DANS L’HERBIER DES POISSONS… LA JONQUILLE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-03-2014

Bien dans l’univers Poissons et dans le langage des fleurs, la jonquille symbolise la langueur d’amour, mais également le désir.

En français, le mot « jonquille » désigne plusieurs plantes du genre « Narcissus ». La jonquille véritable, la seule qui rappelle sa dénomination espagnole de « petit jonc » est le « Narcissus jonquilla ». Ce sont ces variétés à parfum qui sont toujours cultivées à Grasse. La jonquille appartient à la famille des amaryllidacées et sous son air timide, elle évoque le retour du printemps. La fleur est unique et généralement de deux tons de jaune. Le cœur est en forme d’entonnoir, évasé et dentelé et d’un jaune plus soutenu. La floraison va de mars à début juillet en fonction de sa localisation géographique, de l’altitude et du milieu ambiant.

JONQUILLE

Cependant, depuis la Belle Epoque, on dénomme « jonquille » une autre espèce commune, surtout dans les Vosges, en Lorraine, en Franche-Comté, dans le Nord et même en Belgique, le narcisse jaune ou « Narcissus pseudonarcissus » plus communément appelé le « narcisse trompette ».

La jonquille est l’un des emblèmes du Pays de Galles et l’on disait que si on avait la chance de voir la première jonquille de la saison, les douze mois suivants seraient pleins de richesse. En fait, dans le monde entier, on associe la jonquille non seulement à la fin de l’hiver, mais aussi à une future prospérité.  Par contre, en Angleterre, les jonquilles sont associées au Carême et on les appelle aussi « lys de carême ».

Une légende chinoise veut que si l’on force un bulbe de jonquille à fleurir pendant le Nouvel An, cela portera chance à toute la famille.

BOUQUET DE JONQUILLES DE BERTHE MORIZOT 

Bouquet de jonquilles – Berthe Morizot

En France, la jonquille est la fête de la Vallée des Lacs dans les Vosges. Chaque printemps les coteaux se couvrent de taches jaunes et c’est pourquoi on fête la jonquille dans cette région. La fête la plus populaire des Vosges a lieu tous les deux ans depuis 1935, le dimanche le plus proche du 20 avril, avec défilé de corso fleuri de jonquilles, avec une trentaine de chars. Il existe aussi une fête des jonquilles à Saint-Etienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique.

La jonquille est la fleur de ceux qui sont nés au mois de mars ainsi que de ceux qui fêtent leur dixième anniversaire de mariage. On dit qu’offrir des jonquilles c’est le bonheur assuré. Attention, si vous offrez un bouquet de jonquilles vous apportez en quelque sorte la bonne fortune à qui vous offrez le bouquet, par contre offrir une seule jonquille porte malheur.

Depuis que l’on fête les grand-mères, la jonquille est associée à cette célébration. 

PIED DE JONQUILLE 2

 

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DANS LE BESTIAIRE VERSEAU… LES ANIMAUX DU CIRQUE… DONT L’OURS…

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 12-02-2014

D’ours en ourse… de la bête à la belle étoile

Dans plusieurs traditions sibériennes, l’ours représente un ancêtre, qui revêt de temps en temps sa fourrure et quitte la montagne à la rencontre de ses descendants. C’est alors un privilège réservé aux membres du clan, de tuer l’aïeul ours, venu au devant leurs armes afin d’assurer par son sacrifice leur nourriture par son sacrifice. Jadis, un étranger qui réussissait à tuer un ours dans la forêt d’un village se voyait, de ce fait, admis dans les ranges du clan local, pour satisfaire la volonté du parent défunt. Plus à l’ouest, du Caucase aux Pyrénées, les traditions donnent au plantigrade le rôle d’un ancêtre biologique. On raconte souvent qu’un ours est descendu des montagnes jusqu’au village pour enlever une femme. Il l’enferme dans sa tanière, d’abord comme prisonnière ; avec le temps, la femme partage pleinement la vie de l’ours et elle lui donne un enfant fort, beau et intelligent, lequel à son tour engendre une dynastie humaine, comme c‘est le cas pour les Orsini en Italie, les Medved et les Boyan dans les pays slaves.

PITIGLIANO - OURS DES ORSINI 

L’ours des Orsini – Pitigliano – Italie

Parfois, la jeune épouse de l’ours est reprise de force par ses frères qui, à son grand désespoir, tuent la bête. Parfois, en revanche, elle se considère toujours comme une prisonnière jusqu’au moment où le fils, doté d’une grande force physique, parvient à déplacer le rocher qui ferme l’entrée de la caverne. Libérée, la mère retrouve le village avec l’enfant qui devient Jean de l’Ours, homme fort et redoutable. Il travaille comme quarante, mange de même et, ne pouvant plus vivre dans la misère du village isolé, il prend le chemin qui mène à la ville et au-delà à la capitale du royaume. Son voyage est une quête initiatique et à la fin d’un parcours semé d’épreuves et riche d’expériences, il épouse la fille unique du roi pour le bonheur de tous les habitants du royaume.

Une autre série de contes des Balkans donne à une femme le rôle d’ancêtre des ours. En voici la trame générale : mise au défi de blanchir une laine de couleur noire, une jeune fille rencontre un vieillard qui lui ordonne de se déshabiller et de s’emmitoufler dans la laine après l’avoir lavée et fait sécher. Depuis, transformée en ourse, elle vit dans la forêt où les ours prolifèrent. Cette histoire transmise naïvement par les traditions orales n’est pas sans rappeler celle de Callisto, la nymphe de la mythologie grecque qui, transformée en ourse hideuse sera métamorphosée en constellation.

JUPITER SEDUIT CALLISTO TRAVESTI EN DIANE CHASSERESSE

Callisto séduite par Jupiter travesti en Diane chasseresse reconnaissable au croissante de lune posé sur sa tête

Callisto était une belle nymphe, compagne de chasse d’Artémis, la Lune, et sœur d’Apollon, le Soleil. Elle portait les mêmes vêtements que la déesse et elle avait, comme elle, fait vœu de chasteté. Zeus/Jupiter l’époux infidèle d’Héra/Junon, très amoureux de la jeune femme, la viola, ayant pris à cet effet l’apparence d’Artémis, selon les uns, d’Apollon selon les autres. Ensuite, il transforma en ourse sa maîtresse enceinte pour la protéger de la vengeance de son épouse. Cependant, l’épouse trompée révéla à Artémis la grossesse de sa compagne ; furieuse la déesse vierge tenta de la percer de flèches, parce qu’elle n’avait pas respecté son vœu de chasteté. Zeus/Jupiter métamorphosa Callisto en une constellation, la Grande Ourse, son fils devenant la Petite Ourse où brille l’étoile Polaire.

LA GRANDE OURSE 2

La Grande Ourse

Une autre tradition grecque ancienne associe également Artémis à l’ourse et aux rites de puberté des jeunes Athéniennes. Ainsi, le sanctuaire d’Artémis Braunaria, actuelle Vraona, édifié sur le littoral oriental de l’Attique, et en un lieu de culte déjà très ancien (IIIe millénaire) fut créé pour apaiser la déesse dont on avait tué l’ourse favorite. Hommes et bêtes périssaient alors en grand nombre. Il fut convenu qu’on lui consacrerait pendant un an des adolescentes : les « ourses » qui, après une période d’initiation, dont on ne connaît rien, auraient le droit de prendre mari et donner naissance à des enfants légitimes. L’ourse mythique des anciens Grecs est toujours, fait remarquable, de sexe féminin.

LE DIEU VOLOS

Le dieu Volos

C’est dans la mythologie slave que l’ours devient une divinité masculine thériomorphe, sous forme de bête sauvage, et anthropomorphe à la fois : c’est le dieu Volos, poilu, velu, dont le culte était très répandu chez les Slaves avant leur christianisation. Le dieu était représenté par l’ours, animal au système pileux développé, se tenant sur ses deux pieds, faisant l’amour comme les hommes. Il était le maître de la forêt et le détenteur de ses richesses.

Dans une grande partie de l’Europe contemporaine, l’ours mâle, ancêtre et force fécondante, est présent lors de la sortie des masques d’hiver, rite qui se déroule dans toute l’Europe centrale entre la Saint-Nicolas et la fin janvier ; la même coutume se prolonge ailleurs dans les déguisements du carnaval avec toujours les mêmes attributs : ceux de l’homme sauvage, ou d’ancêtre, qui détermine la fécondité de la terre, le retour du printemps et l’épanouissement des plantes. L’ours en peau de bête, l’ours en paille se livrent toujours à la même gestuelle, parfois obscène ; il chasse les femmes pour les caresser, pour les enlever, pour les rendre fécondes.

Il est vraisemblable que la tradition de l’homme sauvage humanisé, selon l’histoire du noble Valentin et d’Orson tire son origine des rites agraires et des apparitions de masques lors des fêtes d’hiver. La reine Bellissant, ayant dû quitter Constantinople pour rentrer en France chez son frère le roi Pépin, accoucha de deux garçons en traversant la forêt d’Orléans. Une ourse se saisit d’un des jumeaux et disparut. La jeune mère reprit son voyage vers Paris avec un seul enfant, Valentin. L’ourse éleva l’autre enfant. Tandis que Valentin devenait prince héritier de France, Orson semait la terreur dans la région d’Orléans. Valentin, chargé de capturer le monstre, le ramena à la cour. Orson, au terme d’un long processus d’humanisation, enfin rasé et habillé, retrouva son statut de chevalier et succéda à son père sur le trône d’Alexandrie, avant de quitter le monde du château pour finir sa vie ermite au fond des bois.

On est ici loin des contes populaires où l’ours est accepté avec toute sa vigueur, toute sa sauvagerie. Les hommes du peuple s’habillent de peaux de bêtes pour trouver la force de l’animal. Dans le roman chevaleresque, c’est le barbier et le tailleur qui humanisent le sauvage.

LA MONTREUSE D'OURS

La Montreuse d’ours

L’intelligence et la taille de l’animal l’ont vite condamné au rôle de bête de cirque et aux démonstrations ambulantes. Déjà à l’époque romaine, l’ours démystifié amusait le peuple en imitant grossièrement le comportement humain. Depuis quelques siècles, le plantigrade est dressé par des montreurs qui, dans leur grande majorité, sont des tziganes. Le tzigane et l’ours deviennent ainsi progressivement représentatifs de l’exclusion de l’ordre quotidien, ils forment un ensemble placé d’emblée dans la marginalité. La personnalité du tzigane, toujours nomade, mal intégré dans le cadre des sociétés rurales, fait de l’ours un animal lui aussi suspect. La raréfaction des ours n’a pas atténué cette méfiance : mal traités, traînés dans les villes dans des conditions déplorables, ils ne sont plus les fiers animaux de la forêt, mais des bêtes rusées et agressives, en quête de nourriture, dans un milieu hostile.

En fait, les montreurs d’ours n’étaient pas que des amuseurs, mais aussi des personnages redoutés, mis à l’écart de la société et de la civilisation par leur rôle même de dompteur. Dans l’imaginaire populaire, l’apprivoisement de la bête sauvage était obtenu par des sortilèges. Par ailleurs, les oursaillers étaient souvent en même temps des forgerons, traditionnellement investis de forces redoutables. Maître des animaux, répliques négative d’Orphée et de Saint Blaise, ils sont par extension, maîtres des âmes.

Une légende commune aux tziganes des Balkans propose une parenté de l’ours dressé à leur « race exceptionnelle », grâce à un miracle : « Une jeune vierge se trouva enceinte sans avoir jamais eu de relations sexuelles. Horrifiée, elle décida de se noyer. Un homme surgit alors de l’eau où elle allait se jeter et lui apprit qu’elle donnerait naissance à un animal capable de travailler comme un homme. La jeune fille accoucha d’un ourson. Les Tziganes de sa tribu acceptèrent d’élever l’étrange animal et lui apprirent à danser et à faire mille tours. Depuis, tous les Tziganes sont des montreurs d’ours ».

Dans le monde du mythe et des traditions populaires, l’ours a souvent servi de miroir. Excessif car excessivement humais, sauvage puisque sauvagement humain, lié aux forces souterraines c’est-à-dire inconscientes, divinisé ou haï, il a toujours été l’Autre de l’homme. 

Ours de Winchester

Ours de Winchester

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

 

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CORRESPONDANCE ASTROLOGIQUE DES PLANTES

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 20-09-2013

Un grand nombre de plantes sont associées traditionnellement aux signes du zodiaque par analogie. Ces plantes, ayant une influence considérée comme bénéfique, ne doivent pas être confondues avec les parfums porte-bonheur, ni avec les végétaux régis par un signe ou sa planète maîtresse qui sont conseillées pour l’alimentation des natifs de ces signes.

PAVOTS

Pavot rose

Bélier

Pivoine – Dahlia – Primevère – Pavot – Canna – Rhubarbe – Tabac – Poivrier – Raifort – Coloquinte – Aloès – Ortie – Chardon – Houx – Bardane – Aïl – Basilique – Cèdre – Mélèze.

BRIN DE MUGUET

Muguet

Taureau

Réséda – Lilas – Lis – Lin – Olivier – Dattier – Pin – Muguet – Rose – Pivoine – Ancolie – Myrte – Plantain – Pied-d’alouette – Dent-de-lion – Rhododendron – Chou – Pommier.

CHEVREFEUILLE

Chèvrefeuille

Gémeaux

Chèvrefeuille – Genévrier – Verveine – Mélisse – Café – Thé – Coudrier – Myosotis – Scabieuse – Noisetier – Menthe – Liseron – Gypsophile – Anis – Bouleau.

Iris 

Iris

Cancer

Potiron – Courge – Cornichon – Iris – Fleur d’oranger – Plantes aquatiques – Trèfle – Coquelicot – Pavot – Ipéca – Cactus – Coloquinte – Belle-de-nuit – Saule – Saule pleureur – Saule argenté – Chou-rave.

heliotrope 

Héliotrope

Lion

Palmier – Arnica – Muscade – Safran – Romarin – Laurier – Héliotrope – Tournesol – Catalpa – Oranger – Citronnier – Grenadier – Melon – Orange – Grenade – Pivoine et toutes les plantes exotiques.

Valeriane

Valériane

Vierge

Seigle – Froment – Valériane – Chicorée – Mille-feuille – Coudrier – Rhubarbe – Noisetier – Sureau – Trèfle – Serpolet – Blé – Coquelicot – Bleuet – Citronnelle.

ROSE GALLIQUE 

Rose

Balance

Vigne – Olivier – Fraisier – Cresson – Mélisse – Pensée – Rose – Lis – Palmier – Glycine – Camélia – Jasmin – Estragon.

cepebordeaux

Champignons

Scorpion

Abricotier – Pêcher – Cocotier – Cèdre – Cyprès – Buis – Acacia – Raifort – Poivrier – Piment – Epine-vinette – Houx – Orchidée – Stelitzia – Amarante – Myrrhe – Gentiane – Narcisse – Champignon.

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Tilleul

Sagittaire

Santal – Nard – Laurier – Hêtre – Frêne – Poirier – Tilleul – Eucalyptus – Bouleau – Canne à sucre – Seringat – Marjolaine – Glaïeul – Menthe – Thuya. 

jusquiame-noire

Jusquiame

Capricorne

Toutes les plantes contenant des alcaloïdes toxiques : Pavot – Jusquiame – Belladone – Chanvre indien – et aussi Néflier – Peuplier – Chêne – Cyprès – Bruyère – Champignon – Chardon bleu – Pois de senteur. 

mimosa2

Mimosa

Verseau

Prunier – Mimosa – Thym – Romarin – Mousse – Fougère – Lichen – Azalée – Campanule – Oeillet de poète – Coriandre.

 FOUGERE2

Fougère

Poissons

Cannelier – Immortelle – Géranium – Sainfoin – Fougère et toutes les plantes aquatiques – Platane – Robinier – Algues – Lin – Seringa – Anémone – Jonquille – Lotus – Nénuphar – Noix de muscade.

JULIE D'ANGENNES ET SA CELEBRE GUIRLANDE

La guirlande à Julie d’Angennes

Bibliographie

Dictionnaire de l’astrologie – Jean-Louis Brau – Larousse

Connaissez-vous par votre signe astral – Joëlle de Gravelaine – Marabout

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