PREMIER NOVEMBRE …LA TOUSSAINT A TRAVERS L’HISTOIRE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 01-11-2010

« Vilaine veille de Toussaint ne présage rien de bien », telle est la conviction populaire : la Toussaint, en effet, met un terme aux fêtes et aux réjouissances de l’automne, à la célébration des abondances. Et comme « à la Toussaint, le froid revient et met l’hiver en train », les foires se raréfient et les paysans enfin se reposent puisque « la Toussaint arrivée, le blé doit être semé, fruits, pommes de terre et vin rentrés ». 

Ces quelques dictons, comme la présence du culte de tous les saints, confirment la continuité des rites essentiels en ce jour de 1er novembre, passage symbolique d’une période à une autre, de l’ère des abondances à celle de la gestation. Que les morts, anonymes ou éponymes, soient symboliquement présents à cette date n’a donc rien d’étonnant.

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La fête de la Toussaint existait déjà en Orient comme commémoration de tous les martyrs de la Foi, célébrée le premier dimanche après la Pentecôte. Elle a été introduite en Occident par le Pape Boniface IV, vers la fin du VIe siècle et fixée au 13 mai, en l’honneur de tous les saints et plus particulièrement de Marie. 

Le Panthéon de Rome, temple de tous les dieux, fut consacré à ce culte collectif. La date choisie correspondait aux célébrations dans le calendrier romain aux premiers jours de mai des « Lemuria », culte des ancêtres. Mais cette tradition funéraire ne s’étendait pas à l’ensemble du monde catholique. C’est pourquoi Louis le Pieux institua en 835 une Toussaint au 1er novembre dans l’espoir de couper court aux rituels peu chrétiens pratiqués en cette période de l’année. L’enjeu était de substituer la commémoration de tous les saints, ancêtres virtuels de tous les fidèles, au culte des morts familiers, pratiqué à cette période, tradition commune à une grande partie du monde occidental. 

Pour unifier ces pratiques discordantes, le Pape Grégoire IV, en 875, sous l’instigation de Louis le Débonnaire, fixa la fête de la Toussaint au 1er novembre, pour mieux répondre aux besoins de la grande majorité des catholiques.

Vain espoir, car le culte des morts au 1er novembre, profondément enraciné dans les coutumes populaires, se poursuivit comme si de rien n’était et, au Xe siècle, Odilon, abbé de Cluny, plus diplomate, ordonna la célébration d’une messe solennelle le 2 novembre, « pour tous les morts qui dorment en Christ ». Cette fête des Morts, née en France, ne fut jamais officiellement avalisée par l’Eglise, mais fut progressivement adoptée dans toute la chrétienté occidentale.

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Les Chrysanthèmes de la Toussaint

De nos jours, les deux fêtes se confondent. Le calendrier civil reconnaît seul férié le 1er novembre et cela en l’honneur des morts pour la patrie. En ce même jour, du Portugal à la Lituanie et jusqu’aux marches de l’Ukraine, des centaines de milliers de personnes prennent le chemin des cimetières chargés de souvenirs douloureux. Bouquets de fleurs, verdures, bruyères et chrysanthèmes sont déposés sur les tombes pour transmettre à ceux et celles qui nous précèdent dans l’au-delà un message d’amour.

Hommes et femmes vivant dans la charité ou l’égoïsme, dans l’espoir ou la désillusion, ne restent pas insensibles au message « métaphysique » qu’une longue tradition a transmis jusqu’à nous, né de la rencontre de deux mondes, celui des morts et celui des vivants.

En fait, le 1er novembre correspond au Nouvel An des traditions celtiques, date à laquelle avaient lieu les très importantes fêtes de Samain. Le seul témoin de la répartition du temps dans l’année celte, le calendrier de Coligny, postérieur à la conquête romaine, place le mois de Samain, correspondant à novembre, en tête de l’année. Les sept premiers jours et nuits étaient consacrés à des festins rituels et à des débauches, rites de « re-naissance » du monde. 

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1er Novembre : Fête de Samain de la tradition celtique

Cette fête avait un caractère agraire et en même temps de retour à l’origine mythique de « fondation » de l’ordre cosmique. La veille, on éteignait tous les feux et, le lendemain, on inaugurait la nouvelle période avec des feux nouveaux. La classe des guerriers, qui venait d’achever la période estivale d’hostilités, était aussi au centre de la fête.

Les nourritures offertes pour ces jours de renouveau : viande de porc, vin, bière et hydromel, boissons des dieux, étaient censées assurer l’immortalité. La participation aux banquets commémorant à la fois les soldats tombés sur les champs de bataille et les autres défunts était une obligation pour tous et on croyait que ceux qui s’en abstenaient étaient frappés de folie et de mort ; on dressait par ailleurs leur tumulus funèbre dès le lendemain.

Mais le but essentiel de la fête était de rétablir le contact entre la communauté des morts et celle des vivants, car les « sidhs », les tertres où vivaient les morts étaient entrouverts pendant cette période et les morts en profitaient pour revenir sur terre. Charnière entre deux mondes et deux années, le 1er novembre concentrait alors tous les rites propices aux « passages » que nous pratiquons encore de nos jours autour du Nouvel An, ne serait-ce qu’inconsciemment. La présence de masques, de déguisements et de rites funéraires en plein hiver aux alentours du solstice d’hiver est une preuve indéniable de ce retour inopiné des spectres de l’autre monde. Quand, dans la journée grise et humide de la Toussaint, nous empruntons les chemins des cimetières pour honorer les défunts de la famille, nous perpétuons en réalité des rites forts anciens qui visent à rétablir l’ordre cosmique renversé par la disparition d’un proche. Nous faisons en sorte de confirmer chaque année la transformation des défunts dangereux en ancêtres propices, favorables à la société, bien disposés à l’égard des graines enfouies au sein de la Terre.

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Calendrier de Coligny

Souci commun de toutes les sociétés, les rites de mort n’expriment pas seulement l’affection des vivants pour ceux qui partent, mais concentrent aussi les espoirs de ceux qui peinent aux labours ; les morts, familiers ou inconnus, apaisés par les rites, serviront de médiateurs entre nous et les forces souterraines, pour toute la durée d’une année ; d’où la densité de cérémonies commémoratives à toutes les dates charnières.

Monde des vivants et monde des morts se rencontrent ainsi à chaque passage d’une année à une autre, à chaque saison critique de l’année.

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Bibliographie

Fêtes et Croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

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DANS LES TENEBRES DE PLUTON

(5.3.91 - PLUTON) par sylvietribut le 26-10-2010

Un peu d’Histoire

Pluton fut découvert en 1930, par Percy Lowell, à l’occasion de prises de vues scientifiques. La découverte de Pluton coïncide avec les terribles événements qui devaient survenir au cours des années 30, en particulier l’avènement de dictateurs d’un type nouveau, tels qu’Hitler, Staline et Mao. C’est aussi l’arrivée de nouvelles armes de destruction massive terrifiantes, celles qui, utilisant la fission de l’atome, peuvent provoquer un cataclysme et détruire notre planète.

Son graphisme

pluton-glypheIl fait penser à un petit bonhomme stylisé qui marcherait la tête en bas.

Au plan astronomique

Avec ses 2 354 km de diamètre, Pluton est la plus petite planète du système solaire. Pluton se trouve au-delà des géantes gazeuses que sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Mais Pluton est probablement le plus grand élément d’une autre ceinture d’astéroïdes. 

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Pluton gravite autour du Soleil en 248,6 ans ; son orbite elliptique l’amène plus près de la Terre que Neptune pendant un bref laps de temps. Elle se trouve à 5 906 millions de kilomètres du Soleil. On ne peut l’observer qu’avec un télescope très puissant.

Sa mythologie

Divinité souterraine, Pluton est le dieu romain des Enfers, l’Hadès grec. Ce dieu, dont le nom était dérivé du mot grec « Ploutos » signifiant « richesse », était la personnification divine de la Fécondité de la terre, le garant de l’abondance des récoltes ; on lui donnait aussi le nom de « Dis Pater », Père des Richesses. Pour les Romains, il avait un caractère redoutable et on lui sacrifiait des animaux au pelage sombre, brebis ou porcs noirs, et on vouait à son courroux inflexible tous les condamnés à mort.

Fils de Saturne et de Rhéa, après le partage de l’Univers en trois parties, Pluton acquit la possession souveraine sur le monde inférieur tandis que son frère Jupiter régnait sur les cieux et Neptune, son autre frère, sur les mers. Il était l’époux de Perséphone qu’il enleva à sa mère Déméter.

Justicier impitoyable, il est assis au fond des Enfers sur un trône et tient dans sa main un sceptre avec lequel il gouverne sans pitié les âmes des morts qui peuplent son sombre et inconnu royaume : les maudits sont rassemblés dans le Tartare et les justes dans les Champs-Elysées. Pluton n’était donc pas le diable, mais le justicier suprême, celui qui peut punir, mais aussi récompenser. Il régentait donc à la fois le Purgatoire, l’Enfer et le Paradis. Il avait aussi un rôle fécondant, sous le nom de Frugifer et faisait germer le blé qui meurt en terre pour renaître en moissons. Ce côté d’abondance lui a valu de représenter les richesses, d’où le nom de « ploutocratie » encore employé pour désigner un capitalisme envahissant. 

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Il porte sur la tête un casque qui le rend invisible ; les Cyclopes lui en firent don et lui-même il le prête parfois aux héros des légendes auxquels il a décidé d’accorder aide et protection. Entouré des divinités des Enfers, ses servantes, ses messagères, il dicte à la Terre la terrible loi de la mort. Pourtant, tout comme son épouse Perséphone, terrible déesse aux Enfers, mais douce aux hommes de la Terre, auxquels elle apporte fertilité et abondance des moissons, Pluton était invoqué par les agriculteurs et on le représente aussi sous les traits d’un dieu placide, tenant d’une main une corne d’abondance et de l’autre des instruments aratoires.

Pluton gouverne donc un processus qui est d’abord une destruction : la semence enfouie en terre, qui pourrit, se transforme et devient une nouvelle plante. Pluton ne crée pas, mais transforme après une période de mort apparente, d’où une indiscutable analogie avec les significations du Scorpion et de la Maison VIII.

Au cours de ses séjours sur la Terre, Pluton commet toujours quelques infidélités avec les mortelles ou les nymphes de la végétation et des bois.

La double attribution de la Mort et de la Vie revêtue par Pluton est, dans la mythologie, commune à presque toutes les grandes divinités des Enfers.

Au plan psychologique

Dans la psychologie de Jung, Pluton représente, selon André Barbault, l’inconscient collectif, les énergies primitives que nous devons domestiquer si nous ne voulons pas qu’elles nous dévorent. C’est ce qui tend à se produire en cas de fortes dissonances : le sujet tend alors à vivre dans un climat de crise, de révolution permanente, d’autodestruction, gouverné malgré lui par les instincts de la mort, la néantisation de la vie intérieure.

En caractérologie

Le Plutonien est un solitaire imbu de sa puissance et prêt à tout pour l’accroître, cherchant à agir sur les masses et à les manœuvrer.

Au plan psychanalytique

Pluton est le prince des ténèbres. C’est le symbole des profondeurs de nos ténèbres intérieures qui rejoignent la nuit originelle de l’âme, c’est-à-dire les couches les plus archaïques de la psyché.

Quand Jung déclare que l’homme civilisé traîne encore derrière lui la queue d’un saurien, il fixe l’image infernale de cette région ancestrale de l’individu que gouverne cette planète.  

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C’est le clavier des tendances affectives du stade sado-anal avec les forces du mal : le noir, le laid, le sale, le mauvais, la révolte, le sadisme, l’angoisse, l’absurde, le néant, la mort… De même, nous touchons à ce même clavier quand Jung nous engage à rencontrer notre dragon, nous invitant à développer la conscience de l’invisible, à nous assurer la possession de nos trésors enfouis, à dégager l’accès vers les richesses cachées, à découvrir ses arcanes les plus secrètes, pour son accomplissement spirituel ou sa réalisation métaphysique. L’alignement du Moi sur les vérités les plus profondes de l’être donne le pouvoir, sinon une volonté de puissance occulte, qui a le dernier mot dans les affaires humaines. En revanche, si l’être refuse ces besoins vitaux les plus fondamentaux, des fermentations intérieures détruisent l’équilibre et, par des catastrophes qui dérobent le sol sous nos pieds, Pluton ouvre le gouffre prêt à précipiter l’homme et à l’y engloutir : c’est la saison en enfer.

En astrologie

Octave supérieur de Mars, Pluton est en affinité avec le Scorpion qui est son domicile et le Bélier où la planète est en exaltation. Elle est en affinité avec l’Eau, la couleur noire et le Plutonium. Sa nature est assez contradictoire, car elle dirige l’homme vers les sommets les plus inaccessibles de la spiritualité ou vers les profondeurs les plus insondables de la déchéance. Elle est extrémiste en tout et ne supporte aucun compromis.  

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Planète de la mort et de la réincarnation, elle gouverne les principes de transformation, de régénération ou de dégénérescence, de mystère et de disparition, de sacrifice et de destruction. Les dictatures, le banditisme et la violence intériorisée sont en relation avec Pluton. Elle indique également les trésors secrets, notamment ceux que recèlent notre corps et notre esprit sous forme de centres d’énergie latents et insoupçonnés.

Pluton signifie la force, la continuité dans le changement. Pluton est au début et à la fin de toutes choses. Cette planète a une fonction de renouvellement.

Cette planète incarne la force qui préside aux grandes mutations des ères géologiques et des espèces, les profondeurs de la matière, le monde atomique, la conquête de l’espace, le laser et la chirurgie du cœur, les transplantations. C’est le symbole de la reconstitution radicale, sur de nouvelles bases, rejetant les éléments nuisibles ou superflus. Ses effets paraissent souvent aussi soudains et imprévus que ceux d’Uranus et de Neptune. Mais contrairement à celle de ces deux planètes, son influence s’avère nettement plus bénéfique et animée d’un profond sentiment de justice, bien qu’elle puisse paraître immorale ou anormale, étant au-dessus de nos conventions humaines.

Même favorablement situé dans un thème, Pluton exprime la volonté de puissance, et celle-ci souvent se manifeste de façon implacable. Il ne s’adapte pas, n’admet pas de demi-mesures, ne veut pas de partenaires, mais des êtres soumis. Il ne capitule jamais ; il n’y a pour lui qu’une solution, la victoire ou la mort. Autrefois, on avait peur de ce dieu, représenté comme sombre et rébarbatif qui apportait autour de lui un climat souvent marqué d’hostilité.

Il y a en Pluton une ambivalence fondamentale : il est le juge que nous rencontrons toujours à un moment de notre existence. Lié à Saturne, ce juge nous déclare coupable. Il peut aussi nous aider dans notre évolution, mais il le fait très durement. Il nous ouvre la clef d’un autre monde, si nous acceptions en quelque façon de mourir comme la graine, mais symboliquement, et de nous recréer. Pluton en effet ne crée pas, il recrée. Dans cette transformation, il y a risque d’anéantissement, de réduction à l’état de déchet, de scorie. On pourrait dire que Pluton est à la fois la part de la vie dans la mort et de la mort dans la vie. 

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Dans un thème natal, Pluton représente les valeurs d’angoisse et toutes les activités destructrices ou constructives qui s’exercent à l’intérieur de soi ; c’est un facteur de régénérescence, de crise et de bouleversements. Pluton symbolise l’instinct de conservation, les destructions nécessaires pour que du neuf puisse surgir. Il règle les fonctions d’élimination. Psychologiquement, Pluton incite à l’engagement mais témoigne parfois de tendances suicidaires. Il présume aussi bien un formidable pouvoir de récupération que des tendances dépressives.

Symboliquement, Pluton est un réceptacle de forces mystérieuses : la force germinative, la force du noyau atomique, la puissance du sexe, toutes les énergies bouillonnantes et souterraines dont l’emploi maladroit peut déclencher les pires catastrophes, et qui sont l’envers du monde des apparences. C’est le dragon gardien du seuil dans des traditions occultes.

C’est la planète la plus éloignée de notre système solaire. Cette distance lui confère des caractéristiques d’obscurité et de mystère qui lui assignent d’emblée les domaines de l’inconscient et du monde souterrain. Pluton est la planète-maîtresse des transformations profondes, des révolutions irréversibles, des instincts ancestraux, des obsessions, des pulsions et des possessions, des crimes et par là même de la psychologie moderne. 

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Les individus sous l’influence plutonienne manifestent un intérêt passionné pour les mystères de la vie et de la mort. Ils sont dévoués, patients et obstinés. Parmi eux, on trouve souvent des occultistes, des magnétiseurs, des mystiques, des chercheurs scientifiques. Ce sont toujours des réformateurs et innovateurs.

Pluton exerce son influence sur les mineurs de fond, les prospecteurs, les détectives et les espions. Ses vibrations les plus élevées sont perçues par l’occultisme, l’alchimiste, le magicien blanc, le guérisseur et l’exorciste. Autrefois, les chevaliers qui partaient à la quête du Graal exprimaient, lorsque leur idéal était pur, une mode de pensée et d’action propre à Pluton.

Quant aux caractéristiques négatives de cette planète, on peur les rencontrer dans les gouvernements totalitaires, la musique violente et l’armement nucléaire ; ses aspects les plus dangereux sont représentés par la magie noire, l’envoûtement, les sacrifices rituels de certaines sectes qui vont jusqu’au suicide collectif et la recherche égoïste de pouvoirs personnels liés à un entraînement psychique.

En astrologie mondiale, on dit que Pluton est en rapport avec les masses. En fait, il ne les gouverne pas, mais gouverne leur utilisation, leur « viol ». Avec Pluton, il y a la tentation de la puissance à tout prix, recherchée pour des buts uniquement matériels ou sexuels, ce qui risque de rendre esclave de cette force déchaînée et d’ouvrir des précipices sous les pas du Plutonien, lequel doit plus que tout autre s’initier à ses propres forces secrètes.

Au plan physiologique

Pluton régit l’appareil génital, le rectum, l’anus, la sphère abdominale et pelvienne.

Pluton est la planète réputée la plus nocive du zodiaque. En fait, le dynamisme apporté par la planète est considérable, la vitalité énorme, la longévité au-dessus de la moyenne, et il faut de très mauvais aspects pour qu’elle induise un processus grave.

Pluton dirige tous les processus de destruction et d’inversion ainsi que la décomposition organique : gangrène, nécrose et les tumeurs malignes.

La pathologie psychique de Pluton est l’agressivité sous toutes ses formes.

Sur le plan pathologique, Pluton peut correspondre à des maladies mystérieuses qui apparaissent et disparaissent apparemment sans raison. Parmi les troubles plus « compréhensibles », nous pouvons citer les ulcères, certains types de cancers et de tumeurs, les leucémies, les maladies vénériennes et, de manière générale, les affections des organes génitaux. Les risques d’intoxications sont assez marqués, ainsi que toutes les difficultés qu’éprouve le corps pour éliminer les toxines.

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Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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DES REVES PROPHETIQUES CELEBRES

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME) par sylvietribut le 22-07-2010

reveLa croyance que les images apparues dans le sommeil sont des signes révélateurs du Destin est une des superstitions essentielles de l’humanité. C’est une conséquence naturelle de l’idée religieuse innée dans l’âme de tous les peuples, de tous les temps et de tous les pays. Elle suppose, en effet, la foi en l’existence d’un être ou d’êtres supérieurs à l’homme, en intelligence, en lui envoyant par le moyen des rêves, des avertissements et des conseils. Dès l’époque des conquérants assyriens, la science des songes fut une des méthodes les plus usuelles pour connaître la volonté des dieux.

Cette croyance s’appuyait sur un raisonnement philosophique. Dans l’impuissance de la volonté à redresser les images incohérentes du rêve, les Anciens voyaient l’intervention indéniable de la divinité, et le lien avec le monde surnaturel.

Les rêves jouaient donc chez eux un rôle considérable ; leur influence se faisait sentir dans toutes les circonstances de la vie privée et même de la vie publique, et cette influence, dans notre civilisation éclairée et raffinée, s’est  conservée au moins dans les classes de culture élémentaire. Ceux dont la mentalité n’a pas été développée par une haute éducation intellectuelle attribuent aux rêves une importance dont nous ne pouvons que difficilement nous faire une idée. Ils constituent, sans s’en douter, les plus fameux philosophes. Même Aristote rattachait les rêves au monde surnaturel ; il les regardait comme des communications divines faites en langage symbolique pour être observées et interprétées par l’intelligence humaine. « Du moment, disait-il, que l’esprit ne se dirige plus, que la volonté est impuissante à régler et à coordonner les images, les sentiments, les impressions, l’impulsion directe des puissances supérieures se manifeste ouvertement ».

Eschyle assurait que l’esprit, quand on dort, a les yeux perçants, et Marc-Aurèle pensait que les dieux ont la bonté de donner aux hommes, par les songes, les secours dont ils ont besoin. Mais les Anciens n’acceptaient pas à l’aveuglette tous les signes ; ils savaient que la qualité des songes est subordonnée au bon fonctionnement des organes, surtout aux phénomènes de la circulation et de la digestion. Aussi accordaient-ils plus de créance aux songes du matin et négligeaient-ils ceux qui suivaient un repas trop copieux. Après l’ingestion de fèves, les songes étaient considérés comme absolument dénués de vérité. Il était recommandé de ne pas se coucher sur le côté droit, ni sur le dos, car cette sorte de station comprime le foie, miroir des songes vrais. Et, voyez la persistance de la tradition : nous disons encore aujourd’hui que dormir sur le dos provoque le cauchemar. C’est un fait d’expérience, et l’expérience l’emporte sur la science théorique.

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PICASSO – LE REVE

L’influence des saisons était un facteur considérable dans l’interprétation des songes, bonne au printemps, mauvaise en automne, à cause des perturbations atmosphériques qui déforment les images sur l’écran céleste ou la volonté divine les photographies. Les différentes positions de la lune entraient aussi comme d’importants facteurs dans l’explication des songes ; il en était de même de l’heure du jour ou de la nuit. La signification de certaines heures (3 heures, 9 heures, midi, minuit) était particulièrement  symbolique.

Malgré l’exemple des Anciens, la foi aux songes annonciateurs rencontre des incrédules. Certains disent : « Le rêve appartient au passé, donc il ne saurait être prophétique ». D’abord, est-il sûr que le rêve appartient toujours au passé ? Cela dépend de la manière dont on interprète le signe.

Ainsi on rêve d’une personne à laquelle on n’avait pas pensé depuis un très long temps ; on en reçoit des nouvelles ou on la voit dans la journée. Le rêve a été prophétique. Mais cette personne appartient à notre passé, ce qui justifie la règle.

D’autres prétendent qu’on ne rêve pas de personnes ou de choses jamais vues, jamais connues. Cette affirmation est contredite par des observations émanant d’érudits dont le nom fait autorité.

Monsieur Flammarion (*) rapporta un jour ce fait curieux. Un excursionniste, Monsieur  Bérard s’étant arrêté dans une auberge isolée, vit en songe tous les détails d’un assassinat qui devait être commis plus tard dans la chambre même qu’il occupait. Par le singulier effet de dédoublement fréquent dans les rêves, il était en même temps spectateur et acteur.  

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Un autre que lui était couché dans le lit de cette pauvre chambre et assistait au meurtre. Le couple d’aubergistes, deux vieux à tête patriarcale, entra à la lueur d’une lanterne, marchant à pas étouffés. L’homme posa sa lanterne sur une table, empila des oreillers sur la tête du dormeur et, aidé par sa femme, les appuya de toutes ses forces. La victime râla un peu de temps, puis tout bruit s’éteignit. Alors le meurtrier alla ouvrir une porte donnant accès dans une grange ; on y descendait par une échelle. Il prit ensuite la lanterne dont il tint l’anneau avec ses dents afin d’avoir les mains libres. Il saisit le cadavre par les épaules ; la femme le souleva par les pieds, et tous deux se dirigèrent vers la porte, vers l’échelle, vers la grange où ils enterrèrent leur victime.

Trois ans après cette nuit de cauchemar, Monsieur Bérard se trouvant à Paris dans le cabinet d’un de ses amis, juge d’instruction, le vit fort perplexe au sujet d’une affaire extraordinairement obscure. Un avocat, Monsieur Victor Arnaud, avait disparu. Toutes les recherches restaient infructueuses. Il s’était arrêté pour souper et coucher dans une auberge. A partir de ce moment, nul ne l’avait revu.

Les aubergistes affirmaient qu’il était parti le lendemain matin dès la pointe du jour. En dépit de leur affirmation et de leur figure honnête, ils avaient été arrêtés. Mais impossible de les convaincre et ils niaient avec énergie le crime qu’on leur imputait. Monsieur Bérard fut saisi par l’étrange coïncidence de cette auberge qui était celle-là même où il s’était arrêté. Il se rappela le couple et le rêve étrange qu’il avait fait ; il demanda à voir les inculpés. C’étaient bien les personnages qu’il s’attendait à rencontrer. Il les confondit en leur narrant tous les détails qu’ils croyaient si bien cachés. « Vous êtes donc le diable ? » cria la femme.

N’était-ce pas là un songe prophétique ?

Monsieur Flammarion cite un autre rêve. La femme d’un mineur vit couper la corde de la benne servant à la descente des ouvriers dans les puits. Elle donna l’alarme ; le fait fut vérifié à temps, et plusieurs braves gens durent la vie à cette révélation.

Un professeur de Strasbourg vit en rêve cinq cercueils sortir de sa maison. Quelques jours plus tard, cinq personnes y furent asphyxiés par une fuite de gaz.

Les exemples pourraient être multipliés à l’infini. La science et la tradition autorisent à croire aux songes prophétiques. L’Histoire même foisonne de faits concluants.

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 Le Songe de Nabuchodonosor

Faut-il citer l’Ancien Testament, les songes du Pharaon, de Jacob, d’Athalie, de Nabuchodonosor, de Balthazar l’un des rois mages, et bien d’autres ? Faut-il chercher et recueillir des preuves dans les souvenirs historiques de tous les temps, citer les songes annonciateurs d’Hécube, reine de Troie, de Mandane, roi de Perse, de Tarquin roi de Rome, qui virent se dérouler les circonstances mémorables de la ruine ou de la grandeur de leur pays. Faut-il parler de Brutus qui, la veille de la bataille de Philippes, aperçut en songe un fantôme qui lui prédit sa défaite ? Faut-il nommer la reine Basine, mère de Clovis, apprenant durant son sommeil l’histoire de sa descendance ; rappeler que Catherine de Médicis, assista en rêve et par anticipation, au tournoi dans lequel fut tué son époux Henri II par maladresse ou autrement ? N’entendit-elle pas une voix crier : « Il l’a blessé à l’œil, il l’a tué ». En effet, le roi, blessé à l’œil d’un éclat de lance qui pénétra dans le cerveau, mourut le lendemain.

La princesse de Condé suivit en rêve la bataille de Jarnac où son fils devait périr. Elle découvrit le jeune prince agonisant sous une haie. Elle se réveilla en criant : « Relevez-le ; il est là dans ce fossé ». Cette vision funèbre eut le jour suivant sa terrible réalisation.

Le duc de Villeroy, ambassadeur à Vienne, sous Louis XIV, apparut en songe à sa femme restée à Paris et lui fit ses adieux, car il allait mourir. Bouleversée, la duchesse partit en poste pour l’Autriche. Quand elle arriva après plusieurs jours de voyage, son mari était dans le cercueil, prêt à être descendu dans les caveaux de la cathédrale de Saint-Etienne. Elle voulut le revoir et fit ouvrir le cercueil. C’est cette scène, c’est ce geste suprême de l’épouse éplorée, que perpétue le beau mausolée du duc dans une chapelle de Notre-Dame de Paris.

madame-roland Madame Roland eut aussi en rêve la révélation de la mort de sa mère.

Franklin, cet esprit rassis et si merveilleusement équilibré, croyait aux songes symboliques et prophétiques. Alexandre Dumas fils quant à lui racontait que dans la famille des Montmorency, celui qui doit mourir voit apparaître trois jours avant sa mort le dernier défunt. Tous ces exemples viennent appuyer la croyance dans les songes.

Toutefois, une très réelle superstition a cours, dans un grand nombre de localités. Elle veut que certains jours,  certains vendredis, surtout le premier vendredi de chaque mois, après l’accomplissement de rites préparatoires, après être montée au lit du pied gauche, par exemple, une jeune fille voit en rêve son futur époux. Il n’est pas besoin d’insister sur la puérilité et même la sottise de cette croyance.

Il arriva cependant qu’une jeune fille vît en rêve un jeune homme inconnu qu’elle épousait. Quelque temps après, elle le rencontra dans le monde et, grâce à des circonstances propices, son rêve eut une heureuse réalisation. Elle devint Madame de la Bédollière.

Ces faits et bien d’autres confirment qu’il existe des songes prophétiques, et justifient donc l’intérêt qu’un grand nombre de personne attachent aux rêves.

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(*) On peut penser qu’il s’agit d’Ernest Flammarion (1846-1936) fondateur de la Maison d’édition qui porte son nom, à moins qu’il n’ait été question de son frère Camille, le célèbre astronome.

madame-de-thebesMadame de Thèbes, de son vrai nom Anne Victorine Savigny (1845-1916), fut sans doute une des françaises les plus connues des amateurs, historiens et praticiens de la chiromancie. Elle consultait au n° 29 de l’avenue Wagram à Paris où elle s’était établie sur le conseil d’Alexandre Dumas fils.

 

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Bibliographie : L’Enigme du Rêve – Madame de Thèbes – Tiquetonne Editions

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DANS LE BESTIAIRE LUNAIRE… LA PIE

(09 - LES ANIMAUX DU ZODIAQUE) par sylvietribut le 12-07-2010

Symbole lunaire et féminin, le miroir est en Chine l’emblème de la reine. Le miroir prend « le feu du soleil ». Il est par ailleurs le signe de l’harmonie, de l’union conjugale, le miroir brisé étant celui de la séparation ; la moitié brisée du miroir vient éventuellement, sous la forme d’une pie, rendre compte au mari des infidélités de la femme. L’oiseau, nommé « p’o-king » ou « miroir brisé », est en relation avec les phases de la lune ; l’union du roi et de la reine s’effectue lorsque la lune est pleine, le miroir reconstitué en son entier. 

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La pie est communément prise comme synonyme de bavarde et aussi de voleuse ce qu’explique assez nettement le comportement de l’oiseau. C’est aussi pourquoi la grive-pie symbolise chez les Montagnards du Sud-Viêt-Nam l’ancêtre qui enseigna un certain art de rendre justice, et en tout cas à tenir des palabres. Les Sioux assurent, de leur côté, que la pie connaît tout.

La pie, c’est aussi cet oiseau qui apporte de bonnes nouvelles et de ce fait elle symbolise la joie. Sur une branche de grenadier, elle exprime le bonheur d’avoir une descendance nombreuse. Deux pies représentent la fidélité conjugale comme un double bonheur. Et en Chine, on lui accorde le pouvoir de connaître les infidélités conjugales, car le demi-miroir que lui a remis le mari se transforme en pie et va faire rapport, si la femme l’a trompé pendant son absence. L’identification pie-miroir est curieuse, si l’on se souvient du goût des pies pour les fragments d’objets brillants.

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La voie lactée

De multiples pies parmi des branches de prunier chargées de deux fruits forment les décors dit du « bonheur de chaque jour » (30 pies) ou « de chaque heure » (24 pies), porteur du message similaire : « puissent les choses heureuses vous arriver chaque jour du mois ou chaque heure de la journée ». Dans légende du Bouvier et de la Tisserande ou la Fileuse, chaque 7e jour du 7e mois lunaire, les pies s’envolent vers le ciel et font le pont sur la Voie lactée pour le cortège nuptial lorsque la Tisserande céleste va rejoindre le Bouvier. Et c’est pourquoi, dit-on, les pies ont la tête dégarnie.

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Le bouvier n’est autre que l’étoile Altaïr alors que la Tisserande est l’étoile Véga. On dit qu’ils eurent deux enfants : Beta Aquilae et Gamma Aquilae.

La pie est une fée, chen-niu. En effet, la fille de Yen-ti, roi du feu, se transforma en pie et monta au ciel après l’incendie de son nid, ce qui est une apothéose d’Immortel taoïste. En quoi la pie joue un rôle analogue à celui de la grue. La cendre de nid de pie sert d’ailleurs à préparer un bain pour les œufs de vers à soie, coutume qui évoque le symbolisme de l’éclosion. 

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Comme une petite lune… l’œuf de la pie bavarde

Dans la Rome antique, on immolait des pies à Bacchus pour que le vin aidant, les langues se délient et les secrets s’échappent.

D’après les légendes grecques, les Piérides étaient neuf jeunes filles de Thrace qui voulurent rivaliser avec les neuf Muses. Vaincues à un concours de chant, elles furent transformées en pies. On pourrait voir dans les pies de cette légende, racontée par Ovide, le symbole de l’envie, de la présomption, de la jacasserie et du snobisme. 

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Le Défi des Piérides – Giovanni Battista di Jacopo dit Rosso Fiorentino – 1765 – Musée du Louvre – Paris

Le symbole de la pie dans le folklore occidental, est généralement sombre et les manifestations de cet oiseau interprétées comme un signe néfaste.

la-pie-voleuse-la-gazza-ladraQuant à sa réputation de voleuse, elle a servi de prétexte à Rossini pour en faire un opéra célèbre « la gazza ladra », la pie voleuse. Et même Hergé s’en sert dans sa non moins célèbre bande dessinée « Les Bijoux de la Castafiore ». 

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Ses vocalisations fréquentes ont laissé dans le langage courant l’expression « bavarde comme une pie » comme sa curiosité légendaire s’évoque puisqu’on dit facilement « curieuse comme une pie ». Quant au « nid de pie », c’est un bâti haut perché, rappelant les positions des nids de cet oiseau qui connaît bien les prédateurs.

Les vaches et les chevaux à la coloration noire et blanche se voient habillés d’une robe « pie » en référence au plumage de l’oiseau. Et la « queue de pie » est le nom d’un habit noir à basques longues à l’arrière évoquant les longues ailes rectrices de l’oiseau.

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Enfin la pie figure souvent en héraldique sur les blasons.

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Blason de la ville de Bad Elster en Allemagne

Bibliographie :

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Editions Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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LA LUNE, LES PLANTES, LA SANTE ET LA SAINT-JEAN

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 24-06-2010

La doctrine médicale des Anciens était essentiellement astrologique. Elle se basait sur les quatre tempéraments et sur l’analogie de la division zodiacale avec le corps humain. Ces quatre tempéraments ont été codifiés par Hippocrate. Ils sont en analogie avec les quatre saisons et les quatre quartiers du mois lunaire :

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* Au printemps et durant la phase croissante de la Lune correspond le tempérament sanguin (humide + chaud), en analogie avec l’élément Air.

* A l’été et au premier quartier de la Lune correspond le tempérament bilieux (sec + chaud), en analogie avec l’élément Feu.

* A l’automne et à la phase après la Pleine Lune correspond le tempérament nerveux (sec + froid), en analogie avec l’élément Terre.

* A l’hiver et au dernier quartier de la Lune correspond le tempérament lymphatique (humide + froid), en analogie avec l’élément Eau. 

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Galien et Hippocrate  – Peinture murale du XIIe siècle – AGNANI – ITALIE

 

Dans la répartition des quatre tempéraments d’Hippocrate, le principe du chaud appartient à la Lune Montante, celui du froid à la Lune Descendante. De même, le principe humide appartient au dernier quartier et à la phase croissante, tandis que le principe sec appartient au premier quartier et au quartier suivant après la Pleine Lune. 

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Les Anciens juxtaposaient le corps humain à la ceinture du Zodiaque comme le montre superbement l’abondante iconographie médiévale. Si le Soleil était la grande aiguille de l’horloge astrale, la Lune était la petite et elle indiquait pour le mois telle ou telle partie du corps sensibilisée, au fur et à mesure qu’elle parcourait le Zodiaque, en commençant par la tête (Bélier) jusqu’aux pieds (Poissons), de haut en bas.

Les plantes médicinales

La Lune régit de par sa nature humide les herbes guérisseuses dans toutes les civilisations. Mère des eaux, elle est l’adversaire des serpents et des monstres fabuleux qui détruisent les herbes naturelles car ils les avalent. L’offrande des herbes sous forme de fumigation les écartait de notre chemin. Tel était l’enseignement traditionnel.

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 Armoise 

L’armoise était considérée comme l’herbe lunaire par excellence, de l’Inde à l’Egypte, de la Grèce à la Rome antique. Cette plante tient son nom de la contraction du grec Artémis dont les Latins firent « Diane ». A la déesse Artémis était consacrée la Lune Montante. Elle présidait la chasse. C’était donc une déesse vierge aux activités masculines. Elle symbolisait le matriarcat et ses prérogatives spécifiques, dont l’art de l’accouchement. Sa mission principale était, en dehors de la chasse, de porter secours aux femmes dans leurs maladies, notamment en régularisant leur cycle. En somme l’appellation « armoise » qui évoque à la fois la lune et la déesse protectrice du sexe dit faible, indique clairement ses utilisations essentielles, et explique pourquoi, depuis Hippocrate, Pline et Dioscoride, elle est considérée comme la « plante féminine » par excellence.

Il semble qu’il s’agisse aussi de la sélénite, herbe aux vertus fabuleuses, dont le nom dérive de celui de la déesse Séléné, autre figure lunaire, et équivalent en grec de l’Isis égyptienne. Les initiés des mystères d’Isis en portaient un rameau à la main. Très diurétique, elle facilitait toutes les fonctions d’évacuation. On la prenait soit en décoction comme boisson, soit en friction, soit en la broyant crue dans du vin, soit en cataplasme sur le ventre pendant la nuit. Les pèlerins allemands en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle la portaient sur la plante des pieds dans leurs chaussures pour soulager et éviter les morsures.

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En fait, le genre « armoise » se divise en une dizaine de plantes aux utilisations bien précises :

– L’armoise commune Artemisia vulgaris, très répandue dans nos régions : elle fleurit en août. Puissant tonique, c’était surtout l’herbe abortive par excellence, couramment employée dans les campagnes. C’était un vrai « secret de bonne femme ». 

– L’armoise absinthe a vu sa carrière arrêtée par la loi du 16 mars 1915, prohibant la fabrication et la vente de l’apéritif cher aux poètes français de la fin du XIXe siècle. 

– D’autres armoises exotiques, de Russie et du Moyen-Orient, sont utilisées comme vermifuge populaire en capitules desséchées sous le nom de « graines aux vers » (semen-contra officinal : semences contre les vers) parce qu’elles contiennent de la santonine. Dans nos régions, l’armoise maritime ou sanguenite fait le même effet. Elle fleurit sur nos côtes.

– On connaît aussi dans nos jardins la citronnelle (Artemisia abrotanum) à la forte odeur de camphre et de citron, dont la propriété serait d’éloigner les moustiques.

– Et enfin, l’estragon bien connu comme base de tout condiment

– Une dernière utilisation : comme liqueur pour les quatre espèces d’armoise naine des glaciers (herbe appelée génépi en patois savoyard), qui sont les secrets de la Chartreuse et de la Bénédictine.

Et comme toujours, il y a un temps pour tout et notamment il est celui de la cueillette

Les anthropologues rapportent que la cueillette des plantes guérisseuses avait lieu à des dates précises et donnait lieu à des rituels très élaborés, dont on trouve encore les marques dans les folklores du XIXe siècle, particulièrement en Europe Centrale.

Une certaine confusion apparente, des Amériques à l’Afrique noire, et des chamanismes russes et orientaux, fait apparaître ces dates tantôt inversées dans l’année, tantôt dans le mois lunaire. La cause en est astronomique, puisque les saisons sont inversées dans les hémisphères. Par ailleurs, la connaissance de l’astrologie est un plus pour comprendre les rites de ces civilisations que l’on dit archaïques qui, comme l’a rappelé en son temps Jung, est « le premier savoir du monde », unique base de toutes les religions anciennes.

Ainsi, il semble que les plantes à dominante solaire (telle l’héliotrope, la camomille, la marguerite…) doivent être cueillies quand le soleil est au plus haut de sa course, astronomiquement parlant dans sa plus haute déclinaison nord, c’est-à-dire au solstice d’été. Certains peuples s’y préparaient dès la Nouvelle Lune précédente, comme par exemple les Indiens d’Amérique du Nord.

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Cependant, il y a inversion pour les plantes à dominante lunaire qui doivent être cueillies à l’équinoxe de printemps et à la Pleine Lune, à la plus forte attraction lunaire annuelle, correspondant généralement à la plus forte marée. Exemple : le lierre et le gui, lequel était employé comme effet contraire à l’armoise. C’était un secret de bonne femme pour guérir de la stérilité.

Par ailleurs, il faut savoir que chaque plante est régie par une planète et son symbole évoque comment s’en servir pratiquement. Ainsi sont régies par Vénus : la verveine, le seringa, la pivoine, le sureau et la bardane.

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D’autres plantes ont plusieurs gouverneurs, comme les plantes carminatives, ainsi nommées parce qu’elles ont la propriété d’expulser l’air des intestins. L’origine étymologique du mot « carminatif » est un vrai jeu de mots : du latin « carmen » qui signifie « le chant » parce que cette action s’accompagne en général de bruits, mais aussi « carminatum » de « carminare » qui signifie « nettoyer ». Ces plantes carminatives sont gouvernées par Mars, Saturne et Neptune. Ces trois planètes contiennent bien les idées de dépense ou d’évacuation (Mars), de rétractation ou d’assèchement (Saturne) et de vents (Neptune). Parmi les plantes carminatives, il y a le cumin, la plus importante, mais aussi la mélisse, la sauge, l’anis, le carvi, le fenouil et la coriandre. 

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Enfin, toutes les plantes qui sont régies par d’autres planètes que les luminaires participent aux divers rituels des herbes de la Saint-Jean, au solstice d’été. Les cueillettes du solstice d’été donnaient lieu à des réjouissances païennes qui rappelaient les fêtes des cultes gnostiques et l’Eglise les a toujours condamnées sévèrement. Le Concile de Ferrara en 1612 interdit les pratiques de la nuit de la Saint-Jean : amasser de la fougère, semer, couper, arracher des herbes, en faire des ceintures et les porter sous ses habits, ou des couronnes à suspendre aux murs des maisons, des étables et des bergeries. Et par ordonnance du 20 juin 1653, le Consul de la ville de Nuremberg interdit les sauts au-dessus des feux de la Saint-Jean, composés d’herbes et de fleurs.

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Le solstice d’été était donc une fête du Soleil et les feux que l’on allume le jour de la Saint-Jean, ont pour but de soutenir le soleil dans la seconde partie de sa course. Car, de juin à décembre, les jours ne feront que décroître, et le soleil brillera de moins en moins. Les herbes solaires comme le millepertuis, l’héliotrope, l’origan, atteignent la plénitude de leur vertu quand elles sont cueillies en ce jour d’apogée.

D’autre part, la nuit qui précède la Saint-Jean est la plus courte de l’année, et dorénavant les nuits vont croître et la Lune brillera de plus en plus. Toutes les forces participant au principe de l’humidité seront plus vivifiantes. De là ces baignades naturistes qui sont dans les pays scandinaves l’un des rites essentiels de la fête. C’est pour la Lune une sorte de renouveau, et toutes les herbes y participent. Cueillies sous les rayons de la Lune de la Saint-Jean, leurs vertus roboratives sont à l’apogée.

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DANS LA SYMBOLIQUE DU BELIER… UNE PLANTE… L’ORTIE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 19-04-2010

Pauvre ortie, elle ne mérite pas sa mauvaise réputation car, en la méprisant, on se prive de ses bienfaits sous prétexte que ses poils sécrètent un liquide contenant de l’acide formique qui irrite la peau quand on s’y frotte. Ces poils ont à leur extrémité une pointe de silice qui pénètre la peau des animaux qui s’en approchent trop. Les poils urticants de l’ortie sont aussi fragiles que du verre. Ils se brisent comme l’extrémité des ampoules de médicaments et injectent dans la peau l’histamine qui provoque des rougeurs. Mais renonce-t-on à déguster des oursins sous prétexte qu’ils sont recouverts de piquants ? 

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Ses feuilles hachées faisaient partie, avant l’apparition des farines industrielles, de la nourriture des volailles et des cochons. Ses graines, incorporées à la pâtée, poussaient les poules à pondre davantage. Ses tiges soumises au rouissage comme le chanvre, fournissaient un bon fil utilisé par les pêcheurs de différents pays, la Hollande et la Sibérie entre autres, pour la fabrication des cordages et des filets. Autrefois, les maquignons mêlaient l’ortie à l’avoine pour rendre leurs chevaux plus fringants et leur donner un poil brillant. L’ortie servait aussi au nettoyage des ustensiles de laiterie.

Dans certaines régions d’Allemagne, d’Italie et même de France, quand elle est fraîche, jeune et tendre, on l’a toujours consommée soit crue, mélangée à la salade ; soit cuite, préparée comme des épinards, ou d’abord bouillie puis hachée et additionnée à un potage auquel elle donne une saveur agréable. J’ai eu le plaisir de goûter un délicieux potage d’orties, en Italie, dans un restaurant charmant, juste en face d’un site époustouflant,  et d’un village perché, Cività di Bagnoregio dans la province de Viterbo, province au Nord de Rome, dans le Latium. Si vous passez par là, voici l’adresse : HOSTERIA DEL PONTE – Località Mercatello – BAGNOREGIO.

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Quant à l’ortie elle entrait encore dans la composition d’une boisson à la mode au milieu du XVIIIe siècle : « On est depuis quelque temps à Paris dans l’usage de prendre les feuilles d’ortie infusées dans l’eau bouillante à la manière du thé… ». Il n’est pas interdit d’essayer…

Enfin, cette plante facile à trouver a même joué un certain rôle dans les pratiques magiques. Par exemple, elle passait pour supprimer la peur si on la tenait avec des brins de millefeuille et pour permettre de prendre aisément des poissons à la main dans les rivières si l’on s’était préalablement enduit la peau de son suc associé au suc d’estragon. En Afrique noire, elle est toujours la plante fétiche d’une société secrète, laquelle l’utilise dans son épreuve d’initiation : on en frotte le corps du postulant et on l’envoie prendre un bain, ce qui est un supplice à la limite du tolérable.

Cependant, comme le soulignaient déjà ces deux vers traduisant les préceptes de l’Ecole de Salerne : « L’ortie, aux yeux du peuple herbe si méprisable, tient dans la médecine une place honorable ». De nos jours, l’homéopathie la prescrit (Urtica urens) dans l’urticaire avec des douleurs brûlantes et lorsque le prurit est intense ; la médecine de nos arrières grands-parents faisait également appel à elle dans des indications qui correspondent à celles qu’a maintenue la tradition populaire.

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Ainsi, l’ortie est considérée comme un fortifiant général, notamment en cas d’anémie, comme un dépuratif et régénérateur du sang contre les dartres et l’eczéma. C’est aussi un stimulant des fonctions digestives très efficace contre les lourdeurs et crampes d’estomac. C’est un appoint précieux dans le traitement du diabète et un élément non négligeable contre les rhumatismes, la sciatique et l’hydropisie car elle facilite la sécrétion urinaire. Elle est utilisée également avec succès dans la diarrhée, l’entérite et les hémorragies.

Enfin, on peut soulager les piqûres d’orties en y frottant du plantain. C’est une plante à feuilles rondes et aux nervures prononcées qui pousse généralement près des orties. Il existe également un moyen rapide et efficace pour soulager la sensation de brûlure : la salive. Pour de meilleurs résultats, la salive doit être appliquée le plus rapidement possible à l’endroit même des piqures. Le vinaigre est aussi une alternative efficace.

Et puis, sachez que l’ortie est classée parmi les plantes aphrodisiaques, notamment les graines de l’ortie. Plusieurs auteurs suivent Galien qui déclarait que « prises en breuvage en vin cuit, elles excitent au jeu de l’amour » et de ce fait, elles sont fortement conseillées contre l’impuissance. Voici la recette : une cuillerée à café de semences réduites en poudre mélangée à de la confiture ou du miel.

La tradition populaire lui a donné ses heures de gloire. Une pratique aujourd’hui disparue consistait à frotter les parties génitales pour produire un « coup de fouet » grâce à la vasodilatation que provoque l’urtication. Ces pratiques se retrouvaient en usage vétérinaire sur les chevaux et le bétail.

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L’ortie était aussi utilisée lors de flagellations que ce soit en Afrique noire pendant des rituels initiatiques ou encore au Pérou quand une femme était accusée d’adultère. En Europe, on saupoudrait des feuilles d’orties de sel fin avant de les récolter, puis on les glissait en douce sous les draps à l’insu du partenaire. Les feuilles lui provoquaient d’intenses émois.

Autrefois également, ces graines d’ortie étaient utilisées couramment à la campagne contre l’incontinence d’urine, ou énurésie ou tout simplement le « pipi au lit », sous deux formes : de petits gâteaux à base de ses graines et de farine de seigle, d’eau chaude et de miel, cuits au four et que l’on donnait tous les soirs aux enfants durant huit à vingt jours ; on pouvait également mélanger du beurre et de la poudre de semence d’ortie, de la poudre d’écorce de chêne et de la poudre de tormentille. On étalait ensuite cette préparation sur une tartine de pain, en y ajoutant du miel ou de la confiture et on la donnait le soir à l’enfant, comme pour les petits gâteaux.

Comme l’ortie est astringente, on l’utilisait en cas de règles trop abondantes. Elle agit également sur les troubles de la ménopause. Enfin, contre les angines, elle peut entrer dans la composition des gargarismes.

En usage externe, le suc de l’ortie fraîche (feuilles, jeunes tiges ou racine) introduit dans les narines sur un morceau de coton, arrête presque instantanément l’hémorragie nasale. De même pour tonifier le cuir chevelu, combattre la calvitie et faire disparaître les pellicules, on peut recourir aux lotions d’ortie quotidiennes. Un autre procédé visant au même but consiste à se peigner à rebours chaque matin en trempant le peigne dans du suc d’ortie.

Pour garder les mains blanches, il faut se les laver tous les soirs avec une décoction de 50 à 80 gr de racines d’ortie bouillies dix minutes dans un litre de vin blanc dans lequel on a ajouté un verre de vinaigre de vin.

Enfin, il existe un traitement que l’on peut qualifier d’héroïque qui était pratiqué du temps de Pétrone par les libertins épuisés qui réveillaient ainsi leurs appétits amoureux. Il était recommandé par l’abbé Kneipp, pour un tout autre dessein, bien entendu : « Si vous avez des rhumatismes rebelles à tout remède, disait-il, frappez ou frottez chaque jour, pendant quelques minutes, avec des orties fraîches les parties souffrantes. La peur, inspirée par cette verge inusitée, fera bientôt place à la joie de sentir votre état s’améliorer ». 

L’Ortie provient du latin « urtica » (urere) qui fut l’ancien nom de cette plante dans l’Antiquité. Par extension, cela a donné « urticaire », « urtican », « urtication » mots employés pour toutes espèces de démangeaisons similaires à celles provoquées par les piqures d’orties. En ancien français, flageller quelqu’un avec un rameau d’ortie, se disait « ortier ». Il existe d’ailleurs de nombreuses expressions imagées autour de l’ortie. Par exemple, « le jardin aux orties » désigne le cimetière. Ou encore, « le mal d’Ortie » qui parle d’une éruption d’urticaire. « Gracieux comme une poignée d’orties » désigne une personne très désagréable… « Etre sur des orties » signifie ne pas être vraiment à l’aise. Ou encore : « Sur quelle touffe d’ortie a-t-elle marché pour me traiter de la sorte ».

« Jeter son froc aux orties » : Renoncer à l’état monacal ou ecclésiastique. Dans sa chanson « Le Mécréant, Georges Brassens trouve une soutane dans les orties. Dans cette expression, « froc » est à prendre au sens ancien du terme qui apparaît vers 1160 pour désigner la partie de l’habit des moines qui recouvre la tête, les épaules et la poitrine. A partir du XVIIe siècle, le mot s’utilise pour nommer l’habit monacal dans son ensemble, mais ce n’est qu’au XXe siècle que l’argot récupère ce mot pour remplacer « pantalon ». Cette expression tend à tomber en désuétude compte tenu de la raréfaction des vocations religieuses en France.

« Il ne faut pas pousser grand-mère dans les orties » ou bien « il ne faut pas pousser mémé ou mémère dans les orties » signifie qu’il ne faut pas exagérer. Cette expression sert à avertir quelqu’un qu’il va dépasser les bornes ou faire une provocation de trop. Voilà qui cadre bien avec les manières Bélier.

Trois cent vingt noms populaires pour désigner ont été recensés à ce jour. Ces noms sont souvent proches du mot « ortie » ou de sa racine latine. D’autres font référence à ses piquants, d’autres encore précisent leur usage. De même de nombreux lieux sont nommés en fonction de l’abondance et de la présence de la plante.

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Dans le monde de la magie, on associe cette plante à Mars, planète qui gouverne le Bélier, et au Feu, l’élément qui correspond à Mars et au Bélier. Et pour se protéger d’un environnement énergétique malsain, on devait porter sur soi un sachet de tissu rouge, couleur du Bélier, rempli de poudre d’ortie.

Dans le langage des fleurs, l’ortie signifie « trahison ». Comme dans le mythe du Bélier, Jason trahira Médée. D’ailleurs sur le plan symbolique, l’ortie représente aussi la franchise, car contrairement à d’autres plantes, elle ne cherche pas à masquer derrière une apparence flatteuse ses défauts… En quelque sorte c’est bien là le comportement d’un Bélier-type.

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L’ortie est peut-être la plante qui fait le plus parler d’elle. Elle est présente un peu partout alors qu’elle est combattue depuis des lustres. Certains voient dans cette plante une ennemie à détruire, alors que d’autres la recherchent pour ses vertus. Il faut bien dire que son côté urticant nous la fait craindre. Mais à y regarder de plus près, on se rend compte qu’elle est bourrée de qualités importantes cette méchante plante.

Et puis souvenez-vous, il avait été fortement question il y a quelques temps, du purin d’ortie. C’est en effet un engrais puissant, riche en azote mais pauvre en potasse qu’on obtient en faisant macérer un kilo d’orties dans 10 litres d’eau qu’on laisse en plein soleil pendant 15 jours. Ce liquide obtenu doit être utilisé à 10 %. Mais attention, l’odeur de ce purin peut vite devenir épouvantable, pour vous, mais penser aussi à vos voisins… En pulvérisation, ce purin dilué est un excellent fongicide et insecticide naturel.

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Bibliographie 

Nos grand-mères savaient – La Vérité sur les Plantes et la vie naturelle – Jean Palaiseul – Editions Robert Laffont

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