A PROPOS DE VENUS ET… DE VENUS EN BALANCE

(5.3.4 - VENUS) par sylvietribut le 11-10-2016

Selon le mythe, Vénus-Aphrodite naquit de la mer fécondée par le membre viril d’Ouranos/Uranus, mutilé par Saturne et jeté dans les flots. Elle épousera Vulcain, le forgeron, vieux et laid, qu’elle trompera avec le viril et vaillant Mars.

Vénus, elle personnifiait l’amour, la beauté, la volupté et le sentiment artistique, indissociable Mars dont elle est point par point opposé puisqu’elle est harmonie, charme, enthousiasme. Vénus a l’attrait du beau. Elle est aussi l’instinct sexuel. Elle connaît les intuitions les plus hautes et les plus éthérées. Elle évoque le raffinement, la sympathie, la compréhension et le dévouement.

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Vénus sur son char dont les roues représentent la Balance et le Taureau et tiré par ses deux colombes – Salle des Audiences Collège del Cambio – Perugia – Italie

Ces qualités en feraient la dominante planétaire parfaite, mais il est rare que des aspects dissonants n’obscurcissent pas le tableau. Le Vénusien souffre fréquemment d’une intelligence moyenne et son caractère primesautier pouvait l’empêcher de parfaire sa culture. En outre, il arrive souvent qu’il soit le jouet de ses passions. A son actif figurent les qualités déjà évoquées, auxquelles s’ajoutent la jeunesse d’esprit et l’idéal exigeant du beau.

Quant à la tradition astrologique, elle enseigne que Vénus a ses domiciles dans la Balance et le Taureau, ou comme l’on dit aussi, qu’elle exerce sa maîtrise sur ces deux signes. C’est une façon de souligner la grande complexité entre Vénus et ces deux signes, à travers lesquels la déesse de l’amour s’exprime le plus librement, le plus complètement, le plus heureusement. Cependant, Vénus n’exerce pas dans le Taureau les mêmes effets que dans la Balance. Les planètes sont comme la plupart d’entre nous : placées dans des milieux différents, elles se comportent différemment, sans rien perdre de leur nature intrinsèque.

La tradition astrologique fait une distinction entre les domiciles diurne et nocturne des planètes. Or, la Balance est le domicile diurne de Vénus. C’est donc à travers ce signe qu’elle manifestera ses qualités actives, par opposition à ses qualités passives qui passeront mieux à travers le Taureau.

Voici un exemple pour bien comprendre la différence qui existe entre qualités actives et qualités passives : l’expression artistique des sensations et émotions éprouvées par le sujet est une qualité active de Vénus ; la capacité de s’abandonner complètement au plaisir des sens est une de ses qualités passives.

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Vénus Balance ou Vénus Taureau

Quels sont les effets qui accompagnent la présence de Vénus en Balance ?

Quand dans un thème Vénus occupe la Balance, le comportement de la personne est fait de douceur, de délicatesse et de charme, ce qui lui attire sans effort la sympathie de son entourage et, dans le cas où elle la sollicite, celle du public. Il faut dire qu’elle la diffuse elle-même, et que rien n’attire mieux la sympathie que cette qualité elle-même. Gaie, insouciante, optimiste ; elle jouit pleinement des plaisirs de l’existence qu’elle sait apprécier à leur juste valeur. Mais elle recherche surtout les plaisirs délicats. Son sens esthétique est suffisamment développé pour qu’elle sache imposer à ses désirs des limites qui l’empêchent de tomber dans la vulgarité ou la débauche. Le tempérament est plus gourmet que gourmand.

Vénus en Balance correspond à un esprit cultivé et raffiné qui s’intéresse à toutes les formes d’art, aux belles-lettres et à la philosophie. C’est le profil du « bel esprit » d’autrefois. Vénus en Balance se meut avec aisance et élégance.

Vénus en Balance rend la personne affectueuse, affable, dévoué. Elle prend un grand plaisir à la vie en société qui lui donne l’occasion de nouer de nombreuses relations. On apprécie son esprit de conciliation et son amour de la paix. Vénus en Balance a le sens de la justice et n’est pas fermée à l’indulgence. Cette Vénus fait d’elle l’arbitre idéal pour régler les différends qui pourraient surgir dans l’entourage. Elle cherche aussi à se créer des conditions de vie agréables, et son goût du confort fait qu’elle s’entoure partout où elle passe, de musique, de fleurs, d’objets d’art qui donnent à son cadre de vie une note raffinée.

Le sujet Balance est un passionné, même s’il n’extériorise ses sentiments qu’avec mesure. Son sens aigu du beau l’incite à cristalliser ses émotions artistiques dans une œuvre d’art.

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LA NEWSLETTER DE SYLVIE

(01- LA NEWS DU MOIS) par sylvietribut le 27-08-2016

La tradition n’est pas le retour à un passé désuet mais la permanence des origines dans la durée. Frédéric Tristan

VIRGO - LA VIERGE

AVANT-PREMIERE

La Vierge c’est la Terre mutable. Fortement marquée de cérébralité, elle analyse, critique, jauge, juge, combine. Mais son appartenance à la Terre lui fait toujours prendre appui sur les faits et l’expérimentation. C’est l’union heureuse de la théorie et de la pratique. Venant après le Lion, qui suit les élans de son cœur, la Vierge fait un choix parmi les conquêtes de ce dernier et ne retient judicieusement que l’utile et le raisonnable.

Mercure est la planète qui régit la Vierge ainsi que les Gémeaux. Lorsque cette planète superpose le signe de la Vierge dans un thème, la personnalité est attachante, l’esprit est clair, logique, aimant faire de grandes synthèses, cependant cette position donne peu de chances d’occuper des postes de premiers plans, à moins que la planète ne soit culminante dans le thème.

Si Mercure occupe la Maison VI du thème, sixième signe, la Vierge, la personne aura à cœur d’organiser la vie de la maison grâce à ses aptitudes pour le bricolage. Cependant, sur le plan de l’activité, les succès professionnels sont limités et dans des postes subalternes.

LA VIERGE

Au fil des semaines retrouver sur mon site : www.sylvie-tribut-astrologue.com dix nouvelles chroniques :

La conjonction Mars-Saturne et Antarès en Sagittaire – Août 2016

Ingrès Solaire en Vierge – 22 août 2016

Les Plantes et les herbes de la Bible

Ingrès de Vénus en Balance – 30 août 2016

Calendrier et Maisons lunaires – Septembre 2016

Nouvelle Lune du 1er septembre 2016

Dans l’herbier de la Vierge… La saponaire

Ingrès de Jupiter en Balance – 9 septembre 2016

Septembre 2016 à octobre 2017… Jupiter en Balance

La Fontaine Mercurielle

LA VIERGE

A l’honneur du 22 août au 22 septembre 2016 : LA VIERGE

Vous êtes Vierge ou Ascendant Vierge : 10 Euros de remise vous sont offerts sur le montant de votre consultation, au cabinet ou par téléphone. Vous n’êtes ni Vierge, ni Ascendant Vierge, tentez votre chance et si vous découvrez l’adjectif qui se cache dans la charade et bénéficiez, vous aussi, d’une remise de 10 Euros. Sans attendre, communiquez-moi votre réponse ainsi que vos coordonnées de naissance (date, heure précise et lieu de votre naissance), nous conviendrons d’un rendez-vous : sylvietribut@club-internet.fr     

  • C’est le prénom de la mère de la Vierge, à l’italienne, qui constitue Mon Premier ;
  • Dans mon second le fleuve s’y vautre, et pas que lui d’ailleurs, vous aussi je pense ;
  • Quant à Mon troisième, c’est un verbe qui évoque votre moue si l’addition est un peu salée.
  • MON TOUT : Un des adjectifs qui caractérisent très bien la Vierge.

 Offre valable jusqu’au 22 septembre 2016.

vierge 

Le symbole de la Vierge n’est pas celui d’une jeune fille passive et faible, mais plutôt celui d’une représentation de la Terre-mère, la déesse de la fertilité. Elle est pure, certes, mais robuste. Le signe est un des plus pratiques, matérialistes et productifs du zodiaque. Le natif a le sens du travail et du sacrifice de soit. C’est un être de « service ». Mercure apporte à la Vierge son esprit d’analyse, ce qui lui procure un énorme avantage pour la réalisation de ses projets.

Le natif de la Vierge est très soupe au lait, maniaque et pointilleux pour tout ce qui touche à la propreté, la précision, l’ordre, l’économie. Sa bonne volonté légendaire peut faire de lui la victime d’exploiteurs peu scrupuleux. Les paresseux parviennent très facilement à le faire travailler à leur place. Le sujet a naturellement la mentalité rêvée pour être bureaucrate.

En amour ou en société, le natif de la Vierge est timide. Il manque de confiance en lui et exprime rarement ses sentiments. Il a peur de ce qui dérange la belle ordonnance de ses certitudes. Tout ce qui et marqué du sceau de l’extravagance le fait fuir. Ses idéaux, cependant, sont très élevés, et il peut avoir la dent dure et la critique acerbe. Le natif de la Vierge est un perfectionniste. 

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NOUVELLE LUNE DU 2 AOÛT 2016 – PARIS

(4.0 - LA NOUVELLE LUNE) par sylvietribut le 07-08-2016

Bien que cette Nouvelle Lune se présente sous les auspices flamboyants du Lion, au trigone de Saturne, on ne peut pas dire que c’est un été resplendissant de joie et de dynamisme. En effet, tout ce qui constitue la vie sociale, festive, artistique de l’été, toutes les fêtes estivales sont annulées les unes après les autres. Un climat de morosité nous a tous envahi.

Il faut bien reconnaître qu’on ne peut s’en tenir qu’à la position de la Nouvelle Lune dans un signe fastueux, puisque celle-ci présente un Ascendant Poissons qui est peut-être synonyme d’inspiration mais n’a rien de très dynamique. On vit des impressions, des sensations, mais on est loin de la réalité quand on n’est pas totalement dans l’illusion.

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Le Lion de la Fontaine de l’obélisque – Piazza del Popolo – Rome

De plus cet Ascendant Poissons, signe d’Eau, sous l’influence de Neptune, intercepte le signe de Feu du Bélier et ce n’est pas un mélange très détonant… L’eau Poissons éteint le Feu du Bélier. Les pétards du 14 juillet ont été plus que mouillés et les coups d’épée dans l’eau de nos dirigeants ne sont plus à démontrer. Mais pour ce qui concerne les jours à venir de la lunaison, ils ne sont pas plus encourageants. En effet, bien que Mars, second Maître de la Lunaison, soit entré dans le Sagittaire, autre signe de Feu, il s’achemine d’abord vers le carré de Neptune, et là on constate que les deux Maîtres de la Lunaison, tout de contradiction, sont en plus dans un rapport conflictuel. Ce carré porte la mort dans ses flancs, tout comme le cheval de Troie. En effet, ce Mars de lunaison occupe la Maison VIII, la Maison des morts et des deuils, et Neptune se trouve en Poissons où il est le Maître et la Maison XII, la Maison des épreuves, dont il est également le Maître. Cette Maîtrise ne signifie en aucun cas, que la planète est seulement bien positionnée. Elle l’est souvent pour augmenter son pouvoir de nuisance. Comment ne pas penser au terrible incendie qui a eu lieu dans un restaurant de Rouen…

Notez également qu’Uranus, Maître de Maison XII de la lunaison, occupe l’Ascendant de cette Nouvelle Lune, en Bélier, un peu comme un électron libre qui peut créer, des surprises, des coups de foudre avec les trigones de Vénus, du Soleil et de la Lune qui se profilent, mais pas d’emballement pour autant puisque ces mêmes planètes passeront très vite dans le contexte douteux de Neptune et frustrant de Saturne. En tant que Maître de la Maison XII de la lunaison, il ne faut pas attendre des merveilles de cet Uranus…

NOUVELLE LUNE - 2 AOUT 2016 - 22 H 46 (TU 20 h 46) - PARIS

Nouvelle Lune du 2 août 2016 – 22 h 46 (TU 20 h 46) – PARIS

Mars n’est pas encore dans le carré exact de Neptune, il ne le sera que le 24 août et se trouvera également en conjonction de Saturne, lui-même en Sagittaire et en Maison IX de la lunaison, certes sous les auspices de Jupiter, mais comment ne pas penser à quelques coups du sort à l’étranger ou venant de l’étranger, d’autant que la Lune sera alors en Gémeaux, à l’opposition et au carré de la configuration des Maîtres de la lunaison. La Lune est Maître des Maisons III, IV et XII. Que d’illusions, que de déceptions, que d’enfumage, que de promesses non tenues, que d’arnaques estivales à l’horizon. Prudence donc lorsque Mercure s’opposera à Neptune tout en étant dans le carré de Saturne, dans la seconde semaine d’août 2016.

Vénus ne sera pas mieux lotie, puisqu’entrée en Vierge, elle sera bientôt carré Saturne et opposée Neptune dans cette même deuxième semaine d’août 2016. Vénus est Maître des Maisons II et VII de la lunaison, ce qui invite fortement à se méfier des entourloupes avec pertes d’argent assurées. Le mieux est de ne pas sortir plus que ça de ses habitudes et d’attendre que Mercure et Vénus atteignent le troisième décan Vierge où ces planètes se retrouveront en compagnie de Jupiter, qui bien que la planète soit en détriment en Vierge est quand même de meilleure compagnie que Saturne et Neptune, à moins qu’elle ne fasse qu’amplifier les conséquences des arnaques possibles… Jupiter est un amplificateur, une sorte de grosse caisse. Et puis, ne dit-on pas que « Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre ».

Patience, la prochaine lunaison devrait être un peu plus solide, voire même plus favorable.

Amoureux de Peynet Lion

Le Lion des Amoureux de Peynet

Rambouillet, le 6 août 2016

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DANS L’HERBIER DU CANCER… L’HYSOPE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 14-07-2015

L’hysope doit son nom aux Hébreux qui l’appelaient « Ezôb » et pour qui c’était une plante sacrée et à ce titre on la retrouve maintes fois citées dans la Bible. Tout d’abord elle entre ans l’eau de purification telle que l’Eternel en a dicté la recette à Moïse. Mais elle fait également partie des plantes dont Salomon a parlé avec sa coutumière sagesse. Enfin, c’est à une branche d’hysope que les soldats fixèrent l’éponge imbibée de vinaigre qu’ils tendirent à Jésus mourant sur la croix comme l’évoque l’Evangile selon Saint Jean.

L'HYSOPE

Tiges d’hysope

Et puis il y a l’espèce citée dans la Bible à l’occasion de Pâque, juste avant que le peuple d’Israël ne quitte l’Egypte : « Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin ».

De même, au tout début de la forme extraordinaire du rite romain de la messe de l’Eglise catholique romaine, hors temps pascal, l’hysope est évoquée comme plante purificatrice dans « L’Asperges Me » : « Asperges me, Domine hyssopo et mundabor » qui se traduit par « Asperge-moi avec l’hysope, Seigneur, et je serai purifié ».

Toutefois, il ne s’agit pas de l’hysope officinale qui ne poussait pas en Galilée à l’époque mais plus probablement de la marjolaine ou de l’origan qui fait partie de la même famille. L’hysope ou hysope officinale ou hyssope est un arbrisseau vivace de la famille des Lamiacées, que l’on trouve à l’état sauvage, sur les terrains caillouteux et ensoleillés, dans les environnements de type garrigue, du littoral méditerranéen, sur les vieux murs et les décombres, les pentes bien exposées des Alpes. On la cultive un peu partout dans les jardins, comme aromates et plante médicinale, mais aussi parce qu’elle est décorative. Ses fleurs, qui peuvent être violettes, bleues, blanches ou roses, sont groupées en épis. Son nom scientifique est « Hyssopus officinalis L, pour signifier « de la famille des Lamiacées ou Labiées ».

Toute la plante dégage une odeur aromatique agréable rappelant, en un peu plus camphré, celle de la sarriette et du romarin. L’hysope était très employée en cuisine au Moyen Age car ses feuilles, hachées comme le persil et le cerfeuil, apportaient leur saveur piquante aux soupes, aux rôts et farces. Elle ne l’est plus guère utilisée aujourd’hui que dans le Midi. En revanche, son usage médicinal n’a pas faibli, ni varié.

L'HYSOPE - PLANCHE BOTANIQUE

L’hysope – Planche botanique

Hippocrate la prescrivait pour soigner la pleurésie et la bronchite. L’Ecole de Salerne disait « qu’avec succès elle purge les phlegmatiques », c’est-à-dire qu’elle évacue les mucosités et « bouillie avec du miel, aide les pulmoniqes ». Or, de nos jours, elle est indiquée dans toutes les affections des voies respiratoires : grippe, rhume, bronchite, asthme, pleurésie, car elle soulage l’oppression et, « nettoie les poumons » en facilitant l’expulsion des crachats.

Elle se prend soit en infusion, soit en sirop. Cependant, il est recommandé de ne pas dépasser les doses car l’hysope peut être irritante pour les sujets nerveux. Par ailleurs, elle s’utilise en infusion plus corsée et s’emploie en compresses chaudes pour soigner les blessures, les entorses et les ecchymoses.

Le Roi Salomon utilisait l’hysope, plante sacrée avec le bois de cèdre, contre la lèpre. « Sauve-moi avec l’hysope et je serai net », disait-il.

Sainte Hildegarde, au Moyen Age, l’utilisait comme adjuvant à la réglisse et à la cannelle comme puissant remède des affections du foie et du poumon. Unie aux fleurs pectorales « pour soulager les nonnes chez lesquelles le chant a provoqué de l’enrouement ».

L’hysope est un merveilleux expectorant qui assèche et ensuite favorise la respiration par action sur les centres nerveux, mais il est recommandé d’être très vigilant dans le dosage des infusions et sirop, la plante est très puissante et le bien-être apporté peut vite devenir cauchemar.

On peut imaginer que ce sont ses belles couleurs bleues ou blanches qui l’apparentent au signe du Cancer.

HYSOPE

 

Bibliographie

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

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DANS LA MYTHOLOGIE DU VERSEAU… PANDORE

(6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 08-02-2015

Tous les dieux, sur l’ordre de Zeus/Jupiter, concoururent à la naissance de Pandore, la première femme : « Je ferai présent aux hommes, dit Zeus, d’un mal en qui tous, au fond du cœur se complairont à entourer d’amour leur propre malheur… Il dit et éclate de rire, le père des dieux et des hommes… commande à l’illustre Héphaïstos, de tremper d’eau un peu de terre sans tarder, d’y mettre la voix et les forces d’un être humain et d’en former, à l’image des déesses immortelles, un beau corps aimable de vierge ; Athéna lui apprendra ses travaux, le métier qui tisse mille couleurs ; Aphrodite/Vénus d’or sur son front répandra la grâce, le douloureux désir, les soucis qui brisent les membres, tandis qu’un esprit impudent, un cœur artificieux seront, sur l’ordre de Zeus, mis en elle par Hermès/Mercure, le Messager, tueur d’Argos. Il dit, et tous obéissent au Seigneur Zeus, fils de Cronos/Saturne. Et dans son sein, le Messager, tueur d’Argos, crée mensonges, mots trompeurs, cœur artificieux, ainsi que le veut Zeus aux lourds grondements. Puis, héraut des dieux, il met en elle la parole et à cette femme il donne le nom de Pandore parce que ce sont tous les habitants de l’Olympe qui, avec ce présent, font présent du malheur des hommes.

PANDORE - JOHN WILLIAM WATERHOUSE 2

Pandore – John Waterhouse

Et c’est ainsi que Pandore va symboliser l’origine des maux de l’humanité : ils viennent par la femme, selon ce mythe et celle-ci a été façonnée sur l’ordre de Zeus, comme un châtiment pour la désobéissance de Prométhée, qui avait volé le feu du ciel pour le donner aux hommes ».

Selon la légende de Pandore, l’homme a reçu les bienfaits du feu, malgré les dieux, et les méfaits de la femme, malgré lui. La femme est le prix du feu. Il n’y a lieu, bien entendu, de retenir que les symboles inclus dans la légende : elle montre l’ambivalence du feu, qui a donné à l’humanité un immense pouvoir, mais celui-ci peut tourner à son malheur, aussi bien qu’à son bonheur, selon que le désir des hommes sera droit ou pervers. Et c’est souvent la femme qui détourne le feu vers le malheur. Le feu symbolise aussi l’amour, que tout humain désire, bien qu’il en souffre. L’homme, qui a ravi le feu des dieux, en subira la brûlure par le feu de son désir. Pandore symbolise le feu des désirs qui causent le malheur des hommes.

ZEUS - MERCURE - PANDORE ET SA BOITE

Zeus/Jupiter – Hermès/Mercure – Pandore et sa boîte

Il faut dire aussi que les dieux créèrent Pandore irrésistiblement belle et parée par toutes les déesses mais curieuse, imprudente, pleine de défauts, fatale en somme. C’est à Epiméthée, frère de Prométhée, qu’ils offriront perfidement cette superbe créature. Cependant, Epiméthée ne possède pas le don de voyance de son frère qui cependant l’avertit du danger.

Selon certains, pourtant, l’avertissement fut efficace et Epiméthée refusa le cadeau, renforçant la colère de Zeus. Mais, selon d’autres auteurs, le frère innocent de Prométhée accueille la belle messagère avec sa boîte, cette fameuse boîte qu’elle ouvre imprudemment et dont s’échapperont toutes les calamités qui désormais ne cesseront de se déverser sur les hommes, et notamment la vieillesse, la maladie, la guerre, la famine, la misère, la folie, le vice, la tromperie, la passion, l’orgueil. Toutefois, au fond de la boîte demeurera un bien, infiniment précieux, « la fée Espérance », comme dit le poète. Grâce à l’espérance, jamais les hommes ne perdront ce goût de la vie qui les obsède et les fait tenir envers et contre tout. Et l’espérance, ne fait-elle pas partie de cette nature Verseau que jamais rien n’empêchera de rêver de jours meilleurs, d’inventions merveilleuses et d’utopies stimulantes.

Selon Hésiode dans son ouvrage « Les Travaux et les jours », une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu’Hermès/Mercure lui avait donnée et ouvrir la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir. Hélas ! Il était trop tard. Seule l’espérance, lente à réagir, y resta enfermée. La boîte qu’elle avait ouverte devint alors la « Boîte de Pandore ».

FRESQUE - ABBAZIA DEI SETTE FRATI - ADAM, EVE ET LILITH

La Tentation – Fresque – Convento dei sette fratelli – Mosciano-Sant-Angelo – Abruzzo – Italie

On ne peut s’empêcher de faire un rapprochement de ce mythe avec ce que relate la Genèse de la chute d’Adam et Eve. Mais dans ces deux mythes, c’est la femme, pourtant avertie par Zeus/Jupiter et Prométhée dans la mythologie et par Dieu dans la Bible, qui commet une irrémédiable erreur : en mangeant le fruit défendu dans la Bible et en ouvrant la boîte dans la mythologie, plongeant l’humanité dans une vie faite de maux et de douleurs.

La version biblique semble a priori plus indulgente pour la femme qui a été poussée à la faute par le serpent tentateur. Elle ne porte pas seule la faute, puisqu’ensuite le fruit est partagé avec l’homme. La conséquence de ce péché originel sera que désormais « elle enfantera dans la douleur ». Cependant, il existe un verset de la Genèse qui promet la victoire finale de la femme sur le serpent qui l’a trompée : « Je ferai régner la haine entre toi, le démon ou le serpent, et la femme, entre ta postérité et la sienne. Celle-ci te visera à la tête et toi, tu l’attaqueras au talon ».

Dans le mythe de Pandore, on perçoit une mentalité polythéiste qui donne à l’homme la possibilité de s’améliorer dans les épreuves et l’adversité, ce que les monothéistes appellent « les maux ». Elle lui donna aussi la force d’affronter ces épreuves grâce à l’espoir. Dans la philosophie païenne, Pandore est, à la fois, la source des maux, de la force, de la dignité et de la beauté, puisque l’être humain ne peut s’améliorer sans adversité.

LA BOITE DE PANDORE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

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DANS L’HERBIER DES POISSONS… LA JONQUILLE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-03-2014

Bien dans l’univers Poissons et dans le langage des fleurs, la jonquille symbolise la langueur d’amour, mais également le désir.

En français, le mot « jonquille » désigne plusieurs plantes du genre « Narcissus ». La jonquille véritable, la seule qui rappelle sa dénomination espagnole de « petit jonc » est le « Narcissus jonquilla ». Ce sont ces variétés à parfum qui sont toujours cultivées à Grasse. La jonquille appartient à la famille des amaryllidacées et sous son air timide, elle évoque le retour du printemps. La fleur est unique et généralement de deux tons de jaune. Le cœur est en forme d’entonnoir, évasé et dentelé et d’un jaune plus soutenu. La floraison va de mars à début juillet en fonction de sa localisation géographique, de l’altitude et du milieu ambiant.

JONQUILLE

Cependant, depuis la Belle Epoque, on dénomme « jonquille » une autre espèce commune, surtout dans les Vosges, en Lorraine, en Franche-Comté, dans le Nord et même en Belgique, le narcisse jaune ou « Narcissus pseudonarcissus » plus communément appelé le « narcisse trompette ».

La jonquille est l’un des emblèmes du Pays de Galles et l’on disait que si on avait la chance de voir la première jonquille de la saison, les douze mois suivants seraient pleins de richesse. En fait, dans le monde entier, on associe la jonquille non seulement à la fin de l’hiver, mais aussi à une future prospérité.  Par contre, en Angleterre, les jonquilles sont associées au Carême et on les appelle aussi « lys de carême ».

Une légende chinoise veut que si l’on force un bulbe de jonquille à fleurir pendant le Nouvel An, cela portera chance à toute la famille.

BOUQUET DE JONQUILLES DE BERTHE MORIZOT 

Bouquet de jonquilles – Berthe Morizot

En France, la jonquille est la fête de la Vallée des Lacs dans les Vosges. Chaque printemps les coteaux se couvrent de taches jaunes et c’est pourquoi on fête la jonquille dans cette région. La fête la plus populaire des Vosges a lieu tous les deux ans depuis 1935, le dimanche le plus proche du 20 avril, avec défilé de corso fleuri de jonquilles, avec une trentaine de chars. Il existe aussi une fête des jonquilles à Saint-Etienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique.

La jonquille est la fleur de ceux qui sont nés au mois de mars ainsi que de ceux qui fêtent leur dixième anniversaire de mariage. On dit qu’offrir des jonquilles c’est le bonheur assuré. Attention, si vous offrez un bouquet de jonquilles vous apportez en quelque sorte la bonne fortune à qui vous offrez le bouquet, par contre offrir une seule jonquille porte malheur.

Depuis que l’on fête les grand-mères, la jonquille est associée à cette célébration. 

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UN MYTHE VERSEAU… PROMETHEE LIBERE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.11 - LES MYTHES DU VERSEAU ET D'URANUS) par sylvietribut le 08-02-2014

Prométhée avait un secret. Il savait que le fils né de Thétis que Zeus/Jupiter et Poséidon/Neptune courtisaient tous deux serait un jour plus puissant que son père. Menace familiale qui rappelait quelques mauvais souvenirs à Zeus/Jupiter. L’information fut jugée précieuse et Zeus/Jupiter aurait alors délivré Prométhée.

Pourtant, il existe une autre version de la libération de notre héros. Héraklès/Hercule, en mission du côté du Caucase et en quête de pommes du jardin des Hespérides, rencontre par hasard Prométhée attaché à son rocher… Mais peut-être Zeus/Jupiter, au fond de lui, souhaitait-il cette rencontre.

PROMETHEE ENCHAINE - ADAM - LOUVRE

Prométhée enchaîné – Musée du Louvre

N’écoutant que son courage, Héraklès/Hercule qui compatit au sort de Prométhée, bande son arc et tue l’aigle gigantesque qui torture Prométhée depuis si longtemps. Puis il lui retire ses chaînes. Un jeu d’enfant pour lui. En échange, Prométhée lui indiquera le chemin qui mène au jardin des Hespérides. Il ira même jusqu’à l’accompagner. Histoire de dégourdir ses pauvres jambes assurément atrophiées. Il devait envoyer Atlas chercher les pommes en question. Atlas, avec ses cervicales ankylosées à force de porter le monde, participe aussi un peu du Verseau.

Pour convaincre Atlas d’aller chercher obligeamment les pommes, Héraklès/Hercule s’offrira à soutenir le monde à sa place, aubaine qu’Atlas entend bien mettre à profit définitivement. Cependant, lorsqu’il est de retour, les bras chargés de fruits, Héraklès/Hercule use d’une autre ruse et lui dit : « Veux-tu tenir à nouveau cinq minutes, j’ai dû mal installer ce poids sur mes épaules ». Atlas, naïvement, reprend la position tandis qu’Héraklès/Hercule l’abandonne à son sort et le rend à sa tâche.

Une autre légende nous montre, s’il en était besoin, de quelle cruauté les dieux sont capables d’user envers les hommes. Ils auraient en effet créé la première femme. La terre, initialement, n’aurait contenu que des hommes, ce qui excuserait évidemment un peu les mœurs des dieux et l’exemple qu’ils donnaient aux hommes. Apparemment, ils se débrouillaient entre eux, comme Enkidu avec ses chèvres et ses gazelles, selon le récit babylonien de Gilgamesh, ou avec leurs frères humains. Mais les dieux créèrent Pandore, irrésistiblement belle et parée par toutes les déesses mais curieuse, imprudente, pleine de défauts, qu’on vous dira typiquement féminins, et fatale en somme.

PANDORE - JOHN WILLIAM WATERHOUSE

Pandore – John William Waterhouse

C’est à Epiméthée, le frère de Prométhée, qu’ils offriront perfidement cette superbe créature. Epiméthée ne possède pas le don de voyance de son frère qui cependant l’avertit du danger. Selon certains, pourtant, l’avertissement fut efficace et Epiméthée refusa le cadeau, renforçant la colère de Zeus/Jupiter. Mais, selon d’autres auteurs, le frère innocent de Prométhée accueille la belle messagère avec sa boîte, cette fameuse boîte qu’elle ouvre imprudemment et dont s’échapperont toutes les calamités qui désormais ne cesseront de se déverser sur les hommes. Toutefois, au fond de la boîte demeurera le bien, infiniment précieux, « la fée espérance », comme le suggère le poète. Grâce à l’espérance, jamais les hommes ne perdront ce goût de la vie qui les obsède et les fait tenir envers et contre tout. Et l’espérance ne fait-elle pas partie de cette nature Verseau que jamais rien n’empêchera de rêver de jours meilleurs, d’inventions merveilleuses et d’utopies stimulantes.

Epiméthée, celui qui se ravise, mettra en œuvre cette espérance de survie en engendrant Pyrrha qui à son tour épousera Deucalion, l’ancêtre des Hellènes et, ensemble, ils sauveront l’humanité menacée par un déluge envoyé par Zeus/Jupiter. On reconnaît là son obstination à faire disparaître les hommes.

PYRRHA ET DEUCALION

Pyrrha et Deucalion

Prométhée le prévoyant, lui, les guidera après qu’ils auront, comme Noé, construit le vaisseau qui abordera au sommet du Mont Parnasse. Et Thémis leur ordonnera alors de jeter derrière eux les os de leur grand-mère, certains prétendent que Prométhée en personne leur donne cet ordre. La grand-mère en question, c’est évidement Gaïa, la Terre, et ces os, ce sont les pierres engendrées par elle. Les pierres que Deucalion jettera par-dessus son épaule deviendront des hommes tandis que les pierres jetées par Pyrrha se transformeront en femmes et l’humanité, ainsi, repartira d’un bon pied. Pour quelques temps.

Les descendants de Prométhée perpétueront ainsi cette volonté de préserver à tout prix une humanité exposée aux courroux exterminateurs de Zeus/Jupiter. Souhaitons que les descendants de cette lignée de Verseaux n’oublient jamais leur mission première.

En Attique, Prométhée sera longtemps honoré comme dieu des artisans, à l’image d’un Dédale, tout aussi habile de ses mains. Athéna dont Prométhée sera le protégé et qui, malgré son attachement au père, l’aurait aidé à dérober le feu aux dieux, lui aurait aussi enseigné l’architecture, art essentiellement prisé des Grecs, le calcul, l’astronomie, la médecine, la navigation, en plus de la métallurgie. On le voit, Prométhée est un frère de Dédale.

VERSEAU2 Le Verseau

La dimension la plus noble de ces dieux Verseaux semble bel et bien liée à cet amour des hommes et à ce goût du Bien commun, ce sens très particulier de l’intérêt collectif. Ils ont aussi le goût des grands défis, surtout à l’autorité en place, au pouvoir qu’ils méprisent. On a dit parfois que le complexe de Prométhée répondait au refus d’être surpassé. Cela n’est pas évident. Peut-être faut-il y voir davantage un refus d’être esclave, un besoin essentiel de défendre sa liberté.

Prométhée incarne les valeurs du Verseau. Il est également porteur, par Uranus, Maître diurne du signe, des valeurs de liberté et de rébellion ; et par Saturne, Maître nocturne du Verseau, Prométhée est porteur de valeurs de prévoyance, de prudence et de ruse. Ainsi plus qu’aucun autre mythe, celui de Prométhée constitue un modèle du onzième signe zodiacal, le Verseau.

Le mythe de Prométhée se situe dans l’histoire d’une création évolutive : il marque l’avènement de la conscience, l’apparition de l’homme. Le mythe raconte que Prométhée aurait dérobé à Zeus/Jupiter, symbole de l’esprit, des semences de feu, autre symbole de Zeus/Jupiter et de l’esprit, soit qu’il les ait saisie à la roue du Soleil, soit qu’il les ait prises à la forge d’Héphaïstos/Vulcain, pour les apporter sur la terre. Zeus l’aurait puni en l’enchaînant à un rocher et en lançant sur lui un aigle qui lui dévorait le foie, symbole des tourments d’une culpabilité refoulée et inexpiée.

Comme on vient de le voir, c’est Héraklès/Hercule le délivra de ses tortures, en brisant ses chaînes et en tuant l’aigle d’une flèche. Le Centaure Chiron désirant la mort, pour mettre un terme à ses souffrances, lui légua son immortalité et Prométhée put ainsi accéder au rang des dieux.

Si Hésiode prête à Prométhée la ruse, la perfidie, les pensées fourbes à l’encontre des dieux, Eschyle le loue d’avoir fait usage de son larcin, « le feu brillant d’où naissent les arts, pour l’offrir aux mortels… de feu, maître de tous les arts, un trésor sans prix… ». « Oui, dit Prométhée, j’ai délivré les hommes de l’obsession de la mort… J’ai installé en eux les aveugles espoirs… Je leur ai fait présent du feu… de lui, ils apprendront des arts sans nombre… ».

Le sens du mythe s’éclaire par le sens même du nom de Prométhée qui signifie « la pensée prévoyante ». Descendant des Titans, il porterait en lui une tendance à la révolte. Mais ce n’est pas la révolte des sens qu’il symbolise, c’est celle de l’esprit, de l’esprit qui veut s’égaler à l’intelligence divine, ou du moins lui ravir quelques étincelles de lumière. Ce n’est pas rechercher l’esprit pour lui-même, sur la voie d’une spiritualisation progressive de soi, mais c’est utiliser l’esprit à des fins de satisfactions personnelles.

La divinisation finale de Prométhée suivra sa libération par Héraklès, c’est-à-dire la rupture des chaînes et la mort de l’aigle dévorant : elle sera aussi conditionnée par la mort du Centaure, c’est-à-dire la sublimation du désir ; ce sera le triomphe de l’esprit, au terme d’une nouvelle phase de l’évolution créatrice, qui tendra vers l’être et non plus vers le pouvoir.

PROMETHEE DEROBE LE FEU

Prométhée dérobant le feu

Bibliographie

Dieux et héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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HECATE A L’ORIGINE DE L’HECATOMBE

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 17-11-2013

Avec Hécate nous plongeons dans une fonction terriblement redoutée de la Lune, celle d’initiatrice. L’initiation est un monde clos, fermé, hermétique. Le candidat à sa propre initiation pourra y trouver joies et bienfaits s’il réussit, mais s’il échoue de terribles conséquences attendent l’impétrant au tournant…

HECATE ET SES CHIENS

Hécate et ses chiens

Hécate possède en fait trois visages qu’elle recouvre à sa guise, comme la Lune et ses trois phases. D’ailleurs Hécate correspond à la vieille Lune, après qu’elle fut pleine. Elle s’apparente aussi à la Lune en Scorpion. Hécate comme une magicienne préside aux enchantements. En la cherchant bien, vous la trouverez aux carrefours, entourée de chiens aboyant. Ses attributs sont la torche, le fouet, la clef, le poignard et tous les symboles phalliques. Cependant, avec Hécate, il n’y a pas d’orgies, de bacchanales, de fidèles lascifs et gémissants. Hécate n’est pas une déesse de plaisir, elle n’est qu’exigence. Elle incarne le pouvoir premier de la Lune : celui de révéler.

La torche qu’elle brandit sert à éclairer la route qui mène aux Enfers. De son fouet, elle écarte la médiocrité des âmes perdues, avant d’introduire sa clef dans quelque porte scellée. Quant à son poignard, elle le réserve pour plus tard.

Hécate est une déesse chthonienne, c’est-à-dire infernale. Elle possédait un culte important en Béotie, la patrie d’Hésiode. Son ascendance est obscure. Hésiode faisait d’elle la fille de Coeos et de Phoébé, une Titanide qui garda ses privilèges après la chute des autres Titans. Mais son père pourrait tout aussi bien être Persès, ou Zeus/Jupiter lui-même. Quant à sa mère, elle a été souvent identifiée à la sœur de Léto, Astéria, bien qu’elle passe également pour la fille de Déméter ou de Phéraea. Son association à Déméter a pour origine une croyance selon laquelle toutes deux veillaient à la fertilité du sol. Cette tradition venait certainement, pour Hécate, de Carie en Asie Mineure.

HECATE - PETITE COLONNE VOTIVE

Hécate sur une petite colonne votive

Hésiode indique que Zeus/Jupiter respectait Hécate, dont le nom signifie aussi « qui étend son pouvoir au loin », plus qu’il ne le fit pour toute autre divinité, lui permettant que son pouvoir s’étende sur la terre, sur la mer et au ciel. Cependant, comme divinité chthonienne, Hécate était liée au monde des Ombres et comme Perséphone, elle passait pour être la fille de Déméter.

Hécate présidait à la magie et Médée invoqua son aide pour accomplir ses sortilèges, à Colchos puis plus tard à Corinthe. Les carrefours avaient un grand rôle dans les rites de magie qui se pratiquaient très souvent à ces endroits. Hécate n’était pourtant pas identifiée à Artémis mais on la désignait comme « l’Artémis des carrefours ». On la représentait avec trois têtes portant des torches, toujours avec ses chiens.

Hécate incarne, comme Lilith, le concept le sacrifice. Aussi, ce n’est pas un hasard si elle fut honorée par le mot terrible « hécatombe » qui signifie littéralement « sacrifice de cent bœufs ». Mais lorsqu’elle prend le visage de Perséphone, l’épouse que Pluton, Maître des Enfers et du Scorpion, Hécate tient une grenade car ce fruit a la réputation de faire descendre les âmes dans la chair…

SACRIFICE DES BOEUFS

Procession de bœufs sacrifiés

De nos jours quand on parle d’hécatombe, c’est pour évoquer massacres ou pertes immenses. Mais dans les temps anciens, ce mot était lié à des questions religieuses. En effet, dans la Grèce antique, on célébrait tous les ans la fête des Panathénées. C’était une cérémonie religieuse en l’honneur d’Athéna. Le rituel consistait à sacrifier cent bœufs que les habitants offraient aux dieux. Cette fête se déroulait du 23 au 30 du mois d’hécatombeion, ce mot de grec ancien se traduisant par « cent bœufs », une référence directe de ce sacrifice pratiqué au cours du rituel. Cette fête évolua car elle se révélait fort coûteuse pour les populations et en fait de 100 bœufs on n’en sacrifia plus qu’un seul et les 99 autres bœufs furent remplacés par des animaux de moindre valeur. Cependant, les animaux sacrifiés devaient toujours être sains et bien portants. Il s’agissait quand même d’honorer les dieux.

Et c’est ainsi que le sens du mot « hécatombe » évolua aussi. Du sacrifice de 100 bœufs, on passa rapidement à la notion de sacrifice. C’est Homère, dans l’Iliade, qui évoque une hécatombe de douze bœufs et une autre de cinquante béliers. En France, il faut attendre le XVIe siècle pour que le mot « hécatombe » soit employé avec un sens similaire à celui du grec, c’est-à-dire le sacrifice d’un grand nombre d’animaux. Alors qu’au XVIIe siècle, on l’emploie cette fois pour désigner le massacre d’un grand nombre de personnes, car comme dans la Grèce antique l’hécatombe évoquait un massacre et une grande effusion de sang. De nos jours, il est utilisé, souvent au sens figuré, pour évoquer des pertes n’ayant pas pour autant un rapport avec la mort. Ainsi, le mot « hécatombe » pourra tout aussi bien se rapporter à un échec sportif : comment ne pas évoquer l’hécatombe de l’équipe de France de football dernièrement contre l’Ukraine.

SanPietro1

La Vierge aux trois visages – San Pietro in Valle – Ombrie – Italie

Enfin, Hécate est encore représentée dans l’abbaye San Pietro in Valle en Ombrie, et c’est plutôt surprenant. Une fresque représente une vierge à trois visages. Or, le culte de la déesse avait été interdit avec la naissance du Christianisme et l’on date la fresque de l’an 1000. Il faut croire que le culte de la déesse était encore vivace dans cette région d’Italie, très proche de Rome. Notez au passage le culte de la Sainte Trinité dans la religion chrétienne.

Hecate

Bibliographie

Tous les Mystères de la Lune – Odile Alleguede – Editions Trajectoire

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

 

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DANS L’HERBIER DU SCORPION… LE CHAMPIGNON

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 11-11-2013

Décomposition… fécondité… longévité… magie… et même immortalité… Nous sommes bien dans le monde du Scorpion. A tel point qu’en Pologne, consommer des champignons à Noël faciliterait les contacts avec les morts.

Dans le langage commun, le terme « champignon » désigne un organisme vivant et charnu, constitué, en général, d’un pied surmonté d’un chapeau. L’image qui vient à l’esprit est bien sûr le champignon de Paris ou celle du bolet. Cependant, ce mot vient de l’ancien français « champignuel » et auparavant du bas latin « campinolius » qu’on peut traduire par « petits produits des campagnes ».

CEPE - SON CHAPEAU ET SON PIED CHARNU

Le cèpe – son chapeau et son pied charnu

Les champignons constituent un ensemble de plus de 100 000 espèces répertoriées dont le caractère commun est l’absence de chlorophylle.

De tous temps, les champignons ont attiré les hommes pour leurs propriétés comestibles mais aussi hallucinogènes, tout aussi effrayés par leur toxicité. Les premières descriptions en langues européennes datent du Grec Théophraste (- 371 à – 288) qui observait que les champignons sortaient des racines des chênes. On trouve de nombreuses considérations similaires chez les auteurs gréco-latins : Nicandre évoque les noms des champignons mortels de l’olivier, du grenadier et de l’ieuse ; Pline l’Ancien et Dioscoride décrivent « l’agaricum » du grec « agaricon », et Athénée comme ses prédécesseurs distingue les champignons, la truffe et la « pezis ». En fait, la classification des champignons parmi les plantes vient des Grecs et perdurera jusqu’au XXe siècle.

pezize-orangee

Pezize orangée

En effet, il a fallu attendre l’invention du microscope et son perfectionnement au XVIIe siècle pour découvrir les parties invisibles des champignons, nommées actuellement les « spores » et « hyphes », sans que l’on connaisse encore leurs rôles. C’est un botaniste italien, Pier Antonio Micheli qui, au siècle des Lumières, put décrire et dessiner les spores, qu’il appelait « graines », grâce aux premières cultures en laboratoire, et cela pour tous les grands groupes de champignons. Il fut aussi le premier à établir le cycle de développement partant de la « spore », passant par le « mycélium » et donnant l’appareil reproducteur charnu, ou « carpophore ». Cependant, comme ses contemporains, Michelli classait les champignons parmi les plantes et utilisait les termes de « graines », de « fruits » et même de « fleurs » pour désigner les parties qu’il dessinait pourtant correctement. Linné n’a su que faire de ces êtres vivants qu’il classa comme « Fungi » dans les Cryptogamia regroupant « les plantes dont les noces ne sont pas publiques » (Species plantarum, 1753).

La croyance en une génération spontanée a longtemps persisté même parmi les savants. Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, les travaux sur la multiplication des champignons, comme ceux de Micheli ou de Della Porta, Malpighi et Spallanzani, eurent beau réfuter cette croyance, certains, comme le botaniste Medicus, directeur de l’Université de Heidelberg, continuaient à penser que les champignons provenaient de la gelée issue de la décomposition des feuilles.

CHAMPIGNONS DE CARRIERE 

Champignons de Paris

Ce sont d’ailleurs les Italiens qui introduisirent, en France, la culture du champignon, il y a quatre siècles. Quant au champignon dit « de Paris », il est cultivé en carrières souterraines depuis plus de deux siècles.

En Asie, et plus particulièrement en Chine, le champignon, l’agaric ou amadouvier, est un symbole de longévité. La raison en est peut être que, après séchage, il se conserve très longtemps. Il figure dans les attributs du dieu de longévité. Les Immortels le consomment, associé à de la cannelle, à l’or ou au jade. Ils en obtiennent, écrivait Wang Tch’ong, la légèreté du corps. Dans la peinture chinoise, c’est le cerf qui apporte le champignon, tous deux sont des symboles de longue vie. La croyance chinoise voulant que le cerf vive très vieux et soit donc le seul animal capable de trouver le champignon sacré de l’immortalité.

Par ailleurs, l’agaric est censé ne prospérer que dans la paix et le bon ordre de l’Empire. Sa végétation est donc signe d’un bon usage du manda céleste. Certains textes anciens le considèrent comme un philtre d’amour.

Sur un tout autre plan, la cosmologie taïe fait du champignon, en raison de la forme en dôme de son chapeau, une image du Ciel primordial. Pour les Coréens, le champignon magique est l’un des dix symboles de longévité mais aussi un symbole de fertilité.

« Autant de sons nés du même instrument, autant de champignons nés d’une même humidité ». Ainsi Zhuangzi explique-t-il que les êtres sont l’émanation fugitive d’une seule et même essence.

En Afrique, chez les Dogons, les champignons sont symboliquement associés à la paroi de l’abdomen et aux instruments de musique. On frotte la membrane des tambours avec une poudre de champignons carbonisés pour leur faire donner de la voix.

Pour certains peuples bantous du Congo central, le champignon serait également le symbole de l’âme. On parle chez Lulua « du champignon de la cour et du champignon de la brousse » pour évoquer le monde des vivants et celui des morts. Un sage ajoute : « un champignon dans la cour et un champignon dans la savane sont un même champignon ». Toutes ces croyances ont un point commun, elles font du champignon le symbole de la vie régénérée par la fermentation, la décomposition organique, c’est-à-dire la mort.

Pour les Orotch, peuple Toungouse de Sibérie, les âmes des morts sont réincarnées dans la lune sous forme de champignons et rejetées sur terre sous cette forme.

Enfin, en héraldique, le champignon est également le symbole de la fertilité ainsi que de la puissance sexuelle.

TROMPETTES DES MORTS

Les noires trompettes des morts

Quoi qu’il en soit le champignon qui évoque vraiment ce monde du Scorpion, c’est le « craterellus cornucopioides » qu’on traduit en français par « Craterelle en forme de corne d’abondance », « Corne d’abondance » et surtout « Trompette des morts » pour sa couleur. D’autres l’appellent « Trompette des Maures » par erreur analogique, cette trompette est aussi nommée « Chanterelle noire », notamment en Grande-Bretagne. La corne d’abondance ne s’apparente pas seulement à Jupiter et au Sagittaire, mais fait aussi partie de la mythologie du Scorpion et de son gouverneur Pluton, le Maître des Enfers, dit « le riche », puisque propriétaire de toutes les richesses du monde souterrain. On le représente aussi parfois avec une corne d’abondance. C’est un champignon comestible, abondant dans les forêts de l’hémisphère nord. Il a la forme d’une corne d’abondance comme les chanterelles, entièrement creux, et dont l’hyménium n’est pas plissé, contrairement aux chanterelles.

Quant à sa couleur, elle impressionne, mais c’est un champignon comestible et excellent qui se sèche bien et peut être réduit en poudre sans problème. Ce sont les trompettes les plus grandes qu’on peut enfiler sur un fil et les suspendre. Les champignons les plus jeunes peuvent être conservés dans de l’huile aromatisée ou au vinaigre. Ils se conservent aussi très bien au réfrigérateur et peuvent même être surgelés. Ce champignon s’accommode de bien des façons, mais une consommation trop importante risque d’entraîner chez certains des occlusions intestinales car il se désagrège mal avec les sucs gastriques de l’intestin.

Parfois, dans la mythologie, le champignon est évoqué. D’abord dans le mythe de Sisyphe, avant que celui-ci ne soit condamné à porter à jamais un rocher au sommet d’une montagne. Il avait fondé une ville, Ephyra, connue aujourd’hui sous le nom de Corinthe dont on dit qu’il la peupla d’hommes nés de champignons.

On attribue à Persée la fondation de la ville de Mycènes ayant donné tous les dérivés de mycologie… Il l’aurait bâtie sur le lieu où était tombé le pommeau de son épée, y voyant là un signe de la volonté des dieux. Cependant, un autre mythe raconte qu’il voulut cueillir un champignon et qu’il trouva dessous une source et put ainsi étancher sa soif.

ORONGE ou AMANITE DES CESARS

L’oronge ou Amanite des Césars

L’Histoire est émaillée de souvenirs de champignons, le plus souvent vénéneux. Et les Romains en firent grand usage pour éliminer leurs ennemis. L’empereur Claude en fut d’ailleurs victime, en 51. Grand amateur d’oronges, cette délicieuse « amanite des Césars », Agrippine lui en fit servir un plat dans lequel elle avait fait ajouter d’autres espèces très vénéneuses. Elle put ainsi déshériter le descendant royal, Britannicus, qui lui-même mourra empoisonné en 55, au profit de son propre fils Néron. Déjà, au Ve siècle avant Jésus-Christ, un plat de champignons aurait fait périr la femme et les trois  enfants du poète grec Euripide.

Les champignons vénéneux firent d’autres victimes célèbres au cours des siècles et continuent d’en faire et de moins célèbres : le Pape Clément VII en 1534 au cours d’un autre repas fatal aux conséquences tout aussi tragiques que l’accession de Néron au pouvoir. Le Pape avait interdit la cueillette des champignons dans les forêts proches de son palais afin de s’en réserver l’exclusivité. Sa gourmandise lui fut fatale et il laissa sa place au pape Paul III qui conduisit la suprême Inquisition.

Plus tard, en 1722, un petit champignon de rien du tout stoppa les ambitions du Tsar de toutes les Russie, Pierre le Grand. Celui-ci avait lancé son armée à la conquête des ports turcs. Mais sur les bords de la Volga, hommes et bêtes succombent… Pourrissant des chairs, jambes et mains se nécrosent et se détachent de leur corps. Pierre le Grand en réchappe par miracle mais doit abandonner le conflit. Le responsable de cette hécatombe : le claviceps purpurea ou ergot de seigle qui avait empoisonné la farine de seigle dont les soldats Russes faisaient leur pain. La Russie attendra cinquante ans et la Grande Catherine pour conquérir le littoral de la Mer Noire. Autre victime des champignons, Charles VI, empereur germanique en 1740. 

FIORILE

Fiorile – Paolo et Vittorio Taviani

Me revient à l’esprit une terrible scène d’empoisonnement avec des champignons dans le magnifique film des Frères Taviani, Fiorile, En voici en quelques phrases le scenario : Dans la voiture qui les conduit de Paris jusqu’en Toscane, les enfants Benedetti écoutent leur père leur raconter pourquoi, en l’espace de deux siècles, les Benedetti sont devenus les Maledetti, c’est-à-dire les Maudits. Au XVIIIe siècle, Elisabetta Benedetti tomba amoureuse de Jean, un jeune lieutenant français chargé de surveiller la caisse d’or de son régiment. L’or fut volé par le frère de la jeune femme. Jean fut fusillé et Elisabetta meurt sans réussir à se venger. Mais elle était enceinte de Jean. Sa descendante, Elisa, réalisa la vengeance en tuant son frère responsable de l’exil de son amant, avec une somptueuse récolte de champignons grillés, trouvés alors qu’ils s’étaient arrêtés en forêt pour faire reposer les chevaux. La famille Benedetti, très riche, est alors surnommée Maledetti. Pendant la seconde guerre mondiale, Massimo, le petit-fils d’Elisa, échappe de peu à un peloton d’exécution, mais sa jeune maîtresse Chiara meurt en camp de concentration, après la naissance de Luigi. Les enfants découvrent ainsi leur grand-père, homme farouche et mystérieux… Une histoire toute plutonienne dans une Toscane splendide…

Pour en revenir au champignon, il fait parti d’un des plus anciens héritages de notre alimentation. On trouve dans une peinture d’un tombeau de pharaon, datant de 1450 avant Jésus-Christ, un champignon semblable à celui que nous connaissons. Il était alors considéré comme une nourriture divine. Les Romains en faisaient une grande consommation et l’utilisaient surtout comme condiment. Le champignon devint un mets très recherché au Moyen Age à la Renaissance.

Depuis la nuit des temps, l’homme a cherché à domestiquer le champignon. Les Chinois, depuis des millénaires, cultivaient le Shii-také sur les souches de chêne. Les Grecs et les Romains savaient obtenir des pholiotes en recouvrant des souches de figuiers de fumiers et autres fertilisants. Au XVIIe siècle, un jardinier de Louis XIV cultivait l’agaric ou rosé des prés, en plein air, dans le potager royal de Versailles. Au XVIIIe siècle, sous Napoléon 1er, l’agronome français Chambry, expérimentait la culture des champignons dans les carrières abandonnées autour de Paris car les conditions hygrométriques y étaient optimales. Ce fut la naissance du champignon de Paris. 

CHAMPIGNONS - IMAGERIE MEDIEVALE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

 

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LA BEAUTE DE VENUS

(5.3.4 - VENUS) par sylvietribut le 04-10-2013

Vénus est parfois considérée comme la sœur jumelle de la Terre, et il est vrai que les diamètres des deux planètes, respectivement 12 231 km et 12 757 km, sont proches, tout comme leurs masses. Vénus effectue sa révolution autour du Soleil en 225 jours, séparée de lui par 108 millions de kilomètres. Elle fait ainsi partie du système solaire intérieur et c’est donc, aussi, une planète tellurique. En conséquence, vue de la Terre, Vénus, comme Mercure, semble passer très près du Soleil, ne s’en écartant jamais de plus de 48°.

Vénus gravite autour du Soleil en 225 jours, alors que sa rotation sur elle-même s’effectue en 243 jours. En outre, cette rotation axiale est rétrograde, c’est-à-dire qu’elle s’effectue en sens inverse du mouvement orbital, ce qui est tout à fait exceptionnel dans le système solaire. Vénus est donc une planète à part, non seulement en raison de sa très grande beauté, mais aussi par ses caractéristiques orbitales et physiques.

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Vénus

On voit d’autant plus une planète qu’elle réfléchit mieux la lumière solaire. Or, le dense nuage d’atmosphère entourant Vénus présente justement la particularité de réfléchir une grande partie de cette lumière du Soleil. Lors de certaines de ses phases, la planète brille plus que tout autre objet céleste, à l’exception du Soleil et de la Lune. Lorsqu’il fait beau et par nuit noire, il est même possible d’observer que la lumière blanc bleuté de « l’étoile du Berger », forme, sur notre planète, des ombres portées.

Lorsqu’on compare la valeur symbolique de Vénus dans les différentes mythologies, on y trouve autant de différences que de similitudes. La lumière de cette planète, qui semble en général bénéfique en Occident, est considérée comme maléfique par l’astrologie traditionnelle chinoise. En Chine, Vénus est appelée la « Grande Blanche », du fait de sa couleur ; le blanc y est souvent associé à la malchance, au mauvais augure et aux fantômes. Lorsque la Grande Blanche apparaît dans le ciel, elle présage la violence du châtiment. Cela est dû au fait qu’elle est un principe négatif, d’obscurité, le yin, et non un principe positif, la lumière, le yang.

Lorsque la Grande Blanche apparaît pendant le jour, ce qui se produit juste après le lever du Soleil, ou même parfois juste avant son coucher, lorsque Vénus se trouve à sa distance maximale du Soleil, cela signifie que le yin domine le yang, et que l’empereur de Chine va entrer en conflit avec certains de ses sujets. Toutefois, la signification donnée à cette apparition diurne dépend bien souvent des circonstances ; c’est ainsi, par exemple, que six jours après que Li Yuan se fut emparé du trône, à la suite de la chute de la maison des Sui, pour fonder l’illustre dynastie Tang, qui devait durer trois siècles, la Grande Blanche apparut dans le ciel bleu du plein jour, le 24 juin 618, et ce phénomène fut considéré comme une bénédiction céleste. Le second nom de la Grande Blanche, « Feu métallique », identifie la planète au métal, l’un des cinq éléments métaphysique chinoise, et établit un lien entre la lumière vive de Vénus et les reflets métalliques des armes.

Le côté guerrier de Vénus est particulièrement marqué dans les mythes mayas. Cette planète y est notamment identifiée à la lumière du jour et au dieu de la Pluie, Chac, qui lui-même fut identifié à Tlaloc, le dieu aztèque de la Pluie et des Cataclysmes. Au IVe siècle, les Mayas instituèrent un rite guerrier en l’honneur de Tlaloc et de Vénus, qui impliquait la conquête de territoires et l’enlèvement de victimes sacrificielles. D’autre part, ils se référaient aux cycles de Vénus et de Jupiter pour décider du lieu et de la date où devaient se livrer les batailles.

dieu-quetzalcoatlus

Quetzalcóatl

Cependant, ce n’est là qu’une facette du rôle majeur joué par Vénus dans les civilisations d’Amérique centrale. Le dieu le plus important, le Serpent à plumes, Quetzalcóatl, correspondait à Vénus en tant qu’étoile du matin, celle qui se lève à l’est juste avant l’aube. Dans le codex de Dresde, qui date du XIIe siècle, les phases de Vénus apparaissent clairement, ce qui permet de mieux comprendre le système du calendrier rituel des Mayas, intégralement fondé sur l’observation de cette planète.

Les astrologues d’Amérique centrale ont eu très tôt une connaissance précise de la durée de la révolution synodique, 584 jours, et des phases de Vénus, tour à tour étoile du matin et étoile du soir. Le tableau des données relatives à Vénus recense 65 cycles de 584 jours, soit 37 960 jours. Dans le calendrier maya, ce nombre correspond à 146 années sacrées de 260 jours et à 104 années solaires de 365 jours. Impressionnés par ces correspondances, les Mayas ont vu en Vénus la planète la plus importante. Dans l’iconographie maya, le dieu planétaire Quetzalcóatl est représenté lors de son lever héliaque, à savoir sa première apparition, à l’aube, dans la région de l’horizon où le Soleil va se lever, lançant les dards de ses rayons et transperçant ses ennemis ; dans certaines régions du Mexique, Vénus inspirait la terreur. Chez certains peuples, on fermait les fenêtres et les portes avant le lever du Soleil pour se protéger contre les rayons maléfiques de Vénus qui, pensait-on, apportait la maladie et la mort lorsqu’elle se levait en même temps que le Soleil. 

ASHTART

Ashtart ou Ishtar

Les astrologues mésopotamiens considéraient Vénus d’une toute autre manière qu’en Occident, où elle symbolise l’amour. Dans la civilisation sumérienne, la divinité vénusienne était Inanna, mais cette déesse a progressivement disparu en fusionnant avec Attar, dieu sémitique adopté par les Mésopotamiens. Ce dieu s’est ensuite appelé Ashtart, ou Ishtar, divinité vénusienne alternativement des deux sexes : Ashtart est un personnage masculin quand il est l’étoile du matin, mais devient féminin lorsqu’il est l’étoile du soir. Pour ajouter encore à la confusion, mais aussi à la richesse de ce personnage mythologique, Ashtart a été également assimilé à Astarté, qui est notamment à l’origine de notre fête de Pâques.

Sous son aspect féminin, Ashtart est un élément de la grande trinité mésopotamienne que forment le Soleil, la Lune et Vénus. Elle est la fille de Sin, la Lune, et la sœur de Shamash, le Soleil. Dans ses temples officiaient des prostituées sacrées, parce que l’activité amoureuse était censée favoriser la fertilité de la terre et la fécondité des troupeaux. Cette dimension sexuelle de la divinité a conduit ensuite à son assimilation à Aphrodite, déesse grecque de l’Amour charnel.

Dans la mythologie romaine, Vénus est équivalente à la grecque Aphrodite et à l’étrusque Turan. Elle semble dériver de la déesse Inanna des Sumériens. Après son assimilation à Aphrodite, Vénus est, par imitation, la déesse de la beauté, et la mère de Cupidon, dieu de l’amour, et fille de Gaïa et d’Ouranos. Toujours selon la légende d’Aphrodite, elle est la femme de Vulcain, dieu forgeron et de la métallurgie. Cependant, elle le trompe avec son frère, Mars, le dieu de la guerre. Dans les récits fondateurs romains, et notamment l’Enéide de Virgile, elle est la mère du héros troyen Enée. Pour les alchimistes, elle représente le cuivre car elle était née à Chypre dont le nom grec a donné en latin « cuprum », le cuivre.

VENUS - NYMPHE BERGAMA MUSEUM - TURQUIE 

Vénus – Nymphe Bergama Museum – Turquie

Le culte de Vénus commença à Ardea et à Lavinium dans le Latium. Son plus vieux temple fut bâti le 18 août 293 avant Jésus-Christ. Le 18 août fut alors le jour de festivités appelées Vinalia rustica. Le 1er avril, les Veneralia étaient célébrées en l’honneur de Vénus Vericordia, protectrice de la chasteté féminine.

Le 23 avril 215 avant Jésus-Christ, le dictateur Fabius Maximus ordonna un temple qui fut construit sur le Capitole et dédié à Vénus Erycina étant désormais considérée comme la libératrice de Rome contre les Carthaginois. Ensuite, Jules César introduisit la Vénus Genitrix comme déesse de la maternité et du foyer, et en tant que mère d’Enée dont il affirmait descendre, et Pompée érigea un temple en l’honneur de la Vénus Victrix, la Vénus victorieuse.

Très tôt Vénus s’approprie les attributs de la déesse Aphrodite. Ainsi le miroir et la ceinture magique, le ceste, qu’elle prêtait parfois à Héra pour raviver l’amour de son époux volage, où étaient renfermées les grâces, les attraits, le sourire engageant, le doux parler, le soupir le plus persuasif, le silence expressif et l’éloquence des yeux, qui font partie des atouts de Vénus. C’était le cadeau de mariage de Zeus.

L’antiquité gréco-romaine diversifie le processus de symbolisation par la double figure d’Aphrodite/Vénus. Elle commence à représenter de grands thèmes sociétaux comme, en plus de la fertilité, la prospérité, la victoire militaire et bien sûr la sexualité. Des formes archétypales et esthétiques commencent à se préciser, comme celle de l’Aphrodite de Cnide qui devient un véritable lieu commun dans la sculpture antique. Elle aurait été diffusée jusque dans la mythologie agraire et nourricière des Gaules, où l’on retrouve des statuettes stratégiquement placées dans les tombes, les sources, les maisons et les temples.

BOTTICELLI - LA NAISSANCE DE VENUS

La Naissance de Vénus – Botticelli – Musée des Offices – Florence – Italie

Il faut attendre la fin du Moyen Age et la Renaissance occidentale pour voir entrer le motif de Vénus dans une véritable interprétation artistique, essentiellement fondée sur l’appropriation des motifs de l’Antiquité dans l’art classique et néo-classique. Le thème vénusien est un grand favori et des œuvres comme celle de la « Naissance de Vénus » ou « Vénus anadyomène » sont variées à l’infini. Vénus dans le tableau de Botticelli est sans doute la plus célèbre.

Ces appropriations, si elles témoignent de la valorisation de l’héritage gréco-romain par les Européens, laissent transparaître également certaines visions de leurs contemporains sur le rapport au corps, à l’érotisme et à la sexualité, à la subversion et la transgression. Si c’est la Vénus déesse de l’amour qui est privilégiée, elle est parfois traitée en corrélation, souvent sur le mode du conflit moral, avec la figure chrétienne de Marie, comme par exemple dans l’œuvre de Boccace. Cependant, ces visions se révèlent essentiellement « in absentia » dans la mesure où Vénus fait partie des quelques figures que l’on peut montrer nues sans scandale, privilège réservé aux figures antiques et quelques figures religieuses. C’est seulement avec l’art moderne que la question de la nudité, réinsérée dans le contexte du naturalisme et du réalisme, repose plus explicitement des questions sociétales. L’analyse des historiens de l’art de la figure vénusienne privilégie le traitement esthétique et psychanalytique du désir libidinal, plus ou moins contraint ou libéré, qui symboliserait la violence de la société par rapport à la représentation du corps physique, d’abord dans son extériorité et ses rapports au corps social et parfois dans son intériorité et ses rapports au corps médical, par exemple à travers la Vénus des Médecins.

« La Naissance de Vénus » est un tableau majeur de Sandro Botticelli, peint ver 1485 et conservé au Musée des Offices à Florence. Il fut peint selon la technique de la tempera. Cette œuvre est une allégorie : la Vénus mythologique dans sa forme anadyomène. La jeune femme qui servit de modèle pour cette Vénus est Simonetta Vespucci. C’était la femme de Marco Vespucci et la maîtresse de Julien de Médicis. Elle était considérée comme la plus belle femme de son époque. Malheureusement, elle est décédée à l’âge de 22 ans d’une pneumonie, en 1476. Tous les portraits célèbres de Botticelli la représentant sont posthumes : « Portrait de Simonetta Vespucci » (1476-1480), Portrait de Simonetta Vespucci (1480), Vénus et Mars (1480), « La naissance de Vénus » (1485), « La Madonna della Melagrana » (1487). Il en est de même pour les peintures de Piero di Cosimo dans lesquels est reconnue Simonetta Vespucci : « Portrait de Simonetta Vespucci » (1480), « La Mort de Procris » (1486-1510).

Dans l’œuvre de Botticelli « La Naissance de Vénus », Vénus sort des eaux, debout dans la conque d’un coquillage géant, une coquille Saint-Jacques. A gauche, se trouvent Zéphyr et sa femme Chloris. Du ciel, tombent doucement des fleurs de myrte. Le myrte est un des symboles de la déesse Vénus. A droite, elle est reçue par un personnage féminin, l’une des Heures, fille de Zeus/Jupiter et de Thémis, ou la divinité du printemps tentant malgré le vent, de la couvrir d’un voile rouge parsemé de motifs floraux, pour cacher une nudité déjà bien dissimulée par la déesse elle-même. Cette posture témoigne que Vénus est très pudique.

La mer qu’on aperçoit un peu à l’horizon est prolongée par un paysage de côtes qui se profile derrière Heure et un bois de plusieurs arbres stylisés à feuilles assez grandes de type du magnolia se trouve à l’extrême droite du tableau. Cette mer pourrait rappeler celle dans laquelle les organes génitaux de son père Ouranos sont tombés, mutilés par son fils Saturne qui ensuite le détrôna. L’ambiance générale de la scène est calme comme la mer qui supporte le coquillage, avec seulement quelques ondelettes, elles aussi stylisées et régulièrement espacées, surmontées à l’écume (aphros) donnant naissance à la déesse.

Myrte

Le myrte un des symboles de Vénus

Bibliographie

Le Langage secret des Etoiles et des Planètes – Geoffrey Cornelius et Paul Devereux – Editions Solar

 

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