JUPITER… LE BRILLANT

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 27-11-2012

Sur le signe du Sagittaire, plane la grande ombre de Zeus-Jupiter, maître du signe.

Zeus est un dieu composite, hybride, porteur d’une double origine, véhiculant des attributs et des vertus, ou des défauts, le plus souvent contradictoires, voire inconciliables.

Zeus-Jupiter le Brillant, son aigle et Ganymède qui lui tend la coupe de l’ambroisie

Si on se réfère à l‘étymologie, Zeus, et les autres noms qui le désignent, est associé au Ciel Brillant ou Lumineux. Il est l’éclat même du jour. Euripide le désigne comme « éther brillant ». Zeus, c’est Dieu en grec, Zin en vieux haut allemand, Tyr en vieux norrois, Dyauspiter en sanscrit, très proche de Jupiter, c’est-à-dire encore « Père du jour ».

Associée à lui, on retrouvera Dioné, l’une de ses épouses, proche de Diane. Il est « jovial », du latin « jovis » : Jupiter, tant qu’il ne se met pas en colère, ne fait pas de l’autoritarisme gratuit, ne manifeste pas son extrême susceptibilité et son absolu manque d’humour, qu’il ne joue pas, enfin, des tours pendables aux mortelles et aux déesses qu’il convoite, viole ou trompe par des ruses indignes, ou bien encore lorsqu’il ne fait pas peser sur les humains ses terribles menaces et ses vengeances écrasantes.

Admettons toutefois qu’il n’est pas toujours facile de démêler ce qui lui vient de ses origines indo-européennes et de son caractère grec.

Selon les textes les plus anciens, Zeus serait né en Crète, c’est-à-dire en terre non hellène. Là où sa mère doit le cacher pour qu’il échappe à la dévoration paternelle.

 

Ganymède et l’aigle de Jupiter – Pierre Julien – Musée du Louvre

La Crète est liée aux religions archaïques, celles de la Déesse Mère. Au point qu’il existe des représentations d’un Zeus androgyne, en Carie, barbu mais avec six mamelles disposées en triangle, comme il existe une « Vénus barbata » ou une Cybèle mi-mâle, mi-femelle. Peut-être cela nous aidera-t-il à comprendre la diversité des expériences sexuelles de Zeus, son coup de foudre pour le beau Ganymède, dont le nom viendrait de « catamite », objet sexuel masculin, et dont Minos aurait tenté de faire son giton après que Zeus lui eut donné le mauvais exemple. Est-ce là pure homosexualité ? Est-ce un vieux vestige de bisexualité ? Et cela expliquerait-il aussi ses gestations nombreuses dans sa « cuisse »… par exemple ?

 

                     La Nymphe et la chèvre Amalthée – Pierre Julien – Laiterie de la Reine – Parc du Château de Rambouillet                  

Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur       

 

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