A PROPOS DU CALENDRIER LUNAIRE

(4.1 - Les caprices de la Lune - Calendrier lunaire - Maisons lunaires) par sylvietribut le 10-07-2014

Les cultes lunaires ont disparu suite à l’évolution du calendrier. Répandu autrefois dans toute l’Europe préhistorique, le calendrier lunaire comportait 13 mois de 28 jours, c’est-à-dire la durée d’une révolution lunaire. L’année était tripartite, par analogie avec les trois phases de la Lune. Ce calcul du temps selon les rythmes lunaires était sans doute plus facile pour les peuples primitifs. La fertilité de la terre et des troupeaux était plus immédiatement, plus visiblement liée aux phases de la Lune, plus tangibles que celle du Soleil.

CANCER - BIBLIOTECA MARCIANA - VENISE

Calendrier lunaire – Bibliothèque Marciana – Venise

Dans le calendrier lunaire, la durée du mois, coïncidant avec la durée du cycle féminin, repose sur une identification étroite de la femme avec la Lune. Résumé de l’équation :

LUNE = FEMME = FECONDITE = VIE = TERRE = EAU…

L’année de 364 jours se divise exactement par 28 : c’était donc un calendrier très pratique, où les fêtes populaires s’articulaient très bien avec la Pleine Lune. Un jour supplémentaire, gagné par la Terre en tournant autour du Soleil, était ajouté à la fin du troisième mois. C’est peut-être d’ailleurs l’origine de la Chandeleur. Ce jour était consacré à une grande fête, au cours de laquelle la prêtresse de la Lune choisissait un roi, ou un chef militaire, pour l’année qui commençait.

Le grand problème fut longtemps de faire coïncider le calendrier lunaire avec le calendrier solaire : 12 mois et 4 saisons. Il semble que l’on y soit parvenu pendant le premier millénaire avant Jésus-Christ.

5.0.2

Calcul du Calendrier au Moyen Age

Pendant des siècles bien après la généralisation officielle du calendrier Julien, c’est-à-dire solaire, les paysans des régions isolées continuèrent à compter l’année en mois de 28 jours, et en 13 mois. On en trouve encore des échos dans l’Angleterre du XIIIe siècle.

Dans l’astrologie moderne, il y a une lacune, un illogisme qui frappe. C’est le rôle réservé à la Lune. Le Soleil et la Lune ont leurs disques apparents de la même grandeur. Leur influence sur la vie de notre globe dépasse largement les influences planétaires car les Luminaires règlent pour ainsi dire, la vie. Ne sont-ils pas comme on vient de le voir à la base de tous les calendriers ?

L’influence du Soleil en Astrologie se divise en trois plans : planétaire, zodiacal et terrestre, car les douze Maisons astrologiques et les douze signes du Zodiaque sont avant tout d’essence solaire, n’étant en somme que l’influence du Soleil concrétisée, ou reflétée, par l’orbite terrestre. Si les signes du Zodiaque n’étaient pas d’essence solaire, ils subiraient fatalement des changements perpétuels de leur nature, dus au déplacement des constellations. Cette division de son influence permet de mettre le Soleil au même niveau que Mercure, Vénus ou Pluton.

Mais la Lune, peut-on l’abaisser jusqu’à la force d’une planète invisible à l’œil nu comme Pluton ou Mercure, quand nous constatons à chaque instant ses effets physiques formidables, comme par exemple, son influence sur les marées et la végétation.

CALENDRIER LUNAIRE DE 1583

Calendrier lunaire – 1583

Or, l’Astrologie Antique connaissait aussi bien le Zodiaque lunaire que les Maisons d’essence lunaire, ce qui divise l’influence de l’Astre de la nuit en trois plans semblables aux plans de l’influence du Soleil. Sans cette division, la place réservée à la Lune dans le rang des planètes est tout simplement incompréhensible.

Les Anciens possédaient toute une Astrologie basée uniquement sur les rapports du Soleil et de la Lune et il nous reste encore pas mal de documents de tous les pays, y compris ceux de notre Moyen Age, au sujet des 28 Maisons et des 28 Demeures lunaires.

Chez les Chinois, par exemple, ces divisions portaient la dénomination générique de « sieou », et le caractère chinois qui les désigne et peut se prononcer « su », signifie une auberge pour la nit et peut se traduire par le verbe « se reposer ». Notre nom de « demeure »se rapproche beaucoup plus de la notion exprimée par « sieou » que tous les autres termes appliqués par divers auteurs à cette division du Ciel en 28 parties.

L’importance de cette division complètement oubliée par les astrologues modernes était dans toute l’Antiquité comparable à celle des 12 Maisons et des 12 signes zodiacaux d’essence solaire. La Coudée Sacrée ou Royale de l’Antiquité était divisée en 7 palmes consacrées aux 7 planètes et en 28 doigts qui étaient en rapport avec les 28 Demeures et Maisons lunaires. Les 28 Izeds de la religion persane, le dieu luanire Soma accompagné de ses 27 femmes chez les Hindous, les 28 lettres de l’alphabet arabe, sont les correspondances évidentes de ces 28 divisions universellement admises.

Le 28 est le nombre de la vie par excellence et, comme la même loi d’analogie gouverne l’univers sidéral et l’existence de chaque individu, le rythme lunaire se retrouve dans notre organisme : il faut 28 battements de notre cœur pour qu’un globule rouge parcoure tout le circuit de notre corps. Le Docteur Lavezzari considérait le nombre 28 comme chiffre caractéristique pour toute notre circulation. Il dit très logiquement que chaque respiration est au circuit du globule rouge comme le jour est à la semaine, tandis que le battement du cœur étant, à tout le circuit du globule rouge, comme 1 est à 28, répète les rapports du jour au mois. Comme les globules blancs se déplacent 10 à 12 fois moins vite que les globules rouges, nous retrouvons entre ces deux circuits les rapports entre le mois lunaire et l’année solaire. Le globule rouge devrait être rattaché au Zodiaque lunaire, tandis que le globule blanc représenterait dans notre corps le Zodiaque solaire.  

CADRAN LUNAIRE - COURMAYEUR VAL D'AOST - BAR LE CADRAN SOLAIRE - 118 via Roma

Cadran lunaire – Courmayeur – Val d’Aoste – Bar le Cadran – 118 via Roma

Les 28 demeures sont stables, partent de zéro degré du Bélier et se superposent en quelque sorte aux 12 signes du Zodiaque. Elles sont beaucoup plus simples que les Maisons, comme les signes solaires sont plus faciles à étudier que les 12 Maisons de l’horoscope.

Ce Zodiaque lunaire jouait dans l’ancienne Chine un rôle plus important même que le Zodiaque solaire, car il ne faut jamais perdre de vue que le système chinois est profondément original et qu’il s’est formé dans la haute Antiquité, environ 25 siècles avant Jésus-Christ, indépendamment du système babylonien, qui est le nôtre. Les anciens Chinois ont lié le Zodiaque solaire avec la planète Jupiter qui fait le tour du ciel en 12 ans, et le Zodiaque lunaire avec Saturne dont la révolution s’accomplit en 28 ans. Jupiter est plus extérieur, plus matériel que l’astre pâle de Chronos. On peut donc supposer que le Zodiaque lunaire est plus ésotérique et plus intérieur que le Zodiaque solaire. Ceci explique, par exemple, pourquoi ce Zodiaque ou, plus souvent, le nombre 28 est fréquemment lié avec l’initiation et le monde invisible.

moon-sun

Bibliographie

Le Grand Livre du Cancer – Sara Sand – Tchou

Astrologie Lunaire – A. Volguine – La Roue Céleste – Dervy Livres

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DE L’ORIGINE DES MOIS…

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 18-06-2014

Pour une fois commençons l’énumération par septembre, octobre, novembre et décembre. En effet, à la fondation de Rome, en 753 avant Jésus-Christ, le calendrier ne comportait que dix mois. Les 7e, 8e, 9e et 10e mois gardèrent leur nom initial selon leur ordre numérique. En effet, comme on peut le constater, dans « septembre » on retrouve « sept ». Pour « octobre », c’est « octo », c’est-à-dire « huit »… « novembre », c’est « nove » ou « neuf », et « décembre », c’est « dec » pour « dix ».

Passons maintenant à mars, avril, mai et juin. Dans ces dix mois, le premier était « Martius », dédié à Mars, le dieu de la guerre, car c’était le retour de la période permise pour commencer une guerre.

Le second mois était « Aprilis », de « Apru » en langue étrusque, qui est devenu pour nous « avril » qui aurait pour signification « ouvrir », car c’est le mois où les fleurs s’ouvrent. Peut-être est-ce pour ça qu’il était dédié à la déesse grecque Aphrodite, Vénus pour les Romains. C’est graduellement qu’il devint, selon les pays, le quatrième mois de l’année, lorsque l’Eglise décida que l’année commencerait le 1er janvier.

LA-NYMPHE-MAIA

La Nymphe Maia mère de Mercure

Le troisième était « Maiusé », dédié à Maia, la déesse du printemps, l’une des Pléiades et la mère de Mercure. Quant au quatrième, il était dédié à Junon, épouse de Jupiter, et s’appelait « Junius ».

Quant aux deux derniers, janvier et février, ils seront pour nous les premiers. Janvier était « Januarius » qui signifie « porte » en latin. Il était consacré à Janus, le dieu au double visage, apparenté à Saturne, le plus ancien roi du Latium et synonyme de paix. Janus était dans la mythologie romaine, le dieu des portes. En effet, avec ses deux visages opposés, il regardait à la fois l’entrée et la sortie, la fin et le début de l’année.

JANUS - MUSEE DU VATICAN

Janus au double visage

  L’année en dix mois ne comportant que 304 jours, il fut nécessaire d’ajouter deux mois, qui furent d’abord ajoutés après décembre. Tous les mois avaient un nombre impair de jours car le nombre pair était réputé fatal ou néfaste. Cependant, pur des raisons mathématiques un peu difficiles à expliquer ici, il fallut ajouter un douzième mois avec un nombre pair de 28 jours. Ce fut « Februarius », consacré à Februus, le dieu de la purification. « Februare » signifie « purifier ». Février était le mois des purifications, symbole qui sera repris par les Chrétiens, la Purification de la Vierge ayant lieu le 2 février. Juillet, l’ancien cinquième mois « Quintilis », devenu septième mois, fut appelé « Julius » en l’honneur de Jules César qui réforma le calendrier dit « Julien ». Le dernier nommé fut août. La réforme julienne fut au départ mal appliquée par les papes. Une correction fut apportée après trente-six ans, sous le règne d’Auguste et c’est pourquoi l’ancien mois « sextilis » fut baptisé « Augustus » en son honneur et qui signifie aussi « consacré aux augures ».

ZODIAQUE ROMAIN

Zodiaque des douze grands Olympiens

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EGLISES ET FONTAINES JUMELLES – PIAZZA DEL POPOLO A ROMA

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 17-06-2014

Rome est une ville où la gémellité fait partie de l’Histoire, même si elle relève en grande partie de la légende. Romulus et Remus, fils jumeaux de Mars et descendant de Vénus par leur mère, furent abandonnés sur le Tibre en crue. Le fleuve, en se retirant, les déposa au pied du Mont Palatin. Une louve les allaitera jusqu’à ce qu’un berger les recueille et les élève.

LA LOUVE ROMAINE NOURRISSANT ROMULUS ET REMUS - MUSEE DU CAPITOLE - ROME 

La Louve nourrissant Romulus et Remus – Musée du Capitole – Rome

Autres jumeaux, autre légende… C’est le temple de Castor et Pollux qui en garde le souvenir. C’est un des plus beaux temples de la Rome antique. Il a conservé ses admirables colonnes corinthiennes en marbre blanc cannelé supportant une architrave. Datant du Ve siècle avant Jésus-Christ, ce temple a été réédifié sous Auguste. Il était dédié aux jumeaux Castor et Pollux, les « Dioscures », les enfants de Zeus/Jupiter. C’étaient des dieux mystérieux qui aidèrent les Romains à vaincre les Tarquins, de race étrusque.

Clin d’œil de l’astrologue… en italien Gémeaux se dit Gemelli… comme le mot « jumeaux » se traduit par « gemelli »… Gémeaux… Jumeaux… Souvent, dans un thème, une Maison V en Gémeaux donnera une propension à avoir des jumeaux et cette hypothèse est renforcée si Mercure, le Maître des Gémeaux et donc de cette Maison superpose un signe double : Vierge, Sagittaire, Poissons et bien sûr Gémeaux. De manière générale, une Maison V dans un de ces signes invite à s’interroger s’il existe des jumeaux dans la famille ou bien… à venir… Quant aux signes féminins : Vierge et Poissons, on pensera à des jumelles et les signes masculins : Gémeaux et Sagittaire évoquent des jumeaux… Toutefois, la position du Maître de ces Maisons pourra fournir une information s’il s’agira d’un couple de jumeaux : une fille et un garçon. Parfois ce sera les planètes dans cette Maison V double qui suggéreront le masculin et le féminin.

Exemple : Thème d’un homme Balance Ascendant Balance – Maison V en Verseau, Uranus en Vierge évoque bien la possibilité de jumeaux, de plus Jupiter (masculin) et la Lune (féminin) en Poissons. Cet homme a effectivement eu des jumeaux, la fille et le garçon. 

castorpollux

Les Dioscures – Castor et Pollux

Sept collines délimitaient la Rome antique. Piazza del Popolo se situe au pied de l’une d’elle, le Pincio qui domine Rome. Du belvédère aménagé sur ses pentes on découvre une vue merveilleuse sur Rome, la piazza del Popolo, la coupole Saint-Pierre, les églises et les palais. Les voyageurs venant du nord entraient à Rome par l’antique Porta Flaminia.

C’est en l’honneur de la visite à Rome de Christine de Suède, nouvellement convertie au Christianisme, qu’on demanda à Bernini de construire un arc de triomphe marquant l’entrée à Rome, la Porta del Popolo. La piazza del Popolo, réalisée entre 1816 et 1820 par Giuseppe Valadier, constitue un bon exemple de style néo-classique. C’est un vaste hémicycle orné d’un obélisque égyptien, de deux fontaines et de deux églises baroques. Au Nord, une autre église, Santa Maria del Popolo, date de la Renaissance, à côté de la Porta del Popolo que l’on doit à Vignola pour la face extérieure et à Bernini pour la face intérieure.

PIAZZA DEL POPOLO - ROMA - DUE CHIESE GEMELLE

Piazza del Popolo – Rome

Giuseppe Valadier dessina aussi les plans du parc du Pincio, respectant cette Porta del Popolo, ainsi que les églises existantes tout autour, dont les églises jumelles Santa Maria de Montesanto et Santa Maria dei Miracoli. C’est ce même architecte des Papes Pie VI et Pie VII qui aménagea cette monumentale Piazza del Popolo. Au centre, un obélisque datant de l’époque de Ramsès III, c’est-à-dire XIIIe siècle avant Jésus-Christ et provenant d’Héliopolis. Il fut convoyé jusqu’à Rome par l’empereur Auguste pour décorer le Circus Maximus. Il est de granit rose et mesure 23 mètres de haut et pèse 235 tonnes. Trois faces sont gravées au nom de Séthi 1er et une au nom de Ramsès II, son fils. On l’appelle l’obelisco Flaminio car il se trouve à l’entrée de la Via Flaminio. Il fut érigé en 1589 par Domenico Fontana.

PIAZZA DEL POPOLO - FONTANA DELLA DEA DI ROMA 

Fontana della Dea di Roma – Piazza del Popolo – Roma

Aux extrémités est et ouest se trouvent deux hémicycles ornés de fontaines et de statues allégoriques. Au nord, la Porta del Popolo, taillée dans le mur d’Aurélien, près de laquelle se trouve l’église Santa Maria del Popolo, du XVe siècle. Elle ne paie pas de mine vue de l’extérieur mais elle abrite en revanche des œuvres picturales de toute beauté : des fresques de Pinturicchio et deux tableaux du Caravage. Ne sortez pas de l’édifice sans avoir jeté un coup d’œil sur l’exquise chapelle Chigi, nef gauche, dont la conception est due à Raphaël pour un banquier siennois. Au sud, les deux églises jumelles, d’apparence identique mais d’intérieur différent, du XVIIe siècle, qui encadrent de façon magistrale le début de la via del Corso. Ces deux églises sont à la base de ce qu’on appelle le « trident », trois rues partant de la Piazza del Popolo : à partir de la gauche Via del Babuino, Via del Corso et Via di Ripetta. Les deux premières sont séparées par Santa Maria in Montesanto, et les deux suivantes par Santa Maria dei Miracoli. C’est au XVIIe siècle que furent construites ces églises, dans ce qui était l’entrée principale de Rome au Moyen Age et à la Renaissance, par la Via Flaminia. C’est le Pape Alexandre VII qui commanda cette entrée monumentale de la Via del Corso à l’architecte Carlo Rainaldi, pendant que les églises avaient été financés par le cardinal Girolamo Gastaldi dont l’emblème est présent dans les deux églises.

La Piazza del Popolo est un lieu symbole de l’esprit de mécène des papes de la Renaissance, espace historiquement consacré aux jeux, aux foires et aux spectacles populaires et malheureusement aussi aux exécutions capitales.

« Felici faustogue ingressui MDCLV » ce qui signifie « Puisse votre entrée être joyeuse et heureuse ». C’est le souhait que Bernini fit graver sur la Porta del Popolo, l’ancienne Porta Flaminia, à l’occasion de l’arrivée à Rome de Christine de Suède.

PIAZZA DEL POPOLO - FONTANA DI NETTUNO 

Fontana del Nettuno – Piazza del Popolo – Roma

De nos jours, c’est la même bienvenue qui accueille chaque des millions de touristes attirés par les merveilles historiques et culturelles de l’endroit : les églises jumelles de Santa Maria di Montesanto et de Santa Maria dei Miracoli, l’Obélisque Flaminio, ainsi que les deux fontaines de Valadier : Fontana delle Dea di Roma et Fontana del Nettuno. Ces fontaines sont de style baroque. Autant de monuments qui contribuent au charme inimitable de cette place.

Notez que les deux fontaines font un clin d’œil à la gémellité puisqu’on trouve deux couples de dauphins aux queues enlacées, sur la Fontaine du Neptune, cela semble normal, mais ces deux dauphins se retrouvent dans le même enlacement sur la Fontaine de la Déesse de Rome, et placés aux angles des deux fontaines. Et sur la Fontana delle Dea di Roma on aperçoit la louve romaine et Romulus et Remus, les jumeaux éternels de la ville éternelle.

SANTA MARIA DEL POPOLO - ROMA 

Santa Maria del Popolo – Piazza del Popolo – Roma

Comment également ne pas évoquer l’église de Santa Maria del Popolo, bâtie sur le lieu même de la sépulture de Néron et de son âme damnée. Ce qui n’a pas empêché toutes les célébrités de venir défiler ici même, sur cette place séculaire, emblème culturelle de la « romanité ».

ROME DEPUIS LE PINCIO

Rome depuis le Pincio – Au premier plan les deux coupoles jumelles des églises de Piazza del Popolo et au loin la coupole de Saint-Pierre

 

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L’EUROPE ET LA MYTHOLOGIE DE MERCURE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.2 - LES MYTHES DU TAUREAU ET DE VENUS) par sylvietribut le 25-05-2014

Mercure remontait à tire-d’aile vers l’Olympe, le domaine des dieux, lorsque son père Jupiter l’appela, en grand secret. Sans lui révéler l’objet de son nouvel amour, il l’interpela de la façon suivante : « Mon fils, fidèle messager de mes ordres que rien n’arrête. Vole aussi vite que d’ordinaire et redescends sur terre. Rends-toi dans une contrée bien précise, celle que ses habitants appellent Sidonie ; il y a sur sa gauche la constellation des Pléiades ». Les Pléiades sont les sept filles d’Atlas, pourchassées par Orion, elles furent transformées en colombes, puis en constellation.

MERCURE

Mercure le messager de Jupiter et des dieux

Et Jupiter de continuer : « C’est ici que tu verras des troupeaux paître l’herbe tendre des montagnes. Ils appartiennent au roi Agénor de Tyr, l’une des cités les plus importantes de Phénicie. Hâte-toi de les conduire au bord de la mer, sur le rivage.

Mercure est « fidus minister », le fidèle messager. Sa principale fonction est de transmettre les ordres divins et notamment ceux de Jupiter. Le nom latin « minister » qui a donné le mot « ministre », exprime bien son rôle dans l’Olympe : il signifie « celui qui est au service, qui aide ». Avec discrétion et efficacité, cela va de soi.

Fin du Premier Acte…

europe-sur-le-taureau

Europe et le Taureau blanc – Terre cuite d’Athènes – 480-460 avant Jésus-Christ

Deuxième Acte…

Il était une fois une très belle jeune fille qui s’appelait Europe, c’était la fille du roi Agénor et de la reine Téléphassa. Elle était si charmante que Jupiter s’éprit d’elle. Pour l’enlever à ses compagnes de jeu, il eut l’idée de se métamorphoser en un grand taureau blanc qui se mêle aux troupeaux qu’a rassemblé pour lui sur la plage le discret Mercure. Le taureau est si beau qu’il attire l’attention d’Europe. Elle le contemple, admirative. Il est si doux qu’elle s’en approche, il se laisse caresser, elle présente des fleurs à son blanc museau. Le dieu amoureux jubile. Il dépose comme des baisers sur les mains de la jeune fille. Le voici maintenant qui s’ébroue dans l’herbe verdoyante puis qui s’étale sur le sable doré pour mieux exhiber son éclatante blancheur. Le taureau offre à la main de la jeune fille ses flancs à caresser, ses cornes à orner de guirlandes de fleurs. Elle sans savoir que c’est un dieu, un amant qu’elle flatte, ose finalement s’installer sur le dos du taureau. Avec une lenteur toute trompeuse, Jupiter sans en avoir l’air, foule les premières vagues, tout au bord du rivage, puis s’avance chaque fois un peu plus loin. Aussitôt, le taureau se jette dans les flots et après une nage effrénée dépose la pucelle, abasourdie d’un tel culot, sur un rivage de Crète. Europe fut plus rassurée quand Jupiter lui révéla son identité. Ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre sous un platane qui depuis reste toujours vert. De leurs étreintes naquirent trois fils : Minos, Rhadamanthe et Sarpédon. Jupiter lui fit aussi trois présents : une lance qui ne manquait jamais son but, le chien Laelaps qui ne laissait jamais échapper sa proie et Talos, l’homme de bronze qui faisait chaque jour le tour de la Crète et tuait les étrangers.

CONSTELLATION DU TAUREAU

Constellation du Taureau

Troisième Acte…

Un peu plus tard, Jupiter étant reparti vers d’autres frasques, Astérios, roi de Crète, épousa Europe, lui donna une fille, Crété et adopta les trois bambins. Il fit de Minos, l’aîné, son héritier. C’était l’ébauche du premier Marché Commun. Le nom d’Europe fut ainsi donné à notre continent et le Taureau fut immortalisé parmi les étoiles et promu au rang de constellation.

EUROPE ENLEVEE PAR LE TAUREAU - PIECE GRECQUE DE 2 EUROS

C’est la mort d’Astérios qui ouvre une querelle entre les trois frères pour l’accession au trône. Pour faire prévaloir ses droits, Minos réclama alors à Neptune, le dieu de la mer, une preuve tangible de son soutien. Le dieu s’y prêta de bonne grâce en faisant sortir des flots un superbe taureau… A une condition pourtant, car les dieux ne donnent jamais rien pour rien.

Après son accession au trône, Minos devait immoler le taureau en l’honneur du dieu. Mais le nouveau roi s’empressa d’oublier ce marché. La bête était trop belle pour qu’on la sacrifiât à Neptune et il se l’appropria. Se profile ici les notions d’avidité et de possessivité, propres au signe du Taureau.

Quant au père d’Europe, Agénor, il envoya à la recherche de sa fille ses trois fils : Cadmos, Phoenix et Cilix et la reine les accompagna. Agénor leur interdit de revenir sans Europe. Il ne revit aucun d’eux.

ENLEVEMENT D'EUROPE - FRESQUE DE POMPEI

Enlèvement d’Europe – Fresque de Pompéi

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Marabout

Les Métamorphoses d’Ovide – Pocket Jeunesse Classiques

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LES ETOILES FIXES DES POISSONS

(5.7 - CONSTELLATIONS ET ETOILES FIXES) par sylvietribut le 22-02-2014

POISSONS 11

 

DENEB-ADIGE – 2°24 Poissons – De la nature Mercure-Vénus – * Bénéfique – Nature ingénieuse – Intelligence subtile – Apte à la connaissance des arts libéraux comme la médecine et à l’étude – Esprit studieux – Entraînement – Pauvreté.

SADALMELIK – 2°25 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – Obstacles – Epreuves – Déception.

FOMALHAUT** – 2°51 Poissons – De la nature Vénus-Mercure et Jupiter-Saturne – * Bénéfique – Fortune et puissance – Peut engendrer un caractère malveillant pour un but sublime – Caractère idéaliste et parfois fanatique – Possibilités d’auto-transformation et de sublimation – Honneurs et dignité – Renommée – Chance.

SKAT – 4°54 Poissons – De la nature Mercure-Saturne – * Bénéfique – Bonne fortune et bonheur durable.

ACHARNAR* – 14°18 Poissons – De la nature Jupiter – * Bénéfique – Succès – Carrière publique.

ACHEBAR – 14°43 Poissons – De la nature Jupiter – Succès par religion ou emplois publics – Bonne fortune et chance matérielle.

MARKAB – 22°32 Poissons – De la nature Mercure-Mars et Mercure-Jupiter – * Bénéfique – Honneur – Richesse – Fortune – Danger par le feu et les armes – Risque d’explosions.

SCHEAT – 28°24 Poissons – De la nature Mercure-Mars – Risque de submersion – Danger de mort violente par assassin ou suicide par l’eau – Suffocation – Meurtre.

 

 

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ASTRES

(5.1 - Généralités) par sylvietribut le 18-02-2014

En général, ils participent des qualités de transcendance et de lumière qui caractérisent le ciel, avec une nuance de régularité inflexible, commandée par une raison à la fois naturelle et mystérieuse. Ils sont animés d’un mouvement circulaire, qui est le signe de la perfection.

SOLSTICE D'ETE - CHATEAU DE THOIRY

Solstice au château de Thoiry – Yvelines

Les astres sont symboles du comportement parfait et régulier, ainsi que d’une inaccessible et distante beauté. Dans l’Antiquité, ils étaient divinisés ; plus tard, ils furent conçus comme dirigés par les anges. Ils devinrent le lieu de séjour pour les âmes des personnages illustres, ainsi que l’affirme Cicéron, dans le « Songe de Scipion ». Ils ont fait l’objet, non seulement de poèmes, mais d’admirables prières ; témoin cet hymne fervent aux planètes. Cette prière écrit par un dévot païen, au début du IVe siècle, exprime le symbolisme cosmique et moral attribué aux planètes parmi les astrologues plus ou moins mystiques des premiers siècles de notre ère :

« Soleil souverainement bon, souverainement grand, qui occupes le milieu du ciel, intellect et régulateur du monde, chef et maître suprême de toutes choses, qui fais durer à jamais les feux des autres étoiles en répandant sur elles, en juste proportion, la flamme de ta propre lumière.

Et toi, Lune qui, placée dans la région la plus basse du ciel, de mois en mois, toujours nourrie des rayons du soleil resplendis d’un auguste éclat pour perpétuer les semences génératrices,

Et toi, Saturne qui, situé à la pointe extrême du ciel, t’avances, astre livide d’une démarche paresseuse aux mouvements indolents,

Et toi, Jupiter, habitant de la roche Tarpéienne, qui par ta majesté bénie et salvatrice ne cesses de donner joie au monde et à la terre, qui détiens le gouvernement suprême du second cercle céleste,

Toi aussi, Mars Gradivus, dont l’éclat rouge remplit toujours d’horreur sacrée, qui es établi dans la troisième région du ciel,

Vous enfin, fidèles compagnons du Soleil, Mercure et Vénus,

LES ASTRES

Les planètes

Par l’accord de votre gouvernement, par votre obéissance au jugement du Dieu Suprême qui décerne à notre souverain maître Constantin et à ses fils tout invincibles, nos seigneurs et nos césars, un empire perpétuel, faites que, sur nos enfants encore et sur les enfants de nos enfants, ils règnent sans interruption durant l’infinité des siècles, pour que, ayant repoussé tout mal et toute affliction, le genre humain acquière le bienfait d’une paix et d’un bonheur éternels ». Firmicus Maternus – Traduction de A.J. Festugière, dans « Trois dévots païens », Paris – 1944

Des astres les Anciens en faisaient des êtres animés. Les Egyptiens pensaient qu’ils voguaient dans des navires à travers les airs comme nos aéronautes. Ils disaient que le soleil, avec son esquif, traversait l’Océan toutes les nuits pour retourner d’occident en orient.

SOLEIL SUR LA BARQUE SACREE - DETAIL COLLIER D'OR DE TOUTANKHAMON

Le Soleil sur la Barque sacrée – Détail du collier d’or de Toutamkhamon

Pour les Grecs, les astres étaient les enfants d’Astréus et d’Héribée. Ils étaient des Titans qui, voulant détrôner le maître des dieux, demeurèrent en partie attachés au ciel et furent en partie foudroyés.

D’autres ont prétendu que les étoiles étaient les yeux du ciel et que les larmes lui en tombent formant les pierres précieuses. Ce serait pour cela que chaque étoile, ou plutôt chaque planète, a sa pierre de prédilection.

Dans la Bible, les astres ont un statut tout différent. Au chapitre IV, le Deutéronome place dans la bouche de Moïse ces mots : « Lorsque vous élevez les yeux vers le ciel, que vous voyez le soleil, la lune et les autres astres, gardez-vous de tomber dans l’erreur et de les adorer, car c’est Dieu qui les a créés ».

Dans le Coran, Mahomet dit que les étoiles sont les sentinelles du ciel et qu’elles empêchent les démons d’en approcher et de connaître les secrets de Dieu.

Enfin, il existe des sectes qui prétendent que chaque corps céleste est la demeure d’un ange.

LA LUNE AU BOUT DE LA ROUTE 

La Lune au bout de la route

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

 

 

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UN MYTHE SCORPION… ALCESTE OU LE SACRIFICE

(06 - MYTHES, LEGENDES, TRADITIONS ET SYMBOLISME, 6.6.8 - LES MYTHES DU SCORPION ET DE PLUTON) par sylvietribut le 26-10-2013

Bien des histoires d’amour sacrificielles évoquent la passion du Scorpion. Celle d’Alceste est exemplaire…

Pélias avait plusieurs filles, dont la plus belle, Alceste, était souvent demandé en mariage. Pour éviter les complications diplomatiques, Pélias posa des conditions impossibles : il accorderait sa fille à l’homme qui parviendrait à atteler sous le même joug un sanglier sauvage et un lion. De plus, les bêtes ainsi attelées devraient faire le tour d’un champ de courses.

Admète s’était mis sur les rangs et il obtint, grâce à la complicité d’Apollon, qu’Hercule/Héraklès dompte les deux animaux. Il put ainsi remplir les conditions imposées par Pélias. Mais, par un coupable oubli, il ne sacrifia point à Artémis, comme l’usage le voulut. La déesse en conçut un tel ressentiment que le jour des noces d’Admète, elle fit surgir un nœud de vipères à la place de la mariée dans le lit même d’Admète. Selon une autre version, c’est sa chambre qui se remplit de serpents. C’était là le présage d’une mort imminente.

 HERCULE RENDANT ALCESTE A ADMETE - CHATEAU DE MEUDON

Hercule rendant Alceste à Admète – Château de Meudon

Apollon, une fois de plus, intercéda auprès de la susceptible déesse, adoucit la colère de sa sœur, et tout s’arrangea avec le sacrifice exigé. Artémis poussa même la bonté jusqu’à offrir à Admète qu’il puisse vivre au-delà du temps qui lui était imparti si un membre de sa famille acceptait de mourir à sa place. Ce temps vint plus vite qu’Admète ne l’eût souhaité. Apollon, qui décidément avait pour Admète toutes les sollicitudes, fit boire les Parques plus que de raison afin de retarder l’échéance fatale. Admète supplia alors ses parents très âgés : ils étaient au bout de leur vie, cela changerait peu de choses pour eux… l’un des deux pouvait bien prendre sa place… Mais ni son père, ni sa mère, ne l’entendirent de cette oreille. Ils trouvaient encore beaucoup de plaisir à cette existence et refusèrent catégoriquement de se sacrifier.

Alors, dit-on, Alceste se tua en avalant du poison, par amour pour son époux. Elle descendit au Royaume des Morts où, selon une version, Perséphone, trouvant injustifié ce sacrifice, l’incita à reprendre sa place parmi les vivants par admiration devant sa dévotion à son époux. Mais selon d’autres versions, Hercule/Héraklès, qui était l’hôte d’Admète au moment de la mort de la reine, partit à la recherche de la Mort, combattit avec elle, et gagna le retour d’Alceste. Celle-ci aurait eu ensuite deux fils : Eumélos qui prit part à la guerre de Troie et Hippasos. Puis, avec son mari, ils furent exilés à Phères.

LA MORT D'ALCESTE 

La mort d’Alceste

Une autre version nous dépeint Admède sous un jour plus lâche encore. Il se serait enfui lorsque Hadès serait venu le chercher et c’est alors qu’Alceste aurait offert de donner sa vie pour son époux, mais Hercure/Héraklès l’aurait sauvée.

D’autres encore affirment qu’Alceste donna réellement sa vie pour Admède qui, pourtant, ne le méritait guère.

On se souvient que Pélias, père d’Alceste, avait été tué par Médée. Pélias avait une peur extrême de vieillir et de mourir et Médée, pour venir en aide à Jason, avait fait semblant de redonner la vie à un vieux bélier en disant à Pélias qu’elle pouvait de la même façon et en suivant la même recette le rajeunir. Le vieux roi s’était laissé convaincre et endormir par la grande magicienne. Elle ordonna aux filles de Pélias de couper leur père en morceaux afin de le faire bouillir dans le chaudron. Seule Alceste aurait refusé d’accomplir ce geste terrible, peut-être traversée par un doute, mais ses sœurs obéirent à Médée et Pélias mourut ainsi des mains de ses enfants.

MEDEE SUR SON CHAR CONDUIT PAR DES SERPENTS

Médée sur son char conduit par des serpents

Médée fait partie des puissantes sorcières qui traversent toutes les mythologies. Elle est souvent apparentée à Perséphone ou à Hécate elle-même. Son char, dit-on, était tiré par des serpents. Et cela désigne clairement son appartenance au Royaume des Enfers en même temps qu’à la Déesse Mère.

Le serpent ne peut être séparé du signe du Scorpion, précisément par son affinité avec le monde du dessous et par la superposition fréquente entre les deux animaux, au point qu’Isis elle-même, déesse des enchantements, guérisseuse et maîtresse des poisons, est parfois représentée soit sous forme de déesse-scorpion, soit avec le corps d’un cobra ou dotée de plusieurs queues de serpent.

Perséphone, elle-même, est appelée chez les Romains Proserpine, « celle qui avance en serpentant », ou « celle qui est serpent ».

Quant au sacrifice héroïque d’Alceste, c’est le sujet d’une pièce d’Euripide qui porte son nom.

PERSEPHONE - CIMETIERE DE DORTMUND

Perséphone – Cimetière de Dortmund

Bibliographie

Dieux et Héros du Zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

Dictionnaire de la Mythologie –Michael Grant et John Hazel – Marabout

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