougies et une nouvelle bougie, trois bougies sont donc allumées. Enfin, le quatrième dimanche de l’Avent, on allume les trois anciennes bougies ainsi que la quatrième. Au quatrième dimanche de l’Avent les quatre bougies sont allumées. La difficulté est alors de laisser durer une bougie quatre dimanches, une seconde trois dimanches et une troisième deux dimanches. On peut donc les remplacer afin d’obtenir chaque dimanche un ensemble homogène et de fait, les couronnes sont souvent représentées avec quatre bougies de la même taille allumées, ce qui n’est possible qu’en changeant les bougies ayant déjà servi. 

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La couronne de l’Avent allemande

La couronne de l’Avent a été inventée par Johann Heinrich Wichern (1808-1881), éducateur et théologien de Hambourg. Il avait recueilli des enfants pauvres dans le Rauhe Haus, une vieille ferme et il s’occupait d’eux. Comme pendant tout ce temps de l’Avent, les enfants lui demandaient constamment quand Noël allait enfin arriver, il fabriqua en 1839 une couronne de bois, avec dix-neuf petits cierges rouge et quatre grands cierges blancs. Chaque matin, un petit cierge de plus était allumé et, à chaque dimanche d’Avent, un grand cierge, et c’est ce petit pense-bête qui a été repris ensuite par ses concitoyens.

Depuis 1860, l’année où est née officiellement la couronne de l’Avent, on utilise des branches de sapin. Depuis, le début du XXe siècle, elle est devenue en Allemagne une des traditions de Noël. Cette coutume allemande a été reprise dans de nombreux pays par la suite. Dans les églises de rite orthodoxe se trouvent çà et là des couronnes avec six cierges, conformément à une durée plus longue de l’Avent.

Et pourtant au regard des coutumes scandinaves tardives et déjà mélangées au Christianisme, on peut en déduire que les Germains de l’Antiquité connaissaient déjà cette tradition d’une couronne de lumière. Sans doute pour imiter le jour qui ne cesse de décroître, on allumait quatre chandelles, puis trois, puis deux, puis une seulement. A Jul, qui était au 21 décembre la fête du solstice d’hiver, on célébrait alors la renaissance de la lumière.

Quoi qu’il en soit, l’Avent a généré dans l’hémisphère Nord quelques dictons :

       Quand secs sont les Avents, abondant l’an sera,

       De la Toussaint à l’Avent, jamais trop d’eau ni de vent,

       Qui plante en Avent, gagne une année sur le temps,

       Il faut les Avents froids et secs si l’on veut boire sec,

       Tel Avent, tel printemps,

       Le mois de l’Avent est de pluie et de vent, tire ton bonnet jusqu’aux dents.

Un mois de décembre non humide annonce de bonnes récoltes. Un mois de décembre humide annonce un hiver rude.  

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LE ZODIAQUE AMOUREUX… MADAME SCORPION AMOUREUSE

(14 - LE ZODIAQUE AMOUREUX) par sylvietribut le 17-11-2011

Comment pourrait aimer Madame Scorpion sinon avec passion… Mais peut-être aussi avec un côté « mante religieuse » qui effraie quand même quelque peu les hommes. Bien sûr, celui qui aura le privilège d’être aimé d’elle ne rencontrera plus jamais une femme de sa trempe et toute autre relation amoureuse lui semblera fade. Il faut bien reconnaître qu’elle le fait vivre sur les montagnes russes, avec des cris, des coups de griffe, des coups de poignards, moraux bien sûr… sinon physiques… de grands moments d’exaltation, des crises de dépression et des raffinements de panthère… tout ce qui peut constituer une fascinante névrose.

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On peut se demander si Madame Scorpion est une partenaire aimante ou une redoutable adversaire, car lorsqu’elle aime, il lui faut triompher et si elle est froissée, elle ne voit pas d’autre issue que la vengeance. Peu d’hommes sont capables de lui tenir tête et les statistiques ont permis de mettre à jour que les femmes fatales sont de type Scorpion, celles qui ne séduisent que pour mieux abandonner ensuite. Ou bien celles chez qui le désir de domination surpasse tous les autres, et qui n’ont de cesse que le partenaire, totalement subjugué, n’ait perdu tout ce qui faisait sa force, son esprit d’entreprise, sa virilité en quelque sorte. C’est pourquoi il est recommandé à quiconque tombe amoureux d’une femme Scorpion de certes s’abandonner à son intense présence magnétique, mais de savoir réagir avant qu’elle ne vous domine complètement.

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Les hommes disent volontiers que les femmes saines et calmes les ennuient et qu’ils vivent plus intensément avec ces créatures irrationnelles et superbes. Avec Madame Scorpion, ils sont servis. Toutefois, avec l’âge, Madame Scorpion met de l’eau dans son vin et ne griffe plus avec autant de conviction. Et lorsqu’elle rencontre un homme digne de son admiration, un peu saint ou chercheur génial, elle peut enfin donner sa mesure et devenir une compagne exceptionnelle. Elle le secondera, saura le conseiller, usant de son intuition et aplanissant la route pour son « grand homme », chienne de garde vigilante et personne ne viendra à bout de sa détermination.

Evitez de sous-estimer l’influence d’une femme Scorpion sur son mari et, même si celui-ci connaît des revers de fortune, elle se battra à ses côtés, sans jamais faiblir. S’il réussit, il ne fait aucun doute que c’est à elle qu’il le devra.

Enfin, la jalousie est une partie inéluctable du tempérament de Madame Scorpion et son talon d’Achille. Aussi, quelles que nombreuses que soient les preuves de fidélité, son partenaire découvrira qu’elles ne suffisent jamais à la rassurer.

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