DANS LA SYMBOLIQUE DES POISSONS… LES OCEANIDES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.12 - LES MYTHES DES POISSONS ET DE NEPTUNE) par sylvietribut le 11-03-2014

Les Océanides étaient les trois mille filles d’Océan et de Téthys. C’étaient les Nymphes de la mer, des fonds inaccessibles de l’Océan, leur père. Couronnées de fleurs, elles accompagnaient de leur cortège la conque de leur mère Téthys. Elles étaient les sœurs des dieux des rivières. Leur rôle était de garder les eaux qui recouvrent la terre, ainsi que les eaux du monde souterrain. Styx était de leur nombre.

LES OCEANIDES - GUSTAVE DORE

Les Océanides – Gustave Doré – 1860

Quelques une d’entre elles se sont distinguées et sont entrées dans la légende. Ainsi, Doris épousa Nérée, le « Vieillard de la Mer » et mit au monde les Néréides. Doris avait des dons de prophétie comme bien des divinités qui demeurent dans les eaux. Elle devait sa gloire à sa postérité. Une de ses filles, Thétis devait donner le jour au plus célèbre héros de la guerre de Troie, Achille.

Sa sœur Amphitrite, dont certains font une Néréide, devint l’épouse de Poséidon/Neptune, celui qui gouverne les Poissons. Ce dieu l’avait en effet aperçue alors qu’elle jouait et dansait sur la plage de l’île de Naxos,  avec ses sœurs et l’avait tout de suite désiré pour femme tant il était tombé amoureux. Mais elle s’échappa et partit se réfugier auprès du Titan Atlas, aux toutes dernières et lointaines limites de la mer. Poséidon/Neptune envoya les divinités marines, ses serviteurs, la chercher. C’est le dauphin qui finit par la retrouver et il plaida si bien la cause de Poséidon qu’il réussit à l’enlever, la livrant au dieu de la Mer qui la rendit mère de Triton, Rhodé et Benthésicymé. Quant au Dauphin pour le remercier, Poséidon/Neptune l’éleva au rang de constellation.

ATHENA

Athéna fille de Zeus/Jupiter et de Métis

Métis, une Néréide elle aussi, fut amenée à jouer un rôle tout aussi important en devenant la première femme de Zeus, bien qu’elle eût changé de forme pour échapper au lit de Zeus/Jupiter et c’est ainsi qu’elle conçut Athéna. Cependant, Gaïa avait prédit au dieu que si Métis avait une fille, celle-ci aurait autant de sagesse que lui, puis que Métis aurait un fils qui deviendrait plus puissant que lui et qui le détrônerait. Alors Zeus attrapa Métis et l’avala alors qu’elle était enceinte. Et c’est ainsi que le moment venu, il donna naissance à l’enfant qu’elle portait, déjà grand, qui jaillit de sa tête. C’est ainsi qu’Athéna vint au monde. Auparavant, il avait été saisi d’un violent mal de tête. Pour le soulager, sur les conseils d’Hermès/Mercure, Héphaïstos lui troua la tempe d’où sortit Athéna armée et casquée. Cependant, Zeus avait acquis la sagesse de Métis, laquelle l’aida à rester sur le trône des dieux. Il faut dire que Métis était la personnification de la Prudence. C’était également une Magicienne. Elle avait offert à Zeus/Jupiter une potion magique que devait boire Cronos/Saturne qui allait obliger le Titan à restituer ses enfants.

Clyméné s’unit à Hélios, le dieu-soleil, et lui donna Phaéton et les Héliades. Cependant, elle fut l’épouse légitime du Titan Japet et sa postérité fut tout aussi glorieuse puisqu’elle mit au monde Prométhée, Ménoetios, Atlas et Epiméthée.

Sa sœur Perséis eut plusieurs enfants du même dieu : Acétès, Circé l’enchanteresse et Pasiphaé, l’épouse du roi Minos.

CALYPSO ET ULYSSE 

Calypso et Ulysse

Calypso aussi était une Océanide qui régnait sur l’île d’Ogygie, la presqu’île de Ceuta, en face de Gibraltar. Elle tomba amoureuse de son hôte célèbre, Ulysse qu’elle avait accueilli dans ses états alors qu’il venait de faire naufrage. Sept ans durant elle s’efforça de lui faire oublier sa patrie dans sa grotte enchantée, entourée de bois de peupliers, de cyprès, décorée de vigne chargée de grappes de raisin. Elle lui offrit même l’immortalité. Mais l’amour d’Ithaque sa patrie et de Pénélope sa chère épouse demeurait le plus fort dans le cœur d’Ulysse et il passait ses journées à contempler le rivage et la mer, les yeux embués de larmes. Emu, Zeus/Jupiter dépêcha Hermès/Mercure auprès de Calypso : Ulysse devait quitter l’île. Malgré sa douleur Calypso obéit. Elle aida le héros à construire une embarcation et lui fournit des provisions pour la traversée. C’est ainsi qu’Ulysse la quitta le cœur plein d’espoir, voguant vers sa patrie bien-aimée, Ithaque, l’île dont il était roi. On dit que Calypso aurait donné un fils à Ulysse, mais bien des noms circulent sans aucun ne soit sûr.

Quant à Dioné, elle était l’une des divinités du commencement du temps. Elle fut aimée de Zeus/Jupiter et donna naissance à Aphrodite/Vénus. Son nom est la forme féminine de Zeus. Son culte qui, peut-être à l’origine ne se différenciait pas de celui d’Héra/Junon, se limitait à Dodone, en Etolie, un très ancien sanctuaire de Zeus où on l’adorait sous la forme d’un chêne. C’est Homère qui fait de Dioné la mère d’Amphitrite, la déesse de la mer, et d’Aphrodite, mais pour Hésiode, cette dernière est plutôt la fille d’Océan. Ensuite, Dioné épousa Tantale dont elle eut Niobé et Pélops.

 ACHILLE PLONGE DANS LE STYX PAR THEMIS SA MERE

Thétys plongeant Achille dans les eaux du Styx – Paul Rubens

Revenons à Styx. C’était le principal fleuve des enfers. Le Styx roule des eaux fangeuses et glacées au milieu des ténèbres. Il ceint de ses méandres le royaume d’Hadès/Pluton. Mais à l’origine Styx était une nymphe, une Océanide, qui habitait en Arcadie une grotte au bord d’une fontaine. Elle aussi était fille de Thétys et d’Océan. Elle avait épousé Pallas, lui donnant quatre enfants aux noms significatifs : Zélos, l’acharnement, Niké ou la victoire, Bia la violence et Cratos la puissance. Lorsque Zeus/Jupiter entra en lutte contre les Géants, Styx rallia l’Olympe avec ses enfants pour les ranger au service des dieux célestes et de leur cause. En récompense, Zeus/Jupiter accorda à ces valeureux auxiliaires le droit de demeurer perpétuellement auprès de lui et de l’assister dans ses entreprises. Il dota Styx du privilège d’être invoquée par les dieux, ce qui donnait au serment, ainsi confirmé, une valeur absolue. Lorsqu’un dieu s’apprêtait à jurer par Styx, Iris allait chercher une couple pleine d’eau du fleuve infernal, sur laquelle il étendait la main. L’immortel qui se parjurait encourait une punition sévère : durant une année entière, il se voyait condamné à ne plus accéder ni au nectar, ni à l’ambroisie. Puis pendant neuf ans, il était chassé du cercle des autres dieux. Prenant sa source dans un lieu escarpé et isolé, roulant une eau noire et corrosive, se perdant dans les entrailles de la terre, Styx accrédite aisément les légendes qui en font un fleuve infernal, maudit et pernicieux.

Apollon et les Océanides partageaient la tâche de guider les jeunes garçons jusqu’à l’âge adulte.

Océan, le père de toutes ces filles, apparut avant le monde lui-même et présida à la Création et de ce fait il tient une place importante dans la mythologie. Il était fils d’Ouranos et de Gaïa. Il était la personnification divine de l’eau. Il entourait la Terre comme un immense fleuve où tout se crée et où tout vient mourir. Il était aussi le père de près de trois mille fleuves qui alimentent en eau les hommes et fertilisent la Terre.

Tardivement représenté dans les œuvres d’art, l’Océan a l’aspect d’un vieillard à la barbe verte. Il tient une corne de taureau qui symbolise l’abondance puissante et nourrissante des eaux.

 FONTAINE DES NAIADES - PIAZZA DELLA REPUBLICA - ROMA

La Fontaine des Naïades – Place de la République – Rome

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michel Grant et John Hazel – Chez Marabout

Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine – Joël Schmidt – Larousse Références.

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L’HISTOIRE DE NEPTUNE… LE MAITRE DES POISSONS

(5.3.9 - NEPTUNE) par sylvietribut le 26-02-2014

Neptune, ou Poséidon, est un dieu étrange, aussi mystérieux que le signe qu’il gouverne, aussi porteur de contradictions. Ce n’est assurément pas sans raison qu’en astrologie il est le maître du flou, des illusions, des incertitudes mais aussi des intuitions et de la prémonition, des pouvoirs paranormaux, de l’inspiration poétique. Il est lié à l’infini, à l’éternité, comme il évoque aussi la noyade, physique ou psychique, et même la dissolution du Moi.

NEPTUNE - GIARDINO BOBOLI  - FIRENZE

Neptune – Giardino Boboli – Florence

Les origines mêmes de Neptune ne sont pas totalement claires. Il serait, dans la chronologie des Titans, antérieur à Jupiter/Zeus. On en fait parfois un fils de Rhéa et de Saturne/Cronos ; mais aussi l’époux de Gaïa et associé à la fertilité des champs. On dit encore que Rhéa aurait donné à manger à Saturne, à sa place, un poulain et confié son fils aux filles d’Océanos. L’amour des chevaux dont Neptune fait preuve viendrait-il de là ainsi que sa tendance à transformer en juments les déesses ou les mortelles qui lui inspiraient du désir ?

On sait que Jupiter, le frère aîné, s’est emparé du Ciel lors du grand partage et que Neptune reçut l’Océan. Mais il interviendra constamment dans la vie même du ciel, dans les variations climatiques ; si Jupiter manie la foudre et le tonnerre, Neptune préside aux pluies et crée les nuages qui font partie, avec les brouillards, selon Gaston Bachelard, « des concepts primitifs de la psychologie neptunienne.

LA FONTAINE DE LERNE - GUSTAVE MOREAU 

La Fontaine de Lerne – Gustave Moreau

Il est peu concevable qu’à l’origine le dieu de l’eau douce et le dieu de l’eau salée soit un seul et même dieu. Le trident de Neptune aurait à voir avec la baguette du sourcier et il nous en donne pour preuve l’intarissable fontaine de Lerne, créée d’un coup de trident lancé par Neptune sur un rocher, un jour où il décida de voler au secours de la fille de Danaos poursuivie par un satyre, bien qu’à l’exemple de son frère, il ne respecte pas toujours lui-même les jeunes mortelles, ni même les déesses, qui l’attirent. Selon d’autres sources, le trident lui servait à harponner de gros poissons.

L’eau douce serait donc d’abord du règne de Neptune, Okéanos désignant le grand réservoir d’eau douce situé aux extrémités du monde. Mais Gaston Bachelard assure que « c’est une perversion qui a salé les mers ».

Lors que Neptune défia Athéna pour la prise de possession d’Athènes, il était en effet assuré de perdre en choisissant de faire surgir une source d’eau salée, alors qu’Athéna offrira l’olivier aux habitants de la ville. On comprend alors que les Athéniens élirent Athéna comme patronne. Neptune se vengera en faisant déferler sur Athènes des vagues immenses et contraindra les Athéniennes à abandonner leur droit de vote et le nom de leur mère, interdiction également faite aux Athéniens, ce qui signera le triomphe du patriarcat. Leur adhésion à Athéna, déesse si peu féminine, si entièrement tournée vers son père, n’atténuera en rien cette évolution.

Neptune se veut un dieu tout-puissant, auquel rien ni personne ne résiste. Il n’a pas bon caractère, se montre volontiers querelleur et violent. Il ose même, ce qui est quelque peu naïf, défier son frère aîné, avec la complicité d’Héra/Junon. Jupiter déjouera le complot et punira Neptune en faisant de lui l’esclave d’un mortel, le roi Laomédon. Cependant, Neptune se venge en soutenant les Grecs contre les Troyens, au cours de la longue guerre de Troie pendant laquelle, dieux et déesses prennent parfois bien étrangement parti. Il a d’ailleurs participé à la construction des murs de la ville tout en ayant pressenti la défaite des Troyens.

NEPTUNE ET AMPHITRITE - JAN GOSSAERT

Neptune et Amphitrite – Jan Gossaert

Dieu déconcertant comme la mer, avec ses palais magnifiques au fond des eaux, il épouse Amphitrite, la fille de Nérée et de Doris, qui lui résiste quelque temps. Il lui aurait fait faire la cour, à sa place, par Delphinos. Celui-ci réussira fort bien dans sa mission puisque Amphitrite acceptera le mariage. En remerciement, Neptune placera Delphinos dans la constellation du Dauphin. D’autres pourtant prétendent que Neptune aurait fait enlever la fille du Vieux de la Mer par ses dauphins et il en aurait bien été capable. D’Amphitrite, il eut Triton, Rhodé qui a donné son nom à l’île, et Benthésicymé.

Comme Jupiter il eut d’innombrables maîtresses et on dit que de Gaïa, il eut un fils, Antée, géant anthropophage, peut-être en châtiment de cet inceste. Il séduisit Aphrodite/Vénus, son désir d’elle s’étant éveillé ne la voyant prise, avec Mars, dans le filet fabriqué par son mari jaloux, le pauvre Héphaïstos. On lui prête d’autres conquêtes, comme Méduse, très belle quoi qu’on en dise, et puis les Amazones portant un masque terrifiant pour faire reculer l’adversaire. Il y eut encore Aethra, la fille du roi de Trézène dont il aurait eu Thésée bien qu’on prête un autre père ce dernier. Et puis, Chioné et Théophane qu’il aurait changé en brebis et dont il aurait eu le fameux bélier à la Toison d’or… annonciateur du signe suivant dans l’ordre des ères et en fonction de la précession des équinoxes. Même les Harpies auraient eu commerce avec lui, ou des nymphes, telle Europe dont le fils fit partie des Argonautes et qui avait, dit-on, le pouvoir de marcher sur les eaux. Il courtisa Thétis, une Néréide, mais il eut peur d’un oracle annonçant qu’elle mettrait au monde un fils plus puissant que son père.

CONSTELLATION DU DAUPHIN 

La Constellation du Dauphin

Pauvre Amphitrite, aussi trompée qu’Héra/Junon, mais moins acariâtre, moins jalouse que l’épouse de Jupiter. Si ce n’est de la fille d’Hécate, Scylla, qu’elle changea en chien à six têtes et douze pattes, à moins que la version qui rend Circé amoureuse de Glaucos et responsable de cette transformation ne soit la bonne ! Mais ne prétend-on pas qu’Amphitrite était un peu sirène et qu’elle avait une queue de poisson ?

Neptune aspire à étendre son royaume et se montre très gourmand. Ce qui déplaît aux dieux et aux déesses, d’autant plus qu’il tente de s’approprier bon nombre de territoires qui leur sont déjà attribués. Les « affaires » litigieuses sont soumises aux dieux-fleuves, mais ils se prononcent rarement en faveur de Neptune qui « fait » un peu de persécution et affirme que les juges sont tous de parti pris contre lui. Et comme pour se venger il ne peut plus inonder leurs terres, puisque cela lui a été interdit, il se permet encore de les assécher.

LES CHEVAUX DE NEPTUNE DE WALTER CRANN

Les Chevaux de Neptune – Walter Crann

Si on peut lui contester la naissance du cheval et l’invention de la bride, chacun admet qu’il inventa les courses de chevaux. Voilà qui permet à bon nombre de « neptunien » de jouer et de se ruiner, sauf s’ils ont de la chance et de l’intuition, ce qui leur est souvent accordé.

Neptune, enfant, avait été confié par Rhéa aux neuf Telchines, fils de la Mer, dont les mains sont des nageoires. Ils ont, dit-on, peuplé la Crète. Mais Jupiter veut les détruire parce qu’ils ont le pouvoir de créer des brouillards… ces brouillard magiques si évocateurs de la nature même des Poissons qui semblent y évoluer avec délectation.

Neptune est un dieu difficile à cerner et dont le caractère ne se définit pas aisément. Il échappe. Il se cache au fond des mers, visite ses écuries sous-marines pleines de chevaux blancs immenses et fougueux comme les vagues de la mer.

NEPTUNE PLANETE ET GLYPHE 

La planète Neptune

Aux yeux des Latins, Neptune est une divinité de l’Humidité. Les Neptunalia se déroulaient en son honneur, au moment des grandes chaleurs de juillet, sous des huttes de feuillage qui dispensaient une certaine fraîcheur et où l’on pouvait retrouver l’essence même du dieu Neptune. Pourtant, il est certain que Neptune dans la religion primitive des peuples du Latium ne fut pas le dieu de la Mer. En effet, ces nations s’adonnaient à l’agriculture, à l’opposé des Grecs dont l’économie se fondait, pour le principal, sur le trafic commercial maritime. On pourrait dire que, pour les Latins, Neptune a perdu peu à peu son caractère spécifiquement italien mais a profité, en échange, des mythes concernant son homologue grec, Poséidon. Le nom de Poséidon signifie « le maître, ou le mari, de la terre », sens qui n’est pas étranger à l’épithète habituelle du dieu Gaieochos, « qui tient la terre ». Poséidon est également associé aux tremblements de terre, comme le montrent ses épithètes « enosichthon » et « enosigaios », c’est-à-dire « l’Ebranleur du sol ».

Neptune pour l’astrologue représente dans le thème de naissance, la valeur la plus floue et la plus insaisissable. Cependant, la planète confère de l’intuition, les perceptions sensibles, les dons paranormaux mais aussi l’illusion, l’erreur de jugement. Le Neptunien capte mal la réalité, en prend difficilement conscience et pourtant il est aussi le plus apte à vivre certaines expériences indicibles. Ce mystique authentique peut à tout moment se fourvoyer et se perdre ou accéder à un niveau de conscience rarement atteint par la plupart des autres. Il est exposé à subir toutes sortes d’influences. De leur qualité dépendra aussi sa propre évolution. Il erre entre deux mondes, celui qu’il rêve et qui est parfois plus réel que l’autre, celui où il est supposé vivre. Les frontières, en lui, sont fluctuantes mais il aspire, essentiellement, à accéder au divin, à la fusion sans nom, à l’acte de poésie pure.

Cependant, Neptune c’est aussi l’utopie, la folie, la perversion et l’anxiété déraisonnable. C’est pour cette raison que son domicile se place dans le signe psychique des Poissons que certains ont surnommé « l’Hôpital du Zodiaque ». Cette planète gouverne le subconscient et provoque les maladies mentales, les dépressions et les manies.

Sur le plan social, son influence marque surtout l’anarchisme et son opposé, le communisme, et les mouvements du type irrationnel ou surréaliste, ainsi que la police. Les gaz, principalement toxiques, les stupéfiants et le monde des radiations, y compris la radiologie, la radiodiffusion et la télévision, se trouvent aussi sous son influence.

Au moment de sa découverte, le 23 septembre 1846, par l’astronome Le Verrier, un natif des Poissons, Neptune se trouvait en Verseau qui traditionnellement gouverne la Russie et c’est l’U.R.S.S. qui est particulièrement marquée par son influence. Son renoncement aux aises du moment pour le bonheur de l’avenir, ses contrastes profonds, sa propagande, sa politique, ses expériences scientifiques et sociales hardies, son mysticisme, religieux ou athée, tout est fortement imprégné de l’influence neptunienne.

 NEPTUNE - Mascarons-en-terre-cuite

Bibliographie

Dieux et héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur

Dictionnaire de la Mythologie grecque et romaine – Joël Schmidt – Références Larousse        

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant 

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

 

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L’ASTROLOGIE DANS LES MONUMENTS… LA BASILIQUE DE VEZELAY

(6.3.1 - En France) par sylvietribut le 24-11-2013

Fondée au IXe siècle, le monastère passe en 1050 sous l’invocation de Sainte Marie-Madeleine dont il conserve les reliques. Les miracles qui se produisent sur le tombeau de la sainte attirent bientôt une telle foule de pénitents qu’il faut agrandir l’église carolingienne. En 1120, un violent incendie éclate la veille du 22 juillet, jour de grand pèlerinage, détruisant toute la nef et tuant plus de mille pèlerins. Les travaux reprennent aussitôt et la nef est rapidement reconstruite puis, vers le milieu du XIIe siècle, l’avant-nef ou narthex sont terminés. Il en sera de même en 1215 pour le chœur romano-gothique et le transept sont terminés.

Un autre problème attend Vézelay. En effet, au VIIe siècle, un autre lieu de pèlerinage affirmait détenir les reliques de Sainte-Marie-Madeleine : la Sainte-Baume en Provence. A la fin du XIIIe siècle, le différend qui oppose les deux sites les amène à faire appel au Pape, qui invite à se référer à la tradition la plus ancienne : les pèlerinages à Vézelay s’espacent donc, les foires et les marchés perdent de leur importance. Il faudra attendre 1920 pour que l’ancienne abbatiale, devenue église paroissiale en 1791, devienne basilique.

BASILIQUE DE VEZELAY

Le tympan de la basilique de Vézelay

Quoi qu’il en soit la basilique de Vézelay est un joyau architectural et un livre d’ésotérisme ouvert en permanence. En effet, c’est en 1976, après plus de huit siècles, que l’un des pères franciscains chargés depuis 1966 de la desserte du sanctuaire de Vézelay, Hugues Delautre, découvre que non seulement l’axe d’orientation de la basilique, mais aussi sa structure interne, ont été déterminés en tenant compte de la position de la terre par rapport au soleil. Ainsi, chaque année, la fête de Saint Jean-Baptiste révèle les dimensions cosmiques de l’église : au plein midi du solstice d’été, quand le soleil est en culmination par rapport à la terre, la lumière venue des fenêtres sud projette des flaques lumineuses qui s’établissent dans le plein milieu de la nef avec une rigoureuse précision. En même temps, les archives franciscaines datant du XVIe siècle nous apprennent que la basilique occupe une colline au nom évocateur de « Monte Scorpio ». Une vision aérienne de la colline permet de comprendre pourquoi un tel nom, elle n’a ni plus ni moins que la forme de cet arachnide. Autre singularité, le 22 juillet, date anniversaire de Marie-Madeleine, on peut constater que la constellation du Scorpion se trouve juste au-dessus de la Basilique. Marie-Madeleine n’est autre que la prostituée de l’Evangile, personnage de la mythologie Scorpion.

On peut également constater que la construction de la basilique a connu de nombreuses transformations. Mutations et transformations sont le propre de la symbolique du Scorpion. Elle commence par occuper la vallée, au pied de la colline, avant de trouver sa place définitive au sommet de ce Mont Scorpion. De même, son fondateur va connaître une profonde évolution. Il s’appelait Girard de Roussillon, il était le vassal du Roi de France, c’est-à-dire qu’il servait le Roi militairement. Il va abandonner sa fonction martienne de guerrier pour se consacrer à la construction d’un monastère. Quant à moi, c’est un Scorpion qui m’a fait visiter Vézelay et ses environs.

VEZELAY - NARTHEX - TYMPAN CENTRAL

Basilique de Vézelay – Narthex Tympan central

Le tympan du portail central est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art roman en France. Il représente la création historique de l’Eglise, avec le Christ bénissant les apôtres et leur assignant leur mission de convertir les nations, thématique absolument unique dans l’art roman. Toute la scène tourne autour du Christ en gloire dont le visage impassible contraste avec sa position en forme d’éclair et le mouvement tourbillonnant de ses vêtements. Des rayons partent latéralement de ses mains en direction des douze apôtres, tel le soleil au centre d’un zodiaque. Les douze apôtres tiennent à la main le livre Sacré et sont prêts à partir aux quatre coins du monde. Ce monde est représenté dans toute sa diversité. On peut reconnaître d’abord deux apôtres en train d’écrire, puis les Juifs, les Cappadociens, les Arabes, les Cynocéphales censés habiter aux Indes, les Phrygiens, les Byzantins et les Arméniens. Dans la première voussure entourant ce tympan, on reconnaît les signes du zodiaque et les travaux correspondant à la période de l’année : en Sagittaire, en décembre, on tue le cochon… en Bélier, en avril, on taille la vigne… Les douze signes et ces douze travaux évoquent aussi bien les douze travaux d’Hercule, que le temps et les 24 heures.

La basilique de Vézelay est entrée au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 1979.

Vézelay se trouve aux confins du Morvan et occupe les pentes et le sommet d’une colline qui domine la vallée de la Cure, dans le département de l’Yonne, en Bourgogne. L’origine du nom est certainement « Visiliacum », de « ves », désignant une montagne et que l’on pourrait rapprocher de celle du Vésuve… le volcan… nous voilà de nouveau dans le monde du Scorpion. Et puis, c’est ici que se rejoignent la terre et le ciel. 

A la grande époque du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, la ville abrita jusqu’à 10 000 personnes dans les maisonnettes et caves de pèlerins, le long de ses ruelles escarpées. Sauvée de la ruine par Prospère Mérimée, elle a repris sa vie de haut lieu de la spiritualité. 

« Voici le superbe, l’immense vaisseau dressé face à l’Est magnétique, fier et de si haut. Gardé par des bastions plus altiers encore au-dessus d’un énorme rocher, il vogue droit vers le soleil levant, l’éventre, l’éclabousse d’écume, s’en recouvre et, le soir, se charge d’or et de pourpre avant de s’enfoncer dans les étoiles, ah, Vézelay… » – Jules Roy

Chaque année, ce sont des centaines de milliers de visiteurs qui parcourent la butte. Colline éternelle, haut lieu de l’art chrétien. Vézelay est une colline inspirée où souffle l’Esprit. De nombreux intellectuels, écrivains et artistes, sont venus ici et ont même pris racine. Parmi les plus connus : Théodore de Bèze, Romain Rolland, Paul Claudel, Pablo Picasso, Maurice Clavel, Max-Pol Fouchet, Jules Roy auteur notamment de « Vézelay ou l’amour fou ».

BOURGOGNE - SAINTE-MADELEINE DE VEZELAY - IXe SIECLE

Vézelay au Mont Scorpio

Bibliographie : Bourgogne – Guide Vert Michelin 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LES ETOILES FIXES DE LA VIERGE

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 08-09-2013

 

Vergine2LES ETOILES FIXES DE LA VIERGE

ZOSMA – 10°19 Vierge – De la nature de Vénus-Saturne – Synonyme d’immoralité, d’égoïsme, de mélancolie, et d’hypocondrie mais apporterait dignités et honneurs. Fait rechercher les aventures, mais occasionne aussi de nombreuses pertes. Apporte diverses maladies et constitue un danger pour la vue.

MIZAR – 14°39 Vierge – De la nature de Mars – Synonyme d’agressivité.

DENEBOLA – 20°39 Vierge – De la nature Mercure-Saturne – Synonyme de désespoir, de regrets, de chagrin, de perspicacité, de bon jugement et de maîtrise de soi.

COPULA – 24°13 Vierge – De la nature de Vénus – Evoque les passions et les empêchements, ainsi que la cécité.

LABRUM – 25°44 Vierge – De la nature de Mercure-Vénus – Bénéfique* – Confère intelligence, accorde certains pouvoirs psychiques, besoin d’idéal, Accorde richesses et honneurs.

ZAVIJANA – 26°08 – De la nature Mercure-Mars – Bénéfique* – Confère intelligence et pouvoirs psychiques, de la bienveillance, de la puissance et une force de caractère. Les buts sont nobles.

BERENICE – 26°20 Vierge – De la nature Lune-Vénus – Bénéfique* – Accorde de la chance et permet des gains matériels. Confère une grande attirance sentimentale et la possibilité de voyages. Piété.

MARKEB* – 28°18 Vierge – De la nature Jupiter-Saturne – Bénéfique* – Aptitudes au savoir, à la connaissance, dons pédagogiques, Sagacité – Voyages nombreux.

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