SYMBOLISME DES COULEURS

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 17-09-2014

Jîlî, dans son traité de l’Homme Parfait déclare que les mystiques ont vu les sept cieux qui s’élèvent au-dessus des sphères de la Terre, de l’Eau, de l’Air et de Feu et qu’ils peuvent les interpréter pour les hommes sublunaires :

– Le Ciel de la Lune, invisible en raison de sa subtilité, créé de la nature de l’Esprit, demeure d’Adam ; sa couleur est plus blanche que l’argent.

 – Le Ciel de Mercure, demeure de certains anges, créé de la nature de la pensée ; sa couleur est grise.

 – Le Ciel de Vénus, créé de la nature de l’imagination, demeure du Monde des Similitudes ; sa couleur est jaune.

 – Le Ciel du Soleil, créé de la lumière du cœur, est jaune d’or brillant.

 – Le Ciel de Mars, gouverné par Azraël, ange de la mort ; ce ciel créé de la lumière du jugement est de couleur rouge sang ;

 – Le Ciel de Jupiter, créé de la lumière de la méditation, habité par les anges dont Michel est le chef, est la couleur bleu.

 – Le Ciel de Saturne, créé de la lumière de la Première Intelligence ; sa couleur est le noir.

CERCLE DES COULEURS EN ETOILE

 

Par ailleurs, un ensemble de couleurs ayant chacune une influence particulière correspondant aux signes du zodiaque :

. Pour le Bélier : préférer le rouge clair ou le bleu si le sujet est hypertendu ;

. Pour le Taureau : le vert foncé incline au matérialisme, alors que le vert tendre prédispose à la sensualité et le mauve qui favorise le travail intellectuel ;

. Pour les Gémeaux : le gris qui, toutefois, a la réputation de pousser à la mélancolie, mais pour les Gémeaux également, toutes les teintes composites, irisées ou chatoyantes ;

. Pour le Cancer : le blanc, symbole de pureté et le bleu clair qui rend optimiste ;

. Pour le Lion : le jaune, l’orangé et l’or, couleurs solaires, qui exaltent l’esprit et rendent audacieux ;

. Pour la Vierge : le gris, couleur mercurienne, et le violet qui calme les nerfs fragiles du signe ;

. Pour la Balance : toutes les teintes claires et en particulier le bleu clair, le jaune clair et le vert clair qui ont un effet apaisant ;

. Pour le Scorpion : le rouge foncé qui, pourtant, a la réputation de rendre coléreux, et la gamme des bruns, qui passent pour conserver la santé ;

. Pour le Sagittaire : le violet, teinte jupitérienne par excellence, l’indigo qui affermit le psychisme ;

. Pour le Capricorne : le noir, qui accroît la volupté, et le marron, qui rend réceptif aux phénomènes occultes ;

. Pour le Verseau : le bleu de nuit et le bleu acier, apportant tous deux la détente nerveuse ;

. Pour les Poissons, le violet, engendrant le rêve, et l’indigo qui chasse la mélancolie.

COULEURS

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

Dictionnaire de l’Astrologie – Jean-Louis Brau – Librairie Larousse

 

 

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LES PHOBIES DE PHOEBE

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 13-08-2014

Avec cette super Lune qui nous éblouit, comme ne pas évoquer Phoebé ou Phébé, la brillante.

En astronomie, une super Lune c’est la Pleine Lune qui coïncide avec l’approche maximale du satellite de la Terre.

Dans la mythologie grecque, Phoébé est traditionnellement associée à la Lune et Artémis, avec laquelle on la confond. C’était une Titanide, fille d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. Elle épousera son frère, le Titan Coéos, et plus tard sera la mère de Léto et d’Astéria dont on parle peu, peut-être parce qu’elle se changea en caille afin d’échapper aux assiduités de Zeus. Astéria finira même par se jeter à la mer devenant l’île Ortygie, et c’est d’ailleurs là que se réfugiera sa sœur, Léto, victime elle aussi des assiduités de Zeus et de la vengeance d’Héra, pour y mettre ses enfants au monde, Apollon et Artémis, la Lune, les fruits de ses amours avec Jupiter… La boucle est bouclée. Quant à l’île d’Ortygie, elle devint plus tard l’île de Délos.

PLEINE LUNE SUR LE DOME DE FLORENCE

Phoebé la brillante dans le ciel de Florence

Dans sa Théogonie, Hésiode parle de « Phoebé à la couronne d’or ». On la retrouve dans l’introduction des Euménides d’Eschyle où elle reçoit le contrôle de l’oracle de Delphes après sa sœur Thémis, la Loi. Elle le transmettra à Apollon, comme cadeau d’anniversaire, ce qui expliquerait l’épithète « phoibos » ou « phébus » dont on qualifie le dieu et qui se traduit par « le brillant ».

Par contre, le mythe ne dit pas de quelle phobie souffrait Phoebé ou Phébé. Etait-ce la peur du noir ou la phobie des araignées ? Cependant, tous les synonymes de la phobie suggèrent bien les états dans lesquels nous plongeraient les effets d’une Lune mal configurée dans le thème : cela va de l’appréhension à l’inquiétude, en passant par l’anxiété, la peur, l’effroi, la frayeur, l’alarme ou l’épouvante. On pense encore à l’émoi, le trouble, le déséquilibre, la manie, la transe, la folie, l’aliénation, le délire, la démence, la névrose, voire même la psychose…

PHOBIE DES ARAIGNEES -

L’aracnophobie ou la phobie des araignées

Quant au dictionnaire de la psychologie, il parle de peur irraisonnée et obsédante relative à certains objets ou à certaines situations. Parmi les thèmes phobiques que l’on peut rencontrer, les plus fréquents se rapportent aux espaces libres comme l’agoraphobie, ou clos qu’on appelle claustrophobie, ou encore aux animaux, la zoophobie. Tout le comportement du malade consiste à conjurer l’angoisse en évitant l’objet phobique ou à se tourner vers un objet rassurant.

Pour les « comportementalistes », les phobies seraient des conduites acquises à la suite d’expériences malheureuses et amplifiées par les réactions excessives de l’entourage ou par l’insécurité due à l’absence de la mère. Avec celle-ci on est de plein pied avec le monde de la Lune.

Les phobies relèveraient de la thérapie comportementale. Pour les psychanalystes, le mécanisme causal de la névrose phobique est un conflit intrapsychique inconscient. Le sujet a peur de ses pulsions, auxquelles il substitue un objet. C’est parce qu’il ne peut pas les assumer et pour nier leur réalité qu’il déplace son angoisse sur un objet symbolique.

LA LUNE AU BOUT DE LA ROUTE

Bibliographie

Dictionnaire de la Psychologie – Norbert Sillamy – Larousse

 

 

 

 

 

 

 

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DANS L’HERBIER DU LION… LA CAPUCINE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 07-08-2014

On l’appelle Cresson du Pérou, Cresson d’Inde et même Cresson du Mexique. Son nom latin est Tropaeolum majus ou Grande Capucine. C’est une plante herbacée annuelle ou vivace de la famille des Tropaéolacées et du genre Tropaeolum. Son nom savant lui vient du grec « tropaion » qui signifie « trophée » parce que la fleur et la feuille évoquent le casque et le bouclier composant les trophées dont on décorait les monuments. Le trophée était autrefois un tronc d’arbre auquel on suspendait boucliers et armes appartenant au vaincu, en signe de victoire.

CAPUCINES 3

Capucines

Elle est originaire de la Cordillère des Andes d’où les conquistadores de Pizarre la rapportèrent en même temps que l’or des Incas, en 1680. En Europe, elle fait alors son apparition dans les jardins des monastères où elle était tenue en haute estime en tant que plante aromatique et médicinale. C’est aussi bien une plante ornementale que comestible. Son nom commun découle simplement de ce que l’éperon de sa fleur est en forme de capuce ou capuchon qui rappelle celui de l’habit de moine, ce qui peut donner à penser que son nom serait dérivé de celui des moines capucins.

 Dans son pays d’origine, la capucine était polonisée par les oiseaux-mouches. En Europe, les bourdons s’acquittent de cette tâche. Mais la fleur secrète son nectar tout au bout d’un interminable éperon. Certains bourdons, dont la langue est trop courte, n’hésitent pas à percer un trou sur le côté pour accéder au nectar. C’est le vol de nectar.

SALADE AVEC CAPUCINES

 

Salade de pourpier avec capucines

« Elle est d’un usage plus familier dans les aliments que dans les remèdes » note un traité du XVIIIe siècle à propos de la capucine. Effectivement, si à l’époque on la substitue parfois au cresson comme antiscorbutique, on accommode surtout ses jeunes feuilles et ses fleurs en salade pour donner du piquant à la laitue ou la romaine et on confit dans le vinaigre ses boutons floraux et ses graines encore vertes pour être mangés comme les câpres, recettes qui sont toujours en vigueur dans certaines régions.

En gastronomie, les feuilles et les fleurs de la grande capucine sont ajoutées crues aux salades, sauces et mayonnaise. Elles ont une saveur piquante et aromatique qui n’est pas sans rappeler celle du cresson alénois. Les boutons floraux et les jeunes fruits sont parfois conservés dans du vinaigre et ont eux aussi un goût piquant.

Par ailleurs, depuis qu’Elisabeth-Christine, la fille du célèbre botaniste suédois Linné, fut la première à signaler qu’au crépuscule des chaudes journées d’été des éclairs s’échappaient du cœur de la fleur, à partir des étamines et des styles, les savants se sont intéressés à la composition chimique de la plante. Selon eux, cet étrange phénomène est lié à sa richesse en acide phosphorique. On en a donc tiré des conclusions thérapeutiques. Maintenant, on sait, par exemple, que c’est un puissant antibiotique naturel qui a le mérite de ne pas détruire la flore intestinale, d’où sa commercialisation comme tel par un laboratoire allemand, et elle possède également des vertus rajeunissantes et aphrodisiaques, signalées par le Professeur Binet qui l’appelait « une fleur d’amour ».

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Capucines au potager

La capucine est la fleur des jardins et des potagers par excellence. Afin de limiter les dégâts commis par les pucerons, on pratique le jardinage biologique en plantant des capucines, notamment au pied des arbres fruitiers. Les capucines ont effectivement pour particularité d’attirer les pucerons. Rapidement les capucines se couvrent de ces insectes piqueurs et suceurs, tandis que les plantes avoisinantes restent intactes. Il suffit alors de sacrifier les capucines en les brûlant. Alternativement, il est possible de laisser les pucerons sur les capucines, si celles-ci sont assez nombreuses, afin de laisser un garde-manger aux auxiliaires, comme par exemple les coccinelles, et tendre à l’équilibre biologique naturel. Les capucines sont également souvent plantées à proximité d’autres plantes pour les protéger contre le moucheron blanc.

La capucine est riche en vitamine C. Elle a aussi des propriétés antiseptiques, stimulantes, expectorantes et diurétiques. Elle est conseillée aux sujets atteints de bronchite chronique, de catarrhe pulmonaire, d’emphysème : infusion de feuilles fraîches, 2 à 3 grammes d’eau bouillante, laissez infuser cinq minutes. A prendre deux ou trois fois par jour.

FRUIT DE LA GRANDE CAPUCINE

FRUIT SECHE DE LA GRANDE CAPUCINE

Fruit naissant et fruit séché de la Grande Capucine

Ses fruits, mûrs et desséchés, à dose de 0,60 gr, écrasés et pris dans une cuillerée de miel ou dans un demi-verre d’eau sucrée, sont purgatifs et ont l’avantage de ne donner aucune colique.

Elle est surtout « la plante pour les cheveux », sans doute en raison de sa forte teneur en soufre : 100 gr de feuilles en contiennent jusqu’à 0,17 g, car elle arrête leur chute et favorise leur croissance en tonifiant le cuir chevelu.

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Voici la recette d’une lotion capillaire que vous pouvez préparer vous-même : feuilles, fleurs et semences fraîches de capucine : 100 gr ; feuilles fraîches d’ortie : 100 gr ; feuilles fraîches de buis : 100 gr : alcool à 90° : 500 gr. Hacher les plantes. Les faire macérer quinze jours dans l’alcool. Passer en exprimant. Parfumer avec quelques gouttes d’essence de lavande ou de romarin. A utiliser en massage fréquents et énergiques du cuir chevelu ou encore en frictions avec une brosse un peu dure.

A noter que la chevelure est en rapport avec le signe du Lion, celui-ci ne porte-t-il pas une crinière. Et puis, la couleur des capucines n’évoque-t-elle pas un soleil couchant rougeoyant ?   

CAPUCINES

                                                                             

Bibliographie

Nos grand-mères savaient – La vérité sur les plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

 

 

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LA LUNE ET LE CORPS HUMAIN

(5.3.2 - LUNE) par sylvietribut le 19-07-2014

La Lune est symbole de l’instinct, de la vie végétative, de tout ce qu’il y a en nous de plus végétal et animal. La Lune c’est notre corps physique.

C’est dans la petite enfance que l’influence de la Lune est la plus marquante : visage lunaire des enfants, grands yeux et joues rondes, peu de traits anguleux et un aspect humide.

Dans le corps, la Lune régit d’abord l’estomac, l’appareil digestif en général, et ce n’est pas sans relation avec le stade oral des psychanalystes, l’enfant étant sous une bien plus grande dépendance à la nourriture que l’adulte.

La Lune gouverne aussi la lymphe, le grand sympathique, la vision et plus particulièrement l’œil gauche. Aussi les troubles de la vue relèvent d’une Lune mal configurée dans le thème.

HOMME ZODIAQUE - MEDECINE CELESTE

Homme-zodiaque et Médecine céleste

Bien sûr, la Lune préside au fonctionnement de l’appareil génital féminin, à la grossesse, à la naissance. Le cervelet, la vessie, les tissus adipeux et séreux paraissent dépendre de cet astre, ainsi que pour certains astrologues, les voies respiratoires.

Si dans un thème la Lune est difficilement aspectée, il existera une certaine vulnérabilité aux maladies de l’appareil digestif. On sait d’ailleurs que pour un bébé une diarrhée peut être mortelle, alors que chez un adulte, cela n’entraîne pas la mort. Indigestion, gastralgie, dyspepsie, aérophagie, empoisonnement ou infection d’origine alimentaire proviennent de la Lune, affectant plus particulièrement la zone du corps désignée par le signe dans lequel habite la Lune. Ainsi, la Lune en Vierge affectera l’appareil digestif au niveau des intestins.

L’influence lunaire se conjugue avec celle de Jupiter pour provoquer l’obésité, la cellulite, les maladies d’engorgement et de pléthore.

 

 

 

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DANS LE BESTIAIRE LUNAIRE… LA GRENOUILLE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 18-07-2014

La grenouille est en rapport avec son élément naturel : l’Eau. Dans la Chine ancienne les grenouilles étaient utilisées, ou imitées, pour obtenir la pluie. Des grenouilles étaient représentées sur les tambours de bronze, parce qu’ils rappelaient le tonnerre et appelaient à pluie.

La grenouille, qui se distingue assez mal du crapaud, est un animal lunaire, qui correspond à l’eau et à l’élément yin. Aux équinoxes, la caille, oiseau de feu, yang, est censée se transformer en grenouille, animal aquatique, yin, pour redevenir caille, selon le rythme fondamental de la nature. Cependant, et les différents points de vue ne sont pas sans rapport, la Grande Grenouille est aussi en Inde le support de l’Univers et le symbole de la matière obscure, indifférenciée.

GRENOUILLE... SON ELEMENT... L'EAU

La grenouille… Animal lunaire… Son élément… l’Eau

En Occident, la grenouille a été considérée comme un symbole de résurrection, en raison de ses métamorphoses. Pour les montagnards du Sud-Vietnam, elle est, au même titre que l’araignée, une forme de l’âme en voyage, tandis que dort le corps : la maltraiter, c’est risquer d’attenter à la vie du sujet.

Eli l’Ecdicos fait des grenouilles les symboles des pensées fragmentaires et dispersées qui tiraillent les méditants encore attachés aux soucis matériels du monde. Ce point de vue trouve un écho dans celui des Vietnamiens qui retiennent surtout l’inlassable et stupide coassement de l’animal : ils en ont fait, en de multiples images, le symbole de l’enseignement ânonnant et routinier.

Dans la poésie védique, les grenouilles sont présentées comme l’incarnation de la terre fécondée par les premières pluies de printemps ; leur chœur s’élève alors pour remercier le ciel des promesses de fruits et de richesses qu’il a faites de la terre. On parle de leur ivresse, on les qualifie de « brahmanes du soma, d’officiantes qui suent à chauffer la cuve. Elles sont les chantres, les prêtres de la terre-mère, et l’hymne aux grenouilles du Rig-Veda se termine ainsi :

            « Plaise aux grenouilles, lors du multiple pressurage nous gratifiant de vaches par centaines, de prolonger le temps de notre vie ».

La terre est muette et aride pendant les mois d’hiver et de sécheresse ; le chant soudain des grenouilles, c’est la manifestation du renouveau accompli, le signal du réveil annuel de la nature.

la grenouille baromètre

La grenouille-baromètre

Comme les grenouilles sortent en temps de pluie et que la pluie permet les récoltes, les grenouilles ont toujours symbolisé la fertilité et donc de la prospérité du peuple.

La grenouille a l’habitude d’aspirer. Au Japon, l’on croit ainsi que la grenouille attire le bonheur. On dit aussi que la grenouille retourne toujours à son point de départ, même si on l’éloigne. Le mot japonais « kaeru » signifie aussi « retourner ». Elle est devenue une sorte de protecteur des voyageurs. Certaines personnes portent en guise d’amulette l’image d’une grenouille appelée « la grenouille remplaçante », c’est-à-dire que cette grenouille se substitue à l’homme qui est son propriétaire, s’il survient un sinistre quelconque. La poésie suivante, la plus connue peut-être au Japon, résume le symbolisme :

            « Un vieil étang ! Une grenouille y plonge : Ah ! Quel clapotis ! ».

Dans l’ogdoade, le groupe égyptien des huit, qui comprend les quatre couples de forces élémentaires précédant la création organisée du monde, figurent des grenouilles avec des serpents :

« Forces obscures d’un monde encore inorganique… créatures spontanées des eaux primordiales ».

Le terme « grenouille » est un nom vernaculaire attribué  à certains amphibiens, principalement dans le genre « Rana ». A un de ses stades de développement, la larve de la grenouille est appelée « têtard ». Les grenouilles sont des quadrupèdes de l’ordre des Anoures, tout comme les rainettes, qui sont en général plus vertes et arboricoles, les crapauds dont la peau est plus granuleuse et les Xénopes strictement aquatiques. Tous ces termes usuels correspondent à des apparences extérieures plus qu’à des classements strictement taxinomiques.

En Europe, parmi les espèces de grenouilles les plus connues figurent la Grenouille verte et la Petite grenouille verte, la Grenouille des champs, la Grenouille rousse et, en élevage, la Grenouille rieuse. Certaines espèces comme la Grenouille-Taureau d’Amérique du Nord, la Grenouille Goliath d’Afrique ou Litoria infrafrenata ou grenouille géante sont remarquables pour leur très grande taille.

LES CUISSES DE GRENOUILLES AU CITRON

Fricassée de cuisses de grenouilles au citron

La grenouille est utilisée par l’homme depuis l’aube des temps. Des grenouilles sont élevées pour consommer la chair de leur cuisses, d’autres servent à l’expérimentation et certaines sont adoptées pour l’agrément. Les grenouilles sont souvent évoquées dans les textes anciens et sont présentes dans les représentations artistiques.

La grenouille est également un personnage important du folklore populaire ou enfantin sous forme d’animal plutôt répugnant et maléfique, ou au contraire, magique et bénéfique, en particulier à travers le mythe du prince ou de la princesse transformés en grenouille ou, le plus souvent, en crapaud.

Les grenouilles sont parfois présentes dans d’étranges phénomènes, comme les pluies d’animaux. Dans la Bible, la seconde des dix plaies d’Egypte est l’invasion des terres par des milliers de ces batraciens. D’après les scientifiques qui se sont penchés sur cet événement, le phénomène pourrait s’expliquer par une sécheresse ou par l’empoisonnement des eaux du Nil. En effet, dans des situations de stress, ces animaux sont capables d’accélérer leur développement pour fuir plus vite leur milieu, d’où une explosion de leur nombre. De fait, on peut lire dans la bible de nombreuses références négatives sur les grenouilles.

VERSAILLES - LE BASSIN DE LATONE ENTOUREE DE GRENOUILLES

Parc du château de Versailles – Bassin de Latone et ses enfants entourés des grenouilles

Dans les Métamorphoses d’Ovide, on trouve une référence négative aux grenouilles : Latone ou Leto, mère d’Apollon et de Diane, est poursuivie par la colère de Junon en raison des relations adultères que son mari, Jupiter, entretient avec elle. Latone se retrouve un jour assoiffée sur les berges d’un fleuve de Lycie. Les paysans de ce pays veulent l’empêcher de s’abreuver. Alors, Latone les transforme en grenouilles.

GRENOUILLE ACROBATE

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins  

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DANS L’UNIVERS DU TAUREAU… LA BOURSE DE COMMERCE DE PARIS ET LA HALLE AUX BLES

(6.2 - Paris Insolite - Paris Mystérieux - Paris Esotérique) par sylvietribut le 16-05-2014

A l’emplacement approximatif où se trouve aujourd’hui la Bourse de commerce de Paris se trouvait l’hôtel de Soissons. Catherine de Médicis, qui était d’ailleurs Taureau Ascendant Bélier, habita ici pendant 14 ans, mais c’est à Blois qu’elle mourut, en 1589. Malade, elle avait reçu d’un prêtre les derniers sacrements ; elle lui demanda son nom : « Madame, je m’appelle Julien de Saint-Germain ». Catherine de Médicis comprit que son Astrologue avait vu juste et qu’elle n’avait plus qu’à mourir, ce qui se produisit peu après. En effet, il faut se souvenir qu’en 1572, par son fameux horoscope, le Florentin Cosimo Ruggieri avait prédit à la Reine « qu’elle mourrait près de Saint-Germain ». C’est pourquoi Catherine de Médicis renonça à habiter le château des Tuileries situé dans la paroisse de Saint-Germain-l’Auxerrois et délogea les Filles-Pénitentes qu’elle transféra dans le monastère de Saint-Magloire, rue Saint-Denis. En place du couvent, la Reine fit construire un hôtel superbe, le plus beau de Paris avec le Palais du Louvre et le château des Tuileries. Ce fut l’Hôtel de la Reine, œuvre de Brullant.

LA BOURSE DU COMMERCE

La Bourse du Commerce et la Tour Astrologique – Paris

Il comprenait deux parties : l’hôtel et son jardin. La colonne que l’on voit actuellement était édifiée à l’intérieur même de l’hôtel, dans l’encoignure d’une courette ; son premier étage faisait face à l’une des deux pièces formant le logis particulier de la reine. La colonne servait d’observatoire à son astrologue Cosimo Ruggieri.

En 1606, l’Hôtel de la Reine fut acheté par le fils du Prince de Condé, Charles de Bourbon-Condé, comte de Soissons. Il le fit réparer et agrandir ; d’où un nouvel hôtel magnifique appelé dès lors l’Hôtel de Soissons. Malheureusement, le dernier propriétaire, Victor-Amédée de Savoie, criblé de dettes, transforma l’hôtel en un somptueux tripot. Puis en 1718, il fit construire dans les jardins quantité d’échoppes qu’il loua très cher aux agioteurs de la Banque générale de Law avant que ceux-ci ne s’installent, un an après, dans la rue Quincampoix.

L’hôtel fut démoli en 1748 et ses matériaux vendus pour payer les créanciers de Victor-Amédée de Savoie. La colonne fut rachetée par la Ville et son premier acquéreur, Laurent Destouches, qui l’avait acquise pour la  sauver de la démolition.

Entre 1763 et 1767, la Ville de Paris fit construire sur l’emplacement de l’Hôtel de Soissons un édifice, de forme circulaire, destiné à la vente et à l’entrepôt des blés et farines. Ce fut la Halle aux Blés. On avait envisagé d’abord de transporter la colonne en son centre, mais le projet fut abandonné et la colonne resta à sa place primitive, adossée au mur extérieur de la Halle avec laquelle elle n’eut aucune communication. En 1887, la Bourse du Commerce remplaça la Halle aux Blés.

LA TOUR ASTROLOGIQUE - PARIS

La Colonne Astrologique – Paris

Quant à la Colonne Astrologique, construite également par Bullant, elle appartient est à l’ordre toscan par son chapiteau et à l’ordre dorique par son fût. Sa hauteur est d’environ 31 mètres, son diamètre, de 3,15 mètres à la base et de 2,65 mètres au sommet ; sa surface présente 18 cannelures, séparées entre elles par des arêtes dentelées. On y voit encore des monogrammes faits de C et de H entrelacés. Elle contient un escalier à vis de 147 marches, éclairé par quelques étroites barbacanes.

On ignore encore le but de cette colonne. Pour certains, ce pouvait être une tour de guet, pour d’autres, un monument élevé par la reine à la mémoire de feu son époux, le roi Henri II. Reste la solution d’un observatoire dominant le palais et ses alentours où, à défaut de la superstitieuse reine qui, déjà âgée et corpulente, ne pouvait gravir ces 147 marches, montèrent souvent ses astrologues et cabalistes pour observer le firmament.

Cette mystérieuse colonne, qui est classée, constitue un précieux souvenir d’un lieu où deux reines de France ont vécu, où fût un couvent de jolies pécheresses du XVIe siècle, où naquirent deux illustres généraux et qui fut, à deux reprises, un temple de l’agiotage.

LA BOURSE DU COMMERCE DE PARIS VUE DU CIEL

La Bourse du Commerce de Paris vue du ciel

C’est l’architecte et théoricien Nicolas Le Camus de Mézières qui fut chargé de la construction de la halle et du quartier avoisinant. Le terrain dessinait un pentagone irrégulier. Les marchands étaient partagés sur la forme à donner à l’édifice : certains préféraient un « carreau » où la lumière du jour permettait de juger de la qualité des marchandises, tandis que d’autres soulignaient les avantages d’un édifice couvert pour les protéger des intempéries. Le Camus opta pour un bâtiment de plan annulaire, de 122 mètres de circonférence, percé de 25 arcades : la partie centrale restait ainsi à ciel ouvert, mais deux galeries concentriques, ouvertes sur l’extérieur par 24 arcades et couvertes de voûtes supportées par des colonnes d’ordre toscan, comme la colonne astrologique, formaient un abri commode.

Ces galeries renfermaient les locaux de la police, du contrôle des poids et mesures, des statistiques. Au premier étage, se trouvaient de vastes greniers couverts de voûtes ogivales en briques et accessibles par deux beaux escaliers tournants dont l’un était à double révolution, comme à Chambord, afin que le personnel administratif et les négociants n’aient pas à croiser les portefaix.

PLAN DE LA HALLE AU BLE - BOURSE DE COMMERCE DE PARIS

Plan de la Halle aux Blés par l’Architecte Le Camus de Mézières

Le nouvel édifice fut très admiré. Il illustrait les conceptions qui commençaient à se dégager alors : la notion de monument public, isolé et dégagé par rapport au tissu urbain, ce qui présentait en outre l’avantage supplémentaire de réduire les risques d’incendie. La sobriété, la transparence, le jeu des volumes rappelaient l’architecture gothique qui recommençait à être admirée. Ce monument rationnel et élégant « fut accueilli comme le symbole d’un gouvernement paternel et d’une administration prévoyante, comme un témoignage du zèle municipal pour le bien public. L’activité dont elle était le théâtre enseignait au peuple que l’abondance est la récompense du travail ».

Par ailleurs, comme on avait renoncé à déplacer la colonne astronomique de Ruggieri, on se borna à réparer le monument, tout en y ajoutant une fontaine et un cadran solaire dessiné par l’astronome Alexandre Guy Pingré.

Autour de la Halle aux Blés, on traça une rue circulaire, l’actuelle rue de Viarmes, d’où rayonnaient cinq autres voies qui reçurent les noms d’échevins. Au nord, une petite place circulaire devait assurer l’articulation avec le vaste parvis projeté devant l’église Saint-Eustache. 

VOUTE DE LA HALLE AU BLE

Voûte de la Halle aux Blés – Bourse du Commerce de Paris

Entre septembre 1782 et janvier 1783, comme la cour intérieure avait été laissée ouverte et que cela nuisait à la conservation des grains, on la fit couvrir d’une coupole en charpente, exécutée par le menuisier André-Jacob Roubo, qui démontrait les qualités de la charpente à petits bois conçue par Philibert Delorme au XVIe siècle. Cette charpente était constituée d’arêtes de planches de sapin, séparées par des châssis vitrés, couvertes de cuivre étamé et de lames de plomb. Elle culminait à 38 mètres au-dessus du sol et était surmontée d’une lanterne en fer, mentionnée dans les Mémoires secrets de Bachaumont comme « un des plus grands ouvrages de serrurerie en ce genre » et sommée d’une girouette et d’un paratonnerre.

Cette réalisation fut très admirée, notamment par Thomas Jefferson, alors ambassadeur des Etats-Unis à Paris. On n’hésitait pas à la comparer au dôme de la basilique Saint-Pierre de Rome. Dans « Voyages en France », Arthur Young évoque « la plus belle chose que j’ai vue dans Paris c’est la halle aux blés. La coupole est aussi légère que si elle avait été suspendue par la main des fées. Dans l’arène, que de pois, de fèves, de lentilles, on y vend. Dans les divisions d’alentour il y a de la farine sur les bancs. On passe par des escaliers doubles tournant l’un sur l’autre dans des appartements spacieux pour mettre du seigle, de l’orge, de l’avoine, le tout si bien projeté et si bien exécuté que je connais aucun bâtiment public en France ou en Angleterre qui le surpasse… » .

Malheureusement, en 1802, la coupole fut détruite par un incendie. Elle était en fer et primitivement couverte de feuilles de cuivre, elles furent remplacées par des vitres en 1838. L’usage du fer et du cuivre en faisait un ouvrage d’avant-garde que Victor Hugo, qui la comparait à une casquette de jockey, n’appréciait guère.

 LA HALLE AU BLE EN 1838

La Halle aux Blés en 1838

Nouvel incendie en 1854 et la Halle aux blés dont l’activité n’avait cessé de diminuer fut fermée en 1873. Le bâtiment fut attribué en 1885 à la Chambre de Commerce qui le fit transformer en Bourse de commerce. On modifia la coupole en fer et verre, on ferma la partie inférieure d’une maçonnerie en brique et on rhabilla l’ensemble du bâtiment en pierre. Auparavant, la Bourse du Commerce était hébergée dans les locaux du Palais Brongniart, l’actuelle Bourse de Paris. L’ensemble fut inauguré le 24 septembre 1889. La ville de Paris transféra la propriété du bâtiment de la Chambre de Commerce pour 1 franc symbolique en 1949. La coupole et le décor furent classés « Monument historique » en 1986 et d’importants travaux de restauration furent exécutés en 1989.

Aujourd’hui, l’entrée monumentale s’ouvre par un portique, situé à l’ouest du bâtiment face à la rue du Colonel-Driant, sommé d’un fronton porté par quatre colonnes corinthiennes cannelées que surmontent trois figures allégoriques, œuvre du sculpteur Aristide Croisy, représentant la Ville de Paris flanquée de l’Abondance et du Commerce. L’intérieur est décoré de panneaux peints représentant des personnages symbolisant les quatre points cardinaux et de fresques monumentales évoquant l’Histoire du Commerce entre les cinq continents. 

LA COUPOLE DE LA BOURSE DE COMMERCE DE PARIS

La coupole de la Bourse de Commerce de Paris

Bibliographie

Connaissance du Vieux Paris- Jacques Hillairet – Editions de Minuit – 1978

 

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DANS LE MONDE DU BELIER… LE FER

(08 - LES PIERRES ET METAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 09-04-2014

Le fer était connu dès le chalcolithique à travers les météorites ferreuses et sa métallurgie demeura très confidentielle jusqu’au XIIe siècle avant Jésus-Christ, époque qui marque précisément le début de « l’Age de Fer » : les Hittites, en Anatolie, avaient développé une assez bonne maîtrise du travail du fer autour du XVe siècle avant Jésus-Christ, dont leur tradition attribuait l’origine dans la région du Caucase, et cette technique semble également avoir été connu assez tôt en Inde du Nord, notamment dans l’Uttar Pradesh.

Selon le doxographe antique Théophraste, c’est Délas, un Phrygien, qui inventa le fer. Mais ce sont les alchimistes qui donnèrent au fer le nom de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine.

LA TOUR EIFFEL - LA DAME DE FER

La Tour Eiffel – Notre Dame de Fer

Jusqu’au Moyen Age, l’Europe raffina le fer au moyen de bas fourneaux, qui ne produisaient pas la fonte ; la technique du haut fourneau qui, elle, produit de la fonte brute à partir de charbon de bois et de minerai de fer, a été mise au point en Chine au milieu du Ve siècle avant Jésus-Christ. Quant à l’Occident, elle réinvente indépendamment la technique plus d’un millier d’années après la Chine.

Sur le plan symbolique, le fer est couramment pris comme symbole de robustesse, de dureté, d’opiniâtreté, de rigueur excessive, d’inflexibilité, ce que les qualités physiques du métal ne confirment d’ailleurs qu’incomplètement. Le fer symbolise une force dure, sombre, impure et diabolique.

Tant dans la tradition biblique que dans la Chine ancienne, le fer s’oppose au cuivre, ou au bronze, comme le métal vulgaire au métal noble, comme l’eau au feu, le nord au sud, le noir au rouge, le yin au yang. L’Age de Fer est l’âge dur, l’aboutissement de la solidification cyclique, dont l’âge de cuivre ou d’airain est l’avant-dernière étape. Les fronts de fer et de cuivre des héros mythiques, les planches de fer et de cuivre du pont symbolique de la légende des Hong expriment la même polarité.

ENCLUME ET MARTEAU

L’enclume et le marteau

La vulgarité du métal n’est pas une notion constante : le fer a eu, au contraire, chez de nombreux peuples, une valeur sacrée positive, soit que, d’origine météorique, il ait été considéré comme « tombé du ciel », soit que, d’origine terrestre, il confirme les données de l’embryologie traditionnelle. Cependant, le symbolisme du fer est ambivalent, comme celui des arts métallurgiques : le fer protège contre les influences mauvaises, mais il est aussi leur instrument : il est l’agent du principe actif modifiant la substance inerte : charrue, ciseau, couteau… Mais il est aussi l’instrument satanique de la guerre et de la mort.

La modification de la matière par l’instrument tranchant n’a pas elle-même qu’un aspect positif, puisque les outils de fer étaient interdits dans la construction du Temple de Salomon. Dans l’Inde, le travail du fer est nettement de nature asurique, c’est-à-dire réservé aux divinités secondaires. L’Egypte ancienne identifiait le fer aux os de Seth, divinité essentiellement ténébreuse. Mais le fer donne la puisse et l’efficacité au chaman ; il est d’ailleurs considéré comme symbole de fertilité ou comme protecteur des récoltes : son ambivalence est partout liée à celle du travail de la forge.

D’origine chthonienne, voire infernale, le fer est un métal profane, qui ne doit pas être mis en relation avec la vie. D’après Platon, les habitants de l’Atlantide chassaient sans armes de fer, mais avec des épieux de bois et des filets. De même, les druides ne pouvaient user d’instruments de fer ; ils coupaient le gui sacré avec une faucille d’or.

CHEVAL DE FER

Cheval de fer – Sculpture

Comment ne pas évoquer aussi un mythe célèbre, mythe des races, celui d’Hésiode dans « Les Travaux et les jours ». Il y décrit avec terreur la cinquième race selon la succession des temps, la race de fer. Dans une  vision apocalyptique, Hésiode voit dans la race de fer le règne de la matérialité, de la régression vers la force brutale et l’inconscience.

Le fer est le sixième élément le plus abondant dans l’Univers. Il compose environ 5 % en masse de la croûte terrestre. Le noyau terrestre est censé être en grande partie un alliage de fer-nickel, constituant ainsi 35 % de la masse de la Terre dans son ensemble. Le fer est peut-être, en fait, l’élément le plus abondant sur Terre ou du moins comparable en masse à l’oxygène, mais seulement le quatrième élément le plus abondant de la croûte terrestre.

Depuis l’Age de Fer et jusqu’au XIXe siècle dans certaines régions du monde, par réduction du minerai avec du charbon de bois dans un bas fourneau, on obtient sans passer par une phase liquide, une masse hétérogène de fer, d’acier voire de fonte, mélangés avec des scories, appelée « loupe », « massiot » ou éponge de fer ». Afin de rendre le métal propre à l’élaboration d’objets, la « loupe » peut être brisée et triée par type de teneur en carbone ou plus simplement être directement compactée à la forge.

C’est avec le développement des moulins et de la force hydraulique que la lignée technique du haut fourneau a pu se développer et s’est globalement imposée sur celle du bas fourneau. La principale différence dans ce procédé est que la réduction des oxydes de fer se fait en même temps que la fusion. Le métal est produit en phase liquide, mais en absorbant le carbone du coke, il se transforme en fonte qui doit alors être ultérieurement transformée en fer.

SANG ET SCALPEL

Enfin, c’est l’hémoglobine du sang qui est une métalloprotéine constituée d’un complexe du fer. C’est ce complexe qui permet aux globules rouges de transporter le dioxygène des poumons aux cellules du corps. Dans l’Homme-zodiaque, le sang est sous l’influence de Mars et du Bélier. D’ailleurs, la couleur rouge de la surface de Mars est due à un régolithe riche en hématite amorphe. La planète rouge est en quelque sorte une « planète rouillée ».

FER

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter

 

 

 

 

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UNE EXPRESSION TRES SATURNIENNE… UN TRAVAIL DE TITAN

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 18-01-2014

Voilà une entreprise énorme, presque surhumaine. Dans la mythologie, les Titans étaient des géants, enfants d’Ouranos/Uranus (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Le plus jeune d’entre eux, Cronos/Saturne, détrôna son père, puis épousa sa sœur Rhéa. Cependant, l’oracle l’avait prévenu qu’il serait un jour détrôné par son fils. Aussi, il dévorait ses enfants au fur et à mesure qu’ils naissaient. Ainsi, il dévora Hestia, Déméter, Héra/Junon, Hadès/Pluton et Poséidon/Neptune.

RHEA PRESENTANT LA PIERRE EMMAILLOTEE A SATURNE 

Rhéa présentant à Saturne une pierre emmaillotée sensée être Jupiter

Cependant, il ne put dévorer le dernier, Zeus/Jupiter. En effet, Rhéa partit en Crète pour accoucher de Zeus. A son retour, elle fit avaler à son mari une pierre emmaillotée et Cronos/Saturne ne s’aperçut de rien. Plus tard, lorsqu’il fut devenu adulte, Zeus/Jupiter fit absorber à son père une drogue qui lui fit régurgiter tous ses enfants. Ceux-ci déclarèrent alors à leur père, Cronos/Saturne, à leur frère, une guerre qui dura dix ans, la Titanomachie. Les Titans étaient de loin les plus forts. Pour prendre d’assaut le ciel, ils entassèrent l’un sur l’autre trois des plus hauts massifs de Grèce : l’Olympe (2 917 mètres), l’Ossa (1 978 mètres) et Pélion (1 651 m).

Cependant, Zeus/Jupiter avait pour lui les Cyclopes. Ceux-ci lui donnèrent la foudre et le tonnerre, grâce à quoi Zeus/Jupiter eût raison des géants et s’empara du pouvoir, que dès lors il conserva. Il confia à son frère Poséidon/Neptune l’empire des mers et des océans, et Hadès/Pluton reçut celui des Enfers ou royaume des Morts.

Ce fut au cours d’une terrible bataille que Zeus/Jupiter chassa Cronos/Saturne du trône de l’Univers qui opposa les Olympiens, les enfants de Rhéa, aux Titans. Toutefois, un grand nombre de Titans, parmi lesquels Océan et Hélios, de même que toutes les Titanides, se tinrent à l’écart. Si Zeus/Jupiter sort vainqueur de cette longue lutte, c’est qu’il pensa à s’allier avec les Hécatonchires qu’il délivra du Tartare. Il jeta alors ses ennemis dans le Tartare, dans les profondeurs insondables du monde souterrain, à une distance aussi grande au-dessous de l’Hadès que la distance qui sépare le ciel de la Terre. Là, dans les ténèbres éternelles, les Titans furent emprisonnés pour l’éternité derrière des portes de bronze, avec les trois Géants-aux-cent-bras pour geôliers. Pour punir Atlas, Zeus/Jupiter l’obligea à porter la voûte céleste sur ses épaules.

ATLAS ET LES HESPERIDES

Le Titan Atlas portant le monde – Singer Sargent John – 1925

Dans les mythes grecs, le règne des Titans passait tantôt pour une époque barbare, tantôt au contraire, pour un « âge d’or », de grand bonheur et de prospérité. Dans une autre tradition encore, Cronos/Saturne, après avoir perdu le pouvoir, devint roi des îles des Bienheureux, situées dans la mer Occidentale.

L’origine du mot « Titan » est inconnue. Les noms des Titans et des Titanides ont des significations très variées ; certains ne sont pas grecs, d’autres personnifient des abstractions, telles que : Mnémosyné, la Mémoire, ou Phoebé, la Brillante, ou encore Théia, la Divine et Thémis, la Loi.

THEMIS LA DEESSE DE LA JUSTICE

Thémis

Bibliographie

Trésors des Expressions françaises – Sylvie Well et Louise Rameau – Belin Editeur – Le Français retrouvé

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Collection Marabout

 

 

 

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DANS L’HERBIER DU CAPRICORNE… LA SAPONAIRE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 16-01-2014

Saponaria officinalis… Savonnière… saponière… savonaire… herbe à savon… savon de fossé… herbe à foulon, savonnière ou même herbe à femme… C’est indiscutable, comme le laissent présager toutes ces appellations, la saponaire nettoie… Et elle nettoie tout : le linge avec lequel on la met à bouillir en guise de savon, les étoffes de laine avant teinture, les tissus aux couleurs délicates et l’organisme humain lorsqu’il est victime d’engorgements ou surchargé de toxines qui cherchent une porte de sortie à travers la peau. L’Homéopathie considère Saponaria comme un remède de drainage dans toutes les affections cutanées, rejoignant ainsi les médecins arabes qui la prescrivaient contre les dartres, les ulcères et même la lèpre. Pour l’astrologue, dans l’homme-zodiaque la peau est régie par le Capricorne et par Saturne. Elle est une des herbes de base de la médecine populaire qui l’utilise d’autant plus volontiers qu’elle pousse à peu près partout : au bord des rivières et des ruisseaux, dans les bois et les haies, sur les décombres et les talus où elle forme d’importantes colonies et qu’elle est facile à identifier : ses tiges, de 30 à 70 cm de haut, de forme cylindriques et dures ; elles portent des feuilles opposées, vert tendre, pointues et sillonnées par trois nervures longitudinales ; ses fleurs rose tendre sont groupées en petits bouquets au sommet des tiges ; elles ont cinq pétales et un délicat parfum. On peut employer les tiges et les feuilles, mais généralement on leur préfère la racine. C’est un rhizome blanc jaunâtre, très ramifié, de la grosseur du doigt, récoltée soit au printemps, soit en automne, séchée au soleil et coupée en petits morceaux.

saponaire

La Saponaire

Les saponaires regroupent des plantes essentiellement de la famille des Caryophyllaceae qui doivent leur nom au fait que leurs rhizomes contiennent des saponines faisant mousser l’eau et leur permettant, au moins pour l’espèce Saponaria officinalis, d’être utilisées comme substitut du savon. On en connaît une vingtaine d’espèces, le plus souvent méditerranéennes.

Cette « herbe à savon » tire son nom latin et français de « saponaria » et « saponaire ». Son nom anglais est « soapwort » et les Italiens en ont fait leur « sapone », c’est-à-dire le savon. On comprend que ce sont les propriétés savonneuses et mousseuses que les racines produisent lorsqu’elles sont broyées et mélangées à l’eau qui lui on valu cette dénomination. On a d’ailleurs longtemps utilisé la saponaire comme substitut du savon pour laver le linge. Elle peut également entrer dans la composition de shampooings et produits démaquillants.

SAPONAIRE - SAVON

Savon à la saponaire

Dès le XVIe siècle, sous le règne d’Elizabeth 1re, reine d’Angleterre, on se servait déjà de la saponaire pour laver et prérétrécir le linge avant fabrication. C’est d’ailleurs, sous l’emprise d’une forte imagination que les anglophones nomment aussi cette fleur « boucing bet ». C’est grâce à ses vertus médicinales et ornementales que les premiers colons la naturalisèrent en Nouvelle-Angleterre. Elle se dispersa par la suite dans toute l’Amérique du Nord, et surtout aux Etats-Unis.

Et pourtant, des siècles auparavant, les Romains mettaient de la saponaire dans l’eau de leur bain pour guérir les démangeaisons. Toutefois, « saponaire » vient du mot gaulois « sapo », conservé en latin et qui a donné le mot « savon » désignant ce qui nettoie. Son rapport avec l’eau est prépondérant d’abord parce que la saponine que la plante contient provoque une mousse au contact de l’eau et qu’elle pousse souvent au bord des rivières et l’eau de cette rivière provoque sur la peau le même effet que le savon.

LA SAPONAIRE - FICHE BOTANIQUE 

La Saponaire – Planche botanique

La saponaire a également une influence bénéfique sur les rhumatismes et l’insuffisance hépatique. On peut d’ailleurs préparer une décoction de saponaire en la faisant bouillir cinq minutes, mais il faut la passer immédiatement sans laisser macérer en raison des effets secondaires : tremblements, paralysie partielle de la langue, sécheresse de la bouche qui seraient alors à craindre. Rhumatismes, tremblements, paralysie et sécheresse de la bouche, voici bien des problèmes liés à Saturne et au Capricorne.

Outre le fait que la saponaire est une plante utile puisqu’elle aide à la lessive, mais aussi parce qu’elle soigne, on comprend qu’elle entre dans l’herbier du Capricorne, car elle soigne des problèmes tout à fait rattachés au signe et à Saturne : les problèmes dermatologiques et les démangeaisons et ceux en rapport avec les rhumatismes. Or, dans l’homme-zodiaque la peau, comme les os et les articulations sont du domaine du Capricorne, régit par Saturne. Pour les problèmes hépatiques, il ne faut pas perdre de vue que Jupiter qui régit le foie, est en chute dans le Capricorne. 

LA SAPONAIRE

Bibliographie

Nos grand-mères savaient – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

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LES ETOILES FIXES DU CAPRICORNE

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 14-01-2014

LE CAPRICORNELES ETOILES FIXES DU CAPRICORNE

 

KAUS MEDIA – 3°36 Capricorne – De la nature Mars-Jupiter – Succès – Mauvaise foi – Mort violente – Mort par le feu.

FACIES – 8°53 Capricorne – De la nature Soleil-Mars – Accidents – Mort violente – Cécité.

PELAGUS – 11°40 Capricorne – De la nature Vénus-Jupiter – * Bénéfique – Optimisme – Chance – Elévation – Matérialité des richesses – Religiosité.

ASCELLA – 12°40 Capricorne – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Fortune et bonheur.

MANUBRIUM – 13°52 Capricorne – De la nature Soleil-Mars – Perte de biens – Crime – Violence – Vices – Dépravations.

YEGA** – 14°18 Capricorne – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Dons pour la musique et pour les voluptés de l’esprit – Bienfaisance – Idéalisme – Sobriété – Gravité mais aussi lascivité – Dons intellectuels – surtout avec Mercure ou le Maître de III et de IX – Richesses – Réputation – Chance -Arts.

DENEB** – 18°50 Capricorne – De la nature Vénus-Saturne – * Bénéfique – Elévation – Fortune – Aptitudes au commandement – Succès – Dons intellectuels – Erudition – Constructivité – Hardiesse – Témérité – Succès par le combat – Libéralité.

POLIS – 22°14 Capricorne – De la nature Mars-Jupiter – * Bénéfique – Succès – Ambition – Tendance à la domination.

TEREBELUM – 24°52 Capricorne – De la nature Vénus-Saturne – Ruse – Disgrâce – Mercenaire.

 

 

 

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