MARS… LE HEROS DU BELIER

(5.3.5 - MARS) par sylvietribut le 11-04-2016

Instinct de destruction, ardeur primaire, force vitale, sous l’influence de Mars, quelle que soit la cause embrassée, le Bélier se donnera tout entier, sans réfléchir, avec souvent une violence qui fait de lui le plus martien des signes.

Pour les Romains, Mars était le premier des dieux. Rome et la civilisation romaine étaient régies par le signe du Bélier : civilisation guerrière, de conquête, mais aussi très marquée par l’agriculture. Pour les Romains, Mars était aussi un dieu agricole, le dieu du printemps et de la végétation renaissante.

En anglais et en allemand, la racine « Spring » signifie « sauter », « jaillir », et le même mot signifie aussi « printemps » en anglais. Dans les civilisations traditionnelles, non chrétiennes, le véritable nouvel an correspondait à l’entrée du Soleil dans le signe du Bélier, c’est-à-dire l’équinoxe de printemps, ou l’Ingrès solaire du printemps pour l’astrologue. On y célébrait des rites agraires et sexuels. Le dieu Pan, dieu phallique et de fécondité, est en rapport avec Mars.

En Thrace, Mars était adoré sous la forme d’une épée rouillée fichée en terre. Chez les Sabins et à Rome, Mars était vénéré sous la forme d’une lance. Pour les Gaulois, c’était une épée nue, placée sur l’autel.

MARS DIEU DE LA GUERRE

Mars le guerrier, dieu de la guerre

Chez les Grecs Mars s’appelait Arès, dieu qui est à l’origine de la naissance du monde. Selon Hésiode, Mars, ou Arès, était fils de Jupiter et de Junon, c’est-à-dire de Zeus et d’Héra. Très jeune, Mars fut formé aux arts de la guerre et apprit les danses des Corybandes qui marchaient en sautant au son des tambours et des flûtes, en une sorte de délire sacré, ce qui l’apparente un peu plus au dieu Pan, le dieu ithyphallique. On peut donc penser que le dieu Mars est un « phallocrate », c’est-à-dire un homme qui détient son pouvoir d’un phallus.

Mars aime la guerre et bien que vaincu, il sait se relever rapidement pour d’autres rencontres. C’est un querelleur, mais brave et qui sait commander, former des troupes, les armer, Il se montre aussi sage au conseil que résolu au combat. Il a une intelligence pratique et lucide. Il excelle à détruire et sait bâtir, multiplier les forts, creuser les tranchées, susciter ou utiliser les moyens d’action. Dans les cœurs, il forge la notion du devoir. C’est un organisateur tyrannique.

A propos de la guerre, des maîtres spirituels, comme Krishnamurti, en avaient fait un mal absolument nécessaire pour des raisons parfois contradictoires : la guerre serait une réaction violente salutaire contre une maladie, qu’il s’agisse d’un organisme vivant ou d’une communauté tout entière ; Mars symboliserait les anticorps qui incarnent une salutaire réaction.

Ces mêmes maîtres spirituels enseignent qu’une guerre extérieure n’est jamais que le reflet d’une guerre intérieure. C’est, par exemple, la guerre sainte ou djihâd de l’Islam. Ainsi, Mars ne serait que celui qui porte dans les ténèbres la lumière tranchante de la vérité : combat, crime, guerre, opération, tranchante comme la lame d’un sabre.

Dans la bataille, Mars était environné d’un terrible fracas et Homère le montre retournant vers l’Olympe « semblable à une nuée sombre, un nuage orageux, qui obscurcit le ciel au moment où s’élève le souffle furieux du vent ». Dans l’Iliade, Jupiter lui reproche de « se plaire à la discorde, aux guerres et aux combats ».

VENUS ET MARS - FRESQUE DE POMPEI

Mars et Vénus – Fresque de Pompéi

Ce guerrier géant qui aimait fréquenter les champs de bataille, précédant Pluton, dieu de la mort, incitait les guerriers au carnage. Emporté par sa force, Mars fut souvent victime de son impulsivité. Pourtant, il faut aussi l’amant d’Aphrodite/Vénus et eut avec elle une enfant nommée « Harmonie » c’est-à-dire « celle qui unit ». On trouve dans ce mythe le symbole de l’union du Bélier/Mars avec son contraire la Balance/Vénus. Pourtant Vénus était mariée avec Héphaïstos/Vulcain, le dieu-forgeron, considéré par certains astrologues comme le second maître de la Vierge. Dans le thème d’une femme, Mars est une image masculine qui représente l’amant plus que le mari.

Mars, et aussi le dieu Thor de la tradition nordique, dieu qui symbolisait l’impulsion originelle, le cerveau, avec dans le yoga, la fontanelle, l’ouverture vers le haut : le prophète, l’inspiré.

Les mots de Mars sont : impulsion, puissance d’action, conquête, guerre, feu, danger, blessure, sang, le fer et la couleur rouge, mais aussi l’élan et l’aube.

En France, à Paris, le Champ-de-Mars est le terrain où s’élève la Tour Eiffel, qui symbolise l’âge de fer et qu’on appelle « la dame de fer ».

MARS LA PLANETE ROUGE

Mars, la planète rouge

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DANS L’HERBIER DU SAGITTAIRE… LE GLAIEUL

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 13-12-2015

Voici une fleur particulièrement guerrière puisque son nom vient du latin « gladius » qui signifie « glaive ». Elle symbolise la force, la fierté et la victoire. Ceci nous ramène à l’époque romaine, dans l’arène, là où les gladiateurs se livraient à des combats dont l’issue était généralement la mort ou les glaïeuls, car le gladiateur vainqueur était couvert de glaïeuls. Mais les glaïeuls représentaient aussi les épées plantées devant le soldat, d’où cette allégorie de la mort, car on les déposait aussi sur son tombeau.

UNE ARMEE DE GLAIEULS

Une armée de glaïeuls

Le glaïeul appartient à la famille des Iridacées. Le genre « gladiolus » compte plus de deux-cent-soixante espèces. Ce sont des plantes vivaces à cormes qui sont maintenant utilisées comme plantes ornementales en massifs, ou pour la production de fleurs coupées. La plupart des espèces sont originaires d’Afrique du Sud, mais on trouve aussi certaines espèces à l’état sauvage en Eurasie, autour du bassin méditerranéen et en Afrique de l’Est. On en compte environ dix espèces en Eurasie contre 150 en Afrique Sud et 76 en Afrique tropicale. « Gladiolus » qui signifie « petit glaive » fait référence à la forme des feuilles. Ces dernières sont surmontées par une inflorescence en épi.

Le glaïeul a souvent été source d’inspiration tant pour la décoration des tapis et des étoffes, notamment chez les Sémites d’avant l’ère chrétienne que dans la réalisation de bijoux. Dans ces temps anciens, le glaïeul poussait à l’état sauvage. Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’il sera introduit en Occident par des collectionneurs de bulbes de l’époque. Aujourd’hui, la plupart des espèces sont des hybrides horticoles.

LE GLAIVE

Petit glaive

Malgré sa comparaison avec le glaive, une arme, le glaïeul n’en est pas moins une fleur romantique qui symbolise aussi le souvenir. Elle exprime l’engouement et aurait le pouvoir de « faire fondre les cœurs », rendant follement amoureux les destinataires d’un bouquet de glaïeuls. D’ailleurs, les racines de la fleur étaient considérées comme aphrodisiaques.

On l’appelait aussi « la fleur des rendez-vous amoureux ». On la place au milieu d’un bouquet d’autres fleurs et le glaïeul indique, par le nombre de ses fleurs, l’heure du rendez-vous. Dans le langage des fleurs, le glaïeul blanc précise que le rendez-vous est fixé au matin, alors que de couleur rouge, il sera fixé le soir. Toutefois, de nos jours, le glaïeul est parfois synonyme d’indifférence et de froideur. Mais il est aussi symbole de réussite.

GLAIEUL DE BYZANCE

Glaïeuls sauvages dits « Glaïeuls de Byzance »

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