LES MYTHES DE LA VIERGE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 03-09-2011

La Vierge : signe « double » et « mutable », est selon la tradition, porteur de contradictions essentielles et révélateur d’une multiplicité de facettes qui nous incitent à relire les mythes eux-mêmes infiniment complexes. 

La Vierge pure et sage 

D’un côté, la Vierge, virgo intacta, pucelle ou bréhaigne, sage, docile, ordonnée et respectueuse de l’ordre, inhibée et terrifiée par toute menace de viol, au point de serrer les genoux de ses jambages dans le glyphe qui la représente c.

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De l’autre, la Vierge farouche, indomptée, célibataire, libre, celle qui fascinait et inquiétait Balzac, confessant la préférer « à l’état d’imagination »… La Vierge folle : celle qui traverse les récits concernant les Ménades, habitera Dionysos et Héphaïstos, nous parlera de démesure et de rire.

Parfois même les deux visages de la Vierge alterneront, oscillant de l‘une à l’autre à l’intérieur d’un même personnage. On peut opposer Déméter à Athéna, l’une mère éperdue prête à laisser le monde mourir de faim et la nature s’étioler tant qu’elle n’aura pas retrouvé sa fille bien-aimée ; l’autre, farouche guerrière, célibataire, « fille de son père » et née de lui, plus proche d’une Walkyrie nordique que d’une déesse séductrice, et en même temps pleine de sagesse, civilisatrice. 

On opposera aussi les deux visages d’Hermès : le dieu des voleurs ne ressemblant en rien à l’Hermès l’accompagnateur des âmes, bien que leurs noms et leurs fonctions soient parfois étrangement confondus, comme c’est le cas à propos des Gémeaux.

Tout peut ici se résumer à une opposition entre mesure, chère aux Grecs civilisés, et démesure, chère aux dieux d’origine barbare, à ces Thraces et à ces Phrygiens, à ces Anatoliens tout imprégnés de traditions chamaniques. Apollon a été « récupéré » par les Grecs alors que Dionysos, « le dieu dément » aura toutes les peines du monde à se frayer un chemin jusqu’en Grèce et à s’y faire accepter. 

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La Vierge Folle de la Cathédrale de Strasbourg à gauche

Déméter, toutefois, sous ses apparences de déesse sage, n’est pas incapable de grands excès, de révoltes et de violences. C’est à elle, évidemment, que l’on pense en absolue priorité lorsqu’on évoque les mythes de la Vierge.  

Rainer Maria Rilke nous rappelle que « le clair éclat du M signifie les mères ». Ainsi en va-t-il de Méter, DéMéter, Dé-Mater, mère entre toutes les femmes. Ou aussi Cérès, sous son nom latin, déesse des moissons, celle qu’on verra dans notre Zodiaque porteuse en ses mains des précieux épis de blé. La fille de Saturne, à l’origine un vieux dieu patron des semences, est à l’évidence associée aux mythes terriens, nourriciers, agricoles. Le pain et le blé sacré joueront un rôle essentiel dans les Mystères d’Eleusis. 

Hestia et Vesta 

Plus « sages » encore, Vesta ou Hestia, déesses du foyer, vestales intactes, gardiennes fidèles de la lumière divine, elles ne doivent sous aucun prétexte laisser s’éteindre la flamme sacrée du temple, image sans doute de la présence du dieu. Hestia apparaît comme la moins querelleuse des divinités olympiennes, sans vanité et sans agressivité, cédant volontiers sa place au banquet des dieux, trop heureuse d’échapper aux colères de ses bruyants parents. Humble, discrète et charitable, Hestia se montre propice à ceux qui prient avec dévotion et ferveur. Par essence, elle est l’image de l’attachement aux vertus domestiques, au devoir, à la pureté. Vierge, prête à défendre sa virginité contre toute attaque, notamment celle de Priape qui, un peu ivre comme ça lui arrive de temps en temps, tenta de la violer. Un âne, à proximité, se mit à braire, réveillant à temps la déesse et chassant Priape, tout penaud.   

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Hestia et Vesta

Si nous construisions le thème de naissance d’Hestia, sans doute serions-nous tentés de lui accordés un Ascendant Cancer, justifiant ainsi son rapport au feu du foyer que les émigrants s’installant dans une ville étrangère emportaient, pour ne pas briser leur lien avec le lieu de leurs origines, avec leurs racines… 

A l’opposé des servantes d’Hestia, de ces sages créatures, il y a les Ménades, dont le nom vient de « mania » qui signifie « délire ». C’est dire si ce sont des créatures de désordre, de démesure et de folie. Ces femmes soumises à la transe dionysienne, contaminées par le culte de Dionysos, étaient forcément mal vues des Grecs raisonnables parce qu’elles abandonnaient leur foyer, leurs époux, délaissaient les tâches ménagères pour aller danser dans les montagnes, s’unir à la divinité au cours de ces transes extatiques, tournant comme des derviches qui connaissent le pouvoir de la danse et qui, sans doute, ont la même origine. 

Pallas Athéna 

Côté sage, on ne peut passer sous silence Athéna, alias Pallas ou Minerve, la Minerva étrusque qui, à l’instar d’Athéna, portait le hibou, oiseau de sagesse, sur son épaule et le rameau d’olivier à la main. Minerve apparaît comme moins guerrière, moins masculine qu’Athéna, déesse civilisatrice par excellence.  Selon les versions, les lieux de naissance d’Athéna varient. La plus classique veut que Métis, sa mère, sur le point d’accoucher, soit avalée par Zeus/Jupiter. Peu après, Zeus ressentit de violentes douleurs à la tête et c’est Hermès qui persuadera Héphaïstos d’ouvrir le crâne de Zeus avec une hache et un maillet. Une brèche est pratiquée dans le divin crâne et Athéna sort, casquée et armée. Cette naissance très particulière lui vaudra sans doute un attachement sans faille à Zeus puisqu’elle dira « tendre entièrement du côté du père » comme nous le rapporte Homère. Evidemment, le modèle maternel pose quelques problèmes et, à la place d’Athéna, on pourrait trouver à redire à la façon dont Zeus avale sa mère. 

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Pallas Athéna

Comme Héphaïstos, elle deviendra patronne de la forge et de tous les arts mécaniques. Elle n’aimait pas les hommes, comment auraient-ils pu rivaliser avec son papa ! Elle éconduisait brutalement ceux qui osaient la courtiser ou même la regarder dévêtue. Tirésias qui l’avait aperçue par accident en perdit la vue… mais non le don de double vue…  

Elle personnifie la sagesse, ce qui ne serait pas pensable si elle était fille de sa mère, dont on sait d’ailleurs peu de choses. Athéna conseille les dieux, intervient dans les conflits, apporte son aide, toujours efficace, aux héros qu’elle estime ou qui lui sont exceptionnellement dévoués. De sa facette féminine subsistent quelques fonctions, des inventions qui serviront aux progrès de l’agriculture, comme celle de la charrue, du râteau, du joug (en imaginait-elle l’usage conjugal, elle protectrice de la famille, du mariage, et très attachée à la fidélité des époux, ce qui peut surprendre, vu le comportement de son père). Elle enseignera aux femmes le tissage et ne supportera pas la concurrence dans ce domaine. Celle qu’elle transformera en araignée, son animal exécré, en sut quelque chose… Elle est aussi à l’origine de la poterie, et l’art des travaux domestiques… qui la renvoient dans le camp de la Vierge sage, ainsi que ses talents particuliers en matière de santé et de guérison, qui plus encore évoquent ici les dons thérapeutiques de la Vierge et de la Maison VI du thème astral. Athéna n’a-t-elle pas d’ailleurs enseigné à Asclépios, dieu de la médecine, peut être aussi à Erichtonios, à ressusciter les morts grâce au sang de Méduse ? 

L’image habituellement donnée de la sage déesse était de nature à lui créer des fidèles : « Protectrice des hauts lieux, acropoles, palais, villes » et « inspiratrice des arts civils, agricoles, domestiques, militaires ! ». 

Industrieuse, active, intelligente, ingénieuse, Athéna possède toutes les vertus et illustre la dimension la plus élaborée du signe de la Vierge. Certains l’ont assimilée à la déesse égyptienne Neith, Platon entre autres. Mais sans doute a-t-elle réuni sur sa seule personne des mythes très archaïques, à la fois guerriers et civilisateurs qui font d’elle aussi, à l’origine, une Déesse Mère, porteuse, comme Ishtar, d’une double nature : tantôt Walkyrie, tantôt « démétérienne ». Mais elle semble aussi incarner l’idéal grec de raison, de mesure et de sagesse auquel la plupart des déesses « nées d’une mère » ne pouvaient prétendre.   

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La petite chouette de Pallas Athéna 

 

Bibliographie : « Dieux et héros du zodiaque » de Joëlle de Gravelaine, chez Robert Laffont.

 

 

 

 

 

 

 

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LE ROSSIGNOL CHANTRE DE L’AMOUR

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 20-10-2009

C’est le passereau le plus mentionné, le plus célébré, sous forme allégorique, dans la littérature et les chansons de tous les temps. Il symbolise le printemps, le lyrisme, l’exaltation amoureuse. Et c’est l’éclat de son chant qui lui a donné cette place dans l’imaginaire des hommes. En effet, son plumage est terne et discret au point que peu d’entre nous l’ait entrevu. A peine plus grand qu’un moineau, notre rossignol philomèle, remplacé en Europe centrale par son cousin le rossignol progné, a le dessus brun uniforme, le dessus gris beigeâtre et la queue rousse. De plus, il se tient toujours sous couvert des buissons et des fourrés. Pour l’observateur, il est même agaçant de ne pas pouvoir le repérer alors que son chant tonitruant le situe à quelques mètres seulement.

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Roulades, trilles, crescendo flûtés, murmures, gloussements et brefs arrêts se succèdent rapidement de façon nuancée, limpide et variée. Du point de vue purement mélodique, le rossignol a de sérieux émules qi l’égalent, voire le dépassent à ce titre, comme le merle noir, la rousserolle verderolle, la grive musicienne, la fauvette à tête noire et l’Hypolaïs polyglote. Mais le rossignol chante aussi la nuit. Alors soliste à la voix qui porte très loin, il a le don d’impressionner vivement les hommes pendant ces heures propices au calme, à la détente et à la rêverie. Encore plus invisible dès lors, il gagne en mystère, ce qui contribue grandement à son prestige sans partage.

Le rossignol est universellement réputé pour la perfection de son chant. Il fut, selon Platon, l’emblème de Thamyras, barde de la Thrace antique. Il est particulièrement apprécié au Japon, où son chant est censé répéter le titre du Hokekyo, le Sutra du Lotus de la Bonne Loi, cher à la secte Tendai. 

Dans la fameuse scène V de l’acte III de Roméo et Juliette, le rossignol est opposé à l’alouette, comme le chantre de l’amour dans la nuit finissante à la messagère de l’aube et de la séparation ; si les deux amants écoutent le rossignol, ils restent unis, mais ils s’exposent à la mort ; s’ils croient à l’alouette, ils sauvent leur vie, mais doivent se séparer. 

Par la beauté de son chant, qui charme les nuis éveillées, le rossignol est le magicien qui fait oublier des dangers du jour. John Keats a merveilleusement rendu cette mélancolie qu’engendre le chant pourtant si mélodieux du rossignol. La perfection de la félicité qu’il évoque semble si fragile ou si lointaine dans son excessive intensité qu’elle rend plus intolérable le sentiment douloureux d’en être incapable, ou privé, par l’arrivée fatidique du soleil.

Et cet oiseau, dont tous les poètes font le chantre de l’amour, montre de façon saisissante, dans tous les sentiments qu’il suscite, l’intime lien de l’amour et de la mort.

Les rossignols sont relativement abondants. Il n’y a guère de haies et de bosquets jusqu’aux abords des villes qui n’hébergent ces musiciens virtuoses. La végétation basse et dense au-dessus d’un sol couvert de feuilles mortes et autres débris végétaux a leur prédilection. Ils y trouvent insectes, larves, araignées et œufs de fourmis qui constituent la base de leur régime alimentaire. Ce menu s’enrichit à la fin de l’été des diverses baies leur procurant les réserves énergétiques pour la longue migration qui les conduit en Afrique tropicale pour y passer l’hiver. 

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Ils reviennent dans nos régions vers la mi-avril. Le mâle est le premier à retrouver le site familier où il s’était établi l’année précédente. Quelques jours plus tard, il se trouve généralement une femelle qui répond à ses parades et qui se charge de construire le nid. Pendant ce temps son compagnon défend, en chantant, le territoire du couple et chasse les intrus de son espèce cherchant à se cantonner à proximité. Il n’est pas rare d’entendre à 50 mètres de distance deux chanteurs qui s’installent. A l’éclosion des œufs après treize jours de couvaison, le mâle cesse de chanter et participe au nourrissage des oisillons. Ceux-ci émancipés, il reprend ses vocalises éperdues qu’il apprend aux jeunes dont cet art n’est pas inné. Vers la fin juin, les mâles ne chantent plus et ces oiseaux sont alors quasi-indécelables bien qu’ils ne quittent notre région que vers la mi-août après avoir effectué leur mue.

La période est donc relativement courte où ces virtuoses peuvent enchanter ceux qui, au pas de leur porte, veulent bien les écouter. C’est le regret de tous ceux qui se réjouissent tous les ans du concert printanier des oiseaux où le rossignol tient le premier violon depuis le fond des âges en inspirant les poètes et en régalant toutes les âmes sensibles à la nature.

                                                           le-rossignol-et-lempereur                                                                                                                                                             

 Le rossignol inspira Andersen qui l’immortalisa dans l’un de ces contes : Le Rossignol et l’Empereur de Chine.

Mais savez-vous pourquoi on appelle « un rossignol », un objet de peu de valeur, voire défectueux ? L’origine de ce qualificatif vient du fait que l’oiseau est haut perché dans les arbres et que ces objets invendables et bien sûr invendus sont généralement placés sur les étagères les plus hautes du magasin, hors de portée de la main, puisqu’il faut un escabeau pour les atteindre. Enfin, un « rossignol » est également une fausse clef.

Bibliographie : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/ Jupiter – Collection Bouquins

 

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LES ELEMENTS DANS LA SYMBOLIQUE ET L’ASTROLOGIE

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 20-09-2009

La théorie chinoise de cinq éléments dateraient du deuxième millénaire avant notre ère et serait apparue dans un petit traité, qui passe pour être le plus ancien de la philosophie chinoise : le Hong-Fan.

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Ces Cinq Eléments sont : l’eau, le feu, le bois, le métal et la terre, que les Chinois font correspondre aux cinq premiers nombres : 1, 2, 3, 4, 5.

Ces éléments ont des correspondances dans le temps et dans l’espace :

. L’eau avec le bas, l’hiver, le Nord (situé au bas de la carte) ;

. Le feu avec le haut, l’été, le Sud ;

. Le bois avec le printemps et l’Est ;

. Le métal avec l’automne et l’Ouest ;

. La terre est au centre, prêtant son assistance à tous les autres points et éléments.

A chaque élément, les Chinois ont fait correspondre également un animal, un viscère, une couleur, une saveur, une plante, un mode de l’échelle musicale pentatonique, une planète, ce qui les amenait à dire que tout ce qui se trouvait sur la Terre pouvait être sous la dépendance d’un élément.

Naturellement, il est impensable de vouloir faire agir les éléments, sans se reporter à l’action du Yin et du Yang.

Les Cinq éléments réagissent les uns sur les autres, tour à tour se produisant l’un de l’autre, ou se détruisant l’un par l’autre. Ce principe de classement et d’équivalence répond au besoin d’harmoniser la vie humaine et l’ordre cosmique, le Yin et Yang ayant eux pour fonction d’animer les aspects antithétiques de l’ordre cosmique, c’est-à-dire des éléments le composant ; il est clair que la théorie des Cinq Eléments ne peut se concevoir sans eux.

Pour les Grecs, comme pour la plupart des traditions, les éléments sont au nombre de quatre : le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau. Mais ils ne sont point irréductibles entre eux ; au contraire, ils se transforment les uns dans les autres (Platon, Timée). Ils procèdent même les uns des autres avec une rigueur qui atteint celle des raisonnements mathématiques. Aussi, leur théorie est-elle liée, dans le Timée, à celle des Idées et des Nombres, et à celle de la Participation qui est au cœur de la dialectique platonicienne. Chacun de ces éléments se subdivise en variétés, selon les mesures de la participation et des mélanges. Ainsi distingue-t-on trois sortes de feu, la flamme brûlante, la lumière, les résidus incandescents de la flamme. Un cinquième élément était rattaché tantôt à l’Air, tantôt au Feu, l’Ether.

Ces éléments ont leur correspondance dans la symbolique fondée sur l’analyse de l’imaginaire. Chacun d’eux est conducteur vers une autre réalité que lui-même. Les travaux de Gaston Bachelard sont à cet égard d’une extraordinaire richesse. Ils montrent comment l’image de l’Air est à la base de toute une psychologie ascensionnelle, qui a elle-même ses contraires dans l’envol et dans la chute, comme les quatre éléments correspondent aux quatre tempéraments :

. L’Eau au lymphatique,

. La Terre au bilieux,

. L’Air au sanguin,

. Le Feu au nerveux. 

Les quatre éléments sont à la base de ce que Bachelard a appelé « l’imagination matérielle » :

« Cet étonnant besoin de pénétration qui, par-delà les séductions de l’imagination des formes, va penser la matière, rêver la matière, vivre dans la matière ou bien – ce qui revient au même – matérialiser l’imaginaire… La physiologie, de l’imagination, plus encore que son anatomie, obéit à la loi des quatre éléments ».

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Il considère les quatre éléments : 

« Comme les hormones de l’imagination. Ils mettent en action des groupes d’images. Ils aident à l’assimilation intime du réel dispersé dans ses formes. Par eux s’effectuent les grandes synthèses qui donnent des caractères un peu réguliers à l’imaginaire. En particulier, l’air imaginaire est l’hormone qui nous fait grandir psychiquement ». 

L’analyse de Jung reprend la distinction traditionnelle entre les principes actifs et masculins, Air et Feu, et les principes passifs et féminins, Eau et Terre. Les diverses combinaisons de ces éléments et de leurs rapports symbolisent la complexité et la diversité infinie des êtres ou de la manifestation, ainsi que leur perpétuelle évolution d’une combinaison à une autre, suivant la prédominance de tel ou tel élément. Sur le plan intérieur et spirituel, c’est également l’évolution psychique qui se trouve évoquée par la valence de conducteur propre à chaque élément. Le Feu est souvent considéré comme l’élément moteur, qui anime, transforme, fait évoluer de l’un à l’autre les trois états de la matière, solide (Terre), liquide (Eau), gazeux (Air). L’être de Feu symbolise l’agent de toute évolution. 

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La prise en considération des éléments comme symboles relie l’astrologie à la doctrine antique des grands philosophes : Pythagore, Empédocle, Platon, Aristote… selon laquelle les divers phénomènes de la vie se ramènent aux manifestations des éléments qui déterminent l’essence des forces de la nature, celle-ci réalisant son œuvre de génération et de destruction au moyen des éléments : l’Eau, l’Air, le Feu et la Terre. Chacun d’eux est issu de la combinaison de deux principes primordiaux : 

. L’Eau procède du Froid et de l’Humide,

. L’Air de l’Humide et du Chaud,

. Le Feu du Chaud et du Sec,

. La Terre du Sec et du Froid.

Chacun d’eux est représentatif d’un état : liquide, gazeux, igné et solide. Et à chacun d’eux est assimilé un ensemble de conditions données de la vie, et cela dans une conception évolutive où le déroulement du cycle commence avec le premier élément (Eau) pour finir avec le dernier (Terre) en passant par les termes intermédiaires (Air et Feu). Nous avons ainsi un ordre quaternaire de la nature, des tempéraments et des étapes de la vie humaine :

. Hiver, printemps et automne ;

. Minuit au lever, lever au midi, midi au coucher, coucher au minuit ;

. Lymphatique, sanguin, bilieux, nerveux ;

. Enfance, jeunesse, maturité, vieillesse ;

. Formation, épanouissement, culmination, déclin…

C’est sur la base de ces valeurs universelles que reposent les opérations de l’alchimie, de l’astrologie et des disciplines ésotériques.  

La symbolique maçonnique a établi un tableau de correspondance entre les éléments et les principaux degrés de l’ascension initiatique. Dans cette initiation maçonnique, notes Jules Boucher, le Récipiendaire sort d’abord de la Terre. Il est ensuite, successivement, purifié par l’Air, par l’Eau et par le Feu. Il s’affranchit par paliers de la Vie matérielle, de la Philosophie et de la Religion et parvient enfin à l’Initiation pure.

 

              

ELEMENTS

 

 

FEU

EAU

AIR

TERRE

 

PARTIES DE L’ETRE HUMAIN

 

 

Esprit

Ame

Mental

Corps

              

DEGRES

 

 

Initiation

Religion

Philosophie

Vie matérielle

 

 

                      

Le même auteur rapproche ce tableau des données de l’astrologie traditionnelle :

. A l’élément Feu correspond l’ardeur et l’enthousiasme,

. A l’élément Eau, la sensibilité et l’émotivité,

. A l’élément Air, l’intellectualité,

. A l’élément Terre, la matérialité. 

Les correspondances zodiacales avec les éléments sont les suivantes :

                                . Feu : Bélier, Lion, Sagittaire,

. Eau : Cancer, Scorpion, Poissons,

. Air : Gémeaux, Balance, Verseau,

. Terre : Taureau, Vierge, Capricorne. 

Il est intéressant de remarquer ici que la tradition mystique musulmane, soufi, établit entre les quatre degrés d’évolution initiatique et les quatre éléments des rapports strictement contraires : Air, Feu, Eau, Terre, ce qui s’explique comme suit :

. La réalité apparente étant purement illusoire n’a aucune matérialité, c’est l’élément Air, 

. Celui qui s’engage sur un chemin de perfection (Tarik) commence donc par brûler en lui les images de cette réalité illusoire, c’est l’élément Feu, 

. Grâce à quoi il commence à appréhender la divine et unique réalité, d’abord en ce qu’elle a de plus fluide et imprécis, c’est l’élément Eau, 

. Et il parvient enfin à se fondre dans la totale et unique réalité, le Hak, la divinité, seul véritable solide, c’est l’élément Terre.   

Les figures traditionnelles des quatre éléments sont les lignes suivantes, avec des variations ornementales diverses autour du thème central :

                        . Eau : les vagues

                        . Air : les volutes

                        . Feu : les éclairs

                        . Terre : les carrés.

Les triangles et les carrés, associés aux éléments Feu et Terre, renvoient à la symbolique des nombres trois et quatre, et aident notamment à comprendre la valeur mâle liée au nombre trois et la valeur femelle, liée au nombre quatre.

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Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

 

 

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FEE… FATA… FATUM… FATALITE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-09-2009

De la Fée Bleue à la Fée Carabosse 

 

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Maîtresse de la magie, la fée symbolise les pouvoirs paranormaux de l’esprit ou les capacités prestigieuses de l’imagination. Elle opère les extraordinaires transformations et en un instant comble ou déçoit les désirs les plus ambitieux. Peut-être représente-t-elle les pouvoirs de l’homme de construire en imagination les projets qu’il n’a pas pu réaliser. 

La fée irlandaise est par essence la « banshee », dont les fées des autres pays celtiques ne sont que des équivalents plus ou moins altérés ou compris. Au départ, la fée, qui se confond avec la femme, est une messagère de l’Autre Monde. Elle voyage souvent sous la forme d’un oiseau, d’un cygne de préférence. Mais cette qualité n’a plus été comprise lors de la christianisation et les transcripteurs en ont fait une amoureuse venant chercher l’élu de son cœur. La « banshee » est par définition un être doué de magie. Elle n’est pas soumise aux contingences des trois dimensions et la pomme ou la branche qu’elle remet ont des qualités merveilleuses. Le plus puissant des druides ne peut retenir celui qu’elle appelle et, quand elle s’éloigne provisoirement, l’élu tombe en langueur.

la-bansheeLa Banshee 

Shakespeare a merveilleusement montré avec la Reine Mab, l’ambivalence de la fée, qui est capable de se transformer en sorcière : 

« Alors je vois que la Reine Mab vous a visité

C’est l’accoucheuse des fées et elle vient

Pas plus grosse qu’une pierre d’agate

A l’index d’un échevin

Traînée par un attelage de petits atomes…

… C’est toujours cette Mab

Qui tresse la crinière des chevaux la nuit

Et dans leurs poils gluants

Fabrique des nœuds magiques

Qui débrouillés font arriver de grands malheurs.

C’est la sorcière… »

 En effet, les palais que les fées évoquent et font scintiller dans la nuit s’évanouissent en un instant et ne laissent plus que le souvenir d’une illusion. Ils se situent dans l’évolution psychique parmi les processus de l’adaptation au réel et de l’acceptation de soi, avec ses limites personnelles. Ou on recourt aux fées et à leurs ambitions démesurées. Ou bien elles compensent les aspirations frustrées. Leur baguette et leur anneau sont les insignes de leur pouvoir. Elles resserrent ou défont les nœuds du psychisme. Que les fées de notre folklore ne soient autres, à l’origine, que les Parques romaines, elles-mêmes transposition latine des Moires grecques, ne paraît guère discutable. Leur nom même « Fata », les Destinées, le prouve. D’après P. Grimal :

 « Les trois Parques étaient représentées sur le forum par trois statues.  Que l’on appelait couramment les trois fées, les tria fata ».

Elles portent encore aujourd’hui ce nom dans la plupart des langues latines, et on en retrouve la racine dans leur postérité et les innombrables petits génies que l’imagination populaire a créés à leur suite : tels les fadas provençaux, les fades de Gascogne, les fadettes et fayettes, les fadets et farfadets.  

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Assemblées généralement par trois, les fées tirent du fuseau le fil de la destinée humaine, l’enroulent sur le rouet et le coupent, l’heure venue, de leurs ciseaux. Peut-être furent-elles, à l’origine, des déesses protectrices des champs. Le rythme ternaire, qui caractérise leurs activités, et celui de la vie même : jeunesse, maturité, vieillesse, ou bien naissance, vie et mort, dont l’astrologie fera : évolution, culmination, involution.

Selon de vieilles traditions bretonnes, à la naissance d’un enfant, on dresse trois couverts, sur une table bien garnie, mais dans une pièce écartée de la maison, afin que les fées soient rendues propices. Ce sont elles, aussi, qui conduisent au ciel les âmes des enfants mort-nés et qui aideront à rompre les maléfices de Satan.

Pour mieux comprendre le symbolisme des fées, il faut, au-delà des Parques et des Moires, remonter aux Kéres, divinités infernales de la mythologie grecque, sortes de Walkyries qui s’emparent des agonisants sur le champ de bataille, mais qui, selon l’Iliade, paraissent aussi déterminer le sort, le destin du héros, auquel elles apparaissent en lui offrant un choix, dont dépendra l’issue bénéfique ou maléfique de son voyage.

La filiation des fées telles que nous venons de l’indiquer montre qu’elles sont originellement des expressions de la Terre-Mère. Mais le courant de l’histoire, selon un mécanisme ascensionnel, les a fait peu à peu monter du fond de la terre à sa surface où, dans la clarté de la Lune, elles deviennent esprits des eaux et de la végétation. Les lieux de leurs épiphanies montrent cependant clairement leur origine ; elles apparaissent en effet le plus souvent sur des montagnes près des crevasses et des torrents, sur les innombrables tables de fées ou dans le plus profond des forêts, au bord d’une grotte, d’un abîme, d’une cheminée des fées, ou encore près d’un fleuve mugissant ou au bord d’une source ou d’une fontaine. Elles sont associées au rythme ternaire mais, en y regardant de plus près, elles relèvent aussi du quaternaire : en musique, on dirait que leur mesure est à trois-quatre : trois temps marqués et un temps de silence. Ce qui représente en effet et le rythme lunaire et celui des saisons. La lune est visible pendant trois phases sur quatre ; à sa quatrième phase, elle devient invisible, on dit qu’elle est morte. De même, la vie représentée par la végétation naît sur la terre au printemps, s’épanouit en été, décroît en automne, et disparaît pendant l’hiver, temps de silence, de mort.

 

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Si l’on examine de très près légendes et contes relatifs aux fées, il apparaît que ce quatrième temps des fées n’a pas été oublié par les auteurs anonymes de ces récits. C’est le temps de rupture, où l’épiphanie anthropomorphe de la fée se dissipe. La fée participe du surnaturel, parce que sa vie est continue, et non discontinue comme la nôtre, et comme celle de toute chose vivante en ce monde. Il est donc normal qu’en la saison de la mort on ne puisse la voir, donc qu’elle n’apparaisse pas. Pourtant elle existe toujours, mais sous une autre forme, relevant comme elle, en son essence, de la vie continue, de la vie éternelle. 

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Les Parques ou les Moires : C’étaient trois fileuses qui travaillaient jour et nuit. On les a représentées, parfois, comme d’affreuses vieilles, ailleurs elles sont belles et implacables. Leur nom venait du verbe latin « parcere », qui signifie « épargner ». Ce nom était ironique car elles n’épargnaient jamais personne ; ce qu’elles filaient ainsi sans trêve, c’était le fil de la vie humaine… Clotho tenait la quenouille, Lachésis le fuseau et la dernière, Atropos, donnait le coup de ciseau final… Par une extension facile à comprendre, la Parque signifie : la Destinée.

La symbolique du fuseau est d’ailleurs intéressante. Pour Platon, « le fuseau de la nécessité » représente la nécessité qui règne au cœur de l’univers. Le fuseau tourne d’un mouvement uniforme et entraîne la rotation de l’ensemble cosmique. Il indique une sorte d’automatisme dans le système planétaire : la loi de l’éternel retour. On peut à ce titre le rapprocher du symbolisme lunaire. Les filles de la Nécessité, les Moires, chantent avec les Sirènes, en faisant tourner les fuseaux : Lachésis pour le passé, Clotho est le présent, Atropos représente l’avenir. Elles règlent la vie de chaque être vivant à l’aide d’un fil que l’une file, que l’autre enroule, que la troisième coupe.

fuseau 

Ce symbolisme indique le caractère irréductible du destin : sans pitié, les Parques filent et défilent le temps de la vie. Le double aspect de la vie se manifeste : la nécessité du mouvement, de la naissance à la mort, révèle la contingence des êtres. La nécessité de la mort réside dans la non-nécessité de la vie. Le fuseau, instrument et attribut des Parques, symbolisera la mort.

melusina1La fée Mélusine est alternativement femme et serpent, de la même façon que le serpent change de peau pour se renouveler indéfiniment. C’est le moment qui, chez les humains, correspond au temps de silence, à la mort. Aussi les fées ne se montrent-elles jamais que de façon intermittente, comme par éclipses, bien qu’elles subsistent en elles-mêmes de façon permanente. On pourrait d’ailleurs en dire autant des manifestations de l’inconscient. 

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Mélusine est une fée bâtisseuse qui a laissé son empreinte dans maints et maints édifices religieux et civils du Poitou. Ayant infligé une punition à son père Mélusine est condamnée par sa mère à devenir serpent dès le nombril tous les samedis. Alors qu’elle erre dans la forêt non loin de Coulombiers, elle rencontre Raymondin. Elle consent à l’épouser, à la seule condition qu’il la laisse seule chaque samedi, sans chercher à connaître son occupation. Dix garçons, dont certains portent la marque de leur origine féérique, naissent de cette union. Mais, un samedi, rongé par la curiosité, Raymondin trahit son serment et découvre le secret de sa femme. C’est ainsi que Mélusine disparaît après avoir tournoyé dans le ciel de Lusignan. A l’image de leur mère légendaire, les seigneurs de Lusignan, rois de Jérusalem, de Chypre et d’Arménie, originaires du Poitou, se sont avérés être au Moyen Age des constructeurs notables de châteaux : une vingtaine de sites aurait été édifiée, fortifiée ou embellie par cette famille.

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Selon la légende, le château de Lusignan fut construit par Mélusine. La Fée bâtisseuse, transportant les pierres dans sa dorne et les assemblant de trois goulées d’air en trois nuits, aurait été aidée par des ouvriers tirés du néant pour la circonstance. Aujourd’hui, les vestiges de cette forteresse : la Tour de Mélusine et la Poterne, s’inscrivent au cœur d’un jardin à la française aménagé au XVIIIe siècle par l’Intendant du Poitou, Blossac. A l’intérieur d’une des anciennes parties du château, une exposition présente l’épopée tumultueuse du château et de ses seigneurs, au travers de leur mère légendaire.

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Les étranges métamorphoses de cette fée ne sont pas sans évoquer le Scorpion, alors que le secret qu’elle garde jalousement ainsi que cette vie double, comme son corps de sirène, font penser à la symbolique du signe des Poissons.

Avec Roussalka la sirène on reste dans l’univers aquatique. Dans le monde païen, la Roussalka avait le statut de déesse de la rivière, propriétaire de trésors et magicienne. Depuis la christianisation de la Russie, elle passe pour être plutôt mélancolique ainsi que  peu favorable aux humains. Suivant une croyance populaire, les Roussalki sont des nouveau-nés de sexe féminin, morts sans baptême ou encore des femmes noyées. Elles possèdent jeunesse et beauté éternelles. Le samedi précédant la Trinité, elles courent en tous sens dans les champs de seigle. A partir du jeudi suivant, la fête du Semik, elles résident dans les bois où leurs appels répétés égarent les voyageurs en chemin. Pendant la Roussalnaïa, huitième semaine après Pâques, et également la veille de la Saint-Jean, elles se montrent dangereuses et il est alors fort imprudent de se baigner.  

la-roussalkaDans une variante populaire du conte, la Roussalka est la nymphe des eaux, la fille favorite des esprits du lac. Toute sa vie, elle se désole de sa condition et, éprise d’un jeune prince, elle souhaite devenir femme pour pouvoir communiquer chaleur et amour humain. Elle confesse ce désir à son père qui se désespère, convaincu que cette métamorphose lui portera malheur. Mais, constatant son impuissance à la persuader de renoncer à ce désir, il lui conseille d’aller consulter la Jézi-Baba. Cette sorcière promet à la Roussalka de l’aider à prendre forme humaine, mais à deux conditions : ne jamais pouvoir parler à son prince, et, au cas où il la tromperait, être damnée. A son retour, son prince, qu’une mystérieuse force a fait venir à sa rencontre, la prend dans ses bras et la conduit au palais où sont réunis pour la noce un grand nombre d’invités. Bouleversé par la beauté silencieuse de la Roussalka, le jeune prince porte son regard sur une autre belle femme venue assister au mariage. Depuis, la Roussalka gémit sur son sort, et guette les hommes qui voyagent dans la forêt.

Cette belle légende fait penser à l’histoire de Lorelei ainsi qu’à celle de la petite sirène, mais ni l’une ni l’autre n’étaient des fées. La petite sirène a toutefois recourt à une sorcière car comme la Roussalka elle veut devenir une vraie femme pour conquérir le jeune prince qu’elle a sauvé de la noyade. Elle y perdra sa voix en perdant sa queue de sirène pour des jambes et une silhouette de rêve. La Roussalka inspira Antonin Dvorak qui l’immortalisa dans un opéra.

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La fée Viviane appartient à la célèbre légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, un ensemble de récits datant du Moyen Age. C’était la fille d’un seigneur de Bretagne, du château de Comper, au nord de la forêt de Brocéliande qui n’est autre que le nom mythique de l’actuelle forêt de Paimpont, au sud-ouest de Rennes, dans le Morbihan. C’est dans cette forêt que le roi Arthur somma aux chevaliers de trouver le Graal. Merlin l’Enchanteur, ami et conseiller du jeune roi, fût l’hôte privilégié de Brocéliande. Et c’est à la fontaine de Barenton qu’il rencontra Viviane pour la première fois… Qui de la fée ou du magicien enchanta l’autre ? A découvrir ou à redécouvrir… Mais avec Viviane apparaît là une autre fée des Eaux, on l’appelait d’ailleurs la Dame du Lac. Son histoire évoque assez le signe des Poissons.

La fée Morgane est une magicienne faisant elle aussi partie de la Légende du Roi Arthur. Elle est souvent représentée comme une adversaire du Roi, de sa femme Guenièvre, ainsi que des Chevaliers de la Table Ronde. C’est une disciple de la fée Viviane et Merlin est son maître.

la-fee-morgane1La fée Morgane peintre par John William Waterhouse

Elle est présentée comme une séductrice maléfique, mais aussi parfois comme un personnage positif incarnant un pouvoir féminin désapprouvé par la société médiévale. Le personnage de Morgane pourrait avoir une de ses sources dans la déesse Modron, inspirée de la Dea Matrona gauloise, telle qu’elle apparait dans la littérature galloise médiévale. Le nom de Morgane la lie peut-être aux morgan/morgen, fées des eaux, séductrices et dangereuses, du folklore britannique. La transcription de son nom en « morgue » la lie parfois à la Mort. Son histoire évoque le Scorpion et surtout Vénus en Scorpion, à moins que ce ne soit Lilith, la Lune Noire.

la-fee-clochette1La fée clochette est un personnage créé par J.M. Barrie dans son roman Peter Pan. Clochette est amoureuse de Peter Pan. Elle ne supporte pas que celui-ci porte son regard sur un sujet féminin, et encore moins qu’il s’y intéresse. Or Peter Pan, qui est un séducteur, passe son temps à essayer d’épater Wendy, ce qui énerve très profondément Clochette. James Barrie indique que comme toutes les fées, Clochette est parfois gentille, parfois méchante et elle est tellement petite qu’elle n’a de place que pour un seul sentiment à la fois. Cependant, Clochette est apte à jouer des tours. Elle est fragile et sensible, se déplace très rapidement et, grâce à sa poudre, elle permet à Peter, aux enfants Darling et aux Garçons Perdus de voler. Par son côté espiègle et sa manière de voler, elle n’est pas sans rappeler Mercure aux pieds ailés. C’est certainement une fée Gémeaux.

La fée bleue est un être magique. Ravissante jeune femme blonde capable d’apparaître par enchantement depuis une étoile, c’est elle qui donne vie au pantin de bois Pinocchio, après le souhait de Geppetto le menuisier qui a construit la marionnette d’avoir un vrai petit garçon. Elle confie au grillon Jiminy Cricket  le soin d’être la conscience de Pinocchio et de le guider vers le droit chemin. Pinocchio doit en échange prouver qu’il est toujours brave, loyal, franc et obéissant. Cette belle et bonne fée n’est pas sans évoquer la douce et belle Vénus. Alors que Jiminy Cricket s’apparenterait à Saturne.

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Toutefois, avant d’être le célèbre film de Disney, Pinocchio est un personnage de fiction, héros d’un conte de fées moderne, chef-d’œuvre universel de la littérature enfantine :  » Le aventure di Pinocchio ». Storia di un burattino » (Les aventures de Pinocchio, Histoire d’un pantin), d’un certain Carlo Collodi. En fait, Collodi est un village de Toscane, entre Pistoia et Lucca, qui servit de pseudonyme à un journaliste et écrivain italien qui s’appelait en fait Carlo Lorenzini. Ce bourg tout en longueur se termine par la grande villa Garzoni, reconstruite en 1600 sur les ruines d’un château médiéval. Dans le parc, tout en terrasse, on peut voir un monument représentant Pinocchio et la Fée Bleue. La villa Garzoni et son jardin dominent toute la vallée. La mère de Carlo Lorenzini travaillait là. C’était la fille du fermier de la villa et l’on dit que c’est dans la cuisine que Carlo Lorenzini, dit Collodi, commença le récit des aventures du fameux pantin. Carlo Collodi vécut entre 1826 et 1890.

villa-garzoniVilla Garzoni – Collodi – Italie

C’est le conte de fées par excellence, immortel et universel, duquel ont été tirées une multitude de versions : littéraires, théâtrales, chorégraphiques, télévisées, cinématographiques et bandes dessinées, sans compter les centaines de traductions, de versions illustrées ainsi que les mises en musique et en chanson. Il faut revoir le très vieux film en noir et blanc « Les aventures de Pinocchio » de Luigi Comencini, avec le génial Nino Manfredi dans le rôle de Geppetto et la belle Gina Lollobrigida dans celui de la Fée Bleue.

On reconnait aux « Aventures de Pinocchio » une prérogative qui n’appartient qu’aux grands chefs-d’œuvre, celle d’être hors du temps. Pour les 100 ans de Pinocchio, en 1981, Italo Calvino écrivait ainsi : « Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio ». Les « Aventures de Pinocchio » a été le deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle avec le tirage de 9 à 10 millions d’exemplaires, juste derrière la Divine Comédie de Dante Alighieri  (11 à 12 millions d’exemplaires).

cendrillon-et-sa-marraine La fée marraine de Cendrillon est un personnage récurrent des contes : il s’agit d’une fée qui met ses pouvoirs surnaturels au profit exclusif de son ou de sa filleule, auprès de qui elle joue un rôle protecteur ou de mentor, comme on peut l’attendre d’une marraine dans de nombreuses sociétés. Elle se penche sur le berceau du héros nouveau-né pour lui prodiguer des dons : de l’esprit pour Riquet à la houppe, on pense tout de suite à Mercure ; grâce et beauté pour la Belle au Bois dormant… voici Vénus ; ou encore elle assiste et protège à l’adolescence d’un père abusif dans Peau d’Ane, ou d’une marâtre tyrannique et de demi-sœurs cruelles dans Cendrillon, ou d’un sort lancé par une méchante fée dans la Belle au bois dormant. On songe alors à quelques fées jupitériennes, bienveillantes et protectrices à l’image de Jupiter, d’autant qu’elles ont déjà un certain âge et représentent la maturité et la sagesse.

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La Belle au Bois Dormant dans ce conte, elles sont sept fées à être conviées à un repas rituel, celui du baptême. Les six premières offrent un don à la princesse, la septième amoindrit la malédiction lancé par la vieille fée, fâchée de n’avoir pas été conviée : « On donna pour marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu’on pût trouver dans le Pays. Il s’en trouva sept. Ainsi chacune d’elle lui faisant un don, comme c’était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune lui donna pour don qu’elle serait la plus belle du monde, celle d’après qu’elle aurait de l’esprit comme un Ange, la troisième qu’elle aurait une grâce admirable à tout ce qu’elle ferait, la quatrième qu’elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu’elle chanterait comme un rossignol, et la sixième qu’elle jouerait de toutes sortes d’instruments à la perfection ».

Les Frères Grimm dans leur adaptation du conte porteront à treize le nombre de fées. Walt Disney, dans son adaptation, ramènera ce chiffre à trois. Dans chacun des cas, les auteurs ont pris soin de choisir un chiffre porteur d’une valeur symbolique forte dans les contes et la superstition populaire.

L’astrologue a tendance à penser que ces chiffres sont en rapport avec le zodiaque : les trois fées représentant les trois phases visibles de la Lune et les trois déesses lunaires : Artémis ou Diane, la jeune fille qui représente la Lune croissante, Séléné est la femme mûre ainsi que la Pleine Lune. Enfin, Hécate est la vieille femme, la Lune décroissante.

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Le chiffre 7 représente les sept astres visibles et que tout le monde connaissait jusqu’à au XVIIe siècle : le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Saturne et Jupiter. Seulement ensuite apparaîtront Uranus, Neptune et Pluton. 

Quant au nombre 13, plusieurs hypothèses se profilent :

. La phobie du 13 qui pourrait provenir de l’Antiquité. Au IVe siècle avant Jésus-Christ, Philippe II de Macédoine eût l’idée d’ajouter sa statue à celle des douze dieux. Malheureusement pour lui, il fut assassiné peu de temps après.

. Le 13 suit le nombre 12, nombre symbolisant accomplissement et cycle achevé et très symbolique dans la mythologie chrétienne où c’est un nombre « saint » et dans la tradition astrologique puisqu’il y a douze mois dans l’année, 12 heures le jour et 12 heures la nuit, douze signes du zodiaque, douze dieux dans l’Olympe, douze travaux d’Hercule, douze tribus d’Israël et douze apôtres accompagnant Jésus. Et puis, 12 ans c’est le cycle de Jupiter, le temps qu’il lui faut pour parcourir le zodiaque. Le nombre est divisible par 2, 3, 4 ou 6 alors que 13 n’est divisible que par 1 ou par lui-même seulement. Treize est plutôt source de déséquilibre et tombe dans une portion opposée du divin, et marque une évolution fatale vers la mort, vers l’achèvement d’une puissance et d’un accomplissement.

. L’origine de la superstition du Vendredi 13 aurait pour origine une légende nordique. Vendredi était le nom de Frigga, la déesse de l’amour et de la fertilité. Lorsque les tribus nordiques et germaniques se convertirent au Christianisme, Frigga fut bannie et envoyée au sommet d’une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable, ce qui fait 13 en la comptant, pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante. Reste que, dans l’Antiquité, le vendredi était un jour consacré à la déesse de l’amour, qu’elle s’appelle Aphrodite, Vénus ou Frigga. Ce  jour était donc considéré comme le plus gai de la semaine.

frigga-filant-les-nuagesFrigga filant les nuages

Aujourd’hui encore le vendredi semble être un jour de chance pour certains peuples ou communautés religieuses. Enfin, selon certains biblistes, ce serait aussi un vendredi qu’Eve et Adam auraient croqué dans la pomme interdite, célébrant ainsi Vénus.

la-fee-dragee2Tchaïkovski nous offre, avec Casse-noisette, une très belle et très gentille Fée Dragée, dans un merveilleux ballet « la danse de la Fée Dragée ». La petite Clara, son frère Fritz, la Fée Dragée, les petites souris et les soldats de plomb continuent de nous émerveiller de génération en génération, initiant petits et grands au monde de la danse, bercés par la musique de Tchaïkovski. Le conte nous le devons à l’écrivain et compositeur allemand Ernst Theodor Wilhelm Hoffman (1776-1822). A voir ou à revoir, ne serait-ce que pour retomber en enfance l’espace d’une soirée.

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La fée Carabosse est l’opposé des belles et bonnes fées, marraines des princesses de contes pour enfants sages. La fée Carabosse est très vieille, très laide et très méchante. Son nom vient du fait qu’elle est bossue. Si son apparition dans les contes est rare, elle n’en demeure pas moins célèbre pour être à l’origine de la malédiction qui frappe la princesse dans la Belle au Bois dormant.

La princesse Aurore naît sous de bons auspices. Ses parents sont roi et reine et ses marraines sont des fées. Elles sont au nombre de sept ou de douze, selon les versions, qui la comblent de dons. La fée Carabosse, fâchée de n’avoir pas été invitée, se présente à la surprise de tous et gâche la fête en lui lançant un mauvais sort. Celui-ci ne peut malheureusement être entièrement annulé par l’une des marraines mais il sera néanmoins atténué : la princesse se piquera bien le doigt à un fuseau à l’âge de 15 ans comme l’avait prédit Carabosse, mais la mort consécutive promise aussi par la méchante fée se commuera en un sommeil de 100 ans qui prendra fin le jour où le Prince arrivera jusqu’à elle et lui donnera un baiser. Malgré ses efforts, le roi reste impuissant à empêcher la réalisation de la malédiction. Il tente de faire interdire l’usage des fuseaux mais une vieille sourde, n’ayant pas entendu l’édit, garde le sien, responsable de l’accomplissement de la malédiction. Dans des versions plus anciennes, la vieille sourde est de bonne foi et agit par pure ignorance. Dans le ballet de Tchaïkovski, il s’agit de Carabosse elle-même, s’assurant ainsi que s’accompliront malédiction et vengeance.

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La Belle au Bois Dormant représentée par John William Waterhouse                                                                       

« On vit entrer une vieille Fée qu’on n’avait point priée parce qu’il y avait plus de cinquante ans qu’elle n’était sortie d’une tour et qu’on la croyait morte ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n’y eut pas moyen de lui donner un étui d’or massif, comme aux autres, parce que l’on n’en avait fait faire que sept pour les sept Fées. La vieille crut qu’on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents… Le rang de la vieille Fée étant venu, elle dit en branlant la tête, encore plus de dépit que de vieillesse, que la princesse se percerait la main d’un fuseau et qu’elle mourrait ». Charles Perrault

Toutefois, en faisant peser sa malédiction sur la petite fille au berceau, la Fée symbolisait par là la transmission continue et ancestrale des changements physiologiques qui interviennent à l’adolescence.

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 Quant au portrait de Carabosse, il évoque Saturne tant dans la description physique que de par le comportement. Toutefois, on peut aussi rapprocher Carabosse d’Eris qui, dans la mythologie grecque, est la déesse de la Discorde. Cette dernière non plus n’a pas été invitée aux noces de Thétis et Pélée. Pour s’en venger, elle jette une pomme d’or sur la table, au milieu des déesses, portant l’inscription « pour la plus belle ».

eris-deesse-de-la-discordeEris, déesse de la Discorde

Ce geste est à l’origine du déclenchement de la Guerre de Troie et de la mort d’Achille survenue malgré la précaution de sa mère, Thétis, pour le rendre invincible en le plongeant dans les eaux du Styx. Malheureusement, elle le tenait par le talon et cette partie du corps, restée vulnérable, fut touchée par une flèche de Pâris dont la main était guidée par Apollon.

Circé dans la mythologie grecque, c’est une magicienne très puissante, particulièrement versée dans les empoisonnements et les métamorphoses. Elle est la fille d’Hélios, le Soleil et de Perseis, une Océanide. Les grands poètes Homère, Hésiode et Cicéron la considèrent, de par sa naissance, comme une déesse à part entière.

                                                                                           circe-offrant-la-coupe-a-ulysse1 

John William Waterhouse – Circé offrant le cycéon à Ulysse

Elle apparaît dans l’Odyssée. Elle habite dans une île, dans un palais situé au milieu d’une clairière, entourée de loups et de lions qu’elle a apprivoisés. C’est là qu’elle a recueilli et purifié Jason et Médée après le meurtre du père de Médée. Quand Ulysse et ses compagnons abordent l’île, vingt-deux d’entre eux, conduit par Euryloque, se laissent attirer jusqu’au palais par une voix harmonieuse. La magicienne les accueille et leur offre un breuvage composé de gruau d’orge, de miel et de lait caillé. Dès qu’ils ont bu, elle les transforme d’un coup de baguette en pourceaux. Euryloque, resté dehors, court avertir Ulysse, qui part à la recherche de Circé. Hermès lui apparaît alors sous la forme d’un beau jeune homme tenant un roseau d’or. Le dieu Hermès à la baguette d’or lui remet l’herbe « moly » et lui donne des conseils pour triompher de Circé. Quand il arrive chez la magicienne, celle-ci lui offre le cycéon, ce breuvage qu’ont absorbé ses compagnons, mais elle échoue à le transformer d’un coup de baguette. Ulysse tire son épée ; apeurée, Circé lui offre de partager son lit. Là encore, Ulysse, suivant les recommandations d’Hermès, demande à la magicienne de jurer par « le grand serment des bienheureux » qu’elle ne cherchera plus à lui faire de mal. Ceci fait, Ulysse et Circé s’unissent, puis elle rend aux compagnons leur apparence humaine. Elle aide enfin le héros et son équipage à préparer leur départ.

Le poète romain Denys de Milet fait de Circé plutôt la fille d’Eétès et d’Hécate, la déesse lunaire de la sorcellerie. Toujours selon lui, elle épouse le roi des Sarmates qu’elle empoisonne. Chassée une première fois par ses sujets, elle fuit dans une île déserte, ou selon d’autres, vers l’Italie où elle fonde Circeii, dans le Latium, entre Rome et Naples, ou l’on peut voir encore la grotte qu’elle habitait sur une plage, au pied du Monte Circeo. Elle s’y est d’ailleurs distinguée par de nombreuses actions malfaisantes, transformant Scylla en monstre, par pure jalousie, ou encore le roi Picus en pivert parce qu’il l’avait repoussée. 

monte-circeoMonte Circeo

Au Moyen Age, on la retrouve dans les légendes populaires d’Italie, mêlée à la figure d’Hérodiade, sous le nom d’Aradia, fille de Diane (la Lune) et de Lucifer (le diable). Pour l’astrologue, cette femme fatale évoque le Scorpion.

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La Fée Electricité est une peinture de Raoul Dufy. Commencée en avril 1936 et terminée en 1937, cette peinture fut réalisée pour le Pavillon de l’Electricité de l’Exposition Internationale, la plus grande peinture existant au monde sur un support indépendant : la Fée Electricité est d’une superficie de 624 m². La peinture est formée de 250 panneaux de contreplaqué de 2 mètres de haut sur 1,20 de largeur sur lesquels il peint avec une peinture à l’huile très légère, conçue par le chimiste Jacques Maroger, donnant une illusion de gouache et séchant très rapidement. Les personnages dessinés à l’encre de chine puis les couleurs sont replacées par-dessus.  Ce tableau a été longtemps le plus grand tableau du monde mais il a été détrôné depuis.

 « Mettre en valeur le rôle de l’électricité dans la vie nationale et dégager notamment le rôle social de premier plan joué par la lumière électrique », tel était l’objectif de la commande passée à Dufy par la Compagnie parisienne de distribution d’électricité.

la-fee-electricite-raoul-dufy1La fée électricité – Raoul Dufy – Musée d’Art Moderne – Paris

En 1954, EDF en fait don à la ville de Paris. Cette peinture est aujourd’hui visible dans une salle du Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Soit dit en passant, l’électricité est vraiment une belle et bonne fée, l’interrupteur ayant remplacé la baguette. Pourtant, elle peut aussi passer pour une sorcière, trop présente la nuit dans le ciel des villes, elle nous empêche de voir les étoiles filantes… Quant à sa planète fétiche, c’est bien sûr du côté d’Uranus et du Verseau qu’il faut aller regarder.

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Bibliographie :

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

Trésors des expressions françaises – Sylvie Weil et Louise Rameau – Le Français retrouvé – Editions Belin

 Comité Régional du Tourisme Poitou-Charentes – Vienne – Guide du Pays des Six Vallées

 Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

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