Mythes, Légendes et Traditions
(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 06-01-2011
L’HISTOIRE DU CALENDRIER A TRAVERS LES SIECLES
Avec la petite histoire du calendrier, permettez-moi de vous présenter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence, que les étoiles vous soient douces et que vos désirs, les plus secrets, les plus utopiques soient-ils, se voient exhaussés.
Comme toujours, c’est au latin que nous devons le mot « calendrier ». A l’époque, on parlait de « calendarium » et aussi de « calendae ». Les « calendes » étaient un livre de comptes portant l’indication des diverses calendes, c’est-à-dire les dates, auxquelles les débiteurs venaient payer les intérêts de leurs dettes. C’est devenu en même temps un système élaboré par les hommes pour recenser de façon logique, les jours, les semaines, les mois, les années en restant en accord avec les principaux phénomènes astronomiques directement observables : la position du Soleil dans l’espace et éventuellement celle de la Lune et de Vénus.
Notre calendrier est purement solaire. Il vise à réaliser une moyenne d’année civile aussi voisine que l’année tropique (365,2422 jours solaires moyens), sur laquelle sont réglées les saisons, ces dernières revenant à date fixe. Nous utilisons de nos jours le calendrier grégorien, mais il n’en a pas toujours été ainsi.
Calendrier du XVe Siècle avec mois du Zodiaque
Il nous paraît aujourd’hui évident que le jour et la nuit, tout comme les saisons, rythment un temps abstrait. Il nous faut faire un effort d’imagination pour réaliser que l’humanité considérait, jusque dans un passé récent, que le temps lui était donné par le ciel, par l’alternance du jour et de la nuit, et par les saisons. Dans la majorité des civilisations, le cycle annuel du Soleil et les phases mensuelles de la Lune ont été à la base de différents calculs des divisions du temps autres que les jours. Les sociétés agraires se sont surtout préoccupées du cycle solaire, faisant des passages annuels du Soleil à l’écliptique, les équinoxes et les solstices, les quatre grands moments de l’année.
Pour établir un calendrier, il faut résoudre un problème de calcul : en effet, un mois lunaire comporte environ 29,5 jours, et une année compte non pas 365 jours, mais 365 jours 1/4. Ces fractions d’unités s’accumulent rapidement et, ainsi, les fêtes célébrant certains événements s’en éloignent de plus en plus. Pour y remédier, on a eu recours à l’intercalation : on intercalait une unité de temps, soit un jour supplémentaire, soit un mois lunaire, pour rester en phase avec le temps céleste.
Le premier calendrier indien, décrit dans le « Rigveda » (livre d’hymnes sacrés écrit vers 1200 avant J. C.), combine les cycles du Soleil et de la Lune. Il comprend douze mois lunaires divisés en trente jours, mais fait intervenir un mois supplémentaire tous les deux ou trois ans, après le quatrième ou le cinquième mois lunaire. Le mois solaire comprenait de 27 à 32 jours, en fonction de l’entrée du Soleil dans chacun des signes du zodiaque, déterminé à partir de l’équinoxe de printemps (point vernal). Le mois lunaire correspondant commençait à la première Pleine Lune (en Inde du Nord) ou à la Nouvelle Lune (en Inde du Sud) qui suit l’entrée du Soleil dans la constellation. Les grandes fêtes trouvaient leur place dans cette structure temporelle. C’est ainsi que Divali, la fête indoue de la Lumière, se tenait chaque année la Nouvelle Lune du huitième mois de Kârtikka (octobre-novembre). Elle célèbrait la victoire de Râma sur Râvana, le Démon, et la visite annuelle de Lakshmî, déesse de la Prospérité ; chacun allumait des lampes pour la guider, afin d’attirer ses bienfaits sur son foyer.
Les civilisations amérindiennes mesuraient le temps en se basant sur le nombre 20, à partir d’un ancien calendrier de 365 jours. Les Mayas ont pu effectuer des calculs astronomiques précis à partir de leur calendrier. Ils ont évalué la révolution synodique de Vénus (temps nécessaire pour que cette planète revienne à la même position par rapport au Soleil et à la Terre) à un peu moins de 584 jours (la valeur exacte est de 583,92 jours). Ainsi, cinq révolutions synodiques de Vénus (2 920jours) correspondaient à huit années solaires de 365 jours. Les Mayas célébraient une cérémonie tous les 8 ans, quand ils ajustaient leur calendrier de Vénus pour tenir compte des cinquièmes de journée de décalage. Pour les civilisations amérindiennes, Vénus était une planète-clé ; en tant qu’étoile du matin, elle représentait le dieu Quetzalcoatl, le Serpent à plumes.
On a retrouvé un calendrier aztèque en pierre, pesant 22 tonnes, représentant le visage du dieu du Soleil, Tonatiuh entouré des cinq âges de l’humanité. Ensuite, sont gravés les symboles des jours et les étoiles, puis le ciel, entourés de serpents.
Le calendrier moderne garde des traces profondes du culte que les Babyloniens et les Chaldéens rendaient aux astres, même si elles sont peu visibles, mais il en reste des vestiges dans les langues européennes. Lundi vient de Lune, en latin « luna », mardi de Mars, mercredi de Mercure, jeudi de Jupiter, vendredi de Vénus. Le samedi correspond au sabbat (en français, mais aussi en italien et en espagnol). L’anglais « monday » (lundi) renvoie explicitement à la Lune (moon) et « saturday » (samedi) à Saturne.
En anglais et en allemand, les autres jours évoquent des dieux teutons équivalant aux dieux grecs latinisés : « tuesday » et « Dienstag » pour mardi, renvoient à Tyr, ou Dien, le dieu de la Guerre (Mars) ; « thursday » et « Donnerstag », pour jeudi, à Thor, ou Donar, le dieu du Tonnerre, l’équivalent de Jupiter ; « friday » et « Freitag », vendredi, à Frigg, ou Frija, assimilée à Vénus, la femme d’Odin, divinité suprême chez les Teutons. Enfin, « wednesday » (mercredi) est rattaché à Woden, forme ancienne d’Odin.
LES JOURS DE LA SEMAINE DANS LES LANGUES EUROPEENNES
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Français Espagnol Italien Allemand Anglais
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Lundi Lunes Lunedi Montag Monday
Mardi Martes Martedi Dienstag Tuesday
Mercredi Miércoles Mercoledi Mittwoch Wednesday
Jeudi Jueves Giovedi Donnerstag Thursday
Vendredi Viernes Venerdi Freitag Friday
Samedi Sabado Sabato Samstag Saturday
Dimanche Domingo Domenica Sonntag Sunday
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Les dieux planétaires gouvernaient les jours de la semaine, dans un système occulte élaboré durant l’Empire romain, 100 avant J.C. Les planètes sont disposées en cercle, selon l’ordre chaldéen, établi en fonction du mouvement relatif des planètes, à partir de Saturne, la plus lente et la plus éloignée, jusqu’à la Lune, la plus rapide et la plus proche de la Terre. Pour suivre la semaine, commençant le dimanche, on part du Soleil, on trace une ligne allant jusqu’à la Lune, et on continue ainsi, sans jamais repasser au même endroit, jusqu’à ce que l’on achève de parcourir l’étoile à sept branches.
LE CALENDRIER JULIEN
Il a été établi en 46 avant J.C. par Jules César, sur les conseils de l’astronome Sosigène, pour remplacer le système employé à Rome et tombé dans un désordre extraordinaire. L’ère à la période julienne est un espace de 7 980 années juliennes, inventé par Scaliger et dans lequel l’an 4714 du monde correspond à l’an I de l’ère chrétienne. La création d’une année bissextile, sur quatre, portait l’année Julienne à 365,25 jours en moyenne. Les Romains commençaient l’année au premier mars ; c’est d’après eux que les mois de septembre, octobre, novembre et décembre conservent encore aujourd’hui leur dénomination dans le calendrier romain.
Séance de la Commission pour la Réforme du Calendrier Julien en présence du Pape Grégoire XIII
Peinture sur tablette datant de 1582 – Archives d’Etat de la ville de Sienne.
Sous la monarchie française, l’année catholique commença à Noël et à Pâques. L’année, commençant à Pâques, était tantôt de onze mois et tantôt de treize, suivant les détours de la lune, ce qui devait gêner le commerce. En 1564, un édit de Charles IX fit invariablement commencer l’année au premier janvier 1565. Cet édit fut suivi en France jusqu’en 1792, où la république succéda à la monarchie, et changea entièrement l’ordre et le nom du calendrier. L’année commença au 22 septembre. En 1806, deux ans après l’élection de Bonaparte comme Empereur, le calendrier républicain fut réformé, et la France adopta deux annuaires, celui de l’Empire, qui répondait au 2 décembre, premier de l’Empire ; et l’ancien, nommé calendrier grégorien, qui commençait au premier janvier. Ce retour à l’ancien ordre des choses a ramené les anciens usages des visites, des compliments, et surtout des étrennes, dont l’origine venait de très loin, de la Chine antique.
LE CALENDRIER GREGORIEN
C’est donc notre calendrier actuel. Il a été établi par le Pape Grégoire XIII en 1582. Comme dans le calendrier Julien, les années bissextiles sont celles divisibles par 4, sauf les années séculaires dont le nombre de siècles n’est pas divisible par 4. Exemple : 1700, 1800, 1900 ne sont pas bissextiles car le nombre de siècles de ces années (17, 18, 19) n’est pas divisible par 4. Pour maintenir les saisons aux mêmes dates qu’en 325 (Concile de Nicée), il fut alors décidé que, le lendemain du 4 Octobre 1582 serait le 15 Octobre. Il existe pourtant, encore, une petite erreur, mais elle est de 1 jour sur 4000 ans. Le calendrier grégorien prendra de plus en plus d’extension et les calendriers anciens ne subsisteront guère que pour les usages liturgiques de certaines civilisations.
LE CALENDRIER REPUBLICAIN
Ce calendrier trouve son origine dans le mouvement de déchristianisation déclenché par la Révolution française. Il fut institué par décret de la Convention le 24 octobre 1793 ; son principal artisan fut Gilbert Romme, aidé par quelques astronomes. L’année commençait à l’équinoxe d’automne (22 septembre) et était composée de 12 mois de 30 jours divisés en trois décades qui remplaçaient la semaine, auxquels on ajoutait cinq ou six jours complémentaires pour que l’année ait une durée moyenne de 365,25 jours. Ces jours étaient consacrés à la célébration des fêtes républicaines : les Sans Culottides.
Les noms des mois, dus au poète Fabre d’Églantine (l’auteur de « Il pleut, il pleut Bergère… »), étaient : vendémiaire, brumaire, frimaire pour les trois premiers, qui sont des mois d’automne, nivôse, pluviôse, ventôse pour les mois d’hiver, germinal, floréal, prairial pour les mois de printemps, et messidor, thermidor, fructidor pour les mois d’été. Dans chaque décade, les jours étaient appelés primidi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi, septidi, octidi, nonidi, décadi, et, au lieu du nom d’un saint comme dans le calendrier grégorien, il leur est affecté le nom d’un produit agricole, d’une plante ou d’un outil. Le début de l’année était fixé au minuit, compté en temps vrai de l’Observatoire de Paris, qui précèdait l’instant de l’équinoxe d’automne. L’an I de l’ère républicaine débuta donc le 22 septembre 1792. Le calendrier républicain resta en vigueur jusqu’en décembre 1805 ; il fut aboli par Napoléon qui restaura le calendrier grégorien, le 1er janvier 1806.
LE CALENDRIER MUSULMAN

Purement lunaire, le calendrier musulman contient 12 mois qui ont alternativement 30 et 29 jours, sauf le dernier mois, qui peut comporter 29 ou 30 jours. L’année peut donc contenir 354 ou 355 jours : 33 années grégoriennes correspondent à 34 années musulmanes, puisque l’année contient 12 lunaisons plus 10,875 jours. Ces années varient dans un cycle de 30 ans musulmans, qui comporte 10 631 jours : 19 années de 354 jours (années communes) et 11 années de 355 jours (années abondantes), soit une durée moyenne de l’année de 354 jours 8 heures 48 minutes. La durée moyenne du mois est de 29 jours 12 heures 44 minutes. Les années sont comptées depuis le 16 juillet 622 (1er Mouharram), jour de l’hégire, ou « émigration » de Mahomet de La Mecque pour Médine. Ainsi, 1992 correspond en partie aux années 1412 et 1413 de l’hégire. L’année ayant 10, 11 ou encore 12 jours de moins que l’année grégorienne, le nouvel an musulman survient chaque année en avance de ce même nombre de jours. Le début du mois commence à la nouvelle Lune réellement observée, lorsqu’on voit, au coucher du Soleil, un mince croissant à l’horizon, ce qui peut entraîner un certain décalage avec le calendrier théorique.
LE CALENDRIER HEBREU
Le calendrier hébreu remonte pour sa forme actuelle au IVe siècle après J.-C. Luni-solaire, il assure une valeur moyenne du mois voisine de la lunaison et une durée moyenne de l’année voisine de l’année tropique. L’année se compose de 12 ou 13 mois lunaires comprenant 29 ou 30 jours ; l’année de 12 mois est dite commune, et celle de 13 mois embolismique. De plus, chaque année varie de trois façons : l’année commune peut contenir 353 jours (défective), 354 jours (régulière) ou 355 jours (abondante) ; l’année embolismique offre les mêmes variations : 383 jours (défective), 384 jours (régulière) ou 385 jours (abondante). La longueur de la lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes 3 secondes ; les deux sortes d’années varient dans un cycle de 19 ans (cycle de Méton), qui comprend 235 lunaisons : 12 communes et 7 embolismiques. Les années sont comptées depuis l’époque admise de la création du monde, soit en 3762 avant J. C. ; ainsi 1992 correspond en partie aux années 5752 et 5753. Le nouvel an (1er Tisseri) tombe toujours en septembre ou en octobre grégorien au moment du coucher du Soleil, instant du commencement du jour.
Je vous renouvelle tous mes voeux pour une année 2011 heureuse et prospère malgré ou avec la crise…
Bibliographie : Le Langage Secret des Etoiles et des Planètes par Geoffrey Cornelius et Paul Devereux.
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Une tourterelle, symbole de la fidélité conjugale dans la tradition chrétienne…
le chantre de l’amour
qui vole en couple et qui est, pour les Chinois, symbole de fidélité et de bonheur conjugal. Sensibles à leur beauté, ils opposent leur noblesse et leur délicatesse à la vulgarité des oiseaux bavards.
de la glycine.


ou le nard



des tableaux,
des oiseaux peints
des meubles Louis XV
comme un dos d’âne…





Un arbre, ce serait 

mais aussi à la Sardoine

