NOISETTES ET NOIX : LES FRUITS DE LA VIERGE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-09-2009

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PETITE HISTOIRE DES NOISETTES

Dans tous les textes insulaires, le noisetier, le sorbier et le coudrier, qui ne sont pas toujours bien distingués les uns des autres dans la lexicographie, sont considérés comme des arbres à caractère magique. A ce titre, ils étaient fréquemment employés par les druides ou les poètes comme supports d’incantation. L’emploi le plus notable est la gravure sur les bois des ogam ou lettres magiques. Le noisetier voisine dans cet usage avec l’if et le bouleau, et la noisette est assez souvent considérée comme un fruit de science. Un des rois mythiques de l’Irlande est dit MacGuill, fils du coudrier. Le noisetier est un symbole de patience et de constance dans le développement de l’expérience mystique car ses fruits se font attendre.

noisette-et-noisetier1Originaire d’Asie mineure, le noisetier, ou coudrier, est un arbrisseau des régions au climat humide et tempéré. Son fruit, la noisette, qui signifie « petite noix », a conquis l’Europe dès l’Antiquité. Cependant, sa domestication remonte à la période préhistorique et serait vraisemblablement due aux Turcs. Les Romains introduiront les variétés cultivées de coudrier dans tout l’Empire, mais il faudra attendre les XVIIe et XVIIIe siècles avant qu’elles ne soient produites à grande échelle en Europe. Aujourd’hui, on la cultive notamment en Turquie, en Italie et en Espagne. En France, c’est la Corse, les Pyrénées Orientales et le sud-ouest qui en produisent le plus.

Le terme « coudre » est apparu dans la langue au XIIe siècle. Il dérive du latin « corylus », qui vient lui-même du grec « Korys » qui signifie « capuchon » ou « casque », en raison de la cupule qui coiffe le fruit. Le terme « noisette », qui est apparu en 1280, soit près d’un siècle plus tard, a graduellement remplacé « coudre ». Il dérive de « noix ».

Son nom latin « aveline » ou « Corylus avellana » est apparu en 1256. Il dérive du latin « nux abellana » qui signifie « noix d’Abella », une ville de Campanie en Italie, célèbre pour ses vergers de noisettes, qui se trouve près d’Avellino. Au 1er siècle après Jésus-Christ, Pline parlait déjà des « petites noix d’Abella ». En Provençal, les noisettes sont d’ailleurs appelées « avelines ».

irpiniaL’Irpinia province d’Avellino

Les noisetiers sont originaires de la zone tempérée de l’hémisphère nord, particulièrement des régions qui bénéficient d’un hiver relativement doux et d’un été frais. Ce climat est caractéristique des bords de mer. C’est d’ailleurs là que se trouvent les principales cultures de noisettes : Turquie (Mer Noire), Espagne et France (Océan Atlantique), Oregon aux Etats-Unis (Océan Pacifique).

L’île-aux-Coudres, au Québec, a été ainsi nommée par Jacques Cartier qui avait constaté qu’il y avait en cet endroit « … plusieurs couldres franches, que trouvâsmes fort chargez de noisilles ». L’aire de distribution du noisetier était toutefois très étendue. Son fruit constituait une ressource alimentaire de choix pour nombre de nations amérindiennes. On l’ajoutait à la soupe de maïs, aux galettes et aux poudings. Hachée, on la mélangeait avec de la viande ou de la graisse d’ours, des baies ou des racines. On servait son huile avec le pain, les pommes de terre, la citrouille, la courge…

Le noisetier est symbole de sagesse et de justice. Les Anciens lui attribuaient de nombreux pouvoirs magiques, dont celui de conférer la fertilité. Outre son utilisation par les druides pour leurs incantations, il était également utilisé par les sourciers et les chercheurs d’or. Toujours d’usage de nos jours, la coutume d’utiliser une branche de noisetier taillée en fourche pour détecter de l’eau souterraine remonte à l’époque des Celtes. Le noisetier serait une des rares espèces de l’ère tertiaire (- 70 millions d’années) à avoir survécu jusqu’à nos jours. D’autres espèces peuvent porter le nom de noisetier sans en être, comme par exemple le noisetier des sorcières.

Quant au sourcier c’est celui qui recherche de l’eau souterraine en utilisant des baguettes de coudrier en forme de Y, ou un pendule. Les sceptiques évoquent des expériences faites dans des conditions rigoureuses, dites en double aveugle, qui ont montré que les sourciers ne faisaient pas mieux qu’un choix au hasard. D’autres témoignent de résultats surprenants, permettant de détecter non seulement de l’eau souterraine mais toutes sortes d’objets ou de cavités présents dans le sous-sol. Il semblerait selon ces témoignages que le sourcier soit sensible aux variations de champ magnétique et non à l’eau proprement dite.

la-baguette-de-coudrier-de-jacquesaymarvernay

Dans l’Antiquité, la baguette de coudrier était utilisée comme moyen de divination pour interroger les dieux. En Allemagne, son usage pour trouver des métaux remonte au XVe siècle. Les alchimistes attribuent à cette pratique des vertus magiques et c’est ainsi qu’en 1517, Luther la condamne. Au XVIIe siècle, Martine de Bertereau et Jean du Châtelet, Baron de Beausoleil, utilisent des baguettes de sourcier pour trouver des mines en Europe, puis ils popularisent son usage pour trouver de l’eau souterraine. L’utilisation du pendule pour trouver des sources ou des mines date de la fin du XVIIe siècle.

Mais revenons à la noisette qui est un des oléagineux parmi les plus riches en oméga 9, c’est-à-dire contre le mauvais cholestérol. Elle est aussi riche en vitamine E (contre le vieillissement cellulaire), en fibres (contre le cancer du côlon), en cuivre (contre les rhumatismes et les maladies infectieuses), en fer (contre l’anémie), en magnésium (contre le stress) et en phosphore (contre la fatigue intellectuelle) et en vitamine B.

Les noisettes sont très énergétiques, et très recommandées pour les sportifs. La noisette est idéale à combiner avec les amandes, les noix et les raisins secs. Les noisettes ont très bonne réputation pour les minéraux, les oligo-éléments et son huile végétale.

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Enfin, sachez qu’une grande partie de la production mondiale est achetée par la seule société italienne Ferrero, afin de répondre à la demande de Nutella. De ce fait, la majeure partie des noisettes est consommée en association avec du cacao sous forme de pâte à tartiner.

noixPETITE HISTOIRE DES NOIX

Dans la tradition grecque, le noyer est lié au don de prophétie. Un culte était rendu à Artémis Caryatis, qui fut aimée de Dionysos, douée de clairvoyance et changée en noyer aux fruits féconds.

Quelques glossaires irlandais traduisent le nom d’Eithne, allégorie féminine de l’Irlande, par noix, assimilant l’anthroponyme au substantif eitne. L’étymologie est purement analogique, sans valeur linguistique, mais elle fait penser à une conception analogue à celle de l’œuf cosmique ; l’Irlande est en effet un macrocosme en réduction. En attendant, le noyer prend divers noms plus poétiques les uns que les autres : arbre au sommeil, calottier, gagnier, guanguier, gland divin, gland de Jupiter, gauger, noguier, noyer royal… peut-être parce qu’il fait partie de la famille des juglandacées.

Originaire de la Perse et acclimaté en Grèce, en Italie puis en France. Le Périgord est certainement un des berceaux de la noix, tout comme le Dauphiné. On a retrouvé la noix sur le site archéologique du Lac de Paladru en Isère, ainsi que la noix du Périgord dans les habitations de l’homme de Cro-Magnon et à l’époque azilienne dans le gisement de Peyrat à côté de Terrasson en Dordogne. Sa valeur était telle que, déjà au Xe siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix. En Périgord, au XIIIe siècle, les baux étaient versés en huile de noix à l’abbaye cistercienne du Dalon. L’huile de noix était considérée comme un bien aussi précieux que l’or. C’est d’ailleurs l’huile de noix qui contribua tout d’abord à la fortune de la région. Son utilisation fut multiple. Elle permettait d’éclairer les humbles masures ou les plus majestueuses cathédrales. Elle faisait le bonheur des peintres ou celui des belles qui se savonnaient le corps au savon mou. En 1730, pour les trois-quarts des paysans de la France, à part au sud-est où poussaient les oliviers, il n’y avait que le noyer qui permettait d’obtenir de l’huile qu’ils utilisaient pour la cuisine : « l’huile de noix donne l’apparence de bouillon à l’eau chaude qui trempe la soupe » disait-on à l’époque. Depuis, l’huile de noix a acquis ses lettres de noblesse diététiques et gastronomiques, elle s’affiche à la carte des plus grands restaurants.

Dès le XVIIe siècle, le commerce le l’huile de noix se développe, via Bordeaux ou Grenoble, vers la Hollande, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Sur la Dordogne, le commerce est intense. Les gabariers transportent non seulement l’huile mais aussi les grumes de noyers et les noix, du port fluvial de Souillac jusqu’à Libourne, donnant ainsi son nom à l’un des quais « le port des noyers » : « Quinze jours de voyage dangereux sur la Rivière Espérance, puis lente remontée du courant, au pas des bœufs »…

Bien que le noyer connaisse une forte expansion dans toute la France, c’est surtout dans le sud-ouest et le Dauphiné que la noix faisait l’objet d’un vrai commerce. Le Sarladais se spécialise dans le cerneau avec une variété à coque tendre, la Grandjean ; alors que le Dauphiné exporte des noix en coques, ce qui permet de les conserver mieux et plus longtemps. Les exportations se font à destination de l’Angleterre et des Etats-Unis. En 1938, la noix de Grenoble obtient une AOC. En 1950, la filière Noix du Périgord se mobilise pour créer, sur des bases modernes, suivant l’exemple grenoblois, de nouvelles noyeraies à partir de variétés traditionnelles. La Franquette, originaire du Dauphiné, est introduite dans le bassin de production.

perigord-noir-commarque-cheminEn Périgord Noir

Le dénoisillage a toujours été au cœur de la tradition populaire. Près du Cantou, les longues veillées passées à casser les noix et extraire le cerneau, ponctuées de chants et proverbes, ont nourri la mémoire collective du Périgord. Dans le Dauphiné, ce sont les mondées qui sont à la fois une fête entre voisins et un travail nécessaire : « Rien n’est perdu dans la noix, sauf le bruit qu’elle fait en se cassant ». Cette activité instaura une économie à caractère familial : l’énoisage. C’est dans la région de Sarlat-la-Caneda qu’il prit son essor et devint une véritable source de revenus pour la famille.

Nostalgie des énoiseuses assises sur le pas de la porte de leur client, une pierre plate posée sur les genoux, la « tricotte » à la main : un coup sec du maillet pour briser la coquille puis l’extraction du cerneau, à la main, délicatement pour ne pas l’abîmer. En Périgord, on énoise toujours comme autrefois. Ce geste ancestral pour séparer cerneau et coquille a traversé les siècles. Il contribue à ce que la qualité du cerneau de noix reste le fleuron de la production.

Le Périgord noir assure plus de la moitié de la production de la Dordogne. Second département français producteur de noix derrière l’Isère, mais aussi de bois de noyer. Depuis 2002 et grâce à une constante quête de la qualité, la noix du Périgord a rejoint le cercle très fermé des produits de qualité en obtenant, 64 ans après la noix de Grenoble AOC, l’Appellation d’Origine Contrôlée.

La partie charnue autour de la coquille émet un jus qui tache, utilisé en teinturerie : le brou de noix. Aujourd’hui l’extrait de Cassel tend à remplacer le brou de noix du fait de son plus faible coût et de ses bonnes caractéristiques. L’extrait de Cassel est d’ailleurs souvent appelé brou de noix.

dauphine-col_du_barriozPaysage du Dauphiné

Les noix fraîches ou sèches peuvent se consommer directement comme fruits secs. On les casse à l’aide d’un casse-noix. Les cerneaux sont utilisés en cuisine pour la décoration des salades et en pâtisserie dans tartes et gâteaux. On peut également préparer de la confiture de noix. Les noix entrent également dans la composition de divers produits : pain aux noix, fromage aux noix, miel aux noix, confiserie, charcuterie, liqueur, apéritif…

On extrait aussi par pression de l’huile de noix. On table sur un rendement de 50 % pour un pressage à l’ancienne, c’est-à-dire que pour 40 kg de noix décortiquées, on obtient 20 litres d’huile. C’est une huile de qualité, au goût de noix très prononcé et aux propriétés nutritionnelles intéressantes : beaucoup d’acides gras oméga 3 pour un peu d’acide gras oméga 6. Cependant, c’est une huile onéreuse et qui se rancit assez rapidement à la lumière et/ou à la chaleur, du fait de la forte proportion d’acides gras insaturés la composant. C’est pourquoi l’huile de noix ne supporte pas d’être employée en guise d’huile de cuisson ou de friture. Il faut conserver l’huile de noix à la cave, donc à l’abri de la lumière, pour les bouteilles non ouvertes et au réfrigérateur ensuite, ainsi les qualités de l’huile seront conservées comme au premier jour. Trois grains de gros seul dans la bouteille permettraient une meilleure conservation.

Les tourteaux, résidus de la pression, peuvent servir de nourriture pour les animaux. On fait aussi du vin de noix. Quant aux coquilles, elles peuvent servir de combustible. Les feuilles et les chatons, c’est-à-dire les fleurs mâles, peuvent servir pour faire des alcools ou des décoctions, et l’on peut même faire des condiments avec la noix verte : c’est la noix-cornichon.

Quant au bois du noyer, c’est un bois d’excellente qualité pour la menuiserie et l’ébénisterie, notamment la ronce de noyer. Cependant, dans ce cas essentiellement, on utilise le Juglans regia. Des plantations de noyer à bois d’espèce Juglans nigra (noyer noir d’Amérique) ou d’espèce hybride Juglans-nigra au bois plus clair sont également utilisées.

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Les noix ont tendance à rancir rapidement. Il est donc inutile d’en faire une trop grande provision. Il est possible de les conserver un ou deux ans en cagette sur du papier journal, dans un endroit sec et aéré, à condition de les avoir ramassées dès leur chute de l’arbre et brassées régulièrement pendant la période de séchage.

Les Anciens ne mangeaient pas les noix fraîches car elles sont irritantes à cause de la peau fraîche, très riche en tanins. Ils ramassaient les noix avec précaution, les mettaient à sécher en couches minces dans une pièce sombre et bien ventilée, et attendaient leur maturation. Pour savoir si elles étaient bonnes au marché, ils les soupesaient : lourdes, elles n’étaient pas encore bonnes. Légères, elles étaient prêtes, et trop légères, elles étaient pourries.

Le cultivateur de noix s’appelle un nuciculteur. Un verger de noyers s’appelle une noyeraie.

Dans la symbolique, la noix et le noyer sont l’objet de nombreuses superstitions populaires. On considère qu’il est dangereux de dormir ou de se coucher sous un noyer.

« A la noix » est une expression qui a un sens péjoratif, pour quelque chose de peu de qualité ou de peu de valeur. Ceci se retrouve dans de nombreuses traditions populaires anciennes et dans plusieurs langues, comme en anglais où l’interjection « Nuts » a valeur de refus définitif. En Gascogne, lorsqu’un jeune homme demandait la main d’une jeune fille, il était invité à partager le repas familial. Si à la fin du repas on lui présentait des noix, cela signifiait que sa demande était rejetée.

En langage vulgaire on parle des noix pour les testicules, ce qui complète ainsi le gland divin ou gland de Jupiter.

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L’expression la « Coquille de noix » était initialement une annexe utilisée par les marins pour gagner un navire mouillé au large. Aujourd’hui, elle désigne un petit bateau.

On dit aussi « une noix » pour désigner une quantité de la taille d’une noix, exemple : une noix de beurre.

Sur le plan de la santé, le noyer a toujours joué un rôle important. Au cours des siècles, il était préconisé dans des troubles aussi divers que la petite vérole, les vapeurs hystériques, la colique venteuse, le ver solitaire. Il passait pour « redonner du lait aux nourrices » et « être utile à réparer les hommes qui se sont épuisés avec les femmes ». Finalement, on n’a gardé que les indications liées à ses propriétés essentielles : tonique, reconstituant, dépuratif, désinfectant. On peut combattre l’inflammation des muqueuses et baisser le taux de sucre dans le sang.

Le noyer a aussi des utilisations en phytothérapie vétérinaire. La décoction de feuilles de noyer, forte, est utilisée en lavages afin de protéger les animaux domestiques des mouches et taons, mais à utiliser seulement sans addition d’eau pour les animaux à poils foncés car cette décoction teinterait les animaux à poils clairs. Les feuilles de noyer ajoutées à la paille des niches, préservent les chiens de leurs ennemies, les puces.

Cette décoction peut également servir pour les cheveux bruns ou noirs, pour des rinçages tonifiants, mais cette décoction passée le matin et le soir sur les cils en active la croissance. Enfin, rien ne vaut un bain de feuilles de noyer pour rendre la peau douce, élastique, tout en calmant d’éventuelles rougeurs ou démangeaisons. Quant au brou de noix il serait efficace pour faire disparaître les verrues.

En résumé, le noyer est donc :

       Tonique amer (dyspepsies, atonie digestive),

       Stimulant hépatique (nausées d’origine hépatovésiculaire),

       Stimulant pancréatique (antidiabétique),

       Astringent (diarrhées, leucorrhées, inflammations de la gorge),

       Antiseptique (bronchite chronique, affections dermatologiques, ulcères, affections prurigineuses, impétigo) en applications locales,

       Hémostatique.

Attention : en traitement interne, les préparations trop concentrées sont irritantes pour les muqueuses.

Voici la recette du vin de noix, excellent apéritif tonique, dépuratif, digestif que nos grands-mères conservaient soigneusement dans leurs caves pour les grandes occasions : Faire macérer pendant 5 jours 200 grammes de noix fraîches hachées dans un litre de bon vin blanc. Filtrer, sucrer selon votre goût.

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Enfin en musique, tout le monde connaît le célèbre ballet « Casse-noisettes » de Tchaïkovski. L’histoire d’une petite fille à qui son oncle a donné un casse-noisettes et qui va ouvrir pour elle, alors qu’elle s’endort, la porte à un rêve fantastique où tous les jouets de sa chambre s’animent, les souris sortent du plancher et le casse-noisettes devient une sorte de héros partant en guerre contre le Roi méchant des souris… La musique continue de faire tour du monde à travers le cinéma et la télévision. Les airs le plus souvent repris étant « la Marche des Fleurs » ou « la Danse de la Fée Dragée ».

Quel est le rapport entre les noisettes et les noix avec la Vierge ?

C’est lorsque le Soleil entre dans le signe de la Vierge, fin août, que l’on commence à les récolter pour les faire sécher et les conserver en vue de l’hiver, comme les grains et céréales le sont aussi. La Vierge en bonne comptable provisionne, organise, gère.

Ensuite, rien de prestigieux dans ces petits fruits, mais en plus il faut un travail minutieux et répétitif pour en extraire le fruit, voilà ce qui cadre bien avec la Vierge, sixième signe en analogie avec la VIe Maison, qui place dans la servitude.

Noter encore les bienfaits de ces fruits sur certaines parties du corps, comme les intestins et ce qui a un rapport avec la digestion, l’assimilation, l’évacuation, organes et fonctions que régit la Vierge.

Les couleurs aussi de ces petits fruits sont bien les couleurs de la Vierge dans leur dégradé de brun, de terre, de beige…

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Nos grands-mères savaient – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

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