INGRES DE MERCURE EN BALANCE – 7 OCTOBRE 2016 – PARIS

(4.5 - L'INGRES) par sylvietribut le 09-10-2016

Mercure en aspect de Vénus

La mythologie nous apprend que Mercure tombe amoureux de Vénus mais la déesse refuse ses avances. Mercure, comme souvent, se tourne vers son père. Jupiter, pour aider son fils, enverra son aigle voler une sandale de Vénus alors qu’elle se baigne dans le fleuve Achéloos. Ensuite, il remet cette sandale à Mercure qui l’offrira alors à la déesse en échange de ses faveurs. De leur union naîtra Hermaphrodite, contraction de Hermès et Aphrodite, noms grecs de ses prestigieux parents.

On reconnaît bien là le sens de la négociation de Mercure dont on se souvient que tout enfant il avait volé les superbes bœufs blancs d’Apollon qui avait accepté de laisser le troupeau à Mercure contre une petite flûte que celui-ci venait d’inventer et dont le son charmait Apollon, épris d’art, de culture et de musique.

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Vénus, Mercure et Cupidon

On imagine très bien que cette conjonction Vénus/Mercure dans un thème, si elle est maléficiée, notamment par Neptune, on aura à faire à un beau parleur qu’il faudra éviter, tant sur un plan sentimental que financier. Quant au comportement de Jupiter, il n’est pas sans évoquer un Jupiter en aspect difficile à Neptune. Ce Jupiter a la conscience élastique qui use de subterfuges pour arranger ses affaires. C’est l’escroc sympathique qui vend la Tour Eiffel par lot à des ferrailleurs qui quand ils arrivent pour prendre livraison, l’escroc est déjà sur un paquebot en partance pour l’Amérique… Avec Jupiter, plus c’est gros et plus ça passe.

Sur le plan astrologique et technique, il faut se souvenir que les seuls aspects possibles entre Mercure et Vénus sont la conjonction, le semi-carré et le sextile. Lorsque ces deux astres sont en conjonction ou en sextile, la personne a une nature optimiste. Elle a tendance à voir la vie en rose. Elle est gaie, enjouée et très sociable. On recherche sa compagnie car, avec elle, on ne s’ennuie pas et on est même à peu près sûr de s’amuser. Cependant, il ne faut pas lui demander gravité et profondeur. Elle préfère souvent rester au niveau des apparences pour avoir moins de raisons de s’alarmer, ce qui lui vaut la réputation d’être un peu superficiel.

C’est aussi l’aspect des touche-à-tout qui ne manque pas pour autant de dons. Cette personne utilise parfois ses dispositions artistiques (Vénus) de façon pratique (Mercure de la Vierge). Elle peut par exemple tenir un commerce d’art. Cependant, c’est avant tout la combinaison des « belles-lettres » (Vénus-Mercure Gémeaux). C’est pourquoi on la rencontre très souvent chez les écrivains, romanciers ou poètes.

En général, le sujet Mercure-Vénus est un beau parleur, et l’expression n’est pas forcément péjorative, il a le sens de la forme et des formes. Il n’a pas son pareil pour tourner un joli poème. L’amour est d’ailleurs une de ses grandes préoccupations : il y pense souvent et volontiers.

Quant au semi-carré, il exacerbe toutes les qualités que nous venons d’énumérer. Le sujet, qui a beaucoup de facilités, en tire vanité, et cela le rend facilement susceptible. Il s’adonne de façon désordonnée aux plaisirs des sens, mais il en tire plus d’irritation que de satisfaction. Cette sexualité mal vécue se traduit par un état de nervosité qui est en partie responsable du manque de fermeté de sa conduite.

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Ingrès de Mercure en Balance – 7 octobre 2016 – 9 h 50 (TU 7 h 50) – Paris

« Ingrès » vient du latin et signifie « Entrer dedans ». Il a donné le mot « ingrédient »… C’est-à-dire en cuisine, ce qui « qui entre » dans la composition d’un plat. De la même façon, l’Ingrès du Soleil en Gémeaux, c’est le moment où l’astre entre dans ce signe. Ainsi, on peut monter un thème d’Ingrès pour toute planète changeant de signe. Il faut rechercher l’heure où la planète atteint le 0°00 du signe qui va héberger la planète.

L’Ingrès de l’équinoxe de printemps ainsi que l’ingrès du solstice d’hiver étaient utilisés par les Anciens, comme une sorte de calendrier annuel pour les prévisions, soit de l’année débutant au solstice d’hiver, soit celle commençant à l’équinoxe de printemps. C’est-à-dire que les planètes activant votre propre thème auraient une influence sur les six ou douze mois à venir, les Ingrès mensuels du soleil apportant des précisions supplémentaires, indissociables du solstice d’hiver ou de l’équinoxe de printemps. Se souvenir que dans la tradition l’année commençait avec l’entrée du Soleil en Bélier, équinoxe de printemps… le Bélier étant le premier signe du zodiaque.

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Square Paul Langevin – Paris – Souvenir Exposition Universelle

Plus que l’analyse de ce thème, il convient de repérer la ou les planètes venant superposer par conjonction une des planètes de votre propre thème natal. Un seul degré d’orbe est toléré. Vous aurez alors une petite idée de ce qui devrait marquer ce passage du Soleil en Balance. L’événement important étant signifié autant par la planète transitée que par celle qui transite, en prenant en compte la position qu’elle occupe dans la Maison de l’Ingrès et la Maîtrise qu’elles ont l’une et l’autre non seulement dans le thème de l’Ingrès, mais également dans votre propre thème. Ainsi, si le Soleil d’Ingrès vient superposer votre Mercure natal, et si celui-ci est Maître de la Maison II de votre thème natal, on pourra en conclure que se sont vos finances qui seront concernées durant cette période, d’une façon positive ou difficile, selon le contexte de votre thème natal, puisque la Maison II est directement reliée aux finances, gains et pertes, en un mot la gestion de votre avoir.

Sur ce site, tous les mois mon calendrier lunaire indique le changement de signe des planètes et l’heure de ce changement. Ainsi vous pouvez facilement monter tous les Ingrès du soleil, de la lune et des autres planètes.

Toutefois, cette technique d’Ingrès est surtout utilisée en astrologie mondiale. Les thèmes d’Ingrès étant calculés et montés en tenant compte de la latitude et de la longitude du pays que l’on étudie ; au niveau personnel, il faut tenir compte du lieu où l’on se trouve.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en vous servant des « Commentaires » ci-dessous, vos questions comme mes réponses pouvant en éclairer d’autres. Les questions trop personnelles ne peuvent faire l’objet que d’une consultation, tant à mon cabinet que par téléphone.

Attention, on ne s’occupe jamais de la position de la planète de l’Ingrès puisque celle-ci occupe toujours le 0° d’un signe, ici le 0°00 Balance.

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Rambouillet, le 09 octobre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DANS L’HERBIER DU TAUREAU… LA CONSOUDE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 16-05-2016

Voici une plante qui répond à bien des noms. Elle est tout aussi bien consoude officinale ou symphytum officinal, grande consoude, langue de vache, oreille d’âne, herbe aux coupures, herbe aux charpentiers, herbe à la couture, toute-bonne.

Cependant son nom officiel indique bien à quoi elle sert : souder, est, bien sûr, sa vertu principale. Pline affirmait que si on mettait sa racine à bouillir avec de la viande hachée, celle-ci serait reconstituée en un seul morceau  et les anciens traités médicaux la disent « propre à réunir les plaies ». Depuis des millénaires, on l’emploie donc pour cicatriser les blessures et les ulcères, également pour consolider les fractures, cette dernière indication étant celle qui est retenue par l’homéopathie laquelle définit « Symphytum officinale » comme « remède important dans les traumatismes osseux ».

LA CONSOUDE

La consoude

La consoude peut atteindre jusqu’à 80 cm de haut. Elle pousse dans les prairies humides, au bord des ruisseaux et des fossés. Ses tiges raides, anguleuses et creuses, sont recouvertes de poils rudes que l’on retrouve également sous la face inférieure des feuilles, allongées et pointues, disposées de façon alternée ; ses fleurs, à corolle tubulaire rouge violacé ou blanc jaunâtre, forment des petits bouquets serrés s’inclinant au bout d’une tige, elle aussi, très velue. Sa racine, épaisse, noire extérieurement, blanche et visqueuse intérieurement, est la seule partie qu’on utilise, fraîche ou séchée.

Les Grecs de l’Antiquité pensaient que cette plante pouvait soigner tous les organes blessés. Cette plante est utilisée depuis la nuit des temps puisqu’on en a retrouvé la trace dans la nourriture des hommes des cavernes. Malheureusement, elle est tombée en désuétude mais avait connu un renouveau, au XIXe siècle, dans les pays anglo-saxons. Elle sert depuis longtemps à nourrir les animaux : chevaux, vaches, cochons, poules qui pondent plus et mieux. En effet, la plante peut être consommée fraîche ou séchée, en fourrage, car elle est riche en protéines. Les romanichels la cultivaient partout où ils passaient. Avec la consoude, ils « retapaient » les vieilles carnes qu’ils achetaient à bas prix et les revendaient bien plus cher quelques semaines plus tard.

Un conte du Moyen Age met en évidence ses vertus astringentes. Il rapporte qu’une servante, la veille de son mariage, s’était préparé un bain avec une forte décoction de consoude afin de retrouver sa virginité depuis longtemps perdue. Or, ayant omis de tenir sa maîtresse au courant du but essentiel de cette opération, celle-ci se plongea dans le même bain, il faut dire que l’eau était rare à l’époque, et obtint un tel résultat que son mari « ne fut pas médiocrement surpris de lui trouver une virginité nouvelle ».

Fernel, médecin de Henri II, que l’on nommait « le Gallien français », tenait la consoude en telle estime qu’il la préconisait pour soigner en chirurgie les traumatismes avec fractures. C’est un astringent léger qui est fort conseillé dans les cas d’hémoptysie, d’hémorragie utérine sans gravité, de diarrhée bénigne. Le Docteur Leclerc l’utilisait dans l’entérite tuberculeuse, l’ulcère à l’estomac, pour assécher les bronches en cas de bronchite ou d’infection pulmonaire.

SAINTE HILDEGARDE DE BINGEN

Sainte Hildegarde de Bingen

Quant à la grande herboriste Hildegarde de Bingen qui vécut entre 1098 et 1179, voici ce qu’elle disait de la consoude : « Si l’on a un membre cassé ou blessé, ou couvert d’ulcère », manger de la consoude. Mais la consoude prise sans raison renvoie la pourriture à l’intérieur : c’est comme si on jette des pierres dans un grand fossé pour empêcher l’eau de s’en aller, et alors la vase s’installe au fond ». Sainte Hildegarde de Bingen est considérée comme la première vraie phytothérapeute moderne.

De nos jours, elle pourrait être encore employée pour calmer rapidement les douleurs des brûlures, pour activer la cicatrisation des plaies, pour soigner les ulcères variqueux, les gerçures des seins, les fissures anales, si à la pharmacie on ne s’entendait pas répondre que cette plante n’existe plus, visiblement il est plus rentable de vendre des crèmes qui n’ont aucun effet mais coûtent fort cher, d’autant que la consoude soulage aussi les articulations enflammées, résorbe les hématomes consécutifs à un coup ou à une chute. En cas de phlébite, elle était aussi utilisée afin d’en diminuer les séquelles.

LA CONSOUDE - PLANCHE BOTANIQUE

La consoude – Planche botanique

On peut utiliser la consoude aussi bien en usage interne qu’en usage externe. Dans la première hypothèse : il faut une cuillerée à soupe pour ¼ de litre d’eau froide. On fait bouillir 2 à 4 minutes. On retire du feu et on laisser infuser 10 minutes. Boire deux tasses par jour, loin des repas, et sucrer avec du miel d’acacias de préférence. Pour un usage externe : il faut procéder à une décoction de racines : 100 à 200 grammes par litre. Faire bouillir 10 à 12 minutes et laisser infuser ¼ d’heure, applications locales en lotion.

La consoude aime les terres profondes du fait du développement important de ses racines, car elle va chercher loin ses éléments nutritifs. Sa racine, une fois installée, plonge à 1,5 mètres et même parfois jusqu’à deux mètres de profondeur. Aucune plante herbacée ne s’enfonce aussi loin. Une fois qu’elle a pris racine, au bout de près de deux à trois ans, elle ne craint plus rien, mais il faut quand même veiller à ce qu’elle ait un arrosage suffisant, à lui apporter de l’azote, sous forme de purin d’orties, et à désherber autour d’elle. Par ailleurs, elle est elle-même un excellent engrais, riche en potasse et donc très complémentaire de l’ortie qui est riche en azote. Lors des plantations, prenez quelques feuilles fraîches d’ortie et une ou deux de consoude, coupez-les en morceaux et mettez-les directement au fond du trou de la plantation. La plante ne reprendra que mieux.

LA CONSOUDE ET SA RACINE

Bibliographie

Nos grands-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

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RETROGRADATION DE MERCURE ENTRE CAPRICORNE ET VERSEAU – DU 10 DECEMBRE 2015 AU 14 FEVRIER 2016

(4.2 - Les Rétrogradations et facéties de Mercure) par sylvietribut le 17-12-2015

Le 10 décembre 2015 Mercure entrait dans le signe austère et de Terre du Capricorne. La planète n’en ressortira que le 14 février 2016. Voici l’agenda des allées et venues de la planète entre Capricorne et Verseau :

  • Du 10 décembre 2015 date d’entrée de Mercure en Capricorne au 3 janvier 2016, la planète traverse le Capricorne dans sa totalité.
  • Du 3 au 8 janvier 2016 : Mercure fait une petite incursion dans le Verseau, rétrogradant sur le premier degré du Verseau le 6 janvier 2016.
  • Le 8 janvier 2016, Mercure en rétrogradation retrouve le Capricorne jusqu’au 14°55 du signe.
  • Le 26 janvier 2016, Mercure repart en direct sur ce 14°55 Capricorne. Il reste d’ailleurs stationnaire sur ce 14e degré entre le 25 et le 28 janvier 2016.

MERCURE CAPRICORNE

Mercure en Capricorne : Le Stoïque

Dans cette longue rétrogradation de la planète, Mercure rencontrera positivement et négativement différentes planètes. Tout d’abord dans la seconde quinzaine de décembre 2015, Mercure flirte avec Vénus en Scorpion avec un sympathique sextil.

Un sextil Mercure-Vénus : Mercure est la planète de la communication et s’entend bien avec Vénus, la planète de l’élégance, du goût et de la beauté. Se souvenir que dans la mythologie, ils ont été amants. Voici donc une excellente communication pour améliorer vos relations et vos interactions avec les autres que vous considèrerez sans malveillance, ni agressivité. En cas de problème, vous préférerez même leur accorder le bénéfice du doute. Sous cette influence, on pourra avoir envie d’aller au théâtre, à une exposition, on pourra s’abonner à une revue d’art. Bonne configuration pour le commerce en général et le commerce de luxe en particulier. C’est aussi un bel aspect de diplomatie et de désir de plaire. Mercure étant le multiplicateur du zodiaque, on peut multiplier les rencontres et les flirts.

Malheureusement, dans cette même rétrogradation Mercure vient activer le carré en T très tendu de la lunaison du 11 décembre 2015 : http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/2015/12/10/nouvelle-lune-du-11-decembre-2015-paris/

LE CADUCEE DE MERCURE

Mercure va donc passer en conjonction de Pluton, puis au carré d’Uranus et au carré de Mars, notamment entre le 19 et le 28 décembre 2015. On retrouvera cette configuration entre le 22 janvier et le 3 février 2016.

La rencontre difficile de Mercure et de Pluton évoque bien des complications. Cela confère le goût des intrigues souterraines. Sur le plan intérieur, les obsessions envahissent l’esprit, d’autant plus si dans le thème on a déjà un aspect difficile Mercure-Pluton ou même un Mercure en Scorpion. Les relations avec les frères et sœurs, les voisins, les collègues, peuvent être tendues, d’autant plus si Mercure ou Pluton sont Maître de la Maison III de votre thème.

LE CADUCEE DE MERCURE

Avec le conflit entre Mercure et Uranus, l’esprit y perd largement en stabilité, il est agité. Les sautes d’humeur sont au rendez-vous, la tendance est à se sentir persécuté.  L’attitude se fait bizarre, un peu fantasque dans les cas extrêmes. La tendance n’est pas à la diplomatie, mais plutôt à choquer, bouleverser, heurter les autres. Pensez que toute vérité n’est pas forcément bonne à révéler.

LE CADUCEE DE MERCURE

Le conflit entre Mercure et Mars donne un mental actif, mais très excitable ou irritable. On a les nerfs à fleur de peau ce qui rend impulsif, irascible, enclin à la dispute. La période risque d’être très agitée car bien souvent on ne pend pas la peine de réfléchir avant d’agir ou de parler. Ne pas oublier que si Mercure représente le mental, il est aussi associé à la parole. Lié à Mars, la parole mercurienne devient incisive et le mot tue. Voici un aspect qui mène parfois à des écarts de langage regrettable, voire même des actes de violence, et à des imprudences qui finissent par coûter cher. La tendance risque d’être à l’exagération, à discuter sans motif, parfois même à travestir la vérité dans le seul but d’avoir raison. Certains gestes impulsifs peuvent causer quelques accidents. Attention aussi en bricolant de ne pas vous blesser dans le maniement d’objets tranchants ou pointus. Se méfier également de la vitesse, de la précipitation dans les déplacements, les contrôles radars de plus en plus discrets n’en sont pas moins omniprésents. Difficultés aussi avec frères, sœurs, cousins, voisins, collègues ou confrères. On l’aura compris la configuration n’est pas synonyme d’harmonie.

LE CADUCEE DE MERCURE

Cependant, on note un bon aspect entre Mercure en Capricorne et Jupiter en Vierge, dans la seconde semaine de janvier 2016.

Le trigone entre Mercure Capricorne et Jupiter en Vierge ramène les pieds sur terre et le jugement redevient plus sage. Cet aspect confère même de l’optimisme, un esprit de bienveillance, de la droiture, de la sincérité et de l’honnêteté. On retrouve aussi du bon sens et de la diplomatie. C’est un bon aspect pour qui a une activité commerciale, ou en rapport avec le tourisme, l’étranger ou l’import-export. Cet aspect favorise d’ailleurs d’excellents rapports avec l’étranger, les étrangers ou le lointain. Ce peut être aussi l’occasion de faire un petit voyage, ou un petit déplacement agréable, dans un cadre qui le sera tout autant.

LE CADUCEE DE MERCURE

Ensuite, Mercure reprend son flirt avec Vénus, en conjonction cette fois dans le Capricorne, dans les deux premières semaines de février 2016, ainsi qu’un sextil entre ce même Mercure en Capricorne et Mars en Scorpion, dans la dernière semaine de janvier et la première semaine de février 2016.

Un sextil Mercure-Mars évoque une capacité à être persuasif, à négocier avec habileté. Sous l’influence de Mars, le mental que Mercure acquiert une certaine puissance. Cette rencontre planétaire assure une bonne coordination des réflexes nerveux. Cette configuration suggère de l’habileté manuelle comme le sens de la répartie. Bonne période pour se lancer dans des petits travaux de bricolage. Aspect           favorable pour ceux qui ont une clientèle, les rentrées d’argent seraient dynamisées.

UNIVERSUM - CAMILLE FLAMMARION

L’Universum– Camille Flammarion

Qui sera concerné par cette longue rétrogradation de Mercure en Capricorne ?

Tout d’abord les natifs du Capricorne, mais surtout qui a des planètes dans les deux derniers décans du signe, en positif ou en négatif selon l’état céleste du thème de chacun.

Ensuite, et sur un mode positif et dynamique, ceux dont le Soleil, ou tout autre élément du thème dans les deux derniers décans des Poissons, du Taureau, de la Vierge, du Scorpion.

Par contre qui a le Soleil, ou tout autre élément du thème, dans le Cancer recevra l’opposition de Mercure et les difficultés et les conflits seront à l’ordre du jour pour le Bélier et la Balance.

LE CADUCEE DE MERCURE

Qui sera concerné par la petite incursion et sa rétrogradation sur le 0° et 1° du Verseau ?

Bien sûr si vous avez le Soleil, l’Ascendant, le Maître d’Ascendant, la Lune ou toute autre planète mal configuré sur ces deux premiers degré du Verseau. Il en ira de même pour ces premiers degrés du Taureau et du Scorpion, ainsi que du Lion qui recevra l’opposition de Mercure en rétrogradation.

Par contre, ce rapide et éphémère transit sera positif pour les 0° et 1° Bélier, Gémeaux, Balance, Sagittaire.

Sur un plan général, Mercure en rétrogradation a une incidence négative sur le plan financier comme dans tout ce qui est échanges, négociations. Il est également synonyme de retard en tout genre et bien sûr il est déconseillé de voyager, surtout lorsque Mercure commence sa rétrogradation, ainsi que dans ses deux phases stationnaires, en général les grèves et les incidents bloquants se multiplient.

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Rambouillet, 17 décembre 2015

Deco_Noel1Pour vos cadeaux de Noël, pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, pour un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique… Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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LES ATTRIBUTS DE MERCURE

(6.6.3 - LES MYTHES DES GEMEAUX ET DE MERCURE) par sylvietribut le 05-09-2015

Mercure du latin « Mercurius » est le dieu du commerce, en particulier celui des grains, et des voyages. On le disait aussi bien le patron des marchands que des voleurs ; on se souvient que tout enfant il vola le troupeau d’Apollon qui ne lui en tint pas rigueur car ils restèrent de grands amis et il fit de lui le protecteur des bergers. Il lui enseigna aussi l’art de prévoir l’avenir à l’aide de petits cailloux et lui remit un bâton, le caduceus, comme marque de ses pouvoirs. On voit souvent Hermès portant un bélier sur ses épaules : il est alors le protecteur des troupeaux.

On dit encore qu’il protégeait les voyageurs et apportait la chance. Dans la mythologie romaine, il est le messager des autres dieux, assimilé au dieu grec Hermès. Son nom est lié au mot latin « merx » qu’on traduit en français par « marchandise », mais aussi à « mercari » qui a donné le verbe « commercer » et enfin « merces » qui n’est autre que le « salaire ». Aussi, ses attributs traditionnels étaient la bourse, le plus souvent tenue à la main, le pétase, le caducée, des sandales ailées ainsi qu’un coq et/ou un bouc.

LE PETASE AILE DE MERCURE - JEAN-BAPTISTE PIGALLE

Le pétase ailé de Mercure par Jean-Baptiste Pigalle

Le pétase était un chapeau rond à bord large et plat qui s’attachait avec un cordon. Les Grecs le pensaient d’origine thessalienne. Il était porté en même temps que la chlamyde, par les éphèbes au gymnase d’où l’expression « mener sous le pétase », c’est-à-dire « conduire au gymnase ». Les ailes sur le pétase étaient bien l’attribut particulier d’Hermès/Mercure, le protecteur des éphèbes. Pour les Etrusques, c’était le chapeau du paysan alors que les Romains l’utilisaient également, au théâtre, pour se protéger du soleil.

APOLLON PORTANT LA CHLAMYDE

Apollon portant la chlamyde

La chlamyde était une draperie portée exclusivement par les hommes originaires de la Grèce antique et plus précisément de Thessalie. La chlamyde était munie des deux côtés de pointes en forme de triangle. Le carré ou le rectangle était placé dans le dos et on ramenait les pointes en avant en les fixant sous le cou par une agrafe. Selon la fantaisie ou l’élégance les deux pointes étaient symétriques ou déplacées de côté. Ce vêtement était principalement utilisé par les cavaliers, les voyageurs et les jeunes gens. Ces derniers le portaient d’ailleurs durant toute leur éphébie. A partir d’Alexandre le Grand, la chlamyde pourpre servit de manteau royal. La véritable chlamyde thessalienne est extrêmement petite car lorsque les cavaliers la portaient, elle flottait au vent.

LE CADUCEE DE MERCURE

Le caducée de Mercure

Le caducée, ce bâton avec deux serpents entrelacés, était un don d’Apollon à Mercure. En grec ancien, c’était le « sceptre du héraut ». Les deux serpents s’enroulaient sur le bâton et se faisaient face à son sommet. Parfois, on le trouve représenté avec une paire d’ailes. A l’origine ce n’était qu’un bâton orné de rubans qui flottaient au vent, remplacés avec le temps par les fameux serpents. Le caducée symbolisait tout ce qui se rapportait au commerce et au transport, voire à l’alchimie. Ces deux serpents se faisant face symboliseraient les substances élémentaires que sont le soufre et le mercure quand elles se trouvent en parfait équilibre. Ce caducée faisait de lui le dieu de la Médecine et des médecins.

LA TALARIA DE MERCURE

La talaria de Mercure

Les Talarias étaient les sandales ailées de Mercure. Elles rappelaient que Mercure était le messager de Jupiter et des dieux, des voyageurs car il était aussi le gardien des routes et des carrefours. C’est lui qui débarrassait les pierres dont les routes étaient jonchées. Des monuments, les hermès, commémorent cette besogne ; érigés le long des routes, leur culte était associé à celui du phallus, car Hermès était aussi l’un de dieu de la fertilité. A l’origine, les hermès étaient de simples amoncellements de pierre autour d’un pilier. Par la suite, ce pilier, de section carrée, fut surmonté d’une tête et orné d’un phallus ; ces hermès d’un type plus élaboré ornaient les rues des cités, les cours et les gymnases. Hermès avait tout particulièrement la faveur des athlètes ; des statues le représentant sous la forme d’un jeune homme athlétique, l’éphèbos, étaient souvent érigés sur les terrains où l’on pratiquait les différents sports.

MERCURE L'EPHEBE SPORTIF

Mercure l’Ephèbe sportif

Il connut d’ailleurs une grande ferveur en Gaule, et en Provence en particulier, sans doute à cause du passé grec de la Provence et du lien fort qui unissait Marseille à Hermès. En Provence, les Chrétiens ont d’ailleurs donné une part importante aux anges et archanges qui sont souvent considérés comme proches d’Hermès/Mercure dans leurs fonctions de messagers. Comme Hermès/Mercure, ils sont dotés d’ailes.

Enfin, Mercure avait d’une épée d’or sertie de diamants.

Mercure est souvent accompagné d’un coq, symbole de la nouvelle journée, d’un bélier ou d’une chèvre, symboles de la fertilité, ou encore d’une tortue, faisant référence à l’invention légendaire de la lyre avec une carapace de tortue.

Et puis, Mercure était aussi un dieu « psychopompe » qui conduisait les âmes récemment décédées dans l’au-delà. On dit qu’il guidait les ombres jusqu’à royaume d’Hadès/Pluton.

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Mercure et son équipage constitué de deux coqs

Mercure était un dieu ludique, on dit qu’il inventa le jeu d’osselet.

Le jour de Mercure est le « Mercredi » qui dérive étymologiquement de « Mercure ». Mercure était célébré le 15 mai en particulier. Mercure n’appartenait pas au groupe des premières divinités romaines. Il n’avait pas reçu de « flamine », c’est-à-dire de « prêtre ». On l’honorait cependant lors d’une fête importante, les Mercuralia, fête au cours de laquelle les marchands s’arrosaient la tête et leurs marchandises d’eau tirée du puits sacré de Mercure près de la Porta Capena à Rome.

Le temple de Mercure fut construit en 495 avant Jésus-Christ dans le Circus Maximus, entre les collines de l’Aventino et du Palatino. C’est un lieu particulièrement adapté pour adorer un dieu du commerce connu pour sa rapidité, car c’était le centre majeur du commerce et on y trouvait un hippodrome. La situation du temple de Mercure placé entre l’Aventino tenu par la plèbe et le Palatino, centre politique des patriciens, souligne son rôle en tant que médiateur.

Mercure n’apparaît pas parmi les divinités « di indigetes » de la religion romaine archaïque. Au moment de son assimilation avec le dieu grec Hermès, commençant vers le IVe siècle avant Jésus-Christ, il réunit les fonctions des Dei Lucrii, ces anciennes divinités du commerce, de l’échange et du profit. Certains historiens voient en Mercure la fusion du dieu grec Hermès et d’un dieu pré-romain, peut-être étrusque, du contrat. Ce terme de contrat serait à prendre au sens large : aussi bien contrat marchand, qu’accord entre des personnes portant sur des choses non monétaires.

Enfin, tel un ectoplasme, la puissance du dieu était due à sa capacité à prendre la forme des circonstances. Jamais il n’était figé dans une forme donnée et c’est ainsi qu’il put mettre à sac l’Olympe. Selon la reprise romaine de la légende grecque d’Hermès, Mercure était le fils de Jupiter et de la nymphe Maia, fille d’Atlas.

Mercure a eu plusieurs relations avec des déesses, comme Vénus, Chioné et même Hersé. A noter que la plupart de ses enfants ont des caractéristiques sexuelles particulières, comme Hermaphrodite, Pan ou Cupidon.

Le nom de Mercure fut associé aux débuts de la presse périodique, chargée de communiquer les nouvelles, ainsi le Mercurius Politicus anglais, en 1659, consacré à l’actualité des nouvelles étrangères et des événements en cours dans les « trois nations d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande pour l’information du public ».

Le Mercure galant fut l’un des premiers périodiques français, né en 1672, il donnait à ses lecteurs les nouvelles de la Cour de Paris. Il inspirera aussi la création de Der Teutsche Merkur à Weimar en 1773. Il existe encore aujourd’hui un certain nombre d’organes de presse qui portent le nom de Mercure comme par exemple le quotidien national chilien El Mercurio.

LA LYRE DE MERCURE

La lyre à carapace de tortue de Mercure

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie : Michael Grant et John Hazel – Marabout

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DANS LE CALENDRIER VERSEAU… UN SAINT PEU CONNU… SAINT TRYPHON

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.9 - LES SAINTS DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 16-02-2014

Saint Tryphon serait le tendre héritier de Dionysos, c’est dire comme l’excentricité et l’imprévisibilité de ce personnage s’apparentent bien à ces caractéristiques du Verseau.

Autrefois, l’arrivée de février, malgré les augures néfastes qu’il traîne dans son sillage, réjouissait les paysans dans le Sud-Est européen où l’on pensait que « même si février gelait le sang, ça sentait déjà le printemps ». Par ailleurs, suivant une parétymologie, on suppose, faisant allusion à l’humidité de ce mois, que « le vieux boiteux ouvre chaque année ses ‘flévès ‘ (ses ‘veines’) et inonde le monde ».

Saint Tryphon, de la racine grecque « tryph » qui signifie « délicat » ou « tendre », que l’on associe au trèfle, en grec « triphilli », et qui ouvrait le mois puisque fêté le 1er février, était un personnage très aimé dans le monde rural.

SAINT TRYPHON

Saint Tryphon

D’après la tradition, ce pauvre et jeune porcher converti au Christianisme vers la fin des persécutions, fut martyrisé à Nicée au début du IVe siècle. Son culte se répandit rapidement et, déjà au VIe siècle, le saint avait deux églises à Constantinople. Dans le monde catholique, sa mémoire est cependant célébrée le 11 novembre. Les Latins lui joignent non seulement Saint Respice mais également une jeune vierge nommée Sainte Nymphe puisque les corps de ces trois martyrs sont ensemble à Rome dans l’église Santo Spirito in Sassia, sous un même autel et dans l’église Saint-Tryphon/Saint-Augustin de Rome. Le nom de Saint Tryphon a été donné à la cathédrale de Kotor au Monténégro. Par ailleurs, l’abbaye Saint-Pierre de Cellefrouin relevait du cardinal de Saint Tryphon. 

CATHEDRALE SAINT TRYPHON - KOTOR

Cathédrale Saint Tryphon – Kotor – Monténégro

La cathédrale Saint-Tryphon est une des deux cathédrales catholiques du Monténégro. Elle est le siège de l’évêché de Kotor. Cette cathédrale romane a été consacrée le 19 juin 1166 et restaurée en 1667. L’édifice a subit d’importants dommages lors du tremblement de terre d’avril 1979. Elle demeure actuellement le plus bel exemple d’architecture romane de toute la côte adriatique et des fresques du XIVe siècle ornent ses murs.

Symbole de la ville de Kotor, Saint Tryphon est présent sur les armes de la ville.

Quant à la prière à Saint Tryphon consiste en une dizaine de chapelets suivis de trois invocations à Saint Tryphon. 

LE MARTYR DE SAINT TRYPHON

Le martyr de Saint Tryphon

Dans l’iconographie byzantine, le saint est représenté comme un jeune homme avec une serpette à la main, prêt à tailler la vigne qui l’entoure ; parfois en arrière-plan figure un paysan avec un trou sanglant à la place du nez qui lui est tombé à la suite d’une punition infligée par le saint pour avoir travaillé le jour de sa fête. Ailleurs on raconte que le paysan lui-même s’était coupé le nez en travaillant ce jour critique. Depuis, les vignerons chôment et festoient ou se livrent à des rites propitiatoires qui rappellent le carnaval.

La période de l’année se prête aussi à faire de ce saint le protecteur de la végétation, surtout des cultures maraîchères, et de la vigne qui se « réveille » au début de février. C’est pourquoi, le jour de sa fête, des hymnes et des incantations sont chantées dans les champs et les vignes. Des miettes de gâteaux et du pain bénit, des grains de blé bouillis, des morceaux de coquille d’œufs teints en rouge, gardés depuis le Jeudi saint de l’année précédente, sont enterrés dans les champs et ces remèdes sont aussi efficaces que l’intervention du saint contre la vermine, les parasites, les rats et autres animaux nuisibles aux cultures.

LES OEUFS ROUGES DE SAINT TRYPHON

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

 

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L’ASTROLOGIE DANS LES MONUMENTS… LA BASILIQUE DE VEZELAY

(6.3.1 - En France) par sylvietribut le 24-11-2013

Fondée au IXe siècle, le monastère passe en 1050 sous l’invocation de Sainte Marie-Madeleine dont il conserve les reliques. Les miracles qui se produisent sur le tombeau de la sainte attirent bientôt une telle foule de pénitents qu’il faut agrandir l’église carolingienne. En 1120, un violent incendie éclate la veille du 22 juillet, jour de grand pèlerinage, détruisant toute la nef et tuant plus de mille pèlerins. Les travaux reprennent aussitôt et la nef est rapidement reconstruite puis, vers le milieu du XIIe siècle, l’avant-nef ou narthex sont terminés. Il en sera de même en 1215 pour le chœur romano-gothique et le transept sont terminés.

Un autre problème attend Vézelay. En effet, au VIIe siècle, un autre lieu de pèlerinage affirmait détenir les reliques de Sainte-Marie-Madeleine : la Sainte-Baume en Provence. A la fin du XIIIe siècle, le différend qui oppose les deux sites les amène à faire appel au Pape, qui invite à se référer à la tradition la plus ancienne : les pèlerinages à Vézelay s’espacent donc, les foires et les marchés perdent de leur importance. Il faudra attendre 1920 pour que l’ancienne abbatiale, devenue église paroissiale en 1791, devienne basilique.

BASILIQUE DE VEZELAY

Le tympan de la basilique de Vézelay

Quoi qu’il en soit la basilique de Vézelay est un joyau architectural et un livre d’ésotérisme ouvert en permanence. En effet, c’est en 1976, après plus de huit siècles, que l’un des pères franciscains chargés depuis 1966 de la desserte du sanctuaire de Vézelay, Hugues Delautre, découvre que non seulement l’axe d’orientation de la basilique, mais aussi sa structure interne, ont été déterminés en tenant compte de la position de la terre par rapport au soleil. Ainsi, chaque année, la fête de Saint Jean-Baptiste révèle les dimensions cosmiques de l’église : au plein midi du solstice d’été, quand le soleil est en culmination par rapport à la terre, la lumière venue des fenêtres sud projette des flaques lumineuses qui s’établissent dans le plein milieu de la nef avec une rigoureuse précision. En même temps, les archives franciscaines datant du XVIe siècle nous apprennent que la basilique occupe une colline au nom évocateur de « Monte Scorpio ». Une vision aérienne de la colline permet de comprendre pourquoi un tel nom, elle n’a ni plus ni moins que la forme de cet arachnide. Autre singularité, le 22 juillet, date anniversaire de Marie-Madeleine, on peut constater que la constellation du Scorpion se trouve juste au-dessus de la Basilique. Marie-Madeleine n’est autre que la prostituée de l’Evangile, personnage de la mythologie Scorpion.

On peut également constater que la construction de la basilique a connu de nombreuses transformations. Mutations et transformations sont le propre de la symbolique du Scorpion. Elle commence par occuper la vallée, au pied de la colline, avant de trouver sa place définitive au sommet de ce Mont Scorpion. De même, son fondateur va connaître une profonde évolution. Il s’appelait Girard de Roussillon, il était le vassal du Roi de France, c’est-à-dire qu’il servait le Roi militairement. Il va abandonner sa fonction martienne de guerrier pour se consacrer à la construction d’un monastère. Quant à moi, c’est un Scorpion qui m’a fait visiter Vézelay et ses environs.

VEZELAY - NARTHEX - TYMPAN CENTRAL

Basilique de Vézelay – Narthex Tympan central

Le tympan du portail central est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art roman en France. Il représente la création historique de l’Eglise, avec le Christ bénissant les apôtres et leur assignant leur mission de convertir les nations, thématique absolument unique dans l’art roman. Toute la scène tourne autour du Christ en gloire dont le visage impassible contraste avec sa position en forme d’éclair et le mouvement tourbillonnant de ses vêtements. Des rayons partent latéralement de ses mains en direction des douze apôtres, tel le soleil au centre d’un zodiaque. Les douze apôtres tiennent à la main le livre Sacré et sont prêts à partir aux quatre coins du monde. Ce monde est représenté dans toute sa diversité. On peut reconnaître d’abord deux apôtres en train d’écrire, puis les Juifs, les Cappadociens, les Arabes, les Cynocéphales censés habiter aux Indes, les Phrygiens, les Byzantins et les Arméniens. Dans la première voussure entourant ce tympan, on reconnaît les signes du zodiaque et les travaux correspondant à la période de l’année : en Sagittaire, en décembre, on tue le cochon… en Bélier, en avril, on taille la vigne… Les douze signes et ces douze travaux évoquent aussi bien les douze travaux d’Hercule, que le temps et les 24 heures.

La basilique de Vézelay est entrée au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en 1979.

Vézelay se trouve aux confins du Morvan et occupe les pentes et le sommet d’une colline qui domine la vallée de la Cure, dans le département de l’Yonne, en Bourgogne. L’origine du nom est certainement « Visiliacum », de « ves », désignant une montagne et que l’on pourrait rapprocher de celle du Vésuve… le volcan… nous voilà de nouveau dans le monde du Scorpion. Et puis, c’est ici que se rejoignent la terre et le ciel. 

A la grande époque du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, la ville abrita jusqu’à 10 000 personnes dans les maisonnettes et caves de pèlerins, le long de ses ruelles escarpées. Sauvée de la ruine par Prospère Mérimée, elle a repris sa vie de haut lieu de la spiritualité. 

« Voici le superbe, l’immense vaisseau dressé face à l’Est magnétique, fier et de si haut. Gardé par des bastions plus altiers encore au-dessus d’un énorme rocher, il vogue droit vers le soleil levant, l’éventre, l’éclabousse d’écume, s’en recouvre et, le soir, se charge d’or et de pourpre avant de s’enfoncer dans les étoiles, ah, Vézelay… » – Jules Roy

Chaque année, ce sont des centaines de milliers de visiteurs qui parcourent la butte. Colline éternelle, haut lieu de l’art chrétien. Vézelay est une colline inspirée où souffle l’Esprit. De nombreux intellectuels, écrivains et artistes, sont venus ici et ont même pris racine. Parmi les plus connus : Théodore de Bèze, Romain Rolland, Paul Claudel, Pablo Picasso, Maurice Clavel, Max-Pol Fouchet, Jules Roy auteur notamment de « Vézelay ou l’amour fou ».

BOURGOGNE - SAINTE-MADELEINE DE VEZELAY - IXe SIECLE

Vézelay au Mont Scorpio

Bibliographie : Bourgogne – Guide Vert Michelin 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’ASTROLOGIE AU CHATEAU DE CHAREIL-CINTRAT DANS L’ALLIER

(6.3.1 - En France) par sylvietribut le 21-09-2013

Chareil-Cintrat est une toute petite commune de l’Allier qui compte à peine 400 habitants. Elle résulte de la fusion, en 1830, de deux paroisses existant avant la Révolution et devenues deux communes distinctes : Chareil et Cintrat. Voilà qui suggère une identité Gémeaux ou Vierge… C’est la Vierge qui l’emporte quand on sait que ce bourg se situe dans la zone viticole de Saint-Pourçain. Double encore par rapport aux rivières qui le traversent. C’est d’abord la Bouble, affluent de la Sioule, et le Boublon qui se jette dans la Bouble, en rive droite, sur le territoire du village. Quoi qu’il en soit, le bourg principal, où se trouvent la mairie et l’église, est sur le territoire de Chareil. De plus, il est situé sur un plateau dominant le site du château et de l’ancienne église Saint-Blaise. L’occupation de ce site est d’ailleurs attestée au moins depuis l’époque gallo-romaine et a été favorisée par l’existence à cet endroit d’une source abondante.

CHATEAU DE CHAREIL-CINTRAT 2

Le Château de Chareil-Cintrat

Toutefois, c’est le château de Claude Morin, dit Château du Bas-Chareil, qui retient l’attention. Il fut édifié au XVIe siècle. Son décor intérieur évoque le style de la seconde Renaissance française. Les salles sont ornées de peintures murales des années 1560-1570. Inspirées de l’antique, elles représentent des thèmes mythologiques, astrologiques et un ensemble de grotesques exceptionnel en France par son ampleur et sa conservation. L’ensemble a valu au château de Chareil-Cintrat un classement au titre des Monuments historiques en 1958, après une première inscription en 1930. C’est en 1958 que le château devient propriété de l’Etat. Il est actuellement géré par le Centre des monuments nationaux.

CHATEAU DE CHAREIL-CINTRAT 

Décors des pièces au château de Chareil-Cintrat

Située au pied d’une colline, la terre de Chareil fut à l’origine un des fiefs de la Maison de Bourbon. Par droit de succession, le château de Chareil échut, au début du XVIe siècle, à Claude Morin, contrôleur ordinaire des guerres, pour qui furent effectués les décors peints inspirés de l’Antique. En 1954, l’Etat se porte acquéreur du château et entreprend des travaux de restauration.

chateau-de-chareil_cintrat - L'astrologue

L’astrologue dans le décor à fresques du château de Chareil-Cintrat

La décoration sculptée est ordonnée selon les trois registres d’architecture : ionique, dorique et corinthien. Les percements intérieurs sont ornés d’encadrements appareillés. Les peintures murales forment un ensemble d’une exceptionnelle qualité par leur inspiration, leur homogénéité et l’élégance de certains tableaux.

Par ailleurs, on trouve sur une étendue de deux hectares les anciens cépages traditionnellement cultivés dans le vignoble de Saint-Pourçain. Ce qui a permis la création d’un Conservatoire de la vigne et du vin dont l’objectif est de conserver et de faire connaître les savoir-faire liés à la culture de ces anciens cépages. On est bien dans le monde de la Vierge.

Château et Conservatoire sont ouverts à la visite toute l’année.

VIGNOBLE DE CHAREIL-CINTRAT

La vigne à Chareil-Cintrat

 

 

 

 

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DANS LA MYTHOLOGIE DE LA VIERGE… LE DIEU BACCHUS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 18-09-2013

Le culte de Dionysos ne s’implanta pas facilement en Grèce, sans doute parce qu’il venait de chez ces Barbares d’Anatolie, ces Phrygiens et ces Thraces, lieu de naissance des plus anciennes Déesses-Mères, androgynes comme Cybèle. Dionysos, lui-même, était parfois interpellé de la façon suivante : « Où vas-tu… toi, l’homme-femme ? », souvent attaqué comme on agresse encore parfois aujourd’hui les homosexuels. Il faut préciser qu’il portait des vêtements de femme, mais sans doute avait-il hérité de la bisexualité de ces déesses crétoises ou anatoliennes, de la Déesse-Mère ou du Serpent ? N’était-il pas, par excellence, le dieu qui prit toutes les formes, connut toutes les métamorphoses : il se changea en lion, en panthère, en fait en ce qu’il voulait, lui le dieu de la démesure et de l’ivresse, maître des Ménades comme son homologue romain Bacchus, dieu du vin et des vendanges de septembre, qui était lui aussi le maître des Bacchantes.

BASSIN DE BACCHUS - PARC DU CHATEAU DE VERSAILLES - Balthazar et Gaspard Marsy

Dionysos – Bassin Parc du Château de Versailles

On a chargé les Ménades, Corybantes et Bacchantes, pour faire d’elles de dangereuses hystériques dévorant leurs propres enfants, des animaux vivants qu’elles déchiraient à belles dents, des taureaux sauvages en particulier, et cela au cours d’une transe sacrée. Certes, il existe une tradition prétendant qu’au cours de transes rituelles des sacrifices d’animaux, voire d’enfants, avaient lieu. On peut suggérer autre chose, une relation beaucoup plus directe au chamanisme. Comment ne pas évoquer l’histoire de Penthée qui lui-même prenait progressivement la forme d’un animal. Il sera d’ailleurs lapidé par les Ménades dont il avait surpris les secrets ; elles lui trancheront la tête et la porteront à sa mère, Agavé, qui la prend pour une tête de lion… Tirésias avait pourtant averti Penthée : « Si tu mets la main sur ce dieu, tu vas t’en repentir, toi et les tiens ! ». Mais Penthée ne l’écoute pas. Il insulte Dionysos, veut l’enfermer : « Tu as tort, l’avertit ce dernier, de méconnaître mon pouvoir » ; et aussitôt il fit en sorte que toutes les femmes de la ville soient entraînées par les Ménades et leurs chants sauvages. Même la mère de Penthée les suivra, en transe comme les autres. Dionysos interrompra brutalement la transe mais lorsqu’Agavé émergera, il sera trop tard, elle aura déchiqueté son fils et elle mesurera l’horreur de son geste. Dieu terrible, Dionysos finira par forcer le respect des Grecs mais jamais sans arrière-pensée, même après qu’il eut inventé le théâtre. Il fut en effet le premier metteur en scène. Il inspirait aussi bien les poètes que les acteurs. Ce qui est probable, c’est que les cultes venus de ces pays « barbares » ne pouvaient que choquer les Grecs « sages ».

Les Grecs reprochaient aux Barbares l’immodestie des femmes à laquelle Dionysos conviait ses Ménades mais on peut aussi voir dans le conflit entre Dionysos et les dieux olympiens une opposition entre deux modes d’approche du monde, de la vie, de la connaissance. Les adeptes de Dionysos prônaient une connaissance directe de la divinité par fusion avec lui ; la divination, la transe, l’expérience mystique immédiate, tout cela ne saurait s’aborder par les voies de la rationalité. Comme cela a été écrit : « Le fidèle de Dionysos, au summum de son extase, ne fait qu’un avec son dieu ; la divinité pénètre en lui, il est ‘Enthéos’ et le nom de Bacchus désigne aussi bien le dieu que son adorateur ». Il s’agissait d’acquérir par cette fusion l’immortalité. Devenir Dionysos, c’était en même temps absorber son immortalité, concept tout à fait étranger à la mentalité grecque.

Cependant cette opposition fondamentale, nous la retrouvons aujourd’hui, entre ceux qui croient à une certaine qualité d’expérience mystique, s’intéressent au retour du chamanisme, de certaines pratiques irrationnelles, et ceux qui ne croient qu’une science fondée sur la raison pure, la répétitivité de l’expérience et l’élaboration rigoureuse de règles et de lois. Ainsi s’opposent la Vierge folle et la Vierge sage. 

SEMELE TERRASSEE PAR JUPITER

Sémélé terrassée par Jupiter

Il fallait bien que les Grecs changent quelque peu la nature de Dionysos pour le rendre acceptable. Ils changèrent même son lieu de naissance, élisant Thèbes.  Sa mère aurait été une célèbre princesse dont Zeus serait tombé éperdument amoureux. Au point de dire à Sémélé, fort imprudemment, qu’elle pouvait tout exiger de lui. Mal inspirée par Héra, l’éternelle jalouse, Sémélé demande à voir Zeus dans toute sa splendeur. Exigence fatale, car Zeus est contraint de tenir sa promesse : « Non, je t’en prie, ne me demande pas cela ! » supplie Zeus, « si tu me vois dans toute ma puissance, cela te perdra ! ». Mais Héra a été persuasive et Sémélé insiste, obstinée. Alors Zeus lui apparut dans sa gloire et la pauvre princesse fut aussitôt foudroyée car Zeus/Jupiter est foudre, orage, tonnerre, feu à l’état pur. Il eut tout juste le temps de retirer du corps de la mère l’enfant qu’elle attendait et de le placer dans sa cuisse. Autrefois la cuisse désignait l’utérus, ce qui nous ramène à l’androgynat de Zeus lui-même. Ainsi Dionysos achèvera sa gestation dans « la cuisse de Jupiter ».

Plus tard, grâce à Hermès/Mercure, Dionysos retrouvera sa mère aux Enfers et elle prendra alors place dans l’Olympe, acquérant là son statut d’immortelle.

Ce dieu du vin né du feu et élevé par la pluie prend parfois aussi la forme symbolique d’un « grain de raisin », comme d’autres dieux parèdres de la Déesse Mère seront des « grains de blé ». Et Dionysos « homme-femme », voyageur, allant de-ci, de-là, par monts et par vaux, enseignera à cultiver la vigne, tout comme il enseignera les Mystères à l’instar de Déméter.

Comme Héphaïstos, Dionysos se situe évidemment sur le versant de la Vierge folle. Dans l’imaginaire collectif cette « démence » est due en effet à l’ébriété, à l’ivresse qui délivre et dénoue, libère les instincts les plus fous, lève tous les interdits.

Quant à la vie amoureuse de Dionysos, elle commence par un premier amour avec un adolescent nommé Ampélos qui mourra accidentellement et sera ensuite changé par le dieu en constellation ou, dans une autre version, en pied de vigne.

DIONYSOS ET ARIANE - MARBRE DE CARLO ALBACINI - 

Dionysos et Ariane – Marbre de Carlo Albacini

Par la suite, alors que Thésée eut abandonné Ariane sur l’île de Naxos, Dionysos qui passait par là serait tombé amoureux d’elle : il apparut à Ariane, l’emmène sur l’Olympe et en fait sa femme. Ariane est parfois vue comme la mère des Ménades. A la mort de sa compagne, Dionysos aurait jeté sa couronne dans le ciel pour lui rendre hommage. Ariane serait donc devenue la constellation de la couronne boréale.

D’Althée, la reine de Calydon, il eut une fille, Déjanire, qui sera adoptée par l’époux d’Althée, Oenée. Enfin, ce sera Aphrodite/Vénus qui lui donnera plusieurs fils, dont Priape, divinité phallique des Vergers et des Jardins, Hyménée, dieu du chant nuptial et, selon le cinquante-septième Hymne orphique, l’Hermès souterrain, chtonien ou infernal.

D’autres mythes viennent informer sur la personnalité de Dionysos. Ainsi, les femmes d’Argos devenues folles et qui dévorèrent leurs nourrissons car elles n’exaltaient pas convenablement Dionysos. Il y a aussi les trois filles de Proétos : Lysippé, Iphinoé, Iphianassa, frappées de démence par Dionysos, ou Héra, et guéries par Mélampous.

Quant aux sœurs Agavé, Ino et Autonoé, elles tuèrent Penthée, le fils d’Agavé, lors d’un délire dû à Dionysos. Et puis, les Minyades, filles du roi d’Orchomène en Béotie, Minyas, au nombre de trois : Leucippé, Arsinoé et Alcathoé, qui refusèrent de s’adonner au culte de Dionysos. Pour se venger, il les punit en les frappant de folie.

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Dionysos chevauchant la panthère – Mosaïque de Pella

Cependant, Dionysos c’est le dieu du vin, de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux : sève, urine, sperme, lait, sang. Il se spécialisera par la suite dans la vigne qu’il était censé avoir donnée aux hommes, ainsi que l’ivresse et la transe mystique. Ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération. N’est-il pas d’ailleurs le fils de Sémélé avatar de la déesse phrygienne de la terre, et puis aussi amant d’Ariane, déesse minoenne de la végétation, et enfin compagnon des nymphes et des satyres. Il est fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.

Plusieurs portraits sont accolés à la personnalité de Dionysos : celui qui sert le vin pur et qui aime la chair crue, ou encore le protecteur des arbres et l’esprit de l’écorce, le protecteur des figuiers ou bien le garant de la fécondité.

On l’appelait aussi bien Zagreus, fils de Zeus et de Perséphone, que Bromios ce qui signifie « au bruyant cortège ». On le disait Digonos, c’est-à-dire « deux fois né » ou encore Bakkhos « qui retentit ».

L’attribut majeur et personnel de Dionysos est le thyrse qu’il tient à la main, qu’on trouve à ses pieds ou dans son cortège. Il régit le pin et le lierre, ainsi que leurs fruits, la pomme de pin et les baies de lierre dont il est souvent couronné. Ces plantes sont une apparente exception dans la nature car elles sont toujours vertes au cours de l’année et ne semblent pas perdre leurs feuilles, ce qui renvoie aux résurrections du dieu. On notera aussi que les vrais fruits du pin sont cachés dans la pomme et que les baies du lierre, toxiques, entraient dans la fabrication d’une bière que consommaient les Ménades et qui contribuaient à la transe.

dionysos

Dionysos

On trouve encore le grenadier et la grenade, le figuier et les figues. Le grenadier est issu du sang du dieu, ses fruits mûrissent en hiver et Perséphone reste liée aux enfers pour en avoir mangé. Le figuier est associé à la vie cachée dans le monde méditerranéen, car il pousse spontanément là où il y a de l’eau souterraine et révèle les sources.

Comme il a apporté la vigne et le vin aux hommes, on trouve également la vigne et le raisin, la coupe à boire. Mais il s’agit plutôt d’un amalgame avec Bacchus, son équivalent romain.

Quant à son bonnet phrygien, il rappelle l’origine asiatique de Dionysos. On trouve aussi la flûte, les cymbales et les tambourins.

Les animaux associés à Dionysos sont le bouc, le taureau, l’âne et la panthère. Ses temples majeurs se trouvaient à Athènes avec le Théâtre de Dionysos, Eleusis, Smyrne et Ephèse.

DIONYSOS - CARAVAGGIO

Dionysos par Caravaggio

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Collection Marabout  

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur               

 

 

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