Mythes, Légendes et Traditions

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-01-2011

calendrier-des-postesL’HISTOIRE DU CALENDRIER A TRAVERS LES SIECLES

Avec la petite histoire du calendrier, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence, que les étoiles vous soient douces et que vos désirs, les plus secrets, les plus utopiques soient-ils, se voient exhaussés. 

Comme toujours, c’est au latin que nous devons le mot « calendrier ». A l’époque, on parlait de « calendarium » et aussi de « calendae ». Les « calendes » étaient un livre de comptes portant l’indication des diverses calendes, c’est-à-dire les dates, auxquelles les débiteurs venaient payer les intérêts de leurs dettes. C’est devenu en même temps un système élaboré par les hommes pour recenser de façon logique, les jours, les semaines, les mois, les années en restant en accord avec les principaux phénomènes astronomiques directement observables : la position du Soleil dans l’espace et éventuellement celle de la Lune et de Vénus.

Notre calendrier est purement solaire. Il vise à réaliser une moyenne d’année civile aussi voisine que l’année tropique (365,2422 jours solaires moyens), sur laquelle sont réglées les saisons, ces dernières revenant à date fixe. Nous utilisons de nos jours le calendrier grégorien, mais il n’en a pas toujours été ainsi.

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Calendrier du XVe Siècle avec mois du Zodiaque 

Il nous paraît aujourd’hui évident que le jour et la nuit, tout comme les saisons, rythment un temps abstrait. Il nous faut faire un effort d’imagination pour réaliser que l’humanité considérait, jusque dans un passé récent, que le temps lui était donné par le ciel, par l’alternance du jour et de la nuit, et par les saisons. Dans la majorité des civilisations, le cycle annuel du Soleil et les phases mensuelles de la Lune ont été à la base de différents calculs des divisions du temps autres que les jours. Les sociétés agraires se sont surtout préoccupées du cycle solaire, faisant des passages annuels du Soleil à l’écliptique, les équinoxes et les solstices, les quatre grands moments de l’année.

Pour établir un calendrier, il faut résoudre un problème de calcul : en effet, un mois lunaire comporte environ 29,5 jours, et une année compte non pas 365 jours, mais 365 jours 1/4. Ces fractions d’unités s’accumulent rapidement et, ainsi, les fêtes célébrant certains événements s’en éloignent de plus en plus. Pour y remédier, on a eu recours à l’intercalation : on intercalait une unité de temps, soit un jour supplémentaire, soit un mois lunaire, pour rester en phase avec le temps céleste. 

rajasthan-calendrier-indienLe premier calendrier indien, décrit dans le « Rigveda » (livre d’hymnes sacrés écrit vers 1200 avant J. C.), combine les cycles du Soleil et de la Lune. Il comprend douze mois lunaires divisés en trente jours, mais fait intervenir un mois supplémentaire tous les deux ou trois ans, après le quatrième ou le cinquième mois lunaire. Le mois solaire comprenait de 27 à 32 jours, en fonction de l’entrée du Soleil dans chacun des signes du zodiaque, déterminé à partir de l’équinoxe de printemps (point vernal). Le mois lunaire correspondant commençait à la première Pleine Lune (en Inde du Nord) ou à la Nouvelle Lune (en Inde du Sud) qui suit l’entrée du Soleil dans la constellation. Les grandes fêtes trouvaient leur place dans cette structure temporelle. C’est ainsi que Divali, la fête indoue de la Lumière, se tenait chaque année  la Nouvelle Lune du huitième mois de Kârtikka (octobre-novembre). Elle célèbrait la victoire de Râma sur Râvana, le Démon, et la visite annuelle de Lakshmî, déesse de la Prospérité ; chacun allumait des lampes pour la guider, afin d’attirer ses bienfaits sur son foyer.

Les civilisations amérindiennes mesuraient le temps en se basant sur le nombre 20, à partir d’un ancien calendrier de 365 jours. Les Mayas ont pu effectuer des calculs astronomiques précis à partir de leur calendrier. Ils ont évalué la révolution synodique de Vénus (temps nécessaire pour que cette planète revienne à la même position par rapport au Soleil et à la Terre) à un peu moins de 584 jours (la valeur exacte est de 583,92 jours). Ainsi, cinq révolutions synodiques de Vénus             (2 920jours) correspondaient à huit années solaires de 365 jours. Les Mayas célébraient une cérémonie tous les 8 ans, quand ils ajustaient leur calendrier de Vénus pour tenir compte des cinquièmes de journée de décalage. Pour les civilisations amérindiennes, Vénus était une planète-clé ; en tant qu’étoile du matin, elle représentait le dieu Quetzalcoatl, le Serpent à plumes.

calendrier-aztequeOn a retrouvé un calendrier aztèque en pierre, pesant 22 tonnes, représentant le visage du dieu du Soleil, Tonatiuh entouré des cinq âges de l’humanité. Ensuite, sont gravés les symboles des jours et les étoiles, puis le ciel, entourés de serpents. 

Le calendrier moderne garde des traces profondes du culte que les Babyloniens et les Chaldéens rendaient aux astres, même si elles sont peu visibles, mais il en reste des vestiges dans les langues européennes. Lundi vient de Lune, en latin « luna », mardi de Mars, mercredi de Mercure, jeudi de Jupiter, vendredi de Vénus. Le samedi correspond au sabbat (en français, mais aussi en italien et en espagnol). L’anglais « monday » (lundi) renvoie explicitement à la Lune (moon) et « saturday » (samedi) à Saturne. 

En anglais et en allemand, les autres jours évoquent des dieux teutons équivalant aux dieux grecs latinisés : « tuesday » et « Dienstag » pour mardi, renvoient à Tyr, ou Dien, le dieu de la Guerre (Mars) ; « thursday » et « Donnerstag », pour jeudi, à Thor, ou Donar, le dieu du Tonnerre, l’équivalent de Jupiter ; « friday » et « Freitag », vendredi, à Frigg, ou Frija, assimilée à Vénus, la femme d’Odin, divinité suprême chez les Teutons. Enfin, « wednesday » (mercredi) est rattaché à Woden, forme ancienne d’Odin. 

LES JOURS DE LA SEMAINE DANS LES LANGUES EUROPEENNES

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Français                                    Espagnol                        Italien              Allemand                       Anglais

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Lundi                                        Lunes                             Lunedi               Montag                         Monday

Mardi                                       Martes                         Martedi             Dienstag                       Tuesday

Mercredi                                  Miércoles                      Mercoledi           Mittwoch                     Wednesday

Jeudi                                        Jueves                         Giovedi               Donnerstag                   Thursday

Vendredi                                   Viernes                         Venerdi               Freitag                         Friday

Samedi                                      Sabado                          Sabato               Samstag                        Saturday

Dimanche                                   Domingo                        Domenica            Sonntag                        Sunday

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Les dieux planétaires gouvernaient les jours de la semaine, dans un système occulte élaboré durant l’Empire romain, 100 avant J.C. Les planètes sont disposées en cercle, selon l’ordre chaldéen, établi en fonction du mouvement relatif des planètes, à partir de Saturne, la plus lente et la plus éloignée, jusqu’à la Lune, la plus rapide et la plus proche de la Terre. Pour suivre la semaine, commençant le dimanche, on part du Soleil, on trace une ligne allant jusqu’à la Lune, et on continue ainsi, sans jamais repasser au même endroit, jusqu’à ce que l’on achève de parcourir l’étoile à sept branches. 

LE CALENDRIER JULIEN

Il a été établi en 46 avant J.C. par Jules César, sur les conseils de l’astronome Sosigène, pour remplacer le système employé à Rome et tombé dans un désordre extraordinaire. L’ère à la période julienne est un espace de 7 980 années juliennes, inventé par Scaliger et dans lequel l’an 4714 du monde correspond à l’an I de l’ère chrétienne. La création d’une année bissextile, sur quatre, portait l’année Julienne à 365,25 jours en moyenne. Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain.

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Séance de la Commission pour la Réforme du Calendrier Julien en présence du Pape Grégoire XIII

Peinture sur tablette datant de 1582 – Archives d’Etat de la ville de Sienne.

Sous la monarchie française, l’année catholique commença à Noël et à Pâques. L’année, commençant à Pâques, était tantôt de onze mois et tantôt de treize, suivant les détours de la lune, ce qui devait gêner le commerce. En 1564, un édit de Charles IX fit invariablement commencer l’année au premier janvier 1565. Cet édit fut suivi en France jusqu’en 1792, où la république succéda à la monarchie, et changea entièrement l’ordre et le nom du calendrier. L’année commença au 22 septembre. En 1806, deux ans après l’élection de Bonaparte comme Empereur, le calendrier républicain fut réformé, et la France adopta deux annuaires, celui de l’Empire, qui répondait au 2 décembre, premier de l’Empire ; et l’ancien, nommé calendrier grégorien, qui commençait au premier janvier. Ce retour à l’ancien ordre des choses a ramené les anciens usages des visites, des compliments, et surtout des étrennes, dont l’origine venait de très loin, de la Chine antique.

calendrier-gregorien-octobreLE CALENDRIER GREGORIEN

C’est donc notre calendrier actuel. Il a été établi par le Pape Grégoire XIII en 1582. Comme dans le calendrier Julien, les années bissextiles sont celles divisibles par 4, sauf les années séculaires dont le nombre de siècles n’est pas divisible par 4. Exemple : 1700, 1800, 1900 ne sont pas bissextiles car le nombre de siècles de ces années (17, 18, 19) n’est pas divisible par 4. Pour maintenir les saisons aux mêmes dates qu’en 325 (Concile de Nicée), il fut alors décidé que, le lendemain du 4 Octobre 1582 serait le 15 Octobre. Il existe pourtant, encore, une petite erreur, mais elle est de 1 jour sur 4000 ans. Le calendrier grégorien prendra de plus en plus d’extension et les calendriers anciens ne subsisteront guère que pour les usages liturgiques de certaines civilisations.

LE CALENDRIER REPUBLICAIN

Ce calendrier trouve son origine dans le mouvement de déchristianisation déclenché par la Révolution française. Il fut institué par décret de la Convention le 24 octobre 1793 ; son principal artisan fut Gilbert Romme, aidé par quelques astronomes. L’année commençait à l’équinoxe d’automne (22 septembre) et était composée de 12 mois de 30 jours divisés en trois décades qui remplaçaient la semaine, auxquels on ajoutait cinq ou six jours complémentaires pour que l’année ait une durée moyenne de 365,25 jours. Ces jours étaient consacrés à la célébration des fêtes républicaines : les Sans Culottides.

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Les noms des mois, dus au poète Fabre d’Églantine (l’auteur de « Il pleut, il pleut Bergère… »), étaient : vendémiaire, brumaire, frimaire pour les trois premiers, qui sont des mois d’automne, nivôse, pluviôse, ventôse pour les mois d’hiver, germinal, floréal, prairial pour les mois de printemps, et messidor, thermidor, fructidor pour les mois d’été. Dans chaque décade, les jours étaient appelés primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi, et, au lieu du nom d’un saint comme dans le calendrier grégorien, il leur est affecté le nom d’un produit agricole, d’une plante ou d’un outil. Le début de l’année était fixé au minuit, compté en temps vrai de l’Observatoire de Paris, qui précèdait l’instant de l’équinoxe d’automne. L’an I de l’ère républicaine débuta donc le 22 septembre 1792. Le calendrier républicain resta en vigueur jusqu’en décembre 1805 ; il fut aboli par Napoléon qui restaura le calendrier grégorien, le 1er janvier 1806.

LE CALENDRIER MUSULMAN                                                             

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Purement lunaire, le calendrier musulman contient 12 mois qui ont alternativement 30 et 29 jours, sauf le dernier mois, qui peut comporter 29 ou 30 jours. L’année peut donc contenir 354 ou 355 jours : 33 années grégoriennes correspondent à 34 années musulmanes, puisque l’année contient 12 lunaisons plus 10,875 jours. Ces années varient dans un cycle de 30 ans musulmans, qui comporte 10 631 jours : 19 années de 354 jours (années communes) et 11 années de 355 jours (années abondantes), soit une durée moyenne de l’année de 354 jours 8 heures 48 minutes. La durée moyenne du mois est de 29 jours 12 heures 44 minutes. Les années sont comptées depuis le 16 juillet 622 (1er Mouharram), jour de l’hégire, ou « émigration » de Mahomet de La Mecque pour Médine. Ainsi, 1992 correspond en partie aux années 1412 et 1413 de l’hégire. L’année ayant 10, 11 ou encore 12 jours de moins que l’année grégorienne, le nouvel an musulman survient chaque année en avance de ce même nombre de jours. Le début du mois commence à la nouvelle Lune réellement observée, lorsqu’on voit, au coucher du Soleil, un mince croissant à l’horizon, ce qui peut entraîner un certain décalage avec le calendrier théorique. 

calendrier-hebraique1LE CALENDRIER HEBREU

Le calendrier hébreu remonte pour sa forme actuelle au IVe siècle après J.-C. Luni-solaire, il assure une valeur moyenne du mois voisine de la lunaison et une durée moyenne de l’année voisine de l’année tropique. L’année se compose de 12 ou 13 mois lunaires comprenant 29 ou 30 jours ; l’année de 12 mois est dite commune, et celle de 13 mois embolismique. De plus, chaque année varie de trois façons : l’année commune peut contenir 353 jours (défective), 354 jours (régulière) ou 355 jours (abondante) ; l’année embolismique offre les mêmes variations : 383 jours (défective), 384 jours (régulière) ou 385 jours (abondante). La longueur de la lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes 3 secondes ; les deux sortes d’années varient dans un cycle de 19 ans (cycle de Méton), qui comprend 235 lunaisons : 12 communes et 7 embolismiques. Les années sont comptées depuis l’époque admise de la création du monde, soit en 3762 avant J. C. ; ainsi 1992 correspond en partie aux années 5752 et 5753. Le nouvel an (1er Tisseri) tombe toujours en septembre ou en octobre grégorien au moment du coucher du Soleil, instant du commencement du jour.

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Je vous renouvelle tous mes voeux pour une année 2011 heureuse et prospère malgré ou avec la crise…

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Bibliographie : Le Langage Secret des Etoiles et des Planètes par Geoffrey Cornelius et Paul Devereux.  

deco_noel13Pour vos étrennes de Nouvel An, pour une fête, un anniversaire, ou tout simplement pour faire plaisir, pensez à offrir une consultation astrologique. Sur mon site, au chapitre de mes chroniques, dans la rubrique « Cadeaux » vous trouverez les modalités d’organisation de cette consultation, ainsi qu’un exemple d’une carte-invitation.

 

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LA BALANCE : UNE HISTOIRE DE COUPLE

(5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 25-09-2009

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 - Son graphisme                

 La Balance ouvre un second cycle zodiacal. Son graphisme est double, comme celui du Cancer qui ouvrait le cycle précédent. A la différence du Cancer, les deux traits sont horizontaux. Le trait inférieur représente un principe matériel, le trait supérieur, un principe spirituel. Les deux plateaux et le fléau président à la destinée de l’homme qui doit harmoniser ces deux tendances pour trouver son équilibre. Le graphisme de la Balance rappelle celui du signe mathématique  » à peu près égal.

A l’origine le signe de la Balance faisait partie de la constellation du  Cancer et ce sont les pinces du Cancer qui forment maintenant les plateaux de la Balance. Septième signe du Zodiaque, la Balance représente l’ouverture de la personnalité sur le monde extérieur : une promesse de l’Autre. N’est pas Balance qui s’imagine seul.

La Balance, c’est comme la hifi, un problème de répartition des énergies. En réalité quand le Soleil est en Balance, la durée des jours est sensiblement égale à la durée des nuits. La Balance est ainsi un signe d’indifférence et de justice : équilibre délicat de la sensibilité et de la raison, du jugement et de la décision. 

La Balance est connue en tant que symbole de la justice, de la mesure, de la prudence, de l’équilibre parce que sa fonction correspond précisément à la pesée des actes. Associée à l’épée, la Balance est doublée de la vérité.

 

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Avec la Balance, on aborde l’équinoxe d’automne. Les mouvements des plateaux de la balance, comme ceux du Soleil dans le cycle annuel, correspondent au poids relatif du yin et du yang, de l’obscur et de la lumière. La flèche, lorsque les plateaux sont en équilibre (équinoxe), ou l’épée qui s’identifie à elle, est le symbole de l’invariable milieu. L’axe polaire qui les représente aboutit à la Grande Ourse que la Chine ancienne nommait Balance de Jade. Parfois cependant les  deux plateaux de la balance céleste étaient figurés par la Grande et par la Petite Ourse.

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D’après le Livre des Morts égyptien, on imagine la psychotasie, une pesée des âmes : dans les plateaux de la balance, d’un côté un vase, signifiant le cœur du mort, et de l’autre la plume d’autruche signifiant la justice et la vérité.

La Balance symbolise la justice : le poids comparé des actes et des obligations. Elle est gouvernée par Vénus-Aphrodite : la beauté, l’harmonie, l’amour qui a inspiré nombre d’artistes.

-       Ses mythes

La  Balance comme symbole de jugement n’est qu’une extension de l’acceptation de la justice divine. Dans l’Egypte ancienne, Osiris pesait les âmes des morts.

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Dans l’iconographie chrétienne, la balance est tenue par Saint Michel, l’archange du Jugement. Cette balance du Jugement est aussi évoquée dans le Coran.

Au Tibet, les plateaux de la balance destinée à la pesée des bonnes et des mauvaises actions des hommes sont respectivement chargées de cailloux blancs et de cailloux noirs.

En Perse, l’ange Rashnu, placé près de Mithra, pèse les esprits sur le pont du destin. Un vase grec représente Hermès pesant les âmes d’Achille et de Patrocle.

Recouvrant les notions de justice, de mesure et d’ordre, la Balance, chez les Grecs, est représentée par Thémis qui régit le monde selon une loi universelle. D’après Hésiode, elle est fille d’Ouranos (le ciel) et de Gaïa (la Terre) et donc de la matière et de l’esprit, du visible et de l’invisible. Elle apparaît dans l’Iliade  comme symbole du destin comme en témoigne le combat d’Achille et d’Hector.

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Thémis, la déesse de la Justice

La notion de destin entraînant celle du temps vécu, on comprendra que la Balance soit également l’emblème de Saturne ou de Chronos.

Mais c’est d’abord Vénus qui a son domicile dans le signe de la Balance. Vénus est née de l’écume de la mer qui s’amassa autour des organes génitaux d’Ouranos lorsque Saturne les jeta dans les flots. Ouranos est le dieu qui engendra le monde. Vénus est donc la fille du Ciel. Elle surgit nue, chevauchant une conque, dans une eau qui lui faisait miroir. Tous s’accordaient à dire qu’elle volait dans les airs, accompagnée de colombes et de moineaux.  

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Botticelli – La naissance de Vénus – Galerie des Offices à Florence

Les Parques avaient assigné à Vénus un unique devoir divin : aimer. Elle portait une ceinture magique qui rendait tout le monde amoureux d’elle, mais elle ne la prêtait pas facilement aux autres déesses. Elle avait une conduite assez légère, elle eut beaucoup d’amants : Mars, Dionysos, Poséidon, Hermès, Anchise, Adonis.

Autre mythe Balance, c’est la légende de Psyché qui l’illustre : cette histoire de la conquête de l’amour d’Eros par la belle Psyché, à travers toute une série d’épreuves. C’est encore Orphée qui perdit son Eurydice.

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Orphée et Eurydice

C’est Antéros, fils de Mars et de Vénus, enfant de l’amour, enfant d’un couple adultère et passionné. C’est Pyrame et Thysbé, ou la première version de Roméo et Juliette.

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C’est ce vieux couple, Philémon et Baucis, qui ne désirent qu’une chose ne pas connaître la douleur d’être le survivant de l’autre. Jupiter et Mercure exauceront leurs vœux, ils seront changés en arbre à un seul tronc et seront à jamais tendrement enlacés.

Un autre mythe peut être retenu comme évocateur du signe, Pygmalion et Galatée, le sculpteur et sa statue.

 

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                                               Il Bronzino – Pygmalion et Galatée

          - Sa psychologie

Signe Positif, c’est un signe d’extraversion. Mais parce que c’est le signe de l’équinoxe, la nature s’équilibre entre l’introversion et l’extraversion. Parfois, la personne penchera vers des valeurs intérieures. Introvertie, elle cherchera à faire profiter les autres de son équilibre interne. Sa nature se manifestera par un certain détachement pour elle-même, elle pourra être portée à la méditation. Soit, elle penchera vers des valeurs extérieures ; extravertie, elle se manifestera auprès des autres dans la spontanéité et l’appel de la vie. Mais quelque soit l’expression de son comportement, elle cherchera toujours le juste milieu pour la concorde et la paix.

Pesant le pour et le contre des idées, elle raisonne par intuition et marque une certaine indépendance d’esprit dans le secteur intellectuel. Quand le fléau est au point médian, chaque plateau a le même poids que l’autre : l’être sait se mettre à la place de l’autre pour le comprendre. La Balance, c’est l’intelligence du cœur.

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Signe Cardinal : la Balance inaugure une nouvelle saison, l’automne, comme le Bélier inaugure le printemps. Opposés sur le zodiaque, ils n’en sont pas moins complémentaires.

Le cercle zodiacal est une entité dont les parties ne s’excluent pas les unes les autres, bien au contraire, elles correspondent entre elles, n’étant chacune que l’application d’un même principe énergétique sous une forme symbolique différente. Chaque partie ne se comprend que par rapport aux autres, cela est d’autant plus éloquent entre deux signes dits opposés.

Cardinaux tous les deux car ils inaugurent une saison, ils sont animés par une même énergie qui est celle de l’élan ou d’un mouvement en avant :

- l’élément Feu se traduira chez le Bélier dans l’action : comme l’élan vers de nouvelles entreprises ;

- l’élément Air se traduira chez la Balance dans les échanges : comme l’élan vers de nouveaux contacts.

Aux valeurs d’engagement symbolisées par la tête chez le Bélier correspondent des valeurs d’équilibre, symbolisées par les reins, chez la Balance.

Le Feu et Mars poussent le Bélier vers des impulsivités qui peuvent être parfois brutales, l’Air et Vénus donnent à la Balance l’art des compensations harmonieuses. Leurs énergies polaires sont complémentaires et nécessaires au cycle de la vie : le Bélier fonce et rompt, la Balance rétablit l’équilibre rompu. 

L’Air est l’élément de la Balance : élément d’échanges, de mobilité et de diffusion. Il se particularise en Balance. Entre l’Air mutable des Gémeaux (le vent, les échanges par la pensée, le lien par la camaraderie) et l’Air fixe du Verseau (le ciel limpide de l’hiver : le lieu de l’âme, l’aboutissement fraternel) se situe l’Air cardinal de la Balance où l’être a plutôt tendance à juger au travers de ses sentiments.

L’Air de la  Balance ressemble à ce ciel où les nuages s’attirent les uns vers les autres, poussés par le vent d’automne : la Balance éprouve un irrésistible élan vers les autres qui peuvent influencer son orientation. Sa fonction psychologique principale est le sentiment. Elle peut manquer de sens discriminatoire, par une trop grande adaptation au groupe, au milieu dans lequel elle évolue. Ses émotions sont d’ordre esthétique, elles ne reposent pas sur un jugement rigoureux mais sur le beau ou le bien du moment.

La caractérologie en fait un primaire actif sanguin (si Vénus domine le thème) ou un nerveux (si Saturne est dominant) : suivant les cas, le sanguin sera extraverti, le nerveux sera introverti.

La partie du corps correspondant à la Balance sont les reins. Ce sont deux glandes qui, par l’élimination, assurent l’équilibre entre l’intérieur et l’extérieur. 

Si la Balance était

Un animal, ce serait une biche biche-faon qui symbolise la qualité d’âme opposée à l’agressivité dominatrice… tourterelle-turque Une tourterelle, symbole de la fidélité conjugale dans la tradition chrétienne…  

 

Et si c’était un oiseau… Ce serait un rossignol, rossignol_philomele05le chantre de l’amour, mais aussi le martin-pêcheur martin-pecheur qui vole en couple et qui est, pour les Chinois, symbole de fidélité et de bonheur conjugal. Sensibles à leur beauté, ils opposent leur noblesse et leur délicatesse à la vulgarité des oiseaux bavards.  

Si c’était un arbre… palmier ce serait un palmier.  Une plante…  glycine de la glycine.

Une fleur… reseda_white_mignonette le réséda, le camélia camelia et bien sûr…          la rose rose-rouge et ses messages d’amour.

Si la Balance était un parfum, ce serait le jasmin jasmin ou le nard  le-nard qui entre dans la composition du Paradis où s’épanouit l’amour, comme l’évoque le Cantique des Pères de l’Eglise.

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 Si c’était un condiment… ce serait de l’estragon

 

Si c’était un métal… ce serait du cuivre pepite-de-cuivre  ou du platine pepites-de-platine

Sa saveur est suave.

Ses couleurs sont : le rose, le bleu pervenche, le vert Nil et le turquoise. 

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Sa pierre est le saphir bleu des bagues de fiançailles.

Et si c’était un instrument de musique… ce serait un violon violon2

Un objet de collection … des instruments anciens, merlante_base_santorini_nott des tableaux,  

des objets en écaille peigne-en-ecaille  des oiseaux peints oiseau-peint des meubles Louis XV  dos-dane-louis-xvcomme un dos d’âne…

 

la-balance 

 

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LES DUALITES DES GEMEAUX

(05 - PETIT COURS D'ASTROLOGIE, 5.2 -Ballade à travers les signes) par sylvietribut le 15-06-2009

 

glyphe-des-gemeauxLe 21 mai le Soleil fait son entrée dans le signe des Gémeaux, troisième du zodiaque, se situant juste avant le Solstice d’été. Avec les Gémeaux nous sommes devant le symbole même de la dualité dans la ressemblance et jusque dans l’identité. C’est l’image de toutes les oppositions intérieures et extérieures, contraires ou complémentaires, relatives ou absolues, qui se résolvent dans une tension créatrice, la phase Gémeaux s’achevant et débouchant sur l’épanouissement de l’été. 

                     – Son graphisme

Le graphisme des Gémeaux est formé de deux lignes verticales réunies à leurs extrémités par deux barres horizontales : les verticales pour l’esprit, les horizontales pour la matière. Esprit et matière s’opposent en Gémeaux dont le graphisme rappelle le symbole mathématique Pi (P).

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Le graphisme des Gémeaux évoque aussi la dualité des Gémeaux et la bipolarité, de même que les deux lobes pulmonaires expriment le processus respiratoire qui est également double : l’inspiration et l’expiration.

Ce graphisme figure des jouvenceaux de la légende grecque : Castor et Pollux.

                   - Ses symboles

Signe de Mercure, ce messager pourvu d’aile aux pieds et portant en emblème le caducée, les Gémeaux sont le symbole double des contacts humains, des transports, des communications, des contingences du milieu dans lequel on vit, de la polarité, même sexuelle. Certains zodiaques représentent ce signe, non par l’image habituelle de deux enfants se tenant la main, mais par un homme et une femme et, même dans le zodiaque copte, par deux amants.

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Le plus souvent, ce sont deux éphèbes enlacés qui représentent ce signe, dit double, qui nous introduit dans le monde des contraires polaires : masculin-féminin, ténèbres-lumière, sujet-objet, intérieur-extérieur, conscient-inconscient. L’être Gémeaux vit en somme sur une sorte de dédoublement intérieur : une moitié de lui sent, agit, vit, pendant que l’autre la regarde agir, sentir et vivre ; à la fois acteur et spectateur de soi-même, le spectateur tenant l’acteur sous son regard, narquois ou désabusé. Et cela va de l’être de l’extrême adaptation à celui de l’extrême complexité.

                   – Ses mythes

castor-et-pollux-delivrant-helene1 Castor et Pollux sont nés de l’œuf pondu par Léda après qu’elle fut fécondée par Jupiter qui avait pris la forme d’un cygne pour mieux la séduire. L’un tient à la main la lyre d’Apollon, symbole d’harmonie, l’autre la massue d’Hercule, symbole de la force agissante. Ici les deux frères libèrent Hélène pour la ramener à Sparte, dans l’œuvre de Cognet.

Les deux enfants sont présents sous différents noms dans les mythes qui évoquent la création de l’humanité et dans les mythes fondateurs, telle la légende de la fondation de Rome avec le couple des jumeaux que forment Romulus et Remus.

romulus-et-remus

On trouve aussi dans la Bible deux jumeaux célèbres : Jacob et Esaü. Et dans l’Evangile, on rencontre Jean et Jacques.       

jacob-et-esau-retrouvailles1 

Retrouvailles de Jacob et d’Esaü

                   – Sa psychologie

La caractérologie fait des Gémeaux un type primaire qui peut être soit nerveux, soit sanguin.

Signe Positif, c’est un extraverti.

Signe double, le dilemme Gémeaux : il est à la fois lui-même et les autres, ce qui lui donne l’art inné d’exprimer les sentiments, les pensées d’autrui, ainsi les autres se retrouvent-ils en lui.

Signe Mutable, parce qu’il apparaît alors que le printemps s’achève et que l’été est presque là. On est en pleine transition, mutation. Plein de projets, le Gémeaux est impatient de réaliser. Il est rapide, mobile, en perpétuelle mutation.

Signe d’Air, l’Air des Gémeaux ressemble au vent qui fait bouger les feuilles, un rien l’éveille, le met en alerte, mais très émotif, il ne contrôle pas toujours son tempérament nerveux et il lui est difficile de se concentrer. 

Signe de l’esprit, de la pensée logique et de l’acquisition des connaissances, l’Air étant combiné  à la mutabilité, on imagine que le sujet Gémeaux sera difficile à saisir et à décrire. C’est en effet un signe de grande liberté qui peut aller jusqu’à une inconstance quasiment névrotique, le point de vue changeant d’un jour à l’autre, évitant consciencieusement d’aboutir à une conclusion qui serait fatalement ressentie comme limitative et emprisonante. En fait, le problème Gémeaux c’est un divorce entre l’esprit et les émotions : difficulté à exprimer des sentiments car on les raisonne ou on les étudie sous tous les aspects. Ce conflit de base provoque chez le sujet Gémeaux des changements d’humeur inattendus.

Avec les Gémeaux, on ne bénéficie plus de la coulée chaude des instincts du Taureau ; l’esprit intervient dans le jeu de la personnalité qui compose un duo avec la sensibilité. La personnalité ne repose pas d’emblée sur le souffle naturel et la poussée libre de la vie animale. Elle s’élabore, au contraire, à partir d’un mécanisme de défense contre la suprématie de l’affectivité : la vie sensible est tenue en respect, suspectée et raillée, circonscrite à la sphère d’un Moi soucieux de vivre dans la commodité de la libre appartenance à soi. Il en  découle un processus de cérébralisation qui donne, en autres, le goût du jeu, l’agrément de l’exercice des idées et du commerce de l’esprit, l’envol de l’intelligence. L’être vit en somme sur un dédoublement intérieur : une moitié de lui sent, agit, vit, pendant que l’autre la regarde agir, sentir, vivre ; à la fois acteur et spectateur de soi-même, le spectateur tenant l’acteur sous son regard, narquois ou désabusé. Et cela va de l’être de l’extrême adaptation à celui de l’extrême complexité.

           -       Au jeu du portrait chinois, si les Gémeaux étaient

… un animal on pourrait évoquer le singe   singes    ou bien la fouine  fouine 

bouleau1Un arbre, ce serait le bouleau

Une plante … le genévrier genevrier

Et si c’était une fleur ?

Ce serait le gypsophile    gypsophile   ou…  le muguet…   muguet     

Un condiment ? Ce serait l’anis anis

Un métal : le vif-argent bien sûr qu’on appelle d’ailleurs mercure

 parapluies-arc-en-ciel Une couleur ? Là on peut mettre au pluriel car pour les Gémeaux ce ne sont que couleurs mêlées, changeantes, moirées, mosaïques, ou écossais, les camaïeux ou celles de l’arc-en-ciel.

Pour une pierre, on pense au Béryl le-beryl-dore1mais aussi à la Sardoine la-sardoine1 

Son parfum est le citron vert ou le lilas. Sa Saveur est acidulée.

Et si c’était un instrument de musique, ce serait un hautbois

casse-tete-chinois1

 

 

 

 Comme objet de collection… des jeux, tous les jeux, ainsi que les casse-têtes chinois.  

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