DE L’ORIGINE DES MOIS…

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 18-06-2014

Pour une fois commençons l’énumération par septembre, octobre, novembre et décembre. En effet, à la fondation de Rome, en 753 avant Jésus-Christ, le calendrier ne comportait que dix mois. Les 7e, 8e, 9e et 10e mois gardèrent leur nom initial selon leur ordre numérique. En effet, comme on peut le constater, dans « septembre » on retrouve « sept ». Pour « octobre », c’est « octo », c’est-à-dire « huit »… « novembre », c’est « nove » ou « neuf », et « décembre », c’est « dec » pour « dix ».

Passons maintenant à mars, avril, mai et juin. Dans ces dix mois, le premier était « Martius », dédié à Mars, le dieu de la guerre, car c’était le retour de la période permise pour commencer une guerre.

Le second mois était « Aprilis », de « Apru » en langue étrusque, qui est devenu pour nous « avril » qui aurait pour signification « ouvrir », car c’est le mois où les fleurs s’ouvrent. Peut-être est-ce pour ça qu’il était dédié à la déesse grecque Aphrodite, Vénus pour les Romains. C’est graduellement qu’il devint, selon les pays, le quatrième mois de l’année, lorsque l’Eglise décida que l’année commencerait le 1er janvier.

LA-NYMPHE-MAIA

La Nymphe Maia mère de Mercure

Le troisième était « Maiusé », dédié à Maia, la déesse du printemps, l’une des Pléiades et la mère de Mercure. Quant au quatrième, il était dédié à Junon, épouse de Jupiter, et s’appelait « Junius ».

Quant aux deux derniers, janvier et février, ils seront pour nous les premiers. Janvier était « Januarius » qui signifie « porte » en latin. Il était consacré à Janus, le dieu au double visage, apparenté à Saturne, le plus ancien roi du Latium et synonyme de paix. Janus était dans la mythologie romaine, le dieu des portes. En effet, avec ses deux visages opposés, il regardait à la fois l’entrée et la sortie, la fin et le début de l’année.

JANUS - MUSEE DU VATICAN

Janus au double visage

  L’année en dix mois ne comportant que 304 jours, il fut nécessaire d’ajouter deux mois, qui furent d’abord ajoutés après décembre. Tous les mois avaient un nombre impair de jours car le nombre pair était réputé fatal ou néfaste. Cependant, pur des raisons mathématiques un peu difficiles à expliquer ici, il fallut ajouter un douzième mois avec un nombre pair de 28 jours. Ce fut « Februarius », consacré à Februus, le dieu de la purification. « Februare » signifie « purifier ». Février était le mois des purifications, symbole qui sera repris par les Chrétiens, la Purification de la Vierge ayant lieu le 2 février. Juillet, l’ancien cinquième mois « Quintilis », devenu septième mois, fut appelé « Julius » en l’honneur de Jules César qui réforma le calendrier dit « Julien ». Le dernier nommé fut août. La réforme julienne fut au départ mal appliquée par les papes. Une correction fut apportée après trente-six ans, sous le règne d’Auguste et c’est pourquoi l’ancien mois « sextilis » fut baptisé « Augustus » en son honneur et qui signifie aussi « consacré aux augures ».

ZODIAQUE ROMAIN

Zodiaque des douze grands Olympiens

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L’EUROPE ET LA MYTHOLOGIE DE MERCURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.2 - LES MYTHES DU TAUREAU ET DE VENUS) par sylvietribut le 25-05-2014

Mercure remontait à tire-d’aile vers l’Olympe, le domaine des dieux, lorsque son père Jupiter l’appela, en grand secret. Sans lui révéler l’objet de son nouvel amour, il l’interpela de la façon suivante : « Mon fils, fidèle messager de mes ordres que rien n’arrête. Vole aussi vite que d’ordinaire et redescends sur terre. Rends-toi dans une contrée bien précise, celle que ses habitants appellent Sidonie ; il y a sur sa gauche la constellation des Pléiades ». Les Pléiades sont les sept filles d’Atlas, pourchassées par Orion, elles furent transformées en colombes, puis en constellation.

MERCURE

Mercure le messager de Jupiter et des dieux

Et Jupiter de continuer : « C’est ici que tu verras des troupeaux paître l’herbe tendre des montagnes. Ils appartiennent au roi Agénor de Tyr, l’une des cités les plus importantes de Phénicie. Hâte-toi de les conduire au bord de la mer, sur le rivage.

Mercure est « fidus minister », le fidèle messager. Sa principale fonction est de transmettre les ordres divins et notamment ceux de Jupiter. Le nom latin « minister » qui a donné le mot « ministre », exprime bien son rôle dans l’Olympe : il signifie « celui qui est au service, qui aide ». Avec discrétion et efficacité, cela va de soi.

Fin du Premier Acte…

europe-sur-le-taureau

Europe et le Taureau blanc – Terre cuite d’Athènes – 480-460 avant Jésus-Christ

Deuxième Acte…

Il était une fois une très belle jeune fille qui s’appelait Europe, c’était la fille du roi Agénor et de la reine Téléphassa. Elle était si charmante que Jupiter s’éprit d’elle. Pour l’enlever à ses compagnes de jeu, il eut l’idée de se métamorphoser en un grand taureau blanc qui se mêle aux troupeaux qu’a rassemblé pour lui sur la plage le discret Mercure. Le taureau est si beau qu’il attire l’attention d’Europe. Elle le contemple, admirative. Il est si doux qu’elle s’en approche, il se laisse caresser, elle présente des fleurs à son blanc museau. Le dieu amoureux jubile. Il dépose comme des baisers sur les mains de la jeune fille. Le voici maintenant qui s’ébroue dans l’herbe verdoyante puis qui s’étale sur le sable doré pour mieux exhiber son éclatante blancheur. Le taureau offre à la main de la jeune fille ses flancs à caresser, ses cornes à orner de guirlandes de fleurs. Elle sans savoir que c’est un dieu, un amant qu’elle flatte, ose finalement s’installer sur le dos du taureau. Avec une lenteur toute trompeuse, Jupiter sans en avoir l’air, foule les premières vagues, tout au bord du rivage, puis s’avance chaque fois un peu plus loin. Aussitôt, le taureau se jette dans les flots et après une nage effrénée dépose la pucelle, abasourdie d’un tel culot, sur un rivage de Crète. Europe fut plus rassurée quand Jupiter lui révéla son identité. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre sous un platane qui depuis reste toujours vert. De leurs étreintes naquirent trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Jupiter lui fit aussi trois présents : une lance qui ne manquait jamais son but, le chien Laelaps qui ne laissait jamais échapper sa proie et Talos, l’homme de bronze qui faisait chaque jour le tour de la Crète et tuait les étrangers.

CONSTELLATION DU TAUREAU

Constellation du Taureau

Troisième Acte…

Un peu plus tard, Jupiter étant reparti vers d’autres frasques, Astérios, roi de Crète, épousa Europe, lui donna une fille, Crété et adopta les trois bambins. Il fit de Minos, l’aîné, son héritier. C’était l’ébauche du premier Marché Commun. Le nom d’Europe fut ainsi donné à notre continent et le Taureau fut immortalisé parmi les étoiles et promu au rang de constellation.

EUROPE ENLEVEE PAR LE TAUREAU - PIECE GRECQUE DE 2 EUROS

C’est la mort d’Astérios qui ouvre une querelle entre les trois frères pour l’accession au trône. Pour faire prévaloir ses droits, Minos réclama alors à Neptune, le dieu de la mer, une preuve tangible de son soutien. Le dieu s’y prêta de bonne grâce en faisant sortir des flots un superbe taureau… A une condition pourtant, car les dieux ne donnent jamais rien pour rien.

Après son accession au trône, Minos devait immoler le taureau en l’honneur du dieu. Mais le nouveau roi s’empressa d’oublier ce marché. La bête était trop belle pour qu’on la sacrifiât à Neptune et il se l’appropria. Se profile ici les notions d’avidité et de possessivité, propres au signe du Taureau.

Quant au père d’Europe, Agénor, il envoya à la recherche de sa fille ses trois fils : Cadmos, Phoenix et Cilix et la reine les accompagna. Agénor leur interdit de revenir sans Europe. Il ne revit aucun d’eux.

ENLEVEMENT D'EUROPE - FRESQUE DE POMPEI

Enlèvement d’Europe – Fresque de Pompéi

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

Les Métamorphoses d’Ovide – Pocket Jeunesse Classiques

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LES ETOILES FIXES DES POISSONS

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 22-02-2014

POISSONS 11

 

DENEB-ADIGE – 2°24 Poissons – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Nature ingénieuse – Intelligence subtile – Apte à la connaissance des arts libéraux comme la médecine et à l’étude – Esprit studieux – Entraînement – Pauvreté.

SADALMELIK – 2°25 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – Obstacles – Epreuves – Déception.

FOMALHAUT** – 2°51 Poissons – De la nature Vénus-Mercure et Jupiter-Saturne – * Bénéfique – Fortune et puissance – Peut engendrer un caractère malveillant pour un but sublime – Caractère idéaliste et parfois fanatique – Possibilités d’auto-transformation et de sublimation – Honneurs et dignité – Renommée – Chance.

SKAT – 4°54 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – * Bénéfique – Bonne fortune et bonheur durable.

ACHARNAR* – 14°18 Poissons – De la nature Jupiter – * Bénéfique – Succès – Carrière publique.

ACHEBAR – 14°43 Poissons – De la nature Jupiter – Succès par religion ou emplois publics – Bonne fortune et chance matérielle.

MARKAB – 22°32 Poissons – De la nature Mercure-Mars et Mercure-Jupiter – * Bénéfique – Honneur – Richesse – Fortune – Danger par le feu et les armes – Risque d’explosions.

SCHEAT – 28°24 Poissons – De la nature Mercure-Mars – Risque de submersion – Danger de mort violente par assassin ou suicide par l’eau – Suffocation – Meurtre.

 

 

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ASTRES

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 18-02-2014

En général, ils participent des qualités de transcendance et de lumière qui caractérisent le ciel, avec une nuance de régularité inflexible, commandée par une raison à la fois naturelle et mystérieuse. Ils sont animés d’un mouvement circulaire, qui est le signe de la perfection.

SOLSTICE D'ETE - CHATEAU DE THOIRY

Solstice au château de Thoiry – Yvelines

Les astres sont symboles du comportement parfait et régulier, ainsi que d’une inaccessible et distante beauté. Dans l’Antiquité, ils étaient divinisés ; plus tard, ils furent conçus comme dirigés par les anges. Ils devinrent le lieu de séjour pour les âmes des personnages illustres, ainsi que l’affirme Cicéron, dans le « Songe de Scipion ». Ils ont fait l’objet, non seulement de poèmes, mais d’admirables prières ; témoin cet hymne fervent aux planètes. Cette prière écrit par un dévot païen, au début du IVe siècle, exprime le symbolisme cosmique et moral attribué aux planètes parmi les astrologues plus ou moins mystiques des premiers siècles de notre ère :

« Soleil souverainement bon, souverainement grand, qui occupes le milieu du ciel, intellect et régulateur du monde, chef et maître suprême de toutes choses, qui fais durer à jamais les feux des autres étoiles en répandant sur elles, en juste proportion, la flamme de ta propre lumière.

Et toi, Lune qui, placée dans la région la plus basse du ciel, de mois en mois, toujours nourrie des rayons du soleil resplendis d’un auguste éclat pour perpétuer les semences génératrices,

Et toi, Saturne qui, situé à la pointe extrême du ciel, t’avances, astre livide d’une démarche paresseuse aux mouvements indolents,

Et toi, Jupiter, habitant de la roche Tarpéienne, qui par ta majesté bénie et salvatrice ne cesses de donner joie au monde et à la terre, qui détiens le gouvernement suprême du second cercle céleste,

Toi aussi, Mars Gradivus, dont l’éclat rouge remplit toujours d’horreur sacrée, qui es établi dans la troisième région du ciel,

Vous enfin, fidèles compagnons du Soleil, Mercure et Vénus,

LES ASTRES

Les planètes

Par l’accord de votre gouvernement, par votre obéissance au jugement du Dieu Suprême qui décerne à notre souverain maître Constantin et à ses fils tout invincibles, nos seigneurs et nos césars, un empire perpétuel, faites que, sur nos enfants encore et sur les enfants de nos enfants, ils règnent sans interruption durant l’infinité des siècles, pour que, ayant repoussé tout mal et toute affliction, le genre humain acquière le bienfait d’une paix et d’un bonheur éternels ». Firmicus Maternus – Traduction de A.J. Festugière, dans « Trois dévots païens », Paris – 1944

Des astres les Anciens en faisaient des êtres animés. Les Egyptiens pensaient qu’ils voguaient dans des navires à travers les airs comme nos aéronautes. Ils disaient que le soleil, avec son esquif, traversait l’Océan toutes les nuits pour retourner d’occident en orient.

SOLEIL SUR LA BARQUE SACREE - DETAIL COLLIER D'OR DE TOUTANKHAMON

Le Soleil sur la Barque sacrée – Détail du collier d’or de Toutamkhamon

Pour les Grecs, les astres étaient les enfants d’Astréus et d’Héribée. Ils étaient des Titans qui, voulant détrôner le maître des dieux, demeurèrent en partie attachés au ciel et furent en partie foudroyés.

D’autres ont prétendu que les étoiles étaient les yeux du ciel et que les larmes lui en tombent formant les pierres précieuses. Ce serait pour cela que chaque étoile, ou plutôt chaque planète, a sa pierre de prédilection.

Dans la Bible, les astres ont un statut tout différent. Au chapitre IV, le Deutéronome place dans la bouche de Moïse ces mots : « Lorsque vous élevez les yeux vers le ciel, que vous voyez le soleil, la lune et les autres astres, gardez-vous de tomber dans l’erreur et de les adorer, car c’est Dieu qui les a créés ».

Dans le Coran, Mahomet dit que les étoiles sont les sentinelles du ciel et qu’elles empêchent les démons d’en approcher et de connaître les secrets de Dieu.

Enfin, il existe des sectes qui prétendent que chaque corps céleste est la demeure d’un ange.

LA LUNE AU BOUT DE LA ROUTE 

La Lune au bout de la route

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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