L’ASTROLOGIE DANS LES MONUMENTS – CURIOSITE ROMAINE

(6.3.2 - A l'étranger) par sylvietribut le 20-11-2014

La Casina delle civette – La Petite Maison des Chouettes – Villa Torlonia – Roma

 La Casina delle Civette fut la demeure du Prince Giovanni Torlonia jusqu’à sa mort en 1938. Elle est le résultat d’une série de transformations et d’ajouts apportées à la « Capanna Svizzera » ou la « Cabane suisse », construite au XIXe siècle. Elle se trouve à la lisière du parc et se cache derrière une colline artificielle. A l’origine, c’était un lieu d’évasion par rapport au caractère officiel de la résidence principale.

LA CASINA DELLE CIVETTE - VILLA TORLONIA - ROMA

La Casina delle Civette – La Petite Maison des Chouettes

Le chalet, conçu en 1840 par Giuseppe Jappelli à la demande du Prince Alessandro Torlonia, avait l’aspect d’un bâtiment rustique avec des parements extérieurs en tuf à bossage et à l’intérieur peint à la détrempe pour recréer des rochers imités et d’illusoires planches de bois. Les deux bâtiments : le pavillon principale et la dépendance, reliés entre eux par une petite galerie en bois et par un passage souterrain, dont est formé à l’heure actuelle le complexe architectural, n’ont pratiquement plus rien du romantique refuge au caractère alpestre imaginé par Jappelli au XIXe siècle, si ce n’est de par les structures de maçonnerie des deux corps de bâtiment principaux disposés en L, l’empreinte résolument rustique et l’emploi de différents matériaux de construction et le toit à pans inclinés.

Dès 1908, le « chalet suisse » commença à subir une transformation progressive, puis radicale, voulue par le petit-fils d’Alessandro, Giovanni Torlonia Junior, et finit par prendre l’aspect et le nom de « Village médiéval ». C’est l’architecte Enrico Gennari qui dirigea les travaux et le petit bâtiment devint une résidence raffinée aux grandes fenêtres avec des logettes, des arcades, des tourelles, à décorations de faïence et de vitraux colorés.

A partir de 1916, on commença à appeler ce bâtiment « Villino delle Civette », « Pavillon des chouettes », à cause de la présence d’un vitrail représentant deux chouettes stylisées parmi des sarments de lierre, réalisé par Duilio Cambellotti, en 1914, et en raison aussi de la présence répétée et presque obsessionnelle du thème de la chouette dans les décorations et dans le mobilier, thème voulu par le Prince Giovanni qui était un homme au caractère ombrageux et passionné de symboles ésotériques.

soffitto camera da letto Casina delle Civette

La carte du ciel du Prince Giovanni Torlonia Junior

Et puis, peu de personnes le savent, mais on dit que le plafond de la chambre à coucher de la Casina delle Civette de la Villa Torlonia représenterait l’horoscope du prince Giovanni Torlonia Junior, outre la décoration avec les chauves-souris, les étoiles du plafond représenteraient en fait la disposition astrologique du moment de la naissance du Prince.

De 1925 à 1943, la villa fut accordée en location à Benito Mussolini pour la somme symbolique d’une lire par an, tandis que le Prince Giovanni Torlonia Junior se retirait dans la Casina delle Civette.

En 1939, à la mort du dernier héritier direct, commença la décadence de la villa, d’abord à cause de complexes vicissitudes d’héritage, puis avec la désastreuse occupation de l’armée anglo-américaine entre 1944 et 1947 qui fut suivie de dizaines d’années d’abandon et de dégradation. C’est en 1978 que la Ville de Rome l’acheta et que commencèrent la restauration des édifices et du parc.

HOROSCOPE CACHE DU PRINCE GIOVANNI TORLONIA JUNIOR - CASINA DELLE CIVETTE

 

 

 

 

 

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DANS L’HERBIER DU SCORPION… LES ASPHODELES

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 04-11-2014

Pour les Grecs et les Romains, les asphodèles, liliacées aux fleurs régulières et hermaphrodites, étaient toujours liées à la mort. Fleurs des prairies infernales, elles étaient consacrées à Hadès/Pluton et son épouse Perséphone/Proserpine, qui régnaient sur le monde des morts et que l’astrologie place sous l’influence du Scorpion.

Le champ de l’Asphodèle ou Plaine des Asphodèles était un lieu des Enfers. Dans cet endroit séjournait la plupart des fantômes des morts qui y menaient une existence sans objet. C’étaient les âmes qui avaient commis ni crime, ni action vertueuse qui y habitaient. Ces âmes y étaient là, sans but, et patientaient éternellement. C’est d’ailleurs dans ce pré que se trouvait le palais des deux souverains des Enfers, Hadès et Perséphone.

Les Anciens, eux-mêmes, ne savaient guère pourquoi il en était ainsi et cherchaient à couper ou même à corriger ce nom pour lui faire signifier « champ de cendres » ou « les décapités, c’est-à-dire, mystiquement, ceux dont la tête ne commande plus aux membres, ne dicte plus de volontés.

ASPHODELES

Asphodèles

On en tirait de l’alcool. L’asphodèle symboliserait donc la perte du sens et des sens, caractéristique de la mort. Bien que les Anciens lui aient prêté une odeur pestilentielle, sous l’influence peut-être d’une association avec l’idée de mort, alors que le parfum de l’asphodèle s’apparente à celui du jasmin. Victor Hugo l’évoque dans « Booz endormi » au milieu « d’une ombre nuptiale, Elle à demi vivante et moi mort à demi, » où la vieillesse, le doute, l’affaiblissement des sens contrastent avec l’attente de l’amour :

Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèles ;

Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala…

Ruth songeait et Booz dormait ; l’herbe était noire…

La plupart des espèces d’asphodèles poussent autour du bassin méditerranéen, avec une prédilection pour les sols calcaires. A noter qu’il existe une espèce alpine, ainsi qu’une autre espèce poussant à la fois sur les côtes de Bretagne et de Galice.

Dans l’Antiquité, les asphodèles étaient souvent utilisés pour fleurir la tombe des morts, d’où la légende du Pré de l’Asphodèle, lieu des Enfers dans la mythologie grecque. Le Pré de l’Asphodèle désignait une région des enfers grecs.

CHAMP D'ASPHODELES

Champ d’asphodèles

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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PHRYNE LA COURTISANE ATHENIENNE

(6.6.8 - LES MYTHES DU SCORPION ET DE PLUTON) par sylvietribut le 02-11-2014

La prostitution, les prostituées et courtisanes font partie du monde du Scorpion, de la Maison VIII, de Pluton, de Vénus en Scorpion, ou bien lorsque le thème présente une dominante plutonienne, s’y mêle aussi un côté Neptunien et Maison XII et le monde clos des Maisons closes.

 Phryné était une hétaïre grecque, célèbre au IVe siècle avant Jésus-Christ. Elle était fille d’Epiktès, née Mnésareté ce qui signifie en grec ancien « celle qui se souvient de la vertu », alors que Phryné se traduit littéralement par « crapaud », surnom qu’on lui avait donné à cause de son teint jaunâtre.

C’est en Béotie, à Thespies, qu’elle vit le jour. Elle s’installe probablement à Athènes après la destruction de sa ville par les Thébains, en 371 avant Jésus-Christ, où elle devint hétaïre. Très vite, elle a pour amants certains hommes parmi les plus distingués de l’époque. C’est d’abord le sculpteur Praxitèle qui, selon Athénée et Pline l’Ancien, l’utilise comme modèle pour son Aphrodite de Cnide. Athénée y ajoute le peintre Apelle qui l’utilise également comme modèle pour son Aphrodite Anadyomène.

Elle était également célèbre pour ses tarifs élevés. Selon le poète comique Machon, elle réclame une mine pour une nuit. Une mine était une unité de compte monétaire valant 100 drachmes, soit 432 grammes d’argent. Vers 149 Ploutos d’Aristophane mentionne le prix extravagant de 10 000 drachmes, soit un talent. Cependant, toujours selon Machon, son tarif varie suivant ses humeurs. Elle accumula de telles richesses que, selon le grammairien Callistrate, elle aurait offert de rebâtir les murailles de Thèbes, abattues en 336 avant Jésus-Christ par Alexandre le Grand, sous réserve qu’on y grave l’inscription : « Détruites par Alexandre, rebâties par Phryné, l’hétaïre ». Mais l’offre aurait été refusée.

PHRYNE PAR PRAXITELES

Phryné d’après Praxitèle

Organisatrice d’une confrérie religieuse vouée au culte du dieu thrace Isodaetes, elle fut accusée par l’un de ses anciens amants d’introduire une divinité étrangère à Athènes et par là même de corrompre les jeunes femmes. Elle fut défendue par l’orateur Hypéride, l’un de ses amants. Selon Athénée, celui-ci sentant à cours d’argument et peut-être aussi la cause perdue, aurait déchiré le peplos qui drapait Phryné, dévoilant aux Héliastes toutes les splendeurs secrètes de sa beauté. Les juges saisis devant une appréhension religieuse ne voulurent pas que l’on porte la main sur une telle beauté, emportant ainsi la faveur du jury. Phryné sera acquittée et portée en triomphe au temple d’Aphrodite/Vénus tandis que le rhéteur adverse était chassé de l’Aréopage.

Selon Elien, les Grecs auraient dressé sur une colonne, à Delphes, une statue en or de Phryné. Athénée précise qu’elle est l’œuvre de Praxitèle et qu’elle porte l’inscription « Phryné, fille d’Epiclès de Thespies ». Plutarque parle également de cette statue comme étant œuvre de Praxitèle présente dans le sanctuaire d’Apollon à Delphes.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle nourrit l’imaginaire de nombre d’artistes français, comme Aspasie et Sapho, perpétuant la tradition classique des femmes illustres et controversées. Elle sera le thème de seize peintures et trente-et-une sculptures notamment comme femme dénudée devant les juges.

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Phryné devant l’Aréopage – Jean-Léon Gérôme – 1861

Phryné restera à travers les siècles une inspiration, notamment on la retrouve sur une toile de Jean-Léon Gérôme « Phryné devant l’Aréopage » en 1861. C’est Camille Saint-Saëns qui lui dédie un opéra en 1893 « Phryné ». On peut toujours voir au musée de Grenoble une statue de marbre de Paros, dû au sculpteur James Pradier. Cette œuvre fut l’une des plus remarquées au salon de 1845 et louée par Baudelaire.

Dans le monde littéraire, Charles Baudelaire, dans ses poèmes Lesbos et La Beauté, ainsi que Rainer Maria Rilke, dans le poème « Die Flamingos », se sont inspirés de la beauté et de la réputation de Phryné. En 1891, le futur académicien Maurice Donnay connaît un grand succès en présentant au théâtre l’ombres du Chat Noir sa fantaisie « Phryné ».

Enfin, c’est le cinéma qui, en Italie, en 1953, fera de l’histoire de Phryné un film « Frine, cortigiana d’Oriente » ou « Phryné, courtisane d’Orient », réalisé par Mario Bonnard. Quant à Charles Gounod, dans son ballet « Faust », écrit une « Danse de Phryné ».

APHRODITE-PHRYNE

Aphrodite dont Phryné aurait été le modèle – Musée du Louvre

 

 

 

 

 

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DANS L’UNIVERS DE LA BALANCE… LE PARFUM

(6.6.7 - LES MYTHES DE LA BALANCE ET DE VENUS) par sylvietribut le 15-10-2014

L’origine du mot « parfum » serait « per fume » qui signifie « par la fumée », sans doute par l’usage qu’en faisait les anciens pour leurs fumigations sacrées, médicinales ou rituelles, comme c’est le cas de l’encens. Toutefois, c’est tardivement que le mot « parfum » apparaît dans la langue française. On ne note aucune mention avant 1528. Il est dérivé du verbe « fumer ». Il évoqua longtemps des substances odoriférantes qui se brûlaient avant de prendre son sens actuel au XVIIe siècle.

Le parfum agréable dont parle la liturgie catholique est l’un des éléments de l’offrande sacrificielle, destinée à la faire agréer par la Divinité. Les aromates jouaient un rôle particulièrement important dans les rites des Hébreux. De même, dans les cérémonies religieuses des Grecs et des Romains, les parfums étaient largement employés : on les répandait sur les statues des dieux, les cadavres étaient embaumés, des flacons étaient déposés dans les tombes, la stèle même en était frottée.

LE PARFUM DES EGYPTIENNES

Egyptiennes se parfumant

En fait, c’est dès le néolithique que l’homme se frotte avec des essences et des aromates, sans doute pour impressionner les proies qu’il va chasser. De nombreuses tablettes cunéiformes informent que l’usage et le commerce du parfum étaient connus dès les Sumériens. Tous les peuples antiques en ont fait une grosse consommation et notamment les Egyptiens. Alexandrie possédait d’importantes fabriques de parfums à base de cannelle et d’encens. Les prêtres-fumeurs les utilisaient en fumigations.

En Egypte, les essences des parfums étaient extraites et mêlées dans les temples ; les déesses étaient censées éclipser toutes les femmes par leur parfum. La subtilité insaisissable, et pourtant réelle, du parfum, l’apparente symboliquement à une présence spirituelle et à la nature de l’âme. La persistance du parfum d’une personne, après le départ de celle-ci, évoque une idée de durée et de souvenir. Le parfum symboliserait ainsi la mémoire, et peut-être serait-ce l’un des sens de son emploi dans les rites funéraires.

Pour en revenir aux Grecs, ils se parfumaient à l’image des dieux pour en obtenir protection et bienveillance. Toutefois, le parfum eut aussi un usage profane, notamment de la part des femmes qui l’utilisaient pour séduire, quant aux athlètes ils étaient massés avec de l’huile parfumée afin d’accroître leurs performances. Les maisons grecques étaient également aspergées de parfums censés avoir des vertus médicinales.

Cependant, le parfum était aussi l’expression des vertus : c’est ce que dit Origène à propos de « la très bonne odeur » du cyprès. Il est aussi, dans le Yoga, la manifestation d’une certaine perfection spirituelle, car l’odeur qui se dégage d’un homme peut être fonction de son aptitude à la transmutation de l’énergie séminale.

Le parfum est également symbole de lumière. D’après Victor Hugo : « Toute lampe est une plante, le parfum en est la lumière » et selon Balzac : « Le parfum est de la lumière. Tout parfum est une combinaison d’air et de lumière ». D’ailleurs, le rituel hindou rattache le parfum à l’élément Air… comme l’est la Balance.

Les expériences sur l’imagerie mentale des Docteurs Fretigny et Virel ont démontré que les parfums et odeurs ont un pouvoir sur le psychisme. Ils facilitent l’apparition d’images et de scènes significatives. Ces images à leur tout suscitent et orientent des émotions et des désirs. Elles peuvent aussi se rattacher à un passé lointain. L’héliotropine, en particulier, induit des images de fleurs et de jardins, d’objets parfumés. Elle éveille la sensualité. La vanille, quant à elle, rappelle des images alimentaires et des émotions du stade oral. Cependant, les phénomènes de symbolisation par l’environnement sensoriel sont encore peu étudiés.

LE PARFUM DANS LA ROME ANTIQUE

Femme romaine et son parfum

Dans les temps anciens les techniques de production des parfums étaient rudimentaires et le resteront jusqu’à la fin du Moyen Age. Les produits étaient broyés, pilés, bouillis, imprégnés de matières grasses. On utilisait des écorces, des résines, des racines voire même des matières animales comme le musc, mais également des fixateurs. L’un des parfums parmi les plus utilisés était l’encens, produit d’abord à Oman, et qui a ensuite largement contribué à la création des royaumes d’Arabie. L’encens était appelé « escalier du Ciel ». On le retrouve cité 118 fois dans la Bible, dont 113 fois dans l’Ancien Testament. Cependant, on trouve également cités le cinnamome, l’acanthe, la myrrhe, le nard, l’aloès, le safran ou le roseau odorant. 

Le commerce du parfum fit également la prospérité des villes phéniciennes et grecques. C’est notamment le cas de Chypre où de nouveaux parfums furent mis à la mode, utilisant des fleurs : rose, iris, lys, jasmin. Cependant, c’est Corinthe qui passe pour la cité ayant commercialisé les flacons de parfums.

Les Romains ont largement utilisé les parfums, mais ils se montrèrent peu innovateurs, si ce n’est qu’ils remplacèrent les flacons de terre cuite par des flacons de verre.

Dans le Moyen Age chrétien on ne semble guère avoir fait usage de parfums, l’Eglise se méfiant de ces « artifices du diable ». On l’utilisait davantage sous forme d’onguents, pommades, baumes, crèmes, encens, huiles parfumées, couronne de fleurs et notamment lors de cérémonies religieuses.

Ce sont les Arabes, maîtres des routes des épices qui rapportèrent de Chine et d’Inde des aromates et les techniques de distillation mise au point entre le IXe et XIIe siècles. Dès le Haut Moyen Age, les dignitaires Francs et Lombards reçoivent de Bagdad, Damas et Cordoue, des aromates et des onguents à la base de parfums très raffinés. Ils importent d’Inde des essences issues du pin, du myrte, du cèdre ou du cinnamome.

Ce sont les Croisés qui rapportèrent d’Orient des huiles et des peaux parfumées, des essences comme le musc, l’ambre et le santal. Le parfum fait alors partie de l’hygiène et de la toilette et on croit en ses vertus médicinales. Après les croisades, la consommation semble en augmenter, en particulier sous forme de boules de savons et d’eau de rose.

A la fin du Moyen Age et à la Renaissance se produit un grand bouleversement, avec notamment l’imprimerie qui permettra la diffusion d’ouvrages sur les techniques de parfumerie, avec deux innovations : le perfectionnement de l’alambic avec un système de refroidissement facilitant la distillation et la découverte de l’alcool éthylique permettant de donner au parfum un support autre que les huiles et les graisses.

EAU DE LA REINE DE HONGRIE

Le premier alcoolat célèbre en Occident fut « l’Eau de la Reine de Hongrie », au XVe siècle, à base de romarin et d’essence de térébenthine. Il s’agit encore d’un élixir, c’est-à-dire le médicament plus précieux qu’on boit et dont on se frictionne.

C’est Arnaud de Villeneuve, au XIVe siècle, qui apprend des Arabes le procédé de distillation et le diffuse en Europe, d’où l’usage en Occident de solutions alcoolisées comme diluant des parfums. Cette diffusion sera totalement acquise au XVIIIe siècle, avec notamment une macération de fleurs et de feuilles dans une eau de vie qu’il assimile à la solution alchimique de l’or potable.

Ensuite, on pourrait dire que le parfum acquiert ses lettres de noblesse en Occident au fur et à mesure que l’hygiène recule. En effet, on l’utilise pour camoufler les mauvaises odeurs et parfumer les vêtements, en particulier les gants et les éventails. Il faut préciser que le métier de parfumeur était associé à celui de gantier. Le plus célèbre fut Jean-François Houbigant. En France, c’est la ville de Grasse qui devient la capitale du parfum. C’est là qu’on mettra au point de nouvelles techniques permettant de mieux recueillir l’essence des fleurs fragiles.

Au XVIIIe siècle, on parfume tout, depuis le corps jusqu’aux vêtements, en passant par les divers accessoires, notamment les cuirs. Cependant, il faudra attendre encore un siècle pour voir apparaître le vaporisateur.

VAPORISATEUR

L’eau de Cologne, lotion de santé très prisée aussi bien par Louis XV que par Napoléon 1er, était prescrite par les médecins par friction ou par injection et cela jusqu’à la fin du XIXe siècle. En 1791, la loi Le Chapelier proscrit la corporation des maîtres gantiers parfumeurs et favorise la naissance de la Maison de Parfum.

C’est vers 1860 qu’aura lieu la dernière révolution du parfum avec l’essor industriel et publicitaire dont les conséquences furent considérables : conditionnement fabriqué en série car jusqu’à cette époque la parfumerie était sur commande, puis l’apparition des grands magasins qui démocratisèrent la parfumerie et surtout par l’arrivée des premiers produits de synthèse, liés au développement de la chimie organique. Exemple : Le Trèfle Incarnat à base de salicylate d’Amyl de L.T. Piver, en 1896. Puis, en 1904, La Rose Jacqueminot de François Coty brisant par maladresse, selon la légende, un flacon au rayon Parfum du Bon Marché.

En 1882, Paul Parquet crée Fougère Royale, le premier parfum faisant appel à un produit de synthèse, la coumarine. Aimé Guerlain, fils du parfumeur qui avait ouvert un magasin à Paris en 1828, crée en 1889 le premier parfum à éléments de synthèse à base de vanilline et de coumarine, le merveilleux Jicky.

De son côté, Paul Poiret crée en 1911 la marque Les Parfums de Rosine, initiant la génération des couturiers-parfumeurs. La parfumerie moderne est née.

La parfumerie française connaîtra son âge d’or entre les années 1920 et 1960, s’imposant alors dans le monde entier jusqu’à l’arrivée de la concurrence sur le marché européen, de la parfumerie américaine. Depuis 1990, la parfumerie se concentre dans quelques grands groupes internationaux, mais reste à jamais dans le monde de Vénus et de la Balance.

JICKY DE GUERLAIN

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

 

 

 

 

 

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LES RAISINS DE LA BALANCE

(07- DE LA PLANTE A L'ETOILE) par sylvietribut le 12-10-2014

Le raisin symbolise l’abondance, le plaisir des sens, la jouissance et parfois aussi la luxure. Il est toujours lié à une notion de plaisir terrestre, d’exacerbation des sens, mais aussi au plaisir dionysiaque car l’ivresse des sens peut aussi mener à l’expérience spirituelle.

La fermentation du raisin donne le vin, enivrant comme le désir. Il symbolise aussi une certaine illusion.

L’histoire du vin est intimement liée à l’histoire des hommes et des civilisations. C’est en effet il y a environ 65 millions d’années que le raisin est apparu. Le vin naîtra plus tard, probablement en 9 000 avant Jésus-Christ. La culture de la vigne est contemporaine de la sédentarisation, comme celle du blé et du riz, contrairement aux épices et au sel qui, eux, seront les grands moteurs de voyages, de conquêtes et de découvertes.

C’est en Mésopotamie et dans le delta du Nil que la culture de la vigne atteindra le plus haut degré de sophistication. C’était il y a environ 3 000 ans avant notre ère. Grecs d’abord, Romains ensuite, furent de grands adeptes du vin. Ils permirent ensuite l’expansion de sa consommation à travers leurs empires.

RAISINS

Le raisin… gourmandise des dieux

Symbole suprême de la gourmandise des dieux, le raisin possède en lui quelque chose de divin. Dans ce panthéon voluptueux qu’est l’Olympe, les dieux liés aux plantes remportent la palme de la sensualité et parmi eux, Dionysos, maître de la fécondité animale et humaine. Avec le temps, il devint l’expression du défoulement et de l’exubérance et le dieu fut promu au rôle de libérateur des Enfers, initiateur aux mystères de la vie, conducteur des âmes.

Extase et ferveur mystique, esprit de fête, de sacrifice et de libération, tels sont les vertus du vin et les effets que l’homme cherche et obtient dans sa consommation. Mais l’abus du liquide divin provoque une dissolution de la personnalité et une régression dans les formes chaotiques du psychisme. C’est l’expression de l’ambivalence même de Dionysos, de la submersion de la conscience dans le magma de l’inconscient.

Le vin est associé à autant de dieux que de mythes. La déesse sumérienne Gesthin apparente le vin à la mère, source de vie. L’Arbre de vie et la vigne sont d’ailleurs étroitement liés. En Egypte, Osiris qui règne sur le royaume des morts est également le dieu du vin. Après la vie, le vin se lie étroitement à la mort : la vie, l’ivresse, la mort.

BASSIN DE BACCHUS - PARC DU CHATEAU DE VERSAILLES - Balthazar et Gaspard Marsy

Bassin de Bacchus – Parc du château de Versailles

Dionysos était un dieu grec, non seulement celui du raisin, de la vigne et du vin, mais il était également le dieu de l’inspiration poétique. La poésie sous la même coupole que celle de la grappe de raisin… peut-être parce que le vin et la poésie mènent à la même ivresse. Dionysos était également le dieu de la folie. Les Grecs apprendront à gérer ce vin folie vérité par des règles de savoir boire, ou comment concilier in vino veritas et les discussions philosophiques. Parallèlement par une étrange coïncidence on retrouve cette même image du vin dans l’Evangile lors des Noces de Cana. Dans la Bible aussi lorsque Noé nous montre que pour accéder à la vérité du vin, il faut avoir traversé le déluge, mais aussi intégré tous nos animaux intérieurs, images de nos pulsions et de nos émotions. Et puis, ce raisin est le fruit indispensable à toute corne d’abondance, éclatant de couleurs. Il est également lié à l’autre symbole de la sédentarisation et de la civilisation, le pain, issu lui-même du blé.

Il existe une légende d’un Saint Dionysos qui aurait trouvé sur son chemin un bout de bois, le ramassant, il l’abrita dans un os d’oiseau, qu’il introduisit ensuite dans un os de lion, pour enfin tout mettre dans un os d’âne. Arrivé dans l’île grecque de Naxos, il planta le tout et c’est ainsi que naquit la première vigne. Et c’est pourquoi, dit-on, les buveurs de vin commencent par pépier comme des oiseaux, puis deviennent forts comme des lions mais finissent bêtes comme des ânes.

Chez les Romains, Dionysos devint Bacchus, le dieu de la vigne, entre fêtes, débauche et orgies. Tous les symboles sont là : fécondité, mort, et entre deux, plaisir, vérité, philosophie, folie. Et depuis la nuit des temps, le vin nous réjouit, il est source de vie, il exalte les passions des hommes et adoucit ses peines. C’était le plus connu, notamment parce qu’il était le dieu de l’ivresse, de l’extase. Il organisait avec ses compagnons les premières bacchanales qui furent condamnées à Rome pour leur licence.

Où que Dionysos se trouve, tout n’est que délire, stupre et fornication. Dieu des excès, il est volage et indécis, aimant autant les hommes que les femmes, qu’il abandonne aussitôt. Le seul qui l’accompagne dans ses virées débridées, l’ami de toutes les débauches, c’est Ampélos qui, à sa mort, sera transformé en cep de vigne. Le dieu versera beaucoup de larmes à la mort de son fidèle compagnon et souvent il invitera des amis lors de certaines soirées à lui dédier un toast.

Les Romains appréciaient le vin plus peut-être encore que les Grecs mais ils recommandaient de le tempérer en le « mouillant » à l’eau. Les prêtres fixaient le jour du début des vendanges, celui où l’on goûtait le nouveau moût correspondant à la fête des Meditrinalia du mois d’octobre. L’ouverture des nouveaux vins était aussi un événement de caractère religieux. La taille de la vigne revêtait le caractère d’une obligation religieuse et une libation de vin tiré d’un cep non taillé correspondait à une offense aux dieux. En fait, c’est dans les traditions du sud-est de l’Europe que l’on retrouve cette notion de sacralité dans la taille des vignes dont Saint Tryphon est le patron.

Par la suite, le vin a inspiré de nombreux auteurs qui n’ont fait qu’illustrer toutes ces idées d’ivresse, de licence, mais aussi d’extase : Homère, Aristophane, Thasos, Athénée, puis quelques siècles plus tard : Ronsard, Rabelais et enfin Molière, Dumas, Baudelaire, illustreront eux aussi toutes les nuances du vin et de l’ivresse. Quant aux mystiques ils parleront de leur côté de la transe religieuse comme d’une ivresse sans boire.

MARCHAND DE VIN AU MOYEN AGE

Marchand de vin au Moyen Age avec une petite Balance pour peser le vin

Quoi qu’il en soit, il est évident que Grecs et Romains ont transmis la viticulture aux peuples avec lesquels ils sont entrés en contact, mais c’est la propagande du Christianisme qui est à l’origine d’un formidable essor de la production de vins de plus en plus raffinés et les vignobles se sont répandus d’abord au nord de la France et dans les contrées ensoleillées du sud de l’Allemagne, puis plus tard jusqu’à l’Europe centrale, en Slovaquie et en Hongrie. Là où le climat le permettait, chaque monastère, chaque paroisse, cultivait dans un enclos son vignoble pour y produire son vin de messe. Les moines se sont révélés d’excellents viticulteurs et ont sélectionnés les grands crus qui restent jusqu’à nos jours confinés dans la proximité des institutions religieuses. Et c’est ainsi qu’au XVIIIe siècle, Dom Pérignon inventa la technique de champagnisation.

L’aspect messianique de la vigne dans l’Ancien Testament fait d’elle une représentation du royaume de Dieu comme l’indique Matthieu dans la parabole des vignerons homicides. Selon le même symbolisme, Dieu est désigné comme un vigneron qui demande à son fils de visiter sa vendange. Le Christ à son tour sera identifié au vrai cep et son sang sera le vin de la Nouvelle Alliance. Dans la tradition chrétienne, le vin, breuvage d’immortalité, exprime la connaissance. La sève qui monte dans la vigne est la lumière de l’esprit. Le Christ, comme jadis Dionysos, offre, sous forme de vin, son sang à ses disciples juste avant de le répandre sur eux sur la Croix.

MONASTERE DES AUGUSTINS A TOULOUSE

Vigne – Cloître du Monastère des Augustins – Toulouse

Dans l’iconographie, la vigne figure souvent l’Arbre de Vie, peut-être sous l’influence de l’Apocalypse et les terribles vendanges qu’elle relate : « L’Ange préposé au feu… cria d’une voix puissante à celui qui tenait la faucille aiguisée : ‘Jette ta faucille aiguisée, vendange les grappes dans la vigne de la terre, car ses raisins sont mûrs’. L’Ange alors jeta la faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense ! Puis on la foula hors de la ville et il en coula du sang qui monta jusqu’aux mors des chevaux sur une distance de mille six cents stades… »

A ces « raisins de la colère » s’oppose l’image du pressoir mystique, propre à l’iconographie orthodoxe, représentation symbolique de la fête de la Croix du 14 septembre. Le Christ, vigneron primordial, est assis au pied de la Croix investie par les sarments de la vigne, lourds de magnifiques grappes mûres pour les vendanges. Il ramasse les raisins qui sont à portée de sa main et c’est lui-même qui les écrase dans un pressoir pour en faire son propre sang, symbole de la libération des péchés et du don de la vie éternelle. Il n’est donc pas étonnant que les fêtes profanes s’associent aux vendanges contemporaines qui rassemblent, outre les vignerons, toute la communauté rurale. Du vin découlent richesse, joie, bonheur par l’oubli ou la transmutation des peines. Mais les vraies fêtes des vignerons ont lieu en hiver, à la Saint Vincent, au temps de la taille des sarments desséchés.

SCENES DE VENDANGES AU MOYEN AGE

Bibliographie

Fêtes et croyances populaires en Europe – Yvonne de Sike – Editions Bordas

L’Amour au jardin – Alain Baraton – Editions Grasset

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.

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LA BALANCE ET LE DIEU LIBER

(6.6.7 - LES MYTHES DE LA BALANCE ET DE VENUS) par sylvietribut le 11-10-2014

Les six premiers signes du Zodiaque marquent symboliquement les étapes de la construction du « Moi », qui trouve son accomplissement dans le signe de la Vierge. C’est le cycle de l’involution, au cours duquel se réalise la vie personnelle.

Avec la Balance débute un nouveau cycle, celui de l’involution, qui va mettre l’accent sur la vie collective. La Balance, « libra » en latin, était le signe du dieu Liber. Suivant une filière étymologique plus intuitive que scientifique, mais qu’il faut se garder de rejeter a priori, car ces rapprochements ne sont pas tous fortuits, on aboutit au verbe « libérer ». La Balance est un signe de libération, elle libère l’homme des forces égocentriques qui le limitaient. Alors qu’au cours du cycle précédent, les forces de vie travaillaient à la formation de la personnalité, elles vont maintenant ouvrir les voies de l’individualité pour lui permettre de se manifester car, préexistant à la personnalité, l’individualité n’a pas besoin d’être construite.

LA BALANCE - ROSACE DE NOTRE DAME DE PARIS

La Balance – Vitrail de Notre-Dame de Paris

C’est au contact des autres, donc au sein du groupe, que l’homme va commencer à prendre conscience de son individualité. Pendant la traversée des six premiers signes, il était tellement occupé à construire sa personnalité qu’il ignorait tout ce qui n’était pas lui. Avec la Balance, il apprend à se situer par rapport aux autres et, progressivement, son champ de conscience va s’élargir de la communauté élémentaire, représentée par le couple (Balance), à la fusion dans le grand Tout (Poissons), en passant par les groupes sociaux organisés (Capricorne) et la fraternité humaine (Verseau).

La Balance fait ses premiers pas sur le chemin de l’altruisme. A partir de ce signe, commence à se manifester un amour qui n’est pas uniquement tourné vers la satisfaction des désirs personnels. Pour la première fois, au cours de son développement, l’homme, cessant de se prendre pour le centre de son univers, se conçoit en fonction de l’autre, vers lequel il se sent irrésistiblement attiré.

LIBER PATER

Liber Pater entre Jupiter et Dionysos

Quant au dieu Liber ou Liber Pater, c’est un dieu d’origine italique de la religion romaine qui fut assimilé à Dionysos ou Bacchus par les Romains. Ce culte de Liber Pater et de sa parèdre Libera remonte à la très haute antiquité, à Rome même. Selon certains témoignages qui nous sont parvenus, Liber avait comme compagne la déesse Libera.

Même si le caractère et le sens primitifs de ce culte s’altèrent de très bonne heure sous l’influence de la mythologie grecque, ils présentaient à l’origine une physionomie réellement différente de celle des divinités grecques auxquelles plus tard Liber fut assimilé.

Parfois, Liber apparaît comme une épithète de Jupiter. Le temple de Jupiter Liber à Furfo, chez les Vestins, est bien connu. Des inscriptions dédiées à Jovis ont été trouvée sur le territoire des Fretans, dans la Sabine en province de Rome, et à Capoue en Campanie et la même mention se lit à Rome sur le calendrier des Arvales à la date du 1er septembre.

Les plus anciennes formes du mot « Liber » furent « Loebasius », « Looebesus », « Leiber » ou « Leber ». Varron, cité par Augustin d’Hippone, Sénèque et Paul, ont pris pour base de leur exégèse le sens ordinaire et courant de l’adjectif « liber » qui se traduit par « libre ». Au contraire, Cicéron rapproche le nom du dieu du mot « liberi », « les enfants ».

L’étymologie moderne rapproche du mot « Liber » de la racine indo-européenne « lib », d’où est dérivé « libare » qu’on traduit par « verser » ou « répandre ». Liber ou Liber Pater était donc le dieu qui répand, qui verse l’abondance et la fécondité.

CAPOUE - AMPHITHEATRE ANTIQUE

Amphithéâtre antique de Capoue

Bibliographie

Le Grand Livre de la Balance – Henri Latou – Tchou

 

 

 

 

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BALANCE VENUSIENNE ET BALANCE SATURNIENNE SUR LA PLAN DE LA SANTE

(15 - ASTROLOGIE ET SANTE) par sylvietribut le 09-10-2014

C’est dans la Balance que se rencontrent le tempérament sanguin de Vénus et le tempérament nerveux de Saturne, chacun de leur côté prédisposant à des maladies ou de simples troubles physiologiques :

  • Le tempérament sanguin de Vénus prédispose aux maux de tête, aux insomnies, aux saignements de nez, aux palpitations, à la congestion sanguine, aux inflammations des vaisseaux sanguins, aux hémorragies et aux pneumonies.
  • Le tempérament nerveux de Saturne prédispose aux maux de tête, aux insomnies, à l’anémie, aux névralgies, aux névroses, à la constipation comme aux diarrhées, aux hémorroïdes.

Les maladies propres à un tempérament, mais qui sont en contradiction flagrante avec le tempérament opposé, sont assez peu susceptibles de se déclarer. C’est ainsi que les risques de tempérament opposé, sont assez peu susceptibles de se déclarer. C’est ainsi que les risques de voir s’installer une anémie (manque de globules rouges) sont minimes dans le cas normal, en raison de la légère domination du tempérament sanguin. En revanche, celles qui sont communes aux deux tempéraments, sans être bien graves, peuvent apparaître plus fréquemment.

Ces maladies propres aux constitutions planétaires vénusienne et saturnienne sont le résultat de dispositions secondaires qui s’effacent derrière la constitution générale de la Balance à qui revient tout naturellement la première place.

LA FEMME ZODIAQUE 2

Homme zodiaque

Les parties du corps et organes gouvernés par la Balance sont essentiellement les reins et la région lombaire ; puis les surrénales, les vertèbres et les muscles lombaires, les artères et les veines rénales, surrénales et lombaires, l’uretère, le système vaso-moteur, le plexus rénal, la peau.

Le signe de la Balance exerce également une influence secondaire sur la partie du corps gouvernée par le signe qui lui fait face dans le zodiaque, le Bélier. Comme ce signe est lié à la tête, il faut également surveiller les maladies qui pourraient concerner cette partie du corps comme par exemple : les maladies des yeux, les maux de dents, les sinusites…

Les reins ont une fonction essentielle dans l’économie de l’organisme. Le risque de voir cette fonction perturbée est relativement plus grand parmi les sujets Balance que parmi ceux des autres signes, Bélier excepté. Cette perturbation peut entraîner toutes sortes de maladies comme : urémie, diabète, calculs rénaux, néphrite, cystite, maladies de Bright et d’Addison, maux de reins comme lumbago, rhumatisme des muscles lombaires, déplacement de vertèbres lombaires, maladies de peau comme l’eczéma et secondairement : amaigrissement, maux de tête et rages de dents.

Connaissant les risques auxquels sont exposés les reins, le natif de la Balance devra écarter de sa table tout ce qui pourrait les surcharger. D’une façon générale, il aura intérêt à alléger sa ration alimentaire et sa ration carnée en particulier, car la viande est riche en toxines. De même, il devra faire un usage modéré des graisses cuites et de la charcuterie.

Parmi les légumes, l’oseille, la rhubarbe et les asperges sont à proscrire dans la mesure du possible.

Les épices forts : vinaigre, poivre, moutarde, piments, mayonnaise, condiments épicés, seront avantageusement remplacés par des aromates : ail, persil, cerfeuil, estragon, romarin, thym, laurier, sauge.

Quant aux boissons, il faudra éviter celles qui sont acidulées : sodas, eaux gazeuses aromatisées, mais également les eaux minérales trop riches en sodium ou en bicarbonate et les vins acides. L’eau de source légère reste encore la meilleure boisson pour la bonne santé des reins.

libra

Bibliographie

Le Grand Livre de la Balance –  Henri Latou – Tchou

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LA DEESSE PANACEE ET LA PANACEE UNIVERSELLE

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 12-09-2014

Pourquoi ne pas dire tout simplement une « panacée » car en grec « pan » signifie « tout », et « akos » se traduit par « remède ». Cependant, le langage commun préfère le pléonasme et l’on parle de « panacée universelle ».

La panacée serait donc un remède qui guérirait de tous les maux. On comprend qu’on n’emploie guère cette expression, pourtant très courante, que pour dire que ce remède n’existe pas… A moins que ce ne soit pour se moquer d’un remède de bonne femme, censé soigner n’importe quelle maladie… A moins qu’on n’emploie ces mots en un sens figuré : l’amour, en ses débuts, n’est-il pas guérisseur de tous les maux ?

Panacée était une déesse grecque, qui savait soigner toutes les maladies. La traduction littérale de son nom en grec ancien « Panàkeia » signifie « la secourable », car la déesse prodiguait aux hommes toutes sortes de remèdes par les plantes.

les-dieux-et-deesses-de-la-medecine

Dieux et déesses de la Médecine : Mercure, Chiron, Asclépios, Hygie, Panacée et Eglé

Aujourd’hui encore, le serment d’Hippocrate, que doivent prononcer tous les médecins, commence par ces mots : « Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée…, par tous les dieux et toutes les déesses, le prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivant… ».

Panacée était, en effet, selon les auteurs Epione ou de Lampétie, la fille d’Asclépios, l’Esculape romain. Elle était donc la sœur d’Hygie, l’hygiène, de Laso, la guérison, et d’Eglé, la déesse du médicament. C’est à Thèbes qu’on trouve un autel dédié à Panacée dans le temple d’Amphiaraos.

C’est au Moyen Age que le nom de Panacée est passé dans le langage courant. Alors qu’aujourd’hui, le terme « panacée » est une appellation ironique pour désigner un objet, une idée, un concept qui semble être, ou que certains veulent faire passer pour… le remède à tous les maux.

TEMPLE D'AMPHIARAOS

Temple d’Amphiaraos en Grèce

 

Bibliographie

Trésors des Expressions Françaises – Sylvie Weil et Louise Rameau – Editions Belin – Collection Le Français retrouvé

 

 

 

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DANS L’UNIVERS DE LA VIERGE… ASCLEPIOS LE DIEU MEDECIN

(6.6.6 - LES MYTHES DE LA VIERGE ET DE MERCURE) par sylvietribut le 09-09-2014

Difficile de séparer cet art qu’est la médecine du signe de la Vierge qui produit toujours un grand nombre de thérapeutes, d’êtres dévoués aux autres, soucieux de les soigner.

Asclépios était le fils d’Apollon et de Coronis. On raconte que cette mère bien qu’enceinte des œuvres d’Apollon voulut épouser un mortel, un Arcadien. Terrible affront pour ce dieu solaire qu’est Apollon. Par vengeance, il tua son rival et la future mère qui attendait un garçon. Il retira le fœtus du corps consumé par le bûcher et le confia à Chiron. Encore un fils sans mère, éduqué par un maître plein de sagesse qui lui révèlera tous ses secrets. Il sera d’ailleurs l’élève bien aimé de Chiron.

Asclepios

Asclépios

Cependant, il existe plusieurs autres versions de la naissance d’Asclépios. Les habitants d’Epidaure, ville où se trouve le nombre le plus important des temples consacrés au dieu, préfèrent croire que Coronis accoucha pendant qu’elle visitait la ville avec son père. Puis, d’après cette tradition, elle abandonna son enfant sur le Mont Pyrtion. Là, le bébé fut nourri par un troupeau de chèvres et fut recueilli par leur berger, bien que celui-ci eût été terrifié par les éclairs qui émanaient du corps de l’enfant. Et puis, en Messénie, on disait que la mère d’Asclépios était Arsinoé, fille de Leucippos.

Quoi qu’il en soit, Asclépios apprit très vite, lui aussi intelligent et observateur, comme un natif de la Vierge peut l’être. Sans être l’inventeur du Caducée, qu’on réserve en général à Hermès/Mercure, le Maître de la Vierge, et sur lequel il y a litige, il fit néanmoins du serpent le symbole de la médecine, peut-être en souvenir des pouvoirs archaïques de la Grande Mère dont il avait été séparé, ou à cause de la réputation d’immortalité lié à ce très vieil animal.

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Asclépios et Hygie soignant un malade

L’âge venu, Asclépios quitta Chiron et se maria avec Epioné dont il eut deux fils, Machaon et Podalirios, qui devinrent eux aussi médecins et combattirent tous deux lors de la guerre de Troie, là plutôt que de se battre, ils soignèrent surtout les blessés. Asclépios eut aussi deux filles, Hygie et Panacée, elles assi furent attachées à la pratique thérapeutique.

Toutefois, le jour où avec le sang de Méduse, Asclépios se mit à ressusciter les morts, notamment Hippolyte fils de Thésée et victime des appétits de Phèdre, Zeus/Jupiter s’inquiéta et en prit ombrage. Hadès/Pluton lui aussi commença à se plaindre d’une baisse d’affluence dans son royaume des Morts. Alors, Zeus/Jupiter, dans un de ces vieux réflexes fatals, foudroya Asclépios qui se retrouva aussitôt au ciel.

Apollon, le père d’Asclépios, vengea son fils en tuant les Cyclopes, fils de Zeus/Jupiter. C’étaient eux qui fabriquaient la foudre de leur père. Zeus/Jupiter punit Apollon en l’obligeant à servir comme esclave, pendant un an, à la cour du roi Admète.

Toutefois, le serpent fut consacré à Asclépios qui, disait-on, s’était réincarné sous l’aspect de cet animal. Lorsque son culte fut transporté à Rome, en 293 avant Jésus-Christ, il arriva d’Epidaure sous l’aspect d’un serpent qui, selon certains avait nagé jusqu’à la côte et avait choisi sa propre demeure. Cependant, son culte continua à être célébré à Epidaure. Là se rendaient d’innombrables malades qu’on soignait. Il semble même qu’on y traitait la stérilité… problème qu’on associe au signe de la Vierge.

Les descendants d’Asclépios y prodiguaient leurs soins et Hippocrate traitait là les malades. La psychosomatique était déjà chose connue et le rêve éveillé y était pratiqué. Du moins les Grecs avaient-ils compris la fonction thérapeutique des symboles.

LA CONSTELLATION DU SERPENTAIRE

La Constellation du Serpentaire

Quant à Zeus/Jupiter, selon certaines versions, il aurait rendu la vie à Asclépios, réalisant ainsi la prédiction selon laquelle Asclépios deviendrait un dieu, mourrait et redeviendraient un dieu. Cependant, Asclépios fut placé au firmament par son père, Apollon, et devint la constellation du Serpentaire.

Par ailleurs, Asclépios est l’Esculape romain dont le nom est une traduction en alphabet latin du dieu grec, et l’Imhotep égyptien. Son attribut principal est le bâton d’Asclépios, autour duquel s’enroule un serpent, aujourd’hui symbole de la médecine.

LE SERPENT D'ASCLEPIOS

Bibliographie

Dictionnaire de la Mythologie – Michael Grant et John Hazel – Chez Marabout

Dieux et Héros du zodiaque – Joëlle de Gravelaine – Robert Laffont

 

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LES PHOBIES DE PHOEBE

(6.1 - Etymologie) par sylvietribut le 13-08-2014

Avec cette super Lune qui nous éblouit, comme ne pas évoquer Phoebé ou Phébé, la brillante.

En astronomie, une super Lune c’est la Pleine Lune qui coïncide avec l’approche maximale du satellite de la Terre.

Dans la mythologie grecque, Phoébé est traditionnellement associée à la Lune et Artémis, avec laquelle on la confond. C’était une Titanide, fille d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. Elle épousera son frère, le Titan Coéos, et plus tard sera la mère de Léto et d’Astéria dont on parle peu, peut-être parce qu’elle se changea en caille afin d’échapper aux assiduités de Zeus. Astéria finira même par se jeter à la mer devenant l’île Ortygie, et c’est d’ailleurs là que se réfugiera sa sœur, Léto, victime elle aussi des assiduités de Zeus et de la vengeance d’Héra, pour y mettre ses enfants au monde, Apollon et Artémis, la Lune, les fruits de ses amours avec Jupiter… La boucle est bouclée. Quant à l’île d’Ortygie, elle devint plus tard l’île de Délos.

PLEINE LUNE SUR LE DOME DE FLORENCE

Phoebé la brillante dans le ciel de Florence

Dans sa Théogonie, Hésiode parle de « Phoebé à la couronne d’or ». On la retrouve dans l’introduction des Euménides d’Eschyle où elle reçoit le contrôle de l’oracle de Delphes après sa sœur Thémis, la Loi. Elle le transmettra à Apollon, comme cadeau d’anniversaire, ce qui expliquerait l’épithète « phoibos » ou « phébus » dont on qualifie le dieu et qui se traduit par « le brillant ».

Par contre, le mythe ne dit pas de quelle phobie souffrait Phoebé ou Phébé. Etait-ce la peur du noir ou la phobie des araignées ? Cependant, tous les synonymes de la phobie suggèrent bien les états dans lesquels nous plongeraient les effets d’une Lune mal configurée dans le thème : cela va de l’appréhension à l’inquiétude, en passant par l’anxiété, la peur, l’effroi, la frayeur, l’alarme ou l’épouvante. On pense encore à l’émoi, le trouble, le déséquilibre, la manie, la transe, la folie, l’aliénation, le délire, la démence, la névrose, voire même la psychose…

PHOBIE DES ARAIGNEES -

L’aracnophobie ou la phobie des araignées

Quant au dictionnaire de la psychologie, il parle de peur irraisonnée et obsédante relative à certains objets ou à certaines situations. Parmi les thèmes phobiques que l’on peut rencontrer, les plus fréquents se rapportent aux espaces libres comme l’agoraphobie, ou clos qu’on appelle claustrophobie, ou encore aux animaux, la zoophobie. Tout le comportement du malade consiste à conjurer l’angoisse en évitant l’objet phobique ou à se tourner vers un objet rassurant.

Pour les « comportementalistes », les phobies seraient des conduites acquises à la suite d’expériences malheureuses et amplifiées par les réactions excessives de l’entourage ou par l’insécurité due à l’absence de la mère. Avec celle-ci on est de plein pied avec le monde de la Lune.

Les phobies relèveraient de la thérapie comportementale. Pour les psychanalystes, le mécanisme causal de la névrose phobique est un conflit intrapsychique inconscient. Le sujet a peur de ses pulsions, auxquelles il substitue un objet. C’est parce qu’il ne peut pas les assumer et pour nier leur réalité qu’il déplace son angoisse sur un objet symbolique.

LA LUNE AU BOUT DE LA ROUTE

Bibliographie

Dictionnaire de la Psychologie – Norbert Sillamy – Larousse

 

 

 

 

 

 

 

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