MARS… SON ELEMENT… LE FEU

(5.3.5 - MARS) par sylvietribut le 26-03-2011

Du mythe à la réalité, il n’y a qu’un pas… L’hiver est fini, la guerre commence. Depuis l’Antiquité et jusqu’aux guerres napoléoniennes, le Général Hiver a toujours été plus redoutable que les chefs de guerre ennemis. Les moyens techniques modernes de destruction ont mis un terme à cet état de fait. Cependant, le mois de mars porte toujours le nom du dieu de la guerre ainsi que de la prospérité.

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Mars dieu de la guerre de la Mythologie romaine

Dans la Rome antique, Mars était le symbole du sang qui coule, de la blessure ouverte. Mais c’était aussi le dieu de l’amour viril, de la passion aveugle : il est l’amant, tour à tour séduisant, tendre et impérieux, des déesses, des nymphes ou des sylphides.

César institue que le soldat, après avoir vaillamment combattu, a droit à la propriété de quelques arpents de terre, à charge pour lui de les mettre en valeur entre deux batailles et le moment venu de prendre sa retraite, s’il avait survécu. Ce côté constructif, producteur d’existence, du soldat laboureur réalisait l’alliance symbolique des contraires, essence des mythes, des dieux et des légendes, s’efforçant de réunir en une synthèse plausible les deux attributions du dieu : guerre et prospérité, vigueur dans la nature et dans le cœur des guerriers.

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Hippocrate

Aujourd’hui, pour définir les comportements de nos contemporains, les chercheurs modernes ont ressenti le besoin de définir scientifiquement des types de tempérament autour desquels il deviendrait possible d’ordonner les multiples éléments de la conduite humaine. Au terme d’une telle recherche, il a bien fallu conclure qu’Hippocrate avait raison : sa division en quatre tempéraments principaux qui coexistent en chacun de nous est exacte aux yeux de la science expérimentale. Or, la tradition a établi que ces quatre tempéraments correspondent à des dominantes planétaires :

       Le lymphatique à la Lune

       Le nerveux à Saturne

       Le sanguin à Jupiter

       Le bilieux au Soleil, à Mercure et à Mars.

Bien entendu, le tempérament bilieux n’indique pas qu’il s’agit d’une personne qui se « fait de la bile », bien qu’une configuration dissonante de Mars à Saturne, ou de Mars à Jupiter, puisse avoir cet effet. Il s’agit en fait d’une personne passionnée qui réagit immédiatement, le plus souvent sans avoir réfléchi, qui éprouve le besoin de dominer, de réaliser, d’affirmer son autorité, son emprise sur le monde extérieur, en somme se placer au premier rang. Le type Marsien n’est pas un rêveur : il anime la vie et l’action ; il veut la réussite et le succès à tout prix.

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Les quatre tempéraments d’Hippocrate – Calendrier des Bergers

Bien sûr, la psychologie moderne a conçu bien d’autres typologies permettant de classer les caractères selon d’autres critères que celui des tempéraments d’Hippocrate. Mais il est toujours possible de retrouver les types ainsi définis : les dominantes et sous-dominantes se rapportant aux quatre tempéraments fondamentaux qui ont leurs racines dans la constitution physiologique de l’organisme.

Pour étudier le tempérament de Mars, Michel Gauquelin, un statisticien de renom, choisit cinq cent biographies de champions sportifs. Sa méthode statistique consistait à comparer la description des caractéristiques des sportifs faits par les journalistes et les psychologues à l’emplacement de Mars dans leur thème natal. Il tenait seulement compte de la position de Mars dans les secteurs du mouvement diurne, c’est-à-dire si la planète se levait ou se couchait, s’il était en culmination supérieure ou inférieure au moment de la naissance. Il s’agissait de savoir si Mars était angulaire chez les champions plus souvent que chez Monsieur Toutlemonde. Cette étude qui tenait compte du caractère propre à chaque champion a fait ressortir que chez 66 % des champions sportifs au moral d’acier, Mars était à l’Horizon ou au Méridien, c’est-à-dire à l’Ascendant ou au Milieu du Ciel, contre 33 % chez Monsieur Toutlemonde. Chez les champions au moral fragile, au contraire, il y était dans 29 % des cas, donc moins fréquemment que chez Monsieur Toutlemonde. Et voici la conclusion que donna Michel Gauquelin :

« La position natale de Mars est bien l’expression d’un tempérament, elle n’a que peu de chose à voir avec le destin professionnel ».

En effet, une dominante martienne se rencontre dans toutes les professions et indique seulement que le natif par son courage et son énergie, son désir de réussir, parviendra à occuper un rang élevé parmi ses collègues… Tant il est vrai qu’on parle d’un « capitaine d’industrie » pour un grand dirigeant, d’un « chef » pour un cuisinier émérite, et d’un « chef » également pour diriger l’orchestre.

De l’enfance à l’âge mûr… Du désir à l’amour

Mars parcourt le zodiaque en presque deux ans et forme donc avec les autres planètes du thème natal tous les aspects possibles, favorables ou défavorables. Ainsi, un enfant de deux ans aura déjà éprouvé le premier cycle de Mars dans tous ces aspects. C’est à cet âge de la dentition que l’enfant commence à prendre conscience des choses et à conquérir son autonomie, qu’il s’ouvre au monde extérieur et manifeste son agressivité. Il cherche déjà à affirmer son emprise sur le monde extérieur. Mais c’est seulement vers le milieu de sa vie, à l’âge mûr qu’il s’épanouira dans la symbiose de Mars et de Jupiter, en attendant l’âge saturnien de la vieillesse.

Le rythme biennal du rôle moteur de Mars dans la dynamique tempéramentale et psychique indique depuis l’enfance et dans les âges de la vie, la façon dont nous acquérons notre autonomie, notre emprise sur le monde qui nous entoure, nos aptitudes à nous défendre, nos capacités de réalisations dans l’existence, la vie professionnelle, notre façon de sentir et de ressentir l’amour selon nos besoins et nos tendances affectives profondes.

L’impulsion marsienne s’exerce dans tous les domaines du développement de l’individu, dans son emprise sur le monde extérieur, depuis ses pulsions instinctuelles, la libido, c’est-à-dire l’énergie sexuelle jusqu’aux sensations, à la façon de vivre, de sentir et de ressentir les relations sentimentales avec autrui, que ce soit la sympathie, l’affection, la tendresse, l’amour, l’amour-passion quelque fois tragique, toujours plus ou moins dramatique, ses froideurs simulées, ses querelles, ses disputes, ses ruptures et ses raccommodements passionnés. Mais tout cela n’est-il pas vécu grâce à Vénus, attirante et réceptive ?

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D’après un texte de M. Lejeune 

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