LE CORAIL : ARBRE AQUATIQUE DE L’UNIVERS DES POISSONS

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-03-2010

Arbre des eaux, le corail participe au symbolisme de l’arbre, comme axe du monde, et à celui des eaux profondes, origine du monde. Sa couleur rouge l’apparente au sang. Il a des formes tourmentées. Tous ces signes en font un symbole des viscères.

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Il serait né, selon une légende grecque, des gouttes de sang versées par la Méduse, l’une des Gorgones : ce serait la tête de Méduse, tranchée par Persée, qui se serait transformée en corail, tandis que du sang jaillissant naissait Pégase. Le sang de Méduse aurait en fait touché le varech en le pétrifiant et le transformant en corail. Le corail se dit d’ailleurs en grec « Gorgeia », c’est-à-dire Gorgone. Et ceci paraît cohérent selon la dialectique interne des symboles, si l’on se rappelle que la tête de Méduse avait la propriété de pétrifier ceux qui la regardaient.

                                                                                                        les-trois-gorgones Les Trois Gorgones

Le symbolisme du corail tient autant à sa couleur qu’au fait qu’il présente la rare particularité de faire coïncider en sa nature les trois règnes animal, végétal et minéral.

Chez les Anciens, le corail était utilisé comme amulette, pour préserver du mauvais œil. Il était également censé arrêter les hémorragies, comme un coagulant, et écarter la foudre.

Sous le nom de « partaing », dont l’étymologie est obscure, le rouge corail a servi, dans les textes moyen-irlandais, à des comparaisons touchant la beauté féminine, les lèvres principalement. Il ne participe pas, selon toute apparence, en milieu celtique, au symbolisme guerrier de la couleur rouge. Mais les documents archéologiques établissent l’usage du corail dans les décors celtiques au deuxième âge du Fer : casques, boucliers… Puis le corail ayant fait défaut, les Celtes l’ont remplacé par l’émail rouge qu’ils inventèrent.

Très utilisé dans ses formes naturelles par les orfèvres baroques d’Europe centrale, du XVIe au XVIIIe siècle, il donne naissance, associé à des figures de métal précieux, à toutes sortes de monstres et d’êtres mythiques, qui en font une représentation matérielle innée de l’imaginaire et du fantastique… Nous sommes bien dans le monde onirique des Poissons.

Dans le folklore français, les noces de corail symbolisent les 11 ans de mariage.

                                                                                                         persee-de-cellini-loggia-dei-lanzi-florence Le Persée de Cellini – Loggia dei Lanzi – Florence

Cependant, si nous quittons le symbolisme, nous constatons que le corail est en fait un animal, de l’embranchement des Cnidaires, vivant généralement en colonies d’individus, les polypes, construisant tout au long de leur vie un squelette extérieur à partir de minéraux présents dans l’océan. Chez les coraux constructeurs de récifs, l’accumulation de ces squelettes forme un récif corallien. De nombreux coraux vivent en symbiose avec des végétaux unicellulaires : les zooxanthelles dans les mers chaudes ou d’autres espèces de phytoplancton dans les mers froides. En effet, le corail n’est pas une spécificité des mers chaudes.

                                                                                               corail-champignon   Corail-champignon

Les colonies coralliennes semblent être les plus vieux animaux coloniaux vivants du monde. En tant que colonies, leur longévité dépasse de loin celle des tortues vivant plus de 210 ans ou des palourdes quahog qui peuvent vivre plus de 405 ans. Certaines colonies auraient peut-être plusieurs centaines voire plusieurs milliers d’années selon certains experts.

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

frise 

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INTOLERANCE ET BARBARIE… TOUJOURS A L’ORDRE DU JOUR

(2.3 - DANS L'ACTUALITE AUJOURD'HUI... REAGISSEZ) par sylvietribut le 14-12-2009

1327 : L’ASTROLOGUE CECCO D’ASCOLI MEURT SUR LE BUCHER DE L’INQUISITION

NOVEMBRE 2009 : ALI HUSSEIN SBAT, ASTROLOGUE LIBANAIS, EST CONDAMNE A MORT EN ARABIE SAOUDITE

Il s’appelait Francesco Stabili, dit Cecco d’Ascoli. Il était né en 1269 près d’Ascoli Piceno dans les Marches, aux confins des Abruzzes. C’était un poète et encyclopédiste italien du Moyen Age, auteur d’un poème intitulé Acerba, écrit en italien, une sorte d’encyclopédie où il traitait de la physique et de l’astrologie. Et c’est pour ce sujet qu’il est mort sur le bûcher de l’Inquisition le 10 septembre 1327 à Florence.

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Il avait sans doute fait des études de médecine à l’université de Salerno en Campanie, mais rien ne l’atteste. A cette époque, il rencontre et échange avec Dante, décédé lui en 1321. Entre 1322 et 1324, il vit à Bologne où il enseigne à l’université. Il commente l’œuvre de Jean de Sacrobosco, dit aussi Jean de Halifax, auteur de Sphaera mundi, Sphère du Monde, en 1231.

En 1324, Cecco d’Ascoli connaît une première condamnation de l’Inquisition. L’inquisiteur, un dominicain nommé Lamberto di Cingoli, l’accuse de « mal parler » de la foi catholique. Il lui impose une pénitence et met ses livres sous sequestre. Frappé également d’une amende, Cecco d’Ascoli doit quitter Bologne en décembre 1324. L’année suivante la défense d’enseigner est levée. Il n’en commente pas moins le De principiis astrologiae, Des principes de l’astrologie, d’Alcabitius et, ironie de l’Histoire, ce n’est autre qu’Al-Qâbisi, auteur arabe d’une Introduction à la science de l’astrologie évaluative, parue en 949 et traduite en latin par Jean de Séville Hispalensis.

Fin 1326, Cecco d’Ascoli se rend à Florence, comme astrologue-médecin du duc Charles de Calabre. Un nouveau procès le rattrape, dirigé par un franciscain cette fois, Accursio, évêque d’Aversa. C’est la seconde condamnation de l’Inquisition qui tombe en juillet 1327. L’évêque déclare Cecco d’Ascoli relaps, c’est-à-dire « retombé en hérésie ». Il le condamne au bûcher et fait détruite ses œuvres : le Commentaire sur le « De Sphaera » de Sacrobosco, le Commentaire sur le « De principiis astrologiae » d’Alcabitius, l’Acerba (*).

En fait, ce n’est pas l’astrologie qui est condamnée puisqu’elle est acceptée, enseignée, mais une utilisation non orthodoxe. Les chefs d’accusation à Florence reprennent ceux de 1324 à Bologne, c’est-à-dire que :

1)     Cecco d’Ascoli a affirmé qu’on pouvait, sous certaines constellations, accomplir des choses extraordinaires, qu’il croyait en l’existence d’esprits malins dans les sphères supérieures, ce qui le rapproche de la croyance cathare ;

2)     Il croit que la naissance du Christ peut être datée par la position des astres, ce qui entre en contradiction avec le dogme catholique de la toute puissance divine ;

3)     Il croit que la venue de l’Antéchrist peut être prédite, et astrologiquement, ce qui est contraire aux Evangiles.

Les veines du front taillées, Cecco d’Ascoli est brûlé par l’Inquisition de Florence, le 10 septembre 1327.

(*) L’Acerba fut imprimé pour la première fois à Venise en 1476. Le livre s’oppose à la vision du monde de Saint Thomas telle qu’on la voit chez Dante.

ascoli_piceno Ascoli Piceno

19 Novembre 2009 – Le Journal Le Monde titre : Condamné à mort en Arabie Saoudite pour avoir dit la bonne aventure au Liban.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/11/19/condamne-a-mort-en-arabie-saoudite-pour-avoir-dit-la-bonne-aventure-au-liban_1269293_3218.html

Al-Aïn, vallée de la Bekaa, Cécile Hennion, Envoyée spéciale

Condamné à mort pour « sorcellerie », Ali, ressortissant libanais de 46 ans, n’a plus que quelques jours à vivre au fond d’une lointaine geôle d’Arabie saoudite. Au Liban, sa famille est sous le choc face à la sentence, « démesurée, incompréhensible », et tente désespérément de trouver un sens au scénario cauchemardesque qui a mené Ali au pied de l’échafaud. Originaire d’Al-Aïn, un village chiite du nord du Liban, Ali Hussein Sbat est marié et père de quatre enfants.

Il avait trouvé du travail à Beyrouth, au sein d’une petite chaîne de télévision câblée baptisée « Shéhérazade », diffusée au Liban et dans la région. Devant la caméra, il recevait des appels téléphoniques de téléspectateurs à qui il « prédisait » l’avenir. Travail, santé, amour, les problèmes qui lui étaient exposés trouvaient une issue heureuse ou une parole d’encouragement.

En 2008, Shéhérazade ferme ses portes et Ali se reconvertit dans les plantes médicinales. Au printemps de la même année, il part en pèlerinage dans les lieux saints chiites, en Iran, puis en Arabie saoudite, à La Mecque. Le 7 mai 2008, il faisait la sieste dans un hôtel de Madinat Al-Mounawara saoudien, dernière étape avant son retour au Liban, quand la police des mœurs saoudienne vient le tirer de son lit. Ali disparaît pendant un temps avant de réapparaître à la télévision saoudienne.

« Parce qu’il est chiite »

Il est filmé, pieds et poings liés, « avouant » avoir pratiqué de la « magie ». Le verdict rendu par la cour de Madinat Mounawara est tombé le 9 novembre 2009. Ali Hussein Sbat est jugé coupable de « sorcellerie », de « mécréance », d’insulte à l’islam et violation de la charia (loi islamique) pour ses activités télévisées à Shéhérazade et condamné à la peine capitale.

la-mecque-lieu-de-pelerinage-des-musulmansLa Mecque

Comment ce ressortissant libanais, n’ayant par ailleurs jamais exercé sur le sol saoudien, a-t-il pu se retrouver dans une telle situation ? « C’est parce qu’il s’appelle Ali, pense son frère Mehdi. Il est chiite avec un nom chiite et il avait un visa iranien sur son passeport ». Les tensions au Proche-Orient entre communautés chiites et sunnites seraient, selon ses proches, une des explications. En Arabie saoudite, le bras de fer qui se joue entre le roi Abdallah et certaines autorités religieuses pourrait en être une autre. « En tout cas, c’est politique », murmure-t-on dans la famille du condamné.

Al-Aïn, le village d’Ali, se situe à 35 kilomètres au nord de Baalbeck dans la vallée de la Bekaa. Sur les murs, le visage de l’ayatollah Khomeiny veille, sévère, sur une population pieuse et modeste. Entre montagnes, petits vergers et routes défoncées, le temps semble avoir suspendu son vol. Mais pour les proches d’Ali, il s’est mué en compte à rebours mortel. Ils avaient trente jours pour faire appel du verdict. Le 19 novembre, il n’en restait déjà plus que 20. « Nous avons regardé sur Internet, raconte Mehdi, le frère. Les châtiments pour actes de magie ne dépassent pas les peines de dix ans de prison ». « Une main coupée, peut-être… » suggère le père. Tous se sentent abandonnés par le député local qui a promis son soutien le jour des élections, le 12 juin, mais qui ne s’est plus manifesté depuis, alors que l’ambassadeur du Liban en Arabie saoudite n’a toujours pas rendu visite à Ali en prison.

Consulté, le cheikh Abdel Amir Qabanlan, plus haute autorité religieuse chiite du Liban, a estimé que les activités d’Ali relevaient de « l’aide psychologique » pour des gens en « manque d’espoir », et non de la « magie » ou d’autres activités contraires à l’islam. L’avocate libanaise May Khansa, connue pour accepter les dossiers les plus déshérités, dénonce un « procès sans avocat pour un acte qui ne relève tout au plus que de l’escroquerie », les « tortures infligées à Ali pendant son interrogatoire » et le prix, « un million de dollars, réclamé par les avocats saoudiens » pour entreprendre une procédure en appel.

Cette étrange affaire embarrasse les autorités libanaises, elles-mêmes divisées entre sunnites et chiites, alors que l’Arabie saoudite est un « parrain » très influent au Liban. Le ministre libanais de la justice, Ibrahim Najjar, affirme avoir fait « le nécessaire ». Opposant déclaré à la peine de mort, il précise être dans l’incapacité de se prononcer sur un dossier relevant d’une justice étrangère. « Je respecte la justice saoudienne et la charia, souligne-t-il, mais en tant que juriste, je remarque que la sorcellerie n’est plus ici qu’un vulgaire délit. Il ne viendrait à l’idée de personne au Liban de condamner à mort une diseuse de bonne aventure. Ce serait ridiculement perçu ». Claire Hennion

Comme on peut l’imaginer cette nouvelle a suscité une grande émotion dans la communauté astrologique mondiale et en France l’astrologue Emmanuel Leroy a fait une proposition de lettre à l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite à Paris. Que vous soyez astrologue ou simplement sensible à cette triste histoire d’un autre temps, reprenez ce petit texte en le signant de votre nom et adressez-le à l’adresse suivante : amb.arabiesaoudite@gmail.com

                Monsieur l’Ambassadeur,

La presse a annoncé qu’un astrologue libanais, Monsieur Ali Sbat, avait été condamné à mort dans votre pays pour avoir pratiquer publiquement l’astrologie.                                                                 

La communauté des astrologues français s’émeut de cette condamnation… En effet, la discipline de notre art n’est en rien contraire au respect des religions. Et l’astrologie a d’ailleurs été remarquablement enrichie par les recherches et les travaux des astrologues arabes.

Par ailleurs, il nous semble que cette condamnation est totalement contraire au respect des droits de l’homme qui promeut la liberté de conscience.

Nous vous demandons donc solennellement d’intervenir auprès de votre gouvernement pour que cette condamnation à mort ne soit pas exécutée et qu’une solution juridique humaine soit trouvée, afin que Monsieur Ali Sbat puisse être expulsé d’Arabie Saoudite et rapatrié dans son pays d’origine.

Dans l’attente de votre réponse, soyez assuré, Monsieur l’Ambassadeur de mes sentiments les plus respectueux.

Le 10 décembre 2009, sur France Culture, le journaliste Mars Kravetz a évoqué ce cas pénible et douloureux.

Si vous le pouvez reprenez cette information sur vos sites ou sur vos blogs. 

 

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LE DESIR DU SCORPION

(5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 24-10-2009

- Son graphisme 

La lettre M compose également le signe du Scorpion, mais le dernier jambage est redressé. Le serpent, symbole de la vie, du désir endormi, s’éveille et pointe à la façon d’un dard. Les forces en puissance dans le signe de la Vierge sont vivifiées dans celui du Scorpion et se transforment en acte.

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Le symbole du Scorpion pourrait exprimer le mystère de la rédemption au travers de la fécondité de l’eau : la mort par le dard et la régénérescence au travers de l’eau, qui engendre une nouvelle naissance.

- Ses symboles

C’est un animal sombre qui représente ce signe. Il fuit la lumière et vit caché. Il est pourvu d’un dard empoisonné. Cet animal évoque les tourments et les drames de la vie jusqu’au gouffre du néant, de l’absurde et de la mort. Il est capable de se donner lui-même la mort. Pourtant, il ne faut pas oublier que le signe avait autrefois pour symbole l’Aigle (c’est ainsi qu’il figure notamment dans le tarot). Dans la tradition, l’aigle, dit-on, possède un pouvoir de rajeunissement. Il s’expose ausoleil et quand son plumage est brûlant, il plonge dans une eau pure et retrouve une nouvelle jeunesse. On peut voir aussi dans ce passage par le Feu et l’Eau, l’image de toute initiation.

Huitième signe du zodiaque, le Scorpion représente la puissance souveraine du désir : le désir qui crée et qui détruit, le désir qui s’affronte à la réalité et à ses lois.

 

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Huitième signe du zodiaque, occupant le milieu du trimestre d’automne, quand le vent arrache les feuilles jaunies et que les animaux et les arbres se préparent à une existence nouvelle. Symbole à la fois de résistance, de fermentation et de mort, de dynamisme, de dureté et de luttes. 

Le Scorpion évoque la nature au temps de la Toussaint, de la chute des feuilles, du glas de la végétation, du retour au chaos de la matière brute en attendant que l’humus prépare la renaissance de la vie. 

Entre l’eau première de la source Cancer et les eaux rendues de l’océan des Poissons, ce sont les eaux profondes et silencieuses du Scorpion, eaux de la stagnation et de la macération.

Le Scorpion est placé sous la maîtrise planétaire de Mars et de Pluton, puissance mystérieuse et inexorable des ombres, de l’enfer, des ténèbres intérieures. Nous sommes au cœur du complexe sado-anal du freudisme ; mais aux valeurs psychiques de l’anus se joignent celles du sexe ; et l’on voit se camper une dialectique de la destruction et de la création, de la mort et de la renaissance, de la damnation et de la rédemption, le Scorpion étant champ d’amour sur champ de bataille ou cri de guerre en champ d’amour.

Dans un tel pays en rouge et noir, l’individu prend racine dans les convulsions de ses entraves et il n’est vraiment lui-même que secoué de la transe sauvage d’un démon intérieur qui a soif non de bien-être, mais de plus-être, jusqu’au goût âpre de l’angoisse de vivre, entre l’appel de Dieu et la tentation du diable.

Cette nature volcanique fait du type Scorpion un oiseau dont les ailes ne se déploient à l’aise qu’au milieu des tempêtes, son climat étant celui des celui des orages, son pays celui de la tragédie.

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-       Ses mythes

orion1Dans la tradition grecque, le Scorpion est le vengeur d’Artémis (Diane chez les Romains), vierge chasseresse éternellement jeune, type de la jeune fille farouche. Offensée par Orion qui tentait de lui faire violence, la déesse le fit piquer au talon par un scorpion. Pour ce service, le Scorpion fut transformé en constellation : Orion aussi fut expédié au ciel et devint constellation. On dit en conséquence qu’Orion fuit constamment le Scorpion. Le Scorpion apparaît ici comme l’instrument de la justice vindicative.

Autre mythe Scorpion, celui de Mars (Arès pour les Grecs) et Pluton (Hadès). Pluton est aussi appelé « le Prince des ténèbres », il gouverne le royaume des morts ou des enfers : pour descendre aux enfers, les morts doivent placer une pièce de monnaie sous leur langue. 

 

charon-et-psyche1Charon et Psyché

 

Ils peuvent ainsi payer Charon, le passeur qui, à l’aide de sa barque délabrée, leur fait franchir le Styx (le détesté), frontière des enfers. Ses affluents sont le Léthé (le sommeil), l’Archéron (le malheur), le Cocyte (celui qui gémit), le Phlégéton (celui qui brûle). De l’autre côté de ce fleuve maudit des enfers, se tient le redoutable Cerbère, un chien à trois têtes qui veille aux arrivées nouvelles et surveille les ombres qui essaieraient de fuir.

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Pluton a passé un accord avec le dieu Mars dont la mission est de faire mourir les hommes. Le mort, nouvel arrivant, est alors jugé par un tribunal et, selon ses actes, est envoyé au Tartare (le fleuve de la mémoire) où il subit le supplice de la répétition, en compagnie de Sisyphe et de Tantale, en guise de châtiment éternel. Mais si le verdict est ni bon ni mauvais, le mort est mené aux champs d’asphodèles. Rares sont les heureux élus dignes d’aller aux Champs Elysées où les plaisirs et les banquets sont éternels. C’est Pluton qui préside le tribunal des morts. Ceux-ci ne sont pas jugés aux actes, mais à leurs motivations.

Pluton est cruel, jaloux et invisible des hommes sur terre quand il porte son casque. Mais aux enfers, on peut le voir tel qu’il est, gardien aussi de toutes les pierres précieuses et des métaux rares cachés sous terre. On le dit riche.

Grand amoureux, Pluton manifeste des désirs violents pour les nymphes terrestres (Leucé et Menthé). Doté d’un instinct sexuel puissant, le Scorpion est attiré par l’innocence.

Mars, lui, est le dieu de la Guerre dont les attributs sont la lance et la torche. Il ne favorise jamais une ville, un parti plutôt qu’un autre : il ouvre le combat. Il ne prend jamais la peine de se justifier devant le tribunal de l’Olympe. 

Comment ne pas penser aussi à Vénus-Aphrodite/Perséphone. Perséphone, dont le nom signifie « qui amène la destruction », est la femme du dieu Pluton, roi des Enfers souterrains. Elle fut enlevée de force à sa mère Déméter, la déesse des Moissons.

persephone1 Dante Gabriel Rossetti – PERSEPHONE

 

Aux enfers, Perséphone règne sur les ombres, sans enfant, elle reste en compagnie de la magicienne Hécate. Elle eut une passion, une seule, hors mariage, pour Adonis que la déesse Aphrotite-Vénus lui avait confié. Mais un jour Aphrodite récupéra Adonis et Perséphone mit tout en oeuvre pour le reprendre. Elle s’adressa à Mars qui, sous la forme d’un sanglier, tua Adonis. Naturellement, il retourna alors dans le sombre royaume de Pluton et de Perséphone.

Autres mythes relatifs au Scorpion

~ Dédale et Cocalos : Dédale représente l’évolution qui libère la créativité. Du Taureau, où il construit la vache en bois pour la femme de Minos et le Labyrinthe, au Scorpion où il fabrique des poupées mécaniques pour les filles du roi Cocalos, Dédale suit le parcours des méandres de notre cerveau, un vrai labyrinthe. Il fait la créativité toujours plus géniale, elle est le résultat de notre maturation affective.

dedale-et-le-labyrinthe 

~ Minos, juge des enfers : Minos symbolise la Lune en chute en Scorpion, toutes les émotions de l’enfance qu’il faut juger, et qui émanent du Taureau, signe où Minos régnait sur l ‘île de Crête. Du dédale de nos rêves au tribunal des enfers, Minos dont le nom signifie « créature de la Lune », évoque tous les rôles assumés par nos émotions.

~ Thésée et Pirithoos : ces deux amis inséparables sont allés aux enfers avec l’intention de violer Perséphone. Pluton, pour se venger, les a cloués sur la chaise de l’oubli. 

~ Dans la statuaire chrétienne et dans la tradition du Tétramorphe, Saint Jean l’évangéliste est l’aigle. On l’appelait « l’Aigle de Patmos », ce qui l’assimile aux signes Fixes et au Scorpion. Marc était le Lion, Luc le Taureau et Matthieu représentait l’homme, c’est-à-dire le Verseau.

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            - Sa psychologie

Symboliquement, le Soleil règne sur le jour et le Scorpion sur la nuit. Aussi, le Soleil en Scorpion peut-il s’interpréter comme une grande lumière éclairant des ténèbres (du subconscient ou des Enfers). Mais en Scorpion le Soleil décline rapidement : la nuit l’emporte sur le jour. Les valeurs diurnes du réel cèdent le pas aux valeurs nocturnes de l’inconscient : le Scorpion est un introverti, c’est un signe féminin. 

A mi-chemin entre la fin de l’été et le début de l’hiver, l’automne est installé et le Scorpion se réalise. C’est un signe Fixe. La fixité du signe donne un grand réalisme. Il est en prise directe avec la réalité, il a un sens aigu des possibilités, des obstacles à balayer. Ce qu’il saisit entre ses pinces, il ne le lâche jamais. Comme les autres signes fixes, il s’engage tout entier dans la réalisation de ses projets. Il ne fait rien à moitié. La peur qu’il suscite vient de cette violence martienne, de ce tonus renforcé par la fixité du signe.

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C’est un signe d’Eau. Dans la trilogie des signes d’Eau, entre l’eau cardinal du Cancer, l’eau originelle, la source, l’émotivité, et l’eau mutable des Poissons (l’eau terminale, l’océan : la spiritualité) se situe l’eau fixe du Scorpion. Dans l’eau fixe (l’eau qui travaille), les émotions pénètrent rapidement, puis fermentent lentement. La caractérologie en fait un bilieux, lymphatique, de type secondaire. Le Scorpion tire son énergie de ses pulsions inconscientes, qu’il tend à matérialiser dans le réel.

Quoi d’étonnant à ce qu’au Scorpion (l’animal enfoui), gouverné par Pluton, le maître du monde souterrain, correspondent « les parties cachées » du corps : le sexe et l’anus, qui sont moins des données anatomiques que des valeurs symboliques : le sexe représente la puissance génératrice, la fécondation. Le Scorpion est gouverné par des valeurs de vie : il tend à la création et a besoin de puissance. L’anus représente la décomposition, l’élimination. Le Scorpion est régi par des valeurs de mort : il tend à la destruction et, il est agressif. 

Le sexe et l’anus symbolisent les deux pôles, la dualité instinctive du Scorpion, partagé entre la pulsion de vie (Eros) et la pulsion de mort (Thanatos) et qui recherche en même temps à détruire et créer, le ciel et l’enfer, etc. Cette ambivalence se retrouve : 

- dans la saison : la décomposition de la nature en novembre donne naissance au prochain cycle ; 

- dans le calendrier liturgique : à la Toussaint (glorification de la vie spirituelle) succède la Fête des Morts ;

- dans le symbole : le Scorpion enfoui sous la terre (vie secrète des instincts profonds) et l’Aigle qui s’élève dans les cieux (noblesse, pouvoir d’élévation du signe, lié à sa puissance de transmutation). 

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La nature Scorpion est ambivalente : c’est la coexistence des instincts vitaux de création et de destruction qu’est issue sa riche nature. La dialectique de ces deux pôles engendre l’angoisse, mais aussi une grande énergie vitale. L’ambivalence se retrouve dans son physique : si l’apparence n’est généralement pas très robuste, la résistance est grande. 

Ancré dans sa nature, le Scorpion est un farouche individualiste. Son agressivité l’oppose souvent au milieu : il se pose en s‘opposant et s’exprime alors dans la lutte, comme un réfractaire, un résistant.  

De par son ambivalence, le Scorpion possède la force d’intuition, le jugement pénétrant, la lucidité. Ayant le pressentiment juste des causes et des rapports, il aime déchiffrer les mystères. Habité par ses profondeurs, il se tourne volontiers vers l’envers des choses : le caché, l’invisible, l’occulte, l’au-delà. Capable de voir les deux faces de la question, il possède le don d’observation. L’agressivité suscite en lui un esprit critique aigu et souvent un refus, une révolte de l’esprit.

Sous le sceau des deux pôles de vie et de mort, Eros et Thanatos, l’amour Scorpion est un amour passion, intense, qui est vécu souvent à travers un amour-combat où l’attachement des deux amants se nourrit de la souffrance qu’ils se procurent. Ancrés dans leur sexualité, l’homme Scorpion accuse sa virilité et la femme Scorpion, sa féminité. A l’extrême, la femme Scorpion devient la femme fatale représentée par le personnage de Carmen : « Si je t’aime, prends garde à toi », ou bien le mythe de la vamp au cinéma.

carmen

Et si le Scorpion était…

… un animal, ce serait loup un loup, aigle un aigle,   il-porcellino-di-firenze un sanglier, ici « il Porcellino » du marché de paille à Florence.

… un arbre, ce serait un acacia acacia-casque-rouge2 comme l’acacia casque rouge.         

… et si c’était une plante, ce serait quelque chose qui pique : raifortle raifort, epine-vinette l’épine-vinette, le houx houx

… une fleur, ce serait la belle et inquiétante orchidée orchidee_papillon, ou bien le stelitzia stelitzia, entre l’oiseau et l’arme de jet…

Si c’était un parfum, ce serait le santal santal-rouge ou le patchouli patchouli

Un condiment : poivre le poivre et piment1 le piment.

Et si c’était une pierre, ce serait hematite l’hématite, pierre noire dont le cœur est rouge, mais aussi turquoise la turquoise… Un métal : le fer. 

Une couleur : le rouge sang, le gris fer, le rouille… Sa saveur est âcre.

Si c’était un instrument de musique, il serait à percussion. percussions

Enfin, si c’était un objet de collection, ce serait les armes blanches, couteaux couteaux et poignards de toutes sortes…poignard

 

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LA BALANCE : UNE HISTOIRE DE COUPLE

(5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 25-09-2009

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 - Son graphisme                

 La Balance ouvre un second cycle zodiacal. Son graphisme est double, comme celui du Cancer qui ouvrait le cycle précédent. A la différence du Cancer, les deux traits sont horizontaux. Le trait inférieur représente un principe matériel, le trait supérieur, un principe spirituel. Les deux plateaux et le fléau président à la destinée de l’homme qui doit harmoniser ces deux tendances pour trouver son équilibre. Le graphisme de la Balance rappelle celui du signe mathématique  » à peu près égal.

A l’origine le signe de la Balance faisait partie de la constellation du  Cancer et ce sont les pinces du Cancer qui forment maintenant les plateaux de la Balance. Septième signe du Zodiaque, la Balance représente l’ouverture de la personnalité sur le monde extérieur : une promesse de l’Autre. N’est pas Balance qui s’imagine seul.

La Balance, c’est comme la hifi, un problème de répartition des énergies. En réalité quand le Soleil est en Balance, la durée des jours est sensiblement égale à la durée des nuits. La Balance est ainsi un signe d’indifférence et de justice : équilibre délicat de la sensibilité et de la raison, du jugement et de la décision. 

La Balance est connue en tant que symbole de la justice, de la mesure, de la prudence, de l’équilibre parce que sa fonction correspond précisément à la pesée des actes. Associée à l’épée, la Balance est doublée de la vérité.

 

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Avec la Balance, on aborde l’équinoxe d’automne. Les mouvements des plateaux de la balance, comme ceux du Soleil dans le cycle annuel, correspondent au poids relatif du yin et du yang, de l’obscur et de la lumière. La flèche, lorsque les plateaux sont en équilibre (équinoxe), ou l’épée qui s’identifie à elle, est le symbole de l’invariable milieu. L’axe polaire qui les représente aboutit à la Grande Ourse que la Chine ancienne nommait Balance de Jade. Parfois cependant les  deux plateaux de la balance céleste étaient figurés par la Grande et par la Petite Ourse.

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D’après le Livre des Morts égyptien, on imagine la psychotasie, une pesée des âmes : dans les plateaux de la balance, d’un côté un vase, signifiant le cœur du mort, et de l’autre la plume d’autruche signifiant la justice et la vérité.

La Balance symbolise la justice : le poids comparé des actes et des obligations. Elle est gouvernée par Vénus-Aphrodite : la beauté, l’harmonie, l’amour qui a inspiré nombre d’artistes.

-       Ses mythes

La  Balance comme symbole de jugement n’est qu’une extension de l’acceptation de la justice divine. Dans l’Egypte ancienne, Osiris pesait les âmes des morts.

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Dans l’iconographie chrétienne, la balance est tenue par Saint Michel, l’archange du Jugement. Cette balance du Jugement est aussi évoquée dans le Coran.

Au Tibet, les plateaux de la balance destinée à la pesée des bonnes et des mauvaises actions des hommes sont respectivement chargées de cailloux blancs et de cailloux noirs.

En Perse, l’ange Rashnu, placé près de Mithra, pèse les esprits sur le pont du destin. Un vase grec représente Hermès pesant les âmes d’Achille et de Patrocle.

Recouvrant les notions de justice, de mesure et d’ordre, la Balance, chez les Grecs, est représentée par Thémis qui régit le monde selon une loi universelle. D’après Hésiode, elle est fille d’Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la Terre) et donc de la matière et de l’esprit, du visible et de l’invisible. Elle apparaît dans l’Iliade  comme symbole du destin comme en témoigne le combat d’Achille et d’Hector.

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Thémis, la déesse de la Justice

La notion de destin entraînant celle du temps vécu, on comprendra que la Balance soit également l’emblème de Saturne ou de Chronos.

Mais c’est d’abord Vénus qui a son domicile dans le signe de la Balance. Vénus est née de l’écume de la mer qui s’amassa autour des organes génitaux d’Ouranos lorsque Saturne les jeta dans les flots. Ouranos est le dieu qui engendra le monde. Vénus est donc la fille du Ciel. Elle surgit nue, chevauchant une conque, dans une eau qui lui faisait miroir. Tous s’accordaient à dire qu’elle volait dans les airs, accompagnée de colombes et de moineaux.  

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Botticelli – La naissance de Vénus – Galerie des Offices à Florence

Les Parques avaient assigné à Vénus un unique devoir divin : aimer. Elle portait une ceinture magique qui rendait tout le monde amoureux d’elle, mais elle ne la prêtait pas facilement aux autres déesses. Elle avait une conduite assez légère, elle eut beaucoup d’amants : Mars, Dionysos, Poséidon, Hermès, Anchise, Adonis.

Autre mythe Balance, c’est la légende de Psyché qui l’illustre : cette histoire de la conquête de l’amour d’Eros par la belle Psyché, à travers toute une série d’épreuves. C’est encore Orphée qui perdit son Eurydice.

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Orphée et Eurydice

C’est Antéros, fils de Mars et de Vénus, enfant de l’amour, enfant d’un couple adultère et passionné. C’est Pyrame et Thysbé, ou la première version de Roméo et Juliette.

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C’est ce vieux couple, Philémon et Baucis, qui ne désirent qu’une chose ne pas connaître la douleur d’être le survivant de l’autre. Jupiter et Mercure exauceront leurs vœux, ils seront changés en arbre à un seul tronc et seront à jamais tendrement enlacés.

Un autre mythe peut être retenu comme évocateur du signe, Pygmalion et Galatée, le sculpteur et sa statue.

 

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                                               Il Bronzino – Pygmalion et Galatée

          - Sa psychologie

Signe Positif, c’est un signe d’extraversion. Mais parce que c’est le signe de l’équinoxe, la nature s’équilibre entre l’introversion et l’extraversion. Parfois, la personne penchera vers des valeurs intérieures. Introvertie, elle cherchera à faire profiter les autres de son équilibre interne. Sa nature se manifestera par un certain détachement pour elle-même, elle pourra être portée à la méditation. Soit, elle penchera vers des valeurs extérieures ; extravertie, elle se manifestera auprès des autres dans la spontanéité et l’appel de la vie. Mais quelque soit l’expression de son comportement, elle cherchera toujours le juste milieu pour la concorde et la paix.

Pesant le pour et le contre des idées, elle raisonne par intuition et marque une certaine indépendance d’esprit dans le secteur intellectuel. Quand le fléau est au point médian, chaque plateau a le même poids que l’autre : l’être sait se mettre à la place de l’autre pour le comprendre. La Balance, c’est l’intelligence du cœur.

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Signe Cardinal : la Balance inaugure une nouvelle saison, l’automne, comme le Bélier inaugure le printemps. Opposés sur le zodiaque, ils n’en sont pas moins complémentaires.

Le cercle zodiacal est une entité dont les parties ne s’excluent pas les unes les autres, bien au contraire, elles correspondent entre elles, n’étant chacune que l’application d’un même principe énergétique sous une forme symbolique différente. Chaque partie ne se comprend que par rapport aux autres, cela est d’autant plus éloquent entre deux signes dits opposés.

Cardinaux tous les deux car ils inaugurent une saison, ils sont animés par une même énergie qui est celle de l’élan ou d’un mouvement en avant :

- l’élément Feu se traduira chez le Bélier dans l’action : comme l’élan vers de nouvelles entreprises ;

- l’élément Air se traduira chez la Balance dans les échanges : comme l’élan vers de nouveaux contacts.

Aux valeurs d’engagement symbolisées par la tête chez le Bélier correspondent des valeurs d’équilibre, symbolisées par les reins, chez la Balance.

Le Feu et Mars poussent le Bélier vers des impulsivités qui peuvent être parfois brutales, l’Air et Vénus donnent à la Balance l’art des compensations harmonieuses. Leurs énergies polaires sont complémentaires et nécessaires au cycle de la vie : le Bélier fonce et rompt, la Balance rétablit l’équilibre rompu. 

L’Air est l’élément de la Balance : élément d’échanges, de mobilité et de diffusion. Il se particularise en Balance. Entre l’Air mutable des Gémeaux (le vent, les échanges par la pensée, le lien par la camaraderie) et l’Air fixe du Verseau (le ciel limpide de l’hiver : le lieu de l’âme, l’aboutissement fraternel) se situe l’Air cardinal de la Balance où l’être a plutôt tendance à juger au travers de ses sentiments.

L’Air de la  Balance ressemble à ce ciel où les nuages s’attirent les uns vers les autres, poussés par le vent d’automne : la Balance éprouve un irrésistible élan vers les autres qui peuvent influencer son orientation. Sa fonction psychologique principale est le sentiment. Elle peut manquer de sens discriminatoire, par une trop grande adaptation au groupe, au milieu dans lequel elle évolue. Ses émotions sont d’ordre esthétique, elles ne reposent pas sur un jugement rigoureux mais sur le beau ou le bien du moment.

La caractérologie en fait un primaire actif sanguin (si Vénus domine le thème) ou un nerveux (si Saturne est dominant) : suivant les cas, le sanguin sera extraverti, le nerveux sera introverti.

La partie du corps correspondant à la Balance sont les reins. Ce sont deux glandes qui, par l’élimination, assurent l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur. 

Si la Balance était

Un animal, ce serait une biche biche-faon qui symbolise la qualité d’âme opposée à l’agressivité dominatrice… tourterelle-turque Une tourterelle, symbole de la fidélité conjugale dans la tradition chrétienne…  

 

Et si c’était un oiseau… Ce serait un rossignol, rossignol_philomele05le chantre de l’amour, mais aussi le martin-pêcheur martin-pecheur qui vole en couple et qui est, pour les Chinois, symbole de fidélité et de bonheur conjugal. Sensibles à leur beauté, ils opposent leur noblesse et leur délicatesse à la vulgarité des oiseaux bavards.  

Si c’était un arbre… palmier ce serait un palmier.  Une plante…  glycine de la glycine.

Une fleur… reseda_white_mignonette le réséda, le camélia camelia et bien sûr…          la rose rose-rouge et ses messages d’amour.

Si la Balance était un parfum, ce serait le jasmin jasmin ou le nard  le-nard qui entre dans la composition du Paradis où s’épanouit l’amour, comme l’évoque le Cantique des Pères de l’Eglise.

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 Si c’était un condiment… ce serait de l’estragon

 

Si c’était un métal… ce serait du cuivre pepite-de-cuivre  ou du platine pepites-de-platine

Sa saveur est suave.

Ses couleurs sont : le rose, le bleu pervenche, le vert Nil et le turquoise. 

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Sa pierre est le saphir bleu des bagues de fiançailles.

Et si c’était un instrument de musique… ce serait un violon violon2

Un objet de collection … des instruments anciens, merlante_base_santorini_nott des tableaux,  

des objets en écaille peigne-en-ecaille  des oiseaux peints oiseau-peint des meubles Louis XV  dos-dane-louis-xvcomme un dos d’âne…

 

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LA TOUR ASTROLOGIQUE

(6.2 - Paris Insolite - Paris Mystérieux - Paris Esotérique) par sylvietribut le 13-08-2009

Savez-vous qu’il existe dans Paris une colonne astrologique ? Elle se trouve dans le 1er arrondissement, rue de Viarmes et, en prenant la rue de Vauvilliers, vous la découvrirez adossée à la Bourse du Commerce. En voici l’histoire, imbriquée dans la grande, celle de la l’Histoire de France.

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Lorsqu’en 1190, Philippe Auguste entoura Paris d’une enceinte, le quartier où s’élève maintenant la Bourse du Commerce n’était que prés, champs et jardins. A la place qu’occupe maintenant celle-ci, on trouvait, en 1232, un Hôtel de Nesle, habité pendant 20 ans par Blanche de Castille, mère de Saint Louis. Elle y mourut sur un lit de paille, par humilité, le 1er décembre 1252, profondément regrettée des Parisiens.

En 1388, Charles VI donna cet hôtel à son frère Louis, le célèbre duc d’Orléans, que son cousin germain Jean sans Peur devait assassiner dix-neuf ans après. Le duc d’Orléans fit un logis magnifique de cet hôtel, devenu l’Hôtel d’Orléans, et où, d’après Brantôme, le « chroniqueur » de l’époque, il avait installé un « cabinet aux pourtraicts » où étaient exposés ceux de ses nombreuses maîtresses ; lorsque Jean sans Peur vint visiter le bel hôtel de son cousin, il put considérer le portrait de sa femme placé bien en vue au premier plan.

En 1499, Louis XII, le « père du peuple », ex-Louis II d’Orléans, céda la majeure partie de l’hôtel pour qu’y fût établi le « couvent des Filles-Pénitentes ou Repenties ». Ce couvent était assez particulier ; pour y être admises, les candidates étaient tenues de fournir des preuves de leur libertinage, de la vie dissolue qu’elles avaient menée et de jurer sur les saints Evangiles qu’elles ne s’étaient pas prostituées exprès pour avoir la faveur de faire partie de la communauté. De sévères matrones passaient une scrupuleuse visite ; si la postulante était trouvée vierge, elle était chassée sur-le-champ. Les rois s’intéressèrent beaucoup à ce couvent : Louis XII, François 1er, Henri II, François II et Charles IX y firent souvent des visites.

cosimo-ruggieri-astrologue-de-catherine-de-medicisEn 1572, à la suite du fameux horoscope où Florentin Cosme Ruggieri avait prédit à Catherine de Médicis « qu’elle mourrait près de Saint-Germain », la reine renonça à habiter le château des Tuileries situé dans la paroisse  de Saint-Germain-l’Auxerrois et délogea les « Filles-Pénitentes » qu’elle transféra dans le monastère de Saint-Magloire, rue Saint-Denis. Elle fit construire, en place du couvent, un hôtel superbe, le plus beau de Paris avec le palais du Louvre et le château des Tuileries. Ce fut « l’hôtel de la Reine », oeuvre de Bullant. Il comportait deux parties : l’hôtel et son jardin. La colonne que l’on voit actuellement était édifiée à l’intérieur même de l’hôtel, dans l’encoignure d’une courette ; son premier étage faisait face à l’une des deux pièces formant le logis particulier de la reine. 

 L’hôtel, dont l’entrée était située face au débouché de la rue Vieille-Etuves, l’actuelle rue Sauval, sur la rue Aux-Fers, devenue rue Berger, comprenait cinq appartements princiers de cinq pièces chacun ; son personnel était composé de 86 dames d’honneur, le fameux « escadron volant », 25 demoiselles d’honneur, 40 femmes de chambre, 36 aumôniers, 13 médecins et apothicaires, 11 maîtres d’hôtel, au total 300 personnes. Le jardin renfermait les communs, une chapelle, des étuves, une volière, ainsi que 26 écuries pour 52 montures, mules, haquenées et chevaux.Catherine de Médicis habita ici pendant 14 ans, mais c’est à Blois qu’elle mourut, en 1589. Malade, elle reçut d’un prêtre de cette ville les derniers sacrements ; elle lui demanda son nom : « Madame, je m’appelle Julien de Saint-Germain ». Catherine comprit que l’horoscope avait vu juste et qu’elle allait mourir, ce qui se produisit peu après. 

 

catherine-de-medicis-par-chaumont-galerie-des-offices-florenceCatherine de Médicis – Galerie des Offices à Florence

C’est en 1606, que l’Hôtel de la Reine fut acheté par le fils du prince de Condé, Charles deBourbon-Condé, comte de Soissons. Il le fit réparer et agrandir, d’où un nouvel hôtel magnifique appelé dès lors « l’Hôtel de Soissons ». C’est dans cet hôtel que naquirent en 1655, le général Louis-Guillaume de Bade et, en 1663, le prince François-Eugène de Savoie-Carignan, fils d’Eugène Maurice de Savoie-Carignan, comte de Soissons, et d’Olympe Mancini, nièce de Mazarin, très brillant général connu sous le nom de prince Eugène, ennemi redoutable de la France, que Napoléon mit au rang de Turenne et de Frédéric II.

Le dernier propriétaire, Victor-Amédée de Savoie, criblé de dettes, transforma l’hôtel en un somptueux tripot ; puis, en 1718, il fit construire dans les jardins quantité d’échoppes qu’il loua très cher aux agioteurs de la Banque générale de Law avant que ceux-ci n’allassent s’installer, un an après, dans la rue Quincampoix. L’hôtel fut démoli en 1748 et ses matériaux vendus pour payer les créanciers de Victor-Amédée de Savoie. La colonne fut rachetée par la Ville à son acquéreur, Laurent Destouches, qui l’avait acquise pour la sauver de cette démolition.

Entre 1763-1766, la Ville fit construire sur l’emplacement de l’Hôtel de Soissons un édifice, de forme circulaire, destiné à la vente et à l’entrepôt des blés et farines ; ce fut la « Halle aux Blés ». On avait envisagé d’abord de transporter la colonne en son centre, mais le projet fut abandonné et la colonne resta à sa place primitive, adossée au mur extérieur de la Halle avec laquelle elle n’eut aucune communication. En 1887, la Bourse du Commerce remplaçait la Halle aux Blés.

tour-astrologique-monogramme-de-catherine-de-medicis-et-dhenri-iiQuant à la « Colonne Astrologique », construite par Bullant, elle appartient à l’ordre toscan par son chapiteau et à l’ordre dorique par son fût. Sa hauteur est d’environ 31 mètres, son diamètre, de 3,15 mètres à la base et de 2,65 mètres au sommet ; sa surface présente 18 cannelures, séparées entre elles par des arêtes dentelées. On y voit encore des monogrammes faits de C et de H entrelacés. Elle contient un escalier à vis de 147 marches, éclairé par quelques étroites barbacanes.

 On ignore encore le but de cette colonne. Pour certains, ce pouvait être une tour de guet, pour d’autres, un monument élevé par la reine Catherine de Médicis à la mémoire de feu son époux, le roi Henri II. Reste la solution d’un observatoire dominant le palais et ses alentours où, à défaut de la superstitieuse reine qui, déjà âgée et corpulente, ne pouvait gravir ces 147 marches, montèrent souvent ses astrologues et cabalistes pour observer le firmament.

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Cette mystérieuse colonne, qui est classée, constitue un précieux souvenir d’un lieu où deux reines de France ont vécu, où fut un couvent de jolies pécheresses du XVIe siècle, où naquirent deux illustres généraux et où fut, à deux reprises, un temple de l’agiotage.

En traversant la rue Berger pour prendre la rue Sauval, on remarque au n° 11 de la rue du Louvre, face à la rue Berger, le vestige d’une tour de l’enceinte de Philippe Auguste.

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Bibliographie : « Lutèce à prefent nômée Paris cité capitalle de France » – Connaissance du Vieux Paris par Jacques Hillairet

 

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