NOUVELLE LUNE DU 5 JUIN 2016 – PARIS

(4.0 - LA NOUVELLE LUNE) par sylvietribut le 05-06-2016

Cette Nouvelle Lune se place sous l’influence des Gémeaux en conjonction de Vénus, Maître de l’Ascendant Taureau de la Lunaison, et en Ascendant. On pourrait se réjouir d’une configuration aussi heureuse. Le problème c’est qu’elle se sépare à la fois de l’opposition de Saturne et du carré de Neptune, mais reste encore en conflit avec Jupiter. La petite chance que représente Vénus pourrait consister dans le fait que cette configuration conflictuelle se produit dans la grande croix Mutable : Gémeaux, Sagittaire, Vierge, Poissons. Avec les signes Mutables, les situations ne perdurent pas et on peut passer à autre chose. Même la pluie peut se lasser !

Le gros problème pour Paris et tout le bassin de la Seine, ce sont les inondations, bien indiquées par l’influence de Neptune et des Poissons dans cette Nouvelle Lune. Des six planètes en jeu, seule est dignifiée Neptune, en domicile dans les Poissons. Cette planète y est d’autant plus forte dans son pouvoir de nuisance qu’elle s’oppose à Jupiter, également Maître des Poissons, mais en exil dans la Vierge. Jupiter est un amplificateur et c’est pourquoi les débordements sont si importants et les dommages le seront tout autant. L’ombre de Saturne dans le signe de Jupiter suggère les pertes en tout genre engendrées.

NOUVELLE LUNE DU 5 JUIN 2016 - 5 H O1 - TU 3 H 01 - PARIS

Nouvelle Lune du 5 juin 2016 – 5 h 01 (TU 3 h 01) – Paris

Durant cette lunaison, la Lune, le Soleil et Vénus vont non seulement se dégager de l’opposition de Saturne et des carrés de Neptune et Jupiter, mais seront très vite dans le sextil d’Uranus et les autorités compétentes vont se consacrer à des travaux de rénovation dans la domestication des eaux, à défaut d’agir sur le temps.

Reste un autre problème qui ne devrait pas trouver tout de suite une solution. Il s’agit de Mercure, Maître des Gémeaux et donc ayant la Maîtrise de cette Nouvelle Lune. Mercure est tapi dans l’ombre de la Maison XII. La planète a repris sa marche directe mais s’achemine lentement mais sûrement dans l’opposition de Mars qui rétrograde dans le Scorpion, dont il est le gouverneur. C’est dire sa puissance et sa violence, d’autant qu’il gouverne la Maison XII de la lunaison.

Mars est la planète de tous les conflits, de toutes les violences. Mercure dans le thème de cette Nouvelle Lune est co-maître de la Maison V, qui symbolise la jeunesse. Comme Maître de la Vierge Mercure représente les employés, les travailleurs, la classe ouvrière, les syndicats aussi. Et puis, on appelle un aspect difficile Mercure/Mars « le bras » (Mercure) « armé » (Mars). Mars représente les forces de l’ordre : policiers, gendarmes et militaires. On peut imaginer que les conflits sociaux ne vont pas s’éteindre facilement d’autant que Mercure et Mars occupent respectivement les signes Fixes du Taureau et du Scorpion. Tout ce qui se produit dans les signes Fixes a du mal à prendre fin. Or, les conflits, les grèves, les blocages ont commencé avec l’entrée de Mercure en Taureau, en mars dernier, et c’est dans ce signe Fixe qu’a commencé la rétrogradation de Mercure.

Ensuite, l’aspect difficile entre Mercure et Mars est une opposition et comme le nom l’indique tout s’oppose à l’idée de négociation… Avec l’opposition on se regarde en chien de faïence comme l’illustre parfaitement le face à face entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Enfin, lorsque Mercure sortira de l’opposition de Mars la contestation ne devrait pas prendre fin pour autant, puisque Mercure bien qu’entrant dans le signe Mutable des Gémeaux et ayant la maîtrise de ce signe, devra aborder le carré de Neptune, l’opposition de Saturne et le carré de Jupiter. Voilà qui évoque une compréhension improbable entre les factions en présence et le carré Mercure/Gémeaux et Neptune/Poissons fait penser à un marché de dupes. La résolution du conflit ne devrait pas intervenir avant le 23 juin 2016 et le passage de Mercure dans le sextil à Uranus. Ensuite, Il y aura également Jupiter dans le trigone de Pluton à cette époque. De même Saturne, en rétrogradation, commencera à se détacher du carré à Neptune. Difficile de dire qui sortira vainqueur… A surveiller de près la prochaine rétrogradation de Mercure, entre août et octobre 2016, Mercure passant à l’opposition de Neptune et au carré de Saturne… Affaire à suivre…

GLYPHE GEMEAUX

Rambouillet, le 5 juin 2016

 

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DANS L’HERBIER DU TAUREAU… LA CONSOUDE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 16-05-2016

Voici une plante qui répond à bien des noms. Elle est tout aussi bien consoude officinale ou symphytum officinal, grande consoude, langue de vache, oreille d’âne, herbe aux coupures, herbe aux charpentiers, herbe à la couture, toute-bonne.

Cependant son nom officiel indique bien à quoi elle sert : souder, est, bien sûr, sa vertu principale. Pline affirmait que si on mettait sa racine à bouillir avec de la viande hachée, celle-ci serait reconstituée en un seul morceau  et les anciens traités médicaux la disent « propre à réunir les plaies ». Depuis des millénaires, on l’emploie donc pour cicatriser les blessures et les ulcères, également pour consolider les fractures, cette dernière indication étant celle qui est retenue par l’homéopathie laquelle définit « Symphytum officinale » comme « remède important dans les traumatismes osseux ».

LA CONSOUDE

La consoude

La consoude peut atteindre jusqu’à 80 cm de haut. Elle pousse dans les prairies humides, au bord des ruisseaux et des fossés. Ses tiges raides, anguleuses et creuses, sont recouvertes de poils rudes que l’on retrouve également sous la face inférieure des feuilles, allongées et pointues, disposées de façon alternée ; ses fleurs, à corolle tubulaire rouge violacé ou blanc jaunâtre, forment des petits bouquets serrés s’inclinant au bout d’une tige, elle aussi, très velue. Sa racine, épaisse, noire extérieurement, blanche et visqueuse intérieurement, est la seule partie qu’on utilise, fraîche ou séchée.

Les Grecs de l’Antiquité pensaient que cette plante pouvait soigner tous les organes blessés. Cette plante est utilisée depuis la nuit des temps puisqu’on en a retrouvé la trace dans la nourriture des hommes des cavernes. Malheureusement, elle est tombée en désuétude mais avait connu un renouveau, au XIXe siècle, dans les pays anglo-saxons. Elle sert depuis longtemps à nourrir les animaux : chevaux, vaches, cochons, poules qui pondent plus et mieux. En effet, la plante peut être consommée fraîche ou séchée, en fourrage, car elle est riche en protéines. Les romanichels la cultivaient partout où ils passaient. Avec la consoude, ils « retapaient » les vieilles carnes qu’ils achetaient à bas prix et les revendaient bien plus cher quelques semaines plus tard.

Un conte du Moyen Age met en évidence ses vertus astringentes. Il rapporte qu’une servante, la veille de son mariage, s’était préparé un bain avec une forte décoction de consoude afin de retrouver sa virginité depuis longtemps perdue. Or, ayant omis de tenir sa maîtresse au courant du but essentiel de cette opération, celle-ci se plongea dans le même bain, il faut dire que l’eau était rare à l’époque, et obtint un tel résultat que son mari « ne fut pas médiocrement surpris de lui trouver une virginité nouvelle ».

Fernel, médecin de Henri II, que l’on nommait « le Gallien français », tenait la consoude en telle estime qu’il la préconisait pour soigner en chirurgie les traumatismes avec fractures. C’est un astringent léger qui est fort conseillé dans les cas d’hémoptysie, d’hémorragie utérine sans gravité, de diarrhée bénigne. Le Docteur Leclerc l’utilisait dans l’entérite tuberculeuse, l’ulcère à l’estomac, pour assécher les bronches en cas de bronchite ou d’infection pulmonaire.

SAINTE HILDEGARDE DE BINGEN

Sainte Hildegarde de Bingen

Quant à la grande herboriste Hildegarde de Bingen qui vécut entre 1098 et 1179, voici ce qu’elle disait de la consoude : « Si l’on a un membre cassé ou blessé, ou couvert d’ulcère », manger de la consoude. Mais la consoude prise sans raison renvoie la pourriture à l’intérieur : c’est comme si on jette des pierres dans un grand fossé pour empêcher l’eau de s’en aller, et alors la vase s’installe au fond ». Sainte Hildegarde de Bingen est considérée comme la première vraie phytothérapeute moderne.

De nos jours, elle pourrait être encore employée pour calmer rapidement les douleurs des brûlures, pour activer la cicatrisation des plaies, pour soigner les ulcères variqueux, les gerçures des seins, les fissures anales, si à la pharmacie on ne s’entendait pas répondre que cette plante n’existe plus, visiblement il est plus rentable de vendre des crèmes qui n’ont aucun effet mais coûtent fort cher, d’autant que la consoude soulage aussi les articulations enflammées, résorbe les hématomes consécutifs à un coup ou à une chute. En cas de phlébite, elle était aussi utilisée afin d’en diminuer les séquelles.

LA CONSOUDE - PLANCHE BOTANIQUE

La consoude – Planche botanique

On peut utiliser la consoude aussi bien en usage interne qu’en usage externe. Dans la première hypothèse : il faut une cuillerée à soupe pour ¼ de litre d’eau froide. On fait bouillir 2 à 4 minutes. On retire du feu et on laisser infuser 10 minutes. Boire deux tasses par jour, loin des repas, et sucrer avec du miel d’acacias de préférence. Pour un usage externe : il faut procéder à une décoction de racines : 100 à 200 grammes par litre. Faire bouillir 10 à 12 minutes et laisser infuser ¼ d’heure, applications locales en lotion.

La consoude aime les terres profondes du fait du développement important de ses racines, car elle va chercher loin ses éléments nutritifs. Sa racine, une fois installée, plonge à 1,5 mètres et même parfois jusqu’à deux mètres de profondeur. Aucune plante herbacée ne s’enfonce aussi loin. Une fois qu’elle a pris racine, au bout de près de deux à trois ans, elle ne craint plus rien, mais il faut quand même veiller à ce qu’elle ait un arrosage suffisant, à lui apporter de l’azote, sous forme de purin d’orties, et à désherber autour d’elle. Par ailleurs, elle est elle-même un excellent engrais, riche en potasse et donc très complémentaire de l’ortie qui est riche en azote. Lors des plantations, prenez quelques feuilles fraîches d’ortie et une ou deux de consoude, coupez-les en morceaux et mettez-les directement au fond du trou de la plantation. La plante ne reprendra que mieux.

LA CONSOUDE ET SA RACINE

Bibliographie

Nos grands-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

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LES QUATRE FORMES DE L’AMOUR – L’AGAPE DU VERSEAU (Suite et fin)

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 03-02-2016

Pour les Grecs, « Agapê » signifiait littéralement « l’amour de dieu pour l’homme ». Or la manière dont les dieux grecs aimaient les mortels n’avait rien d’une forme d’amour asexuée. Mais c’était un amour sexuel sans attachement car dieux et déesses ne se mariaient jamais, ni ne formaient de relations permanentes avec un mortel. Puis, le Christianisme est arrivé et il a énormément déformé l’Agapê, exactement comme il l’avait fait pour l’Epithumia, la Philia et l’Eros. Lorsque nous parlons maintenant d’Agapê au sens chrétien du therme (caritas étant le mot latin correspondant), il s’agit de l’amour de Dieu pour les êtres humains, et cet amour est asexué. Pour le Judéo-Christianisme, la sexualité ne fait pas partie du divin, elle est l’oeuvre de Satan et se trouve associée à la chute d’Eve, alors que les Grecs lui avaient réservé une place dans la vie des dieux. Dans la mythologie, les dieux avaient des rapports sexuels avec les mortels afin de leur offrir un présent symbolisant une forme d’éveil.

LE VERSEAU - PALAZZO DEL TE - MANTOVA

 Le Verseau – Palazzo del Te – Mantoue

L’Agapê n’est pas une forme d’amour asexuée et le Verseau n’est pas lui non plus un signe asexué. Non seulement le Verseau contient tout ce que nous ont appris l’Epithumia, la Philia et l’Eros, mais il fait un pas de plus en intégrant un nouveau sentiment : « Je t’aime suffisamment pour te laisser être ce que tu es ». Son amour désintéressé est celui de l’éveilleur pour l’éveillé. L’amour Agapê, l’amour du Verseau, est uranien, car il provoque cet éclair de conscience qui brise et fait éclater l’ego. Il peut être à sa manière aussi douloureux que l’amour érotique plutonien parce qu’il vous bouleverse et vous révèle sur vous-même des vérités auxquelles vous n’aviez jamais pensé. Le Verseau n’est pas seulement le signe de l’amitié. Le Verseau est apparemment sociable et connaît les règles du jeu, c’est la Balance qui a besoin de compagnie et va dans les soirées. Le Verseau, lui, préfère être seul, ou s’investir pour l’ensemble de l’humanité, que de se lancer dans des bavardages sans intérêt avec ses semblables.

Le Verseau correspond donc à l’Agapê, ce type de relation détachée qui existe entre l’éveilleur et l’éveillé. C’est une forme d’amour qui dit : “Je t’aime encore plus lorsque tu es toi-même, même si cela implique que tu me quittes ». L’Eros n’a pas cette largeur d’esprit, et c’est pourquoi l’Agapê va beaucoup plus loin.

Une relation érotique pourrait durer toute la vie si elle parvenait à atteindre le niveau de l’Agapê, une forme d’amour plus « Air » que celle d’Eros qui est « Eau ». L’amour Agapê aime suffisamment son partenaire pour lui laisser espace et liberté, et toute la question est de savoir si l’éloignement qui en résulte équivaut à la rupture de la relation.

C’est ce que paraissent penser, dans notre culture, la plupart des gens pour qui l’apparition d’une distance entre les conjoints veut dire que leur mariage est menacé. Que s’est-il passé après la période de séduction Feu de Philia ? Qu’est devenu le puissant attachement émotionnel et sexuel d’Eros ? Une fois la Philia et l’Eros disparus, il semble que la relation soit finie. Une relation qui dure vraiment longtemps doit inclure l’Agapê, cette forme d’amour désintéressé qui, sans exclure la sexualité, consiste à aimer suffisamment son partenaire pour le laisser être pleinement et complètement ce qu’il est. En fait, plus il est lui-même, plus vous l’aimez, car plus il est lui-même et plus vous pouvez être vous-même. C’est très différent de la Philia qui déclare : « Tu dois rester ce héros, cette idole, que j’admire tant, cette vision archétypique qui m’est si préciseuse, et ne jamais tomber de ce piédestal, car ma propre image serait détruite avec la tienne ». Le Verseau n’est donc pas un signe asexué, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve de détachement.

L’amour Agapê du Verseau est très différent de celui de l’Eros qui est possessif par nature, puisqu’il cherche à prolonger le sentiment d’extase qui lui est associé. L’Epithumia est aussi possessive, mais à la manière d’un chien qui défend son os, ou d’un enfant avec sa mère. Bébé aime sa mère parce qu’elle incarne la sécurité. Cet amour est Epithumia sous sa forme la plus pure, la plus honnête et il est parfaitement normal et respectable. Toute relation comporte une certaine part d’Epithumia.

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Le Verseau – Fontaine du Verseau à Messine – Sicile

L’image associé au Verseau est celle du porteur d’eau, celle d’un dieu versant de l’eau ou une substance liquide d’un vase. Le vase et son contenu représentent l’amour, qui est un don des dieux. L’Agapê nous éveille et nous libère en même temps, et c’est pourquoi on peut considérer le Verseau comme le signe symbolique de l’archétype du Graal, ou plus précisément d’un graal dont on déverse le contenu.

Une fois accompli leur voyage héroïque, les héros et les héroïnes rapportent des présents : vérité, liberté, illumination, purification ou rédemption, pour les partager avec l’humanité. Après une période de tribulations et d’épreuves, ils reviennent chez eux pour partager et transmettre ce qu’ils ont appris dans cette quête. L’Agapê est ce désir, présent en chacun de nous, d’offrir à autrui, par amour, ce que nous ont appris nos pérégrinations et nos souffrances. Le Lion, la Philia, et le Soleil représentent le héros qui, s’éveillant à sa divinité, se lance dans ce voyage rédempteur ; or celui-ci ne serait pas complet s’il ne ramenait quelque chose de précieux pour l’offrir et le partager avec tous. L’Agapê n’est pas asexué ; mais sans exclure les relations sexuelles, il ne doit pas susciter d’attachement.

La forme sexuelle de l’Agapê contient un élément de souffrance associé à l’amour érotique car Uranus a toujours quelque chose de bouleversant : il nous bouscule et rien n’est plus comme avant. L’Agapê peut être douloureux car il n’existe pas de relation fondée sur une seule forme d’amour. Souvent un peu d’Eros se mêle à l’Agapê, ce qui explique la jalousie que l’on peut ressentir. En fait, nombre de gens se rendent compte qu’ils sont amoureux lorsqu’ils se sentent jaloux, ce qui revient à dire qu’ils définissent l’amour en termes d’Eros. Et si leur jalousie disparaît, ils croient que leur relation est terminée, alors qu’ils viennent peut-être simplement de passer à l’Agapê. Eros apprécie ce qui est tabou, ce qui est défendu. Si les amants peuvent se voir facilement n’importe quand, il n’y a plus la douleur de la séparation ni l’extase des retrouvailles. Le concept de l’amour romantique qui s’est développé à l’époque médiévale était fondé sur la frustration.

DEMETER ET PERSEPHONE - SMYRNE - 330-300 AV. JC. - LOUVRE

Déméter et sa fille Perséphone – Smyrne 330-300 avant Jésus-Christ – Musée du Louvre

C’est parce que Déméter ne pouvait accepter de changement qu’elle a perdu sa fille. Et Jéhovah rencontre un problème analogue dans l’Ancien Testament, lorsqu’il crée Adam et Eve avec l’espoir qu’ils vivent à jamais heureux, dans le jardin d’Eden. La projection qu’il fait sur eux laisse peu de place au changement et à la croissance. Une relation peut commencer par la Philia, mais cette idéalisation mutuelle ne peut durer éternellement. Nos relations passent par diverses phases, et nous devons respecter celle du moment. Elles démarrent parfois sur un plan très érotique, puis changent de visage pour se rapprocher de l’Agapê, cette forme d’amour désintéressée, complètement dénuée de jalousie et de possessivité. Remarquez le graphisme du Scorpion, le signe de l’amour érotique, il ressemble à des montagnes russes, avec tous ces pics et ces vallées, tous ces hauts et ces bas.

On peut associer certaines Maisons astrologiques aux formes de l’amour qui leur correspondent. La Maison VIII, qui symbolise l’Eros, la passion, la mort, la transformation et autres situations dangereuses, est très différente de la Maison V, qui décrit les désirs du coeur, l’éveil de l’amour romantique et ce que l’on appelle l’expression personnelle ou la créativité. C’est en Maison V que la Philia peut s’exprimer et sa signification n’a rien à voir avec celle de la Maison VII qui est normalement assignée au mariage. Le signe correspondant à la Maison VII est la Balance que l’on associe aux contrats et aux négociations diplomatiques, tels qu’un bon arrangement de mariage soigneusement étudié.

Enfin, ces quatre formes d’amour que sont l’Epithumia, la Philia, l’Eros et l’Agapê, sont associées aux quatre signes Fixes (Taureau, Lion, Scorpion, Verseau), parce que les signes Fixes sont des signes de manifestation. Ils concrétisent ce qui a été initié par un signe Cardinal (Bélier, Cancer, Balance, Capricorne) et qui sera transformé dans un signe Mutable (Gémeaux, Vierge, Sagittaire, Poissons).

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Bibliographie : « A travers le Miroir » – Richard Ideman – Editions du Rocher

Vous pouvez retrouver les trois premières formes de l’amour :

– l’Epithumia du Taureau – 06 – Mythes, legendes, traditions et symbolisme

– la Philia du Lion – 6.6.5 – Les Mythes du Lion et du Soleil

– l’Eros du Scorpion – 6.6.8 – Les Mythes du Scorpion et de Pluton 

Sur mon site www.sylvie-tribut-astrologue.com dans la rubrique “Mes Chroniques”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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SUR UN AIR DE VERSEAU… MAIS DANS QUELLE ERE ?

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 27-01-2016

C’est la précession des équinoxes qui a donné lieu à la théorie des ères : l’ère du BELIER, correspondant à l’époque où le Soleil traversait la constellation du même nom lors de l’équinoxe de printemps, a précédé l’ère des Poissons que nous allons quitter pour entrer dans l’ère du Verseau.

Tous les 25 920 ans, arrive la grande année où se superposent très exactement signes et constellations. En divisant 25 920 ans par 12, on obtient un cycle de 2 160 ans qui marque la naissance, l’apogée et le déclin des civilisations.

Ce cycle progresse à rebours des signes du zodiaque. Ainsi, la civilisation placée sous le signe du CANCER s’effondra-t-elle avec l’engloutissement de l’Atlantide.

La civilisation des GEMEAUX vit la suprématie des villes jumelles de Memphis et de Thèbes (la première dynastie de Memphis se situe à environ 5 000 ans avant J.C.).

C’est le signe du TAUREAU qui marque l’éclosion de la civilisation de la Basse-Chaldée (3 000 ans avant J.C.), des rois de Babylone et d’Assur. Le signe du Taureau est traditionnellement celui de l’architecture, de la brique et les constructions monumentales sont l’un des aspects importants de cette civilisation.

Rome, fondée en 753 avant J.C., le sera sous le signe du BELIER et de MARS, dieu de la guerre, prépondérant dans le Parthénon romain.

Quant au Christianisme, il verra son expansion sous le signe des POISSONS que l’on retrouvera constamment dans l’iconographie chrétienne primitive. C’est d’ailleurs grâce à un petit poisson stylisé que les premiers Chrétiens se reconnaissaient dans la clandestinité.

L’ère du VERSEAU serait donc encore à venir.

LE VERSEAU - PAVEMENT DE LA BIBLIOTHEQUE DU CONGRES - WASHINGTON

Le Verseau – Pavement de la bibliothèque du Congrès – Washington

Les contempteurs de l’astrologie, Voltaire l’un des premiers, ont souvent été tentés d’opposer aux thèses de ses partisans l’argument de la précession des équinoxes. Or, bien avant, Manilius, au Ier siècle de l’ère chrétienne, puis Ptolémée, un siècle plus tard, ont répondu à cette objection : les signes du zodiaque sont avant tout des signes topiques, c’est-à-dire qu’ils situent une naissance à l’intérieur du grand rythme cosmique de l’univers et n’ont que le nom en commun avec les constellations.

Cependant, à partir du moment où nous sommes entrés dans l’ère atomique, nous avons commencé à aborder l’ère du Verseau. Même s’il faut tenir compte d’une transition de cinq cents ans, les découvertes, les techniques, les inventions, les fabuleuses avancées de la science et de la médecine, au risque d’échapper au contrôle de l’être humain et d’y perdre notre humanité, nous entraînent vers ce vertige du savoir et de l’expérimentation. Certains êtres plus conscients tendront vers la connaissance pure.

L’informatique, la génétique, la robotique… tous ces mots de notre époque qui se terminent en « ique » sont des manifestations de cette ère, avec les risques de manipulations, les victoires sur la maladie, les technocraties en marche. Cependant, il ne faut pas oublier que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Cette formule nous ne pouvons l’ignorer aujourd’hui. Ni faire aveuglément confiance au sursaut de l’homme et de sa conscience, ni aux miracles. Le Verseau est conscient de l’impact de ses inventions ou ne l’est pas. En nous efforçant de ne pas oublier que Yahvé, ou Zeus/Jupiter, ont été régulièrement tentés de détruire leurs créatures pour insolence, désobéissance, méchanceté, orgueil et autres vices divers, ou même pour mettre un terme à une surpopulation galopante.

Dans la nature du Verseau, il y a ce déconcertant mélange de naïveté, de génie, de soif de liberté et d’accès tyranniques ; cette tentation de jouer avec les idées sans toujours se préoccuper de les concrétiser. Mille idées par jour, le Verseau les a, mais le plaisir qu’il éprouve à jongler avec est supérieur à son goût de l’action. Cependant, le Verseau n’est pas l’homme de l’abstraction mais celui de l’expérimentation.

Et puis, ce Verseau, onzième signe du zodiaque, qui correspond au second mois de l’hiver, participe à la double nature uranienne et saturnienne. Et l’Air est son élément. Cet avant-dernier signe du zodiaque et avant tout caractérisé par sa nature aérienne. Il ne faut pas se méprendre : malgré sa représentation symbolique qui évoque l’eau courante, le Verseau n’a rien d’aquatique. Il faut voir dans le symbole du porteur d’eau le symbole de celui qui dispense aux assoiffés ce dont ils ont avant tout besoin pour apaiser leur soif. On cerne ainsi la plus grande qualité du natif, mais aussi son plus grand défaut : il est fait pour comprendre et faire profiter les autres de ses connaissances. Est-ce un défaut ? Peut-être si cette tendance est poussée à l’extrême, car le besoin de donner est alors si fort que le Verseau prend le manque de passion d’autrui pour de l’indifférence. Vexé, il se réfugie dans une tour d’ivoire où il ne tarde pas à ruminer de noires pensées.

Quant à la tendance uranienne du thème, elle le pousse à rechercher une indépendance de tous les instants. La liberté est ce qu’il chérit avant tout. En contrepartie, elle peut lui faire adopter des positions trop anticonformistes. Mais après tout, le Verseau n’est-il pas libre comme l’Air.

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Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur

Dictionnaire de l’Astrologie – Jean-Louis Brau – Librairie Larousse – Paris

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