SATURNE RETROUVE LE CAPRICORNE

(05 - PETIT COURS D'ASTROLOGIE) par sylvietribut le 19-12-2017

Le 21 décembre 2017 Saturne quitte le Sagittaire pour faire son entrée en Capricorne. Voilà 30 ans  que la planète n’a pas séjourné dans ce signe dont elle est le gouverneur. Ce signe du zodiaque qui commence au solstice d’hiver,  qu’on appelle « la porte des dieux » quand la mort apparente de la nature correspond à la plénitude spirituelle, à l’époque de la plus grande ingéniosité de l’homme, laissé libre par l’absence de labeur saisonnier.

Symbole de la fin d’un cycle et surtout début d’un cycle nouveau, c’est le signe qui inaugure le zodiaque d’Extrême-Orient. Il exprime la patience, la persévérance, la prudence, la réalisation et le sens du devoir. Ce signe se place sous la maîtrise de Saturne.

Ce Saturne, les natifs du premier décan du signe, mais également ceux de ce même décan, qu’ils soient Bélier, Cancer ou de la Balance, vont devoir l’appréhender. En effet, la planète, tout au long de 2018 ne dépassera  pas ce premier décan du signe.

Ensuite, en 2019, Saturne séjournera  dans le second décan du Capricorne et abordera le troisième décan entre 2019 et 2020. Ce sont donc les seconds et troisièmes décans des Capricorne, Bélier, Cancer et Balance qui subiront la dure loi de Saturne d’autant que dans la pensée hermétique Saturne c’est le plomb. La sensation d’être comme plombé lors d’un transit de Saturne n’est pas un vain mot.

VERONESE - SATURNE ET L'HISTOIRE

Saturne par Véronèse

Saturne, c’est la couleur noire, celle de la matière putréfiée et dissoute. C’est aussi le cuivre, le premier des métaux ou le vitriol qui sépare les métaux. Toute image qui indique leur fonction réparatrice, à la fois une fin et un début, un arrêt dans un cycle et le commencement d’un nouveau cycle, l’accent étant plutôt mis sur une cassure ou sur un frein dans l’évolution.

En astrologie, Saturne incarne le principe de concentration, de contraction, de fixation, de condensation et d’inertie. C’est une force qui tend à cristalliser, à fixer dans la rigidité les choses existantes et s’opposant ainsi à tout changement. Le nom de Grand Maléfique lui est à juste titre alloué, car il symbolise les obstacles de toutes sortes, les arrêts, les carences, la malchance, l’impuissance, la paralysie. Le bon côté de son influx confère une profonde pénétration à force de longs efforts réfléchis et correspond à la fidélité, à la constance, à la chasteté, au renoncement, à la science, à la religion.

SATURNE EN DIGNITE EN CAPRICORNE

Saturne en dignité en Capricorne

Les deux domiciles de Saturne sont le Capricorne et le Verseau, signes opposés aux deux luminaires, donc à la lumière et à la joie de l’existence. Dans le corps humain, Saturne gouverne la charpente osseuse.

Saturne est la planète maléfique des astrologues dont la triste et chétive lumière fut depuis les premiers âges, évocatrice des chagrins et des épreuves de la vie et que l’allégorie représente sous les traits funèbres d’un squelette animant une faux.

Au plus profond de la fonction biologique et psychologique que symbolise Saturne, on comprend qu’on entre dans un phénomène de détachement : série d’épreuves de séparation qui s’enchaîne tout au long de la vie depuis la rupture du cordon ombilical du nouveau-né  jusqu’au dépouillement ultime du vieillard, en passant par divers abandons, renoncements et sacrifices que la vie nous impose. Saturne semble chargé de nous libérer de la prison intérieure de notre animalité et de nos attaches terrestres, nous délivrant des chaînes de la vie instinctive et de ses passions et ceci au profit de l’esprit. Saturne est comme le levier de la vie intellectuelle, morale et spirituelle.

Le complexe saturnien est la réaction au refus de perdre ce à quoi on s’est attaché sur le parcours de notre vie : fixation cristallisée dans l’enfance et des diverses situations de frustration affective conduisant à une exaspération de l’avidité sous ses diverses formes : boulimie, cupidité, jalousie, avarice, ambition, érudition, rejoignant l’aspect cannibalesque du mythe de Cronos dévorant ses propres enfants.

L’autre face de ce Janus présente le tableau inverse d’un détachement excessif sous les divers aspects de l’effacement de soi, du désistement de l’ego, de l’insensibilité, de la froideur, du renoncement, débouchant à l’extrême sur le pessimisme, la mélancolie et le refus de vivre.

Et pourtant si on s’en réfère à la mythologie, le Saturne romain ne s’identifie pas au Cronos grec, contrairement à des interprétations un peu hâtives. Son association au roi Janus qui l’aurait accueilli à Rome, aurait laissé le souvenir d’un âge d’or ; il symbolise alors le héros civilisateur et en particulier celui qui enseigne la culture de la terre. Lors des fêtes qui lui étaient consacrées, les Saturnales, les rapports sociaux étaient inversés : les serviteurs commandaient les maîtres et ceux-ci servaient à table leurs esclaves. Est-ce un obscur rappel du fait que Saturne avait détrôné son père, Ouranos, avant de l’être à son tour par son fils Jupiter ? Pendant les Saturnales, pour une brève durée, le peuple faisait subir à ses chefs le sort que ceux-ci imposaient à leurs pères, le sort que Saturne avait réservé à son propre père.

On retrouve le sens qu’il aura dans la Rome primitive chez les Sumériens et les Babyloniens : Saturne, astre de la justice et du droit. Il aurait aussi été rattaché à des fonctions de fécondation, de gouvernement, de continuité dans la succession des règnes comme des saisons.

Saturno

Bibliographie

Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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JUPITER… LE BRILLANT

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 27-11-2012

Sur le signe du Sagittaire, plane la grande ombre de Zeus-Jupiter, maître du signe.

Zeus est un dieu composite, hybride, porteur d’une double origine, véhiculant des attributs et des vertus, ou des défauts, le plus souvent contradictoires, voire inconciliables.

Zeus-Jupiter le Brillant, son aigle et Ganymède qui lui tend la coupe de l’ambroisie

Si on se réfère à l‘étymologie, Zeus, et les autres noms qui le désignent, est associé au Ciel Brillant ou Lumineux. Il est l’éclat même du jour. Euripide le désigne comme « éther brillant ». Zeus, c’est Dieu en grec, Zin en vieux haut allemand, Tyr en vieux norrois, Dyauspiter en sanscrit, très proche de Jupiter, c’est-à-dire encore « Père du jour ».

Associée à lui, on retrouvera Dioné, l’une de ses épouses, proche de Diane. Il est « jovial », du latin « jovis » : Jupiter, tant qu’il ne se met pas en colère, ne fait pas de l’autoritarisme gratuit, ne manifeste pas son extrême susceptibilité et son absolu manque d’humour, qu’il ne joue pas, enfin, des tours pendables aux mortelles et aux déesses qu’il convoite, viole ou trompe par des ruses indignes, ou bien encore lorsqu’il ne fait pas peser sur les humains ses terribles menaces et ses vengeances écrasantes.

Admettons toutefois qu’il n’est pas toujours facile de démêler ce qui lui vient de ses origines indo-européennes et de son caractère grec.

Selon les textes les plus anciens, Zeus serait né en Crète, c’est-à-dire en terre non hellène. Là où sa mère doit le cacher pour qu’il échappe à la dévoration paternelle.

 

Ganymède et l’aigle de Jupiter – Pierre Julien – Musée du Louvre

La Crète est liée aux religions archaïques, celles de la Déesse Mère. Au point qu’il existe des représentations d’un Zeus androgyne, en Carie, barbu mais avec six mamelles disposées en triangle, comme il existe une « Vénus barbata » ou une Cybèle mi-mâle, mi-femelle. Peut-être cela nous aidera-t-il à comprendre la diversité des expériences sexuelles de Zeus, son coup de foudre pour le beau Ganymède, dont le nom viendrait de « catamite », objet sexuel masculin, et dont Minos aurait tenté de faire son giton après que Zeus lui eut donné le mauvais exemple. Est-ce là pure homosexualité ? Est-ce un vieux vestige de bisexualité ? Et cela expliquerait-il aussi ses gestations nombreuses dans sa « cuisse »… par exemple ?

 

                     La Nymphe et la chèvre Amalthée – Pierre Julien – Laiterie de la Reine – Parc du Château de Rambouillet                  

Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont Editeur       

 

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DANS LE MONDE DE LA VIERGE… LA VIGNE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 10-09-2012

Le blé, l’olivier et la vigne, plantes caractéristiques du pourtour méditerranéen, ont en commun un symbolisme profond de médiateur avec le divin. Originaire d’une vaste aire géographique de l’hémisphère Nord, la vigne a certainement été acclimatée au Proche-Orient où l’on fabriqua le premier vin, en se fiant à un processus naturel. La peau du raisin porte des ferments, sortes de champignons microscopiques qui hibernent dans le sol et que les insectes disséminent sur les grappes mûres. Ce sont les agents de la transformation du moût en vin. Même en ignorant ces interactions, l’homme pouvait observer les effets de cette fermentation toute naturelle lorsque les fruits mûrs tombés par terre se laissaient pourrir. En humant l’odeur enivrante qu’ils exhalaient alors, il désira ne pas perdre ce jus « miraculeux », mais l’extraire à son profit : la viticulture était née.

 

Les Vendanges – Les Très riches Heures du Duc de Berry – Musée Condé – Chantilly

La métamorphose du moût en vin, par la chaleur qu’elle dégage, a fait penser à une opération magique, tandis que les effets de l’alcool renforçaient la croyance en une puissance surnaturelle investie dans cette plante. Ainsi vigne et vin furent-ils considérés d’origine sacrée sinon divine et leur représentation fut signe de vie terrestre exaltée et d’élévation spirituelle. La vigne est évoquée dans l’écriture sumérienne par une feuille de vigne et dans tout le Proche-Orient cette plante était consacrée aux Grandes Déesses de la Terre ; en Egypte, en revanche, Osiris était le dieu tant du blé que de la vigne. Enfin, dans toutes les traditions connues de l’Europe méditerranéenne, la vigne était le symbole végétal du sacrifice et de l’immortalité et le vin celui du sang régénérateur et de la vie éternelle bien avant l’arrivée du christianisme.

D’après la Bible, la vigne est la première plante que Noé, seul survivant du Déluge avec sa famille, se mit à planter, à peine sorti de l’arche. Et le récit de la Genèse ajoute que, « ayant bu du vin, il s’enivra et se découvrit dans sa tente ». Cham, l’un de ses fils, entra dans la tente et voyant la nudité de son père, prévint ses frères. Ceux-ci prirent un manteau et, marchant à reculons, couvrirent le corps du père ; au réveil, Noé bénit ses bons fils, mais maudit Cham qui devint le « serviteur des serviteurs » de ses frères, pour avoir rompu l’effet consolateur et libérateur du vin

Le vignoble du Monferrato – Piémont – Italie

La culture de la vigne aurait été introduite tardivement dans le monde européen. La divinité attribuée au vin et à la vigne ne relève plus d’une Grande Déesse, telle est Déméter/Cérès déesse du blé et des céréales, mais selon la mythologie grecque, de Dionysos/Bacchus, le dieu à la double naissance et à la double gestation, originaire d’Orient qui introduit l’usage de la vigne avec l’assistance d’Ariane, personnification d’une divinité égéenne de la végétation et des arbres.

Le vin devint rapidement l’offrande a plus agréable aux dieux sous forme de libations, et la boisson abondamment consommée pendant les fêtes. On répandait du vin sur la tête de la victime, sur l’autel, à même la terre et sur le feu. Objets de culte, la vigne et le vin ne sont pas moins emblèmes de civilisation. Le culte de Dionysos, maître de la fécondité animale et humaine, devient avec le temps l’expression du défoulement et de l’exubérance et le dieu se voit promu au rôle de libérateur des Enfers, initiateur aux mystères de la vie, conducteur des âmes.

Extase et ferveur mystique, esprit de fête, de sacrifice et de libération, tels sont les vertus du vin et les effets que l’homme cherche et obtient dans sa consommation. Mais l’abus du liquide divin provoque une dissolution de la personnalité et une régression sous les formes chaotiques du psychisme. C’est l’expression de l’ambivalence même de Dionysos, de la submersion de la conscience dans le magma de l’inconscient.

Les Romains honoraient particulièrement Bacchus, dieu de la vigne déjà dans la tradition grecque, confondu avec Dionysos, et ils appréciaient le vin plus peut-être que les Grecs qui recommandaient de le tempérer en le « mouillant » à l’eau. Les prêtres fixaient le jour du début des vendanges, celui où l’on goût le nouveau moût correspondant à la fête des Meditrinalia du mois d’octobre. L’ouverture des nouveaux vins était aussi un événement de caractère religieux. La taille de la vigne revêtait le caractère d’une obligation religieuse et une libation de vin tiré d’un cep non taillé correspondait à une offense aux dieux.

 

Le Bassin de Bacchus – Parc du Château de Versailles

A propos de Dionysos ou Bacchus

Pour les Grecs, Dionysos était le dieu de la vigne, du vin et de ses excès, ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il était le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Le mythe raconte que Zeus, déguisé en mortel, avait en secret une aventure avec Sémélé. Elle était fille du Roi Cadmos de Thèbes. Héra, jalouse, déguisée en une vieille voisine, conseilla à Sémélé enceinte de six mois déjà, de demander comme faveur à son mystérieux amoureux de ne pas la tromper plus longtemps et de se montrer tel qu’il était en réalité et sous son véritable aspect, sinon comment saurait-elle qu’il n’était pas un monstre. Sémélé suivit le conseil d’Héra et Zeus ayant refusé, elle lui interdit l’accès de sa couche. Alors, furieux, il apparut sous la forme du tonnerre et de l’éclair et elle fut consumée. Mais Hermès/Mercure sauva son enfant qui n’était encore qu’au sixième mois, le cousant dans la cuisse de Zeus/Jupiter afin qu’il continuât d’être porté durant trois mois et, lorsque le terme fut venu, il le délivra. C’est pourquoi Dionysos est appelé « deux fois né » ou « fils de la double porte ». C’est ainsi que Dionysos devint un Immortel après être né une seconde fois de son père immortel. Toutefois, on adorait Sémélé à Athènes au cours des Lénéennes, ou fête des Bacchantes : au cours de ses fêtes, un taureau d’un an représentant Dionysos était découpé en neuf morceaux et lui était sacrifié. Un morceau était jeté dans le feu et les restants étaient mangé crus par ses adorateurs. On explique généralement Sémélé comme étant une forme de Séléné, personnification de la Lune. Neuf était le nombre traditionnel des prêtresses orgiaques de la lune qui participaient à cette fête.

Dionysos débuta probablement en personnifiant un roi sacré que la déesse tuait rituellement d’un trait de foudre le septième mois du solstice d’hiver et que ses prêtresses dévoraient. Ceci explique ses différentes mères : Dioné, la déesse du Chêne, Io et Déméter, les déesses du Blé et Perséphone, la déesse de la Mort. Plutarque, lorsqu’il appelle Dionysos « fils de Léthé, l’oubli », se réfère à son dernier aspect du dieu de la Vigne.

 

Dionysos chevauchant la panthère – Musée archéologique de Pella

Dionysos faisait partie des douze Olympiens bien qu’il ne vécut pas sur le Mont Olympe. C’était un dieu errant. Il fut adopté par les Romains sous le nom de Bacchus, assimilé au dieu italique Liber Pater. Bacchus était le dieu du vin et de l’ivresse, des débordements, notamment sexuels, ainsi que de la nature. Priape était l’un de ses compagnons favoris. Les fêtes de Bacchus s’appelaient les Bacchanales. La panthère, l’âne, le bouc, la patère, le canthare, la vigne et la grappe de raisin, le lierre aussi étaient aussi ses attributs, empruntés à Dionysos, de même que le thyrse qu’il porte parfois dans les représentations qu’on a fait de lui, celui-ci est entouré de vigne et de lierre et est surmonté d’une pomme de pin. Le thyrse peut faire jaillir la vigne ou le lierre. Il peut aussi s’incarner en taureau, en bouc et en serpent.

Le Christ, comme jadis Dionysos, offre sous forme de vin son sang à ses disciples juste avant de le répandre pour eux sur la Croix. L’Eucharistie, qui renouvelle la Cène, avait lieu traditionnellement sous les deux espèces, comme c’est toujours le cas dans le monde orthodoxe : les fidèles consomment le pain et le vin consacrés, qui représentent le corps et le sang du Christ avant même d’être des dons indispensables à la vie.

Enfin, dans la tradition islamique, qui pourtant prohibe l’usage du vin, sa consommation communique à l’homme l’ivresse spirituelle qui engendre en lui l’oubli complet du monde matériel, nourrissant le désir ardent de retrouver le Bien Aimé pour s’unir à lui. C’est seulement parmi les soufis, les mystiques de l’Islam, que la consommation du vin est exaltée.

 

L’Ange et les vendanges de l’Apocalypse – Alberegno Jacobello

Dans l’iconographie, la vigne figure souvent l’arbre de Vie, peut-être sous l’influence de l’Apocalypse et les terribles vendanges qu’elle relate : « L’Ange préposé au feu… cria d’une voix puissante à celui qui tenait la faucille aiguisée  « Jette ta faucille aiguisée, vendange les grappes dans la vigne de la terre, car ses raisins sont mûrs ». L’Ange alors jeta la faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense. Puis on la foula hors de la ville et il en coula du sang qui monta jusqu’au mors des chevaux sur une distance de mille six cents stades… ».

A ces « raisins de la colère » s’oppose l’image du pressoir mystique, propre à l’iconographie orthodoxe, représentation symbolique de la fête de la Croix du 14 septembre. Le Christ, vigneron primordial, est assis au pied de la Croix investie par les sarments de la vigne, lourds et magnifiques grappes mûres pour les vendanges. Il ramasse les raisins qui sont à portée de sa main et c’est lui-même qui les écrase dans un pressoir pour en faire son propre sang, symbole de la libération des péchés et du don de la vie éternelle. Il n’est donc pas étonnant que les fêtes profanes s’associent aux vendanges contemporaines qui rassemblent, outre les vignerons, toute la communauté rurale. Du vin découlent richesse, joie, bonheur par l’oubli ou par la transmutation des peines. Mais les vraies fêtes de vignerons ont lieu en hiver, à la Saint-Vincent, au temps de la taille des sarments desséchés.

Enfin, c’est dans les traditions du sud-est de l’Europe que l’on retrouve cette notion de sacralité dans la taille des vignes dont Saint Tryphon est le patron.

Il est évident que Grecs et Romains ont transmis la viticulture aux peuples avec lesquels ils sont entrés en contact, mais c’est la propagation du christianisme qui est à l’origine d’un formidable essor de la production de vins de plus en plus raffinés et les vignobles répandus d’abord au nord de la France e dans les contrées ensoleillées du sud de l’Allemagne, puis plus tard jusqu’à l’Europe centrale, en Slovaquie et en Hongrie.

 

Scène de vendanges – Mosaïque – Ravenna

Bibliographie

Fêtes et Croyances populaire en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

 

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ASTROLOGIE ET ELECTIONS LEGISLATIVES

(2.5 - DANS L'ACTUALITE AUJOURD'HUI) par sylvietribut le 11-06-2012

L’une des grandes lois de l’interprétation en astrologie c’est la répétition des configurations du ciel natal, comme s’il fallait qu’il y ait une résonance entre un moment de la vie et l’entrée dans l’existence pour se trouver en présence d’une situation ou d’un événement qui va compter pour quelqu’un, en négatif comme en positif.

L’exemple de la récente élection présidentielle illustre parfaitement cet aphorisme :

– Le 22 avril 2012, premier tour de l’élection présidentielle, on notait dans le ciel une conjonction Lune/Jupiter en Taureau. Or, un seul candidat possédait dans son thème natal un aspect Lune/Jupiter, c’était François Hollande. Il s’agit d’une opposition entre une Lune en Capricorne et un Jupiter en Cancer.

 

Lune en exil en Capricorne

–  Au second tour de l’élection présidentielle, le 6 mai 2012, la Lune avait rejoint le Scorpion et s’opposait à Jupiter dans le Taureau, soit la représentation même du thème de François Hollande qui devient Président de la République. Dans les deux cas, la conjonction et l’opposition entre la Lune et Jupiter, se font respectivement au trigone et au sextil de la configuration natale du thème du nouveau Président. Ce rapport planétaire Lune-Jupiter semble comme le désigner.

– Le thème de l’Investiture, le 15 mai 2012, n’échappe pas à la règle puisque la Lune occupe alors le 23e degré Poissons au sextil exact de Jupiter 23° Taureau.

–  Hier, 10 juin 2012, premier tour de l’élection législative, avec l’obligation pour le Président d’avoir une chambre des députés lui permettant de réaliser la politique qu’il tient mettre en place. C’est une obligation absolue pour ne pas retomber dans les travers d’une cohabitation. Or, que trouve-t-on dans le ciel de ce premier tour électoral, une Lune début Poissons et un Jupiter sur 29° Taureau, sans aspect exact, mais cependant en affinité avec le thème de Monsieur Hollande, et dans la continuité des précédents scrutins.

 

Jupiter en exaltation en Cancer

– Le 17 juin 2012, la Lune sera en Gémeaux et en conjonction de Jupiter entré dans le signe le 11 juin 2012, comme si la France confirmait son choix et qu’il revenait au Président de la République de se mettre au travail sur un mode harmonieux. En effet, la Lune et Jupiter seront conjoints à l’Ascendant du thème natal de Monsieur Hollande dans une rencontre harmonieuse avec Vénus et un sextil à Uranus. Voilà une invitation à se mettre au travail avec un préjugé favorable.

 

Premier Tour des élections législatives 2012 – Projection pour le second tour

Rambouillet, le 11 juin 2012

 

 

 

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LES GEMEAUX ET LA CONSTELLATION DU COCHER

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 03-06-2012

Castor et Pollux (alpha et bêta Germinorum), étoiles de magnitudes respectives 1,6 et 1,2, culminent haut dans le ciel à minuit en janvier, dans l’hémisphère Nord ; ces étoiles jumelles semblent proches l’une de l’autre. Il s’agit de la constellation zodiacale des Gémeaux. Castor, la plus septentrionale de ces deux étoiles, est blanche, alors que Pollux est orange. Cette constellation se trouve au nord de Procyon (alpha Canis Minoris) et au nord-est d’Orion. Les pieds des jumeaux sont représentés par Alhena (gamma Geminorum), qui est située à peu près à mi-chemin entre Al Nath (bêta Tauri) et Procyon.

 

Castor et Pollux dans la constellation des Gémeaux

Dans la mythologie grecque, ces jumeaux sont les Dioscures, les « Fils de Dieu ». Certains récits les décrivent comme demi-frères, enfants de Léda ; Castor serait né de ses amours avec un mortel, et Pollux de son union avec Zeus/Jupiter. Castor excellait en équitation, et Pollux à la lutte. Ils s’aimaient tellement que Pollux refusa l’immortalité qu’on lui offrait, en tant que fils de dieu, si son frère ne pouvait la partager. Zeus leur permit de rester ensemble, mais ils durent alternativement passer un jour dans le royaume des dieux et un jour dans le monde souterrain, l’Hadès. Pour les récompenser de leur amour fraternel, Zeus/Jupiter en fit des étoiles. Lorsque Castor se couche à l’occident, descendant vers les Enfers, Pollux le suit. Et quand Castor se lève, son frère apparaît bientôt à ses côtés.

Les Dioscures – Campidoglio – Rome

Le dieu des Mers, Poséidon/Neptune, donna aux Gémeaux le pouvoir de sauver ceux qui voyagent en mer. Dans l’hémisphère Sud, ils étaient visibles au-dessus du mât de l’Argo, le navire qui emmenait Jason vers la Colchide, alors qu’il allait chercher la Toison d’Or. Lorsque les deux frères montèrent à bord, deux flammes jaillirent du mât. Ce phénomène électrique est connu des marins sous le nom de feu Saint-Elme ; il est provoqué par l’électricité atmosphérique.

Les Gémeaux n’ont pas la même forme dans toutes les civilisations. Les Romains ont associé cette constellation à Remus et Romulus, en 753 avant Jésus-Christ. Dans la mythologie maya, les Gémeaux sont des pécaris copulant. Les Arabes les ont représentés en paons, et, en Europe, cette image a survécu jusqu’à la fin du Moyen Age. Dans la tradition phénicienne et chaldéenne, les Gémeaux sont deux chevreaux qui suivent un berger représenté par la constellation du Cocher, qui se trouve à l’ouest des Gémeaux au nord d’Orion.

 

Constellation du Cocher

Le Cocher (Auriga) tient de la main gauche deux chevreaux, et en même temps il porte sur le bras gauche une chèvre, un animal qui correspond à la magnifique étoile jaune-blanc Capella, la « Petite Chèvre » (Alpha Aurigac, de magnitude 0,1). Le pied droit du Cocher touche la constellation du Taureau, en l’occurrence la pointe de l’une de ses cornes, au point marqué par l’étoile Al Nath (bêta Tauri), qui se trouve juste au-dessus de l’écliptique. Les étoiles de la constellation décrivent une sorte de spire qui passe par thêta Aurigae, puis par l’étoile Menkalinam (bêta Aurigae, de magnitude 2), près de l’épaule droite, et par Capella. Tout près de cette dernière, la spire revient vers epsilon Aurigae, qui correspond aux chevreaux, deux petites étoiles, nu et dzêta Aurigae. Le personnage du Cocher avait cette forme dans les premières civilisations de l’Euphrate.

Dans la mythologie grecque, la chèvre Capella était assimilée à Amalthée, qui signifie « Douce ». Lorsque la déesse Rhéa put soustraire Zeus/Jupiter, son fils, à la colère de son père, Cronos/Saturne, qui voulait le dévorer, Amalthée nourrit l’enfant. Pour la récompenser, Zeus/Jupiter transforma l’une de ses cornes en corne d’abondance, qui déverse en permanence de la nourriture et de la boisson.

 

Enlèvement d’Hippodamie – Lagrenais – Musée du Louvre

Curieusement, le Cocher n’a pas de coche. La mythologie grecque explique cela en assimilant le Cocher à Myrtilos, fils d’Hermès/Mercure, qui était le cocher d’Oenomaos. Ce dernier voulait empêcher sa fille Hippodamie de se marier. Il défiait tous les prétendants dans des courses de chars, qu’il remportait facilement en attelant au sien les juments d’Arès/Mars, nées du vent. Quand vint le tour de Pélops, fils de Tantale, qui était aimé d’Hippodamie, Myrtilos remplaça l’essieu du char de son maître par de la cire ; lors de la course, l’équipage perdit ses roues et Oenomaos la vie. Mais, en toute justice, Myrtilos fut puni par le destin. En effet, il était lui-même amoureux d’Hippodamie et, un soir, alors qu’il servait de cocher à la jeune fille et à Pélops, il tenta d’enlever sa belle. Son coup rata et Pélops, fort en colère, réussit peu après, traitreusement, à précipiter Myrtilos dans la mer, où il se noya.

Il n’y a sans doute pas de rapport historique direct, malgré la similitude de nom, entre la constellation grecque du Chariot et le groupe d’étoiles des « Cinq Chariots » de l’astronomie chinoise, qui se trouve essentiellement dans cette constellation du Chariot, avec Capella pour étoile principale.

Bibliographie

Le Langage Secret des Etoiles et des Planètes – Geoffrey Cornelius et Paul Devereux – Editions Solar 

 

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UN DEVIN CELEBRE… LE COMTE DE CAGLIOSTRO

(6.4 - L'Astrologie dans l'Histoire) par sylvietribut le 21-05-2012

Que de mystère derrière ce célèbre personnage qui loua, en 1785, un hôtel particulier, l’hôtel de Bouthillier, au 1 rue Saint-Claude, Paris 3e, qui se faisait appeler Comte de Cagliostro. En effet, il existe deux versions quant à ses origines. La première, celle que son avocat, Maître Thilorier, fit connaître au parlement lors du procès de l’Affaire du collier de la Reine, et l’autre bien différente de la réalité.

D’après la première version, Cagliostro serait né en 1748, à Médine ou à Malte, où il aurait passé son enfance, logé dans le palais du Muphti et élevé par un gouverneur qui lui enseigna la botanique et la physique médicinales, la plus grande partie des langues de l’Orient, et avec qui, à douze ans, il partit en voyage à la Mecque, en Egypte, en Afrique, en Asie, à Rhodes, à Malte, où il perdit son gouverneur, en Sicile, dans les îles de l’Archipel, à Naples et enfin, en 1770, à Rome où « Sa Sainteté qui désirait le connaître lui accorda des conférences particulières ». Au cours de ces voyages il aurait pris différents noms dont, finalement, celui de Comte de Cagliostro.

Le Comte de Cagliostro

La version officielle le retrouve effectivement en 1770 à Rome, mais il y était venu dans des conditions bien différentes. L’illustre thaumaturge était né à Palerme en 1743, il se nommais Joseph Balsamo et était d’origine juive. A Naples, à 15 ans, il servit comme infirmier chez les Frères de la Miséricorde, religieux voués au soulagement des malades, qui lui apprirent quelques rudiments de pharmacie et de médecine. Chassé de Naples pour escroqueries, il dut quitter Naples pour Rome où il vécut de son habileté à imiter les écritures, à faire des faux, surtout des faux testaments.

Il épousa, en 1770, Lorenza Seraphina Feliciani, âgée de 16 ans, belle, assez riche, intrigante, mais ne sachant ni lire, ni écrire. Cagliostro dira : «  Il arrive souvent que les dames romaines les mieux élevées ne savent pas écrire ; c’est une précaution que l’on prend pour éviter les intrigues d’amour ».

 

Lorenza Seraphina Feliciani

Pourvu de la dot de Lorenza, le ménage voyage en Italie, en Espagne, au Portugal, d’où il gagne Londres. On est alors en 1772. En cours de route, il avait vendu des remèdes « pour guérir toutes sortes de maux sans exception et beaucoup d’autres encore ». A Londres, Balsamo utilisa les charmes de Lorenza ; c’est ainsi qu’elle reçut chez elle un honorable quaker qui dut verser 200 livres sterling lorsque le mari fit une apparition subite au moment même où il allait être outragé. En 1772 toujours, le couple vint à Paris où, la beauté de l’adroite Lorenza aidant, il vécut aux frais d’un avocat, connu sur le bateau qui l’amenait en France. Il retourna en Angleterre où il vécut de la vente d’indications infaillibles pour gagner à la loterie. Il repartit pour Bruxelles, puis les Etats Baltes, en Russie, en Pologne et en 1780 il arriva à Strasbourg.

Cagliostro était donné d’une imagination fertile dont il se servit pour duper ceux qui l’approchaient tout en se donnant comme bienfaiteur de l’humanité. Il se disait un de ces êtres que l’Eternel envoie parfois sur la terre pour la consoler. Le climat était favorable à tout ce qui rattachait au mysticisme et à l’illuminisme. Déjà, le comte de Saint-Germain, mort en 1784, faisait croire à la Cour de Louis XV qu’il possédait un élixir perpétuant la vie. Un autre illuminé, Mesmer, prétendait guérir nombre de névrosés par son « magnétisme animal » provenant de l’application de ses mains sur les êtres malades. Un de ces disciples, le marquis de Puységur, en 1784, devait trouver « le somnambulisme artificiel ».

Aussi Cagliostro n’eut pas de peine à mettre les têtes à l’envers en laissant croire qu’il pouvait changer le chanvre en soie, les métaux en or, faire des diamants. Il affirmait même qu’il avait assisté aux Noces de Cana, secondé François 1er à la bataille de Marignan et surtout qu’il guérissait les malades. On écrira même en 1783 que « sur 15 000 malades qu’il avait traités, ses ennemis les plus forcenés ne lui reprochaient que trois morts ».

L’emblème de Cagliostro

A Strasbourg, le crédule cardinal de Rohan voulut le voir ; aussitôt Cagliostro le guérit de l’asthme qui l’affligeait. Mais surtout il fabriqua devant lui un diamant dont il lui fit cadeau. L’année suivante, le cardinal conduisit le comte de Cagliostro pour quelques jours à Paris afin qu’il guérisse le maréchal de Soubise d’un commencement de gangrène. Cette arrivée avait été précédée par une grande publicité ; des colporteurs distribuaient gratuitement le portrait de Cagliostro sous lequel on lisait :

« De l’ami des humains reconnaissez les traits. 

Tous ses jours sont marqués par de nouveaux bienfaits…  

Il prolonge la vie, il secourt l’indigence, 

le plaisir d’être utile est sa seule récompense ».

Et c’est ainsi qu’une foule considérable vint le consulter ; son salon ne désemplissait pas de cinq heures du matin jusqu’à minuit. Ses remèdes infaillibles étaient de trois sortes : des bains avec de l’extrait de Saturne, une tisane dont, lui seul, connaissait la recette, des gouttes de sa composition. Par ailleurs, il évoquait les morts, prédisait l’avenir, procurait l’élixir de longue vie.

 

1 rue Saint-Claude Paris 3e

En janvier 1785, Cagliostro se fixa définitivement à Paris, à l’hôtel de la rue Saint-Claude, alors que toutes les négociations pour l’achat du collier « de la reine » étaient terminées ; Cagliostro fut donc tout à fait étranger à l’affaire.

Les visiteurs abondèrent et les carrosses prirent la file à la porte de l’hôtel de Cagliostro. Son grand succès d’alors était de faire connaître un événement qui se passait au même moment, soit à Pékin, soit à Rome, soit à Londres… Sur une table était un tapis noir, brodé en rouge de signes cabalistiques ; sur le tapis était une carafe, emplie d’une eau très pure, entourée de bougies allumées, d’épées nues croisées, de figurines égyptiennes, et même d’un crucifix. A genoux devant la carafe se tenait une jeune fille, appelée « la Colombe » ; elle devait posséder plusieurs particularités : être plus pure que l’eau de la carafe, avoir les yeux bleus et être née sous un certain signe du zodiaque. Le comte de Cagliostro tirait son épée, la posait sur la tête de la Colombe, et évoquait des génies ; alors l’eau de la carafe se troublait, la Colombe tombait en extase, entrait en transes ; c’était le moment de dire ce qu’elle voyait… Si elle se roulait à terre, Cagliostro la remettait en place, lui ordonnait de parler ; finalement, il lui arrachait des syllabes qu’il interprétait en disant quels personnages elle voyait, comment ils étaient vêtus, ce qu’ils disaient…

Chez le Comte de Cagliostro

L’hôtel de la rue Saint-Claude reçut des personnes le plus haut placées dans le monde de l’épée, de la finance, de la robe, tels le comte de Vergennes, ministre des Affaires étrangères, le marquis de Miromesnil, garde des Sceaux, le marquis de Ségur… et le cardinal Louis de Rohan. Celui-ci y venait trois à quatre fois par semaine car, écrivit-il à la comtesse de La Motte, Cagliostro et « le plus grand des hommes et Dieu même ».

Parallèlement à son existence de prophète, Cagliostro exploita l’idée de la franc-maçonnerie. Il installa à Paris la Loge Egyptienne dont il fut le Vénérable avec le titre de Grand Cophte, le duc de Luxembourg en étant le Grand Maître. Il en fonda une autre pour les dames, la Loge d’Isis, où s’inscrivirent Charlotte de Polignac, la comtesse de Genlis, la comtesse de Brienne…

Sa gloire se ternit le jour où on l’embastilla pour complicité dans la fameuse affaire du collier de la Reine. Après son acquittement par le parlement, quinze jours plus tard le 31 mai 1786, le retour de Cagliostro rue Saint-Claude, fut un véritable triomphe. 8 000 à 10 000 personnes l’attendaient. La cour, les escaliers, les appartements étaient pleins ; sérénades, vers, acclamations populaires, députation et bouquets des dames de la Halle, etc. Cependant, le lendemain, un exempt lui signifia de la part du roi, de quitter Paris dans les huit jours et la France dans les trois semaines. De Londres, où il arriva le 16 juin, il envoya une « lettre au peuple français » où il prophétisait la prise de la Bastille et sa transformation en place publique.

Forteresse de San Leo dans les Marches italiennes

En 1787, il se trouve à Bâle, puis à Turin, mais ayant eu l’imprudence de se rendre dans les Etats pontificaux, il y fut arrêté, avec Lorenza, en décembre 1789, comme « pratiquant la franc-maçonnerie ». En avril 1791 il fut condamné à mort, peine commuée par le pape en prison perpétuelle dans le château de San Leo, près d’Urbino dans les Marches italiennes, où l’illustre aventurier mourut le 26 août 1795, à 52 ans. Quant à Lorenza, elle avait été elle aussi condamnée à une réclusion perpétuelle, mais dans un couvent.

Beaucoup ne voient en Cagliostro qu’un adroit charlatan. Mais quelques-uns ne le reconnaissent pas en Balsamo et le considèrent comme un véritable thaumaturge, doué du don de prédire. Sa capacité à produire des effets surprenants est certaine, tout comme l’aisance dans laquelle il vivait.

Compte rendu d’une transmutation effectuée par Cagliostro. C’est un rapport détaillé relatant relatant façon dont, le 7 juin 1780, Cagliostro « fit » de l’argent dans une loge maçonnique de Varsovie, tel qu’un de ses membres le consigna dans une description de cette expérience : « Cagliostro me fit peser un livre de mercure que je possédais, déjà purifié. Avant cela il m’avait ordonné de distiller de l’eau de pluie jusqu’à ce que tout le liquide s’évapore, laissant un dépôt qu’il appelait « Terre Vierge » ou « secunda materia ». Il en resta environ 16 grains. Sur ses instructions, j’avais également préparé un extrait de plomb. Après que tous ces préparatifs furent achevés, il vint à la loge et me confia la tâche d’exécuter l’ensemble de l’opération de mes propres mains. Je fis ceci selon ses instructions dans l’ordre suivant : la Terre Vierge fut placée dans un ballon et la moitié du mercure y fut ajoutée. J’additionnai alors 30 gouttes d’extrait de plomb. Lorsque j’agitai un peu la fiole, le mercure apparut comme mort ou fortement congelé. Je versai alors le supplément d’extrait de plomb sur le mercure restant qui demeura non altéré. J’eux alors à placer ensemble les deux portions de mercure dans un ballon plus grand. Après l’avoir agité, tout le contenu prit en quelque sorte la même consistance solide. La couleur tourna au gris sale. L’ensemble fut alors agité dans un vase à moitié rempli. Cagliostro me donna ensuite un petit morceau de papier se révélant n’être que l’emballage de deux autres boulettes. Elles contenaient une poudre brillante de couleur carmin pesant sans doute en dixième de grain. La poudre fut mélangée dans un récipient et Cagliostro avala alors les trois papiers d’emballage. Pendant ce temps, je recouvrais le contenu du vase de plâtre de Paris, préalablement préparé avec de l’eau chaude. Comme le récipient était rempli, Cagliostro le prit de mes mains, y ajoutant encore plus de plâtre de Paris et pressant le tout de ses propres mains. Il me le rendit afin de sécher l’ensemble sur un feu de charbon de bois. Le vase fut placé dans un lit de cendres sur la fournaise à soufflerie. Le feu fut allumé et le récipient laissé ainsi pendant une demi-heure. Puis on retira du feu, grâce à une paire de pinces, et on le transporta dans la loge. Le vase y fut brisé et dans le fond reposait une masse d’argent pesant onces et demi… prit en quelque sorte la même consistance solide.

Bibliographie

Connaissance du Vieux Paris – Jacques Hillairet 

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DANS LE BESTIAIRE DU TAUREAU… LE BŒUF

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 19-05-2012

Contrairement au taureau, le bœuf est un symbole de bonté, de calme, de force paisible, de puissance du travail et du sacrifice, comme l’évoque le bœuf de la vision d’Ezéchiel et de l’Apocalypse. Encore que ce bœuf peut-il être en fait un taureau. Ce sont certains aspects symboliques et leurs interprétations qui les distinguent.

La tête de bœuf de l’empereur Chen-nong, inventeur de l’agriculture, celle de Tche-yeou paraissent être aussi bien des têtes de taureau. Le bœuf Apis de Memphis, hypostase de Ptah et d’Osiris, n’est-il pas lui-même un taureau ? En fait, le même mot désignait tous les bovidés et son caractère lunaire n’est pas déterminant à cet égard.

Apis le bœuf égyptien

Le bœuf, et plus encore le buffle, auxiliaires précieux de l’homme, sont respectés dans toute l’Asie orientale. Ils servent de monture aux sages, particulièrement à Lao-tseu dans son voyage vers les marches de l’ouest. Il y a en effet, dans l’attitude de ces animaux, un aspect de douceur et de détachement, qui évoque la contemplation.

Les bœufs statufiés sont fréquents dans les temples de Shintô. Mais dans la Chine ancienne, un bœuf de terre figurait le froid, qu’on expulsait au printemps, en vue de favoriser le renouveau de la nature ; c’est un emblème typiquement yin.

La lyre d’Apollon

Chez les Grecs, le bœuf est un animal sacré. Il est souvent immolé en sacrifice : l’hécatombe désigne le sacrifice de cent bœufs. Il est consacré à certains dieux : Apollon avait ses bœufs qu’Hermès lui déroba ; celui-ci ne put se faire pardonner son larcin, ce sacrilège, qu’en donnant à Apollon la lyre qu’il avait inventée, faite d’une peau et de nerfs de bœuf, tendus sur une carapace de tortue.

Le Soleil a ses bœufs, d’une blancheur immaculée et aux cornes dorées ; si les compagnons d’Ulysse affamés en mangent dans l’île de Thrinacie, malgré les interdictions de leur chef, ils périssent tous ; seul Ulysse, qui s’était abstenu, échappe à la mort.

 

Les bœufs du Soleil volés et assassinés par les compagnons d’Ulysse – Pellegrino Tibaldi – Palazzo Poggi – Bologne

Des bœufs sacrés étaient entretenus par la famille des Bouzyges ; ils étaient destinés à commémorer le labour initial de Triptolème, lors des rites du labourage sacré qui se célébraient aux mystères d’Eleusis. Dans toute l’Afrique du Nord, encore, le bœuf est un animal sacré, offert en sacrifice, lié à tous les rites de labour et de fécondation de la terre.

 

Le labour de Triptolème

En raison sans doute de ce caractère sacré, de ses relations avec la plupart des rites religieux, comme victime ou comme sacrificateur, quand il ouvre par exemple le sillon de la terre, le bœuf a été aussi le symbole du prêtre.

Autre épisode mythologique mettant en scène les bœufs se situe dans les douze travaux d’Hercule. En effet, pour s’emparer des bœufs de Géryon, gardien à trois corps, Héraclès/Hercule se rendit au-delà des terres connues sur une île dans l’océan, la rivière entourant la Terre. Ecartant deux montagnes pour faire un canal vers la rivière, il créa les colonnes d’Hercule, le détroit de Gibraltar, tua Géryon et s’empara des bœufs. Le récit est rempli de symboles solaires, telle la coupe d’Hélios, le Soleil, qu’emprunta Héraclès/Hercule.

 

La capture des bœufs de Géryon par Hercule – Majolique d’Urbino – Francesco Xanto Avelli

Il existe une divinité gauloise Damona, parèdre du protecteur des eaux thermales Borvo ou Apollon Borvo, et dont le nom contient le thème celtique désignant généralement les bovidés, dam. Mais le bœuf ne possèderait pas, dans le monde celtique, de symbolisme indépendant, en dehors du symbolisme chrétien usuel. Les légendes galloises témoignent cependant de l’existence de bœufs primordiaux. Les deux principaux sont ceux de Hu Gadarn, personnage mythique qui arriva le premier dans l’île de Bretagne avec la nation des Cymry, c’est-à-dire les Gallois. Avant l’arrivée de ces derniers, il n’existait en Bretagne que des ours, des loups, des castors et des bœufs cornus.

Le Lebor Gabala ou Livre des Conquêtes nomme aussi, mais sans autre indication, des bœufs mythiques. Le bœuf jouerait un rôle analogue à celui du héros civilisateur.

Enfin, le bœuf est l’un des douze signes de l’astrologie chinoise.

 

Le boeuf – Terre cuite Tang

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

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UN MYTHE TAUREAU… LE RAPT D’EUROPE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 18-05-2012

Europe était la fille du roi phénicien Agénor et de sa femme Téléphassa. Zeus/Jupiter aperçut la jeune fille jouant avec ses compagnes au bord de la mer et tomba amoureux d’elle. Prenant la forme d’un beau taureau blanc, il se mêla aux jeunes filles et se coucha, se laissant caresser. Cependant, certains auteurs affirment que le taureau n’était pas Zeus/Jupiter lui-même, mais simplement un appât pour attirer la jeune fille vers lui.

 

Le rapt d’Europe par Antonio Carracci

Europe le trouva si doux et si lisse qu’elle finit par s’asseoir sur son dos. Aussitôt, le taureau se leva et s’élança vers la mer, s’éloignant à la nage dans les eaux profondes. Bientôt, les compagnes d’Europe les perdirent de vue ; elles ne la revirent jamais plus. Celle-ci fut transportée en Crète, où le Taureau la déposa sur le rivage. Zeus/Jupiter lui révéla alors son identité. Puis il s’unit à elle sous un platane qui, depuis lors, reste toujours vert, ou bien dans la grotte du Mont Dicté où il avait été élevé.

Europe lui donna trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Zeus/Jupiter lui fit trois présents : une lance qui ne manquait jamais son but, le Laelaps, le chien qui ne laissait jamais échapper sa proie, et Talos, l’homme de bronze qui faisait chaque jour le tour de la Crète et tuait les étrangers.

Par la suite, Astérios, roi de Crète, épousa Europe. Ils eurent ensemble une fille, Crété. Astérios adopta les fils d’Europe et fit de Minos son héritier.

Le père d’Europe, Agénor, tenait absolument au retour de sa fille, et il envoya à sa recherche Cadmos, Phoenix et Cilix, ses fils, auxquels il interdit de revenir sans leur sœur. Sa femme, Téléphassa, partit avec eux et Agénor ne revit aucun d’eux.

La pièce grecque de 2 euros

Europe donna son nom au continent européen. Le Taureau fut immortalisé parmi les étoiles et devint la constellation du Taureau.

Le Taureau est un puissant symbole de force masculine et de virilité, mais aussi des plus bas instincts humains. Le dieu perse Mithra a souvent été représenté tuant un grand taureau, symbole de victoire sur notre nature animale ; dans ce culte masculin, on était baptisé dans du sang de taureau.

Constellation du Taureau – Johannes Hevelius

Le taureau était la bête royale totémique de la Crète ancienne, toile de fond de plusieurs mythes taurins grecs à forte connotation de transgression sexuelle, tel l’enlèvement de la vierge Europe par Zeus/Jupiter sous la forme d’un taureau. C’est encore la très célèbre naissance du Minotaure, né des amours d’un taureau et de la reine Pasiphaée de Crête. Ce Minotaure est un être monstrueux, mi-homme, mi taureau. Thésée, le héros,  partira à la recherche du Minotaure et finira par tuer le monstre. La capture du taureau qui avait engendré le Minotaure fut un des douze travaux d’Hercule.

Bibliographie : Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant & John Hazel – Marabout                                  

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MAISON II DU THEME ASTRAL… MAISON DU TAUREAU

(5.6 - LES MAISONS ASTROLOGIQUES) par sylvietribut le 16-05-2012

Comme pour le Taureau, Vénus et la Lune ont la maîtrise de cette Maison II du thème. C’est donc une Maison de Terre. Cette Maison indique les possibilités matérielles : la fortune, les acquisitions, les échanges. Elle est donc en rapport avec les gains mais aussi les dépenses. Elle représente le sujet face à l’avoir, son aptitude à gagner, à gérer, mais aussi comment il va dépenser. La Maison II ce sont les ressources comme moyen d’existence personnelle. C’est donc une Maison de pure matérialité.

 

Les douze Maisons astrologiques

Les gains de la Maison II proviennent de l’activité propre du sujet, de son travail bien sûr, mais aussi de ses initiatives, de son intelligence pratique, de son mérite personnel.

Cette Maison II parle donc d’argent, de monnaie, de liquidités, de valeurs boursières, les intérêts, ainsi que les métaux précieux, et par extension de porte-monnaie, ou de coffre-fort. Elle représente d’ailleurs la bourse en tant qu’institution financière. Elle est aussi bien le salaire du travailleur que les jetons de présence de l’actionnaire. C’est encore ce que l’on doit faire fructifier, les productions.

La Maison II c’est le monde des banques, de la finance, des comptes bancaires, des placements, de la gestion du patrimoine, les intérêts et autres gratifications.

La Maison II gouverne tout ce qui est à la disposition de l’individu pour son usage strictement personnel.

 

La Maison II… la Maison Taureau

Sur un plan plus psychologique, la Maison II est représentative des besoins et des désirs, les uns et les autres étant entendu du point de vue de l’instinct de conservation. Ce dont il est question avec la Maison II c’est de substances. Le tout est de savoir comment acquérir ou perdre, assimiler ou éliminer. Elle représente aussi le comportement vis-à-vis des conditions matérielles.

Par ailleurs, la Maison II est celle où la personnalité se déploie, où le sujet se développe parmi ses congénères. Fondamentalement, la Maison II gouverne les ressources de l’individu, argent bien sûr, mais aussi moyens, l’échange par lequel une personne élargit le plus facilement son expérience.

 

Billets de banque et lingot d’or

Les signes du zodiaque influençant la Maison II révèlent une expression de richesse ou de pauvreté, selon leur propre nature.

Exemple : La cuspide de la Maison II en Scorpion évoque de la ténacité et de l’âpreté mises au service des gains. Les gains sont parfois acquis dans des circonstances particulières, ou bien c’est une fortune acquise secrètement. Il existe toujours une lutte liée à cette vie matérielle et le sujet connaît souvent des jalousies et des conflits d’intérêt. Celui-ci peut également agir de façon instinctive en matière financière.

 

Le peseur d’or et sa femme – Quentin Metzys (1514) – Musée du Louvre

Les planètes qui superposent la Maison II sont en rapport avec tout ce qui a trait à la fortune, gains et dépenses. Et chaque planète s’y trouvant doit être interprétée d’après son symbole, son mouvement, les aspects qu’elle forme et le signe où elle se situe.

Exemple : Mercure superposant la Maison I favorisera en général les acquisitions provenant des affaires, du commerce. Mercure peut donner le besoin de manier de l’argent, d’effectuer des transactions. Mercure en tant que multiplicateur du zodiaque permet de gagner par de multiples opérations qui demandent souvent intelligence et habileté. Sous cette influence, on a souvent le sens des combinaisons financières et tout ce qui procure de l’argent par de petits gains multiples.

 

Pièce d’or américaine

Le Maître de la Maison II, par sa position dans une autre Maison du thème, indique les circonstances extérieures qui jouent également sur la fortune. Il faut bien sûr tenir compte du symbole qui le représente, des aspects que ce Maître de II reçoit, du signe et de la Maison où il se trouve.

Exemple : Maison II en Taureau, Vénus gouverneur du signe en Bélier et en Ascendant, permet de conclure que la personne connaîtra de grandes préoccupations pour tout ce qui concerne les affaires d’argent. Cependant, les acquisitions seront toujours dues à son mérite personnel, propre artisan de sa fortune. Elle connaîtra vraisemblablement un accroissement de ses biens, à moins de graves afflictions touchant Vénus. Sur un plan plus psychologique, on peut penser que la personnalité de cet individu s’affirmera selon les moyens financiers dont il dispose.

 

 

Vénus en domicile en Taureau

Si la planète qui superpose la Maison II indique la façon dont se font les acquisitions d’argent, le Maître de la Maison II indique ce que la personne peut faire de sa fortune et quelles sont les circonstances extérieures qui peuvent jouer sur elle.

Si la maison II ne contient aucune planète, c’est le Maître de cette Maison qui devient de ce fait le principal significateur de la bonne ou mauvaise fortune, selon la nature et les aspects que reçoit ce Maître.

Exemple : Maison II en Capricorne, Saturne Maître du signe… quel signe superpose cette planète… quelle Maison habite-t-elle… Quels aspects forme-t-elle avec une ou des planètes du thème…

 

Constellation du Taureau – Johannes Hevelius

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SURPRENANTE ASTROLOGIE

(2.5 - DANS L'ACTUALITE AUJOURD'HUI) par sylvietribut le 10-05-2012

Dans l’analyse de la lunaison de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, j’évoquais la position de la Lune du 22 avril 2012, premier tour de l’élection, en Taureau et conjointe à Jupiter, bien en rapport avec l’opposition Lune-Jupiter du thème de François Hollande, et stimulant positivement celle-ci.

Au second tour de l’élection présidentielle, on retrouvait ce même rapport entre la Lune et Jupiter, mais en opposition cette fois puisque la Lune transitait le Scorpion, mais rappelant de toute façon le thème du peut-être futur président.

J’étais un peu inquiète quand même car je trouvais que la Lune se séparait tant du Jupiter de la lunaison que de l’opposition du thème du présidentiable, alors qu’on pouvait repérer que la Lune sensibiliserait tant le thème de la lunaison que celui de Hollande en milieu de journée.

Or, j’ai appris qu’une toute première estimation sortie des urnes et provenant de RTS, Télévision suisse, avait été twittée à 14 h 14 donnant François Hollande gagnant, soit 8 minutes avant que l’opposition à Jupiter ne soit exacte.

N’est-ce pas prodigieux ?

Paris – Place de la Bastille – 6 mai 2012 

LA RENCONTRE ANGELA MERKEL/FRANCOIS HOLLANDE LE 16 MAI 2012

Je vous propose aujourd’hui une nouvelle observation, une nouvelle expérimentation de prévision astrologique.

Première chose, on constate que le 16 mai 2012, entre 3 h 26 et 1 h 24 le 17 mai, la Lune traversera la Maison lunaire 23 que l’on dit « douteuse », et pour cause elle prédit un « danger de tromperie ou de vol »… Qui va tromper l’autre ? Ou va-t-il s’agir d’une rencontre de dupes ?

Je vous propose de regarder le thème des deux protagonistes et de faire une brève étude des transits planétaires sur chacun des deux thèmes.

Commençons par le thème de Madame Merkel. Elle est née le 17 juillet 1954, à 18 heures (TU 17 heures) à Hambourg (RDA) – Longitude : 10° Est et Latitude : 53°33 Nord.

 

Thème natal d’Angela Merkel

Avant de se lancer dans le rapprochement de ces deux thèmes par rapport au ciel du 16 mai 2012, dont il manque malheureusement l’heure pour domifier la rencontre pour mieux identifier où se situent les deux protagonistes de la rencontre, on peut quand même procéder à une brièvement comparaison de leurs deux thèmes dont certains éléments se rencontrent avec une grande précision.

 

Thème natal de François Hollande

Tout d’abord leurs Ascendants respectifs s’opposent puisque dans l’Air des Gémeaux pour François Hollande et dans le Feu du Sagittaire pour Madame Merkel. Les voilà comme mariés l’un à l’autre, avec tous les tiraillements que l’opposition présuppose, d’autant que Madame Merkel présente un Mars à l’Ascendant et forcément dans la Maison VII de François Hollande. Avoir Mars à l’Ascendant c’est faire preuve d’une grande combativité et de ressentir le besoin intrinsèque de prendre la tête de toute chose. Avec Mars à l’Ascendant, qui par analogie nous ramène au Bélier, on a du mal à se voir dans le troupeau, il faut en prendre la tête. Ce que Madame Merkel a pu réaliser en faisant en sorte de tenir les rênes de l’Europe, envers et contre tout. Cependant, l’astro-psychologie suggère que la personne présentant dans son thème un Mars à l’Ascendant peut passer d’une attitude forte de virilité à une forme de refoulement rendant la lutte inadaptée. Et l’Histoire ne manque pas de personnages qui démarrent dans la vie violents et passionnés, puis refoulent par la suite toute volonté d’avancer.

Qu’en est-il pour celui qui reçoit le Mars de son partenaire dans sa Maison VII, en l’occurrence comment François Hollande va-t-il vivre le Mars de Madame Merkel ? Il est probable que François Hollande cherchera à mettre à l’épreuve les capacités de coopération de sa « partenaire », ainsi que son aptitude à faire face à l’équilibre des échanges requis. On dit que cette partenaire pressent alors que son vis-à-vis est en mesure d’exprimer des qualités dont elle peut penser être elle-même dépourvue. Cependant, si elle coopère, elle aura l’impression de consolider sa propre situation. De son côté, François Hollande sera conscient du fait que certaines des qualités de sa partenaire complètent les siennes. Et tout compte fait, cette appréciation réciproque pourrait être à la base d’une coopération positive. Toutefois, la relation pourra connaître quelques frictions, notamment quand les deux en présence révèleront les facettes les plus irritantes de leur personnalité. François Hollande pourra attendre de Madame Merkel qu’elle s’implique dans les querelles qu’elle provoque.

Ensuite, le Mars de Madame Merkel est en conjonction exacte du Mars de François Hollande sur 26° Sagittaire. Normalement, cette conjonction devrait aider à collaborer efficacement, d’autant que ni le Mars de Madame Merkel, ni celui de François Hollande ne sont configurés difficilement.

Par ailleurs, Uranus dans le thème de François Hollande superpose le Soleil de Madame Merkel sur 24° Cancer. Voilà qui risque d’être assez difficile à supporter par Madame Merkel. Celle-ci pourrait se sentir déstabiliser et comme habiter par un doute permanent. Uranus réserve en général bien des surprises au Soleil, en l’occurrence Madame Merkel pourra trouver François Hollande imprévisible et se sentir souvent sur le qui-vive, tout en prenant en considération son approche originale des problèmes. Il y a quand même là l’idée d’une instabilité de la relation. Au départ, ce pourrait être Madame Merkel à se montrer directe et enthousiaste, mais François Hollande sera comme obligé de mettre un frein à cet emballement. Cependant, d’une façon générale, le Soleil cherche à être lui-même, mais doit affronter Uranus qui voudrait le faire changer. Pour que la relation soit harmonieuse, les deux partenaires doivent avoir un but commun et François Hollande devra essayer de ne pas blesser l’amour-propre de Madame Merkel.

Noter que c’est actuellement Madame Merkel qui se trouve sous l’influence stressante d’Uranus par rapport à Mercure, Maître de la Maison VII de son thème et qui pourrait bien correspondre à Hollande, à moins qu’il ne s’agisse d’un changement de partenaire, Nicolas Sarkozy n’ayant pas été réélu, l’aspect est d’ailleurs exact entre le 21 avril et le 10 mai 2012 et on le retrouvera entre le 18 septembre et le 13 octobre 2012, et même en février 2013. Il est aussi possible qu’il ne s’agisse pas seulement de ses rapports avec François Hollande, mais également avec ses alliés politiques puisque Madame Merkel ne va pas tarder à entrer en campagne électorale pour sa réélection, son mandat pouvant être remis en cause. A noter également, l’opposition de Pluton à ce même Mercure en septembre 2012, comme autant de difficultés sur la route de Madame Merkel.  

A noter enfin que le Soleil en Cancer de Madame Merkel est en conflit avec Neptune en Balance, l’aspect est pratiquement exact : 1° d’orbe séparant. Voilà qui n’est pas l’indice d’une grande lucidité, voire même d’une grande éthique. Il existe également une certaine vulnérabilité sous cette influence. Neptune est d’ailleurs Maître de la Maison III de son thème, sa parole ne serait donc pas d’or et elle aurait donc fait avaler bien des couleuvres à ses partenaires européens. Du côté de François Hollande, le Soleil de étant en harmonie avec son Neptune natal, il est plus que certain qu’il ne se laissera pas rouler dans la farine… Cette configuration confère d’ailleurs une bonne intuition, c’est-à-dire une intuition fiable.

Que se passe-t-il dans le ciel du 16 mai 2012 et par rapport aux thèmes des deux protagonistes ?

Ce qui frappe c’est que, comme pour Nicolas Sarkozy, Pluton joue un rôle très difficile pour la chancelière depuis février et jusqu’à fin mai 2012, configuration qu’on retrouve fin déc. 2012/janvier 2012, puis de nouveau entre juillet et novembre 2013, ce qui semble indiquer qu’il lui sera difficile de se maintenir à son poste et que d’ores et déjà les difficultés vont s’accentuer, notamment dans les échanges et négociations, symboles mêmes de Mercure. Par ailleurs, dans son thème Mercure gouverne les Maisons VII et IX ce qui suggère qu’elle devrait renoncer à ses prérogatives vis-à-vis de ses partenaires et notamment ses partenaires étrangers, sur des questions budgétaires et monétaires puisque ce Mercure natal occupe la Maison VIII de son thème. Ne pas perdre de vue non plus que Pluton, lorsqu’il impacte difficilement un thème, dépouille l’être dans ce qui lui tient le plus à cœur.

Angela Merkel

Toutefois, en ce 16 mai 2012, Mars à 9° Vierge sera d’une petite aide pour Madame Merkel dans ce contexte plutonien difficile puisqu’influence positivement ce même Mercure. Notez que les deux transits sont rigoureusement exacts.

Autre aspect très difficile qui ne parle pas en faveur de la chancelière et bien au contraire la bloque dans ses prérogatives : Saturne à 24° Balance est au carré exact de son Soleil natal 24° Cancer. Le Soleil natal de Madame Merkel est le second Maître de la Maison VIII de son thème, ce sont donc sur des questions monétaires et budgétaires qu’elle perdra ses prérogatives.

Autre configuration parfaitement exacte et contradictoire : Jupiter depuis le 23° Taureau fait un sextil à Uranus natal, mais surtout passe au conflit de Pluton. Jupiter la représente puisqu’elle est Ascendant Sagittaire. On peut penser qu’elle est obligée d’aller vers des concessions pour des questions budgétaires et monétaires, puisque dans son thème Jupiter occupe la Maison VII et symbolise donc le partenariat et Uranus est le second Maître de la Maison II, Maison financière s’il en est. Cependant, Pluton dans son thème gouverne les Maisons XI et XII. Si la première est la Maison des projets, c’est-à-dire se tournant vers le futur, c’est aussi celle des amis et relations. Quant à la Maison XII, Maison qui enferme, c’est le symbole même des problèmes et des ennuis. On peut donc penser que les concessions seront pour elle source de problèmes et de renoncement, venant de la part de ses partenaires et amis politiques cette fois, rendant difficile, voire même impossible sa propre réélection.

Pour ce qui concerne la rencontre avec Monsieur Hollande à proprement parler, on peut penser qu’elle se déroulera de la façon la plus cordiale qu’il soit puisque Vénus à 23° Gémeaux formera un aspect favorable et exact avec Pluton du thème natal de Madame Merkel. De même Mercure sur 12° Taureau influence positivement son Jupiter natal, l’aspect est exact. Comme on l’a déjà vu, Jupiter est le Maître de son Ascendant Sagittaire, et Mercure gouverne les Maisons VII et IX de son thème. On perçoit bien à travers cette configuration sa rencontre (Jupiter Maître d’Ascendant) avec un partenaire (Mercure Maître de VII) étranger (Mercure Maître de IX), c’est-à-dire François Hollande.

Cependant la Lune en Bélier va vers un conflit avec ce même Mercure… Quelque chose semble quand même difficile à avaler. Alors que cette même Lune en Bélier fait trigone à Mercure, le Maître de sont Ascendant Gémeaux.

François Hollande

Par ailleurs, sur le thème de François Hollande, on trouve Neptune à 3° Poissons stimulant positivement Saturne natal à 3° Scorpion, l’aspect est exact. Saturne représente la Maison VIII de son thème, à savoir tout ce qui concerne les questions financières et budgétaires, pendant que Neptune gouverne la Maison XI du thème. On voit clairement que l’objectif de François Hollande est de régler ce type de problèmes en Europe et qu’il y arrivera puisqu’il s’agit du premier transit de Neptune à Saturne qu’on retrouve d’ailleurs en début d’année 2013, puis d’août 2013 à janvier 2014. On peut donc dire que ce rééquilibrage budgétaire qui s’amorcera lors de cette rencontre mettra du temps à se réaliser. Ce qui se comprend tout à fait.

Pour aider encore les objectifs de François Hollande à travers cette rencontre, Uranus à 7° Bélier est au sextil de Mercure de son thème. Il y a 1° d’orbe appliquant et cette position thématique sera de nouveau très activée en mars/avril 2013, puis de nouveau entre novembre 2013 et janvier 2014. A noter que le Mercure du thème de François Hollande, outre le fait qu’il soit Maître d’Ascendant est également le Maître de la Maison II, Maison d’argent s’il en est, mais ayant également trait aux ressources et à la façon de gérer.

Par contre Saturne à 24° Balance entre en conflit avec son Uranus natal à 24° Cancer, comme on l’a vu en conjonction exacte du Soleil de la chancelière. L’aspect est donc également exact. Uranus gouverne son Milieu du Ciel en Verseau. Saturne va donc apparemment ses prérogatives, configuration qu’on retrouve en août 2012. Noter que Saturne gouverne la Maison IX de son thème, les blocages saturniens sont en rapport avec une obstruction étrangère.

Toutefois, Jupiter influence positivement ce même Uranus natal, appliquant par 1° d’orbe à la planète. Jupiter est le Maître de la VII, on peut donc voir dans cette influence d’autres partenariats venant aider au déblocage de la situation.

On trouve également Vénus à 23° Gémeaux au sextil exact de Pluton en Lion. L’aspect est exact. Vénus et Pluton sont les deux Maîtres de la Maison VI du thème du François Hollande, à savoir la possibilité quand même de retravailler en profondeur (Pluton) son sujet. Noter d’ailleurs que Vénus devient précisément rétrograde sur ce 23° Gémeaux, l’obligeant sans doute à revoir sa copie, ou tout au moins la peaufiner, la rendant viable à partir d’août 2012 puisque Vénus repasse sur ce 23° Gémeaux au trigone de Saturne, peut-être à la lumière d’autres événements ou éléments nouveaux.

Noter que ce 16 mai 2012 Mercure se trouve à 12° Lion, c’est-à-dire entre la conjonction Mercure/Soleil du thème de François Hollande, accentuant sa capacité à négocier comme cela est évoqué dans son thème natal.

En conclusion, je pense que Madame Merkel se montrera charmante mais très exigeante, ne cédant pas ce qui lui semble essentiel pour elle, mais qu’avec argumentation, appuis autres et le temps, Hollande l’emportera et fera aboutir ses objectifs.

Rambouillet, 10 mai 2012 

 

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